Introduction
Introduction
INTRODUCTION
La dépression est un trouble mental très répandu aujourd’hui qui affecte le fonctionnement
social, professionnel et personnel d’individus, et qui peut même être morte. Chaque année,
plus de 700 000 individus commettent un suicide (Organisation Mondiale de la Santé : OMS,
2023). Selon Clark et Watson (1991) suggèrent que la dépression possède des affects négatifs
et une certaine détresse émotionnelle en commun. Néanmoins, la dépression se caractérise
davantage par de l’anhédonie et des affects essentiellement négatifs comme une perte
d’intérêt généralisée, une diminution des expériences plaisantes et des pensées automatiques
de désespoir et d’auto-critique. La dépression est une maladie fréquente et sévère,
responsable d’une souffrance personnelle et familiale importante. Elle touche, en effet, un
tiers de la population et sa prévalence est en constante augmentation. Elle est deux fois plus
fréquente chez les femmes. Malgré un âge moyen d’apparition de 40 ans, elle est présente
dans toutes les tranches d’âge, avec une nette augmentation ces dernières années chez les
jeunes et les patients gériatriques. Le risque de récidive est important. La durée moyenne de
l’épisode dépressif est de 4 à 8 mois (D. Gayetot et al 2006). Chaque année, dans le monde,
près de 800 000 personnes meurent en se suicidant Malgré les traitements connus et efficaces,
moins de la moitié des personnes affectées dans le monde en bénéficient. Le manque de
moyens, la pénurie de soignants qualifiés et la stigmatisation sociale liée aux troubles
mentaux font obstacles à l’administration de soins efficaces. (Jade VIALLE 2020).
La dépression est la première cause de suicides et de tentatives de suicide, en 2030, elle sera
au premier rang des maladies les plus sévères en terme de cout global devant les maladies
cardiovasculaires (Sabrine NADRI,2025). Chez les jeunes adultes, et plus particulièrement
chez les étudiants universitaires, la dépression constitue une préoccupation croissante. Le
stress académique, l’incertitude quant à l’avenir, les difficultés financières, les ruptures
affectives et l’isolement social sont autant de facteurs favorisant les épisodes dépressifs
(Bayram & Bilgel, 2008). Les filles sont plus susceptibles de recevoir un diagnostic de
dépression que les garçons. Cependant, les garçons déprimés sont plus susceptibles de
manifester de la colère et les filles, de la tristesse (Khesht-Masjedi et al, 2017).la dépression
est l'une des principales causes d'incapacité chez les adolescents et les jeunes adultes Les
femmes étudiantes semblent particulièrement vulnérables, présentant des taux plus élevés de
dépression et d’anxiété que leurs homologues masculins (Debowska et al., 2020). La précarité
financière et les difficultés d’accès au logement, notamment dans les grandes villes,
contribuent également à accroître le stress et les symptômes dépressifs (Santé publique
France, 2008 ; Le Monde, 2024). La dépression était plus fréquente chez les enquêtés de sexe
féminin que chez ceux de sexe masculin. Ce résultat concorde avec la tendance générale de la
répartition par sexe de la dépression dans la population générale. Nombre d’événements
stressants et d’expériences de l'adaptation entravent la quiétude des adolescents et des jeunes
adultes, induisant ainsi des symptômes dépressifs. La dépression est une pathologie
particulièrement fréquente et en recrudescence chez les étudiants (Klikpo TEEE et al 2020).
0.1 Problématique
La dépression constitue un enjeu majeur de santé publique, en raison de ses impacts multiples
sur la vie des personnes concernées. Elle représente une cause importante de détresse
psychologique et d’incapacité fonctionnelle dans le monde, touchant plus de 280 millions de
personnes (OMS, 2021). Ses conséquences sont nombreuses : réduction de la qualité de vie,
limitation de la participation sociale, absentéisme, baisse de performance académique et
risque de comportements autodestructeurs ou suicidaires. Parmi les autres inconvénients
figurent l’isolement social, la perte de motivation, le désengagement académique, la
diminution de la productivité et, à long terme, l’aggravation des difficultés économiques et
relationnelles. Des études internationales sur les maladies et affections mentales ont révélé
que 10 à 15 % des personnes âgées en Angleterre étaient déprimées, 12,6 % aux États-Unis et
19,47 % dans les autres pays occidentaux (Issiaka Traoré, 2024). La littérature internationale
fait état de taux élevés de dépression dans cette population. Aux États-Unis, 53 % des
étudiants ont rapporté avoir souffert de dépression à un moment de leur parcours universitaire
(Verywell Mind, 2023). Dans une étude réalisée aux États-Unis les risques de dépression et
d’anxiété sont plus élevés chez les femmes, les étudiants provenant de minorités ethniques et
sexuelles et les étudiants vivant un stress financier Eisenberg et al. (2007). Au Brésil, 28,5 %
des étudiants universitaires présentent des symptômes dépressifs, avec une prévalence plus
élevée chez les femmes et les étudiants en médecine (Fernandes et al, 2021). Au Canada,
70 % des étudiants universitaires ont ressenti une détresse psychologique, dont 20 %
présentaient des symptômes dépressifs modérés à sévères (American College Health
Association, 2023). Un sondage effectué en 2016 auprès de plus de 40 000 étudiants
universitaires au Canada rapportait que plus de 40 % avaient présenté au cours de la dernière
année des symptômes dépressifs suffisamment graves pour altérer leur fonctionnement
(American College Health Association, 2016). Au Québec comme ailleurs en Amérique du
Nord et dans le monde occidental. Au cours des dernières années, les universités ont vu une
hausse marquée de demandes en consultation psychologique, faisant écho au nombre
croissant d’étudiants traversant des épisodes de détresse psychologique (Daddona, 2011 ;
Grégoire et al, 2016 ; Paré et Marcotte, 2014 ; Prince, 2015). En Europe, la dépression ne
toucherait pas moins de 4,3 % des Européens, soit 40 millions de personnes. Ce chiffre
pourrait être encore plus élevé aujourd’hui, compte tenu de l’impact psychologique de la
pandémie de COVID-19. Une étude comparative a montré que les étudiants d’Europe de l’Est
(Pologne : 45,5 % ; Bulgarie : 42,9 %) présentaient une prévalence plus élevée de symptômes
dépressifs que ceux d’Europe de l’Ouest (Allemagne : 26,7 % ; Danemark : 24,9 %)
(Mikolajczyk et al, 2007). Dans le monde, il est estimé que la dépression contribue à jusqu’à
60 % des suicides ; cela est particulièrement frappant en Belgique, qui affiche l’un des taux de
suicide les plus élevés parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE). La dépression touche plus d’un million de personnes en Belgique ; on
pense cependant que la vraie dimension de cette maladie était sous-déclarée, même avant la
pandémie de COVID-19(OMS). La Belgique affiche également un taux élevé d’utilisation
d’antidépresseurs. Toutefois, de nombreuses personnes qui prennent des antidépresseurs n’ont
pas forcément d’autres alternatives de soins pour les aider à gérer leur dépression. Les
disparités régionales sont également notables (Mikolajczyk et al, 2007). En France, une
personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. Cette pathologie
n’épargne aucune tranche d’âge et a de nombreuses conséquences délétères dans la vie
quotidienne des patients. La plus dramatique d’entre elles est le passage à l’acte suicidaire
(Manon Jeansannetas, 2022). En France, Selon les données de l’Observatoire de la vie des
étudiants (OVE, 2018), 37 % des étudiants se sont sentis tristes, déprimés, sans espoir. En
2010, la France métropolitaine, avec un taux de 18, se situe parmi les pays européens ayant un
taux élevé de suicide, après la Finlande et la plupart des pays de l’Est (Collège de la Haute
Autorité de Santé en octobre 2017). Une étude réalisée dans la région parisienne sur 600
étudiants, montre que 86,81 % d’entre eux présentent un score de stress élevé et 73,1 % un
score significatif de détresse psychologique avec un taux important d‘anxiété (86.81%), de
dépression (78.80%) et une faible estime de soi (54,42%) Saleh (2017). En 2022, plus de 90%
de la population suisse ont fait état d’une qualité de vie élevée et environ 70% se disent
heureux. Il n’en reste pas moins que les maladies psychiques sont largement répandues. On
peut admettre que 20 à 40% des personnes vivant en Suisse remplissent une fois au cours de
leur existence les critères d’une dépression, une personne sur quatre les critères d’un trouble
anxieux et une personne sur six les critères d’un trouble lié à une substance. Les prévalences
vie-entière de la dépression en Suisse sur une période de trente ans (groupe de personnes
âgées de 20 à 50 ans) se situaient à 32% selon l’étude de Zurich (Angst et al., 2016), et à
43,6% selon l’étude PsyCoLaus (Preisig et al., 2020 ; Vandeleur et al., 2017). En Thaïlande,
la prévalence de la dépression chez les personnes âgées variait de 17,5 % à 82,3 % dans toutes
les communautés. L’Allemagne se situait dans la moyenne (20%), tandis que les pourcentages
les plus faibles, légèrement inférieurs à 10%, ont été mesurés en Slovaquie, en Russie et au
Portugal. Les étudiants sont un peu plus de 8 % à déclarer avoir pensé à se suicider au cours
des 12 mois précédant l’enquête, contre un peu plus de 3 % des 15-30 ans en population
générale Pour l’ensemble des 28 pays de l’Union européenne, le taux standardisé de décès par
suicide s’élève à 12 pour 100 000 habitants (Issiaka Traoré 2024). Au Maroc, près de la
moitié de la population souffre d'au moins un problème mental, La dépression ou trouble de
l'humeur dépressive constitue le trouble mental le plus fréquent, À l'échelle nationale, les
chiffres indiquent que 26 % des Marocains souffrent de troubles de l’humeur, L’épisode
dépressif majeur est plus fréquemment repéré chez les femmes avec 34% contre 20.5% chez
les hommes (TAZI Badr, 2023). Dans une étude portant sur les idées et les tentatives de
suicide chez les étudiants en médecine (2019) et menée auprès de 600 étudiants a conclu que
5 % avaient réalisé au moins une tentative de suicide et 31 % avaient eu des idées suicidaires.
Les idées suicidaires étaient associées d’une façon statistiquement significative à la
consommation de substances psychoactives, à la mauvaise santé psychique et à la réalisation
de TS. Alors que les tentatives de suicide sont associées significativement à la mauvaise santé
psychique et à la présence d’une affection de longue durée. Les idées et les tentatives de
suicide semblent être une problématique sérieuse chez les étudiants en médecine au Maroc
(Barrimi et al 2019), En revanche, OTHIENO a noté que près de 70% des étudiants de
médecine de l’université de Nairobi au Kenya logeaient en résidence universitaire avec
41,33% de dépression. La prévalence des troubles dépressifs avec le BDI était de 55,9% dans
leur étude. L’UFR en médecine est l’entité la plus affectée avec 58,4% d’étudiants déprimés.
Cela pourrait s’expliquer par le fait que le nombre d’années d’étude est plus élevé que dans
les autres entités. De plus, seuls les étudiants de l’UFR en médecine font des gardes
hospitalières. Le stress à la garde a été identifié comme facteur associé à la survenue de la
dépression. L’Algérie a elle aussi été touchée par la pandémie Covid-19 et a décidé de fermer
les universités le 12 mars 2020. L’étudiant algérien est alors exhorté à rester chez lui et à
suivre ses cours en ligne et il est estimé que cela a eu forcément un impact sur la santé
mentale des étudiants (Benamsili Lamia et Haderbache Bachir, 2021). Alexandrie en Egypte,
IBRAHIM a trouvé une prévalence de 57,9%. En 2016, WAHED en Egypte a retrouvé une
prévalence de 60,8% chez les étudiants en médecine de l’université de FAYOUM (Klikpo
TEE et al 2020). Au Cameroun, 30,6 % des étudiants en médecine présentent des symptômes
dépressifs (Ngasa et al. 2017), tandis qu’en Tanzanie, la prévalence chez les étudiants non
médicaux est également de 30,6 % (Mahmoud et al., 2023). A ce jour, les recherches abordant
les problèmes de la détresse psychologique chez les étudiants sont encore peu nombreuses en
Tunisie (Maamri et al., 2022 ; Nakhli et al., 2016).Dans une étude réalisée en Algérie par 30,7
% des étudiants interrogés ont déclaré un stress élevé (score de Cohen > 20), 29,8 % ont
déclaré un burn-out élevé (score épuisement > 30 et score de dépersonnalisation > 12), le
score moyen de stress était de 17,0 (ET = 7,0), les scores moyens de l’échelle MBI étaient
pour l’épuisement de 23,5 (ET = 11,1)la dépersonnalisation de 8,4 (ET = 6,1) et
l’accomplissement de 28,3 (ET = 10,7) (Boussouf et al., 2016).
Dans la ville de Bukavu, les étudiants fréquents de l’université officielle de Bukavu sont
affrontés à un contexte socio-économique particulièrement instable. Cette situation de
précarité, accentué par une pénurie des ressources pédagogiques, des conflits sociaux et un
horizon professionnel bouché, engendre un état de stress permanent favorisant l’émergence de
syndromes dépressifs (Bisimwa ; Mukwege ,2022), le risque d’épuisement et de perte de
motivation est d’autant plus grand pour les étudiants boursiers ou issus des milieux
défavorisés, soumis à une forte pression familiale (Bahati ;2020). Plus spécifiquement à
l’UOB, plusieurs indicateurs alarmants ont été identifiés. Les étudiants en fin de cycle
expriment de vives inquiétudes face à leur insertion future sur le marché d’emploi,
l’inexistence de dispositifs d’aide psychologique au sein del ‘ établissement (Ntabaza ;2023).
Ces différentes observations soulignent une problématique centrale, les étudiants en fin de
cycle à l’UOB sont face un environnement académique et socio-économique particulièrement
éprouvant. Cette situation les expose à un risque important de la dépression souvent occultée
ou négligée par les structures en soutien. Ainsi, la présente étude vise à évaluer la dépression
et les mécanismes de résilience chez les étudiants finalistes de l’UOB, afin de mieux
comprendre les facteurs de risque, les conséquences sur le bien-être et la réussite académique,
et de proposer des pistes de soutien adaptées dans le contexte universitaire de Bukavu.
0.2 Questions de recherche
La question générale servant de fil conducteur à la problématique est Quel est le niveau de
dépression et quels mécanismes de résilience sont mobilisés par les étudiants finalistes du
domaine des Sciences Économiques et de Gestion de l’Université Officielle de Bukavu ? et
trois question spécifiques :
Cette étude a pour objectif général d’évaluer le niveau de dépression chez les étudiants
finalistes du domaine des Sciences Économiques et de Gestion de l’Université Officielle de
Bukavu, tout en identifiant les mécanismes de résilience qu’ils mobilisent pour y faire face.
Comme d’autres objectifs :
Évaluer le niveau de dépression chez les étudiants finalistes du domaine des Sciences
Économiques et de Gestion à l’Université Officielle de Bukavu.
Identifier les principaux facteurs associés à la dépression chez ces étudiants
(académiques, socio-économiques, familiaux).
Identifier les conséquences de la dépression sur la performance académiques et la
préparation à l’insertion professionnelle des étudiants finalistes.
0.5 Hypothèses de la recherche
L’hypothèse générale de la recherche est que les étudiants finalistes du domaine des Sciences
Économiques et de Gestion de l’UOB présentent un niveau significatif de dépression,
influencé par des facteurs académiques et socio-économiques, mais ils mobilisent des
mécanismes de résilience (soutien social, stratégies personnelles et cognitives) qui leur
permettent de faire face à cette situation.
Le niveau de la dépression chez Les étudiants finalistes serait élevé
Les facteurs académiques, socio-économiques familiaux influencent significativement
l’apparition de la dépression chez les étudiants finalistes : pression académique,
moyens financiers, conflits familiaux.
Les conséquences de la dépression sur la performance académique et à la préparation
à l’insertion professionnelle peuvent être ; le manque de la concentration, faible estime
de soi, incertitude à la vie professionnelle.
0.6 Pertinence et intérêt de la recherche
a. Pertinence
Pertinence scientifique : La dépression chez les étudiants est un problème de santé mentale
souvent sous-estimé en Afrique, et peu d’études locales existent dans le contexte de Bukavu.
Cette étude contribue à enrichir les littératures scientifiques sur la dépression et éclairer les
futurs chercheurs.
Pertinence sociale : Les étudiants finalistes représentent la future élite économique et sociale.
Comprendre leurs difficultés psychologiques permet de mieux les accompagner et de prévenir
des conséquences graves (échec académique, isolement, perte de productivité).
Pertinence individuel : Cette va m’aider à bien approfondir mes notions sur la dépression dans
le domaine de psychologie clinique et Comprendre l’étiologie de la dépression et pour enfin
identifier les mécanismes préventifs.
b. Intérêt de la recherche
Sur le plan personnel est que cette recherche te permet de développer une meilleure
compréhension des réalités psychologiques vécues par les pairs, en tant qu’étudiant finaliste ;
elle donne aussi l’occasion de renforcer les compétences en recherche et en analyse, tout en
contribuant à mon propre épanouissement intellectuel et émotionnel.
Sur le plan social cette étude met en lumière un problème souvent tabou dans la société
congolaise : la santé mentale des jeunes universitaires. Elle peut sensibiliser la communauté,
les familles et les institutions à l’importance d’un accompagnement psychologique, favorisant
ainsi une meilleure cohésion sociale et une jeunesse plus résiliente
Sur le plan pratique est que les résultats pourront servir de base pour des actions concrètes :
mise en place de cellules d’écoute, programmes de soutien psychologique, ou encore
stratégies d’accompagnement académique pour améliorer le bien-être étudiant.
Sur le plan académique ce travail va contribuer à enrichir la littérature scientifique locale sur
la santé mentale, un domaine encore peu exploré dans le contexte universitaire congolais. Il
offre des données empiriques utiles pour d’autres chercheurs, enseignants et étudiants qui
voudront approfondir la question.
Sur le plan théorique cette étude permet de tester et confronter des modèles théoriques de la
dépression et de la résilience (par exemple les théories cognitives, psychosociales ou
comportementales) au contexte spécifique des étudiants finalistes de Bukavu.
La présente étude cible les étudiants en fin de cycle de l'Université Officielle de Bukavu
(UOB), et plus particulièrement ceux inscrits au sein du Domaine des Sciences Économiques
et Gestion. Pour cette recherche, un échantillon de 80 étudiants finalistes a été constitué. Le
choix des participants repose sur une approche non probabiliste, utilisant la technique de
l'échantillonnage raisonné.
Afin d'analyser l'état de dépression chez ces futurs cadres, nous avons opté pour une
méthodologie mixte d’où le volet quantitatif avec utilisation de l'échelle de dépression de
Beck (BDI) pour obtenir des données chiffrées et normalisées et volet qualitatif qui fait
recours à l'entretien semi-directif pour approfondir le vécu des sujets.
Le traitement des données suit également cette double approche. Les informations
quantitatives, issues du test de Beck, sont traitées via le logiciel SPSS (Statistical Package for
Social Sciences). Cet outil permet de générer des statistiques descriptives telles que les
fréquences, les moyennes, les pourcentages ainsi que les écarts-types, parallèlement, les
données recueillies lors des entretiens font l'objet d'une analyse de contenu. Cette démarche
vise à extraire les thématiques dominantes et à décrypter les variables socio-économiques ou
structurelles qui influencent l'apparition de la dépression chez ces étudiants finalistes.
Dans l’optique temporelle recherche couvre l’année académique 2025-2026, période durant
laquelle les étudiants finalistes se préparent à soutenir leurs travaux de fin de cycle.
Dans le cadre thématique le travail se concentre sur l’évaluation du niveau de dépression chez
les étudiants finalistes et l’identification des mécanismes de résilience mobilisés pour y faire
face.
Pour recueillir les informations nécessaires à la vérification de nos hypothèses, nous avons
fait usage à l’échelle de Beck et le guide d’entretien.
Identifier les principaux facteurs associés à la dépression chez ces étudiants (académiques,
socio-économiques, familiaux).
1. Quelles sont les principales difficultés académiques que vous rencontrez dans votre
parcours universitaire ?
2. Avez-vous déjà connu des situations où le manque de moyens financiers a affecté vos
études ou votre moral ?
[Link]-t-il des conflits ou des attentes familiales qui créent du stress ou de la pression dans
votre vie étudiante ?
Analyser les conséquences de la dépression sur la performance académique et la préparation à
l’insertion professionnelle des étudiants finalistes.
[Link] difficultés psychologiques peuvent-elles influencer la confiance que vous avez en votre
avenir professionnel ?
[Link]-vous parfois peur ou des inquiétudes concernant votre insertion professionnelle ?
Pourquoi ?
[Link] stratégies utilisez-vous pour faire face au stress, à la pression académique ou aux
difficultés personnelles ?
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