Daniel
Daniel
Publics de Ouagadougou
N° d’ordre :
Thème :
Composition du jury :
Président : Pr.
Secrétaire : Ing
THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION
GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE
CONSTRUCTION.
DEDICACE
REMERCIEMENTS
A travers cette rubrique, nous tenons à remercier toutes les structures et les personnes qui
ont contribué de près ou de loin à l’élaboration de ce document et qui nous ont accompagnés
tout au long de notre formation.
SIGLES ET ABREVIATIONS
αi Angle d’inclinaison
Bi Largeur de la tranche
c Cohésion
D Diamètre
FS Facteur de sécurité
H Hauteur de la tranche
kg Kilogramme
KN Kilo-Newton
l Litre
mm Millimètre
O Centre de rayon
R Rayon
Ti Effort tranchant
ʎ Constante
NOMENCLATURE
Notation Signification Unité
αi Angle d’inclinaison °
Bi Largeur de la tranche m
c Cohésion kPa
D Diamètre mm
H Hauteur de la tranche m
kg Kilogramme kg
kN Kilo-Newton kN
l Litre l
mm Millimètre mm
R Rayon m
AVANT PROPOS
Créée par un groupe de cadre burkinabè et reconnue par arrêté n°2006-
190/MESSRS/SG/CNESSP/ du 03 octobre 2006, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics
de Ouagadougou (ESTPO) est un établissement privé d’enseignement supérieur,
technique et professionnel. Les diplômes délivrés par l’école ont été reconnus par le
CAMES lors du 39ème Colloque sur la reconnaissance et l’équivalence des diplômes, tenu
à Niamey/Niger du 28 au 30 Novembre 2012. Cette reconnaissance a été renouvelée en
2018. L’ESTPO a pour mission la formation des cadres dans les filières suivantes :
Cycle de master (ingénieur de conception,) en génie civil (option Bâtiment et
Travaux Public). La durée de formation est de trois (03) ans pour les titulaires d’un
DEUG A (MP, PC ou MPI) ou B (CB, ou BG) et de cinq (05) ans pour les titulaires
d’un baccalauréat scientifique ou technique série (C, D, E, F ou S).
Cycle de licence professionnelle (ingénieur des travaux) en génie civil. La
durée de la formation est de trois (03) ans pour les titulaires d’un baccalauréat
scientifique ou technique série (C, D, E, F ou S), et d’un (01) an pour les titulaires
d’un BTS en Génie Civil.
Cycle de techniciens supérieurs en génie civil. D’une durée de deux (02) ans,
cette formation est sanctionnée du diplôme de technicien supérieur (DTS). Avec ce
diplôme, l’étudiant a le choix de continuer en licence professionnelle ou sortie sur le
terrain en tant que technicien supérieur.
Cycle de topographie. Ouvert en 2017, cette filière possède les niveaux d’études
de la licence jusqu’au master.
Cycle Eau et Assainissement. Ouvert en 2020, les étudiants en fin d’études de
licence à L’ESTPO ont le choix de continuer en master en génie civil (option BTP)
ou dans cette nouvelle filière.
Chaque étudiant en fin de cycle à l’ESTPO est tenu de rédiger un mémoire de fin de cycle
qui sera présenté publiquement lors d’une soutenance organisée par la direction
académique. C’est dans ce cadre que ce présent mémoire a été élaboré pour l’obtention du
diplôme d’Ingénieur de conception avec pour thème : « Etude de faisabilité de
rehaussement du parc à résidus minier de wahgnion gold opération : influence de la
méthodologie sur la stabilité et les coûts de construction »
RESUME
Cette étude porte sur l’évaluation de la faisabilité technique et économique du rehaussement
du parc à résidus miniers (TSF) de Wahgnion Gold Operations au Burkina Faso. Face à la
saturation de la digue existante, une intervention est nécessaire pour garantir la continuité
des activités minières tout en assurant la sécurité des ouvrages et des populations. L’objectif
principal est d’identifier une méthodologie de rehaussement adaptée au contexte local,
capable d’assurer un équilibre optimal entre la stabilité géotechnique de l’ouvrage et la
maîtrise des coûts de construction. La méthodologie adoptée combine une recherche
bibliographique approfondie sur les techniques de rehaussement (upstream, downstream,
centreline) et les normes internationales (ANCOLD, GISTM), un diagnostic géotechnique du
site existant, et des modélisations numériques de stabilité réalisées avec le logiciel SLIDE.
L’étude a porté sur deux cellules de la digue (Cellule 1 et 2), avec pour objectif de valider la
stabilité actuelle et de simuler l'impact d'un rehaussement selon la méthode centreline,
considérée comme le meilleur compromis. L’analyse comparative des résultats a montré que
la méthode centreline constitue la solution la plus pertinente pour le contexte burkinabè. Pour
la Cellule 1, l'analyse a révélé la nécessité systématique d'intégrer des risbermes afin de
garantir les facteurs de sécurité requis, notamment en conditions sismiques. L'évaluation
économique a permis de chiffrer précisément ce compromis : pour un rehaussement de 3 m
à 5 m, les coûts varient de 1,73 à 2,73 milliards FCFA, pour un gain de capacité de stockage
de 600 000 à 1,4 million de m³. Concernant la Cellule 2, plus stable grâce à sa fondation
rocheuse, le rehaussement est viable sans correctif jusqu'à 4 m, avec un coût allant de 1,28
à 1,96 milliards FCFA. Le rehaussement à 5 m de cette cellule est plus onéreux (2,92 milliards
FCFA) et nécessite également une risberme. Ces résultats confirment la faisabilité technique
du rehaussement selon la méthode centreline. La Cellule 2 apparaît comme l'option la plus
favorable pour une extension jusqu'à 4 m. Pour tout scénario de rehaussement, l’étude
recommande une gestion stricte des niveaux d’eau et la mise en place d’un dispositif de
surveillance géotechnique renforcé (piézomètres) afin de garantir la stabilité et la sécurité à
long terme de l’ouvrage, conformément aux normes internationales. Ce travail contribue ainsi
à la recherche sur la gestion sécurisée et durable des parcs à résidus miniers en Afrique de
l'Ouest.
ABSTRACT
This study focuses on the technical and economic feasibility assessment of raising the
Tailings Storage Facility (TSF) at Wahgnion Gold Operations in Burkina Faso. Faced with the
saturation of the existing dyke, intervention is necessary to ensure the continuity of mining
activities while guaranteeing the safety of the structures and local populations. The main
objective is to identify a raising methodology adapted to the local context, capable of ensuring
an optimal balance between the geotechnical stability of the structure and the control of
construction costs. The adopted methodology combines an in-depth literature review of
raising techniques (upstream, downstream, centreline) and international standards
(ANCOLD, GISTM), a geotechnical diagnosis of the existing site, and numerical stability
modeling using SLIDE software. The study focused on two dyke cells (Cell 1 and 2), aiming
to validate current stability and simulate the impact of a raise using the centreline method,
considered the best compromise. The comparative analysis of the results showed that the
centreline method is the most relevant solution for the Burkinabe context. For Cell 1, the
analysis systematically revealed the need to integrate berms to guarantee the required safety
factors, particularly under seismic conditions. The economic evaluation precisely quantified
this compromise: for a raise from 3 m to 5 m, costs vary from 1.73 to 2.73 billion FCFA, for a
storage capacity gain of 600,000 to 1.4 million m³. Concerning Cell 2, more stable due to its
rocky foundation, raising is viable without corrective measures up to 4 m, with costs ranging
from 1.28 to 1.96 billion FCFA. Raising this cell to 5 m is more expensive (2.92 billion FCFA)
and also requires a berm. These results confirm the technical feasibility of raising using the
centreline method. Cell 2 appears to be the most favorable option for an extension up to 4 m.
For any raising scenario, the study recommends strict water level management and the
implementation of a reinforced geotechnical monitoring system (piezometers) to guarantee
the long-term stability and safety of the structure, in accordance with international standards.
This work thus contributes to research on the safe and sustainable management of tailings
storage facilities in West Africa.
Figure 2.3: Découpage d`un talus en tranches et les forces agissantes sur une tranche. ... 35
Figure 2.4 : Forces agissantes sur une tranche d’après l’hypothèse de Fellenius. .............. 36
Figure 2.7 : Représentation des forces sur une tranche selon la méthode simplifiée de
Morgenstern et Price............................................................................................................ 40
Figure 3.1: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition drainé. ....................... 50
Figure 3.2: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition non drainé. ................ 50
Figure 3.3: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition non drainé avec risberme.
............................................................................................................................................. 51
Figure 3.4 : Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition Post -sismique. ......... 52
Figure 3.5: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition Post -sismique avec
risberme. .............................................................................................................................. 53
Figure 3.6: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en Sensibilité non drainé. .............. 54
Figure 3.7: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel Sensibilité post-sismique. .............. 55
Figure 3.8: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en Sensibilité post-sismique avec
risberme. .............................................................................................................................. 56
Tableau 2.3: Cas de géométrie de remblai et facteurs de sécurité cibles selon l’ANCOLD
(2019a) ............................................................................................................................ - 28 -
Tableau 3.4: Tableau récapitulatif des résultats – Cas 3 (Cellule 1, rehaussement à 4m) ... 59
Tableau 3.10: Tableau récapitulatif des résultats – Cas 3 (Cellule 2, rehaussement à 4m) . 64
Tableau 3.12: Tableau récapitulatif des résultats – Cas 3 (Cellule 2, rehaussement à 5m) . 66
Tableau 3.13: Volumes des matériaux et coûts associés pour les scénarios de rehaussement
de la Cellule 01 .................................................................................................................... 67
Tableau 3.14: Volumes des matériaux et coûts associés pour les scénarios de rehaussement
de la Cellule 02. ................................................................................................................... 68
REMERCIEMENTS .................................................................................................... II
NOMENCLATURE ...................................................................................................... V
ABSTRACT.............................................................................................................. VIII
IV. Méthodologie............................................................................................................ - 2 -
INTRODUCTION ........................................................................................................... - 5 -
I.1 GENERALITES SUR LES RESIDUS MINIER ET LES PARCS A RESIDUS ........... - 5 -
Conclusion .................................................................................................................. - 24 -
INTRODUCTION ......................................................................................................... - 25 -
Conclusion ....................................................................................................................... 48
INTRODUCTION .............................................................................................................. 49
III.3.1 Cellule 01 : Évaluation des volumes de matériaux et des coûts associés .......... 67
III.3.2 Cellule 02 – Évaluation des volumes de matériaux et des coûts associés ......... 68
Conclusion ....................................................................................................................... 69
RECOMMANDATIONS ............................................................................................. 71
ANNEXES.................................................................................................................... i
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Depuis le début des années 2000, le Burkina Faso connaît une croissance rapide de son
secteur minier, dominé par l’exploitation aurifère. L’or est devenu le principal produit
d’exportation, représentant une part importante du PIB et des recettes budgétaires. Cette
expansion a entraîné la multiplication des mines industrielles et, par conséquent, la création
de nombreux parcs à résidus destinés au stockage des sous-produits issus du traitement du
minerai. La gestion de ces parcs constitue aujourd’hui une problématique majeure pour le
pays. Les conditions climatiques, marquées par une alternance de saisons sèches et
humides, ainsi que les spécificités géologiques locales, accentuent les risques d’instabilité
des digues. Les ruptures ou défaillances éventuelles de ces ouvrages pourraient avoir des
conséquences graves sur les populations riveraines, l’environnement et la pérennité des
exploitations minières. Dans ce contexte, le rehaussement des parcs à résidus apparaît
comme une solution stratégique pour prolonger la durée de vie des exploitations sans
engager les coûts considérables liés à la construction de nouvelles infrastructures. Toutefois,
cette opération soulève des enjeux complexes qui nécessitent une analyse approfondie :
stabilité géotechnique, maîtrise des coûts et respect des exigences environnementales et
réglementaires.
I. Contexte et justification
Dans le cadre de l’exploitation aurifère au Burkina Faso, la gestion des parcs à résidus
miniers constitue un enjeu majeur pour la durabilité des projets. Ces infrastructures jouent un
rôle essentiel dans la sécurité environnementale et la continuité des opérations minières.
Actuellement, le parc à résidus de Wahgnion Gold Operation est presque saturé, ce qui
représente un défi immédiat pour la poursuite des activités de l’entreprise. Face à cette
situation, la société se trouve confrontée à la nécessité d’envisager un rehaussement de la
digue existante afin d’augmenter la capacité de stockage et d’assurer la continuité de
l’exploitation. C’est dans ce contexte précis que s’inscrit le présent mémoire, dont le choix du
thème se justifie par la volonté d’apporter une réponse scientifique et technique à une
problématique réelle, tout en contribuant à la recherche sur les méthodologies de
rehaussement adaptées au contexte burkinabè.
II. Problématique
Le rehaussement des parcs à résidus miniers constitue une opération complexe qui doit
concilier deux impératifs majeurs : d’une part, assurer la stabilité géotechnique de l’ouvrage
afin de prévenir tout risque de rupture et de protéger l’environnement ; d’autre part, maîtriser
les coûts de construction qui représentent une part significative des dépenses
d’investissement et d’exploitation minière. Au regard de ces contraintes, la question
fondamentale que ce mémoire se propose d’examiner est la suivante :
III. Objectifs
IV. Méthodologie
Missions principales
Extraction et traitement du minerai aurifère.
Gestion et suivi des projets techniques.
Mise en œuvre des normes de sécurité et de protection environnementale.
Contribution sociale et développement d’infrastructures locales.
Atouts de Wahgnion Gold Operations SA
Une équipe pluridisciplinaire compétente et expérimentée.
Des installations modernes conformes aux standards internationaux.
Une contribution significative à l’économie nationale par les emplois et les retombées
fiscales.
Un engagement en faveur du développement durable et de la responsabilité sociale.
INTRODUCTION
Ce chapitre présente la revue bibliographique et les généralités sur les résidus miniers et les
parcs à résidus. Il expose leur nature, leurs enjeux et les principes de conception des
ouvrages de stockage. Les principales méthodologies de rehaussement (upstream,
downstream et centreline) y sont décrites, avec leurs avantages et limites. Le chapitre aborde
également les normes et standards internationaux (ICMM, ANCOLD, GISTM) qui encadrent
la gestion des parcs à résidus, ainsi que des études de cas marquantes comme Brumadinho
et Mount Polley. Enfin, une synthèse critique met en relation ces éléments avec le contexte
burkinabè, en soulignant la pertinence du sujet pour Waghion Gold Opération.
I.1.1.1 Définition
Les résidus miniers sont les sous-produits issus du traitement du minerai dans les usines de
concentration. Ils correspondent à la fraction du minerai qui n’a pas pu être valorisée
économiquement et qui est rejetée après extraction des métaux ou minéraux recherchés.
Leur gestion constitue un enjeu majeur pour l’industrie minière, car ils sont produits en
grandes quantités et présentent des caractéristiques physiques et chimiques particulières.
de résidus chimiques issus des réactifs utilisés lors de la concentration (cyanures, sulfates,
etc.). Cette composition confère aux résidus des propriétés géotechniques particulières,
souvent caractérisées par une faible densité, une forte saturation et une tendance à la
liquéfaction sous certaines conditions.
La gestion des résidus miniers constitue une problématique centrale pour l’industrie
extractive, car elle implique des enjeux multiples qui touchent à la fois l’environnement, la
société et l’économie.
Les résidus miniers, en raison de leur composition chimique et de leur forte teneur en eau,
peuvent générer des impacts négatifs sur l’environnement. La pollution des sols et des eaux
de surface ou souterraines est l’un des risques majeurs, notamment par lixiviation des métaux
lourds ou par infiltration de produits chimiques tels que les cyanures et les sulfates. De plus,
les phénomènes de drainage minier acide peuvent accentuer la contamination et
compromettre durablement la qualité des écosystèmes. La gestion des résidus doit donc
intégrer des mesures de confinement, de traitement et de surveillance pour limiter ces
impacts.
La sécurité des populations riveraines et des travailleurs constitue un autre enjeu majeur.
Les ruptures de parcs à résidus observées dans le monde ont montré les conséquences
dramatiques que peuvent avoir ces accidents en termes de pertes humaines et de destruction
d’habitats. Au-delà des risques physiques, la gestion des résidus influence également
l’acceptabilité sociale des projets miniers. Une mauvaise gestion peut entraîner des conflits
entre les compagnies minières et les communautés locales, tandis qu’une approche
responsable favorise la confiance et la cohabitation durable.
Sur le plan économique, la gestion des résidus représente un coût significatif pour les
compagnies minières. Les dépenses liées au stockage, à la surveillance, à la réhabilitation
et à la fermeture des sites doivent être intégrées dans les budgets d’exploitation. Une rupture
ou une mauvaise gestion peut entraîner des pertes financières considérables, liées aux
réparations, aux indemnisations et aux sanctions réglementaires. À l’inverse, une gestion
Rédigé et présenté publiquement par OUEDRAOGO Manedbkiéta Daniel
-6-
THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION
GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE
CONSTRUCTION.
Les parcs à résidus miniers, ou Tailings Storage Facilities (TSF), sont des ouvrages de génie
civil spécialement conçus pour stocker de manière sécurisée les résidus issus du traitement
du minerai. Leur rôle principal est de confiner ces sous-produits afin de prévenir toute
dispersion incontrôlée dans l’environnement. Ils permettent ainsi de protéger les sols, les
eaux de surface et les nappes souterraines, tout en garantissant la continuité des opérations
minières. Les TSF sont donc des infrastructures stratégiques, dont la stabilité conditionne la
sécurité des travailleurs, des populations riveraines et la durabilité des exploitations.
Les parcs à résidus peuvent prendre différentes formes selon les conditions géographiques,
géologiques et économiques du site :
Barrages en remblai : construits à partir de matériaux naturels (sols, roches), ils constituent
la forme la plus courante et peuvent être rehaussés par étapes successives.
Cette typologie reflète la diversité des solutions techniques adoptées en fonction des
contraintes locales et des objectifs de l’exploitation.
Stabilité géotechnique : garantir que les digues et barrages résistent aux pressions internes
(résidus saturés) et aux sollicitations externes (séismes, pluies intenses).
Gestion des eaux : contrôler le niveau de la nappe phréatique et assurer un drainage efficace
pour limiter les risques de liquéfaction.
Adaptation au contexte local : tenir compte des conditions climatiques (alternance saison
sèche/hivernage), des matériaux disponibles et des contraintes économiques.
Ainsi, les TSF ne sont pas de simples bassins de stockage, mais des ouvrages complexes
qui doivent être conçus et gérés selon des standards internationaux afin de prévenir tout
risque de rupture.
solides nécessaires. La digue est rehaussée par étapes successives, en fonction du rythme
de production des résidus.
I.2.1.2 Avantages
Faible coût de construction, car elle utilise les résidus comme support et limite l’apport
de matériaux externes.
Rapidité de mise en œuvre, grâce à une logistique simplifiée et une adaptation
progressive aux besoins de stockage.
Flexibilité, permettant d’ajuster la hauteur de la digue en fonction de l’évolution de la
production.
I.2.1.3 Inconvénients
Risque élevé de liquéfaction des résidus saturés, pouvant entraîner une perte brutale
de stabilité.
Instabilité géotechnique, car les résidus utilisés comme support présentent une faible
résistance mécanique et une forte compressibilité.
Sensibilité aux conditions climatiques, notamment aux pluies intenses qui favorisent
l’infiltration et la saturation des résidus.
La méthode upstream est généralement choisie dans les contextes où les contraintes
budgétaires sont fortes et où la disponibilité de matériaux solides est limitée. Elle est adaptée
aux sites présentant une faible sismicité et des résidus relativement secs et stables.
Toutefois, ses limites sont évidentes dans les environnements tropicaux ou humides, où la
saturation des résidus accroît considérablement le risque de liquéfaction. Les catastrophes
minières récentes, comme celle de Brumadinho (Brésil, 2019), ont mis en évidence les
dangers associés à cette méthodologie, entraînant une remise en question de son utilisation
dans plusieurs pays.
I.2.2.2 Avantages
La méthode downstream est considérée comme la plus sûre parmi les techniques de
rehaussement :
Grande stabilité géotechnique, grâce à l’appui sur des matériaux solides et bien
compactés.
Meilleure sécurité, car elle réduit considérablement les risques de liquéfaction et
d’instabilité liés aux résidus saturés.
Adaptabilité aux conditions climatiques et sismiques, offrant une robustesse
supérieure face aux sollicitations externes.
[Link] Inconvénients
Coût élevé, lié à la nécessité d’importer et de mettre en place des matériaux solides
supplémentaires.
Besoin d’espace supplémentaire, car chaque levée est construite en aval, ce qui élargit
progressivement l’emprise du parc à résidus.
Durée de mise en œuvre plus longue, en raison des travaux de terrassement et de
compactage nécessaires.
La méthode downstream est privilégiée dans les sites où la sécurité constitue une priorité
absolue, notamment dans les zones à forte sismicité ou à climat humide. Elle est adaptée
aux exploitations disposant d’un espace suffisant pour l’extension du parc et de ressources
financières permettant de supporter les coûts élevés. Ses limites résident principalement
Rédigé et présenté publiquement par OUEDRAOGO Manedbkiéta Daniel
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THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION
GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE
CONSTRUCTION.
dans les contraintes économiques et foncières : elle peut être difficilement applicable dans
les contextes où les terrains disponibles sont restreints ou où les budgets d’investissement
sont limités.
I.2.3.2 Avantages
La méthode centreline est souvent considérée comme un compromis entre stabilité et coût :
Stabilité supérieure à l’upstream, car les levées reposent en partie sur des matériaux solides.
Coût plus faible que le downstream, puisqu’elle nécessite moins de matériaux externes.
I.2.3.3 Inconvénients
Nécessite un contrôle strict des résidus, afin d’éviter toute instabilité liée à leur
saturation.
Exige une surveillance continue, notamment par instrumentation géotechnique
(piézomètres, inclinomètres).
Complexité de mise en œuvre, car elle demande une planification rigoureuse et une
gestion intégrée des matériaux.
La méthode centreline est adaptée aux sites où l’équilibre entre sécurité et coût est
recherché. Elle convient particulièrement aux exploitations disposant d’un espace limité mais
nécessitant une capacité de stockage accrue. Toutefois, ses limites apparaissent dans les
environnements où les résidus sont fortement contractifs ou saturés, car la stabilité peut être
compromise sans une gestion stricte. Son efficacité dépend donc largement de la qualité du
suivi géotechnique et de la discipline dans l’application des normes de conception et de
surveillance
Le choix d’une méthodologie de rehaussement pour les parcs à résidus ne peut se faire sans
une analyse comparative des différentes approches existantes. Chaque méthode présente
des avantages et des inconvénients qui doivent être évalués en fonction des contraintes
géotechniques, hydrogéologiques, économiques et foncières propres au site minier. Une
comparaison systématique permet de mettre en évidence les différences en termes de
sécurité, de coût et de faisabilité, et d’orienter la décision vers la solution la plus adaptée au
contexte. Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques de chaque méthodologie.
Le choix de la méthodologie de rehaussement doit être guidé par une analyse intégrée des
paramètres géotechniques, hydrogéologiques et économiques :
Dans les contextes à fortes contraintes budgétaires, la méthode upstream peut être
envisagée, mais elle reste risquée dans les environnements humides ou tropicaux où
la saturation des résidus est fréquente.
Dans les contextes où la sécurité est prioritaire, notamment en zones sismiques ou à
climat humide, la méthode downstream est la plus adaptée, malgré son coût élevé et
son besoin d’espace supplémentaire.
Dans les contextes intermédiaires, où il est nécessaire de concilier sécurité et maîtrise
des coûts, la méthode centreline constitue un compromis pertinent, à condition
d’assurer une surveillance géotechnique rigoureuse et un contrôle strict des résidus.
Ainsi, le choix optimal dépend non seulement des caractéristiques techniques du site (nature
des sols, saturation des résidus, conditions hydrogéologiques), mais aussi des contraintes
économiques et foncières propres à chaque projet minier.
L’International Council on Mining and Metals (ICMM) est une organisation mondiale qui
regroupe les principales compagnies minières et métallurgiques. Son objectif est de
promouvoir une exploitation minière responsable et durable. Concernant la gestion des
résidus, l’ICMM a défini des principes directeurs qui visent à réduire les risques
environnementaux et sociaux associés aux parcs à résidus. Ces principes reposent
notamment sur :
L’ICMM recommande que les parcs à résidus soient conçus et exploités selon des standards
internationaux de génie civil et de géotechnique, en tenant compte des spécificités locales.
Les principales exigences incluent :
En résumé, l’ICMM fournit un cadre de référence qui encourage les compagnies minières à
adopter des pratiques responsables et sécuritaires dans la gestion des résidus, en combinant
rigueur technique, transparence et engagement social.
L’ANCOLD est une organisation australienne spécialisée dans la conception et la gestion des
grands barrages, y compris les parcs à résidus miniers. Ses recommandations techniques
mettent l’accent sur la rigueur des études préalables et la qualité des matériaux utilisés. Elles
insistent sur :
L’ANCOLD adopte une approche fondée sur la classification des risques. Les barrages et
digues sont classés selon leur niveau de danger potentiel pour les populations et
l’environnement en cas de défaillance. Cette classification détermine le degré de rigueur
requis dans la conception, la surveillance et la maintenance. Plus le risque est élevé, plus les
exigences techniques et de contrôle sont renforcées.
Elle propose des directives spécifiques pour les barrages de résidus, axées sur la sécurité et
la durabilité. Ces normes insistent sur la nécessité d’une conception robuste, d’une
surveillance continue et d’une gestion proactive des risques.
L’effondrement s’est produit en milieu de journée, libérant une coulée massive de boues qui
a dévasté les installations minières en aval, englouti les bâtiments administratifs et atteint
rapidement les zones habitées. La vague de résidus s’est propagée sur plusieurs kilomètres,
suivant le lit du fleuve Paraopeba, provoquant une catastrophe humaine et environnementale
d’une ampleur exceptionnelle.
Rédigé et présenté publiquement par OUEDRAOGO Manedbkiéta Daniel
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THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION
GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE
CONSTRUCTION.
Les enquêtes menées par les autorités brésiliennes et des experts indépendants ont mis en
évidence plusieurs facteurs ayant conduit à l’effondrement du barrage de Brumadinho :
stocker les boues issues de l’exploitation du cuivre et de l’or, a libéré environ 25 millions de
m³ d’eau et de résidus miniers dans les rivières et lacs environnants, notamment le lac
Quesnel et la rivière Hazeltine. La coulée a provoqué une contamination étendue des milieux
aquatiques, affectant les écosystèmes, les zones de pêche et les communautés [Link]
contexte géographique et hydrologique de la région a amplifié les impacts : le lac Quesnel
est une zone sensible, reconnue pour sa biodiversité et son importance dans la pêche au
saumon. L’ampleur de la rupture a fait de cet accident l’un des plus graves de l’histoire minière
canadienne, suscitant une large couverture médiatique et des débats sur la sécurité des
barrages de résidus dans le pays.
Les investigations menées par un comité indépendant ont montré que la cause principale de
l’effondrement était une faiblesse géologique dans la fondation du barrage, liée à une sous-
estimation des conditions géotechniques locales. Plus précisément :
La présence d’une couche de till glaciaire faible et instable sous la digue a compromis
la résistance de la fondation.
Les analyses initiales avaient sous-évalué la capacité portante de ce matériau,
entraînant une rupture par cisaillement.
Des lacunes dans la conception et la surveillance ont contribué à l’accident, car les
signes précurseurs de déformation n’ont pas été interprétés correctement.
Pollution des cours d’eau et des lacs, avec des impacts graves sur les écosystèmes
aquatiques.
Dégradation des zones de pêche traditionnelles des communautés locales.
Coûts élevés de réhabilitation et atteinte à la réputation de l’industrie minière
canadienne.
Des incidents moins médiatisés ont été recensés en Afrique du Sud, en Australie et dans
d’autres régions minières. Bien que moins destructeurs, ils ont révélé des failles dans la
gestion quotidienne des parcs à résidus.
Les incidents recensés dans divers pays, même lorsqu’ils n’ont pas eu l’ampleur de
Brumadinho ou de Mount Polley, démontrent que la surveillance régulière et l’entretien
systématique des digues sont des conditions indispensables à la sécurité des parcs à résidus.
L’utilisation d’instruments de contrôle tels que les piézomètres (pour mesurer la pression
interstitielle) et les inclinomètres (pour détecter les mouvements internes des digues) permet
de suivre en temps réel l’évolution des conditions géotechniques. Ces dispositifs, associés à
des inspections visuelles et à des audits techniques périodiques, contribuent à anticiper les
défaillances et à mettre en œuvre des mesures correctives avant qu’une instabilité majeure
ne survienne.
La stabilité des parcs à résidus est fortement influencée par les conditions géologiques,
climatiques et hydrogéologiques propres à chaque site. Dans les environnements tropicaux
humides, les fortes précipitations favorisent la saturation des résidus et augmentent le risque
de liquéfaction. Dans les zones sismiques, les sollicitations dynamiques peuvent accentuer
Rédigé et présenté publiquement par OUEDRAOGO Manedbkiéta Daniel
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THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION
GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE
CONSTRUCTION.
les instabilités structurelles. Ces contextes exigent le recours à des méthodologies plus
robustes, telles que le downstream ou le centreline, qui offrent une meilleure résistance aux
contraintes hydriques et mécaniques. La vigilance doit être accrue dans ces environnements,
avec une adaptation des techniques de drainage, une surveillance renforcée et une
conception intégrant les spécificités locales.
Cette synthèse vise à confronter les enseignements théoriques et pratiques aux spécificités
du contexte sahélien, afin de déterminer les solutions les plus pertinentes pour garantir la
sécurité des ouvrages, la durabilité des exploitations minières et la protection des populations
et de l’environnement.
Limites de la méthodologie upstream dans les contextes tropicaux et sahéliens : bien que
cette approche soit économique et rapide à mettre en œuvre, elle présente un risque élevé
de liquéfaction des résidus saturés. Dans les environnements sahéliens et tropicaux,
marqués par des alternances de fortes pluies et de sécheresses, cette méthodologie est
particulièrement vulnérable et peu adaptée.
Dans les pays en développement, où les contraintes budgétaires sont fortes mais où la
sécurité reste une priorité, cette approche apparaît comme un compromis réaliste, à condition
d’assurer une surveillance géotechnique rigoureuse.
Contraintes climatiques : le Burkina Faso connaît une alternance entre une saison
sèche prolongée et un hivernage marqué par des pluies intenses. Cette variabilité
accroît le risque de saturation des résidus et impose la mise en place de systèmes de
drainage efficaces pour garantir la stabilité des digues.
Contraintes économiques : le coût élevé des matériaux solides et les financements
limités des projets miniers constituent des obstacles à l’adoption de la méthodologie
downstream. Les exploitations locales doivent souvent privilégier des solutions moins
coûteuses, tout en maintenant un niveau de sécurité acceptable.
Contraintes géotechniques : la nature des sols burkinabè, souvent latéritiques ou
sablo-argileux, ainsi que les caractéristiques des résidus miniers locaux influencent
directement la stabilité des ouvrages. Une caractérisation géotechnique approfondie
est indispensable pour adapter la méthodologie choisie aux conditions spécifiques du
site.
Conclusion
INTRODUCTION
Ce chapitre présente l’analyse et le diagnostic de la stabilité actuelle de la digue du parc à
résidus de Wahgnion Gold. Il s’appuie sur les données géométriques et géotechniques
disponibles ainsi que sur les résultats d’un bureau d’étude ayant déjà évalué la structure.
L’objectif est de vérifier la cohérence de ces résultats, afin de confirmer la fiabilité du facteur
de sécurité obtenu
Le parc à résidus de Wahgnion Gold est situé dans le sud-ouest du Burkina Faso, dans la
région de Tannounyan. Il constitue l’ouvrage principal de stockage des résidus issus du
traitement du minerai aurifère. La production industrielle a démarré en août 2019, avec un
rythme nominal d’environ 3,7 Mt de résidus par an.
Cellule 1 : initialement construite jusqu’à une cote de crête RL 371.3 m (Phase 1), puis
surélevée en aval jusqu’à RL 378 m (Phase 2). Elle a atteint sa capacité maximale de
stockage.
Cellule 2 : construite au sud de la Cellule 1, avec une crête initiale RL 372.5 m, suivie d’une
surélévation aval jusqu’à RL 378 m.
La digue est constituée de matériaux locaux et de résidus miniers compactés, avec une
géométrie définie par une hauteur totale de 28 m, une pente moyenne de 1V:3H, et une
largeur de crête de 8 m. L’environnement immédiat est marqué par la présence d’un bassin
de stockage en aval, soumis aux variations saisonnières du niveau d’eau.
Sur la base de l’examen détaillé des données géotechniques disponibles (forages, puits
d’essai, essais en laboratoire et sur site) et en tenant compte des analyses de stabilité
précédentes, les paramètres de conception géotechnique adoptés pour les modèles de
stabilité.
[A] Les propriétés géotechniques des matériaux présents dans la Cellule 1 ont été
déterminées à partir des données issues des investigations de terrain et des essais en
laboratoire. Ces paramètres sont essentiels pour l’analyse de stabilité de la digue et
permettent de modéliser correctement le comportement des différents matériaux en
conditions drainées, non drainées et post-sismiques. le tableau 01 et 02 ci-dessous indique
respectivement les caractéristiques géotechniques des matériaux des deux Cellules et la
fondation.
Zone A 20 20 10 25 80 64
Zone A1 20 20 0 30 75 60
Zone C 20 21 0 31 100 80
Ce tableau met en évidence la variabilité des propriétés mécaniques entre les zones de la
digue, avec leurs résistances, leur angle de frottement et aussi leur coefficient de cohésion.
Zone C1 20 21 0 32 50 40
Transition
Saprock 20 20
Su = 300 kPa
Mafic Volcanic
(Bedrock) Imperméable
Le tableau ci-dessus nous donnes le poids volumique ainsi que les propriétés de résistances
des différents matériaux qui constitue la fondation de la digue.
[A] Afin de garantir la sécurité et la performance des digues de parcs à résidus, l’ANCOLD
(2019a) recommande des critères minimaux de stabilité exprimés en termes de Facteur de
Sécurité (FoS). Ces critères tiennent compte des différentes conditions de chargement
(statique, sismique et post-sismique) ainsi que des scénarios hydrogéologiques possibles. Le
tableau ci-après présente les cas de géométrie de remblai étudiés et les valeurs cibles de
Facteur de Sécurité (FoS) adoptées conformément aux recommandations de l’ANCOLD.
Tableau 2.3: Cas de géométrie de remblai et facteurs de sécurité cibles selon l’ANCOLD
(2019a)
FACTEUR
DE
CAS DESCRIPTION PARAMÈTRES
SÉCURITÉ
D’ANALYSE
CIBLE
phréatiques niveaux d’eau basés sur les lectures des Sensibilité post-
1
normaux piézomètres sismique (5)
le tableau montre que les normes ANCOLD imposent une marge de sécurité élevée en
conditions normales, tout en acceptant des valeurs plus basses (FoS = 1,0) dans les
scénarios extrêmes ou post-sismiques, afin de garantir la stabilité minimale de l’ouvrage
même dans les situations les plus défavorables.
II.3.1. Cellule 1
Les résultats de l’évaluation de la stabilité de la Cellule 1 montrent que la digue présente une
stabilité globalement satisfaisante en conditions normales, avec des facteurs de sécurité
supérieurs aux seuils recommandés par l’ANCOLD (2019a). Toutefois, les analyses révèlent
une sensibilité plus marquée en conditions post-sismiques et en cas de niveaux phréatiques
extrêmes, ce qui traduit la vulnérabilité des résidus oxydés. Le tableau ci-après présente les
facteurs de sécurité obtenus pour la Cellule 1 dans les différents cas étudiés.
Rédigé et présenté publiquement par OUEDRAOGO Manedbkiéta Daniel
- 29 -
THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION
GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE
CONSTRUCTION.
Sensibilité
Sensibilité non Post-
Cas Drainé Non drainé post-
drainée sismique
sismique
Cas 1 – Remblai
existant, niveaux 1,7 1,6 – 1,3 –
phréatiques normaux
Cas 2 – Surélévation
future, niveaux 1,7 1,5 1,4 1,1 1
phréatiques normaux
Cas 3 – Surélévation
future, niveaux
1,6 1,4 – 1 –
phréatiques
extrêmes
La Cellule 1 est stable en fonctionnement normal, mais elle présente une marge de sécurité
réduite en post-sismique, ce qui impose une gestion stricte des niveaux d’eau et une
surveillance renforcée des résidus oxydés.
II.3.2. Cellule 2
Sensibilité
Sensibilité
Cas Drainé Non drainé Post-sismique post-
non drainée
sismique
Cas1 :Remblai
existant,niveaux 1,7 1,9 – 1,5 –
phréatiques normaux
Cas2 : Surélévation
future, niveaux 1,7 1,7 1,6 1,4 1.3
phréatiques normaux
Cas3 : Surélévation
future, niveaux 1,7 1,7 – 1,4 –
phréatiques extrêmes
La Cellule 2 offre une stabilité nettement plus robuste que la Cellule 1, notamment en
conditions post-sismiques et extrêmes. Elle constitue donc une option plus sûre et plus
adaptée pour les surélévations futures.
Afin de confirmer la fiabilité des résultats obtenus par le bureau d’étude, une vérification est
réalisée sur un cas représentatif. Cette démarche vise à comparer les valeurs de Facteur de
Sécurité (FoS) obtenues par modélisation numérique à celles issues d’une approche
simplifiée selon la méthode de l’équilibre limite, couramment utilisée en géotechnique.
Le cas retenu pour cette vérification est le Cas 2(Surélévation future, niveaux phréatiques
normaux) pour la Cellule 2, car il représente une configuration typique de fonctionnement à
pleine hauteur, avec des conditions hydrauliques réalistes et des sollicitations modérées. La
figure ci-dessous illustre la coupe de la Cellule 02.
Cette méthode consiste à considérer les forces qui tendent à retenir un certain volume de
terrain, délimité par les forces libres du talus et une surface de rupture potentielle, et celles
qui tendent à la mettre en mouvement. Les figures ci-dessous illustrent le découpage en
tranches d’un talus.
Figure 2.3: Découpage d`un talus en tranches et les forces agissantes sur une tranche.
Appelée aussi méthode suédoise, on considère que la ligne de glissement est de forme
circulaire ; On néglige totalement les efforts inter-tranches. La seule force agissant sur l’arc
AB est le poids W. Par rapport au centre O, on peut Définir :
Rn = cn. AB + Nn 𝑥tanΦ
Donc : R = cn . AB + Wi cosα𝑥tanΦ
D’autre part : 𝐴𝐵 = l =
Figure 2.4 : Forces agissantes sur une tranche d’après l’hypothèse de Fellenius.
La somme des moments résistants maximaux s’écrit donc :
ci.
ΣRm1 ∗ ( + Wi cosαi 𝑥 tanΦi)
cosαi
d’où :
Ci.Φi = caractéristiques mécaniques de la couche dans laquelle est situé l’arc AB.
bi.
𝑐𝑖( cosαi + Wi cosαi 𝑥 tanΦi)
𝐹𝑠 =
∑ (Wi 𝑥 sinαi )
D’ou :
Α = l’angle orienté que fait le rayon du cercle passant par le milieu de la Base de la tranche
avec la verticale.
Cette méthode montre qu’il s’agit d’une méthode directe de calcul de F en vérifiant
seulement l’équilibre des moments par rapport à un centre O du cercle de glissement.
Stabilité des talus circulaires. Elle se base sur l’équilibre des moments et fait l’hypothèse
que les forces entre les tranches sont horizontales. Simple mais efficace, cette méthode est
largement utilisée dans l’industrie.
bi.
𝑐𝑖( cosαi + Wi cosαi 𝑥 tanΦi)
𝐹𝑠 =
𝑚αi ∑ (Wi 𝑥 sinαi )
Ou :
TAN(Ⴔi) ∗ SIN(αi)
𝑚αi = cos (αi)
𝐹𝑠
Pour déterminer FS il faut procéder par itérations successives. La première itération est faite
en adoptant, comme valeur FS, le coefficient de sécurité obtenu par la méthode de
Fellenius. C’est donc une méthode indirecte (ou itérative) et elle vérifie uniquement
l’équilibre des moments, tout comme la méthode de Fellenius (ne vérifie pas l’équilibre des
forces).
La méthode généralisée de JANBU (JANBU 1973) considère les deux forces inter- tranches
et suppose une ligne de poussée afin de déterminer une relation des forces inter- tranches.
Par conséquent, le coefficient de sécurité devient une fonction complexe :
wi
𝑏𝑖 𝑥 𝑡𝑎𝑛Φi(ci + ( − u) /nαi
bi
𝐹𝑠𝑜 =
∑ (Wi 𝑥 𝑡𝑎𝑛Φi )
avec
𝑡𝑎𝑛Φi
nα = 𝐶𝑜𝑠 (1 + 𝑡𝑎𝑛αi
Fso
On peut remarquer que la méthode de JANBU, satisfait l’équilibre des forces et considère
les forces normales inter-tranche E. C’est une méthode indirecte (itérative, puisque Fs0 est
des deux côtés de l’équation). Elle est utilisée généralement pour une surface de
cisaillement composée (surface de glissement générale). La méthode de JANBU introduit
un facteur de correction (F0) dans le coefficient de sécurité original, pour pallier aux effets
des forces de cisaillement inter tranche. Avec cette modification, la méthode de JANBU
donne des valeurs du coefficient de sécurité FS plus importants, comme :
Rédigé et présenté publiquement par OUEDRAOGO Manedbkiéta Daniel 38
THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION
GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE
CONSTRUCTION.
Fs= f0Fso
Morgenstern et Price définissent une fonction donnant l’inclinaison des efforts inter-
tranches, cette méthode introduit une fonction mathématique arbitraire pour représenter la
variation de la direction des forces entre les tranches :
𝑡𝑎𝑛Φi = = λ. 𝑓(𝑥 𝑖)
Où :
Θi: est l’angle formé par la résultante et l’horizontale, il vari systématiquement d’une Tranche
à une autre le long de la surface de glissement ;
λ: est une constante qui doit être évaluée pour le calcul du facteur de sécurité ;
x'i : est la normalisation linéaire des coordonnées xi, avec les valeurs des deux bouts de la
surface de rupture égales à zéro et π.
Cette méthode satisfait toutes les conditions d’équilibre statique pour chaque tranche, ainsi
que l’équilibre des moments et l’équilibre des forces dans la direction horizontale, pour
l’ensemble de la masse qui glisse suivant une surface de rupture circulaire ou non circulaire.
Figure 2.7 : Représentation des forces sur une tranche selon la méthode simplifiée de
Morgenstern et Price.
Pour cette vérification manuelle, La méthode utilisée est celle de Bishop simplifiée, adaptée
aux analyses de stabilité en conditions drainées et permet d’obtenir une estimation réaliste
du Facteur de Sécurité.
Données :
Hauteur de la digue : 28 m
Afin de faciliter la vérification manuelle des facteurs de sécurité, une feuille Excel a été créée
spécifiquement pour appliquer la méthode Bishop simplifiée. Cette feuille permet de
structurer les données géométriques et géotechniques (hauteur de digue, pente, poids
volumique, cohésion, angle de frottement). Les calculs sont réalisés par tranches
successives, en appliquant la formule de Bishop simplifiée, ce qui permet d’obtenir le
Facteur de Sécurité global. L’utilisation d’Excel offre une traçabilité claire des hypothèses et
des étapes de calcul, et permet de tester rapidement plusieurs scénarios (conditions
drainées, non drainées, post-sismiques). Les résultats obtenus par cette feuille de calcul
sont ensuite comparés aux valeurs fournies par le bureau d’étude, afin de confirmer la
cohérence et la fiabilité des analyses numériques. Le calcul est effectué en considérant une
surface de rupture circulaire, avec une analyse par tranches et une estimation du Facteur
de Sécurité selon la formule ci-dessous :
bi.
𝑐𝑖( cosαi + Wi cosαi 𝑥 tanΦi)
𝐹𝑠 =
𝑚αi ∑ (Wi 𝑥 sinαi )
Les détails des calculs, incluant les hypothèses retenues et les valeurs intermédiaires, sont
présentés dans le tableau ci-dessous, qui regroupe l’ensemble des paramètres.
1,80
Au-delà des calculs manuels réalisés pour l’évaluation de la stabilité des ouvrages, il
est indispensable de procéder à une vérification complémentaire à l’aide d’outils
numériques spécialisés. Dans ce cadre, le logiciel SLIDE est mobilisé afin de confirmer
et de consolider les résultats obtenus par les méthodes analytiques classiques.
SLIDE est un logiciel de calcul de stabilité des pentes développé par Roc science. Il
repose sur les méthodes d’équilibre limite et permet de modéliser des géométries
complexes, de prendre en compte les conditions hydrogéologiques, les charges
externes et les caractéristiques géotechniques des matériaux. Son interface graphique
facilite la définition des talus, des couches de sol et des surfaces de rupture
potentielles. La figure ci-après présente une vue de l’interface du logiciel SLIDE
Figure 2.8:
2.8 :Interface
Interfacedu
dulogiciel
logicielSLIDE
SLIDE
Attribution des propriétés des matériaux : Chaque zone est associée à des paramètres
géotechniques spécifiques (cohésion, angle de frottement, poids volumique,
perméabilité), issus des essais de laboratoire ou de recommandations techniques.
Dans la figure, On y distingue la coupe géologique du talus avec les différentes zones
de matériaux (Zone C, Zone C’, Saprolite, Saprock, Bedrock et Tailing), chacune
représentée par une couleur spécifique. En bas de l’écran, un tableau récapitule les
propriétés géotechniques attribuées à chaque matériau.
Les calculs réalisés à l’aide du logiciel SLIDE ont permis d’identifier les surfaces de
rupture critiques et d’évaluer le facteur de sécurité associé à la Cellule 02.
II.[Link].1. Analyse
À l’issue des calculs numériques réalisés avec le logiciel SLIDE, la surface de rupture
critique a été identifiée. Le facteur de sécurité minimal obtenu est de 1,8. Ce niveau
de facteur de sécurité traduit une stabilité globalement satisfaisante du talus dans le
scénario étudié (Cas 2 : surélévation future, niveaux phréatiques normaux). La figure
ci-présente nous montre les résultats obtenus lors du calcul au logiciel.
Nous observons dans La figure ci‑dessus les résultats obtenus lors du calcul
numérique, en montrant la distribution des facteurs de sécurité et la localisation de la
surface de rupture critique.
Afin de mieux apprécier la fiabilité des résultats obtenus, une comparaison a été
réalisée entre les calculs manuels, les simulations numériques effectuées avec le
logiciel SLIDE et les valeurs fournies par le bureau d’étude. Cette démarche permet
de mettre en évidence la cohérence des différentes approches et de valider la stabilité
globale de la Cellule 02. Le tableau ci‑après présente de manière synthétique les
facteurs de sécurité obtenus ainsi que les principales observations associées à chaque
méthode d’analyse.
Calcul manuel
(méthode 1,80 Résultat théorique ; stabilité jugée satisfaisante.
analytique)
Calcul logiciel
Surface critique identifiée ; zones sensibles en
(SLIDE –
1,80 couches superficielles, cohérence avec calcul
Bishop
manuel.
simplifié)
Résultats du 1,7 Analyse indépendante ; confirme la tendance
bureau d’étude générale et valide la stabilité globale de la digue.
Nous pouvions voir dans le tableau ci-dessous les facteurs de sécurité obtenus à
travers les différentes méthodes de calcul ainsi que les principales observations
associées à chaque méthode d’analyse.
Conclusion
Les calculs manuels, les simulations numériques réalisées avec le logiciel SLIDE et
les résultats du bureau d’étude ont permis d’évaluer la stabilité actuelle de la digue.
Les facteurs de sécurité obtenus sont proches et cohérents, ce qui confirme la validité
des hypothèses géotechniques retenues et la fiabilité de l’analyse.
Ainsi, le talus présente une stabilité globale satisfaisante dans les conditions actuelles,
constituant une base solide pour envisager en toute confiance un éventuel
rehaussement.
INTRODUCTION
Dans le cadre du scénario de surélévation future avec niveau phréatique normal, une
analyse en conditions drainées a été réalisée pour évaluer la stabilité du remblai
projeté à l’altitude finale de 381,0 m RL. Cette configuration suppose que les résidus
atteignent leur niveau maximal et que le niveau d’eau reste équivalent à celui du bassin
opérationnel normal, situé à 50 m de la crête amont.
III.[Link] Drainé
Les calculs réalisés avec le logiciel SLIDE ont permis d’évaluer le facteur de sécurité
(FS) de 1,79 en condition drainé. La présente figure nous montre les résultats obtenus
en condition drainé.
Les résultats obtenus à l’aide du logiciel SLIDE montrent que le facteur de sécurité
(FS) calculé est inférieur à 1,5, ce qui indique une stabilité insuffisante par rapport aux
seuils de référence. La présente figure nous montre les résultats obtenus en condition
non drainé.
Figure 3.2: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition non drainé.
Afin d’améliorer la stabilité et d’atteindre des valeurs conformes aux exigences, une
risberme a été placée au pied du talus, permettant de réduire les contraintes dans la
zone critique et d’augmenter le facteur de sécurité au-delà du seuil minimal requis. La
présente figure nous montre les résultats obtenus en condition non drainé avec
risberme.
Figure 3.3: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition non drainé avec
risberme.
Les résultats obtenus à l’aide du logiciel SLIDE montrent que le facteur de sécurité
(FS) calculé est inférieur à 1,20, ce qui traduit une instabilité majeure par rapport aux
seuils de référence. La présente figure nous montre les résultats obtenus en condition
post -sismique.
Figure 3.4 : Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition Post -sismique.
Pour remédier à cette insuffisance, une risberme a été placée au pied du talus, afin de
renforcer la stabilité globale de l’ouvrage. La présente figure nous montre les résultats
obtenus en condition Post -sismique avec risberme.
Figure 3.5: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en condition Post -sismique avec
risberme.
La figures ci-dessus illustre la géométrie du remblai, la position du niveau d’eau, les
surfaces de rupture potentielles identifiées par le calcul, ainsi que la valeur du facteur
de sécurité.
Les résultats obtenus à l’aide du logiciel SLIDE montrent que le facteur de sécurité
(FS) est de 1,34, soit supérieur au seuil de 1,30 fixé pour ce type d’analyse. La
présente figure nous montre les résultats obtenus en condition Sensibilité non drainé.
Figure 3.6: Résultats obtenus lors du calcul au logiciel en Sensibilité non drainé.
Les résultats obtenus à l’aide du logiciel SLIDE montrent que le facteur de sécurité
(FS) calculé est inférieur à 1,00, ce qui traduit une instabilité majeure par rapport aux
seuils de référence. La présente figure nous montre les résultats obtenus en condition
Sensibilité post-sismique.
Pour remédier à cette insuffisance, une risberme a été placée au pied du talus, afin de
renforcer la stabilité globale de l’ouvrage. La présente figure nous montre les résultats
obtenus en condition Sensibilité post-sismique avec risberme.
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,79 - -
stabilité satisfaisante
Inférieur à 1,20 →
Post-sismique 1,03 Oui 1,25
instabilité
Sensibilité post-
0,9 Inférieur à 1 → instabilité Oui 1,14
sismique
Ce cas correspond à la géométrie du remblai projetée (381,0 m RL), avec les résidus
portés au niveau maximal et un niveau d’eau du bassin supposé à 0,0 m de la crête
amont. Les niveaux d’eau sont établis à partir des lectures des piézomètres. L’analyse
de stabilité a été réalisée avec le logiciel SLIDE, afin d’évaluer le facteur de sécurité
(FS) pour différentes hypothèses de comportement. Le tableau ci- dessous nous
montre le récapitulatif des valeurs du facteur de sécurité obtenus lors des calculs.
(Voire annexes pour Les détails des calculs et les figures correspondantes)
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,79 - -
stabilité satisfaisante
Inférieur à 1,00 →
Post-sismique 0.98 Oui 1,33
instabilité
Les résultats obtenus montrent que certaines configurations assurent une stabilité
satisfaisante, tandis que d’autres révèlent des insuffisances nécessitant la mise en
place de risbermes au pied du talus pour améliorer la stabilité.
facteur de sécurité obtenus lors des calculs. (VOIRE ANNEXE POUR LES
RESULTATS DE CALCUL).
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1.69 - -
stabilité satisfaisante
Inférieur à 1,5 →
Non drainé 1,44 Oui 1,59
instabilité
Inférieur à 1,20 →
Post-sismique 0,95 Oui 1,23
instabilité
Sensibilité post-
0,83 Inférieur à 1 → instabilité Oui 1,08
sismique
Ce cas correspond à la géométrie du remblai projetée (382,0 m RL), avec les résidus
portés au niveau maximal et un niveau d’eau du bassin supposé à 0,0 m de la crête
amont. Les niveaux d’eau sont établis à partir des lectures des piézomètres. L’analyse
de stabilité a été réalisée avec le logiciel SLIDE, afin d’évaluer le facteur de sécurité
(FS) pour différentes hypothèses de comportement. Les résultats montrent que
certaines configurations assurent une stabilité satisfaisante, tandis que d’autres
révèlent des insuffisances nécessitant la mise en place de risbermes au pied du talus
pour améliorer la stabilité. Le tableau ci- dessous nous montre le récapitulatif des
valeurs du facteur de sécurité obtenus lors des calculs. (Voire annexes pour Les
détails des calculs et les figures correspondantes)
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,69 - -
stabilité satisfaisante
Inférieur à 1,00 →
Post-sismique 0.91 Oui 1,26
instabilité
Les résultats montrent que certaines configurations sont stables, tandis que d’autres
nécessitent l’ajout de risbermes pour atteindre un niveau de sécurité acceptable.
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,53 - -
stabilité satisfaisante
Inférieur à 1,5
Non drainé 1,41 Oui 1,53
→instabilité
Inférieur à 1,20 →
Post-sismique 0,93 Oui 1,20
instabilité
Sensibilité post-
0,79 Inférieur à 1 → instabilité Oui 1,05
sismique
Les résultats indiquent que la stabilité est assurée en conditions drainées, mais
insuffisante dans les autres hypothèses. L’ajout de risbermes permet d’améliorer
significativement la sécurité, notamment en conditions post-sismiques et de sensibilité
post-sismique.
Ce cas correspond à la géométrie du remblai projetée (383,0 m RL), avec les résidus
portés au niveau maximal et un niveau d’eau du bassin supposé à 0,0 m de la crête
amont. Les niveaux d’eau sont établis à partir des lectures des piézomètres. L’analyse
de stabilité a été réalisée avec le logiciel SLIDE, afin d’évaluer le facteur de sécurité
(FS) pour différentes hypothèses de comportement. Les résultats montrent que
certaines configurations assurent une stabilité satisfaisante, tandis que d’autres
révèlent des insuffisances nécessitant la mise en place de risbermes au pied du talus
pour améliorer la stabilité. Le tableau ci- dessous nous montre le récapitulatif des
valeurs du facteur de sécurité obtenus lors des calculs. (Voire annexes pour Les
détails des calculs et les figures correspondantes)
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,52 - -
stabilité satisfaisante
Inférieur à 1,00 →
Post-sismique 0.89 Oui 1,22
instabilité
Les résultats indiquent que la stabilité est assurée en conditions drainées, mais réduite
en conditions non drainées. En conditions post-sismiques, l’instabilité est critique (FS
< 1), mais l’ajout d’une risberme permet d’atteindre un niveau de sécurité acceptable
(FS = 1,22).
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,58 Non -
stabilité satisfaisante
Ce cas correspond à la géométrie du remblai projetée (381,0 m RL), avec les résidus
portés au niveau maximal et un niveau d’eau du bassin supposé à 0,0 m de la crête
amont. Les niveaux d’eau sont établis à partir des lectures des piézomètres. L’analyse
de stabilité a été réalisée avec le logiciel SLIDE, afin d’évaluer le facteur de sécurité
(FS) pour différentes hypothèses de comportement. Les résultats montrent que la
stabilité est globalement assurée, même si certaines hypothèses présentent des
valeurs proches des seuils de référence. Dans ce cas, aucune correction par risberme
n’a été jugée nécessaire. Le tableau ci- dessous nous montre le récapitulatif des
valeurs du facteur de sécurité obtenus lors des calculs. (Voire annexes pour Les
détails des calculs et les figures correspondantes)
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,58 Non -
stabilité satisfaisante
Inférieur à 1,00 →
Post-sismique 1,13 Non -
stabilité satisfaisante
Les résultats indiquent que la stabilité est assurée pour la Cellule 2 en rehaussement
à 3 m, aussi bien en conditions drainées que non drainées. En conditions post-
sismiques, la stabilité reste acceptable, sans nécessité de mesures correctives.
Ce cas correspond à la géométrie du remblai projetée (382,0 m RL), avec les résidus
portés au niveau maximal et un niveau d’eau équivalent au bassin opérationnel
normal, situé à 50 m de la crête amont. L’analyse de stabilité a été réalisée avec le
logiciel SLIDE, afin d’évaluer le facteur de sécurité (FS) pour différentes hypothèses
de comportement. Les résultats montrent que la stabilité est globalement assurée,
même si certaines hypothèses présentent des valeurs proches ou légèrement
inférieures aux seuils de référence. Dans ce cas, aucune correction par risberme n’a
été jugée nécessaire. Le présent tableau ci- dessous nous montre le récapitulatif des
valeurs du facteur de sécurité obtenus lors des calculs. (VOIRE ANNEXE POUR LES
RESULTAT DE CALCUL).
Les résultats indiquent que la stabilité est assurée en conditions drainées et reste
acceptable dans les autres hypothèses.
Ce cas correspond à la géométrie du remblai projetée (382,0 m RL), avec les résidus
portés au niveau maximal et un niveau d’eau du bassin supposé à 0,0 m de la crête
amont. Les niveaux d’eau sont établis à partir des lectures des piézomètres. L’analyse
de stabilité a été réalisée avec le logiciel SLIDE, afin d’évaluer le facteur de sécurité
(FS) pour différentes hypothèses de comportement. Les résultats montrent que
certaines configurations assurent une stabilité satisfaisante, tandis que d’autres
présentent des insuffisances nécessitant la mise en place de risbermes au pied du
talus pour améliorer la stabilité. Le tableau ci- dessous nous montre le récapitulatif des
valeurs du facteur de sécurité obtenus lors des calculs. (Voire annexes pour Les
détails des calculs et les figures correspondantes)
Les résultats montrent que certaines configurations sont stables, tandis que d’autres
nécessitent l’ajout de risbermes pour atteindre un niveau de sécurité acceptable.
Ce cas correspond à la géométrie du remblai projetée (383,0 m RL), avec les résidus
portés au niveau maximal et un niveau d’eau équivalent au bassin opérationnel
normal, situé à 50 m de la crête amont. L’analyse de stabilité a été réalisée avec le
logiciel SLIDE, afin d’évaluer le facteur de sécurité (FS) pour différentes hypothèses
de comportement. Les résultats montrent que certaines configurations assurent une
stabilité satisfaisante, tandis que d’autres présentent des insuffisances nécessitant la
mise en place de risbermes au pied du talus pour améliorer la stabilité. Le présent
tableau ci- dessous nous montre le récapitulatif des valeurs du facteur de sécurité
obtenus lors des calculs. (VOIRE ANNEXE POUR LES RESULTAT DE CALCUL)
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,55 - -
stabilité satisfaisante
Inférieur à 1,2 →
Post-sismique 1,03 Oui 1,25
instabilité
Sensibilité post-
0,94 Inférieur à 1 → instabilité Oui 1,24
sismique
Les résultats indiquent que la stabilité est assurée en conditions drainées, mais
insuffisante dans les autres hypothèses. L’ajout de risbermes permet d’améliorer
significativement la sécurité, notamment en conditions post-sismiques et de sensibilité
post-sismique.
Ce cas correspond à la géométrie du remblai projetée (383,0 m RL), avec les résidus
portés au niveau maximal et un niveau d’eau du bassin supposé à 0,0 m de la crête
amont. Les niveaux d’eau sont établis à partir des lectures des piézomètres. L’analyse
de stabilité a été réalisée avec le logiciel SLIDE, afin d’évaluer le facteur de sécurité
(FS) pour différentes hypothèses de comportement. Les résultats montrent que
certaines configurations assurent une stabilité satisfaisante, tandis que d’autres
présentent des insuffisances nécessitant la mise en place de risbermes au pied du
talus pour améliorer la stabilité. Le tableau ci- dessous nous montre le récapitulatif des
valeurs du facteur de sécurité obtenus lors des calculs. (Voire annexes pour Les
détails des calculs et les figures correspondantes.
Supérieur à 1,5 →
Drainé 1,32 Oui 1.50
instabilité
On peut voir au niveau du tableau ci-dessus, la stabilité est améliorée par l’ajout de
risbermes en conditions drainées. En conditions non drainées, la stabilité reste
acceptable sans correction. En post-sismique, la stabilité est limitée mais demeure au-
dessus du seuil critique.
Dans le cadre de l’analyse de la Cellule 01, les calculs ont permis de déterminer les
volumes de matériaux nécessaires pour chaque scénario de rehaussement (3 m, 4 m
et 5 m). Les résultats distinguent les apports liés aux risbermes, au remblai des zones
C et C1, ainsi que le volume total de remblai requis. Par ailleurs, l’étude prend en
compte le volume de résidus à stocker généré par chaque cas de rehaussement, ainsi
que l’estimation des coûts correspondants. Le tableau ci-après synthétise les résultats
obtenus.
Tableau 3.13: Volumes des matériaux et coûts associés pour les scénarios de
rehaussement de la Cellule 01
REHAUSSEMENT 3 m 4m 5m
VOLUMES
CELLULE DES RISBERME 111960,458 111960,458 111960,458
01 MATERIAUX
(m3) REMBLAI ZONE
204726,974 319487,074 383803,174
C
REMBLAI ZONE
30266,4 40355,2 50444
C1
VOLUME TOTAL
DU REMBLAI 346953,832 471802,732 546207,632
NECESSAIRE
VOLUME DU RESIDUS A
600329,45 1007274,95 1418331,636
STOCKER (m3)
COUT 1 734 769 160 2 359 013 660 2 731 038 160
Tableau 3.14: Volumes des matériaux et coûts associés pour les scénarios de
rehaussement de la Cellule 02.
REHAUSSEMENT 3 m 4m 5m
VOLUMES
CELLULE DES RISBERME - 111196,96
02 MATERIAUX
REMBLAIS ZONE
(m3) 223412,308 348646,508 418832,708
C
REMBLAIS ZONE
33028,8 44038,4 55048
C1
VOLUME TOTAL
DU REMBLAI 256441,108 392684,908 585077,668
NECESSAIRE
VOLUME DU RESIDUS A
717140,86 1202574,5 1692494,552
STOCKER (m3)
Conclusion
L’étude de faisabilité du rehaussement de la digue, confirme que le projet est
techniquement possible et économiquement pertinent. Les résultats montrent une
progression cohérente des besoins en remblais et des coûts en fonction de la hauteur
de rehaussement. Toutefois, dans tous les cas étudiés (3 m, 4 m et 5 m), l’introduction
de risbermes s’est révélée indispensable pour renforcer la stabilité des digues et
garantir des facteurs de sécurité conformes aux normes internationales.
CONCLUSION GENERALE
L’étude de faisabilité du rehaussement du parc à résidus minier de Wahgnion Gold
opérations, réalisée selon la méthodologie centreline, confirme que le rehaussement
est possible et techniquement réalisable. Les simulations et calculs effectués ont
permis d’évaluer les volumes de remblais nécessaires, les capacités de stockage
supplémentaires obtenues et les coûts de réalisation pour chaque scénario de
rehaussement, aussi bien pour la Cellule 1 que pour la Cellule 2.
RECOMMANDATIONS
Sur la base d'un examen des données géotechniques disponibles et des résultats des
analyses de stabilité entreprises pour la surélévation proposée des Cellules 1 et 2 , les
conclusions suivantes sont tirées :
Installer des piézomètres sur le périmètre des nouveaux remblais pour surveiller
les niveaux d'eau.
Entreprendre une revue du Manuel d'Exploitation existant et mettre à jour le
manuel si nécessaire.
Entreprendre au moins une visite/inspection de site, par une personne dûment
qualifiée, pendant les travaux de surélévation afin de s'assurer que la
construction est effectuée conformément à la conception et de
surveiller/examiner les opérations quotidiennes.
Une conception détaillée de la fermeture doit être élaborée dans le cadre de
travaux futurs à mesure que l'installation approche de la fin de sa durée de vie
et de la fermeture. Il est prévu que la Zone C1 exposée ne nécessitera pas de
revégétalisation car le matériau est considéré comme stable à long terme.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] BENHAMADA K., Influence de la vidange d’un talus sur le facteur de sécurité,
Mémoire de Master en Génie Civil, Université Badji Mokhtar – Annaba, 2020.
[2] MASSON L., Évaluation du gain de sécurité relié au rehaussement d'une digue
munie d'un élément d'étanchéité rigide, Mémoire de Master en Génie Civil, Université
de Montréal, 2009.
[6] Australian National Committee on Large Dams (ANCOLD), Guidelines for Design
of Dams and Appurtenant Structures for Earthquake, 2019b.
[8] ICMM (International Council on Mining & Metals), Global Industry Standard on
Tailings Management, Tailings Management – Good Practice Guide, 2021.
[9] Knight Piésold Pty Limited, Feasibility Study – Geotechnical, Tailings and Water
Management Report, Knight Piésold, 2017.
[10] Leps T., Review of the shearing strength of rockfill, Journal of Soil Mechanics and
Foundations Division, Vol. 96, pp. 535-570, 1970.
[11] ICMM (International Council on Mining & Metals), Annual Report, 2019.
[13] Worley Services Pty Ltd, Lilium Mining – Wahgnion Gold Operations, Rapport de
conception détaillée pour le relèvement en amont des Cellules 1 et 2 du TSF (378.0 m
RL), Document nº 311012-01876_SS_RPT_0001, Perth, 25 novembre 2024
ANNEXES
i
THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION
GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE
CONSTRUCTION.
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THEME : ÉTUDE DE FAISABILITÉ DE REHAUSSEMENT DU PARC À RÉSIDUS MINIER DE WAHGNION GOLD OPÉRATION : INFLUENCE DE LA MÉTHODOLOGIE
SUR LA STABILITÉ ET LES COÛTS DE CONSTRUCTION.
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