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Direction Generale DES Impots Et Domaines: Ministere Des Finances, Du Budget Et Du Portefeuille Public

Le document présente les instructions d'application des nouvelles dispositions fiscales issues de la loi n°47-2024 du 30 décembre 2024, qui modifient le code général des impôts et introduisent de nouvelles taxes pour l'année 2025. Les modifications portent sur l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, ainsi que sur divers textes non codifiés comme la TVA et les droits d'accises. De plus, de nouvelles dispositions fiscales, telles que la taxe sur les emballages non récupérables et des régimes fiscaux spécifiques, sont également introduites.

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Direction Generale DES Impots Et Domaines: Ministere Des Finances, Du Budget Et Du Portefeuille Public

Le document présente les instructions d'application des nouvelles dispositions fiscales issues de la loi n°47-2024 du 30 décembre 2024, qui modifient le code général des impôts et introduisent de nouvelles taxes pour l'année 2025. Les modifications portent sur l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, ainsi que sur divers textes non codifiés comme la TVA et les droits d'accises. De plus, de nouvelles dispositions fiscales, telles que la taxe sur les emballages non récupérables et des régimes fiscaux spécifiques, sont également introduites.

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MINISTERE

DESFINANCES,
DUBUDGET Républiquedu Congo
ETDUPORTEFEUILLE
PUBLIC Unité- Travail- Progrès

DIRECTION
GENERALE
DESIMPOTS
ETDOMAINES

DIRECTION
DELAREGLEMENTATION
ETDUCONTENTIEUX

l'!'.:::-, 6 l~FBPP/DGI~

INSTRUCTION D'APPLICATION DES DISPOSITIONS FISCALES


CONTENUES DANS LA LOI N°47-2024 DU 30 DECEMBRE2024
PORTANT LOI DE FINANCES POUR L'ANNEE 2025

Les modifications et les nouvelles dispositions apportées en matière fiscale, par la loi
n°47-2024 du 30 décembre 2024 portant loi de finances pour l'année 2025, sont
commentées et interprétées comme indiqué dans la présente instruction pour la bonne
application des dispositions relatives au code général des impôts, aux textes non
codifiés et aux dispositions nouvelles.

Les dispositions relatives à la parafiscalité contenues dans la loi de finances font


l'objet d'une instruction séparée.

PREMIERE
PARTIE:
MODIFICATION DU CODE GENERALDES IMPÔTS
Les dispositions modifiées du code général des impôts concernent le Tome 1 et 2.

Modifications du Tome 1.
Elles portent sur :
1) L'impôt sur le revenu des personnes physiques;
2) L'impôt sur les sociétés;
3) Les dispositions diverses.

Modifications du Tome 2

Elles portent sur :


1) Les droits d'enregistrement;
2) La taxe immobilière.

DEUXIEME PARTIE:
MODIFICATIONDES TEXTESNON CODIFIES
Les dispositions modifiées des textes non codifiés se rapportent à :

1) La TVA;
2) Les droits d'accises ;
3) La redevance audiovisuelle;
4) Taxes sur les jeux de hasard et d'argent;
5) Taxe unique sur les salaires;
6) Taxe sur les transferts de fonds.

TROISIEME PARTIE:
DISPOSITIONS NOUVELLES
Elles portent sur :
1) La taxe sur les emballagesnon récupérables ;
2) Les régimes fiscaux au titre des conventions d'établissement;
3) Les activités éligibles aux avantages de la charte des investissements ;
4) La révision des conventions d'établissement en cours de validité.

Pour chaque disposition légale modifiée, créée ou supprimée, il est rappelé en italique
et en gras, la disposition légale telle qu'issue de la loi de finances suivie du
commentaire.
PREMIERE
PARTIE Page

MODIFICATIONDUCODEGENERAL
DESIMPOTS 3

Modification du Tome 1 3

L'Impôt sur le revenu des personnes physiques 3

L'Impôt sur les Sociétés 4

Dispositions diverses 7

Modification du Tome 2 21

Les droits d'enregistrement 21

La taxe immobilière 23
DEUXIEMEPARTIE
MODIFICATIONDESTEXTESNONCODIFIES 24

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) 24

Les droits d'accises 29

La redevance audiovisuelle 30

Taxes sur les jeux d'au hasard et d'argent 32

Taxe unique sur les salaires 33

Taxe sur les transferts de fonds 34

TROISIEMEPARTIE
DISPOSITIONSFISCALESNOUVELLES 37

La taxe sur les emballages non récupérés 37

Les régimes fiscaux au titre des conventions 39


d'établissement
PREMIERE
PARTIE:
MODIFICATIONSDUCODEGENERALDES IMPÔTS

I- MODIFICATIONDU TOME1
A- LESMODIFICATIONSRELATIVES
A L'IRPP

Elles concernent les articles 28, 31 quinquies à nonies.

1- Abrogationde l'article 28 alinéas1 et 2


a) Rappel de la disposition légale

1 Article 28 alinéas 1 et 2: abrogés

Commentaire
Les alinéas 1 et 2 de l'article 28 du code général des impôts, tome 1 sont abrogés
pour tenir compte des régimes d'imposition en vigueur dans notre système fiscal;
notamment le régime du réel et le régime ·du forfait

En effet, ces alinéas prévoyaient, respectivement, un régime fiscal des très petites
entreprises et celui de petites entreprises. Force est donc de les supprimer pour se
conformer aux dispositions en vigueur.
Cependant, la catégorisation des entreprises demeure selon la taille du chiffre
d'affaires ainsi que les systèmes comptables auxquels, elles sont soumises
conformément à l'article 11de I'Acte Uniforme relatif au droit comptable OHADA et
à l'information financière.

2- Modification de l'article 31
a) Rappel de la disposition légale

Article 31 (Nouveau)

Les contribuablesvisés à l'article 30 du présent code doivent déclarer leur résultat fiscal
annuelà l'appuide trois jeux complets d'états financiers annuelstel que prévu par I'Acte
uniforme de l'OHADA relatif au droit comptableet à l'information financière des entités.
Les états financiers annuelsdoiventégalementêtre produitssur support électronique.
Le reste sanschangement.

Commentaire
Cette modification vise à répondre à l'exigeante nécessité de dématérialisation des
documents et notamment des documents comptables et de la création d'une base de
données pour l'administration fiscale.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025

~
En considération d'innombrables avantages qu'offre l'intelligence artificielle, elle
participe à la modernisation de l'administration fiscale et justifie la nécessité
d'ériger en obligation légale la production des états financiers annuels sous forme
dématérialisée.
Ainsi, les contribuables doivent, en plus du traditionnel support papier, produire
leurs états financiers par voie électronique. Les modalités de déclaration en ligne
des états financiers seront précisées par circulaire du ministre des finances du
budget et du portefeuille public.

3- Abrogationdes articles 31 quinquiesà 31 nonies


a} Rappelde la dispositionlégale

!Article 31 quinquies

1 Article 31 sexies

1 Article 31 septies

1 Article 31 octies

1 Article 31 noniès
Commentaire
Les articles 31 quinquiesà 31 nonies du code général des impôts, tome 1 sont abrogés
pour tenir compte des régimes d'imposition en vigueur tel qu'il a été indiqué au
commentaire ci-dessus des alinéas 1 et 2 abrogés de l'article 28.

B- MODIFICATIONS RELATIVES A L'IMPÔT SUR LES SOCIETES (IS)

4- Modificationde l'article 113 A : renforcementdes conditionsde


déductiondes charges

a} Rappelde la dispositionlégale

Article 113A (Nouveau)

Sont exclues des charges déductibles :

Pointsa} à f} : Sans changement

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025

----0c?
g)- Sont également exclues des charges déductibles, les charges comptabilisées
non justifiées par une facture .issue du système de facturation électronique
certifié (SFEC).

Commentaire
La déductibilité d'une charge, en matière fiscale, obéit aux conditions générales de
déductibilité prévues à l'article 109 B du code général des impôts, tome 1 et aux
conditions particulières, à chaque charge, prévues par le même code.

En vertu de la loi de finances, objet des présents commentaires, la les conditions de


déductibilité des charges fiscales, ont été renforcées par l'obligation de ne prendre
en compte que les charges comptabilisées et justifiées par des factures issues du
système de facturation électronique certifié (SFEC) et d'en exclure toutes celles qui
seraient comptabilisées sans être justifiées par des factures certifiées SFEC.

A titre exceptionnel et pour tenir compte des délais de mise en production du SFEC,
les dispositions fiscales se rapportant au dit système entreront en vigueur à partir
de la date de la généralisation de son déploiement. La notification de date sera faite
officiellement par circulaire du ministre des finances du budget et du portefeuille
public et fera l'objet d'une large diffusion.

En conséquence les dispositions de l'article 113 A excluant la déductibilité des


charges comptabilisées non justifiées par une facture certifiée SFEC entreront en
vigueur dans les conditions de délais susmentionnées.

5- Création de l'article 114 J


a) Rappelde la disposition légale

Article 114 :J (Nouveau}


Par dérogation à l'article 114 A, le matériel acquis dans le cadre d'utilisation du
système de facturation électronique certifié (SFEC) est amortissable, dès
l'annéed'acquisition,à 100% quel que soit la durée d'utilisation dudit matériel.

Commentaire
La création de cet article s'inscrit dans le cadre de l'accompagnementdes utilisateurs du
SFEC,en facilitant la neutralisation des effets liés aux dépensesengagéespour l'acquisition
des systèmesde facturation électroniquescertifiés (SFEC).

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
En effet, pour émettre, transmettre •et stocker les factures certifiées SFEC
résultant de leurs transactions économiques réalisées au Congo, les entités vont
devoir acquérir à leurs frais, des terminaux ou des logiciels certifiés de facturation
et engagerd'autres dépensesliées à l'installation de ce matériel. Le législateur a prévu que
les coûts d'acquisitionet d'installation de ce matériel sont amortissablesà 100%c'est -à-dire
dès la première annéed'acquisition.

6- Modification des articles 122 et 122 A du CGI, Tt : Restauration


du taux de l'impôt sur les sociétés d'avant la loi de finances
rectificative 2020
a) Rappel de disposition légale

Article 122 (Nouveau)


Le taux de l'impôt sur les sociétés est fixé à 30%

Pour le calcul de l'impôt sur les sociétés, toute fraction du bénéfice imposable
inférieure à 1000 FCFA est négligée.

Commentaire
Le contenu de ce commentaire est consacré en exclusivité aux dispositions de l'article
122 du code général des impôts, tome 1.

Il est nécessaire de rappeler que le taux de l'impôt sur les sociétés avait été baissé à
28% en raison de la crise sanitaire de COVID 19 qui avait eu des effets néfastes sur
l'environnement des affaires. Pour réduire les effets de cette crise, le Gouvernement
avait décidé d'un plan de résilience et des mesures d'accompagnement des acteurs
économiques. Sur le plan fiscal, il avait été, entre autres, décidé de la modification des
dispositions de l'article 122 du code général des impôts, tome 1, devant aboutir à
l'abaissement, de deux (2) points, du taux de l'impôt sur les sociétés de droit commun.

La volonté du législateur, dans le cadre ~e la loi de finances, objet de la présente


instruction, a été de rétablir ce taux pour le ramener à 30%.

1Article 122 A Nouveau


Sans changement

Commentaire
La modification de taux fixée à l'article 122 ne saurait porter sur l'article 122 A qui n'a fait
l'objet d'aucunemodification en l'espèce.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
C- DISPOSITIONS DIVERSES
,
7- Elargissementde la retenue à la source à d'autres bénéficiaires.

a) Rappelde la dispositionlégale

Article 183 {Nouveau)

Alinéa3 nouveau

De même, les personnesmoraleset physiques,grossistes, revendeurset demi


grossistesrevendeurssont tenues d'opérer une retenue à la sourcede 10% sur
les sommes,commissions,ristournes, remises, rabais, escomptes et autres
avantagesconsentisou payésaux personnesphysiquesou moralesnonsoumisesà
l'impôtsur les sociétés.

Alinéa4 à 7: Sanschangement

Alinéa : 8 (Nouveau):
A défaut d'effectuer cette retenue, les personnesvisées aux alinéas 1 et 2 du
présent article sont redevables d'une amende égale au prélèvement non effectué,
sans préjudice de la majoration des droits prévus à l'article 379 du présent code.

Alinéa9 (Nouveau):
A défaut de reverser la retenue à la source effectuée, les personnesviséesaux
alinéas 1 et 2 du présent article, sont redevables d'une amende égale au
prélèvement effectué, d'un intérêt de retard de reversement de 5% par mois ou
fraction de mois, sans préjudice de la majoration des droits prévus à l'article 379
du présent code.

La modification substantielle a visé à étendre le champ d'application de l'article 183


du code général des impôts, tome 1 pour y intégrer les commissions, ristournes,
remises, rabais, escomptes et autres avantages consentis ou payés aux personnes non
soumises à l'impôt sur les sociétés.

Avant la présente loi de finances, la notion de la retenue à la source a été rattachée


à celle des flux financiers c'est-à-dire au décaissement et à l'encaissement des
sommesd'argent, laissant en marge les divers avantages économiqueset/ou financiers
que les parties s'accordent, dans le cadre·de leurs relations d'affaires.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Or, les avantages consentis sans décaissement produisent un effet réel sur le montant
de l'impôt à payer car ils concourent à la détermination du revenu imposable de la
personne qui les consent.

La loi a ensuite étendu le régime des sanctions prévues par l'article 183 du CGI, aux
personnes visées à l'alinéa 1 de l'art 183 nouveau concernant les commissions,
ristournes, remises, rabais, escomptes et autres avantages qu'elles consentent ou
paient aux personnes physiques ou morales non soumises à l'impôt sur les sociétés en
précisant que lorsque :
- La retenue de 10% sur les commissions,ristournes, remises, rabais, escomptes et
autres avantages consentis ou payés n'a pas été effectuée, il est appliqué au
redevable légal une amende égale au montant du prélèvement non effectué,' sans
préjudice de la majoration des droits prévus à l'article 379 du présent code.

- la retenue a été effectuée mais n'a pas été reversée, il est fait application d'une
amende égale au montant du prélèvement effectué, sans préjudice de la
majoration des droits prévus à l'article 379 du présent code en plus d'un intérêt
de retard de 5% du prélèvement effectué, par mois ou fraction de mois.

8- Institution des centimes additionnels à la patente

a} Rappel de la disposition légale

Article 368, 369, 369 bis (Nouveau}

Article 368 (nouveau} :

Il est créé des centimes additionnels à la patente affectés aux collectivités locales
aux fins de financer l'enlèvement des ordures ménagères et aux chambres de
commerce pour leur fonctionnement.

Article 369 : sans changement

Article 369 bis (nouveau}:

Le taux des centimes additionnels c\la patente est fixé à 5% du montant principal de
la patente. Le produit des centimes additionnels à la patente est réparti ainsi qu'il
suit:
■ 20% au profit de la chambre de commerce ;
■ 80% au profit des collectivités locales

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Commentaire

Pour financer la salubrité publique spécialement, force a été donné au législateur de


recourir à l'impôt et aux mesures fiscales pour renforcer les capacités financières des
collectivités locales dans l'enlèvement des ordures ménagères.
Ainsi, les articles 368 et suivants du code général des impôts, tome 1 ont été modifiés
pour créer les centimes additionnels à la patente dont le produit est réparti entre les
collectivités locales (80%) et les chambres de commerce (20%).
Le taux des centimes additionnels à la patente est fixé à 5% et la base est constituée
du montant principal de la patente.

9- Renforcementdes sanctionspour non-respectdes dispositions


de l'article 373 bis.

a) Rappel de la disposition légale

Article 373 bis (Nouveau)

Les contribuables bénéficiaires de conventions d'établissement, de marchés


publics, de contrats d'Etat et autres accords réguliers comportant des
exonérations ou réductions d'impôts, droits et taxes, sont tenus, pendant la
période dont ils bénéficient de ce régime, de souscrire les déclarations
afférentes à l'établissement des impôts, droits et taxes y relatifs, et de déposer
les états financiers de synthèse exigés par les articles 30 et 31 ci-dessus dans
les délais prévus par le code général des impôts.

Le défaut de déclaration est sanctionné·:


- pour les impôts, droits et taxes à déclaration périodique, par la perte des
avantagesfiscaux au titre de l'échéancede déclaration nonrespectée, assortie
d'uneamende de 500 000 francs CFA ;

- pour les états financiers exigés, par le paiement d'uneamende de 10 000 000
francs CFA sans préjudice des autres sanctions applicables en cas de défaut
de déclaration.

Commentaire
Pour encourager et garantir l'investissement privé et stimuler la croissance
économique,le législateur avait défini, dans le cadre de la charte des investissements,
des mesures d'accompagnementen matière fiscale. Ces mesures sont prises également
• ~

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
dans le cadre des marchés publics, [Link] d'Etat et autres accords engageant la
République.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces accords, il est constaté que:


- La République ne dispose pas suffisamment de données pour apprécier le niveau
de la dépense fiscale d'une part;
Les entreprises ne souscrivent pas leurs obligations fiscales et déclaratives des
impôts, droits et taxes exonérées, nonobstant les principes posés par les
dispositions combinées des articles 124 A alinéa 4 et 373 bis du code général des
impôts, tome 1.

L'accomplissement de l'obligation déclarative des impôts et taxes est une obligation


qui incombe à toute entreprise même lorsque par ailleurs la loi a prévu des dispenses
ou des exonérations d'impôts et taxes pour elle.

Il est constaté en pratique que les entreprises bénéficiaires d'exonérations d'impôts


droits et taxes par le fait des conventions ou autres accords particuliers ne
souscrivent pas leurs déclarations d'impôts, droits et taxes exonérées et ne
produisent pas auprès de l'administration fiscale leurs états financiers annuels.

Pour corriger ces manquements,la loi est venue préciser, pour chaque contribuable
bénéficiaire des avantages de la charte d'investissement ou d'autres accords
juridiques, l'obligation:

1. Pour les impôts droits et taxes à déclaration périodique, de souscrire à chaque


échéance requise, la déclaration de ses 'impôts, droits et taxes exonérées et
ce, pendant toute la période couverte par la convention. Ce contribuable, à
défaut de procéder à une déclaration périodique, perd le bénéfice de
l'exonération de ces impôts droits et taxes. En ce cas, il est tenu de procéder
à la régularisation des montants qui en découlent avec une amende dont le
montant est fixé à 500 000 F lorsque l'administration fiscale s'en rend compte
au cours d'un contrôle fiscal ;

2. Pour les états financiers, d'en produire la déclaration ou dépôt auprès de


l'administration fiscale à l'échéance annuelle requise. La violation de cette
obligation déclarative, constatée par l'administration, expose le contribuable
au paiement d'une amende de 10 000 000 FCFA, sous réserve de l'application
des autres sanctions prévues par le code général des impôts.

10- Modification de l'article 380 quinquiesalinéas1, 4 et 8.

a) Rappelde la dispositionlégale

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Article 380 (Nouveau)

Alinéas1 et 2: Sans changement

A défaut de déclarer dans la DAS 2 les sommesvisées à l'alinéa 1 du présent


article, le contribuableest sanctionnépar la perte du droit de déduire lesdites
sommes,sanspréjudicedes autres sanctionsprévuespar le présent code.

Alinéa3 anciendevient alinéa4 nouveau

Commentaire
Cet alinéa 3 nouveauvient lever la confusion et renforcer l'obligation de déclaration des
sommesvisés à l'alinéa 1, notamment aux articles 176 à 181 du CGI, Tome 1.

En effet, l'alinéa 2 de cet article 380 ancien Tome 1, qui n'a pas changé dans l'article 380
nouvelle stipule : en outre, le contribuable qui ne produit pas les déclarations prévues
aux dits articles perd le droit de déduire les sommes correspondantes pour
l'établissement de ses impositions.

Cette mention pouvait laisser entendre que la perte du droit à déduire les sommes
correspondantes était lié au défaut seulement de production de la DAS 1 ou de la DAS2
selon la déclaration annuelle requise par type de rémunérations versées (DASl pour les
rémunérations versées aux tiers salariés de !'entreprises et DAS2 pour les
rémunérations versées aux tiers extérieurs).

L'alinéa 3 nouveau stipule : A défaut de déclarer dans la DAS 2 les sommes visées à
l'alinéa 1 du présent article, le contribuable est sanctionné par la perte du droit de
déduire lesdites sommes, sans préjudice des autres sanctions prévues par le présent
code.

Il faut comprendre à titre d'interprétation de cette disposition que pour toutes les
sommesversées, dont la déclaration est requise conformément aux articles susvisés, la
perte du droit à les déduire n'est pas liée à l'absence de production de la DAS.

Quand bien même la DAS a été produite, s'il est constaté que les sommes en cause ne
sont pas déclarées dans la DAS avec indication des montants et des informations liées
au bénéficiaires, l'entreprise perd le droit de les déduire.

Le défaut d'indication des sommesversées et des informations liées au bénéficiaire dans


la déclaration est un défaut de déclaration et non simple omission.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
L'omission correspond à un manquementd'information sur un tiers bénéficiaire déclaré
dans la DAS.

Ainsi l'article 380 nouveauprend la structure suivante :


- alinéas 1 et 2 inchangésou identiques à ceux de l'article 380 ancien
- alinéa 3, nouvel l'alinéa ajouté au termes de la présente loi de finances
- alinéa 4, identique à l'alinéa 3 de l'article 380 ancien.

11-Modification de l'article 390 bis A alinéas 1 et 4.

a) Rappel de la disposition légale

Article 390 bis A (Nouveau)

L'administration fait connaitre au contribuable la nature et les motifs du


redressement envisagé.Elle invite en mêmetemps l'intéressé à faire parvenir son
acception ou ses observations dans un délai de trente (30) jours ouvrables à
compter de la réception de cette notification.

Alinéas 2 et 3.

La fixation de la base d'imposition et le calcul du montant de l'impôt exigible


doivent, sous peine de nullité de la procédure, se faire dans un délai maximumde
soixante (60) jours ouvrables à compter de la date de réception des
observations du contribuable.

En cas de production des documents complémentaires ou de demande de


séance de travail par le contribuable avant la confirmation de redressements,
celui-ci est tenu de solliciter par écrit la suspensionde l'envoi de la lettre de
confirmation des redressements.

Dans ce cas, le délai cesse de courir et un nouveaudélai de soixante (60) jours


ouvrables est décompté, à compter de la date de réception des documents ou
de la tenue de la dernière séance de travail.

Le reste sans changement

Commentaire
Les alinéas 1 et 4 de l'article 390 bis A du code général des impôts, tome 1 sont
modifiés pour redéfinir les délais dont disposent le contribuable et l'administration
fiscale, dans le cadre de l'exécution de la procédure contradiction de contrôle fiscal.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Il est précisé que :
Le délai de réponse du contribuable, à la notification de redressements de
l'administration, est de 30 jours ouvrables au lieu de 30 jour calendaire;
- Le délai de confirmation de redressements, accordé à l'administration suite à la
réception des observations du contribuable, est de 60 jours ouvrables au lieu de
60 jour calendaire.

La notion de jours ouvrables à retenir dans le cadre de la présente instruction


correspond à tous les jours de la semaine, qui peuvent être travaillés en administration
publique (lundi, mardi mercredi, jeudi et vendredi, à l'exception des jours fériés).

Le délai de 60 jours imparti à l'administration pour confirmer les redressements après


réception des observations du contribuable est interrompu lorsque le contribuable :
- prévoit de produire des documents complémentaires avant ladite confirmation
- sollicite une séance de travail avant la confirmation.

Dans ce cas, un nouveaudélai de 60 jours commenceà courir à partir de la date de:


- production des documents complémentaires ou,
- de tenue de la dernière séance de travail.

Dans tous les cas, cette date doit être prouvée par toute pièce justificative (exemple
liste de présences, relevés des conclusions ou compte rendu de réunion, accusé de
réception des documents ou toute autre pièce faisant foi).

12- Modificationde l'article 390 bis G


a) Rappelde la dispositionlégale

1 Article 390 bis G (Nouveau)

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Lorsque la vérification de la comptabilité pour une période déterminée au regard
d'un impôt ou d'une taxe, ou d'un groupe d'impôts ou de taxes est achevée,
l'administration fiscale ne peut procéder à une nouvelle vérification de ces
écritures au regard des mêmes impôts ou taxes pour la même période.

Toutefois, il est fait exception à cette règle:

• Lorsque la vérification a été limitée à des opérations déterminées ;


• En cas de constatation d'une double comptabilité ;
• Lorsqu'il y'a des dissimulations entrainant pour le Trésor Public un manque
à gagner au moins égal à 20% des droits normalement dus ;
• Lorsque le contrôle a été effectué en dehors du programme autorisé par
le Directeur Général des Impôts et des Domaines;
• En cas de constatation de transfert indirect de bénéfice d'une société à
une autre appartenant à un mêmegroupe ;
• Lorsque les infractions à la législation fiscale sont relevées à
l'administration fiscale par un autre organisme ;
• Lorsquel'administrationfiscale a obtenu de l'administrationfiscale
d'unautre Etat, d'un organismenationalou international des données
probantesdansle cadre d'unéchangede renseignementà sa demande.

Commentaire
En raison des opportunités offertes par l'échange de renseignements à des fins
fiscales, les exceptions posées à l'article 390 bis G du code général des impôts, tome
1 sont élargies à l'effet d'obtention par l'administration fiscale, à sa demande, des
données probantes fournies par l'administration fiscale d'un autre Etat, un organisme
national ou international.

Dans ce cas, l'administration fiscale est en droit de procéder à une nouvelle


vérification de ces écritures au regard des mêmes impôts ou taxes pour la même
période.

13- Création de l'article 422 ter: légalisation du recours


hiérarchiqueen droit fiscal

a) Rappelde la dispositionlégale

1 Article 422 ter

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
A la suite de toute procédurede contrôlefiscal, le contribuablepeut saisir par
voie de recours hiérarchique, le supérieur de l'inspecteurvérificateur ou du
service ayant mis à sa charge ces redressementspour discuter ou réviser les
chefs de redressements.

Le recours hiérarchiquedoit être engagéavant la mise en recouvrementdes


droits. Toute saisinedu supérieurhiérarchiqueaprès réceptionde l'avisde mise
recouvrementest de jure nulle.

Quandle recourshiérarchiqueest régulièrementengagé,l'administrationne peut


pas mettre en recouvrementles impositionscontestéesjusqu'àl'examen,par le
supérieur hiérarchique, de la situation du contribuable, sans entacher
d'irrégularité sa procédure.

La procédurede recourshiérarchiqueest subordonnéeà une demandeécrite du


contribuable,adresséeau Directeur Généraldes Impôts et des Domaines.

Les conclusions du recourshiérarchiquesont sanctionnéespar un procès-verbal


signédes deux parties qui servira à l'établissementde la lettre de confirmation
rectificative des [Link] droits arrêtés sont immédiatementmisen
recouvrement.

Commentaire
Pour faire évoluer notre droit fiscal, renforcer les droits et garanties du
contribuable, la légalisation du recours hiérarchique permet d'encadrer l'action de
l'administration fiscale.
Le principe de légalité de l'impôt combiné à celui des droits de la défense permettent
de garantir le contribuable contre l'illégalité. Désormais, en dehors de la réclamation
contentieuse, la loi offre au contribuable le droit de sauvegarder ces droits.

Toutefois, pour prévenir les abus en cette matière, il a été précisé dans le cadre de
la présente loi de finances, des conditions d'application du cadre légal de l'article 422
ter du code général des impôts, tome 1 et les effets qui s'y rattachent:

1. Conditionsde régularité du recourshiérarchique

a. Conditionde recevabilité
- Le recours hiérarchique ne peut être engagé par un contribuable qu'après
réception de la lettre de confirmation de redressements établie par le service
taxateur et avant émission de l'avis de mise en recouvrement;

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
- Tout recours hiérarchique introduit après établissement de l'avis de mise en
recouvrement est irrégulier par détermination de la loi;
La date du dépôt du recours hiérarchique auprès du Directeur Général des
Impôts et de Domainespourrait en ce cas faire foi pour apprécier, le cas échéant,
si l'AMR a été établi postérieurement à cette date afin de garantir les droits du
contribuable.

b. Conditionde forme

- Le recours hiérarchique doit être adressé par écrit au Directeur Généraldes Impôts et
des Domaines;
- Il est entendu que le recours hiérarchique doit mettre en évidence les chefs de
redressementsque le contribuableaccepteet les chefs de redressementsfaisant l'objet
de désaccordavec le service taxateur en y apportant toutes les preuves ou copies de
justifications produites lors du contrôle ;
- Toute autre forme de saisineest réputée nulle et de nul effet.

Les conditions ci-dessussont cumulatives.

2. Effets du recourshiérarchique

a. Obligationd'examinerle dossierde recourset de surseoirà l'émissionde la


lettre de miseen recouvrementet de l'avisde miseen recouvrement

- Le dossier de recours hiérarchique, reçu par le Directeur Général, est transmis


auprès du Directeur central dont relève le service taxateur ;
- Le Directeur central est tenu d'examiner le dossier reçu en recours hiérarchique
en vue de réexaminer les redressements et les droits établis sur les points faisant
l'objet de désaccord avec le contribuable.
- L'examen du dossier doit observer la procédure de débats contradictoires
impliquant la possibilité pour le contribuable d'apporter les preuves que ces
arguments ou justificatifs produits au cours du contrôle n'avaient pas été pris en
compte au moment de la confirmation de redressements;
- Le contribuable ne peut faire valoir, conformément à la loi, d'autres preuves ou
justificatifs qui n'auraient pas été produits lors du contrôle ;

b. Établissementd'un procès-verbalde réuniond'examencontradictoire du


dossieret de la lettre de confirmationrectificative de redressements

- L'examen contradictoire du dossier de recours hiérarchique avec le contribuable


donne lieu à l'établissement d'un procès-verbal qui doit être signé par les parties;

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
- Il est entendu que le désaccord persistant sur un point de redressement ne doit
pas constituer un motif de refus de signature du PV par l'une ou l'autre partie. Le
PV n'est qu'un élément de restitution fidèle des avis des parties au cours de
l'examen du dossier;
- A l'issue de la signature du PV de la réunion contradictoire, ledit procès-verbal,
accompagné d'un projet de lettre, est transmis au Directeur Général pour
notification officielle des conclusionsdu recours, au contribuable;
- Le service taxateur est tenu, sur la base de l'exemplaire du PV reçu, de produire
une lettre de confirmation rectificative indiquant : (i) les droits acceptés avant
le recours hiérarchiques (ii) les droits acceptés par le contribuable, suite au débat
contradictoire, sur les points portés en recours hiérarchiques (iii) les droits
maintenus par l'administration, suite au débat contradictoire, sur les points portés
en recours hiérarchique et (iv) les droits abandonnéspar l'administration, suite
au débat contradictoire, sur les points portés en recours hiérarchique.

14- Modification des articles 424 et 430 bis.

a) Rappel de la disposition légale

Article 424 et 430 bis (nouveau)

Article 424 nouveau

Alinéas 1 : Sans changement

Alinéa 2 (nouveau)

Une copie de la réclamation doit être déposée par le contribuable auprès du ministère de
tutelle, lorsque les montants des droits contestés sont supérieurs à un milliard (1 000 000
000) de FCFA.

Article 430 bis (nouveau)

En matière de réclamation introduite par le contribuable, le pouvoir de statuer est exercé:

1- par le directeur départemental des impôts et des domaines dans la limite de 50 000 000
FCFA;
2- par le directeur général des impôts et des domaines, lorsque les droits et pénalités
contestés sont inférieurs ou égaux à 1 000 000 000 f Cf A ;
3- par le ministre chargé des finances au-delà de 1 000 000 000 FCFA.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Commentaire
L'alinéa 2 de l'article 424 nouveautel que modifié rappelle l'obligation du requérant d'informer
le ministre de tutelle de l'administration fiscale du recours contentieux qu'il aurait introduit
auprès du Directeur Général des impôts lorsque le montant de droits contestés est supérieur à
un milliard.

Il s'agit d'une exigence administrative pour les besoins de suivi par l'autorité ministérielle, des
dossiers en instance, dont le pouvoir de statuer relève de la compétence du ministre en charge
des finances.

15- Modification de l'article 458 bis (nouveau)

a) Rappel de la disposition légale

Article 458 bis (nouveau)

Toute réclamation contentieuse ou toute demande de remise gracieuse des pénalités doit
être accompagnée:

• des quittances de dépôt de la caution ou toute autre garantie visée à l'article 441
alinéa 2 et des frais de traitement pour la réclamation contentieuse ;
• d'une quittance des frais de traitement pour la demande de remise gracieuse des
pénalités.

A la suite de l'extinction du contentieux, le montant de la garantie constitue un acompte


lorsque la réclamation du contribuable est non fondée.

En cas de cessation d'activités, il sera procédé au remboursement des sommesdues.


Les frais de traitement prévus à l'article 441 ci-dessus, sont payés en espèces au receveur
de la résidence fiscale en contrepartie de la quittance délivrée par ce dernier et qui est
obligatoirement jointe à la requête.
Ces frais sont déductibles du bénéfice imposable.

Commentaire
Dans le cadre de la réclamation contentieuse ou de demande de remise gracieuse, il est établi
que les frais de traitement sont payés en espècesauprès du receveur de la résidence fiscale du
contribuable contre quittance délivrée par ce dernier et qui doit obligatoirement être jointe à
la requête.
En effet, tout dossier de réclamation contentieuse doit comprendre, sous peine
d'irrecevabilité, la quittance justifiant le paiement desdits frais et la garantie légale
exigée par l'article 441 du code général des impôts, tome 1.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
16- Modificationde l'article 461 du CGI Tome 1

a) Rappelde la disposition légale

Article 461 (nouveau}

Les impôts, droits et taxes visées au présent code sont payés par virement bancaire,
par chèque certifié à l'ordre du Trésor Public et par monnaie électronique, aux
numéros de téléphone indiqués par voie réglementaire, pour les montants
n'excédant pas deux cent mille (200 000) FCFA.
Les impôts et taxes destinés aux collectivités locales font l'objet de déclaration
et de paiement spécifiques séparés des impôts d'Etat.

Les déclarations sont effectuées auprès des services d'assiette de


l'administration fiscale.

Le paiement est effectué auprès du receveur départemental ou municipal.

Alinéa 3: Sans changement

Il est ouvert dans les livres de la Banquedes Etats de l'Afrique Centrale, un sous
compte rattaché au compte unique du Trésor dédié aux produits des impôts et taxes
prévus par le présent code au profit des collectivités.

Les pénalités, majorations et intérêts de retard sont payés distinctement des droits
principaux dont ils découlent par chèque certifié à la recette de la résidence
fiscale du contribuable et par monnaieélectronique pour le montant n'excédant
pas deux cent mille (200 000) francs CFA aux numérosde téléphone indiqués par
voie réglementaire.

La part des pénalités, intérêts de retard, majorations et amendes revenant à


l'administration fiscale lui est rétrocédée chaque mois.

La part des pénalités revenant à l'Etat ou aux collectivités locales est comptabilisée
dans les recettes fiscales de chaque échéance de réalisations.

Les ouvertures de comptes des collectivités locales dans les banques commerciales
se feront conformément aux dispositions de l'article 80 alinéa 2 de la loi organique
n° 36-2017 du 3 octobre 2017 relatif aux lois de finances.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Commentaire

Les modalités de paiement des impôts, droits et taxes visées par le code général des
impôts sont précisées commesuit:
,
- Paiement du principal des imp8ts, droits et taxes d'Etat

Les impôts, droits et taxes affectées au budget de l'État, sont payés par :
(i) Virement bancaire, dans le compte unique du Trésor Public, ouvert à la banque
centrale;
(ii) Chèquecertifié à l'ordre du Trésor Public, au GUPet;
(iii) Monnaie électronique, aux numéros de téléphone indiqués par voie réglementaire,
pour les montants n'excédant pas deux cent mille (200 000) FCFA.

- Paiement du principal des impSts, droits et taxes destinées aux collectivités


locales.

Les impôts, droits et taxes revenant aux collectivités locales par destination de la loi
sont payés par :
(i) Virement bancaire, dans le sous compte rattaché au compte unique du Trésor dédié
aux produits des impôts et taxes prévus par le présent code au profit des
collectivités locales ;
(ii) Chèquecertifié auprès du receveur départemental ou municipal :
(iii) et en espèce pour les montants n'excédant pas deux cent mille (200 000) FCFA.
Ces paiements sont effectués à la suite des déclarations souscrites auprès des services
d'assiette de l'administration fiscale.

- Paiement des pénalités, majorations et intérêts de retard et répartition de


leurs produits
Les pénalités, majorations et intérêts de retard, de toute nature, sont payés
distinctement des droits principaux dont ils découlent par:
(i) Chèquecertifié, à la recette de la résidence fiscale du contribuable et
(ii) Monnaie électronique pour le montant n'excédant pas deux cent mille (200
000) FCFA, aux numéros de téléphone indiqués par voie réglementaire.
La part des pénalités, intérêts de retard, majorations et amendes revenant à
l'administration fiscale lui est rétrocédée chaque mois.
La part des pénalités revenant à l'État ou aux collectivités locales est comptabilisée dans
les recettes fiscales de chaque échéance de réalisations.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
II- MODIFICATIONS DU CODE GENERALDES IMPOTS, TOME 2

17- Modification de l'article 216 du CGI, T2, Ll

a) Rappelde la dispositionlégale

Article 216 (nouveau)

Les baux et sous-baux des biens meubles et immeubles à usage commercial,


d'habitation ou mixte sont soumis à un droit d'enregistrement de 3%.

Commentaire
Aux travers de la présente modification, le champ d'application de l'article 216 du code
général des impôts, tome 2 est élargi pour intégrer les baux et sous-baux de biens
meubles et immeubles à usage mixte.

18-Modification de l'article 237 quinquiesdu CGI, T2, Ll

a) Rappelde la dispositionlégale

Article 237 quinquies(nouveau)

Par dérogationaux dispositionsdes articles 226 et 237 ci-dessus,les conventions de


trésorerie conclues entre les sociétés de groupe sont soumises à la formalité
d'enregistrement au droit fixe de 100 000 FCFA.
Le reste sans changement

Commentaire
L'élargissement du champ d'application de l'article 237 quinquies du code général des
impôts, tome 2 est le seul motif de la modification de cette disposition légale. Sa portée
actuelle a vocation d'affecter simultanément les dispositions des articles 226 et 237 du
même code.

En effet, la rédaction antérieure de cette disposition légale n'a pas trouvé une
application effective dans la mesure où le régime dérogatoire institué par la loi de
finances de l'année 2024 était relatif uniquementaux actes de commerce dont le régime
fiscal de droit communen matière des droits d'enregistrement est prévu à l'article 237.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Dès lors, les actes de commerce autres que ceux régis par l'article 237 du même code
n'étaient pas visés par cette dérogation. Il en est ainsi des contrats de prêt visés à
l'article 226 de ce code.

Les contribuables qui présentaient à la formalité de l'enregistrement les conventions de


trésorerie intragroupes avaient du mal a bénéficier du droit fixe de 100 000 FCFA car
les Bureaux de !'Enregistrement des Domaineset du Timbre faisaient application des
dispositions de l'article 226 du mêmecode parce qu'ils considéraient qu'il s'agissait d'un
contrat de prêt.

Désormais, le régime dérogatoire prévu à l'article 237 quinquies du code général des
impôts, tome 1 vise les articles 226 et 237 du mêmecode.

19- Modification de l'article 210 et abrogation de l'article 237


sexies du CGI, T2, L1

a} Rappelde la dispositionlégale

Article 210 (nouveau}et 237 sexies

Article 210 (nouveau}


Sont enregistrés aux droits fixes de 15 000 FCFA :
Tirets 1 à 6 : sans changement;
• Les contrats d'affacturage
Article 237 Sexies : abrogé

Commentaire
Ce commentaire porte sur les articles 210 et 237 sexies du code général des impôts,
tome 2.
En effet, l'article 210 ci-dessus visé est modifié pour étendre son champ d'application,
afin de prendre en compte les actes portant contrat d'affacturage autrefois soumis au
droit proportionnel de 1% par l'article 237 Sexies du code général des impôts, tome 2.

En conséquence,les dispositions de l'article 237 sexies du code général des impôts, tome
2 sont abrogées et les actes d'affacturage désormais régis par l'article 210 du même
code.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
20- Affectation de la taxe immobilière aux collectivités locales
(CGI Tome 2, livre 4)

a) Rappel de la disposition légale

Article 4 (nouveau)

La taxe immobilièresur les loyersest affectée à 50% au budgetde l'État et à 50%


au budget des collectivités locales pour le financement de l'enlèvementdes
orduresménagè[Link] part des collectivitéslocalesest directement payéeauprès
du receveurdépartementalou municipal.

Commentaire
Pour les besoins de renforcement des ressources dédiées à l'assainissement des villes
de la République,le législateur a affecté la moitié du produit issu de la taxe immobilière
au budget des collectivités locales.

Dansla pratique,
• Le contribuable devra souscrire sa déclaration de la taxe immobilière au Bureau de
!'Enregistrement, des Domaineset du Timbre :

• Le Chef de Bureau de !'Enregistrement des Domaineset du Timbre (EDT) liquide le


montant de la taxe due et met à la disposition du contribuable un exemplaire de l'état
de liquidation ;

• Le contribuable paie la moitié (50%) du montant de la taxe auprès du GUP contre


quittance établie en bonne et due forme ;

• Muni d'une copie de l'état de liquidation, le contribuable se présente à la recette


départementale ou municipale pour le paiement de l'autre moitié (50%) restant due,
de la taxe liquidée, auprès receveur départemental ou municipal contre quittance
établie en bonne et due forme.
A la fin, le contribuable se retrouvera avec deux quittances (une quittance délivrée par
le receveur de l'EDT et l'autre par le receveur départemental ou municipal) pour le même
état de liquidation délivré par le chef de bureau de l'EDT.

Pour les montants de la taxe immobilière liquidée à l'issue des contrôles fiscaux, il sera
établi un AMR assorti du montant de la taxe immobilière dont la moitié sera payéeauprès
du GUP, pour la part État, et l'autre moitié auprès du receveur municipal ou
départemental pour la collectivité concernée.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Les services de !"administration fiscale et des recettes de collectivités locales
conviendront des mécanismesd'échanged'informations sur les montants des droits émis
et recouvrés au titre de la taxe immobilière.

DEUXIEME PARTIE :
MODIFICATIONS DES TEXTES NON CODIFIES.

A- Modification de la loi TVA 12/97 du 12 mai 1997 telle


qu'harmoniséeavec la directive n°11/22 CEMAC-UEAC-0l0A-
CM-38 relative à la TVA (articles 1, 7, 31, 34 bis et 43 ter).

21- Modification de l'article 1

a) Rappelde la dispositionlégale

Article 1er (nouveau)


La présente loi s'inscrit dans le cadre de l'harmonisation des législations des Etats
membres de la CEMACen matière de la taxe sur la valeur ajoutée (en abrégé TVA).
Elle modifie et complète la loi n°12/97 du 12 mai 1997 instituant la taxe sur la
valeur ajoutée en Républiquedu Congo.

Commentaire
Cet article précise que la loi n°12/97 du 12 mai 1997 instituant la taxe sur la valeur
ajoutée en Républiquedu Congoa été modifiée, complétée et enrichie par la directive
CEMACsur la TVA, dans le cadre de l'harmonisation des législations des États membres.

22- Modification de l'article 7

a) Rappelde la dispositionlégale

Article 7 (nouveau)
Sont exonérésde la TVA :

1) à 11): Sans changement

12): L'eauminéraleproduite au Congoet le gaz butane conditionnéau Congoainsi


quetous les intrants et servicesconcourantà sonconditionnement.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
13) à 21): Sans changement.

22) L'importationdes panneauxphotovoltaïques des STARTUPSet les très petites


entreprises pour les besoinsde leur activité.

Commentaire

Cet article réaffirme l'exonération de l'eau minérale produite au Congoet le gaz butane
conditionné au Congo.

Il étend son champ d'application aux intrants et services concourant au conditionnement


dudit produit.
Les services après ventes desdits produits, notamment le transport ne sont pas couverts
par l'exonération prévue au présent article 7.

Entrent dans le champ d'application de l'article 7 et donc bénéficie de l'exonération


prévue à cet article, l'importation des panneauxphotovoltaïques des ST ARTUPS et les
très petites entreprises pour les besoins de leur activité.

23- Modification de l'article 22.2.C

a) Rappelde la dispositionlégale

Articles 22.2.C (nouveau)

1) : Sans changement

2) : Les taux de la TVA sont fixés de la manièresuivante:

a) et b) : sans changement

c) (nouveau),taux réduit 5% applicable:


- Sur certains biens de consommationcourante, ci-après cités en annexe V ainsi
que le gasoil et lubrifiants importés des pays limitrophes du Congo par les
sociétés forestières résidentes ;
- À la vente et à l'importation des produits suivants :

Numérodu tarif Désignationtarifaire


04.01 Lait et crème de lait, non concentrés ni additionnés de sucre ou d'autres
édulcorants

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
04.02 Lait et crèmede lait, concentrésou additionnésde sucre ou d'autres
édulcorants
[Link] Produitsde la boulangerie
fine, de la pâtisserieou de la biscuiterie,même
additionnésde cacaoentoutes proportions
[Link] Autres produitsde la boulangerie
10.06 Riz
[Link] Farinede froment

- Aux ventes et aux acquisitionsdes biens et services faites par les développeurset les
entreprises installées dans les zoneséconomiquesspéciales.

Commentaire
La modification de l'article [Link] permis de neutraliser le double régime TVA qui était
applicable aux intrants agricoles notamment les engrais (naturels ou industriels) et
les produits phytosanitaires (pesticides).
En effet, les articles 7 et 22.2.C de •la loi TVA avaient simultanément consacré
l'exonération des intrants agropastoraux et piscicoles et l'application du taux réduit.
L'article 22.2.C a été supprimé notamment les numéros du tarif 31 « Engrais à usage
agricole» et 38.08 « Pesticides à usage agricole» pour confirmer le régime
d'exonération prévu à l'article 7 de la loi TV A.

24- Modification de l'article 31


a) Rappelde la dispositionlégale

Articles 31 (nouveau)
L'exercice du droit à déduction est subordonné à la présentation d'un état détaillé
qui doit être joint à la déclaration de TVA.
Cet état, dont le modèle est prescrit par l'administration, doit comporter les
indications suivantes :
En ce qui concerne les déductions se rapportant aux achats locaux et aux prestations
de service:
■ Le nom ou la raison sociale du fournisseur ;
■ Le numéro d'identification unique (NIU) du fournisseur ;
■ Le numéro, la date et le montant de la facture hors taxes ;
■ Le montant de la taxe déductible facturée par le fournisseur ;
■ La nature de biens et services;
■ L'adressede facturation ;

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
■ Les éléments de sécurité liés au système de facturation électronique
certifié (SFEC), précisé par voie règlementaire.
Le reste sans changement

Commentaire

Cet article est modifié pour renforcer les conditions formelles de déductibilité de TVA
en intégrant notamment les exigences sécuritaires du« SFEC».
Ainsi, la neutralité de la TVA doit être justifiée par l'inscription sur les factures reçues
de ses fournisseurs des mentions obligatoires suivantes:
■ L'adresse de facturation ;
■ Les éléments de sécurité liés au système de facturation électronique certifié
(SFEC),précisé par voie règlementaire.

De manière pratique et tenant compte, à titre exceptionnel des délais de mise en


production du SFEC,ces dispositions fiscales ci-dessus concernant la déductibilité de la
TVA pour des factures certifiées SFEC, entreront en vigueur à partir de la date de la
généralisation de déploiement du système. Une notification de date sera faite
officiellement par circulaire du ministre des finances du budget et du portefeuille public
et fera l'objet d'une large diffusion.

25- Modification de l'article 34 bis


a) Rappel de la disposition légale

Article 34 bis (nouveau)


Les factures définies aux articles 23 (alinéa 5) et 30 de la loi sur la TVA sont établies
par le fournisseur des biens et services conformément au système de facturation
électrique certifié, (en abrégé SFEC).
Il fait obligation à tout assujetti d'utiliser le système de facturation électronique
certifié pour justifier les transactions économiquesréalisées avec les tiers.
Tout client, personne physique ou morale, assujettie, redevable ou non, est tenu
d'exiger à son fournisseur la délivrance d'une facture certifiée délivrée au moyen
du SFEC pour toutes les acquisitions, biens et services.

Toutes les transactions économiques réalisées sur le territoire congolais sont


certifiées par le SFEC, à l'exception de celles impliquant un fournisseur étranger.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 po~tant LF2025
Tout assujetti est tenu d'utiliser le SFEC. L'action de nature à violer l'obligation
d'utiliser le SFEC est sanctionnépar une amende fiscale de 50 000 000 FCFA.

La TV A supportée dans le cadre d'une transaction non conforme à cette obligation


n'ouvre pas aussi droit à déduction.

Commentaire

Le nouvel article 34 bis érige en obligation légale l'utilisation du SFEC pour les
transactions de toute nature.
Dans le cadre de chaque transaction :

• Le fournisseur doit émettre une faèture comportant les éléments de sécurité


liés au système de facturation électronique certifié (SFEC);

■ Le client, quel que soit son statut (personne physique ou morale, assujetti,
redevable ou non) est tenu d'exiger à son fournisseur la délivrance d'une
facture certifiée pour toutes ses acquisitions et biens et services.

• En conséquence; le fournisseur qui n'utilise pas le SFEC ou émet des factures


non certifiées est passible d'une amende fiscale de 50 000 000 de FCFA pour
entrave à l'obligation d'utiliser le SFEC.

■ Le Client qui ne se conforme pas à l'exigence d'utiliser le SFEC, la TVA


supportée n'est pas déductible et peut être passible d'une amende fiscale de
50 000 000 de FCFA pour entrave à l'obligation d'utiliser le SFEC.

De manière pratique et tenant compte, à titre exceptionnel des délais de mise en


production du SFEC, ces dispositions fiscales ci-dessus entreront en vigueur à partir de
la date de la généralisation de son déploiement du système. Une notification de date sera
faite officiellement par circulaire du ministre des finances du budget et du portefeuille
public et fera l'objet d'une large diffusion.

26- Modification de l'article 34 Ter

a) Rappel de la disposition légale

Article 34 ter (nouveau)

L'administration fiscale est chargée de la mise en œuvre du système de


facturation électronique certifié.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Commentaire

Cette disposition n'appelle pas de commentaire.

27-Revalorisation des taux du droit d'accises conformément à la


directive CEMAC n°03/19-UEAC-010A-CM-33 du 8 avril 2019
portant harmonisation des législations des Etats membres en
matière des droits d'accises.

a) Rappeldes dispositions légale

Article 8 (nouveau)

1) Les taux des droits d'accisessont fixés commesuit:

a. Tabacs: 30%;
b. Boissons
alcoolisées: 25%;
c. Boissonssucrées: 12,5% ;
d. Produits alimentaires de luxe, parfums et produits cosmétiques, armes et
munitions, bijoux: 25%.
e. Véhicules automobiles de tourisme (position tarifaire 87.03), à l'exclusion
des véhicules neufs n'excédant pas 3000 cm3 (positions tarifaires 87.0 ...)
et motocycles: 15%:
f. Appareils servant aux jeux de hasard et de divertissements : 25%.
g. Autres produitssoumisaux droits d'accises: 25%

2) Les droits d'accises appliqués sur les produits ci-dessus énumérés sont
exclusifs à d'autres taxes assimilées aux droits d'accises.

Commentaire

Il s'agit simplement de la revalorisation des taux des droits d'accises conformément à la


directive CEMACn°03/19-UEAC-010A-CM-33 du 8 avril 2019 portant harmonisation des
législations des Etats membres en matière de droits d'accises.

Pourles autres produits soumisaux droits d'accisesviséspar cet article, l'administrationfiscale


se réf ère à la nomenclaturedouanière.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
28- Institution de la redevance audiovisuelle et d'électrification
rurale

a) Rappel de la disposition légale

Articles

Article 1er: Il est institué une redevance audiovisuelle et d'électrification rurale


perçue au pr~fit des organes publics de presse, radiotélévisée et de l'extension
du réseau de l'électricité en milieu rural.

Article 2: La redevance est due pour l'année entière par toutes les personnes
abonnéesà la Société Energie Électrique du Congo.

Article 3 : Sont exonérées de la redevance, par dérogation de l'article 2 ci-


dessus:

- Les administrations et collectivités publiques ;


- Les établissements d'enseignement public ;
- Les agents diplomatiques ;
- Les Consuls et agents consulaires de nationalité étrangère, à la condition de
n'exercer ni commerce, ni industrie et sous réserve que leur pays qu'ils
représentent accordent les mêmes avantages aux agents diplomatiques et
consulaires congolais.

Article 4 : Le tarif de la redevance est fixé à un montant forfaitaire de 500


FCFA par mois.

Le produit de la redevance est reparti commesuit :


- 40% au fonds dédié au financement des organes publics de presse,
radiotélévisée ;
- 60% au refinancement de l'électrification rurale.
Article 5 : La redevance est perçue par la Société Energie Électrique du Congo.
Article 6 : La Société Energie Électrique du Congoest tenue de reverser auprès
du Receveur principal des impôts de sa circonscription entre le 10 et 20 du mois,
le montant des redevances encaissé pour le compte des organes publics de presse
radiotélévisée au cours du mois précédent au vue d'une déclaration conforme
prescrite par l'administration.

~
Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Article 7 : L'assiette, le contrôle et le recouvrement de la redevance affectée
aux organes publics de presse, radiotélévisée sont assurés dans les mêmes
conditions, procédures et sanctions que celles prévues en matière de taxe sur la
valeur ajoutée.

Article 8 ; Les modalités de répartition des 40% des fonds dédiés au


financement des organes publics de presse, radiotélévisée sont définies comme
suit;

- 40% pour les productions télévisées, dont 60% locale et 40 étrangères:


- 25% pour les productions radios ;
- 20% pour la télédiffusion ;
- 15% pour l'amortissement des équipements

Article 9: L'autorité de régulation du secteur de l'électricité assure le contrôle


et le suivi des activités d'extension du réseau de l'électricité en milieu rural.

Article 10 : Les dispositions relatives à la redevance audiovisuellesont abrogées.

Commentaire

Au titre de la loi de finances objet du présent commentaire, le législateur a abrogé la


redevance audiovisuelle {RAV)et a institué la redevance audiovisuelle et d'électrification
rurale qu'il a expressément affectée aux organes publics de presse, radiotélévisée et à
l'extension du réseau de l'électricité en milieu rural.
,
Les redevables réels de la redevance sont des abonnésde la Société Energie Electrique
du Congo,personne physique ou morale

La Société Energie Électrique du Congo en est le redevable légal. A ce titre, elle perçoit,
pour le compte des organes publics de presse, radiotélévisée et à l'extension du réseau
de l'électricité en milieu rural, la redevance et accomplit les obligations fiscales de
déclaration et de paiement dans les conditions de l'article 461 du code général des
impôts, tome 1.

En d'autres termes, il incombe à la Société Energie Électrique du Congo de reverser


systématiquement auprès de sa résidence fiscale selon la procédure (paiement au GUP)
en vigueur à la direction générale des impôts, le montant collecté de la redevance, entre
le 10 et 20 du mois, suivant celui au cours duquel le montant de la redevance est encaissé.
Le produit de la redevance est reparti commesuit :

- 40% au fonds dédié au financement des organes publics de presse, radiotélévisée ;

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
- 60% au refinancement de l'électrification rurale.

Les règles d'assiette, de contrôle et de recouvrement de la redevance affectée aux


organes publics de presse, radiotélévisée sont définies dans les mêmes conditions,
procédures et sanctions qu'en matière de taxe sur la valeur ajoutée.

L'autorité de régulation du secteur de l'électricité est chargée de contrôler et de suivre


les activités d'extension du réseau de l'électricité en milieu rural.

29- Taxes sur les jeux de hasard et d'argent (Cf. loin° 10-2002 du
31 décembre 2002 portant loi de finances pour l'année 2003 et loi
n°14-94 du 17 juin 1994 LF taxe sur les appareils automatiques,
électriques ou non)

a) Rappeldes dispositions

Article 3 (nouveau): Supprimé

Article 5 (nouveau): Les taux de la taxe spécifique sur les jeux de hasard et d'argent
sont fixés commesuit :

1. Jeux physiquesdes catégories I, II et III, telles que prévues par la loi portant
règlementation des jeux de hasard et d'argent: 10%.
2. Jeux en ligne des catégorie I et II : 12%;
3. ·Jeux virtuels de la catégorie IV: 15%.

Article 5 bis : Le produit brut de la taxe spécifique sur les jeux de hasard et
d'argent est réparti commesuit:

1- Budget de l'État : 60%


2- Autorité de régulation des jeux de hasard et d'argent : 25%
3- Fonds national de développementdes activités physiqueset sportives : 15%

Article 5 Ter: La perception de la quote-part affectée à l'autorité de régulation


des jeux de hasard et d'argent est conditionnée par la mise en place des organes
de gouvernance.

Commentaire
Ces dispositions n'appellent pas de commentaire particulier, Toutefois, il est important
de noter que la perception de la quote-part affectée à l'autorité de régulation des jeux
de hasard et d'argent est subordonnée à la mise en place des organes de gouvernance.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Catégorie I : paris sportifs physiques et en ligne, casinos et jeux virtuels en ligne ;
Catégorie II: paris hippiques, loteries et jeux de grattage physique et en ligne;

Catégorie III : casinos physiques ;


Catégorie IV : jeux virtuels et machines.

Les modalités pratiques de la taxe sur les jeux de hasard et d'argent feront l'objet d'une
instruction spécifique.

30-Taxe Uniquesur les salaires (TUS)


(Cf. loi n°39-2023 du 29 décembre 2023 portant loi de finances pour l'année 2024,

a) Rappelde la dispositionlégale

Article 8 (nouveau):

1- La Taxe unique sur les salaires est répartie commesuit par le trésor public:

- Budget de l'État : 15%


- Fonds d'impulsion, de garantie et d'accompagnement(FIGA): 27%
- Fonds national d'appui à l'employabilité et à l'apprentissage (F0NEA) : 23%
- Agence congolaise pour l'emploi (ACPE): 10%
- Fonds national de l'habitat : 5%
- Agence de développement des petites et moyennesentreprises : 5%
- Agence congolaisepour la création des entreprises (ACPCE): 5%
- Université Denis SASS0U-NGUESS0 (Laboratoires) : 5%
- Agence Nationale d'Insertion et Réinsertion Sociale des Jeunes : 5%

2- Sans changement
3-(Nouveau): Les parts affectées aux Fonds d'impulsion, de garantie et
d'accompagnement(FIGA), à l'Agence congolaise pour l'emploi (ACPE),au Fonds
national d'appui à l'employabilité et à l'apprentissage (F0NEA), à !'Agence de
développement des petites et moyennes entreprises (ADPME), à l'Agence
congolaise pour la création des entreprises (ACPCE), à l'Université Denis
SASSOU-NGUESSO, à I'Agence Nationale d'Insertion et Réinsertion Sociale
des Jeunes sont recouvrées par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale
commeen matière de cotisations sociales.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Commentaire

Cette disposition n'appelle aucun commentaire particulier. La modification a porté


essentiellement sur la nouvelle clé de répartition du produit de la taxe.

31- Taxe sur les transferts de fonds (Cf. loi n°39-2023 du 29


décembre 2023 portant loi de finances pour l'année 2024,
modification de l'article 12 bis, Alinéa n°16).
a) Rappelde la dispositionlégale

Article 2 (nouveau)
, : La taxe sur les transferts de fonds est perçue au profit du
budget de l'Etat, de l'Agence de régulation des transferts de fonds, l'Agence
congolaise des systèmes d'information, du fonds pour l'opérationnalisation de la
fonction bancaire du Trésor Public et de la plateforme de certification des
transferts de fonds.

Article 12 bis (nouveau):


La clé de répartition de la taxe sur les transferts des fonds est fixée ainsi qu'il suit:
1) ETAT: 40%
2) ARTF: 20%
3) ACSI: 10%
4) Fonction bancaire du trésor : 15%
5) Plateforme de certification : 15%

Le pourcentage de 15% affecté à la plateforme de certification des transferts de


fonds est destinée à couvrir les dépenses liées à l'implémentation de la plateforme
et à la rémunération du prestataire.
,
Dans les 40% de la part de l'Etat, 20% sont affectés au ramassageet au traitement
des ordures ménagères.

Les 10% de I'ACSI sont destinés à la mise en œuvre de la digitalisation des projets
ci-après:

- La plateforme des paiements dématérialisés des recettes de services et du


portefeuille au profit du trésor public ;
- La plateforme des paiements dématérialisés des recettes affectées aux
collectivités locales ;
- La plateforme des paiements dématérialisés des différentes taxes de la mairie
(occupation de l'espace public: veillées, fêtes, véhicules, banderoles, taxes au

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
marché, taxe publicitaire, taxe de séjour, taxe départementale, taxe de
tourisme);
- La plateforme d'uniformisation de la plaque d'immatriculation ou de la vignette
électronique dans le secteur des transports terrestres ;
- Le système intégré des frais d'état civil.

Article 12 Ter (nouveau):

Il est mis en place une plateforme de certification des transferts de fonds en


Républiquedu Congo.

L'agencede régulation des transferts de fonds, en sa qualité d'autorité de régulation


de transferts de fonds est chargée de la mise en place de ce dispositif.

Tout agent exerçant dans le domaine de transfert de fonds est tenu de


s'interconnecter à la plateforme opérée par I'Agence de régulation de transfert de
fonds.

Article 13 (nouveau):

Tout agent économiqueexerçant l'activité de transferts de fonds est tenu de:

- S'enregistrer auprès de l'Agence de régulation des transferts de fonds afin


d'être identifié dans le registre national des acteurs exerçant l'activité de
transferts de fonds ;

- Transmettre la déclaration de l'ensemble des transferts de fonds effectués au


plus tard le 10 du mois suivant celui de la réalisation desdits transferts auprès
de I'Agence de régulation des transferts de fonds.

Article 13 bis (nouveau):

1} Les agents économiques non enregistrés et/ou opérateurs clandestins


contrevenant aux obligations énoncées à l'article 13 sont passibles des
sanctions administratives et pécuniaires ci-après :

- Une amende de 20 000 000 de FCFA pour tout agent non enregistré, exerçant
l'activité de transfert de fonds sans autorisation et remplissant toutes les
conditions sans s'être fait enregistrer ;
- Une amendede 50 000 000 de FCFA pour tout agent exerçant l'activité de transfert
de fonds en tant qu'opérateur clandestin;
- Une amende de 40 000 000 de FCFA pour tout agent qui aura transmis des
informations inexactes, erronées ou frauduleuses lors de l'enregistrement;

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
- Une amende de 50 000 000 de FCFA pour tout agent qui aura contrevenu ou aura
tenté de contrevenir soit en ne respectant pas les procédures prescrites ou les
formalités exigées lors de l'enregistrement ;
- Tout dirigeant de nationalité congolaise d'une structure exerçant l'activité de
transfert de fonds sans autorisation perd le droit d'exercer cette activité de
manière définitive ;
- Tout dirigeant de nationalité étrangère d'une structure exerçant l'activité de
transfert de fonds sans autorisation perd le droit d'exercer cette activité de
manière définitive ;
- Outre ces sanctions administratives et pécuniaires, les contrevenants s'exposent à:

✓ la fermeture de la structure lieu du délit ainsi que de poursuites pénales


conformément à la réglementation en vigueur ;
✓ la saisie du montant objet de l'infraction.

2) Les agents économiquesenregistrés, opérateur formel contrevenant aux


obligationsénoncéesà l'article 13 sont passiblesdes sanctionsadministratives
et pécuniairesci-après :

- Amende de 20 000 000 FCFA pour tout agent qui aura transmis des informations
inexactes, erronées ou frauduleuses lors de l'enregistrement;
- Une amende de 50% des montants en cause assortie d'un avertissement pour tout
agent exerçant l'activité de transfert de fonds qui ne déclare pas l'ensemble des
transferts de fonds effectués mensuellementou qui aura transmis des informations
inexactes, erronées ou frauduleuses;
- Une amende de 10 000 000 FCFA pour tout retard dans la transmission des
déclarations de transferts de fonds ;
- Le dirigeant contrevenant de nationalité congolaise d'une structure exerçant
l'activité de transfert de fonds sans autorisation va perdre le droit d'exercer
l'activité de transfert de manière définitive ;
- Le dirigeant contrevenant de nationalité étrangère d'une structure exerçant
l'activité de transfert de fonds sans autorisation va perdre le droit d'exercer
l'activité de transfert de manière définitive ;
- Une amende de 70 000 000 FCFA pour tout recours à des actes susceptibles d'être
qualifiés de faux et usage de faux, dans le cadre des obligations incombant aux
agents économiquesexerçant l'activité de transfert de fonds, au sens de la présente
loi.

Un arrêté du ministre en charge des finances fixe la répartition des amendes.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Commentaire
Les modifications relatives à la taxe sur le transfert de fonds portent :

D'abord, sur les bénéficiaires du produit de la taxe et la définition de la clé de


répartition entre ces différentes administrations :

Ensuite sur la mise en place de la plateforme de certification des transferts de fonds


en République du Congo et de la responsabilité de l'autorité de régulation de
transferts de fonds de la mise en place du dispositif y relatif.

Enfin, il est fait obligation aux agents économiques, de s'interconnecter à la


plateforme consacrée, d'identification, de déclaration de l'ensemble des transferts
de fonds effectués au plus tard le 10 du mois suivant celui de la réalisation des dits
transferts auprès de I'Agence de régulation des transferts de fonds et les sanctions
applicables en la matière.

Un arrêté du ministre en charge des finances fixe la répartition des amendes.

TROISIEME PARTIE :
DISPOSITIONS FISCALES NOUVELLES

32- Taxe sur les emballages non récupérables

a) Rappelde la disposition légale

Article 1er:
Il est institué en République du Congo une taxe sur les etnballages non
récupérables.

Article 2:
Sont considérés commeemballagesnon récupérables :
- Les bouteilles ;
- Les canettes ;
- Les sachets ;
- Les sacs;
- Les pochettes ;
- Les pots, cornets, et les autres emballages, produits localement ou
importés au Congo,avec ou sans contenu.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Article 3 :
Sont soumis à la taxe sur les emballages non récupérables, les importateurs et les
producteurs locaux des biens visés à l'article 2 ci-dessus.

Article 4:
Sont exemptés de la taxe sur les emballages non récupérables, les emballages en
papier et tout autre emballage non récupérable biodégradable.

Article 5:
La taxe sur les emballages non récupérables est perçue au profit des collectivités
locales pour financer l'enlèvement des ordures ménagères.

Article 6:
La taxe sur les emballages non récupérables est liquidée au cordon: douanier pour
les importateurs, par les services de l'administration fiscale pour l'es producteurs
locaux, et payéeconformément à la règlementation en vigueur.

Article 7:
La base imposable de la taxe sur les emballages non récupérables est constituée
par la valeur imposable en douane ou le prix sorti usine.

Article 8:
Le taux de la taxe sur les emballages non récupérables est fixé à 1%.

Article 9:
Les modalitésde contrôleet de sanctionsapplicablesà la taxe sur lés emballages
nonrécupérablessont cellesrelatives à la taxe sur la valeurajoutée.

Commentaire
Les dispositions nouvelles relatives à la taxe sur les emballages non récupérables
n'appellent aucun commentaire particulier.

La taxe est payée conformément à la règlementation en vigueur, c'est-à-dire à la mise à


la consommation pour les importations et pour les producteurs locaux dans les conditions
des articles 461 nouveauet 461 bis du code général des impôts, tome 1. : •

Les modalités de contrôle et de sanctions applicables à la taxe sur les emballages non
récupérables sont celles relatives à la taxe sur la valeur ajoutée.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
33-Régimes fiscaux au titre des conventions d'établisse?"ent

a) Rappelde la disposition légale

1- A compter du 1erjanvier 2025, l'octroi de nouvelle convention d'établissement


ou d'avenants aux sociétés ayant déjà été agréées à la charte des
investissements pour leur installation ou pour le développement de leurs
investissements est interdit.

Toutefois, il est fait exception à ce principe en cas de développement des nouvelles


activités donnant lieu à une unité de production distincte et une comptabilité séparée
de l'entreprise mère.

Dans ce cas, l'entreprise devra préalablement faire l'objet d'un contr6Ie de


l'administration sur l'exécution de la convention initiale conformément à la charte des
investissements.

2- De la limitation du périmètre des activités éligibles aux avantages de la charte


des investissements.

L'octroi des privilèges fiscaux est désormais limité aux seules activités prévues aux
articles 25 et 26 de la charte des investissements.

3- De la révision des conventions d'établissement en cours de validité

Pour l'alignement des conventions d'établissement en cours de validité au cadre légal


et règlementaire en vigueur, il est mis en place une commissionchargée de la révision
desdites conventions.

Un décret en conseil des ministres, sur rapport du Ministre en charge de l'Économie,


modifie les modalités d'agréement des entreprises aux avantages de la charte des
investissements telles que définies par le décret n°2004-30 du 18 février 2004.

4- Les conventions d'établissement sont, préalablement à leur signature par les


Ministres chargés respectivement de l'Économie, des Finances et Budget,
visées par les Directeurs Généraux de l'économie, des Douaneset des Impôts.

Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
Commentaire

a. Dispositionsapplicablesaux régimesfiscaux au titre des nouvellesconventions


d'établissement

Il est interdit, à compter du 1er janvier 2025, de conclure de nouvelles conventions


d'établissement ou des avenants avec les sociétés ayant déjà été agréées aux
avantages de la charte des investissements pour leur installation ou pour le
développement de leurs investissements.

En cas de développement de nouvelles activités donnant lieu à une unité de


production distincte et une comptabilité séparée de l'entreprise mère, la loi
autorise d'octroyer les avantages de la charte des investissements à un
contribuable qui a déjà signé une convention d'établissement avec le Gouvernement
ou un avenant à ladite convention.

Dans ce cas, l'entreprise devra préalablement faire l'objet d'un contrôle de


l'administration sur l'exécution de la convention initiale conformément à la charte
des investissements. Toute signature d'une convention d'établissement en
violation de ce cadre légal est nulle et de nul effet.

b. t>ela limitationdu périmètre des activités éligiblesaux avantagesde la charte


des investissements

L'octroi des privilèges fiscaux est désormais limité aux seules activités prévues
aux articles 25 et 26 .de la charte des investissements (investissements à
caractère social et culturel).

Toutes les activités qui n'entrent pas dans le champ d'application des articles 25
et 26 de la charte des investissements ne peuvent bénéficier des privilèges
fiscaux de la charte des investissements.

En conséquence,il appartient aux services compétents de l'administration fiscale


de veiller au respect des dispositions contenues dans la charte.

c. t>ela révisiondes conventionsd'établissementen coursde validité

En vertu du principe de légalité, les conventions d'établissement en cours de


validité doivent être conformes au cadre légal et règlementaire en vigueur. A ce
titre, les conventions d'établissement en vigueur mais réputées non conformes aux

~
Instruction d'application des dispositions fiscales de la loi n°47-2024 du 30/12/24 portant LF2025
dispositions légales et règlementaires doivent faire l'objet d'une révision par la
commissionmise en place, chargée de la révision desdites conventions.

Un décret en conseil des ministres, sur rapport du Ministre en charge de


!'Économie,modifiera les modalités d'agrément des entreprises aux avantages de
la charte des investissements telles que définies par le décret n°2004-30 du 18
février 2004.

d. Les conventions d'établissement sont, ,préalablement à leur signature par les


Ministres chargés respectivement de l'Economie,des Finances, du Budget et du
Portefeuille Public, visées par les Directeurs Généraux de !'Économie,des Douanes
et des Impôts.

Fait à Brazzaville, le
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