Le cancer du col de l’utérus est une pathologie maligne induite par une infection persistante par
des papillomavirus humains (HPV), caractérisée par une prolifération anarchique des cellules
au niveau de l'épithélium cervical (OMS, 2020). Cette affection est depuis plusieurs années
considérée comme un problème de santé reproductive majeur, représentant l'une des
principales causes de morbidité et de mortalité évitables chez la femme (Bray et al., 2021).
L'absence de programmes de dépistage structurés et l'évolution souvent silencieuse de la
maladie conduisent à des diagnostics tardifs à des stades cliniques avancés, limitant ainsi
considérablement les chances de survie. Malgré l'existence de protocoles de prévention
primaire et secondaire éprouvés, les disparités d'accès à l'information maintiennent des taux
d'incidence préoccupants, notamment au sein des populations actives de 25 à 49 ans
(MINSANTE, 2021). Ces idées de fatalité face à la maladie sont pourtant révolues, puisque le
dépistage précoce permet une prise en charge efficace dans la majorité des cas. Cependant,
dans la communauté de Bwadibo, les données locales révèlent un contraste alarmant entre la
gravité de la pathologie et le faible taux de recours au dépistage, couplé à une méconnaissance
généralisée des facteurs de risque. Ce déficit d'information constituant un obstacle majeur à
l'adhésion aux stratégies de prévention, il apparaît impératif d'évaluer précisément le niveau de
connaissances de cette population cible afin de proposer des stratégies de sensibilisation
adaptées pour favoriser un changement de comportement durable et réduire la mortalité locale.