TP : Initiation à Robot Structural Analysis
1. Présentation du logiciel
Robot Structural Analysis est un logiciel de calcul de structures permettant :
L’analyse statique et dynamique,
Le dimensionnement selon les normes (Eurocodes, BAEL, etc.),
La visualisation des efforts internes et déformations.
La Figure suivante correspond à l’écran de démarrage (bibliothèque de modèles) de Robot
Structural Analysis, qui permet à l’utilisateur de choisir rapidement le type de structure à
modéliser.
a) Conception b) Descente de c) Etude d’un d) Etude d’une e) Etude d’un
d’un charge portique coque treillis
bâtiment spatial spatial
f) Etude d’une g) Etude d’un h) Etude d’un i) Etude d’un j) Modélisation
plaque portique plan grillage treillis plan en
volumique
k) Etude en l) Etude en m) Etude d’une n) Conception o) Etude des
contraintes déformations structure des assemblages
planes planes axisymétrique armatures en
éléments BA
p) Etude d’une q) Etude d’une
section structure
paramétrée
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Dans cette interface, Robot propose plusieurs modèles prédéfinis, chacun étant représenté par
une icône (a) à (q). Ces modèles facilitent la création rapide de structures (en béton armé et en
construction métallique). On y trouve notamment des bâtiments en béton armé et des ossatures
de bâtiments (a, b), des portiques industriels et des charpentes métalliques (c, g, q), des
réservoirs et silos (d), des treillis et poutres réticulées (e, i), ainsi que des dalles, coques et
structures surfaciques (f, j). D’autres icônes permettent de travailler sur des éléments
particuliers comme les murs, les fondations, les poutres, les poteaux, les sections transversales
ou encore les éléments mixtes béton–acier (k à p).
Dans le cadre de ce travail pratique, deux types de modèles prédéfinis proposés par Robot
Structural Analysis seront utilisés.
Le modèle (g) sera utilisé pour la modélisation d’une ossature plane (2D), adaptée à
l’étude simplifiée du comportement structural dans un plan, notamment pour l’analyse
des efforts internes et des déformations sous chargements verticaux et horizontaux.
Le modèle (c) sera retenu pour la modélisation d’une ossature tridimensionnelle (3D),
permettant de représenter le comportement spatial de la structure et de prendre en
compte les interactions entre les éléments dans les trois directions.
Le choix de ces deux modèles permet de comparer les approches 2D et 3D et de mieux
comprendre l’influence de la modélisation sur les résultats du calcul.
2. Objectifs
La première étape consiste à découvrir l’interface du logiciel Robot Structural Analysis, qui se
compose principalement d’une barre de menus regroupant les commandes essentielles (création
de projet, édition, analyse et résultats), de barres d’outils permettant un accès rapide aux
fonctions de modélisation et de chargement, d’une zone graphique centrale dédiée à la
représentation de la structure, ainsi que d’un explorateur de modèle affichant les nœuds, les
barres, les matériaux, les sections et les cas de charges. Cette organisation facilite la navigation
dans le modèle et le contrôle progressif des données introduites.
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La modélisation d’une structure simple débute par la création d’un nouveau projet en
définissant le type de structure, la dimension du modèle (2D ou 3D) et les unités de calcul
(outils- préférences de la tâche). Les matériaux et les sections sont ensuite définis afin de
représenter fidèlement le comportement mécanique des éléments structuraux.
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La géométrie est créée à l’aide des nœuds et des barres, auxquels sont affectés les matériaux et
les sections correspondants, puis les conditions aux limites sont introduites sous forme
d’appuis, garantissant la stabilité du modèle et la bonne transmission des efforts. L’application
des charges constitue une étape essentielle de l’analyse. Elle comprend la définition de plusieurs
cas de charges tels que le poids propre, les charges permanentes et les charges d’exploitation.
Le poids propre est généralement calculé automatiquement par le logiciel à partir des
caractéristiques du matériau, tandis que les charges ponctuelles ou réparties sont appliquées
manuellement sur les nœuds ou les barres. Des combinaisons de charges peuvent ensuite être
générées conformément aux règles normatives afin de représenter les situations de calcul les
plus défavorables.
Enfin, après une vérification complète du modèle, le calcul est lancé afin de déterminer la
réponse de la structure aux sollicitations appliquées. Les résultats obtenus comprennent
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notamment les déformées, les efforts internes (effort normal, effort tranchant et moment
fléchissant) ainsi que les réactions aux appuis.
3. Données du TP 1 (Ossature en 2D)
3.1. Géométrie de la structure
Type de charpente : Pignon simple, 6 travées
Portée : 20 m
Hauteur du faîtage : 7 m
Hauteur des poteaux : 6 m
Profilés métalliques : IPE 240 pour les traverses, IPE 270 pour les poteaux
Écartement des fermes : 6 m (axe à axe)
3.2. Charges appliquées
3.2.1. Charges permanentes (g)
Poids propre des profilés métalliques : calculés automatiquement par le logiciel Robot
Poids des pannes : 5 daN/m²
Poids des toiles de couverture : 10 daN/m²
3.2.2. Charges variables (q)
Charge d’exploitation : 25 daN/m²
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3.2.3. Charges de vent (w)
Région : II
Site : normal
Construction : fermée
Charges : 70 daN/m²
3.3. Hypothèses de calcul
Structure 2D, charges appliquées dans le plan de la charpente
Matériau : Acier S275
Normes de calcul : Eurocode 3
4. Etapes de réalisation
[Link]éation du projet
Dans le cadre de ce travail pratique, le logiciel Robot Structural Analysis est utilisé pour la
modélisation et l’analyse d’une charpente métallique plane (2D). Après le lancement du
logiciel, un nouveau projet est créé à partir du menu Fichier → Nouveau projet. Lors de cette
étape, le type de modèle est défini en sélectionnant l’option Structure 2D – Portique, ce qui
permet de travailler dans un plan unique et de simplifier l’analyse structurale.
[Link]élisation de la structure
Les nœuds de la structure sont définis en introduisant leurs coordonnées dans le plan (X,Y).
Les points suivants sont créés successivement : (0,0) et (20,0) correspondant aux appuis au sol,
(0,6) et (20,6) représentant le sommet des poteaux, ainsi que le nœud (10,7) situé au faîtage du
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portique. Ces nœuds permettent de définir la géométrie globale de la charpente métallique en
deux dimensions. Une fois les nœuds créés, les nœuds de base situés aux coordonnées (0,0) et
(20,0) sont sélectionnés afin d’y appliquer des conditions d’appui de type encastrement,
traduisant une fixation rigide de la structure au sol et empêchant toute translation et rotation à
ces points.
Les nœuds précédemment définis sont reliés par des barres afin de former les éléments
structuraux du portique. Les barres verticales correspondant aux poteaux sont modélisées à
l’aide de sections IPE 270, tandis que les barres inclinées et horizontales constituant les
traverses sont définies avec des sections IPE 240.
Le choix des sections IPE 270 pour les poteaux et IPE 240 pour les poutres constitue un choix
initial de prédimensionnement. Ces sections sont adoptées à titre provisoire afin de permettre
la modélisation et le lancement du calcul de la structure. Elles devront ensuite être vérifiées par
le calcul, à partir des résultats obtenus (efforts internes, contraintes, déplacements et
coefficients de sécurité), conformément aux exigences des normes de dimensionnement. Si les
vérifications ne sont pas satisfaisantes, les sections choisies seront ajustées jusqu’à obtenir une
conception sûre et optimisée de la charpente métallique.
Pour l’ensemble des éléments, le matériau acier S275 est sélectionné, caractérisé par une limite
d’élasticité de 275 MPa et un module d’élasticité de 210 GPa. Ces choix de sections et de
matériau permettent de représenter de manière réaliste le comportement mécanique de la
charpente métallique et constituent une base adaptée à l’analyse structurale sous charges.
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Afin d’éviter une mauvaise conception de la structure, il est préférable d’adopter un accrochage
approprié au niveau des nœuds. Ainsi, la définition correcte des conditions d’assemblage aux
nœuds constitue une étape essentielle pour obtenir des résultats fiables et représentatifs dans
l’analyse structurale.
Les barres de la structure sont définies en fonction de leur rôle mécanique. La barre reliant le
nœud 1 au nœud 2 correspond à un poteau et est modélisée à l’aide d’une section IPE 270. De
la même manière, la barre comprise entre les nœuds 4 et 5 représente le second poteau et adopte
également une section IPE 270.
En revanche, les barres reliant les nœuds 2 et 3, ainsi que les nœuds 3 et 4, constituent les
poutres (ou traverses) de la charpente. Ces éléments sont modélisés avec des sections IPE 240,
plus adaptées aux sollicitations en flexion dominantes.
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Dans le cadre de la modélisation sous Robot Structural Analysis, il est nécessaire d’introduire
un jarret profilé au niveau de la liaison entre le poteau et la traverse. La longueur du jarret est
prise égale à 10 % de la longueur de la traverse, conformément aux règles usuelles de
conception des structures métalliques. L’ajout de ce jarret permet de rigidifier l’assemblage,
d’améliorer la répartition des efforts internes et de réduire les moments fléchissant au droit du
nœud.
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3.6 Chargements
On doit créer d’abord un cas de charge de type permanent : Poids propre (PERM1). Ce cas de
charge correspond au poids propre de la structure. Il est automatiquement calculé par le logiciel
à partir des sections, des matériaux et de la géométrie des éléments structuraux.
Ensuite, on doit créer un cas de charge de type permanent : Charge répartie (PERM2). Ce cas
de charge représente les charges permanentes supplémentaires appliquées sur la structure, telles
que les charges de couverture et de panne. Ces charges sont modélisées sous forme de charges
réparties sur les éléments concernés.
Enfin, on doit créer un cas de charge d’exploitation (EXPL1). Ce cas de charge correspond aux
charges variables dues à l’utilisation de l’ouvrage (présence de personnes, stockage, circulation,
etc.).
On doit maintenant définir les cas de charges PERM2 et EXPL1. Tel que,
le cas PERM1 correspond déjà aux charges permanentes et représente le poids propre de la
structure. Le cas de charge PERM2 regroupe les charges permanentes supplémentaires
(couverture et pannes). Afin de les introduire sous forme de charges linéaires et non surfaciques,
la charge surfacique est multipliée par la largeur de reprise correspondant à la moitié de la
longueur des deux travées successives. Ainsi, une charge de 15 daN/m² est transformée en
charge linéaire en la multipliant par 6 m (3 m + 3 m), ce qui donne une charge équivalente de
90 daN/m appliquée sur la traverse.
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De la même manière, le cas de charge d’exploitation EXPL1 est défini en convertissant la
charge surfacique d’exploitation Q en charge linéaire. La largeur de reprise est également prise
égale à 6 m. La charge d’exploitation devient alors : 25 daN/m² × 6 m = 150 daN/m.
Pour les charges de vent, il est nécessaire
de commencer par définir les paramètres
généraux de calcul.
Tout d’abord, on choisit l’enveloppe de
vent, qui correspond au cas le plus
défavorable, c’est-à-dire l’action du vent
sur l’ensemble des parois de la structure.
Ensuite, on renseigne la profondeur du
bâtiment, prise égale à 36 m, ainsi que
l’entraxe des portiques, fixé à 6 m.
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On passe maintenant à la définition des
paramètres globaux. Dans un premier
temps, on choisit la région de vent 2,
puisque le projet est situé à Sfax.
L’altitude du site de construction est prise
égale à 7 m. Ensuite, pour la modélisation
des actions du vent, on remplace les
charges appliquées sur les barres par des
charges appliquées sur les nœuds, et ce
uniquement pour les barres concernées.
Par conséquent, aucun chargement n’est
saisi manuellement sur les autres
éléments, afin que le logiciel prenne
automatiquement en compte l’ensemble
des effets du vent sur la structure.
On passe maintenant à la définition du cas de
charge du vent. La région de vent est déjà
définie comme étant la région 2. Il convient
ensuite de choisir le type de site : site normal.
La pression de base du vent est prise
constante et égale à 70 daN/m².
Enfin, il est nécessaire de cocher l’option
correspondant à la valeur minimale du
coefficient (Ce − Ci), afin de considérer le
cas le plus défavorable pour le calcul des
efforts dus au vent.
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On passe maintenant au cas de charge de la
neige. On constate que ce cas est déjà
désactivé automatiquement, ce qui est
normal puisque la région de Sfax n’est pas
concernée par l’action de la neige selon la
réglementation prise en compte par le
logiciel. Aucune modification
supplémentaire n’est donc nécessaire à ce
stade.
On passe maintenant à la définition de la
perméabilité des parois.
Celle-ci correspond au pourcentage des
ouvertures par rapport à la surface totale des
parois du bâtiment.
Si ce pourcentage est inférieur à 5 %, la
construction est considérée comme fermée.
Si le pourcentage est compris entre 5 % et 35
%, la construction est dite semi-ouverte. Dans notre cas, le pourcentage des ouvertures
Si le pourcentage est supérieur à 35 %, la est inférieur à 5 % de la surface totale des
construction est considérée comme ouverte. parois.
5. Combinaison des charges
Il est nécessaire de générer les combinaisons de charges de manière automatique à l’aide de la
commande Chargements → Combinaisons automatiques. Ensuite, il convient d’activer l’option
Combinaisons automatiques complètes, afin que le logiciel prenne en compte l’ensemble des
cas de charges définis conformément aux règles normatives.
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Par la suite, on sélectionne les charges de
vent, puis on accède à l’option Éditer les
paramètres pour modifier le coefficient de
pondération. Dans notre cas, ce coefficient
est ajusté à la valeur 1,2, afin de respecter
les hypothèses de calcul adoptées pour
l’étude de la structure.
Pour l’établissement des combinaisons de charges, l’analyse
sera menée conformément aux états limites ultimes (ELU)
et aux états limites de service (ELS).
Ensuite, il est nécessaire de vérifier la définition des groupes de charges utilisés dans les
combinaisons automatiques.
Le groupe des charges permanentes est défini
avec l’opérateur logique « et », ce qui signifie
que toutes les charges permanentes agissent
simultanément.
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Le groupe des charges d’exploitation est
défini avec l’opérateur « ou », indiquant que
ces charges ne sont pas appliquées
simultanément, mais considérées de manière
alternative selon les cas de combinaison.
Enfin, le groupe des charges de vent est défini
avec l’opérateur « ou exd » ce qui permet de
considérer les différentes directions ou
situations de vent de façon exclusive, sans
cumul entre elles.
Il convient de vérifier que les relations entre les charges permanentes, d’exploitation et de
vent sont bien définies et correctement prises en compte.
6. Analyse de la structure
Pour vérifier la structure, on sélectionne le menu Analyse, puis l’option Vérifier la structure.
Cette vérification permet de contrôler la géométrie du modèle ainsi que les liaisons entre les
éléments. Les résultats indiquent un nombre d’erreurs nul et un nombre d’avertissements nul.
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7. Lancement du calcul
Afin de lancer le calcul de la structure, on clique sur l’icône Calculer située dans la barre
d’outils du logiciel.
Il est également nécessaire de vérifier les combinaisons de charges afin de s’assurer de leur
conformité. On clique sur l’icône chargements, puis l’option Tableau-combinaisons.
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8. Exploitation des résultats
Le calcul est ensuite lancé en cliquant sur l’icône Calculer située dans la barre d’outils. Il est
également nécessaire de vérifier les combinaisons de charges. Enfin, l’exploitation des résultats
se fait par l’affichage des diagrammes via Diagrammes - Barres, permettant d’analyser la
déformée de la structure, les efforts internes ainsi que les réactions aux appuis.
8.1.Déformée
Pour présenter la déformée de la structure, il faut cocher l’option Déformée dans le menu des
résultats, puis activer l’animation afin de visualiser le comportement de la structure sous l’effet
des charges appliquées. Cette animation permet d’observer clairement les déplacements et la
forme déformée globale de la structure, ce qui facilite l’analyse de sa rigidité et de sa stabilité.
deformée [Link]
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[Link] internes
Afin d’afficher l’effort normal dans les barres, on coche la case Force Fx dans les options des
diagrammes.
Ensuite, on va afficher l’effort tranchant, on coche la case Force Fz dans les options des
diagrammes.
En ce qui concerne le moment fléchissant, on doit cocher la case Moment My dans les options
des diagrammes.
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9. Dimensionnement
On passe maintenant au dimensionnement de la structure, afin de vérifier la rigidité, la stabilité
et la résistance des éléments. Cette étape consiste à contrôler la rigidité de la structure à travers
les déformations admissibles, la stabilité des barres en vérifiant le flambement dû aux efforts
de compression ainsi que le déversement dû à la flexion, et enfin la résistance des sections vis-
à-vis des efforts internes (effort normal, moment fléchissant et effort tranchant).
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Pur vérifier le flambement et le déversement, on doit donner
pour chaque barre ses paramètres. Du coup, on doit choisir Type
de barre acier/aluminium.
[Link]
Dans un premier temps, on détermine les conditions de flambement en adoptant la méthode
approchée et en considérant le cas d’un élément encastré. Le flambement est étudié autour de
l’axe y ainsi que autour de l’axe z. Pour le cas considéré, les conditions d’appui correspondent
à un encastrement–articulation, ce qui conduit à un coefficient de longueur de flambement égal
à 0,7.
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Ensuite, pour la définition des barres, au niveau des paramètres avancés, il faut cliquer sur
l’icône « Plus », puis décocher l’option Tubes laminés à chaud et vérifier que la limite
d’élasticité fyb est égale à 275 MPa, conformément au matériau utilisé.
On passe maintenant à la vérification du déversement. Pour cela, il faut cocher l’option
Déversement. Dans notre cas, le déversement est symétrique, on adopte donc la méthode
générale pour l’analyse. Concernant la vérification des flèches des barres, les critères de
déformation admissible sont définis comme suit :
Pour les poteaux, on adopte une limite de flèche égale à L/150.
Pour les traverses, on choisit une limite de flèche égale à L/200.
On passe maintenant à l’évaluation de la flèche. Pour cela, on doit sélectionner l’icône Service.
Dans le cas des poteaux, il faut cocher le critère de limitation de la flèche X = L/150.
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Ensuite, on enregistre les paramètres. Il est nécessaire de noter les numéros des barres
correspondant aux poteaux et de les saisir dans le champ prévu à cet effet. Dans notre cas, les
poteaux correspondent aux barres 1 et 2 « 1 2 ». Finalement, on applique les paramètres afin de
lancer la vérification de la flèche.
[Link]
Pour le plan Y, on va travailler en appliquant la méthode approchée. Dans ce cas, la longueur
de flambement est prise égale à 0,5 fois la longueur réelle de l’élément, ce qui correspond aux
conditions d’appuis adoptées dans ce plan.
Pour le plan Z, on va considérer la longueur réelle, sans appliquer de coefficient de réduction.
Ainsi, la longueur de flambement est égale à deux fois l’espacement des pannes. Dans notre
cas, l’espacement des pannes est de 2 m, ce qui donne une longueur de flambement de 4 m.
Concernant le déversement, on conserve les mêmes paramètres que pour le poteau, mais en
modifiant le coefficient de longueur de déversement afin de tenir compte des conditions réelles
de maintien latéral de la poutre.
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Pour l’aile supérieure, on choisit un contreventement intermédiaire. La définition de la longueur
de déversement se fait manuellement, en indiquant les positions réelles des points de maintien.
Dans notre cas, ces positions sont : 0 m, 2 m, 6 m et 10 m. La même démarche est appliquée
pour l’aile inférieure, en définissant également les points de maintien latéral réels afin d’assurer
une modélisation correcte du phénomène de déversement.
10.Vérification
On procède maintenant à la vérification des sections définies initialement. Pour cela, on
sélectionne les combinaisons de charges 10 à 13 correspondants à l’ELU, puis les combinaisons
13 à 24 correspondants à l’ELS. Une fois les combinaisons activées, on lance le calcul afin de
vérifier la conformité des sections et d’analyser les résultats obtenus.
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La vérification des pièces selon la norme NF EN 1993-1-1 (ELS et ELU) a été effectuée. Les
résultats montrent que les poteaux (Poteau_1 et Poteau_4), de profil IPE 270 en acier S275,
sont conformes avec un taux de travail égal à 0,82, inférieur à 1. En revanche, les poutres
(Poutre_2 et Poutre_3), de profil IPE 240 en acier S275, ne sont pas vérifiées à l’ELU, avec un
taux de travail de 2,71, supérieur à la valeur admissible. Cela indique un sous-dimensionnement
des sections de ces éléments. Le cas de charge le plus défavorable correspond à la combinaison
10 à l’ELU. Une optimisation des sections des poutres est donc nécessaire afin de satisfaire les
critères de résistance et de stabilité. On procède alors à une augmentation des sections des
poutres concernées.
11. Assemblage
Cette fonction permet de créer différents types de liaisons (articulées, rigides, platines d’about,
assemblages boulonnés ou soudés), de vérifier la résistance des boulons, des soudures et des
plaques, et de générer des notes de calcul détaillées. Elle constitue une étape essentielle pour
assurer la stabilité, la sécurité et la conformité réglementaire de la structure.
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11.1. Assemblage poteau – traverse
Sélectionnez d’abord le poteau et la traverse, puis créez un nouvel assemblage via Assemblage
→ Nouvel assemblage pour les barres sélectionnées.
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Une définition d’un
assemblage Poutre–Poteau
(angle de portique) selon la
norme NF EN 1993-1-
8/NA2007/AC2009.
Dans l’onglet Platine d’about,
on paramètre les
caractéristiques géométriques
et mécaniques de la platine de À droite, un schéma explicatif illustre la configuration de
liaison : l’assemblage avec les dimensions repérées (hp, bp, tp, epu,
Hauteur (hp) : 561 mm epd), ce qui facilite la visualisation du modèle.
Largeur (bp) : 135 mm Enfin, les boutons Appliquer, OK et Annuler permettent de
Épaisseur (tp) : 15 mm valider ou modifier les paramètres définis.
Matériau : S235
Épaisseur des ailes du poteau
(epu / epd) : 10 mm
L’onglet Boulons dans la
définition de l’assemblage
Poutre–Poteau (angle de
portique) selon l’Eurocode 3.
Les caractéristiques des
boulons sont :
Diamètre : M16
Classe : 12.9 (boulons Disposition des boulons
à haute résistance) Nombre de colonnes (nh) : 2
Pour le plan de cisaillement, il Nombre de lignes (nv) : 6
est généralement préférable Entraxe horizontal (e) : 70 mm
que le plan de cisaillement Entraxes verticaux (P1–P2–…–P6) : 65, 100, 100,
passe par la partie non filetée 100, 80 mm
pour une meilleure résistance. Pince (h1) : 55 mm
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L’onglet soudures de
l’assemblage Poutre–Poteau
(angle de portique) selon l’EN
1993-1-8.
L’onglet raidisseurs dans la
définition de l’assemblage
Poutre–Poteau (angle de
portique) selon l’EN 1993-1-
8.
Les raidisseurs horizontaux du poteau (activés), sont placés
au niveau des ailes du poteau, en face des ailes de la poutre.
Ils servent à éviter le flambement local de l’âme du poteau,
augmenter la rigidité de la zone nodale, améliorer la
résistance en compression locale et permettre un assemblage
rigide (portique)
Cependant, les raidisseurs verticaux de la poutre (non
activés), sont utiles si le cisaillement est élevé et une forte
concentration de contraintes près de la platine.
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Le résultat global indique un ratio de vérification de 0,67, ce qui signifie que, la sollicitation
reste inférieure à la résistance de l’assemblage, donc le dimensionnement est vérifié et
satisfaisant (état limite ultime respecté), avec une marge de sécurité acceptable. En résumé, cet
assemblage est conforme et correctement dimensionné selon les exigences de l’Eurocode, avec
une capacité résistante suffisante vis-à-vis des efforts appliqués.
11.2. Assemblage traverse – traverse
L’assemblage traverse–traverse est réalisé à l’aide d’une platine d’about boulonnée,
conformément aux exigences de l’Eurocode 3 (EN 1993-1-8). Il assure la continuité entre deux
poutres de type IPE 270 en acier S275, avec une légère inclinaison correspondant à la géométrie
du portique. La liaison est assurée par une platine d’about en acier S235, fixée par des boulons
à haute résistance de classe 10.9, disposés en plusieurs rangées afin de garantir une bonne
répartition des efforts. Cet assemblage est conçu pour transmettre les efforts de flexion, de
cisaillement et de traction, assurant ainsi un comportement rigide ou semi-rigide de la structure.
Les dimensions de la platine et la disposition des boulons sont définies de manière à satisfaire
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les critères de résistance et de stabilité, tout en respectant les prescriptions normatives en termes
d’entraxes, de distances aux bords et de capacité portante.
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La configuration adoptée repose sur un assemblage par platines et boulons assurant la continuité
des moments fléchissant et des efforts tranchants. Les résultats de calcul montrent que le ratio
de vérification est inférieur à 1 (0,32), ce qui confirme la conformité et la sécurité de
l’assemblage vis-à-vis des exigences de dimensionnement. Cet assemblage garantit ainsi un
comportement rigide et une bonne transmission des sollicitations entre les poutres.
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11.3. Assemblage poteau – pied
Les assemblages de la structure ont été modélisés à l’aide du logiciel Robot Structural Analysis
en respectant les règles de l’Eurocode 3. Les connexions entre les éléments, notamment les
pieds de poteaux encastrés, ont été définies automatiquement puis ajustées selon les
caractéristiques réelles des sections. Les dimensions des profils et les éventuels raidisseurs ont
été pris en compte afin de représenter correctement le comportement de la structure. Une
vérification géométrique a été réalisée avant le calcul pour s’assurer de la validité des
assemblages.
Dans le cas du pied de poteau encastré, l’ajout de raidisseurs au niveau de l’âme du profil a été
pris en compte dans la modélisation. Ces raidisseurs jouent un rôle essentiel en renforçant
localement la section du poteau au droit de la platine d’ancrage, permettant ainsi une meilleure
transmission des efforts, notamment les moments fléchissant et les efforts de compression. Leur
présence limite les risques de flambement local de l’âme et de plastification excessive sous
l’effet des sollicitations concentrées. Par conséquent, l’option « raidisseurs simples » a été
retenue afin d’assurer la rigidité et la sécurité de l’assemblage conformément aux exigences de
l’Eurocode 3.
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………………
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