Electrostatique
UAE / ENS - LE - MATHS
Prof : fatima Yakhlef
Rappel mathématique
Théorèmes fondamentaux
Circulation d’un vecteur:
Soit ,dans l’espace ,un champ vectoriel E(Ԧr)(Ԧr = OM).on appelle circulation de
E(Ԧr) le long de la courbe ab, la quantité :
Flux d’ un vecteur à travers une surface
Par définition ,on appelle flux de 𝐸à travers la surface S , la quantité :
Φ 𝐸 𝑆 = ඵ 𝐸. 𝑑𝑆
𝑠
Si 𝐸 ⊥ 𝑑𝑆,𝑐𝑜𝑠𝛼 = 0 et Φ 𝐸 𝑆 =0.
Le flux est minimal.
Si 𝐸 ∕∕ 𝑑𝑆, 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 1 et Φ 𝐸 𝑆 = 𝑆𝑑𝐸 𝑠.
En plus si E est uniforme (uniforme en tout point M de S)alors
Φ 𝐸 𝑆 = 𝐸 𝑆 𝐸 = 𝑆𝑑 𝑠.
Le flux est maximal.
Théorème de Stokes
Soit :
-Un champ de vecteurs 𝐸.
-Une courbe fermée C .
-Une surface S s’appuyant sur C .
Remarque: on a orienté la courbe C ,en un point M de S , le vecteur surface 𝑑𝑆
obéira la règle du tir bouchon ou à la règle des trois doigts de la main droite.
Enoncé:
La circulation de E à travers (C) est égale aux flux à travers S de son rotationnel.
ර 𝐸 𝑑𝑙 = ඵ 𝑟𝑜𝑡𝐸𝑑𝑆
𝑠
le symbole ׯ signifie que la courbe d’intégration (C) est fermée.
Théorème de Green Ostrogradski
Soit :
-Un champ de vecteurs 𝐸.
-Une courbe fermée C .
-Une surface fermée S délimitant un volume V.
Remarque :
Quand la surface est fermée, on oriente 𝑑𝑆 de l’intérieur vers l’extérieur.
Enoncée : le flux de 𝐸 à travers (S) est égale à l’intégrale triple de sa divergence.
𝐸. 𝑑𝑆 = ම 𝑑𝑖𝑣𝐸. 𝑑𝑉
𝑠 𝑉
Le symbole 𝑠װ signifie que la surface d’intégration(S) est fermée.
Electrostatique
Introduction
L'électrostatique est la branche de la physique qui étudie les phénomènes (champ et
potentiel électrostatique) créés par des charges électriques statiques pour
l'observateur. Les forces électrostatiques sont décrites par la loi de Coulomb qui
présente une certaine analogie avec l’interaction gravitationnelle.
La charge électrique
La charge électrique d’une particule est une grandeur scalaire (algébrique) qui caractérise
les actions électromagnétiques subies ou exercée par la particule.
La charge électrique joue dans l’interaction électrostatique le même rôle que joue la masse
(scalaire positive) dans l’interaction gravitationnelle.
Quantification de la charge
A l’échelle microscopique, l‘expérience (Millikan, 1913), montre que la charge
électrique varie de façon discontinue et se présente par unité sous forme de quantité bien
déterminée. On dit qu’elle est quantifiée. Sa valeur est un multiple entier d’une charge
qu’on peut prendre comme charge élémentaire, notée e. C’est la valeur absolue de la
charge de l’électron e = 1,60219 10-19 C.
La loi de Coulomb
Soit deux charges ponctuelles
immobiles q1 et q2. La force
électrostatique existante entre
les deux charges est attractive
si les charges ont des signes
opposés, et est répulsive si
elles sont de même signe.
La force est proportionnelle au
produit des charges, et
inversement proportionnelle au
carré de leur distance.
Remarques :
- Dans l’expression précédente il faut tenir compte du signe de la charge.
- Le sens de la force électrostatique dépend du signe de la charge, alors que le sens des vecteurs unitaires
u1 et u2 est toujours le même.
Théorème de superposition
Soit q0 une charge électrique située en un point M
de l’espace et soit q1, q2, . . ., q des charges situées
aux points M1, M2, …, M.
On suppose, bien sûr, que les charges sont
ponctuelles et immobiles.
Soit 𝑭 la résultante vectorielle des forces coulombiennes
exercées par chacune des n charges sur q0
Champ électrique dans le vide
Dans l’expression de la force résultante par superposition , on peut remarquer que la
charge q0 ne dépend pas de i. On peut la faire sortir à l’extérieur de S.
Elle ne dépend que des autres charges et de
la distance M0Mi
La quantité entre crochets est indépendante
de la charge q0. Cette quantité est appelée
champ électrique :
Il est crée au point M0 par l’ensemble des charges immobiles q1, q2, …, qn.
Remarque important : Le champ électrique crée par une charge existe en tout point M de
l’espace alors que la force électrique n’existe que s’il y a aux moins deux charges.
champ crée par une seule charge ponctuelle
Quand q > 0 𝐸 et 𝑢 sont de même sens .
Quand q < 0 𝐸 et 𝑢 sont de signe contraire.
On dit que le champ électrique fuit les charges
positives et se dirige vers les charges négatives.
Champ électrique crée par une distribution continue de charges
Une distribution de charge continue peut être volumique (que l’on note souvent 𝝆), surfacique (s) (on dit aussi
superficielle) ou linéique (𝝀). Une distribution de charge peut être constante ou variable.
Distribution volumique
Supposons qu’un volume quelconque v contient une
distribution continue de charges. Soit dv un élément de
volume autour d’un point M . Supposons que, dv soit petit
par rapport aux distances macroscopiques, mais grand par
rapport aux dimensions des particules.
Soit dq la charge électrique élémentaire contenue dans dv.
La densité volumique de charge au point M, notée 𝜌 , est définie comme:
Le champ crée par dq au point M est:
Si maintenant on divise v en un ensemble de volumes très petits vi (i = 1 --- > n) contenant
chacun une charge élémentaire dq, le champ total crée au point M par toute ces charges (donc
par une distribution discontinue de charge) serait :
Où ri est la distance entre la charge qi (située au point M0i) est le point M et ui est le vecteur
unitaire de la direction M0iM.
Et si en plus on fait tendre n vers l’infini, la distribution discrète de charges va devenir une
distribution continue et le champ serait:
Distribution surfacique
Pour une distribution surfacique, le même résonnement nous conduit à :
Distribution linéique
Et en fin quand la distribution est linéique nous aurons
𝟏 𝝀𝒅𝒍
𝑬=න 𝟐
𝒖
𝒍 𝟒𝝅𝜺𝟎 𝒓
Invariance et symétrie
Invariance Suppression de coordonnée(s) de dépendance du champ électrique
symétrie
Suppression de composante(s) du champ électrique
Invariance par translation
Translation
M M’
oz
Les points M et M’ doivent voir la même distribution de charges
Invariance par rotation
rotation
M M’
𝑢𝜃
Les points M et M’ doivent voir la même distribution de charges
Symétrie
Pourquoi on cherche un plan de symétrie ?
Le champ électrique appartient au plan de symétrie.
Le plan 𝜋1 𝑢𝑟 ,𝑢𝜃 et le plan 𝜋2 𝑢𝑟 ,𝑢𝑧 sont
plans de symétrie ,le champ appartient à
ces deux plans donc à leur intersection
Soit 𝐸 = 𝐸𝑟 (𝑟, 𝜃, 𝑧)𝑢𝑟
Potentiel électrique dans le vide
Le potentiel électrique (ou plus simplement potentiel) en un point d'un
champ électrique correspond au travail à fournir pour transporter une charge
positive unitaire depuis l'infini jusqu'à ce point (le potentiel électrique à l'infini
étant par définition égal à 0). ... On dit que la force électrique est conservative.
Cas ou le champ est produit par une seule charge.
la circulation d’un vecteur le long d’une courbe
avec
est la projection de dl sur la direction OM.
où rA= OA et rB=OB.
Remarque :La circulation de E ne dépend que de A et B, elle ne dépend pas du chemin suivi entre ces deux points.
On peut écrire :
C( E /ab) = f(A) – f(B)
Cas particulier : AB est une courbe fermée A = B. Dans ce cas rA=rB
On en déduit d’après le théorème de Stokes que : 𝒓𝒐𝒕𝑬 = 𝟎 On dit que la circulation de 𝐸est conservative.
Le champ est produit par un ensemble de charges ponctuelles
Soient q ,q , …, q placées en O , O , …, On. En un point M de AB, ces chargent créent un champ :
1 2 n 1 2
𝑬 = 𝑬𝟏 + 𝑬𝟐 + ⋯ + 𝑬𝒏
Alors la circulation du champ total le long du AB s’écrit
On définit ainsi une fonction de points à valeur scalaire ; on la note V et on l’appelle potentiel électrique.
Ainsi on a :
= différence de potentiel entre A et B.
En un point quelconque M entre A et B le potentiel s’écrit donc :
avec ri = OM
Remarque :Il est défini à une constante prés. Par convention on suppose que le potentiel à l’infini est nul
V ∞ = 0=>ri =>∞ =>k=0
Une seule charge ponctuelle placée en un point O, crée donc en tout point M de l’espace un potentiel :
où r = OM.
Relation entre le champ et le potentiel électrique
𝜕𝑉
𝐸𝜌 = −
𝜕𝜌
1 𝜕𝑉
𝐸 𝐸𝜃 = −
𝜌 𝜕𝜃
𝜕𝑉
𝐸𝑧 = −
𝜕𝑧
lignes de champ
On appelle lignes de champ , l’ensemble des courbes qui sont constamment parallèles
au champ. En d’autres termes c’est ‘’la trajectoire de E ’’.
Dans le cas d’une seule charge les lignes de champ sont des droites qui se coupent au
point où est placée la charge.
Deux configurations des lignes du champ électrostatique
Lignes de champ électrique autour de deux particules de même charges (gauche) et de charges
opposées (droite).
Surface équipotentielles
Si l’on écrit V(x,y,z) = constante, on peut en déduire une équation sous la forme z = f(x,y) qui, dans le repère
(X,Y,Z), serait une surface dont tous les points au même potentiel. On dit que c’est une surface équipotentielle
ou encore une surface de niveau. En fait il y a plusieurs surfaces de niveau. A chaque valeur de la constante
correspond une surface.
Remarque :
𝑑𝑉 = 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑉. 𝑑𝑙 = −𝐸 . 𝑑𝑙,alors 𝑬 ⊥ 𝒅𝒍 (dV=0).
Le signe (-) montre que le champ se dirige vers les potentiels décroissants. Les lignes de champ sont donc toujours
perpendiculaires aux surfaces équipotentielles.
Etude du dipôle.
Un dipôle est un ensemble de deux charges électriques ponctuelles
+q et –q séparées par une distance ‘’a’’ très petite devant r = OM
qui est la distance du dipôle au point d’observation M.
Moment dipolaire
On appelle moment dipolaire du dipôle la grandeur
Remarque: 𝑝 s’exprime en C.m.
1
Souvent on utilise le Debye : 1 Debye = 10−19 c.m
3
Potentiel crée par le dipôle
Champ crée par le dipôle
composante radiale
composante orthoradiale
Applications
Exercice 1:
Exercice 2:
l’angle solide
𝒅𝜴 est l’angle solide sous lequel du point O on observe la
surface dS.
𝑑𝑆 . 𝑢 𝑑𝑆 𝑛 𝑢 𝑑𝑆𝑐𝑜𝑠𝛼
𝑑Ω = = =
𝑟2 𝑟2 𝑟2
Remarque: L’angle solide sous lequel on observe tout l’espace est la surface de la sphère de rayon 1 :
𝛀= 4p srd.( stéradian)
Flux du champ électrique
Cas d’une seule charge
Flux de 𝑬 à travers une sphère
le flux du champ à travers la surface élémentaire dS . On dit que c’est un flux élémentaire:
𝒖 et 𝒅𝑺 sont colinéaires :
Le flux est :
Puisque E ne dépend que de R, sa valeur sera la même partout sur S
Remarque :Le flux du champ électrique à travers une sphère est indépendant de son rayon (donc de la sphère elle-même).
Il ne dépend que de la charge qui crée le champ.
Flux de E à travers une surface quelconque.
On cherche à calculer le flux du champ électrique à travers une
surface quelconque S (surface fermée). En tout point M de la
surface tel que OM = r :
le flux élémentaire du champ à travers la surface élémentaire dS.
Remarque: Le flux du champ électrique est indépendant de la surface choisie (sphère, surface quelconque, …etc.).
Il ne dépend que de la charge (q) et du milieu (ici le vide : e0 =8,85 × 10−12 F m−1 )
Quand la charge q est à l’extérieur de S, le nombre de
surfaces élémentaires dS découpées par l’angle solide dΩ sur S
est obligatoirement pair : donc dF total est nul => F = 0.
Quand q est à l’intérieur de S, le nombre de surfaces élémentaires dS
découpées par l’angle solide dΩ sur S est obligatoirement impair et
en plus dF garde la même valeur
avec
Remarque: chaque fois que la charge se trouve dans la surface fermée, le flux est non nul et chaque fois qu’elle est à l’extérieur
de la surface fermée, le flux est nul.
Théorème de Gauss
Dans le cas de plusieurs charges distribuées dans l’espace, le flux du champ électrique à travers une surface fermée
quelconque est la somme algébrique des flux envoyés par chacune des charges (principe de superposition).
Distribution volumique:
Avec V : volume chargé contenu dans la surface fermée S.
𝟏
Distribution superficielle: 𝑬 𝒅𝑺 = ඵ 𝝈𝒅𝜮
𝑺 𝒇𝒆𝒓𝒎é𝒆 𝜺𝟎
𝜮
Avec Σ ∶ surface chargée contenu dans la surface fermée S
Distribution linéique :
l : longueur chargée contenu dans la surface fermée S.
Application
Distribution linéique rectiligne
On considère un fil rectiligne infini chargé avec la densité linéique λ.
Par ailleurs, le second membre de l’égalité est déduit de la charge totale contenue dans le cylindre défini par ∑:
d’où l’expression de la norme du champ rayonné par un fil infini :
Ou sous forme vectorielle :
On en déduit l’expression du potentiel à partir de la relation
Dans le cas présent, 𝐸(r) n’a de composantes que selon 𝑒𝑟 ,cela signifie que le potentiel ne dépend pas de ϕ et de z.
d’où l’expression du champ électrostatique:
et du potentiel :
Distribution volumique à symétrie sphérique
On considère une sphère de rayon R chargée avec la densité volumique ρ uniforme.
• La distribution est invariante par rotation autour du centre.
• Tout plan passant par le centre de la sphère est plan de
symétrie (miroir).
• La distribution présente une symétrie sphérique.
• Le champ𝐸 est parallèle à l’intersection des miroirs
• Le champ 𝐸 est radial
→ coordonnées sphériques
Calcul du champ à l’intérieur de la sphère r < R
• La surface de Gauss est une surface sphérique de rayon r et centrée sur O
• En chaque point de la surface ∑, le champ 𝐸(r) est perpendiculaire
Le premier terme s’écrit :
𝐐𝐢𝐧𝐭 𝝆𝟒 𝟑
Le deuxième vaut : = 𝝅𝒓
𝜺𝟎 𝜺𝟎 𝟑
Calcul du champ à l’extérieur de la sphère, r > R
Le premier terme de l’égalité de Gauss s’écrit :
𝑸𝒊𝒏𝒕 𝟒 𝑹𝟑
Le deuxième vaut : =𝝆 𝝅
𝜺𝟎 𝟑 𝜺𝟎
À l’extérieur de la sphère, tout se passe comme si on avait une charge ponctuelle centrée sur O.
Les conducteurs
Conducteurs et isolants
Un conducteur est un élément de la Un isolant est un élément de la matière dont
matière dont les charges peuvent se les charges sont liées à chaque atome et ne
déplacer sous l’action d’un champ sont pas libres de se déplacer même sous
extérieur. l’action d’un champ extérieur.
Remarque: Les charges mobiles sont des électrons dans le cas d’un métal et des ions dans le cas d’une solution
d’électrolyte.
✓ Si l’on dépose une charge en un point d’un conducteur, elle créera un champ électrique
en tous les points de celui-ci ; d’où déplacement des charges mobiles et à l’équilibre la
charge sera répartie en différents points du conducteur.
✓ Par contre pour un isolant, il n’y a pas déplacement de charges et la charge initiale
restera à l’endroit où elle a été déposée.
✓ Dans la réalité un conducteur parfait n’existe pas de même qu’un isolant parfait est un
cas idéal. Il n’existe que des mauvais isolants et des mauvais conducteurs
Remarque:
Un conducteur est dit en équilibre électrostatique lorsque toutes les charges qu’il contient
sont immobiles.
Propriétés d’un conducteur en équilibre.
Soit un conducteur (C) isolé, immobile et initialement neutre.
Isolé : pas d’influence entre le conducteur et les charges qui peuvent se trouver à son voisinage.
Immobile : si le conducteur n’est pas immobile ses charges ne le seront pas non plus.
Initialement neutre : sa charge totale est nulle .
On dépose une charge Q en un point de ce conducteur. A l’équilibre toutes les
charges sont immobiles
Théorème de Gauss
S est une surface fermée quelconque dans le conducteur
Conséquences:
➢ Donc la charge ne peut être que sur la surface du conducteur.
➢ La distribution est superficielle s.
➢ Toute surface dans le conducteur est équipotentielle.
➢ A l’extérieur du conducteur, les lignes de champ seront donc perpendiculaires à sa surface.
Théorème des éléments correspondants
Soient deux conducteurs portant des distributions de charges opposées. Les lignes de
champ auront l’allure :
T = tube de champ.
Il découpe sur (C1) dS1 et sur (C2) dS2
Soient dq1 la charge contenue dans dS1 et dq2 celle contenue dans dS2.
Dans C1 et C2 le flux de E est nul (E = 0) et à travers T le champ et le vecteur surface
sont perpendiculaires.
Remarques :
➢ Deux éléments, découpés sur deux conducteurs différents, par un même tube de
champ, sont appelés éléments correspondants.
➢ Deux éléments correspondants portent nécessairement des charges égales en module
mais de signe contraire. Ils ne peuvent jamais appartenir à un même conducteur.
Influences électrostatiques
Influence sur un conducteur isolé.
Soit un conducteur (C) initialement neutre et isolé => Q=0, V=0,
(C) contient autant de charges (+) que de charges (-).
Et soit un conducteur (A) chargé.
En approchant (C) de (A), (C) va subir électriquement des modifications.
Conséquences : On dit qu’il est influencé.
A cause de l’attraction coulombienne, sur la face de (C) qui regarde (A), il y a apparition de
charges (–) et sur la face opposée il y a apparition de charges (+).
A l’équilibre:
Les lignes de champ partent de (C) vers l’infini Vc > V∞ = 0
D’où :
- Etat initial QC = 0 ; Vc=0,
- Etat final Qc = 0 ; Vc> 0,
Remarque:
Le conducteur (C) après influence a gardé une charge totale nulle mais son potentiel est passé
de zéro à une valeur positive.
Influence sur un conducteur relié au sol
La terre est un grand conducteur (grand réservoir de charges).
Ce conducteur est neutre car il y a autant de charges + que de charges -.
Si l’on relie un conducteur (A) chargé au sol, l’ensemble [sol + (A)] constituera un nouveau
conducteur.
La charge, initialement répartie sur la surface de (A), va se répartir sur toute la surface du
nouveau conducteur.
Etant donné que la surface de (A) est négligeable devant celle de la terre tout semble comme si
la terre a absorbé l’ensemble de la charge de (A).
Remarque:
On schématise le sol par le symbole:
Influence totale
On dit qu’il y a influence totale chaque fois que le corps influencé entoure complètement le
corps qui l’influence.
Soient (C) un conducteur creux et initialement neutre et (A) un conducteur portant la charge QA.
On place (A) dans (C).
A l’équilibre :
Il va y avoir apparition de la charge (-QA) sur la
face interne Si de (C) et (+ QA) sur sa face externe Se
Remarque :
Si (C) contenait la charge QC à l’état initial, sa charge sur Se après influence serait QC + QA.
Si l’on relie (C) au sol toute la charge sur Se va disparaître.
Capacité d’un conducteur seule et isolé
Soit (C) un conducteur ayant un potentiel V et une charge Q.
Par définition : la capacité du conducteur 𝑄
C=
𝑉
La capacité s’exprime en Farad (F)
Remarque :Le Farad est une unité très grande, souvent on utilise les sous-multiples :
picofarad (1 pF=10 -12 F),
nanofarad (1 nF=10 -9 F ,
microfarad (1µF=10 -6F)
Les condensateurs
Soient deux conducteurs A et B reliés à deux sources de
charges SA et SB.
Chaque fois qu’il y a apparition d’une charge (+) sur A,
il y a apparition, par influence d’une charge (-) sur B.
Remarque:
L’ensemble des deux conducteurs constitue ce qu’on appelle un condensateur.
A et B sont appelés les armatures du condensateur.
Capacité d’un condensateur
Soient :
A : conducteur (QA,VA),
B : conducteur creux, neutre et relié au sol,
Après influence il apparaît la charge – QA sur la face interne de B.
C : est dite capacité du condensateur
Groupement de condensateur
En parallèle
On schématise un condensateur par :
Les deux traits verticaux sont ses armatures.
En série
Energie électrostatique
Soit q une charge qui se déplacent, sous l’effet d’un champ extérieur E ,
de A vers B. E est crée par une autre charge q’.
Le travail nécessaire pour faire déplacer q de dl
est :
On appelle énergie électrostatique d’une charge q soumise sous l’action d’un champ électrique, le travail qu’il faut
fournir contre les forces électrostatiques pour ramener cette charge de l’infini où le potentiel est nul jusqu’à sa position
actuelle où le potentiel est V.
Energie d’un conducteur
Supposons que l’on charge un conducteur :
Etat initial Q=0 V=0
Etat intermédiaire q v
Etat final Q V
Plaçons-nous à l’état intermédiaire. La charge se fait progressivement en amenant dq de l’infini jusqu’au conducteur ou le
potentiel est v.
Il faut donc accomplir le travail dW = dq v
A l’état final, nous aurons accompli le travail