Dcgue 2 Et
Dcgue 2 Et
Cet ouvrage présente une méthodologie de cours, à régler des situations pratiques et à
DCG UE2
l’épreuve et couvre l’intégralité du référentiel. analyser des documents divers.
Conformément à la nature de l’épreuve, la Enfin, une analyse des derniers sujets d’examen
pochette propose, pour chaque cas (au total (de 2012 à 2024) vous permettra de découvrir
près d’une quarantaine), de vous entraîner à les thèmes déjà abordés.
DCG UE2
répondre précisément à des questions de
PROGRAMME
ÉNONCÉ
©Conception graphique :
Cas pratiques
Pascal LAINÉ
17,99 € Christine ALGLAVE
1961-1641
ÉNONCÉ
PHOTOCOPILLAGE
et de 300 000 euros d’amende. » Articles L122-4, L335-2 et
9 782384 641789
C
RO ISBN 978-2-38464-178-9
TUE LE LIVRE
COLLECTION DCG
ÉNONCÉ
© Éditions Corroy
DCGUE2E.qxp_DCGUE1E 23/07/2025 12:22 Page 2
COLLECTION BTS
Processus, Management, Économie et Droit
COLLECTION INFORMATIQUE
EBP, Excel, Access
COLLECTION DCG/DSCG
Toutes les UE du DCG et du DSCG
COLLECTION ARRÊT-CULTURE
Entreprenologie, Musique, Dissertation
VALENTIN 71
Les sociétés anonymes • Les dirigeants et les organes sociaux : représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
responsabilités
MEROU 73
Les sociétés anonymes • Les dirigeants et les organes sociaux : représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
responsabilités
FRUITS D’OR 75
Les sociétés anonymes
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE 79
Les sociétés anonymes
MUSICA 85
Les sociétés anonymes • Les dirigeants et les organes sociaux : représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
responsabilités
CABINET AID 87
Les sociétés anonymes • Les dirigeants et les organes sociaux : représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
responsabilités
[Link] 89
Les sociétés par actions simplifiées
KDO GADGET 93
La société en nomp collectif
CIVILA 95
Caractéristiques essentielles des : sociétés d’exercice libéral (SEL), société civile immobilière, société civile professionnelle,
société civile de moyens
NOUVEAU CAS
MÉTHODOLOGIE
Nature de l’épreuve : épreuve écrite portant sur l’étude d’une ou plusieurs
situations pratiques et/ou commentaire d’un ou plusieurs documents et/ou
une ou plusieurs questions (Journal Officiel du 20.06.2019).
Durée : 3 heures Coefficient 1
Commentaire de
Session Situation pratique Question de cours
document
SARL : cumul du mandat de gérance avec un contrat de travail, La société créée de Arrêt de la cour de Cassa-
procédure des conventions réglementées, majorité des décisions fait tion sur la notion d’intérêt
2012 extraordinaires, cession de parts sociales, délit de présentation de social à la suite d’une sû-
comptes infidèles et distribution de dividendes fictifs. reté (hypothèque) consen-
tie par la société.
SA : cumul d’un mandat social avec un contrat de travail ; pouvoirs du Modalités de reprise Arrêt de la Cour de cassa-
PDG ; conventions réglementées ; augmentation du capital et émission des actes accomplis tion sur les conditions de
d’obligations, abus de confiance et recel. pour le compte d’une mésentente entre associés
2013 société en formation justifiant la dissolution de
et effets. la société, définition d’une
SCM et position de la
Cour.
SARL : contrat de travail et mandat de co-gérance, pouvoirs de la Néant SAS : arrêt de la Cour de
gérance collégiale, procédure des conventions réglementées, cassation sur une clause
2014
révocation d’un co-gérant, action en responsabilité à l’encontre du d’exclusion d’un associé.
gérant, convention interdite, abus de biens sociaux.
SARL : tenue de l’AG, transformation en SAS Néant Article de presse : délit
SAS : caractéristiques, clause d’inaliénabilité, nomination CAC d’escroquerie
2015
SA : conseil d’administration (fonctionnement), cooptation Arrêt de Cour de cassation
sur la société en formation
SARL : déplacement siège social, apport d’un bien commun, Néant Analyse d’un projet de
changement de dénomination sociale, procédure en cas de perte de ½ statuts d’une SAS. Re-
du capital social, type et procédure des conventions réglementées. cherche des erreurs.
2016 ASSOCIATION : abus de confiance. Analyse d’un arrêt de la
GAEC : sens du sigle, qualité d’associé et responsabilité des associés. Cour de cassation sur la
responsabilité de la gé-
rance d’une SEP.
SA : nombre d’associés, membres du conseil d’administration, Modalités de consti- SARL : faute séparable des
conventions interdites, responsabilité pénale, responsabilité du CAC tution d’une associa- fonctions du gérant.
2017 SNC : responsabilité des associés, cession de parts sociales tion déclarée,
Caractéristiques de la
société coopérative
SA : conditions pour intégrer le conseil de surveillance, rémunération L’affectio societatis Non-respect d’un co-gé-
des membres du conseil de surveillance, conditions de cumul membre Les principales carac- rant d’une SCI des règles
de conseil de surveillance et emploi, caution, cumul des mandats téristiques d’une SEM légales et révocation de
2018 sociaux, modification d’objet social si emprunt obligataire. locale celui-ci
SAS : pouvoir d’engager un contrat du président du conseil de
surveillance, nomination d’un commissaire aux comptes.
SARL : opposition à la cession de parts sociales de la part des associés, Néant Conditions de désignation
rachat de parts sociales à un autre associé, liens avec un GIE d’un expert de gestion
GIE : conditions de constitution dans une SARL, diffé-
2019
SAS : conditions de révocation du président, infraction pénale rences dans la désignation
d’un expert de gestion en-
tre la SARL et la SA.
Question de Commentaire de
Session Situation pratique
cours document
SAS : pouvoirs du président et du directeur général, abus de biens Néant. Cessation de paiement :
sociaux, responsabilité civile, nouvelle rédaction de statuts, mise en vente d’un élé-
désignation d’un commissaire aux comptes, actions de préférence, ment d’actif et actif dispo-
2020
droits préférentiels de souscription, emprunt obligataire. nible (arrêt permettant de
SA : redressement judiciaire rôle de l’administrateur judiciaire, répondre à une question)
déclaration de créance.
SA : statuts : nouvelle rédaction et conditions requises ; remplacement Néant. Arrêt à utiliser pour répon-
d’un administrateur : vérification des conditions légales et statutaires ; dre aux dossiers au choix
acquisition d’une société : décision et droit de préemption. (dissolution ou cautionne-
Dossier au choix : ment).
2021 SARL : dissolution (demande des associés minoritaires, schéma des
étapes de la dissolution)
OU
SA : cautionnement (reprise et responsabilité civile du directeur
général).
Entreprendre seul : choix d’une forme juridique. Néant. Arrêt à utiliser pour répon-
SARL : rédaction d’un avis de constitution, commissaires aux apports, dre à une question concer-
infraction pénale, décisions en cogérance. nant un litige sur le renou-
2022 SAS : transformation d’une SARL en SAS, responsabilité de la vellement du mandat du
présidente, conséquences de la fin du mandat du mandataire social; président de la SAS.
Société coopérative : appartenance à l’économie sociale et solidaire
(ESS), variabilité du capital.
SARL : expertise de gestion, convention réglementée. Néant. Arrêt à exploiter pour
Entreprise en difficulté : mandat ad hoc, cessation de paiement, qualifier un abus de
procédure de conciliation. majorité.
2023 Constitution d’une société : apport d’un bien commun, clause
d’agrément, société en formation, société de fait, processus de
constitution d’une société (schéma).
LA MAÎTRISE DU TEMPS
Le sujet doit être traité en 3 heures. Se munir d’une MONTRE, la regarder fréquemment.
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Hervé vient d’ouvrir une boutique de vente de cosmétiques et de parfums à ARRAS, sous la forme d’une
entreprise individuelle (Documents 1 et 2). Il commercialise des parfums d’ambiance, des savons, des
crèmes parfumées, des eaux de toilette, etc. Maïté, son épouse, apporte son aide en tant que conjoint
collaborateur.
Vous êtes salarié au sein d’un cabinet d’expertise comptable chargé d’effectuer les travaux de comptabilité
et de conseils juridiques auprès d’Hervé. Celui-ci vous sollicite sur son statut actuel et sur les évolutions à
venir de son affaire, tant sur la forme juridique de son entreprise que le statut de son épouse Maïté.
TRAVAIL À FAIRE
1. À partir de vos connaissances et du Document 1, présentez les avantages et les inconvénients de
la forme juridique choisie par Hervé.
2. Quelle est l’utilité de l’imprimé PO (Document 2) ?
3. Exposez les intérêts du statut de conjoint collaborateur. Comment ce statut devra évoluer ?
4. Quelles sont les autres formes juridiques qu’aurait pu choisir Hervé sachant qu’il souhaitait entre-
prendre seul ? Vous les présenterez succinctement et vous indiquerez ce qui les différencie de
l’entreprise individuelle.
Fin de l’EIRL et création d’un nouveau statut pour les entrepreneurs individuels
La loi n° 2022-172 du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante a créé un statut
unique pour l’entrepreneur individuel et supprime progressivement le statut d’entrepreneur individuel à
responsabilité limité (EIRL).
Depuis le 15 février 2022, il n’est donc plus possible de créer une EIRL. Le nouveau statut unique d’entre-
preneur individuel est entré en vigueur le 15 mai 2022 pour toute création d’entreprise individuelle. Les
principaux avantages de l’EIRL sont repris dans le nouveau statut.
A2MICILE
Compétences attendues Savoirs associés
Identifier les sources du doit des sociétés •Identifier les différents Définition de la société •Les éléments constitutifs du contrat de
éléments du contrat de société et les caractériser •Analyser le société : associé(s), apports, bénéfice ou économie, affectio
régime juridique des apports societatis •Le régime des nullités en cas d’élément constitutif
manquant •La nature juridique de la société : contrat, institution
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Christine David est conseillère en économie sociale et familiale à Aix. Elle a le projet de créer une entreprise
de services à domicile pour s’assurer un revenu décent et indépendant. Elle vient de prendre connaissance
d’une réalisation à travers un prospectus qu’elle vous communique (Annexe 1). Intéressée, elle vous a
chargé du projet et vous avez consulté le site Internet d’A2MICILE qui vous donne quelques informations
supplémentaires (Annexe 2) pour finaliser le projet de création à Aix.
C. David dispose de quelques économies et envisage de mettre sa formation au service de la future entre-
prise.
Annexe 1 - Prospectus
15
Une société entre un pharmacien (M. Fard) et un vétérinaire (M. Dont) a été créée (sans être imma-
triculée) pour permettre au premier de délivrer des médicaments vétérinaires sans ordonnance et au
second de régulariser ultérieurement cette délivrance illégale. La Cour d’appel a annulé la société pour
objet illicite et a refusé de liquider la société, si bien que la demande en paiement de certaines sommes,
assumées par l’un des associés, a été rejetée.
La Cour de cassation casse l’arrêt de la Cour d’appel considérant qu’en cas d’annulation d’une société pour
objet illicite ou cause illicite, il y a lieu de liquider la société sans rétroactivité et de procéder au partage
équitable entre les associés de l’actif et du passif des opérations faites en commun.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quelle sera l’activité de la future entreprise ? Est-elle légale ? Où sera-t-elle exercée ?
2. Quel est le contrat que sera passé entre C. David et A2micile ? Le définir.
3. Quelles sont les conditions de validité de ce contrat ?
4. Qui seront les participants au contrat ?
5. Quels peuvent être les apports de C. David ?
6. Quel sera le rôle de C. David dans la future entreprise ?
7. Si l’activité est bénéficiaire, [Link] sera-t-elle seule à en profiter ?
8. Pourrait-elle évoquer la nullité du contrat si le résultat de l’activité développée est déficitaire ?
Sinon, que se passera-il ?
9. À partir de l’analyse l’arrêt du 11.07.2006 (Annexe 3), vous devez énoncer les faits, déterminer la
cause de nullité évoquée et ses conséquences.
PADIMO
Compétences attendues Savoirs associés
Différencier constitution de la société et acquisition de la La terminologie des aspects juridiques intéressant capitaux et
personnalité juridique •Schématiser le processus administratif résultats : capital social, capitaux propres, bénéfice / dividendes
aboutissant à l’acquisition de la personnalité morale •Repérer les La constitution de la société, l’acquisition de la personnalité
attributs de la personne morale et en analyser le régime juridique morale, l’immatriculation de la personne morale •L’identité : les
Analyser le fonctionnement interne d’une société et sa attributs de la personne morale (nom, siège, patrimoine, durée,
représentation vis-à-vis des tiers •Différencier les conditions et les capacité) •Les associés : informations, pouvoirs et responsabilités
conséquences de l’engagement de la responsabilité de la société,
des dirigeants et des associés
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
TRAVAIL À FAIRE
1. Qu’est-ce qu’un extrait KBIS ? Quel est l’organisme qui le délivre ? Quelle est son utilité ?
2. Retrouver les éléments d’identification de cette société à travers l’extrait KBIS de l’Annexe 1.
3. Quels sont les éléments du patrimoine de cette société ? Établir son bilan de constitution
4. Qui est le représentant légal de cette société ? Pourquoi son nom apparaît-il sur l’extrait Kbis ?
Quel sera son rôle dans la société ?
Annexe 1
Administration
Gérant M. Claude Prado
Né(e) le 19 décembre 1969 Commune de Naissance Marseille 13001
Arrondissement 01 Pays France Nationalité française
24 Bd des Dames 13002 Marseille
Renseignements relatifs à l’activité commerciale
Origine du fonds : création
Activité : rénovation et pose de menuiserie
Adresse du principal établissement : 24 Bd des Dames 13002 Marseille
Début d’exploitation le 1er mars 2020
Mode d’exploitation : exploitation directe
Observations
Extrait délivré à Marseille le 19 février 2020 sur 02 pages
Le greffier
Toute reproduction même certifiée conforme, du présent extrait, est sans valeur.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quelle est la responsabilité de la société évoquée par le client ? Celle évoquée par la victime de
l’accident de la circulation ?
2. Quelle est la responsabilité évoquée dans l’extrait de l’arrêt de l’Annexe 2 ? Sous quelles
conditions peut-elle être engagée ? Quels sont les effets de cette responsabilité ?
« À la suite d’une avalanche mortelle sur une piste de ski, la société d’exploitation d’un domaine skiable a
été poursuivie et condamnée pour homicide involontaire car le directeur des pistes et le chef de secteur de
la société avaient décidé d’ouvrir cette piste en s’abstenant de déclencher préalablement des avalanches ».
INTERABUS
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser l’impact du débat de nature juridique de la société sur la L’intérêt social, l’abus de droit •Les associés : informations,
notion d’intérêt social •Différencier les conditions et les consé- pouvoirs et responsabilités
quences de l’engagement de la responsabilité de la société, des
dirigeants et des associés•Analyser le fonctionnement interne
d’une société et sa représentation vis-à-vis des tiers
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
DEUXIÈME PARTIE
Deux extraits de décisions jurisprudentielles vous sont soumises. Le travail proposé suivra chacune d’elles.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quel est le droit utilisé par l’actionnaire de la SA Suez ? Quelles sont ses conditions d’exercice ?
2. Quelle est la raison invoquée par le tribunal pour condamner l’actionnaire ?
3. Quelle est la sanction infligée par le tribunal ?
4. Quels sont les événements juridiques qui ont eu lieu dans cette société avant l’intervention de la
justice ?
5. Dans quel cas la Cour de cassation retient-elle l’abus de minorité ? Quelle a été sa décision dans
l’arrêt du 27.05.97 ?
6. Quelle est l’argumentation de la Cour de cassation ?
7. Quelles sont les conditions d’exercice, la mise en œuvre et les effets de l’abus de droit en matière
de sociétés ?
LA FARANDOLE
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser l’influence du régime matrimonial de l’associé sur le La terminologie des aspects juridiques intéressant capitaux et
contrat de société •Analyser le régime juridique des apports résultats : capital social, capitaux propres, bénéfice / dividendes
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Quatre personnes sur lesquelles vous sont donnés des renseignements en Annexe 1 souhaitent constituer
une société. Elles vous consultent et vous demandent :
TRAVAIL À FAIRE
1. De vérifier les conditions de validité concernant les associés et les apports en utilisant les Annexes
2 et 3.
2. De leur préciser les démarches spécifiques à effectuer compte tenu de leur état et de leurs
apports à partir des Annexes 2, 4 et 5.
3. De rédiger la clause de répartition du capital qui figurera dans les statuts. Les futurs associés se
référent à la loi. Ils ont décidé de fixer la valeur d’une part à 10 €.
« Un époux ne peut, sous la sanction prévue à l’article 1427, employer des biens communs pour faire un
apport à une société ou acquérir des parts sociales non négociables sans que son conjoint en ait été averti
et sans qu’il en soit justifié dans l’acte.
La qualité d’associé est reconnue à celui des époux qui fait l’apport ou réalise l’acquisition.
La qualité d’associé est également reconnue, pour la moitié des parts souscrites ou acquises, au conjoint
qui a notifié à la société son intention d’être personnellement associé. Lorsqu’il notifie son intention lors
de l’apport ou de l’acquisition, l’acceptation ou l’agrément des associés vaut pour les deux époux. Si cette
notification est postérieure à l’apport ou à l’acquisition, les clauses d’agrément prévues à cet effet par les
statuts sont opposables au conjoint ; lors de la délibération sur l’agrément, l’époux associé ne participe pas
au vote et ses parts ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la majorité.
Les dispositions du présent article ne sont applicables que dans les sociétés dont les parts ne sont pas
négociables et seulement jusqu’à la dissolution de la communauté ».
« Si un des époux a outrepassé ses pouvoirs sur les biens communs, l’autre, à moins qu’il n’ait ratifié l’acte,
peut en demander l’annulation.
L’action en nullité est ouverte au conjoint pendant deux années à partir du jour où il y a eu connaissance de
l’acte, sans pouvoir jamais être intentée plus de deux ans après la dissolution de la communauté ».
Annexe 4 : Libération des apports dans la SARL - Article L223-7 al.1 C. Com
« Les parts sociales doivent être souscrites en totalité par les associés. Elles doivent être intégralement
libérées lorsqu’elles représentent des apports en nature. Les parts représentant des apports en numéraire
doivent être libérées d’au moins un cinquième de leur montant. La libération du surplus intervient en une
ou plusieurs fois sur décision du gérant, dans un délai qui ne peut excéder 5 ans à compter de l’imma-
triculation de la société au RCS. Le cas échéant, les statuts déterminent les modalités selon lesquelles
peuvent être souscrites des parts sociales en industrie. »
Les statuts doivent contenir l’évaluation de chaque apport en nature. Il y est procédé au vu d’un rapport
annexé aux statuts et établi sous sa responsabilité par un commissaire aux apports désigné à l’unanimité
des futurs associés ou à défaut par une décision de justice à la demande du futur associé le plus diligent.
Toutefois, les futurs associés peuvent décider à l’unanimité que le recours à un commissaire aux apports
ne sera pas obligatoire lorsque la valeur d’aucun apport en nature n’excède 30 000 € et si la valeur totale de
l’ensemble des apports non soumis à l’évaluation d’un commissaire aux apports n’excède pas la moitié du
capital.
TOMBO-SERVICES
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser les conséquences d’un acte pris par une société en L’identité : les attributs de la personne morale (nom, siège,
formation •Schématiser et analyser les règles de fonctionnement patrimoine, durée, capacité) •Les sociétés à responsabilité limitée
de chaque forme sociétaire utilisée
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
Le nombre minimum d’associés dans une
SARL est de deux.
Pierre Rigo souhaite créer avec sa femme une SARL dont l’objet social est la rénovation, l’entretien et le
dépôt de fleurs sur les monuments funéraires. Son idée est partie d’un constat : l’éloignement de la famille
ne permet pas toujours d’entretenir les sépultures.
Il propose les services suivants :
- nettoyage des monuments : savonnage, brossage du marbre ou granit, rinçage et séchage ;
- entretien : nettoyage des vases à fleurs, enlèvement des fleurs séchées, nettoyage des souvenirs, taille des
plantes, dépôt de fleurs à la demande.
Conseillé par un organisme (Créatec) pour la gestion et la comptabilité, P. Rigo en est au stade des
formalités de constitution.
TRAVAIL À FAIRE
Vous devez :
1. Préparer le dossier de constitution de la société en précisant toutes les pièces à fournir en vue de
l’immatriculation de la société au Registre du Commerce et des sociétés.
2. Remplir la demande d’immatriculation Mo jointe au cas en utilisant l’Annexe 1.
3. M. Rigo peut-il effectuer les formalités d’immatriculation par Internet ?
M. Rigo envisage, en attendant que la société soit immatriculée, d’acheter une fourgonnette à crédit pour
transporter le matériel utile et effectuer les déplacements.
TRAVAIL À FAIRE
4. Qui devra payer les échéances de la fourgonnette (vous aider de l’Annexe 2) ?
Annexe 1
Annexe 2
29
RESERVE AU CFE MGUIDBEFKT
La loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés s’applique aux réponses des personnes physiques à ce questionnaire.
11680*07 Déclaration n°
SARL SARL, SELARL y compris à associé unique
sauf activité agricole Reçue le
Transmise le
Elle leur garantit un droit d’accès et de rectification, pour les données les concernant, auprès des organismes destinataires de ce formulaire.
Pour les SARL constituées d’un associé unique, remplir les cadres 3 et 16, ainsi que le cadre 4 de l’intercalaire TNS
DECLARATION RELATIVE A LA SOCIETE
2 DENOMINATION 4 ADRESSE DU SIEGE Rés., bât., app., étage, n°, voie, lieu-dit
Sigle Durée de la personne morale
Capital Si capital variable, minimum Code postal Commune
Date de clôture de l’exercice social le cas échéant, du 1er exercice Le cas échéant, ancienne commune
UE 2 • Droit des sociétés
30
13A GERANT : Nom de naissance 14A GERANT : Nom de naissance
Nom d’usage Prénoms Nom d’usage Prénoms
Né(e) le à Né(e) le à
Nationalité Dépt. / Pays Nationalité Dépt. / Pays
Domicile Domicile
Code postal Commune Code postal Commune
COLLECTION DCG
13B Votre conjoint marié ou pacsé exerce une activité régulière dans l’entreprise : 14B Votre conjoint marié ou pacsé exerce une activité régulière dans l’entreprise :
oui non Si oui, choix d’un statut : SALARIE oui non Si oui, choix d’un statut : SALARIE
ASSOCIE (le conjoint d’un gérant majoritaire doit remplir un imprimé TNS) ASSOCIE (le conjoint d’un gérant majoritaire doit remplir un imprimé TNS)
COLLABORATEUR uniquement si gérance majoritaire y compris gérant associé unique COLLABORATEUR uniquement si gérance majoritaire y compris gérant associé unique
CONJOINT MARIE OU PACSE COLLABORATEUR OU SALARIE CONJOINT MARIE OU PACSE COLLABORATEUR OU SALARIE
Nom de naissance Nom de naissance
Nom d’usage Prénoms Nom d’usage Prénoms
Né(e) le à Né(e) le à
DCGUE2E.qxp_DCGUE1E 23/07/2025 12:22 Page 30
PERSONNE AYANT LE POUVOIR D’ENGAGER LA PERSONNE MORALE AUTRE QUE LE GERANT Suite sur intercalaire M0’
15 Son pouvoir est limité à l’établissement déclaré ci-dessus oui non Nom de naissance Nom d’usage
Prénoms Né(e) le Dépt. Commune / Pays Nationalité
Domicile Code postal Commune
OPTION(S) FISCALE(S)
16 Impôt sur les Sociétés (IS) Réel simplifié Réel normal Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) Réel simplifié Réel normal
Bénéfices Non Commerciaux (BNC) Déclaration contrôlée
T.V.A : Franchise en base Réel simplifié Mini-réel Réel normal Assujettissement à la TVA en cas d’opérations imposables sur option
Option pour le dépôt de déclarations trimestrielles, si TVA estimée inférieure à un plafond de 4 000 € / an
RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES
17 OBSERVATIONS :
Le présent document constitue une demande d’immatriculation au RCS, au RM, le cas échéant et vaut déclaration aux services fiscaux, aux organismes de sécurité sociale, à l’Insee et s’il y a lieu, à
l’inspection du travail. Quiconque donne, de mauvaise foi, des indications inexactes ou incomplètes s’expose à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement.
19 LE REPRESENTANT LEGAL déclaré au cadre N° Certifie l’exactitude des renseignements donnés SIGNATURE :
LE MANDATAIRE ayant procuration Fait à
Nom, prénom / dénomination et adresse Le
Nombre d’intercalaire(s) M0’ SARL-SELARL : NDI :
Nombre de volet(s) TNS : JQPA :
DUDELO
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser le fonctionnement interne d’une société et sa Les dirigeants et les organes sociaux : représentant légal,
représentation vis-à-vis des tiers •Différencier les conditions et les mandataire social, fonctionnement, responsabilités •Le contrôle et
conséquences de l’engagement de la responsabilité de la société, les sanctions
des dirigeants et des associés
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
La SARL DUDELO est dirigée par M. DUBREUIL. Au cours de son mandat, il est confronté à diverses
situations.
Il négocie actuellement un gros contrat avec un client qui permettra de remplir le carnet de commandes de
l’entreprise pour quelques mois. Compte tenu de l’importance de la négociation, il est accompagné dans les
pourparlers de M. DELATTRE, son associé, qui, en définitive, a signé le contrat, M. DUBREUIL étant
hospitalisé.
M. DUBREUIL a, d’autre part, licencié pour faute un salarié qui a causé un accident (il avait emprunté la
fourgonnette de la société sans autorisation pour aller chercher ses enfants à l’école). La victime de
l’accident réclame des dommages et intérêts à la société.
M. DUBREUIL a conclu un accord avec une entreprise du même secteur d’activité pour répondre à un appel
d’offre de la municipalité de Nice afin de se partager le marché public en s’entendant sur les prix proposés.
M. DUBREUIL a négocié un prêt de 100 000 € avec la banque pour financer un investissement de la société.
M. DUBREUIL a été révoqué à la suite d’une étude réalisée par l’expert-comptable de la société. Ce dernier a
en effet révélé que les pertes de la société pour l’année ont été d’environ 300 000 € et que le stock a plus que
quadruplé. Ceci est dû au fait que M. DUBREUIL a procédé à des achats massifs de marchandises qui ont
provoqué la perte comptable (le bénéfice était de 360 000 € au cours de l’exercice précédent). Il ressort de
l’analyse de la situation que les opérations d’achat n’étaient pas utiles et ont mis la société en difficulté en
alourdissant notamment ses frais financiers.
TRAVAIL À FAIRE
1. Préciser le rôle de M. Dubreuil et celui de M. Delattre.
2. Après avoir relevé les actes et décisions prises par M. Dubreuil, vous devrez dire s’ils sont de sa
compétence en vous aidant de l’Annexe.
3. La révocation de M. Dubreuil vous parait-elle justifiée (vous aider de l’Annexe) ?
4. Peut-on engager la responsabilité civile de M. Dubreuil ?
Annexe
Extrait de l’article 13 des statuts de la société DUDELO : « Le dirigeant est tenu de consulter les associés pour
tout contrat d’un montant dépassant 60 000 €. »
Art L 223-18 al. 4 (SARL) : « Dans les rapports entre associés, les pouvoirs du gérant sont déterminés par les statuts,
et dans le silence de ceux-ci, le gérant peut faire tous actes de gestion dans l’intérêt de la société… »
Al. 5 : « Dans les rapports avec les tiers, le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circons-
tance au nom de la société, sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux associés. La société est
engagée même par les actes du gérant qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait
que l’acte dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule
publication des statuts suffise à constituer cette preuve. »
Al. 6 : « Les clauses statutaires limitant les pouvoirs du gérant qui résultent du présent article sont inopposables aux
tiers. »
L223-25 [Link]. (SARL) : « Le gérant est révocable par décision des associés représentant plus de la moitié des
parts sociales à moins que les statuts prévoient une majorité plus forte. Si la majorité requise n’est pas obtenue, il peut
être organisé une deuxième consultation des associés, statuant à la majorité des votes émis, les statuts pouvant
exclure cette deuxième consultation ou prévoir une majorité plus forte pour les deux consultations. Si la révocation
est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à des dommages et intérêts.
En outre, le gérant est révocable par les tribunaux pour cause légitime à la demande de tout associé. »
La faute de gestion commise par le dirigeant constitue un juste motif de révocation : gestion ruineuse,
spéculations chimériques, commandes excessives ayant entraîné des difficultés financières, découvert
bancaire supérieur au découvert autorisé, assurances insuffisantes.
Mais la jurisprudence va plus loin : en dehors de toute faute de l’intéressé, la révocation est justifiée quand
elle a pour but d’améliorer la gestion sociale ou de l’orienter dans un sens déterminé auquel le dirigeant
révoqué est nettement opposé.
La notion de juste motif se définit non pas seulement en fonction de l’activité ou du comportement du
dirigeant, mais aussi et surtout en fonction de l’intérêt social.
La révocation n’est pas justifiée quand elle repose sur la volonté arbitraire des associés, quand elle est
motivée par des divergences d’appréciation sur la gestion de points secondaires, quand elle est fondée sur
des griefs insuffisants et imprécis (négligences dans la gestion ayant entraîné des protestations des
organismes bancaires).
Dans la SARL, tout associé peut demander en justice la révocation du ou des gérants pour cause légitime -
L223-25 [Link]. Il a été jugé qu’il y a cause légitime si le gérant a abandonné ses fonctions et emporté un
carnet de chèques de la société dont il se sert pour des motifs personnels - T. com. Paris 18.6.74 ; si les deux
cogérantes refusent de collaborer, chacune d’elle manifestant le désir d’entraver la gestion de l’autre et
provoquant la division des associés en deux clans, ce qui avait paralysé la vie de la société et entraîné la
nomination d’un administrateur provisoire - C.A. Aix 9.7.1992.
TUBER
Compétences attendues Savoirs associés
Apprécier les contrôles internes et externes de l’action du Le contrôle et les sanctions
dirigeant et leurs conséquences •Analyser le fonctionnement
interne d’une société et sa représentation vis-à-vis des tiers
•Analyser des opérations de contrôle au sein d’une société : rôles
du commissaire aux comptes, contrôle des conventions
réglementées, contrôle interne, procédure d’alerte
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Scandale ! ... Après enquête, les inspecteurs du service de la concurrence et de la répression des fraudes
viennent de faire une étrange découverte dans les locaux de la société anonyme Novo, spécialisée dans la
conserverie et la commercialisation des truffes : les truffes blanches qu’elle achetait en Afrique du Nord (au
prix de 50 € le kilo) étaient teintes au brou de noix pour être ensuite revendues pour des truffes noires (au
prix de 800 € le kilo) à des clients célèbres tels Fauchon, Lenôtre, La Tour d’argent. L’escroquerie porte sur
des millions d’euros.
Le mécanisme de cette escroquerie est simple : la société achetait des truffes blanches en Afrique du Nord.
Puis un employé, sous les ordres du dirigeant de l’entreprise, était chargé de commander le brou de noix à
une fabrique qui facturait la marchandise au nom d’une quincaillerie fictive. Ensuite, il allait chercher le
colorant pour le ramener dans la conserverie de truffes. Là on procédait à la coloration des truffes blanches
qui devenaient noires par enchantement… Évidemment, la fraude avait été imaginée par le PDG de la société
Novo.
Il faut rassurer cependant les consommateurs : le brou de noix est un liquide brun tiré de l’enveloppe verte
de la noix, c’est donc un produit naturel sans danger pour la consommation !
TRAVAIL À FAIRE
1. Le PDG de la SA Novo est-il compétent pour l’achat de truffes ?
2. Les actionnaires de la SA Novo ont-ils les moyens de contrôler leur PDG ?
3. Existe-t-il dans la SA Novo un organe chargé de surveiller le PDG ?
4. Le commissaire aux comptes de la société pouvait-il se rendre compte de l’escroquerie ?
5. Quel est l’organisme qui a découvert l’escroquerie ?
6. Quelle est la juridiction qui sanctionnera l’infraction commise ? Selon vous, qui sera condamné ?
L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité
vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la
déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien
quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.
L’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.
BIOTECH
Compétences attendues Savoirs associés
Identifier les causes de dissolution d’une société •Schématiser le La dissolution et la liquidation •L’étendue de la personnalité
processus de dissolution et de liquidation •Analyser les consé- morale pendant les phases de dissolution et de liquidation
quences de la dissolution et de la liquidation d’une personne
morale •Analyser les conséquences de la dissolution et de la
liquidation pour les associés
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Après plusieurs années d’expansion, la SARL Biotech, créée en 2015, connaît de sérieuses difficultés liées à
des innovations qui n’ont pas trouvé de débouchés. De lourdes pertes ont été enregistrées ces 3 dernières
années. Aussi, son gérant, M. Palm, qui doit réunir l’assemblée générale ordinaire annuelle, envisage-t-il
d’inscrire à l’ordre du jour la dissolution de la société.
La durée de la société est de 99 ans, ses statuts n’ont pas été modifiés depuis sa création.
La répartition du capital est la suivante :
M. Palm, gérant 400 parts
M. Gros 100 parts
me
M Crète 200 parts
M. Sève 300 parts
Extrait de l’article 20 des statuts : « les modifications des statuts sont décidées par les associés
représentant au moins les trois quarts des parts sociales ».
Au cours de l’assemblée, Mme Crète est la seule à rester optimiste, les autres associés pensent qu’il faut
mettre un terme à la société.
TRAVAIL À FAIRE
1. La proposition du gérant concernant l’avenir de la société est-elle de la compétence des
associés ? Justifier votre réponse.
2. Compte tenu de la position de chaque associé, quelle décision sera prise ?
3. Que va-t-il se passer après le vote des associés ? M. Palm va-t-il conserver son mandat de gérant ?
Quel rôle pourra-t-il jouer ?
4. M. Palm voudrait se voir attribuer un matériel appartenant à la société, est-ce possible ?
5. À quel moment la société n’aura plus la personnalité morale ?
6. À partir de l’arrêt en Annexe 2, vous devez énoncer les faits, la procédure, le problème juridique,
les arguments de M. F. et ceux de la Cour de cassation.
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Amiens, 17 mars 2011), que MM. R., B. et C., notaires associés de la société
civile professionnelle R.-B.-C.-F., aux côtés de M. F., ont demandé la dissolution anticipée de l’office
notarial invoquant l’inexécution par ce dernier de ses obligations et la mésentente entre les associés,
paralysant le fonctionnement de la société ;
Attendu que M. F. fait grief à l’arrêt de prononcer la dissolution de la société, alors, selon le moyen :
1°/ que la mésentente grave entre associés d’une société civile professionnelle dont l’un d’eux est seul
responsable ne peut constituer pour celui-ci un juste motif l’autorisant à demander la dissolution
anticipée de cette société ; que la cour d’appel, qui a prononcé la dissolution de la SCP B., C., R. et F., en
relevant que la mésentente entre M. F. et ses associés était avérée et profonde, le premier n’ayant plus
confiance dans la probité professionnelle des autres, et les seconds ne supportant plus les mises en cause
incessantes de M. F. tant par voie judiciaire que par voie de presse, sans rechercher, comme elle y était
invitée, si cette mésentente n’était pas imputable à MM. B., C. et R., dont les agissements motivaient les
actions notamment pénales engagées par M. F., ni si la demande de dissolution, loin d’être fondée sur un
juste motif, ne tendait pas pour les demandeurs à limiter les conséquences de leurs agissements, a privé sa
décision de base légale au regard de l’article 1844-7, 5° du code civil ;
2°/ que la mésentente entre associés n’est une cause de dissolution de la société que dans la mesure où elle
a pour effet de paralyser le fonctionnement de la société ; que la cour d’appel, pour prononcer la
dissolution de la SCP B., C., R. et F., a retenu que la paralysie du fonctionnement de la SCP était à l’œuvre,
le conflit permanent entre les associés devant entraîner inéluctablement à moyen terme la mise en péril
du service public assuré par l’étude, la perte de la clientèle et le dépôt de bilan de l’office ainsi qu’une
altération définitive de l’image de la profession de notaire dans le département de l’Aisne et que si
aujourd’hui le fonctionnement de l’office pouvait se poursuivre en raison de la révocation de M. F. de son
mandat de cogérant et de l’article 17 des statuts prévoyant la possibilité de convoquer à nouveau l’assem-
blée pour approuver les comptes à la majorité des trois quarts des voix en cas de défaut d’approbation à
l’unanimité, ces mesures ne permettaient qu’un fonctionnement « a minima » de l’office dans l’attente de
la résolution du conflit opposant les associés, et qu’en poursuivant un fonctionnement « a minima », les
associés étaient en infraction aux articles 2, 10 et 12 du Règlement national des notaires ; qu’en statuant
ainsi, en constatant un fonctionnement qui, même a minima, écarte la paralysie de la société, et sans
constater d’interdiction professionnelle paralysant la société, la cour d’appel a violé l’article 1844-7, 5° du
code civil ;
Mais attendu qu’ayant relevé, d’une part, que si les dispositions de l’article 17 des statuts, prévoyant l’ap-
probation des comptes à la majorité des 3/4 des voix en cas de défaut d’approbation à l’unanimité,
permettent d’envisager un fonctionnement « a minima » de la société, les statuts exigent toutefois que les
décisions soient prises à l’unanimité des associés, condition statutaire que le conflit permanent opposant
les associés ne permet plus d’atteindre, d’autre part, que l’échec de la mesure de médiation judiciaire
proposée par la cour d’appel et les dissensions entre les associés, qui ne correspondent plus que par l’inter-
médiaire de leurs conseils ou en présence d’un huissier de justice, ne permettent pas d’envisager une issue
amiable au litige et rendent impossible le départ de M. B. à la retraite à défaut pour les intéressés de s’en-
tendre sur l’identité de son successeur, ensuite, que le temps consacré par M. F. à confondre ses associés,
au détriment de la clientèle et du suivi de ses dossiers, a entraîné une diminution du chiffre d’affaires
mettant en péril l’avenir économique de l’office notarial, déjà fragilisé par le climat social que génère ce
conflit et par le départ des clercs, enfin, que le caractère public donné par M. F. au différend, notamment
par voie de presse, atteint la réputation de l’étude et de la profession dans son ensemble, la cour d’appel,
qui n’était pas tenue d’effectuer une recherche que ses constatations rendaient inopérante, a
souverainement estimé, par une décision motivée, que le fonctionnement normal de l’étude était paralysé
tant en raison du comportement de M. F. que de la mésentente permanente entre les associés ayant
entraîné la disparition de tout affectio societatis ; qu’elle a ainsi légalement justifié sa décision ;
DEFAGIM
Compétences attendues Savoirs associés
Distinguer les différentes formes de sociétés sans personnalité Les dispositions régissant l’absence de personnalité juridique de la
juridique •Identifier les conséquences juridiques associées aux société •La société en participation •La société de fait •La
différentes formes de société sans personnalité juridique société créée de fait
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Monsieur,
Je vous confirme, par la présente, ma participation à l’opération suivante : financement de la construction du
stade de football de Nanterre.
Je vous remets à cette fin, ci-joint, à votre ordre, un chèque d’un montant de 50 000 €, n°4263F sur la BNP
Paribas.
Il a été entendu entre nous que vous mènerez seul cette opération et qu’à aucun moment mon nom apparaîtra
dans les rapports avec les tiers.
Il a été décidé que vous aurez à me rendre compte du développement de cette opération chaque fois que cela
vous paraîtra utile et au moins une fois tous les mois.
L’opération devra être terminée au plus tard le 30 juin de l’année à venir. Cette date pourra être prorogée d’un
commun accord entre nous.
Le décès de l’un d’entre nous ne mettra pas fin à notre accord, qui se poursuivra avec nos héritiers. Les produits
nets résultant de l’opération serviront en premier lieu au remboursement de la somme que j’ai apportée par
chèque joint.
Le surplus sera réparti entre nous dans les conditions suivantes :
- 40% pour moi-même,
- 60% pour vous.
Si l’opération envisagée dégage des pertes, celles-ci seront supportées à raison de 40% par moi-même. En aucun
cas ma contribution ne pourra excéder le montant de mon apport en numéraire.
Monsieur,
J’accuse réception de votre lettre du 13 Décembre 2017 et du chèque d’un montant de 50 000 € , n°4263F sur la
BNP Paribas.
Cette somme représente votre participation à l’opération suivante : financement du stade de football de
Nanterre.
Je vous confirme que je mènerai seul cette opération et qu’à aucun moment votre nom n’apparaîtra dans les
rapports avec les tiers.
J’aurais à vous rendre compte du développement de cette opération chaque fois que cela me paraîtra utile et, au
moins une fois tous les mois.
Je m’engage à ce que l’opération soit terminée au plus tard le 30 juin de l’année à venir. Cette date pourra être
prorogée d’un commun accord entre nous.
Le décès de l’un d’entre nous ne mettra pas fin à notre accord, qui se poursuivra avec nos héritiers.
Les produits nets résultant de l’opération serviront en premier lieu au remboursement de la somme que vous
avez apportée.
Le surplus sera réparti entre nous dans les conditions suivantes :
- 60% pour moi-même,
- 40% pour vous.
Si l’opération envisagée dégageait des pertes, celles-ci seraient supportées à raison de 40% par vous-même. En
aucun cas votre contribution ne pourra excéder le montant de votre apport en numéraire.
TRAVAIL À FAIRE
1. À travers l’analyse de la correspondance échangée entre la SA IMAGINE et la SARL ARTIBAT,
vous devrez déterminer le contenu de leur accord.
DEUXIÈME PARTIE
CAS N°1
Deux kinésithérapeutes, amis d’enfance et camarades de promotion, ont décidé de s’installer ensemble et
d’exercer leur activité libérale.
Ils ont loué un local commun, ouvert un compte bancaire joint. Ils tiennent une comptabilité unique et se
répartissent sensiblement par moitié les bénéfices et la clientèle qui se présente à leur cabinet.
Chacun dispose d’un véhicule pour effectuer les massages à domicile. La direction générale des impôts leur
réclame la taxe sur les voitures particulières possédées ou utilisées par les sociétés (voir Annexe).
Ils viennent vous consulter pour savoir s’ils doivent acquitter cette taxe.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quel est le problème que vous devez régler ? Le solutionner en argumentant votre position.
Les sociétés sont soumises à une taxe annuelle à raison des véhicules de tourisme qu’elles utilisent en
France, quel que soit l’Etat dans lequel ils sont immatriculés, ou qu’elles possèdent et qui sont imma-
triculés en France.
Champ d’application de la taxe : « Toutes les sociétés, quels que soient leur forme, leur objet et leur régime fiscal (IS,
IR) et même si elles sont exonérées d’impôt sur les bénéfices... »
CAS N°2
Cass. com. 21 avril 1992, Cressin c/ Calvi
TRAVAIL À FAIRE
1. Vous devrez :
- exposer les faits de l’arrêt ;
- relever le problème juridique évoqué par la Cour de cassation et la solution juridique
apportée.
MIAM
Cas de synthèse
Trois voisines, excellentes cuisinières, ont l’idée de s’associer pour vendre par Internet et téléphone leurs
spécialités (française, asiatique, orientale et italienne). La clientèle visée :
- les actifs qui n’ont pas le temps de préparer leurs repas mais qui refusent les plats surgelés ou les plats de
la grande distribution ;
- les retraités qui n’ont plus la mobilité ou la volonté de cuisiner ;
- les associations qui organisent des repas conviviaux ;
- les entreprises qui organisent des repas d’affaires.
Après avoir mis au point le catalogue tarifé des plats et le site Internet par l’intermédiaire d’un ami, elles
rassemblent leurs moyens :
- Maguy a 1 000 € d’économies et un matériel de cuisine d’une valeur de 800 € ;
- Nadia a 700 € d’économies, un réfrigérateur de 300 € et un scooter équipé d’un coffret isolant évalué à
2 000 € ;
- Li apporte ses compétences dans la cuisine asiatique qu’elle évalue à 1000 €.
Après avoir déposé le dossier de constitution, Maguy a trouvé un local pour préparer les repas (elle a signé un
bail- loyer 700 €/mois)
Il est convenu de créer la SARL MIAM pour 10 ans. La valeur de chaque part sera de 100 €. Les statuts sont
conformes à la loi sauf sur les points suivants :
- Art. 2 : « Les apports en industrie sont autorisés. Le nombre de parts d’industrie est déterminé de la façon
Valeur de l’apport
suivante : .»
Valeur nominale des parts
- Art. 12 : « Tout emprunt d’un montant supérieur à 1 500 € doit être autorisé par les associés. »
L’exercice social correspond à l’année civile.
TRAVAIL À FAIRE
1. Identifiez les apports envisagés. Celui de Li est-il possible ?
2. La valeur attribuée à chaque apport est retenue par les associées, quel sera le montant du capital
de la société ?
3. Combien de parts recevront chaque associée si la valeur nominale de la part est fixée à 100 € ?
4. Qui est redevable du loyer pour le local loué ?
La société, immatriculée, se développe bien grâce au savoir-faire des 3 associées. La gérante, Nadia, a
contacté un expert-comptable pour tenir la comptabilité de la société. Elle veut acheter un réfrigérateur
plus grand et de nouveaux équipements de cuisine pour un montant de 2 000 €. Le banquier veut bien
consentir un prêt de ce montant à la société.
Nadia souhaite embaucher un coursier pour les livraisons.
La société reçoit une réclamation d’un client : il prétend que le nombre de plats livrés ne correspond pas à la
quantité commandée.
TRAVAIL À FAIRE
1. Pour quelles raisons Nadia est-elle la gérante de la société ?
2. Les opérations envisagées sont-elles de la compétence de Nadia ?
3. Quelle est la responsabilité de la société suite à la réclamation du client ? Comment se règlera le
litige ?
4. Quelle sera la part de bénéfice de chaque associée, sachant qu’à la clôture de l’exercice N+3 le
bénéfice est de 2 000 € ?
Après trois années de fonctionnement, le chiffre d’affaires HT est de 750 000 €, le total du bilan de 1,2 million
d’euros et la société a 1 salarié.
TRAVAIL À FAIRE
1. Nadia doit-elle rendre compte de sa gestion ? Que se passera-t-il si Maguy est seule à contester
la gestion ?
2. La société doit-elle nommer un commissaire aux comptes ?
3. Li peut-elle contester le prêt qu’elle juge excessif ?
Les trois associées veulent maintenant se séparer car elles ont d’autres projets.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quel est le moyen qui leur permettra de mettre fin à la société ?
2. Comment va se répartira le boni de liquidation entre les associés ? Nadia peut-elle reprendre son
scooter ?
LUMINANCE
Compétences attendues Savoirs associés
Justifier le choix d’une forme sociétaire adaptée à une situation Les sociétés à responsabilité limitée
donnée• Schématiser et analyser les règles de fonctionnement de
chaque forme sociétaire étudiée •Analyser les opérations de
contrôle au sein d’une société : rôles du commissaire aux
comptes, contrôle interne, procédure d’alerte
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
M. DUVAL a une affaire personnelle de ventes de luminaires haut de gamme dans plusieurs magasins du
département. Pour tenir sa comptabilité et gérer au mieux son entreprise, il a recours au cabinet d’expertise
comptable FIDEC dont vous êtes le collaborateur.
Il vient vous entretenir d’un projet de création de société qu’il envisage avec un fabricant de luminaires : la
SARL AXA.
Après votre entretien, M. DUVAL vous a chargé des formalités de constitution de la société qu’il dirigera. Il
vous informe qu’il a actuellement en vue, la location d’un local bien situé qui pourrait servir de siège social à
la future société.
La SARL LUMINANCE vient d’être immatriculée, M. DUVAL en est le gérant. Son capital de 20 000 € se
répartit de la façon suivante :
M. DUVAL 400 parts,
Mme DUVAL, sa femme 200 parts,
SARL AXA 400 parts.
La société LUMINANCE veut importer d’Asie un lot de lampes. Sa banque est disposée à lui financer
l’opération à un taux d’intérêt que M. DUVAL juge excessif. Or, la société AXA accepte de prêter les 10 000 €
dont la société LUMINANCE a besoin au taux pratiqué par les autres banques.
Au cours de l’exercice, M. DUVAL a passé seul divers contrats et actes pour le compte de la société :
embauche d’une secrétaire, d’un représentant (son fils), il a acheté un équipement informatique qui lui
permet de gérer la facturation, les stocks, la trésorerie. Il a souscrit un contrat d’assurance incendie, dégâts
des eaux et a acheté des SICAV de trésorerie.
Comme l’exercice a été bon, M. Duval s’est octroyé 1 500 € de complément de rémunération (sa
rémunération de gérant avait été adoptée à l’unanimité lors de sa nomination). À l’issue de l’exercice, le chif-
fre d’affaires hors taxes est de 2 250 000 € et le total du bilan de 1 million d’euros.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quelles questions essentielles allez-vous poser à M. DUVAL en vue de la création de la société ?
Justifiez l’intérêt juridique de chaque question.
2. M. DUVAL peut-il signer le bail avec le propriétaire pour le compte de la future société.
3. Que pensez- vous de la répartition du capital de la SARL ?
La valeur nominale des parts est-elle légale ?
M. DUVAL vous interroge sur la façon dont il peut consulter les associés.
4. M. DUVAL vous demande si la société AXA peut faire un prêt à la société LUMINANCE.
5. Le gérant de la société AXA vous demande votre opinion sur la validité des divers actes et
contrats qu’il a passés seul, il vous précise que les statuts se réfèrent à la loi.
En dehors du vote en assemblée, la société AXA peut-elle exercer un contrôle sur la gestion de
M. DUVAL ?
6. Ayant peur de dérives dans la gestion, la société AXA voudrait qu’un commissaire aux comptes
soit présent dans la SARL LUMINANCE. Sous quelles conditions la présence d’un commissaire
aux comptes, souhaitée par la société AXA, est-elle possible ?
Al. 4
« Dans les rapports entre associés, les pouvoirs du gérant sont déterminés par les statuts, et dans le silence
de ceux-ci, le gérant peut faire tous actes de gestion dans l’intérêt de la société. »
Al. 5
« Dans les rapports avec les tiers, le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute
circonstance au nom de la société, sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux associés.
La société est engagée même par les actes du gérant qui ne relèvent pas de l’objet social… »
Al. 6
« Les clauses statutaires limitant les pouvoirs du gérant sont inopposables aux tiers. »
KAMPALA
Compétences attendues Savoirs associés
Différencier les conditions et les conséquences de l’engagement Les sociétés à responsabilité limitée •Les dirigeants et les organes
de la responsabilité de la société, des dirigeants et des associés sociaux : représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
•Apprécier les contrôles internes et externes de l’action du responsabilités
dirigeant et leurs conséquences
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Xavier, Omar et Emily sont trois amis qui ont fait leur stage de fin d’études d’agriculture en Ouganda.
Ils ont découvert sur place un excellent plat cuisiné : le matoké. Après leur retour en France, ils ont créé, il y
a 2 ans une SARL qui commercialise ce plat. Une fois cuisiné, le plat est congelé et proposé aux distributeurs
spécialisés en surgelés.
L’annexe 1 vous fournit les données sur la SARL.
Xavier, pour assurer le développement de l’activité a loué un local frigorifique à Montpellier pour stocker la
marchandise. Deux bureaux sont disponibles dans ce même local. Donc il souhaite déplacer le siège social
dans cette ville.
TRAVAIL À FAIRE
1. Xavier peut-il, de sa propre initiative, réaliser ces deux opérations ?
Il est indispensable pour la bonne conservation de la marchandise que le matériel frigorifique bénéficie d’un
contrat d’entretien. Xavier cherche un prestataire de services dans ce domaine et signe un contrat avec la SA
DELTAFROID dont le directeur général est un de ses amis. D’ailleurs Xavier a souscrit au capital de la SA à sa
création, il possède 30% des actions.
TRAVAIL À FAIRE
2. La signature de ce contrat nécessite-t-elle une procédure particulière ?
Omar a l’opportunité d’acheter un bateau pour ses loisirs. Il est en panne de trésorerie en ce moment et
sollicite Xavier pour que la SARL lui prête 20 000 € qu’il s’engage à rembourser rapidement.
TRAVAIL À FAIRE
3. Xavier peut-il effectuer cette opération ?
Au démarrage de la société, la rémunération de Xavier a été fixée à 1 200 € par mois. Aujourd’hui que l’affaire
est prospère, il souhaite gagner plus et propose de signer un contrat de travail avec la SARL pour une
rémunération de 800 € par mois.
TRAVAIL À FAIRE
4. Cette proposition est-elle acceptable ?
Xavier prépare l’assemblée générale et doit répondre à Emily qui se demande à quelle date celle-ci aura lieu,
de quels documents elle disposera pour apprécier l’évolution de la société et si elle pourra poser des
questions.
TRAVAIL À FAIRE
5. Vous devez donner les renseignements sur tous ces points à Emily.
Xavier, pris dans le tourbillon du fonctionnement de la société a besoin d’être rassuré. Il ne voudrait pas
commettre d’erreurs qui engageraient sa responsabilité.
TRAVAIL À FAIRE
6. Recenser les éventuelles sources de responsabilité dans les actes qu’il a ou pourrait passer dans
les faits qui vous ont été exposés. Un associé peut-il engager sa responsabilité ?
Annexe 1
Al. 1
« Le gérant ou, s’il en existe un, le commissaire aux comptes, présente à l’assemblée […] un rapport sur les
conventions réglementées. L’assemblée statue sur ce rapport. Le gérant ou l’associé intéressé ne peut pas
prendre part au vote et ses parts ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la majorité. »
POINSO
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser le fonctionnement interne d’une société et sa Les sociétés à responsabilité limitée •Les associés : informations,
représentation vis-à-vis des tiers •Distinguer les actions des parts pouvoirs et responsabilités
sociales et justifier les conséquences juridiques de cette distinction
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
➽ Quelles sont les conditions de la cession des parts sociales d’une SARL ?
M. POINSO est associé dans la SARL LAFON au capital de 7 500 € qui commercialise des vins fins de
Bourgogne et de la région de Bordeaux. Créée en 1993 par trois associés, elle connaît depuis un
développement régulier. Elle est gérée par M. DOREMI depuis sa création.
Deux associés, M. DOREMI et M. FERAUD, travaillent en qualité de commerciaux pour la société. C’est à la
suite du décès accidentel de ses parents que M. POINSO est entré dans la société à l’âge de 25 ans.
Actuellement sans emploi et titulaire d’un BTS de comptabilité, il manifeste un grand intérêt pour la gestion
de la société et pose sans arrêt des questions au gérant ou à l’expert-comptable de la société. Les deux autres
associés n’apprécient pas particulièrement cette attitude « inquisitrice ».
La répartition du capital est la suivante :
M. DOREMI, gérant 400 parts,
M. FERAUD 300 parts,
M. POINSO 300 parts.
Il n’y a pas de commissaire aux comptes dans la société. Les statuts n’ont pas été modifiés depuis la création
de la société.
Collaborateur dans le cabinet d’expertise comptable de la société, vous êtes consulté par le gérant.
TRAVAIL À FAIRE
1. Les statuts actuels de la société étant conformes à la loi, peut-on faire obstacle, pour l’avenir, à
l’entrée des héritiers dans la société ? Que faudra-t-il faire ?
2. Compte tenu de l’attitude harcelante de M. POINSO, M. DOREMI voudrait savoir s’il est obligé
de répondre à toutes les questions qu’il lui pose tout au long de l’année et si la menace qu’il
brandit continuellement de « faire nommer un expert » s’il n’est pas donné suite à ses demandes
est fondée ou pas.
M. POINSO souhaiterait un emploi administratif dans la société. Évidemment, les deux autres
associés ne sont pas favorables à ce projet. M. POINSO prétend, s’il n’obtient pas satisfaction :
- qu’il peut écarter M. DOREMI de la gestion de la société et prendre sa place ;
- qu’il peut convoquer une assemblée pour le révoquer (vous aider de l’Annexe).
4. Qu’en pensez-vous ?
Au cours de la dernière assemblée générale, M. POINSO a été le seul à voter contre l’approbation
des comptes et la mise en réserve des bénéfices. En effet, le gérant voudrait renforcer les fonds
propres de la société et procéder plus tard à une augmentation de capital par incorporation de
bénéfices.
5. Le vote négatif de M. POINSO a-t-il eu une influence sur la résolution d’approbation des comptes
et la mise en réserve des bénéfices ? En s’opposant seul à la future augmentation de capital,
pourra-t-il y faire obstacle ?
Conscient que cette situation de mésentente entre associés est néfaste pour la société, M.
FERAUD propose à M. POINSO de lui racheter ses parts, mais M. POINSO refuse de consentir la
clause de non-concurrence et la clause de garantie de passif contenues dans le contrat de cession
des parts qui lui est proposé.
6. Quels sont les intérêts attachés aux deux clauses pour le cessionnaire (acheteur des parts) ?
« Dans une SARL comportant un associé-gérant minoritaire et un associé majoritaire, celui-ci avait
procédé à la révocation du gérant au cours d’une assemblée qu’il avait convoquée lui-même.
La cour d’appel d’Orléans, statuant en référé, a jugé que cette révocation était irrégulière et a décidé que le
gérant avait conservé ses pouvoirs et a ordonné que la personne désignée pour le remplacer quitte
immédiatement le siège social. »
BONNET
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser les opérations d’augmentation et de réduction du capital Les sociétés à responsabilité limitée •Les associés : informations,
•Différencier les principales valeurs mobilières (actions, actions de pouvoirs et responsabilités
préférence, obligations) et expliquer leur régime juridique
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Vous êtes en charge du dossier de la SARL BONNET, créée en 2006, dont vous détenez les éléments suivants
et pour laquelle vous devez donner des réponses justifiées aux diverses questions qui vous sont posées. On
vous précise que les statuts sont conformes à la loi.
TRAVAIL À FAIRE
1. M. DUL veut se retirer de la société, il a trouvé un acquéreur, M. DONT. Le gérant est favorable à
l’opération, mais Mlle BONNET y est opposée.
L’opération pourra-t-elle avoir lieu ? (La procédure liée à l’opération n’a pas à être développée.)
2. Votre attention est attirée par la lecture du passif du dernier bilan de la société (voir Annexe).
Le gérant envisage une solution : un de ses amis est prêt à apporter des fonds après
assainissement de la situation de la société.
Quelles sont les décisions à prendre pour réaliser ce projet ? Seront-elles prises compte tenu de
l’opposition de Mlle BONNET ?
3. Quelle est l’obligation légale qui découle de la situation financière de la société ? Quelle sera,
selon vous, l’issue de cette obligation légale compte tenu du fait que Mlle BONNET souhaite
arrêter sa participation dans la société, à l’inverse des autres associés ?
4. Pour sortir de cette impasse financière, le gérant a une idée : l’émission d’obligations. Il vous
précise que la société a réalisé un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros, qu’elle a 60 salariés et
que tous ses exercices antérieurs ont été approuvés.
Cette opération vous paraît-elle légalement envisageable ?
5. M. BONNET vient de décéder brutalement d’une crise cardiaque.
Qui peut convoquer l’assemblée des associés pour nommer un nouveau gérant ?
Capital 25 000
Réserves 5 200
BIO ATTRACTION
Compétences attendues Savoirs associés
Repérer les attributs de la personne morale et en analyser le Les sociétés à responsabilité limitée •Les dirigeants et les organes
régime juridique •Analyser le fonctionnement interne d’une sociaux : représentant légal, mandataire social, fonctionnent,
société et sa représentation vis-à-vis des tiers •Distinguer la responsabilités
rémunération liée au mandat social, du salaire lié au contrat de
travail
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
➽ Dresser un tableau comparatif entre l’EURL et le statut d’EIRL en abordant les points suivants :
forme juridique, participant, capital, responsabilité du participant, formalisme, dirigeant.
TRAVAIL À FAIRE
1. Il vous consulte pour que vous lui donniez les caractéristiques, les avantages et inconvénients de
l’EURL. Il vous précise qu’il souhaite gérer seul sa société. Son vœu est-il réalisable ?
Un client qui avait commandé son produit n’a pas obtenu les effets escomptés et le menace d’une
action en justice pour publicité mensongère.
2. M. BARA vous consulte pour savoir les risques qu’il encourt au cas où il serait condamné à des
dommages-intérêts en envisageant les trois hypothèses suivantes :
- son entreprise reste sous la forme individuelle ;
- son entreprise est une SARL unipersonnelle ;
- il adopte le statut d’EIRL.
3. En cas d’adoption de la SARL unipersonnelle, il vous demande s’il devra établir des documents
sociaux (procès-verbaux, rapport de gestion etc.). Pourra-t-il être rémunéré en sa qualité de
gérant, avoir un contrat de travail avec sa société, alimenter son compte personnel en prélevant
des sommes sur le compte de la société, en cas de besoin ?
4. Sera-t-il soumis au régime des conventions ? Que se passera-t-il si M. Bara décide la dissolution
de sa société ? (Vous aider de l’Annexe 2)
5. M. Bara vous interroge pour savoir s’il sera facile d’associer son fils à son activité dans la société.
6. Le décret du 19/12/2008 a publié le modèle de statuts types d’une EURL dont l’associé unique est
aussi gérant (Annexe 3) que vous devez remplir à partir des éléments du sujet. Le capital sera de
2 000 € provenant du compte personnel de M. Bara, né le 20.05.1949 à Paris (son domicile est
celui du siège social).
Les magazines et les journaux s’en sont fait l’écho : les laboratoires Olivier BARA viennent de mettre au
point une étonnante substance qui a le pouvoir de rendre « irrésistibles » les personnes qui s’en vaporisent
de quelques gouttes.
30
40
45
5
10 10
Article 3
Dénomination
(Nom de la société.)
Sa dénomination sociale est : ...................................................
Son sigle est : ................................................... (facultatif).
Dans tous les actes et documents émanant de la société, cette dénomination doit être précédée ou suivie
immédiatement des mots « société à responsabilité limitée » ou des initiales « SARL » et de l’énonciation
du capital social.
Article 4
Siège social
(Indiquer ici l’adresse du siège social.)
Le siège social est fixé à : ...................................................
Il peut être transféré par décision de l’associé unique.
Article 5
Durée
(Indiquer ici la durée, sans qu’elle puisse excéder quatre-vingt-dix-neuf ans.)
La société a une durée de ......... années, sauf dissolution anticipée ou prorogation.
Article 6
Apports
Apports en numéraire : ...................................................
(Indiquer ici le montant des espèces en euros.)
M. ........................ apporte et verse à la société une somme totale de ...................................................
La somme totale versée, soit ...................................................
a été déposée le ...................................................
au crédit d’un compte ouvert au nom de la société en formation, à ...................................................
(Indiquer ici les coordonnées de l’établissement financier.)
Apports de biens communs (le cas échéant) : ...................................................
(Il s’agit des biens appartenant à la communauté des époux.)
Cette somme provient de la communauté de biens existant entre l’apporteur et son conjoint :
................................................... (nom, prénoms), qui a été préalablement averti de cet apport par lettre
recommandée avec avis de réception reçue le ................................................... comportant toutes précisions
utiles quant aux finalités et modalités de l’opération d’apport.
Par lettre en date du ..................................................., M. ....................., conjoint de l’apporteur, a renoncé
expressément à la faculté d’être personnellement associé, pour la moitié des parts souscrites. L’original de
cette lettre est demeuré annexé aux présents statuts.
Apports par une personne ayant contracté un PACS (le cas échéant) : ...................................................
M./Mme ................................................... réalise le présent apport pour son compte personnel et est en
conséquence seul propriétaire des parts sociales qui lui sont attribuées en rémunération de son apport.
Article 7
Capital social et parts sociales
(Indiquer le montant en euros.)
Le capital est fixé à la somme de : ...................................................
(Indiquer ici le nombre de parts sociales pour le montant du capital et, de manière facultative, le montant de ces parts.)
Le capital est divisé en ................................................... (nombre) parts sociales égales
d’un montant de ................................................... chacune, intégralement libérées (ou : libérées chacune à
concurrence du ................................................... (cinquième, quart, moitié...)). La libération du surplus, à
laquelle il s’oblige, interviendra en une ou plusieurs fois sur décision du gérant.
Article 8
Gérance
La société est gérée par son associé unique, M. ...................................................
Article 9
Décisions de l’associé
L’associé unique exerce les pouvoirs et prérogatives de l’assemblée générale dans la société
pluripersonnelle. Ses décisions sont répertoriées sur un registre coté et paraphé. Il ne peut en aucun cas
déléguer ses pouvoirs.
Article 10
Exercice social
Chaque exercice social a une durée de douze mois qui commence le ......................... et finit le ..........................
(Par exception, le premier exercice sera clos le ..................)
Article 11
Comptes sociaux
L’inventaire et les comptes annuels sont établis par l’associé unique gérant. Leur dépôt au registre du
commerce et des sociétés dans le délai de six mois à compter de la clôture de l’exercice vaut approbation
des comptes. Le rapport de gestion est établi chaque année par l’associé unique gérant et tenu à la
disposition de toute personne qui en fait la demande.
Article 12
Actes accomplis pour le compte de la société en formation.
L’état des actes accomplis pour le compte de la société en formation a été annexé aux statuts. La signature
de ceux-ci emportera reprise de ces engagements par la société, lorsque celle-ci aura été immatriculée au
registre du commerce et des sociétés.
Article 13
Frais/formalités de publicité
Les frais afférents à la constitution des présents statuts et de leurs suites seront pris en charge par la
société. Tous pouvoirs sont donnés au porteur d’une copie des présentes à l’effet d’accomplir toutes les
formalités légales de publicité.
L’HERMITAGE
Compétences attendues Savoirs associés
Rédiger des clauses spécifiques des statuts (clause d’agrément) Les sociétés à responsabilité limitée
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
En principe, les cessions de parts sociales de
la SARL entre conjoints sont libres.
Lorsqu’un titulaire de parts d’industrie de la
SARL quitte la société, les parts sont trans-
mises à son acquéreur.
Les statuts peuvent imposer un agrément en
cas de cession de parts sociales de la SARL
entre associés.
En cas d’agrément, le cédant de parts
sociales de SARL doit notifier son projet de
cession uniquement à la société.
En cas de demande d’agrément, si la société
ne donne pas de réponse dans un délai de
trois mois, la cession est autorisée.
En cas de décès d’un associé de SARL, les
parts sociales sont transmises en respectant
une procédure d’agrément.
L’assemblée générale ordinaire est
compétente en cas de cession de parts
sociales soumise à agrément.
Le cédant de parts sociales de SARL ne
prend pas part au vote en assemblée
générale.
La SARL L’Hermitage a été créée en 2005 à FORT-MAHON-PLAGE, station balnéaire située le long de la
Baie de Somme. Il s’agit d’un restaurant gastronomique d’excellente réputation proposant des plats de
poissons et de fruits de mer. Le capital social est actuellement réparti de la manière suivante :
Mme ALINE, gérante 800 parts
M. PATRICK 400 parts
M. FRANCIS 400 parts
M. PASCAL 400 parts
TOTAL 2 000 parts
M. PATRICK, proche de la retraite, souhaite se désengager progressivement de la société. Il souhaite céder
la moitié de ses parts sociales à sa sœur, Mme VALÉRIE, non associée. Les autres associés ont manifesté
verbalement leur désaccord quant à cette éventuelle cession. Un extrait des statuts figure dans le
Document 1. Dans le Document 2, vous trouverez un article du Code de commerce.
TRAVAIL À FAIRE
1. Dans quelle(s) condition(s) M. PATRICK pourra-t-il céder ses parts sociales à sa sœur ?
2. Quelle serait l’issue de cette volonté de cession de parts ? Justifiez votre choix.
3. Proposez un schéma suffisamment précis permettant de détailler le processus d’agrément de
cessions de parts à un tiers.
La transaction n’ayant finalement pas pu être réalisée, Mme ALINE est intéressée par l’acquisition des 400
parts sociales de M. PATRICK. Pour cela, vous avez trouvé un article du Code de commerce (Document 3).
TRAVAIL À FAIRE
4. Dans une note, rappelez les règles juridiques applicables pour une cession de parts sociales entre
associés.
5. Dans le cas d’espèce, quelle sera l’issue de cette transaction ?
CHAPITRE III
PARTS SOCIALES - CESSION DE PARTS
ARTICLE 9 - DROITS ET OBLIGATIONS ATTACHÉS AUX PARTS SOCIALES
Chaque part sociale donne droit à une voix dans tous les votes et délibérations et confère à son
propriétaire un droit égal dans les bénéfices de la société et dans tout l’actif social.
La propriété d’une part emporte de plein droit adhésion aux statuts de la société et aux décisions adoptées
dans le cadre de ladite société.
Les parts sociales ne peuvent être cédées à des tiers étrangers à la société qu’avec le consentement de la
majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, à moins que les statuts prévoient
une majorité plus forte.
Lorsque la société comporte plus d’un associé, le projet de cession est notifié à la société et à chacun des
associés. Si la société n’a pas fait connaître sa décision dans le délai de trois mois à compter de la dernière
des notifications prévues au présent alinéa, le consentement à la cession est réputé acquis.
Si la société a refusé de consentir à la cession, les associés sont tenus, dans le délai de trois mois à compter
de ce refus, d’acquérir ou de faire acquérir les parts à un prix fixé dans les conditions prévues à l’article
1843-4 du Code civil, sauf si le cédant renonce à la cession de ses parts. Les frais d’expertise sont à la charge
de la société. À la demande du gérant, ce délai peut être prolongé par décision de justice, sans que cette
prolongation puisse excéder six mois.
La société peut également, avec le consentement de l’associé cédant, décider, dans le même délai, de
réduire son capital du montant de la valeur nominale des parts de cet associé et de racheter ces parts au
prix déterminé dans les conditions prévues ci-dessus. Un délai de paiement qui ne saurait excéder deux
ans peut, sur justification, être accordé à la société par décision de justice. Les sommes dues portent
intérêt au taux légal en matière commerciale.
Si, à l’expiration du délai imparti, aucune des solutions prévues aux troisième et quatrième alinéas ci-
dessus n’est intervenue, l’associé peut réaliser la cession initialement prévue.
Sauf en cas de succession, de liquidation de communauté de biens entre époux, ou de donation au profit
d’un conjoint, ascendant ou descendant, l’associé cédant ne peut se prévaloir des dispositions des
troisième et cinquième alinéas ci-dessus s’il ne détient ses parts depuis au moins deux ans.
Toute clause contraire aux dispositions du présent article est réputée non écrite.
Les parts sont librement cessibles entre les associés. Si les statuts contiennent une clause limitant la
cessibilité, les dispositions de l’article L. 223-14 sont applicables. Toutefois, les statuts peuvent, dans ce
cas, réduire la majorité ou abréger les délais prévus audit article.
GOURMANDISES DU SUD-OUEST
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser le fonctionnement interne d’une société et sa Les sociétés à responsabilité limitée •Les associés : informations,
représentation vis-à-vis des tiers •Schématiser et analyser les pouvoirs et responsabilités
règles de fonctionnement de chaque forme sociétaire étudiée
•Différencier les conditions et les conséquences de l’engagement
de la responsabilité de la société, des dirigeants et des associés
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
En 2010, Marine FLEURY et Vincent DUBAIL, deux amis d’enfance, ont constitué la SARL « Gourmandises
du Sud-Ouest » dans la région toulousaine. Cette société est spécialisée dans la commercialisation de
produits régionaux (cassoulet, magret de canard, fromages, gâteaux, bonbons à la violette, etc.). Tous les
produits sont fabriqués par des producteurs régionaux. Le capital social est fixé à 20 000 €. Marine et
Vincent détiennent respectivement 60% et 40% des parts. Vincent a été nommé gérant dès la constitution
de la société.
Fort du succès de la première boutique, cette société a connu un développement rapide et possède
dorénavant dix magasins et emploie 52 salariés. Elle s’adresse non seulement à une clientèle de touristes,
mais aussi à des clients « locaux ». C’est ainsi que le chiffre d’affaires s’élève à 6 millions d’euros pour le
dernier exercice comptable. Afin de permettre de gérer le plus efficacement possible cette société, il a été
procédé à la désignation d’un co-gérant non associé, Philippe MOLIN.
Les performances financières ont toujours été satisfaisantes. Toutefois depuis la constitution de la SARL
« Gourmandises du Sud-Ouest », il n’a jamais été procédé à des distributions de dividendes, ceci afin de
permettre de financer l’ouverture des magasins. C’est ainsi que le total du bilan est de 6,5 millions d’euros.
Préalablement à la dernière assemblée générale, il a été constaté que Vincent DUBAIL a commis de
nombreuses erreurs dans la tenue de comptabilité. Il a omis de régler des cotisations sociales, ce qui a
occasionné un redressement effectué par l’URSSAF. D’autre part, suite à un contrôle fiscal, l’administration
a constaté des irrégularités dans les déclarations de TVA dont il assurait la gestion depuis la constitution de
la société. De plus, depuis quelques, mois une grave mésentente entre Vincent DUBAIL et son co-gérant
Philippe MOLIN a lieu, n’étant pas du tout d’accord au sujet des décisions stratégiques de la société
(politique d’approvisionnement, stratégie commerciale…). Ces dernières semaines, Vincent a rompu un
contrat avec un fournisseur, dont les produits étaient fortement appréciés de la clientèle. Il reconnaît les
faits.
C’est ainsi qu’à la dernière AGO il a été voté la révocation de Vincent DUBAIL (le seul vote de Marine
FLEURY suffisait). Celui-ci conteste formellement cette décision qu’il juge illégale et souhaiterait invoquer
un abus de majorité. Il est d’autant plus furieux que depuis sa révocation, il a été procédé à une augmentation
de la rémunération de Philippe MOLIN, dorénavant seul gérant. Il décide donc de vous contacter pour
obtenir des conseils, et vous précise son envie d’intenter une action en justice.
TRAVAIL À FAIRE
1. Citez des exemples d’infractions aux dispositions législatives et réglementaires pouvant être
commises par un gérant de SARL.
2. En vous appuyant sur le Document 1, schématisez la procédure à respecter afin de révoquer un
gérant de SARL.
3. Rappelez les conditions de désignation du commissaire aux comptes dans la SARL, puis précisez
si la désignation s’avère obligatoire dans la société « Gourmandises du Sud-Ouest ».
4. Proposez une définition de majorité.
5. En utilisant le Document 2, rédigez une note à l’attention de Vincent DUBAIL quant à la décision
à attendre par le tribunal si celui-ci souhaitait intenter une action en justice.
Les gérants sont responsables, individuellement ou solidairement, selon le cas, envers la société ou envers
les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés à
responsabilité limitée, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion.
Si plusieurs gérants ont coopéré aux mêmes faits, le tribunal détermine la part contributive de chacun
dans la réparation du dommage.
Outre l’action en réparation du préjudice subi personnellement, les associés peuvent, soit
individuellement, soit en se groupant dans les conditions fixées par décret en Conseil d’État, intenter
l’action sociale en responsabilité contre les gérants. Les demandeurs sont habilités à poursuivre la
réparation de l’entier préjudice subi par la société à laquelle, le cas échéant, les dommages-intérêts sont
alloués.
Est réputée non écrite toute clause des statuts ayant pour effet de subordonner l’exercice de l’action
sociale à l’avis préalable ou à l’autorisation de l’assemblée, ou qui comporterait par avance renonciation à
l’exercice de cette action.
Aucune décision de l’assemblée ne peut avoir pour effet d’éteindre une action en responsabilité contre les
gérants pour faute commise dans l’accomplissement de leur mandat.
Mme G soutient que la décision de l’assemblée générale du 19 avril 2016 doit être annulée pour abus de
majorité car elle favorise uniquement Mme X, qui est rémunérée depuis le 10 octobre 2016, alors qu’avant
les co-gérantes ne percevaient aucune rémunération, et M. Y, qui a augmenté les prestations de sa société
Kaboto au profit de la société Cristaseya, sans respect des dispositions de l’article L 223-19 du Code de
commerce sur les conventions réglementées, et qui perçoit une rémunération plus importante comme
directeur artistique. Elle ajoute qu’elle ne percevra jamais de dividendes, compte-tenu du conflit qui
l’oppose à Mme X, et que sa révocation va à l’encontre de l’intérêt général de la société Cristaseya car elle a
provoqué une baisse de l’activité de la société, baisse qui n’est pas la conséquence de faits de concurrence
déloyale et de parasitisme dont elle est accusée à tort.
Les intimés répondent que la rémunération accordée à Mme X par décision du 10 octobre 2016 est justifiée
au regard de ses responsabilités accrues depuis la révocation de Mme G, que les factures de la société
Kaboto sont justifiées car elles correspondent à des prestations de communication qui ont permis
d’augmenter l’activité de la société Cristaseya et que leur montant est calculé à des tarifs préférentiels. Ils
ajoutent que Mme G ne sera pas spoliée car elle pourra toucher le fruit de son investissement comme
associée par le biais des dividendes. Ils répondent également que sa révocation est consécutive à des fautes
de gestion et que les difficultés rencontrées ensuite par la société sur le marché japonais sont imputables
au comportement de Mme G auprès des fournisseurs et clients japonais.
L’abus de majorité est caractérisé quand la décision contestée est contraire à l’intérêt général de la société
et quand elle favorise les membres majoritaires au détriment des membres minoritaires. […]
Mme G ne démontre donc pas que c’est son départ, et non leur travail, qui est la cause d’une augmentation
des revenus de ses associés. […]
Enfin Mme G ne démontre pas que sa révocation va à l’encontre de l’intérêt général de la société.
En l’espèce la révocation est intervenue notamment à la suite d’irrégularités comptables décrites dans la
convocation à l’assemblée générale, qui ne sont pas contestées. Ces irrégularités pouvaient avoir des
conséquences fiscales et financières importantes au détriment de la société, ce qui justifie déjà la décision
de révocation dans l’intérêt général de celle-ci.
Sa révocation est intervenue également à la suite d’une mésentente stratégique avec les actionnaires
majoritaires, notamment sur le positionnement des produits et de la marque, de haut de gamme relevant
de boutiques de luxe, que Mme G, ce qu’elle ne conteste pas, voulait commercialiser dans des magasins
grand public.
Celle-ci ne peut donc, sans mauvaise foi, affirmer que sa révocation est la seule cause de la baisse de
l’activité et du chiffre d’affaires de la société Cristaseya en 2017.
Le jugement sera donc confirmé pour avoir retenu que la révocation du mandat de co-gérante de Mme G ne
relève pas de l’abus de majorité et avoir rejeté la demande d’annulation de cette décision sur ce fondement.
BALNEO
Compétences attendues Savoirs associés
Repérer les attributs de la personne morale et en analyser le Les sociétés anonymes •L’identité : les attributs de la personne
régime juridique •Analyser le régime juridique des apports morale (nom, siège, patrimoine, durée, capacité) •Les associés :
•Analyser le fonctionnement interne d’une société et sa informations, pouvoirs et responsabilités
représentation vis-à-vis des tiers
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Les frères Flot vous consultent pour les aider dans cette création. Ils vous fournissent les éléments
suivants :
Futurs actionnaires de la SA Apports de chaque actionnaire
R. Flot 10 000 € et un matériel évalué à 5 000 €
P. Flot, épouse de R. Flot 1 000 €
C. Flot 10 000 € et ses compétences de plombier
V. Flot, épouse de C. Flot 1 000 €
SA. SPA 20 000 € et du matériel évalué à 20 000 €
SA SAUN 15 000 €
TRAVAIL À FAIRE
1. La société peut-elle être légalement constituée avec les personnes citées ?
2. Identifier les apports. Sont-ils autorisés dans la SA ?
3. L’évaluation du matériel par les actionnaires suffit-elle ? (Vous aider de l’Annexe.)
4. Quel sera le montant du capital de la future société ? Est-il légal ?
5. Quel sera le montant minimal que les actionnaires devront libérer à la souscription ?
6. Caractériser l’objet de la société
7. Quelles sont les tâches que vous devez effectuer pour permettre la création de cette société ?
8. La société pourra-t-elle faire une offre au public dans l’avenir ?
En cas d’apports en nature (…), un ou plusieurs commissaires aux apports sont désignés par décision de
justice, à la demande des fondateurs ou de l’un d’entre eux…
VALENTIN
Compétences attendues Savoirs associés
Schématiser et analyser les règles de fonctionnement de chaque Les sociétés anonymes •Les dirigeants et les organes sociaux :
forme sociétaire utilisée représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
responsabilités
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
➽ Après avoir défini le cumul de mandats, vous devrez en présenter les avantages et inconvénients.
TRAVAIL À FAIRE
1. Vous devez vérifier la légalité de la composition du conseil d’administration. Un administrateur
doit-il être obligatoirement actionnaire de la société ?
2. Qui a nommé les administrateurs ? le PCA ? Quelle est la durée de leur mandat ? Qui détermine
leur rémunération ?
3. Léon Valentin peut-il être également directeur général ?
4. Qui siègera au conseil d’administration pour la SARL ? Cette personne peut-elle avoir un contrat
de travail avec la SA ?
5. Un tragique accident vient de coûter la vie à Valérie Valentin ? Que va-t-il se passer au niveau du
conseil d’administration ?
6. Léon Valentin souhaite être assisté au niveau de la direction car la société va se diversifier et
s’étendre géographiquement. Quelle solution proposez-vous ?
DEUXIÈME PARTIE
M. VALENTIN vous consulte car il a multiplié les mandats dans diverses sociétés. Il voudrait savoir s’il peut
valablement occuper tous ces postes. Il vous précise que ces sociétés sont indépendantes les unes des autres,
juridiquement et financièrement, et que leurs titres ne sont pas admis aux négociations sur un marché
réglementé.
Actuellement, il est :
- membre du directoire d’une SA à Paris ;
- administrateur d’une SA à Cannes ;
- directeur général et administrateur d’une SA à Lyon ;
- directeur général d’une SA à St Étienne ;
- membre du conseil de surveillance d’une SA à Gênes (Italie) ;
- représentant permanent d’une SA à Clermont-Ferrand ;
- directeur général délégué d’une SA à Nice.
TRAVAIL À FAIRE
1. Vous devez comptabiliser les mandats de M. VALENTIN et conclure sur sa possibilité de les
exercer valablement. Justifiez vos solutions. Vous aider de l’Annexe.
2. M. VALENTIN vient d’apprendre que des salariés peuvent siéger au conseil d’administration de
sociétés anonymes. Il vous demande des précisions sur ce point.
Annexe
MEROU
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser le fonctionnement interne d’une société et sa Les sociétés anonymes •Les dirigeants et les organes sociaux :
représentation vis-à-vis des tiers représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
responsabilités
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
➽ Quels sont les documents accessibles à l’actionnaire d’une société anonyme non cotée pour voter
en connaissance de cause lors de l’assemblée générale annuelle ?
Les établissements MEROU ET FILS, créés en 1900 par Armand MEROU, étaient une affaire personnelle de
fabrication et vente d’articles de pêche. À son décès, ses fils Louis et Albert prirent sa succession et lui
donnèrent le statut de SARL en 1947 puis de SA en 1956, au capital actuel de 300 000 €.
La répartition du capital est la suivante :
Louis MEROU 10 500 actions Daniel CHAIX 50 actions
Albert MEROU 15 000 actions Anik DOMERGUE 25 actions
Roger MEROU 4 350 actions Lolita ROUSSEL 25 actions
Pierre MEROU 50 actions
Effectif de la SA : 46. Total du bilan du dernier exercice : 15 millions d’euros. Commissaire aux comptes : M.
GOT.
Les statuts sont conformes à la loi. La société n’est pas cotée.
Louis MEROU est le président du conseil d’administration et assume la direction générale de la société (il va
fêter ses 65 ans cette année) ; Albert MEROU, Roger MEROU, Pierre MEROU et Daniel CHAIX sont
administrateurs. Pierre MEROU est également directeur administratif et financier.
Daniel CHAIX, du fait de sa formation comptable, est pressenti pour occuper le poste de chef comptable de
la société.
45 % des produits vendus par la société sont fabriqués par elle-même, 55 % sont achetés à l’étranger. La
société a deux filiales : la SA LAMBLIN et la SARL PROVENCALE DE PECHE. La SA MEROU a 5 % du
marché national et la concurrence étrangère est vive.
Pour renforcer ses moyens financiers, la direction envisage une augmentation de capital par apports en
numéraire de 100 000 €. Plusieurs investisseurs, dont la SA Finance et M. Duval, souhaiteraient souscrire à
cette augmentation de capital.
Collaborateur de M. Pujol, expert-comptable, vous êtes consulté par Louis Merou sur les points suivants.
TRAVAIL À FAIRE
1. Le remplacement de Louis Merou à la tête de la SA : Roger Merou pourrait lui succéder. Précisez
la raison du départ de Louis Merou et les conditions et modalités de la nomination de Roger
Merou (ingénieur, 40 ans, il n’a aucun autre mandat que ceux exercés dans la société Merou).
Respectera-t-il les limites légales concernant le cumul des mandats dans la SA ?
2. Daniel Chaix peut-il occuper le poste de chef comptable de la société ?
3. Les actionnaires favorables à l’augmentation de capital envisagée souhaitent cependant
connaître les conditions légales d’une telle opération (voir l’Annexe).
4. M. Duval, qui envisage de souscrire à l’augmentation de capital, vous demande de l’informer sur
les droits des actionnaires dans la gestion de la société.
5. Le commissaire aux comptes vient de constater, en consultant les comptes de la SA MEROU, que
le compte courant de Pierre Merou est débiteur de 11 400 € à la suite du prêt que la société lui a
consenti courant janvier. Que pensez-vous de cette opération ?
6. La BNP, banque de la SA MEROU et de sa filiale (la SARL PROVENCALE DE PECHE), souhaite,
pour augmenter le découvert consenti à cette dernière, bénéficier d’une caution de 50 000 € de la
SA MEROU. Dans quelles conditions juridiques cet engagement peut-il être pris ?
Annexe
L’assemblée générale est seule compétente pour décider, sur le rapport du conseil d’administration ou du
directoire, une augmentation de capital immédiate ou à terme. Elle peut déléguer cette compétence au
conseil d’administration ou au directoire sous conditions.
Le capital doit être intégralement libéré avant toute émission d’actions nouvelles à libérer en numéraire.
FRUITS D’OR
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser des opérations de contrôle au sein d’une société : rôles Les sociétés anonymes
du commissaire aux comptes, contrôle des conventions
réglementées, contrôle interne, procédure d’alerte •Apprécier les
contrôles internes et externes de l’action du dirigeant et leurs
conséquences
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
➽ Vous devez justifier la réglementation des conventions mises en place par le législateur.
La SA Fruits d’Or est une coopérative agricole dirigée par M. Dur, directeur général. Son activité consiste à
stocker et à vendre les fruits des adhérents producteurs dans le département du Vaucluse.
M. Dur dirige aussi, dans le département voisin, la SA Pom d’Api, dont l’activité est identique à celle de la SA
Fruits d’Or.
La capacité de stockage de la SA Fruits d’Or étant insuffisante, M. Dur envisage de louer les installations de
la SA Pom d’Api pour plusieurs années.
TRAVAIL À FAIRE
1. Vous devez :
- identifier les parties contractantes ;
- qualifier la convention en vous aidant de l’Annexe.
DEUXIÈME PARTIE
La SA Les fils de Victorin Teyssier (FVT) exploite une entreprise de charcuterie sous la direction de M.
Victorin Teyssier. Ce dernier a créé une SARL, la SADAP, spécialisée dans l’approvisionnement en produits
alimentaires et dérivés. Cette société a pour seuls associés les enfants mineurs de M. Victorin Teyssier. La
gérance de cette SARL a été confiée à un tiers. Sous l’impulsion de M. Victorin Teyssier, elle devient alors le
fournisseur exclusif en viande de porc de la SA FVT puisqu’un contrat d’approvisionnement exclusif a été
signé entre la SA et la SARL.
À l’expiration du mandat de M. Victorin Teyssier, la SA FVT veut assigner la SADAP en nullité de l’accord
passé entre les deux sociétés au motif que le contrat a été conclu sans l’autorisation du conseil d’adminis-
tration de la SA FVT. Il est précisé que M. Victorin Teyssier n’est ni gérant, ni associé de la SADAP.
TRAVAIL À FAIRE
1. Le contrat vous parait-il susceptible d’annulation ? Sur quelle base juridique (vous aider de
l’Annexe) ?
Annexe
Toute convention intervenant directement ou par personne interposée entre la société et son directeur
général, l’un de ses directeurs généraux délégués, l’un de ses administrateurs, l’un de ses actionnaires
disposant d’une fraction des droits de vote supérieur à 10% ou, s’il s’agit d’une société actionnaire, la
société la contrôlant au sens de l’article L.233-3 doit être soumise à l’autorisation préalable du conseil
d’administration.
Il en est de même des conventions auxquelles une des personnes visées à l’alinéa précédent est
indirectement intéressée.
Sont également soumises à autorisation préalable les conventions intervenant entre la société et une
entreprise, si le directeur général, l’un des directeurs généraux délégués ou l’un des administrateurs de la
société est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur, membre du conseil de
surveillance ou, de façon générale, dirigeant de cette entreprise.
L’autorisation préalable du conseil d’administration est motivée en justifiant de l’intérêt de la convention
pour la société, notamment en précisant les conditions financières qui y sont attachées.
Les dispositions de l’article L225-38 ne sont pas applicables ni aux conventions portant sur des opérations
courantes et conclues à des conditions normales ni aux conventions conclues entre deux sociétés dont
l’une détient, directement ou indirectement, la totalité du capital de l’autre.
Les conventions conclues et autorisées au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution a été poursuivie
au cours du dernier exercice sont examinées chaque année par le conseil d’administration et
communiquées au commissaire aux comptes pour les besoins de l’établissement de son rapport.
L225-42 du [Link] :
Sans préjudice de la responsabilité de l’intéressé, les conventions visées à l’article L. 225-38 et conclues
sans autorisation préalable du conseil d’administration peuvent être annulées si elles ont eu des consé-
quences dommageables pour la société.
L’action en nullité se prescrit par trois ans, à compter de la date de la convention. Toutefois, si la
convention a été dissimulée, le point de départ du délai de la prescription est reporté au jour où elle a été
révélée.
La nullité peut être couverte par un vote de l’assemblée générale intervenant sur rapport spécial des
commissaires aux comptes exposant les circonstances en raison desquelles la procédure d’autorisation
n’a pas été suivie.
L225-43 du [Link] :
À peine de nullité du contrat, il est interdit aux administrateurs autres que les personnes morales de
contracter, sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle
un découvert, en compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle leurs
engagements envers les tiers.
Toutefois, si la société exploite un établissement bancaire ou financier, cette interdiction ne s’applique pas
aux opérations courantes de ce commerce conclues à des conditions normales.
La même interdiction s’applique au directeur général, aux directeurs généraux délégués et aux
représentants permanents des personnes morales administrateurs. Elle s’applique également aux
conjoints, ascendants et descendants des personnes visées au présent article ainsi qu’à toute personne
interposée.
L’interdiction ne s’applique pas aux prêts qui sont consentis par la société en application des dispositions
de l’article L.313-1 du Code de la construction et de l’habitation aux administrateurs élus par les salariés.
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser le fonctionnement interne d’une société et sa Les sociétés anonymes
représentation vis-à-vis des tiers
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Le Conseil d’administration se compose de 16 membres dont 6 femmes. Le PDG est Lorenzo BINI SMAGHI.
TRAVAIL À FAIRE
1. Au vu de la liste des résolutions figurant à l’ordre du jour (Annexe 1), vous devrez dire, pour
chacune d’elles, si elle relève d’une décision ordinaire ou extraordinaire après avoir rappelé les
conditions de quorum et majorité de ces deux assemblées. Vous préciserez, en conclusion, le sens
de la qualification d’assemblée « mixte ».
2. Les règles juridiques relatives au conseil d’administration d’une société anonyme sont-elles
respectées (Annexe 2) ?
3. Rappeler les règles de participation et de représentation d’un actionnaire lors d’une assemblée
générale. Le délai de convocation a-t-il été respecté ? Qui a convoqué ces assemblées ? Présenter
l’échéancier au plus tard des différentes formalités préalables à l’assemblée générale ordinaire
annuelle en vous aidant de l’Annexe 3, sachant que l’exercice comptable correspond à l’année civile.
4. L’actionnaire approuve l’ensemble des résolutions mais juge le dividende prévu insuffisant. Vous
devrez l’aider à remplir le formulaire de vote par correspondance (Annexe 4) en tenant compte de
ses opinions. Vous devrez aussi lui expliquer la signification de ce formulaire de vote par corres-
pondance ou par procuration. Précisez-lui la différence entre action nominative et action au porteur.
5. Cet actionnaire voudrait faire inscrire une résolution à l’ordre du jour. Est-ce possible ? Sous
quelles conditions ? Il se demande si la révocation d’un administrateur doit figurer
obligatoirement à l’ordre du jour. Qu’en pensez-vous ?
Adminis- Nombre
Année Terme du Nombre trateur Membre de mandats
initiale de mandat d’années au indé- d’un comité dans des so- Nombre
Administrateurs Sexe Âge(1) Nationalité nomination (AG) Conseil(2) pendant du Conseil ciétés cotées d’actions
Lorenzo BINI SMAGHI
Président du Conseil
d’administration M 64 Italienne 2014 2022 7 Oui - 1 2 174
Frédéric OUDÉA 229 760
Directeur général M 57 Française 2009 2023 12 Non - 2 2 414(7)
Président du CR(3)
William CONNELLY M 62 Française 2017 2021 4 Oui CONOM(4) 3 2 173
COREM(6)
Jérôme CONTAMINE M 63 Française 2018 2022 3 Oui CACI(5) 2 1 069
Diane CÔTÉ F 57 Canadienne 2018 2022 3 Oui CACI(5) 2 1 000
Britannique/ CACI(5)
Kyra HAZOU F 64 Américaine 2011 2023 10 Oui CR(3) 1 1 086
France HOUSSAYE(8) F 53 Française 2009 2021 12 Non COREM(6) 1
David LEROUX(8) M 42 Française 2018 2021 3 Non - 1
Président du
COREM(6)
Jean-Bernard LÉVY M 65 Française 2009 2021 12 Oui CONOM(4) 3 1 000
CR(3)
Annette MESSEMER F 56 Allemande 2020 2024 1 Oui CACI(5) 4 1 000
Président du
CONOM(4)
Gérard MESTRALLET M 71 Française 2015 2023 6 Oui COREM(6) 1 1 200
Juan Maria CR(3)
NIN GÉNOVA M 67 Espagnole 2016 2024 5 Oui COREM(6) 1 1 629
Française/
Lubomira ROCHET F 43 Bulgare 2017 2021 4 Oui CONOM(4) 1 1 000
Présidente du CACI(5)
Alexandra SCHAAPVELD F 62 Néerlandaise 2013 2021 8 Oui CR(3) 3 3 069(9)
À la date où je signe cette brochure de convocation, la crise du Covid-19
G = nous met dans l’impossibilité de tenir l’Assemblée générale des
actionnaires dans les conditions habituelles.
G 9797 8: Comme la loi l’y autorise, le Conseil d’administration a décidé de tenir
l’Assemblée générale à huis clos. Vous ne pourrez donc y participer
physiquement. En revanche, vous pourrez suivre son déroulement sur le
M 9797 8= site internet [Link] ou par téléphone.
G Pour voter à l’Assemblée, je vous remercie d’utiliser soit le vote par
correspondance, soit le vote par Votaccess. Vous pouvez également
G 8> désigner un mandataire ou autoriser le Président de l’Assemblée à voter
en votre nom.
Afin de poser vos questions, vous pourrez utiliser la procédure des
J L K P questions écrites soit par courrier, soit, plus simplement, par courrier
N J K <; électronique. Nous y répondrons soit avant l’Assemblée sur le site
[Link], soit durant l’Assemblée générale.
M
N N =@ Vous aurez également la possibilité de poser vos questions pendant
l’Assemblée générale par écrit sur une plateforme dédiée. Pour
participer à distance à cette session de questions, vous devrez au
préalable vous inscrire à cet effet sur le site internet Votaccess entre le
14 avril et le 17 mai 15 heures.
Soyez assurés que dans ce contexte si particulier, nous sommes très
attentifs au respect de vos droits et veillerons à la qualité de nos
échanges en faisant tout pour traiter les sujets dont nous savons qu’ils
vous tiennent à cœur. Nous savons pouvoir compter sur votre
participation à l’Assemblée générale à la fois par votre vote et par vos
questions.
En ces temps de crise sanitaire, je vous invite, Madame, Monsieur, Cher
actionnaire à prendre bien soin de vous et de vos proches.
Lorenzo BINI SMAGHI
Président du Conseil d’administration
Un avis de réunion est envoyé par lettre recommandée aux actionnaires qui ont demandé à être informés
des dates de tenue des assemblées, au moins trente-cinq jours avant.
Des actionnaires représentant cinq pour cent du capital social peuvent demander l’inscription à l’ordre du
jour de projets de résolution au moins vingt-cinq jours avant la date de l’assemblée. Le président du conseil
doit en accuser réception dans les cinq jours qui suivent par lettre recommandée et il statue avec le conseil
sur ces projets au cours de la deuxième réunion.
Un avis de convocation est inséré dans un journal d’annonces légales au plus tard quinze jours avant
l’assemblée.
Le droit de communication des actionnaires s’exerce sur les documents soumis à l’assemblée : ceux-ci sont
mis à leur disposition au siège social dès la date de la convocation. Ils peuvent également se les faire
adresser, mais l’envoi peut être refusé à partir du cinquième jour précédant l’assemblée générale ordinaire
annuelle.
Extrait du « droit des affaires » - Francis LEFEBVRE
ATTENTION ! L’Assemblée se déroulant à huis clos aucun actionnaire ne sera admis le jour J : MERCI DE NE PAS COCHER LA CASE A et d’exprimer
votre vote soit en votant par correspondance, soit en donnant pouvoir au Président ou à une personne dénommée.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 A B
E N
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 C D
CI M
SPE
21 22 23 24 25
2 26 27 28 29 30 E F
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 G H
41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 J K
1 Vous désirez voter par correspondance : 2 Vous désirez 3 Vous désirez donner pouvoir
cochez 1 donner pouvoir à une personne dénommée :
Vous avez désormais la possibilité de vous abstenir au Président cochez 3 et inscrivez
sur les résolutions proposées au vote. de l’Assemblée : les coordonnées de cette personne.
Attention : si vous ne noircissez pas de case, le sens cochez 2 , datez
de votre vote sera comptabilisé à « OUI ». et signez au bas
Si vous ne souhaitez pas voter « OUI » sur les résolutions du formulaire.
présentées, noircissez une des deux cases
(Non ou Abstention) pour les résolutions concernées.
N’oubliez pas de remplir les cases des amendements
et résolutions nouvelles.
MUSICA
Compétences attendues Savoirs associés
Repérer les attributs de la personne morale et en analyser le Les sociétés anonymes •Les dirigeants et les organes sociaux :
régime juridique •Analyser le fonctionnement interne d’une représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
société et sa représentation vis-à-vis des tiers responsabilités
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
La société anonyme MUSICA a été constituée en 1985. Son objet social est la conception, la fabrication et la
commercialisation de composants électroniques pour synthétiseurs et pianos électriques. Son capital est de
300 000 €. Elle est dotée d’un directoire et d’un conseil de surveillance dont la composition est la suivante :
TRAVAIL À FAIRE
1. R. Laine peut-il rester seul membre du directoire ? A. Dutoit serait d’accord pour l’assister tout en
restant membre du conseil de surveillance. Cette solution est-elle envisageable ?
2. B. Rasoir espère remplacer le directeur comptable de la société qui va partir à la retraite, tout en
gardant son mandat de membre du conseil de surveillance. R. Laine vous consulte sur la faisabilité
de ce projet.
3. Le directoire envisage d’acquérir des lots importants de papier (15 tonnes) pour faire une
opération rentable à la revente, ce qui améliorerait la trésorerie de l’entreprise. Par ailleurs, il veut
créer une filiale sous la forme d’une EURL dont l’objet sera la commercialisation d’accessoires pour
synthétiseurs.
Le directoire peut-t-il réaliser ces deux opérations ? La SA MUSICA peut-elle être gérante de la
future EURL ?
4. L’exercice de la SA MUSICA coïncide avec l’année civile. Le directoire a volontairement « oublié »
de convoquer l’assemblée générale des actionnaires pour approuver les comptes car le résultat
fait apparaître de lourdes pertes.
Qui peut, outre le directoire, convoquer l’assemblée ? Le directoire s’expose-t-il à des sanctions
pour le défaut de convocation de l’assemblée générale ordinaire annuelle ?
5. La société va enfin tenir son assemblée générale annuelle. Certains actionnaires envisagent de
révoquer les membres du directoire qu’ils jugent responsables de la situation gravement
déficitaire de la société. R. Laine prétend que seul le conseil de surveillance, qui l’a nommé, est
compétent pour le révoquer.
Qu’en pensez-vous ?
CABINET AID
Compétences attendues Savoirs associés
Analyser le fonctionnement interne d’une société et sa Les sociétés anonymes •Les dirigeants et les organes sociaux :
représentation vis-à-vis des tiers •Différencier les conditions et les représentant légal, mandataire social, fonctionnement,
conséquences de l’engagement de la responsabilité de la société, responsabilités
des dirigeants et des associés •Appréhender les contrôles
internes et externes de l’action du dirigeant et leurs
conséquences •Analyser les opérations de contrôle au sein d’une
société : rôles du commissaire aux comptes, contrôle des
conventions réglementées, contrôle interne, procédure d’alerte
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Jean AID est commissaire aux comptes depuis de nombreuses années. Il a plusieurs mandats de sociétés
différentes. Il est sollicité actuellement par les dirigeants de deux entreprises, la SA COTON et la SA
MANCHE, concernant des problèmes différents.
TRAVAIL À FAIRE
Dans un premier temps, vous devrez :
1. Dire si ces deux sociétés sont obligées d’avoir un commissaire aux comptes.
2. Préciser qui choisit le commissaire aux comptes d’une SA, quelle est sa mission et en préciser la
durée.
DOSSIER SA COTON
Au cours de la dernière assemblée générale annuelle, le PDG, R Pado a été interpellé par L. Vendot,
actionnaire minoritaire (qui détient 3 % du capital) sur un point du rapport de gestion faisant état d’un
projet de lancement d’un nouveau produit nécessitant de gros investissements. À l’issue de l’échange verbal,
L. Vendot a menacé R. Pado de faire nommer un expert de gestion pour faire obstacle à ce projet.
R. Pado se plaint par ailleurs de l’attitude d’un administrateur qui lui réclame sans cesse des documents, tout
au long de l’année. Il juge son attitude défiante à son égard.
TRAVAIL À FAIRE
3. R. Pado interroge J. Aid pour savoir si la menace de l’actionnaire est susceptible de se réaliser.
4. R. Pado doit-il répondre à la demande d’information fréquente de l’administrateur ?
DOSSIER SA MANCHE
La SA Manche rencontre des difficultés d’exploitation : elle vient de perdre de gros clients et elle demande à
ses fournisseurs des reports d’échéances de paiement. Sa situation de trésorerie est négative. D. Ricou en est
le président directeur général.
Par ailleurs, au cours de sa mission de contrôle des comptes, J. Aid a constaté que le compte courant d’un
administrateur est débiteur d’une somme importante.
TRAVAIL À FAIRE
5. Que doit faire J. Aid face aux difficultés rencontrées par la SA Manche ?
6. J. Aid doit-il réagir au sujet du compte courant débiteur ?
Pour faire face aux difficultés, le dirigeant a trouvé un nouvel investisseur qui exige, préalablement à son
arrivée, que la société se transforme en société anonyme à directoire dont il serait membre du directoire ou
membre du conseil de surveillance. Il prétend que cette structure est plus transparente.
TRAVAIL À FAIRE
7. L’argument invoqué par l’investisseur est-il pertinent ?
[Link]
Compétences attendues Savoirs associés
Repérer les attributs de la personne morale et en analyser le Les sociétés par actions simplifiées
régime juridique •Analyser le fonctionnement interne d’une
société et sa représentation vis-à-vis des tiers •Apprécier les
contrôles internes et externes de l’action du dirigeant et leurs
conséquences
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
On soumet à votre analyse les éléments d’un projet de création d’une société utilisant les nouvelles
technologies : [Link].
Les créateurs et futurs associés :
S. Vieu : 29 ans, ingénieur en électronique. Il a une bonne connaissance du milieu des informaticiens
indépendants souvent très compétents mais incapables de pénétrer le marché des grandes entreprises.
A. Martin : 42 ans, diplômé de HEC.
Le projet :
Les créateurs partent d’un double constat :
- tous ceux qui ont des compétences techniques élevées savent mal se vendre ;
- les entreprises sont de plus en plus désireuses d’externaliser certaines fonctions. Pour cela, elles font
appel à des spécialistes travailleurs indépendants pour des prestations pointues.
L’objectif du projet est d’offrir des prestations de services aux entreprises en quête de spécialistes en
mettant en relation les grandes sociétés (IBM, Danone, Auchan, etc.) d’une part, et les travailleurs
indépendants (informaticiens, créatifs, consultants de toutes spécialités) d’autre part. Un site Internet sera
créé : [Link], qui recevra les demandes des entreprises et enregistrera les spécialistes
indépendants dans la base du site.
La future entreprise effectuera la sélection et présentera les meilleurs candidats aux entreprises en
recherche de services. Elle assurera également la gestion des travailleurs indépendants tout en leur offrant
une palette de services gratuits ( juridiques, assurances, techniques de communication, etc.). Le service
facturé aux entreprises sera de 20 % de la rémunération octroyée aux spécialistes consultés.
À la différence des autres sites d’offres d’emploi existants déjà, les créateurs envisagent la mise en place
d’une équipe de commerciaux qui sillonneront le territoire pour démarcher les entreprises et rencontrer les
indépendants pour une meilleure adéquation entre l’offre et la demande.
Le siège social se situera en région parisienne.
TRAVAIL À FAIRE
1. À travers l’analyse du projet, vous pensez proposer la SAS qui vous semble adaptée au projet et
aux souhaits des créateurs. Justifiez votre position.
2. Pourront-ils décider librement de la libération du capital ?
3. Leur société pourra-t-elle procéder à une offre au public ? Dans la négative, que conseillez-vous
aux futurs associés en leur précisant la marche à suivre ?
4. Cette société est-elle soumise à un contrôle légal ?
5. Le régime des conventions s’applique-t-il dans la future société ?
6. À partir de l’extrait de l’arrêt situé en Annexe 1, vous devez répondre aux questions suivantes :
- Qui doit diriger la SAS ?
- Quel est l’organe compétent pour désigner et révoquer le dirigeant ?
- La clause de révocation insérée dans les statuts est-elle légale ?
- Pourquoi la justice est-elle intervenue ?
7. L’analyse de l’arrêt du 04.11.2014 de l’Annexe 2 doit vous permettre, après présentation des
faits, de répondre aux deux questions suivantes :
- la rémunération du dirigeant d’une SAS est-elle toujours une convention réglementée ?
- la décision des associés d’accorder une rémunération du dirigeant peut-elle constituer un abus
de majorité ?
Annexe 1 :
Extrait de l’arrêt de la CA Paris du 16.05.2006. SAS Projipe c/ Touati
Les statuts d’une SAS prévoyaient que le président ne pouvait être révoqué que pour un motif grave et que,
à défaut d’un tel motif, sa révocation donnerait lieu au versement d’une indemnité équitable.
En application de cette clause, il a été alloué au président de la SAS qui a été révoqué sans motif grave une
indemnité de 100 000 € fixée sur la base d’une année de rémunération compte tenu de l’ancienneté des
fonctions de l’intéressé au sein de la SAS (8 ans) et de l’importance du travail qu’il avait accompli.
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Bastia, 24 juillet 2013), que, réunis en assemblée le 29 juin 2009, les associés
de la société par actions simplifiée dénommée société d’exploitation de l’Hôtel Casadelmar (la société
Casadelmar) ont décidé, à la majorité simple, d’attribuer une rémunération au président de cette dernière
à compter du 1er janvier 2009 ; que, faisant valoir que l’attribution d’une rémunération au président
s’analysait en une convention qui aurait dû être soumise à la procédure de contrôle prévue à l’article L. 227-
10 du code de commerce, la société Grand Sud investissements (la société Grand Sud) a fait assigner la
société Casadelmar et la société Syracuse Investissements, associé majoritaire ; qu’elle a demandé, à titre
principal, la condamnation de cette dernière au remboursement du montant de la rémunération et, à titre
subsidiaire, l’annulation pour abus de majorité de la décision du 29 juin 2009 ;
Attendu que la société Grand Sud fait grief à l’arrêt de rejeter la première de ces demandes alors, selon le
moyen, que la convention, portant sur la rémunération du président de la société par actions simplifiée,
doit être soumise à la procédure de contrôle des conventions réglementées ; que si les statuts prévoyaient
que les modalités d’une éventuelle rémunération étaient fixées dans la décision de nomination, la
nomination du président en exercice n’avait précisément prévu aucune rémunération, si bien que la
décision de le rémunérer devait faire l’objet d’une convention réglementée ; qu’en n’ayant pas recherché,
ainsi qu’elle y était invitée, si la circonstance que la décision de nomination du président ne prévoyait
aucune rémunération ne devait pas conduire à observer la procédure relative aux conventions
réglementées, la cour d’appel a privé son arrêt de base légale au regard de l’article L. 227-10 du code de
commerce ;
Mais attendu qu’ayant relevé, par motifs propres et adoptés, qu’il résultait des statuts de la société
Casadelmar que la rémunération de son président devait être fixée par une décision collective des associés
prise à la majorité simple, la cour d’appel en a exactement déduit, sans avoir à faire d’autre recherche, que
la société Grand Sud n’était pas fondée à se prévaloir de l’inobservation des dispositions de l’article L. 227-
10 du code de commerce ; que le moyen n’est pas fondé ;
Attendu que la société Grand Sud fait encore grief à l’arrêt de rejeter sa demande tendant à l’annulation
pour abus de droit de la décision des associés du 29 juin 2009 alors que l’abus de majorité est constitué par
une décision prise contrairement à l’intérêt général de la société et dans l’unique dessein de favoriser les
membres de la majorité au détriment de la minorité ; qu’une rémunération ne peut être regardée comme
conforme à l’intérêt de la société du seul fait qu’elle n’est pas disproportionnée avec le résultat de celle-ci ;
qu’en ayant écarté l’existence d’un abus de majorité, résultant du seul vote de l’associé majoritaire en
faveur d’une rémunération versée à lui-même, en se bornant à comparer le montant de cette rémunération
avec le dernier bénéfice connu, sans se prononcer, ainsi qu’elle y était invitée, sur le fait que les fonctions
de président n’impliquaient aucune charge de travail, notamment du fait que l’établissement était géré par
un directeur sur place en permanence, et que le président de la société s’était consacré secrètement à
compter de 2009 au lancement d’une nouvelle société ayant une activité concurrente, la cour d’appel a
privé son arrêt de base légale au regard de l’article 1382 du code civil ;
Mais attendu qu’après avoir relevé, par motifs adoptés, que le président de la société Casadelmar assumait
la responsabilité, tant civile que pénale, inhérente à ses fonctions sociales, et précisé, par motifs propres et
adoptés, que la rémunération allouée à ce dernier s’élevait à la somme annuelle brute de 55 000 euros
tandis que la société avait réalisé en 2008, dernier exercice dont les chiffres étaient connus à la date de
l’assemblée litigieuse, un résultat net de 410 000 euros, l’arrêt retient, par motifs adoptés, que la
rémunération des fonctions exercées par le président de la société ne saurait être considérée comme
excessive et contraire à l’intérêt social
KDO GADGET
Compétences attendues Savoirs associés
Repérer les attributs de la personne morale et en analyser le La société en nomp collectif
régime juridique •Analyser le fonctionnement interne d’une
société et sa représentation vis-à-vis des tiers Identifier les causes
et conséquences d’une dissolution spécifiques à chaque type de
sociétés
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
M. BLAISE, votre client, vous communique un extrait des statuts de la future SNC KDO GADGET que vient
de lui adresser Mme CUCOLO, avec laquelle il envisage de s’associer.
Article 1 : Entre les soussignés GABISON Sandrine, CUCOLO Valérie et BLAISE Thierry, il est formé une
SNC...
Article 2 : La société a pour objet la confection, la production, la distribution de gadgets...
Article 3 : La société a pour dénomination sociale : KDO GADGET.
Article 4 : Le siège social est fixé 4 Rue des Platanes - 06000 NICE.
Article 5 : La durée est fixée à 99 années...
Article 7 : Les soussignés effectuent les apports en numéraire suivants :
- GABISON Sandrine (21 ans) 4 000 €
- CUCOLO Valérie (23 ans) 2 000 €
- BLAISE Thierry (24 ans) 4 000 €
Valérie CUCOLO effectue également un apport en industrie de 2 000 €.
Article 8 : Le capital social est fixé à la somme de 12 000 € divisé en 120 parts égales de 100 €.
Article 9 : La répartition des bénéfices ou des pertes s’effectue de la façon suivante :
- GABISON Sandrine 30 %
- CUCOLO Valérie 40 %
- BLAISE Thierry 30 %
Article 10 : La société sera administrée par CUCOLO Valérie.
Article 11 :Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec le consentement unanime des associés.
Article 12 : La société ne prendra pas fin en cas de décès d’un associé ; elle continuera entre les associés
survivants. Les héritiers de l’associé décédé auront droit à une indemnisation qui sera égale à la valeur des
parts de leur auteur.
Article 13 :Le gérant est responsable de ses actes de gestion vis-à-vis des associés. Il a tous les pouvoirs vis-
à-vis des tiers et engage la société même par les actes qui ne relèvent pas de l’objet social.
TRAVAIL À FAIRE
M. Blaise vous consulte sur divers points qui sont, selon lui, restés dans l’ombre :
1. Vérification des conditions de fond de constitution de la SNC concernant les associés et leurs
apports.
2. La rédaction de l’article 10 des statuts paraît-elle judicieuse ? Valérie Cucolo peut-elle obtenir 40 %
des bénéfices compte tenu de son apport ? Sera-t-il possible de la révoquer ?
3. M. Blaise pourrait-il devenir salarié de la société ?
4. Comment sont consultés les associés ? À quelle majorité seront prises les décisions collectives
dans cette société ?
5. Quelle sera la responsabilité de M. Blaise ?
6. L’article 12 ne le satisfait pas car ayant des enfants (de 2 et 4 ans), il préférerait qu’ils lui succèdent
s’il venait à décéder. Sa volonté est-elle réalisable ?
7. Que pensez-vous de l’article 13 ?
8. M. BLAISE pourrait-il obtenir la nomination d’un commissaire aux comptes ?
9. Il se demande si cette forme sociale est la mieux adaptée. En guise de conclusion, quel ultime
conseil donneriez-vous à votre client, M. BLAISE ?
CIVILA
Compétences attendues Savoirs associés
Identifier l’utilité de ces groupements dans des situations Caractéristiques essentielles des : sociétés d’exercice libéral (SEL),
spécifiques •Mettre en évidence les principales règles de société civile immobilière, société civile professionnelle, société
fonctionnement de ces groupements civile de moyens
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
➽ Dans un tableau, vous devez indiquer la règle de responsabilité des associés d’une société civile,
d’une SCM, d’une SCP et d’une SEL.
Après avoir lu attentivement l’arrêt de la Cour de cassation de l’Annexe, vous répondrez aux questions
suivantes :
TRAVAIL À FAIRE
1. Restituez les faits.
2. Caractérisez le problème juridique soulevé.
3. Relevez et expliquez la décision de la Cour de cassation.
4. Quels sont les impacts de la décision de la Cour de cassation ?
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Paris, 22 février 2018), que, le 28 décembre 2006, Mme A...X... et MM. B..., C...
et F... X... ont constitué la société civile immobilière de la Brie (la SCI) en vue de l’acquisition d’un terrain sur
lequel devait être édifié un immeuble à usage industriel et de bureaux ; que, par acte authentique du 11 juillet
2008, les sociétés OSEO financement, devenue Bpifrance financement, CMCIC lease, Natiocrédibail et
Fortis lease ont conclu avec la SCI un contrat de crédit-bail destiné à financer l’acquisition du terrain et la
construction de l’immeuble ; que, par acte authentique du 4 décembre 2009, les parties ont conclu un
avenant destiné à financer la réalisation de travaux supplémentaires, garanti par un engagement de caution
solidaire souscrit par M. B... X..., gérant de la SCI ; que, la SCI étant défaillante, une ordonnance de référé du
6 septembre 2013 a constaté l’acquisition de la clause résolutoire insérée au contrat ; que la SCI et ses
associés ont assigné les crédits-bailleurs en responsabilité pour manquement à leur devoir de mise en garde
et de conseil lors de la conclusion du crédit-bail et de son avenant ; que la SCI a été mise en liquidation
judiciaire ; que les crédits-bailleurs ont appelé le liquidateur en intervention forcée et demandé
reconventionnellement la fixation de leur créance au passif de la SCI, ainsi que la condamnation des
associés et de la caution à leur payer les sommes dues à la suite de la résiliation du crédit-bail ;
Sur le deuxième et le quatrième moyens, réunis, ci-après annexés :
Attendu que les consorts X..., la SCI et son mandataire liquidateur font grief à l’arrêt de rejeter leurs
demandes, de fixer la créance des sociétés Bpifrance financement, CMCIC lease, Natiocrédibail et Fortis
lease au passif de la SCI, de condamner les associés à payer le montant de la dette sociale à proportion de
leur part dans le capital social et de condamner M. B... X... en sa qualité de caution ;
Mais attendu qu’ayant retenu à bon droit que seules les personnes non averties peuvent bénéficier du devoir
de mise en garde et que le caractère averti d’une personne morale s’apprécie, lors de la conclusion du
contrat, en la personne de son représentant, et relevé que M. B... X... avait créé le groupe Bergame en 1993 et
était le dirigeant de toutes les sociétés de ce groupe, dont il connaissait la situation et les perspectives de
développement, qu’il avait choisi le terrain, décidé des travaux et de l’opération dans son ensemble, qu’il
avait auparavant réalisé une opération d’acquisition à effet de levier, dite de Leveraged by out (LBO), pour
procéder au rachat d’une société en 2001, avant de réaliser une autre opération de croissance externe en
2005, qu’il avait déjà procédé à des financements similaires et disposait de connaissances et d’une
expérience avérées dans le domaine de la gestion, lui permettant d’appréhender le crédit contracté ainsi
que la teneur et la portée de ses propres obligations en qualité de caution, la cour d’appel, qui a procédé aux
recherches prétendument omises, en a souverainement déduit que M. B... X... était un emprunteur et une
caution avertis et a ainsi, par ces seuls motifs, légalement justifié sa décision de ces chefs ;
Sur le troisième moyen :
Attendu que les consorts X... font le même grief à l’arrêt, alors, selon le moyen, que, lorsque le crédit-
preneur est une société civile, au sein de laquelle chaque associé répond indéfiniment des dettes sociales à
proportion de sa part dans le capital social, le crédit-bailleur est tenu d’un devoir de mise en garde envers
chaque associé non averti sur le risque d’endettement excessif qui résulte pour lui, pris individuellement,
de l’opération ; qu’en l’espèce, les associés du crédit-preneur, la SCI, soutenaient que les crédits-bailleurs
avaient manqué à leur devoir de mise en garde à leur égard, en ce qu’ils étaient des associés non avertis
incapables de faire face au risque financier résultant de l’octroi des crédits litigieux à la SCI ; qu’en
affirmant que seul le cocontractant du crédit-bailleur, à savoir la SCI, pouvait invoquer le manquement au
devoir de mise en garde, la cour d’appel a violé l’article 1382 du code civil, dans sa rédaction antérieure à
celle issue de l’ordonnance du 10 février 2016, l’article 1857 du même code, ensemble le principe selon
lequel le crédit-bailleur est tenu d’un devoir de mise en garde envers chacun des associés non avertis d’une
société civile du risque d’endettement excessif qui résulte pour chaque associé de la conclusion du contrat
de crédit-bail avec la société, et l’article 1er du premier Protocole additionnel à la Convention de
sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
Mais attendu, d’une part, qu’il ne résulte pas de leurs conclusions d’appel que les consorts X..., la SCI et son
liquidateur aient soutenu que la privation pour l’associé d’une société civile du droit à se prévaloir du fait
qu’il est profane violait l’article 1er du premier Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des
droits de l’homme et des libertés fondamentales ; que le moyen est de ce chef nouveau, mélangé de fait et
de droit ;
Attendu, d’autre part, que, lorsque l’emprunteur est une société civile immobilière, seule celle-ci est
créancière de l’obligation de mise en garde et non ses associés, même si ceux-ci sont tenus indéfiniment
des dettes sociales, et que le caractère averti de cet emprunteur s’apprécie en la seule personne de son
représentant légal et non en celle de ses associés ;
D’où il suit que le moyen, pour partie irrecevable, n’est pas fondé pour le surplus ;
Et attendu qu’il n’y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur le cinquième moyen qui
n’est manifestement pas de nature à entraîner la cassation ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi
ISOMED-ARTEMIS
Cas de synthèse
M . Yav a créé en 2000 une entreprise de maçonnerie sous forme individuelle. Elle lui a permis de subvenir
aux besoins de sa famille et à l’éducation de ses enfants. Le fils de M. Yav, Aral, vient de terminer ses études
de commerce et son père compte sur lui pour prendre la suite de l’affaire.
Sur les conseils de son expert-comptable, le relais avec le fils devrait se faire en créant une société ISOMED,
entreprise générale de bâtiment dont ils seraient seuls associés et tous deux dirigeants dans un premier
temps.
Collaborateur dans le cabinet d’expertise comptable, vous êtes chargé(e) d’une étude comparative des
sociétés possibles qui sera présentée à M. Yav et à son fils lors de leur prochain rendez-vous au cabinet.
TRAVAIL À FAIRE
1. Établir un tableau comparatif entre la SARL, la SA avec conseil d’administration, la SAS en
abordant les points suivants : associés, apports, capital, organes de la société obligatoires,
représentant légal.
2. Vous devrez, en conclusion, conseiller les clients sur la solution la plus judicieuse.
DOSSIER 2 : SARL
Le père et le fils ont choisi de créer la SARL ISOMED dont ils sont seuls associés et co-gérants. Les statuts
sont conformes à la loi.
TRAVAIL À FAIRE
1. Qualifier la gérance.
2. Le fils souhaite embaucher du personnel pour divers chantiers et réaliser un emprunt bancaire. :
a-t-il besoin de l’accord de son père pour réaliser ces opérations ?
3. Le chiffre d’affaires HT de la SARL, à la clôture du dernier exercice, est de 260 000 € ; elle emploie
5 salariés. La SARL doit-elle être dotée d’un commissaire aux comptes ?
4. L’heure de la retraite va bientôt sonner pour le père : il envisage de céder ses parts au fils et de
démissionner de son poste de gérant. Quelles décisions devront être prises, et par qui, pour
réaliser ces opérations ?
5. La SARL sera-t-elle dissoute à la suite de la cession ? Quel sera le statut d’Aral ?
DOSSIER 3 : SA
Aral négocie actuellement l’entrée de sa société dans le capital d’une SA (dont les renseignements figurent
ci-dessous) : l’EURL apportera 10 000 €, Aral souhaite siéger au CA de la SA et avoir un contrat de travail de
directeur commercial.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quelles décisions doivent être prises par la SA pour que les souhaits d’Aral soient réalisés ?
2. Quel sera le montant de libération de l’apport de l’EURL ?
DOSSIER 4 : SAS
Aral diversifie son activité initiale en créant une entreprise d’importation de matériaux : marbres, pierres
naturelles, sous la forme d’une SASU dont le nom commercial sera ARTEMIS. Il en sera évidemment le
président.
TRAVAIL À FAIRE
1. Les divers postes qu’il occupe font-ils obstacle à sa nomination de président de la SAS ?
2. Qui le désignera au poste de président ?
3. Aura-t-il tous les pouvoirs, comme il le souhaite ?
4. Sa responsabilité sera-t-elle plus importante du fait de la concentration des pouvoirs ?
Aral, peu soucieux du formalisme, n’a pas déposé les comptes annuels de ses deux sociétés et il s’est offert un
beau voyage de noces avec sa femme sur le compte de la SASU.
TRAVAIL À FAIRE
1. Aral peut-il être sanctionné pour ces faits ?
RIANS
Compétences attendues Savoirs associés
Identifier les principes généraux régissant les associations L’association
•Déterminer les conséquences de l’exercice par une association
d’une activité économique vIdentifier une structure juridique
adaptée à une situation donnée
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
➽ Quels sont les pouvoirs respectifs du président et des membres d’une association ?
RIANS est un charmant village de Provence de plus de 2 000 habitants où il fait bon vivre. Les élus locaux de
cette commune sont particulièrement dynamiques. Outre la mise en service d’une piscine, ouverte durant la
période estivale, le maire vient d’inaugurer les vestiaires du stade de football, en attendant l’aménagement
d’une salle de musculation et fitness. Deux courts de tennis ont été construits pour permettre aux habitants
la pratique de ce sport. Le projet municipal prévoit, en collaboration avec le département, le balisage et le
tracé de chemins de randonnées pédestres et VTT.
Actuellement, ce sont les employés communaux qui sont chargés du fonctionnement de ces diverses
installations, mais la municipalité voudrait bien confier leur gestion à des bénévoles regroupés dans une
structure. Pour les aider, elle verserait une subvention de 20 000 € par an.
L’air pur de RIANS a drainé de nombreux retraités qui se sont installés pour couler des jours paisibles, loin
des grandes villes. Certains font partie du conseil municipal et œuvrent pour l’amélioration de leurs
conditions de vie qui passe, peut-être, par la création d’un club des aînés. Ces derniers, bénévoles,
organiseront des voyages, conférences, animations diverses et une chaîne de solidarité pour les aînés en
difficulté.
Chaque année, à la mi-août, a lieu la fête de la Saint-Laurent, le saint patron du village : une procession est
organisée suivie de diverses manifestations (danses folkloriques, concours de boules, bal, feu d’artifice...).
L’organisation se révèle lourde pour la commune et le regroupement des bénévoles qui participent
activement à sa mise en place est souhaitable. Un comité des fêtes pourrait être créé. Il prendrait en charge
la réalisation des diverses manifestations annuelles.
TRAVAIL À FAIRE
1. La structure juridique sous la forme d’association(s) est-elle la mieux adaptée pour les trois
projets ? Justifiez votre réponse.
2. Quelles sont les étapes de mise en place d’une association ?
3. Quelles seront leurs ressources ? Chaque association envisage d’organiser un loto en fin d’année.
Est-ce possible ?
4. La section VTT prépare une course à travers les bois de la commune qui aura lieu le 1er mai. Elle
souhaite vendre, à cette occasion, des tee-shirts et casquettes avec l’inscription A.S.R.
(Association Sportive Riansaise) et installer une buvette à l’arrivée de la course. L’A.S.R. peut-elle
légalement vendre les casquettes, tee-shirts et boissons (vous aider de l’Annexe) ? Les bénévoles
organisateurs et adhérents de l’A.S.R. peuvent-ils se répartir le montant des recettes ?
5. Lors de la course en VTT, un membre de l’association a été sérieusement blessé à la suite d’une
chute. Le président, M. Cor, vous consulte sur la responsabilité civile de l’association et la sienne,
sachant que l’A.S.R. n’est pas assurée.
6. Après plusieurs années d’existence et lors de la dernière assemblée générale annuelle du Club
des aînés, des dissensions sont apparues sur les objectifs. Le président en exercice a démissionné,
le bureau n’a pu être renouvelé. La dissolution du club est imminente.
L’ancien président vous demande le sort qui sera réservé à la somme de 1 500 € restant en banque
si l’association est dissoute. Devra-t-il effectuer des démarches spécifiques à l’occasion de cette
éventuelle dissolution ?
7. Une association est-elle tenue d’établir des comptes annuels et de nommer un commissaire aux
comptes ?
Annexe
Extrait de l’arrêt de Cass. commerciale du 14.2.2007
La Cour de cassation a jugé qu’une association effectuait des actes de commerce dès lors qu’elle offrait de
manière permanente aux particuliers un site Internet visant à favoriser les échanges d’immeubles, ce dont
il résultait qu’elle offrait une prestation de service permettant la rencontre de l’offre et de la demande en
vue de la vente et l’achat d’immeubles.
En conséquence, l’action en justice engagée à l’encontre de cette association relevait de la compétence du
tribunal de commerce.
Art. L110-1 al. 4 du C. Com
« Toute opération d’intermédiaire pour l’achat, la souscription ou la vente d’immeubles est un acte de
commerce.
BOILEAU
Compétences attendues Savoirs associés
Identifier l’utilité de ces groupements dans des situations Caractéristiques essentielles : groupement d’intérêt économique
spécifiques •Mettre en évidence les principales règles de (GIE)
fonctionnement de ces groupement
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
➽ À partir de la définition du GIE vous devrez dire quelle est la différence entre un GIE et une
association.
À la Foire Internationale du vin de Macon qui se tient chaque année, quatre propriétaires récoltants ont fait
connaissance après avoir obtenu des médailles pour leur dernière cuvée. Il s’agit de :
- M. AMADIEU de Châteauneuf du Pape (Côtes-du-Rhône) ;
- M. CONDEMINE de Juliénas (Beaujolais) ;
- M. MANDOIS d’Épernay (Champagne), gérant de SARL ;
- M. GERARD de Mercurey (Bourgogne).
Au cours d’une dégustation de vins, ils évoquent les problèmes de concurrence et envisagent l’idée de se
regrouper afin d’exporter leur production.
L’objet de leur collaboration sera de réunir leurs efforts publicitaires et leurs moyens de distribution pour
vendre à l’exportation. Les économies d’échelle réalisées du fait de cette organisation leur permettront de
mieux serrer leurs prix et donc d’être plus compétitifs. Chacun souhaite rester indépendant : ils
continueront l’exploitation de leur domaine sous forme individuelle ou sociétaire, ils n’envisageront pas
d’effectuer des apports mais contribueront aux dépenses nécessaires au financement du projet, ils
souhaitent limiter cette expérience à 5 ans.
TRAVAIL À FAIRE
1. M. MANDOIS vous consulte pour savoir si le GIE est l’instrument juridique approprié à leur projet.
Vous en donnerez :
- les conditions de constitution (l’Annexe vous aidera à approfondir une des conditions
d’adhésion à un GIE) ;
- les modalités de fonctionnement, de contrôle ;
- les avantages et les inconvénients.
2. Que se passera-t-il si le projet ne connaît pas le succès escompté ?
3. Un ami belge de M. MANDOIS qui produit une bière fameuse en Belgique a eu connaissance du
projet et ce dernier vous interroge pour savoir s’il peut adhérer au GIE.
Une société exploitant un fonds de commerce dans un centre commercial géré par un GIE est poursuivie
par celui-ci en paiement d’une quote-part des frais de fonctionnement du groupement, conteste sa qualité
de membre du GIE et refuse de payer.
La cour d’appel de Fort de France a jugé que l’adhésion de la société au GIE est acquise du seul fait de son
activité commerciale au sein du centre commercial puisque les statuts du GIE stipulent que l’adhésion est
obligatoire pour toute activité commerciale poursuivie ou déjà existante dans le centre commercial.
La Cour de cassation a censuré la décision de la cour d’appel au motif que celle-ci n’a pas constaté
l’existence d’un élément établissant que la société avait manifesté sa volonté d’adhérer au GIE.
ECOVET
Compétences attendues Savoirs associés
Caractériser l’économie sociale et solidaire •Mettre en évidence à L’économie sociale et solidaire •La société coopérative
partir d’une documentation l’importance croissante de
l’économie sociale et solidaire et son encadrement par la loi
•Identifier les principes généraux régissant les sociétés
coopératives.
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel (vous
pouvez vous appuyer des Documents 1 et 2).
La société ECOVET a été crée en 2020, sous la forme d’une Scop (société coopérative de production ou
société coopérative et participative) de type SARL dont le capital social est de 8 000 euros (200 parts
sociales dont la valeur nominale est de 40 €). Son siège social se trouve TOULON (83).
Son activité est la collecte de vêtements, de linge de lit et de chaussures dans des conteneurs, à des fins de
recyclage, de tri et de réutilisation.
Aux côtés des historiques bornes Le Relais, les lieux de collecte pour les textiles, le linge de maison et les
chaussures (TLC) se sont décuplés ces dernières années, dont la Scop ECOVET.
Source : [Link]/news/[Link]
Cette société est présente dans tout le département du Var pour permettre la réalisation de deux objets
social (embauche de salariés en vue de la lutte contre l’exclusion) et environnemental (favoriser l’économie
circulaire). Elle embauche actuellement 140 salariés, tous associés (chacun d’entre eux dispose d’une part
sociale à laquelle sont attachés les mêmes droits de vote). L’association « RECYCLE TOUT » est l’unique
associé non salarié et dispose donc des autres parts sociales.
TRAVAIL À FAIRE
1. À partir de vos connaissances et du Document 2, précisez ce qui différencie la Scop d’une société
commerciale classique (3 arguments sont attendus).
2. Vérifiez que les conditions juridiques relatives à l’actionnariat de cette Scop sont bien respectées.
3. Vous trouverez dans le Document 3 un extrait des statuts de la Scop ECOVET. Précisez les
intérêts des articles 29 et 32.
4. À partir du Document 3, précisez si les statuts auraient pu prévoir le versement du boni de
liquidation aux associés. Vous justifierez votre réponse.
5. Dans une notre structurée, vous préciserez les inconvénients de la Scop.
COOP NIORTAISE
Compétences attendues Savoirs associés
Caractériser l’économie sociale et solidaire •Mettre en évidence à L’économie sociale et solidaire •La société coopérative
partir d’une documentation l’importance croissante de
l’économie sociale et solidaire et son encadrement par la loi
•Identifier les principes généraux régissant les sociétés
coopératives •Identifier une structure juridique adaptée à une
situation donnée
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
La coopérative niortaise affiche son slogan « mieux consommer ensemble ». Créée en 2010 par deux cadres
sous la forme d’une société anonyme à capital variable, elle propose à ses clients-sociétaires des produits
pour tout l’équipement de la maison : frigidaires, téléviseurs, mobilier …. à des prix nettement inférieurs à
ceux affichés dans les magasins traditionnels.
Un site internet permet aux adhérents de commander à distance. Un catalogue de produits leur est envoyé et
un point d’accueil à Niort leur permet un contact physique pour retirer leurs produits et/ou effectuer des
démarches.
La société coopérative sélectionne les produits, négocie les prix avec les fournisseurs, essentiellement
régionaux et nationaux, avant de les proposer à ses sociétaires-clients.
Seuls les adhérents peuvent bénéficier des services de la coopérative. L’adhésion à la société est réservé aux
salariés ou retraités des services publics (Poste, mutuelles, éducation nationale) ainsi qu’aux acteurs de
l’économie sociale (fondations, associations, comités d’entreprise). L’adhésion est fixée à 10 €. Chaque
personne (physique ou morale) adhérente peut souscrire plusieurs parts sociales mais l’adhésion lui donne
seulement droit à une voix dans les assemblées générales.
Actuellement, la société compte 2 000 adhésions d’un montant total de 20 000 €. Elle a réalisé, à la clôture
du dernier exercice, un chiffre d’affaires de 200 000 €. Elle emploie 7 salariés.
Le conseil d’administration se compose de 3 administrateurs (eux-mêmes adhérents de la coopérative) :
- J. Bar, PDG ;
- A. Renaud, administrateur ;
- L. Jol, administrateur.
L’Annexe vous donne plus de renseignements sur la COOP niortaise.
TRAVAIL À FAIRE
À partir de la documentation fournie et de vos connaissances, vous devez répondre aux questions
suivantes :
1. Vérifier que la solution juridique choisie par COOP NIORTAISE est conforme à la loi.
2. Concernant son capital, comment est-il constitué ? Selon quelles modalités ?
3. Qui peut participer à cette société ? Quelle sera la responsabilité des sociétaires ? Comment
s’effectue le vote au cours des assemblées ?
4. Quels sont les droits financiers des sociétaires ?
5. La présence d’un commissaire aux comptes est-elle obligatoire ?
Annexe
La Coop Niortaise est une coopérative de consommation. En devenir sociétaire, c’est rejoindre un
réseau de consommateurs partageant les mêmes valeurs d’entraide et de solidarité. C’est intégrer
aussi l’Économie Sociale et le Mouvement Coopératif.
« [Link] » est un site d’information commerciale qui propose à son réseau de sociétaires des
produits d’équipement de la maison, mis en ligne par la coopérative.
Ce réseau de consommateurs a pour objectif de « MIEUX CONSOMMER » en proposant à l’ensemble
de ses sociétaires le moyen d’accéder à des produits répondant à leurs besoins tout en respectant au mieux
l’environnement, à des services adaptés intégrant la notion « d’empreinte carbone », tout en leur
apportant un réel avantage. Nos offres privilégient les fournisseurs, les fabricants, les artisans, les
distributeurs et les prestataires issus du tissu économique local.
Par une négociation permanente des propositions, la coopérative prend part à la défense du pouvoir
d’achat de ses sociétaires.
ADRESSE COURRIER
La COOP Niortaise
Parc d’activités « les colonnes jaunes »
Boulevard François ARAGO
79180 - CHAURAY
Email : contact@[Link]
Tel : 06.33,54.94.36
Date de naissance
Adresse
Tél. Email
Salarié(e) de * : ou Retraité(e) de * :
Mutuelle Laquelle :
Lieu de travail :
Date et signature
(1) Il est indispensable de détenir au moins une part sociale pour devenir sociétaire de La Coop et y
effectuer des achats.
KREDUL
Compétences attendues Savoirs associés
Identifier la personne pénalement responsable, l’auteur et le Les éléments constitutifs de l’infraction •La classification des
complice •Associer une peine à une infraction (amende, infractions : crime, délit, contravention •L’identification de la
emprisonnement...) •Schématiser les grandes étapes de la personne responsable : auteur, complice •La procédure pénale :
procédure pénale •Mettre en évidence les grandes règles de la action publique et action civile, instruction préparatoire, jugement
procédure pénale et voies de recours, principes directeurs d’un procès
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Après avoir reçu un courrier les informant de bonnes opportunités de placements financiers, plusieurs
commerçants d’une grande ville de province ont confié des sommes importantes à la personne chargée de
ces placements. Ils n’ont ensuite reçu aucune information sur le devenir de ces sommes. Un des
commerçants, M. Krédul, a alors décidé de porter plainte contre X et s’est constitué partie civile devant le
juge d’instruction.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quel est l’intérêt d’un dépôt de plainte avec constitution de partie civile ?
2. Le juge d’instruction peut-il ouvrir immédiatement une procédure d’instruction ? Justifier.
3. M. Krédul pouvait-il déposer sa plainte selon une autre modalité ?
Le juge d’instruction, régulièrement saisi, ouvre une information et, par commission rogatoire, demande à
la police judiciaire d’effectuer des perquisitions chez des personnes connues des services de police. Suite à
une saisie régulière de documents, le juge d’instruction a la connaissance de l’identité d’un individu dont le
compte en banque montre des dépôts importants sur la période considérée ; le juge d’instruction a réuni les
preuves de sa culpabilité.
TRAVAIL À FAIRE
4. Devant quelle juridiction pénale sera renvoyé l’auteur de l’infraction ?
5. Quelles sont les prescriptions en matière pénale ?
CAZIER
Compétences attendues Savoirs associés
Repérer et nommer les éléments constitutifs de chaque infraction L’abus de confiance •L’escroquerie •Le faux et l’usage de faux
•Distinguer les infractions de droit commun des infractions •Le recel
spécifiques
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
ANALYSE DE DOCUMENTS
Infractions Caractéristiques
Élément légal :
Élément matériel :
Élément moral :
Élément légal :
Élément matériel :
Élément moral :
Élément légal :
Élément matériel :
Élément moral :
Élément légal :
Élément matériel :
Élément moral :
Art. 441-1
« Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie
par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d’expression de la pensée qui a pour
objet ou qui peut avoir pour effet d’établir la preuve d’un droit ou d’un fait ayant des conséquences
juridiques.
Le faux et l’usage de faux sont punis de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. »
Art. 313-1
« L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une
qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale
et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un
bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.
L’escroquerie est punie de 5 ans d’emprisonnement de 375 000 € d’amende. »
Art. 314-1
« L’abus de confiance est le fait pour une personne de détourner, au préjudice d’autrui, des fonds, des
valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu’elle a acceptés à charge de les rendre, de les
représenter ou d’en faire un usage déterminé.
L’abus de confiance est puni de 3 ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende. »
Art. 321-1
« Le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d’inter-
médiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d’un crime ou d’un délit.
Constitue également un recel le fait, en connaissance de cause, de bénéficier, par tout moyen, du produit
d’un crime ou d’un délit.
Le recel est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. »
SITUATIONS PRATIQUES
Situation 1
R. Long est gérant d’une SARL depuis 5 ans. Son entreprise connaît de sérieuses difficultés. Il fait patienter
ses fournisseurs et leur promet des jours meilleurs… qui n’arrivent pas. Sa société est bien assurée pour
risques professionnels (dégât des eaux, incendie) auprès de la compagnie AXA. Pour sortir de l’impasse, il
envisage de provoquer l’incendie de son entrepôt afin de toucher la prime d’assurance qui lui permettra de
faire face à ses échéances. Avec un complice, il met son projet à exécution et vient de toucher la prime
d’assurance.
Situation 2
La truffe est un produit recherché et donc très cher. Le Périgord et le Vaucluse sont deux territoires
producteurs, mais les années de sécheresse font que ce champignon est plus rare. Le gérant d’une société a
une idée : acheter des truffes blanches moins chères (car moins parfumées), les teinter avec du brou de noix,
les vendre pour des truffes noires et ainsi… faire de confortables bénéfices. Il met son idée à exécution. Il a
ainsi écoulé auprès de revendeurs réputés des kilos de fausses truffes falsifiées. Un concurrent a eu
connaissance de la pratique, le dénonce auprès du service des fraudes. Après enquête, le tricheur est dévoilé.
TRAVAIL À FAIRE
1. Les faits relatés dans les deux situations sont-ils réprimés par le Code pénal ? Justifier votre
réponse.
2. Quelles sont les éventuelles sanctions prévues ?
3. Les victimes seront-elles indemnisées ?
Situation 3
La société Hertz a loué un véhicule à M. Point pour le week-end. Ce dernier n’a pas rendu le véhicule au jour
convenu. Il prétend qu’il a été victime du vol du véhicule à un feu rouge et il produit une plainte pour vol qu’il
a déposée au commissariat. En réalité, il a vendu ce véhicule à un réseau parallèle.
TRAVAIL À FAIRE
1. Qualifiez le délit dont a été victime la société Hertz.
2. Quelle est la sanction prévue dans ce cas ?
Situation 4
F. Brac vient d’être recruté dans le service comptable par la société CMA-CGM, spécialisée dans le fret
maritime. Après quelques semaines de travail, son chef de service a des doutes sur sa compétence. Il revoit
son dossier de candidature. Son attention est attirée par son diplôme d’expert-comptable. Après enquête, il
découvre que F. Brac n’est pas titulaire de ce diplôme.
TRAVAIL À FAIRE
1. Identifier le délit commis.
2. Quelle est la sanction prévue par le Code pénal ?
SAPIN
Compétences attendues Savoirs associés
Repérer et nommer les éléments constitutifs de chaque infraction L’abus de biens et du crédit de la société •La distribution de
•Distinguer les infractions de droit commun des infractions dividendes fictifs •La présentation ou publication de bilan ne
spécifiques donnant pas une image fidèle •La surévaluation des apports •Le
statut pénal du CAC •Les infractions remettant en cause le bon
déroulement de la mission et le contrôle du CAC
QUESTIONS DE COURS
➽ Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
Les frères Sapin, Pierre et Paul, ont des compétences en matière de travail du bois. Ils ont décidé de
s’associer dans une activité d’ébénisterie ; ils créent de petits meubles et restaurent des meubles anciens. Ils
ont choisi la forme juridique de la SARL, et, pour satisfaire aux conditions de validité de la constitution, ont
l’intention de faire des apports de numéraire. Pressés de terminer le dossier de constitution afin d’obtenir le
certificat d’immatriculation en vue d’un prêt bancaire, ils signent les statuts avant d’avoir déposé la totalité
des fonds.
Ils ont nommé M. Sève, gérant. Celui-ci les informe qu’il manque des liquidités sur le compte bancaire de la
société, eu égard au montant du capital social figurant aux statuts. Les frères Sapin régularisent alors
rapidement la situation.
TRAVAIL À FAIRE
1. Les frères Sapin ont-ils commis une infraction ?
L’entreprise se développe bien, grâce au savoir-faire des deux frères ; ils choisissent de s’installer dans un
quartier plus prestigieux à Paris, au plus près de leur clientèle, et investissent dans les locaux. Le total du
bilan et le montant du chiffre d’affaires rendent obligatoire la nomination d’un commissaire aux comptes.
Les frères Sapin ne se préoccupent pas des affaires sociales et le gérant ne souhaite pas soulever la question
car il a pris l’habitude de détourner régulièrement des fonds à son profit.
TRAVAIL À FAIRE
2. À partir de l’Annexe et de vos connaissances vous devez :
- identifier les diverses infractions énoncées par l’art. L 241-3 C. Com ;
- dire quelles infractions ont été commises par le gérant.
De jeunes ébénistes souhaitent travailler avec les deux frères en s’associant au capital de la société. Un
conseiller juridique les incite à transformer la SARL en SA, la SA Sapin. Les ébénistes acceptent de devenir
associés et font un apport en numéraire. Pierre Sapin est nommé président du conseil d’administration et il
tient les fonctions de directeur général. Un commissaire aux comptes titulaire et un suppléant ont été
régulièrement nommés.
Lors du troisième exercice, le comptable a commis des erreurs, les comptes annuels ne donnent pas une
image fidèle de la société. Les administrateurs établissent le rapport de gestion sans se poser de questions ;
le commissaire aux comptes a des doutes ; il repère les erreurs mais n’en fait pas part au conseil d’adminis-
tration et ne les mentionne pas dans son rapport à l’assemblée des actionnaires. Les comptes sociaux sont
présentés aux associés et publiés régulièrement.
TRAVAIL À FAIRE
3. Quelles sont les infractions qui ont été commises ? Quelles sont les personnes punissables ?
Annexe :
Art. L241-3 du C. Com (infractions concernant la SARL)
modifié par la loi du 06.12.2013
Outre les peines complémentaires prévues à l’article L. 249-1, le tribunal peut également prononcer à titre
de peine complémentaire, dans les cas prévus au présent article, l’interdiction des droits civiques, civils et
de famille prévue à l’article 131-26 du code pénal.
L’infraction définie au 4° est punie de sept ans d’emprisonnement et de 500 000 € d’amende lorsqu’elle a
été réalisée ou facilitée au moyen soit de comptes ouverts ou de contrats souscrits auprès d’organismes
établis à l’étranger, soit de l’interposition de personnes physiques ou morales ou de tout organisme,
fiducie ou institution comparable établis à l’étranger.
Adresse : ……………………………………………….
……………………………………………….
……………………………………………….
……………………………………………….
PROFESSEUR
ÉTUDIANT
SEF
Compétences attendues Savoirs associés
Différencier le mandat ad hoc de la conciliation •Caractériser la La cessation des paiements •Les spécificités et comparaison des
notion de cessation des paiements •Identifier les conditions d’en- procédures préventives (mandataire ad-hoc / conciliation) •La
gagement d’une procédure collective •Présenter les acteurs des procédure de sauvegarde (finalités, acteurs, issues) •Le
procédures collectives •Schématiser les procédures applicables en redressement et la liquidation judiciaire (finalités, initiatives,
fonction du degré de la difficulté rencontrée •Déterminer l’issue acteurs, durée, issues)
d’une procédure collective
QUESTIONS DE COURS
TRAVAIL À FAIRE
1. Relatez les faits de cette affaire.
2. Retracez la procédure suivie.
3. Quel était le problème de droit soumis à la Cour de cassation ?
4. Quelle a été sa décision ? Quelles en sont les conséquences pour le gérant des sociétés ?
Attendu que le débiteur, qui est tenu de demander l’ouverture de la procédure collective au plus tard dans
les quarante-cinq jours qui suivent la cessation des paiements, n’en est pas dispensé par la délivrance
d’une assignation à cette fin par un créancier ;
Attendu, selon l’arrêt attaqué, que les sociétés ATPV et ATP location (les sociétés) ont été assignées en
redressement judiciaire le 12 juin 2009 et qu’après plusieurs renvois, le tribunal a ouvert les dites
procédures le 3 décembre 2009, converties en liquidation judiciaire le 17 décembre 2009 ; que le
liquidateur a saisi le tribunal pour que soit prononcée à l’encontre de M. X..., gérant des deux sociétés, une
mesure de faillite personnelle ;
Attendu que pour dire que le gérant n’avait pas manqué à son obligation de déclarer la cessation des
paiements des sociétés dans le délai prévu, l’arrêt retient que le tribunal ayant été saisi le 12 juin 2009 par
l’URSSAF du département de Meurthe-et-Moselle, le gérant n’était pas tenu, à compter de cette date,
d’effectuer une déclaration de cessation des paiements ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu’il y ait lieu de statuer sur les autres griefs :
CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 17 octobre 2012, entre les parties, par la
cour d’appel de Nancy ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient
avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Nancy, autrement composée.
SITUATION PRATIQUE
La société anonyme « Société d’exploitation et de forages » dénommée SEF, implantée en région parisienne,
distribue des produits manufacturés pour l’industrie en grande partie par l’intermédiaire de son site inter-
net. Son effectif est de 30 salariés. Après avoir connu un essor fulgurant à ses débuts, l’activité a stagné cette
année et deux clients importants de l’entreprise viennent de connaître des difficultés importantes. Ils n’ont
pas renouvelé leur commande. Le président du conseil d’administration, Clément NOIR s’inquiète de la
situation car la SA SEF connaît maintenant des difficultés de trésorerie. Les différentes banques qui avaient
accordé des découverts ont signifié au dirigeant leur intention de limiter l’encours actuel.
L’expert-comptable de la SA SEF a attiré l’attention lors de l’assemblée générale ordinaire qui a eu lieu des
difficultés de la société. Il a souligné que ces problèmes pouvaient amener l’entreprise dans un proche avenir
à déclarer la cessation des paiements. Dans un premier temps, il pense déclencher l’alerte.
TRAVAIL À FAIRE
1. À quelles conditions le commissaire aux comptes peut-il ou doit-il déclencher la procédure
d’alerte ?
2. Retracez la procédure qu’il doit suivre.
3. Le dirigeant de la SA SEF pourrait-il avoir recours à la procédure de conciliation ? Quels en
seraient les effets ?
L’accord avec les principaux créanciers n’a pas permis de redresser la situation. Clément NOIR a dû se
résoudre à déposer le bilan. Une procédure de redressement judiciaire a été ouverte le 8 janvier. Un adminis-
trateur a été nommé par le tribunal de commerce. Une période d’observation s’ouvre.
TRAVAIL À FAIRE
4. Quelle est la durée de cette période d’observation ? Quelle est sa finalité ?
5. Quelles peuvent en être les issues ?
L’un des fournisseurs de la SA SEF n’avait pas été payé avant le jugement de cessation des paiements.
TRAVAIL À FAIRE
6. Que doit-il faire pour faire reconnaître sa créance ? Dans quel délai ?
TRAVAIL À FAIRE
7. Quelle sera la durée de ce plan ? Si l’entreprise ne parvient pas à respecter ses engagements, que
peut-il lui arriver ?
SUJET 2023
! La méthodologie du cas pratique est exigée pour chaque question, sauf mention contraire.
La SARL « MED ÉQUIPEMENT » a été fondée en 1980 par le couple LE QUINTREC qui a pris sa retraite en
2015, laissant le soin à ses trois enfants de poursuivre son œuvre. Cette société est spécialisée dans la
fourniture et l’installation de matériel médical aux particuliers et à des structures médicalisées (cabinets
médicaux, EHPAD, centres de rééducation…) et connaît une forte croissance du fait de l’importance
grandissante de la prise en charge de la dépendance et du développement de l’hospitalisation à domicile. Son
siège social est à Châteaulin dans le Finistère, la société intervenant dans tout l’ouest de la Bretagne.
Patrick VERTOU est entré au capital de la société en 2000. Il assure la gérance pour quelques années encore,
puis il prendra sa retraite à moyen terme.
Avec l’entrée de la fratrie au capital de la société en 2015, une nouvelle page de l’histoire de la SARL « MED
ÉQUIPEMENT » s’écrit. Il s’avère toutefois que les aspirations des trois enfants des fondateurs diffèrent.
Paul, à l’esprit créatif et féru d’innovations, voit dans les nouvelles technologies un vecteur de croissance
supplémentaire. Titulaire d’un master professionnel en informatique, il souhaite mettre à profit sa
formation initiale pour contribuer à la diversification de la société. Il peut compter sur le soutien de sa sœur
Aurore qui, du fait de sa spécialisation en ergonomie, perçoit bien l’intérêt de ces solutions. Rémi est en
revanche beaucoup plus réticent et considère que la société doit rester concentrée sur son cœur de métier.
C’est dans ce contexte de divergences croissantes entre les associés que Patrick VERTOU doit assumer la
gérance de la société. Il est sensible aux arguments de Paul quant à la nécessaire diversification des activités
de l’entreprise. Il souhaite néanmoins préserver la cohésion entre les associés pour assurer la pérennité de la
société lorsqu’il quittera lui-même ses fonctions.
Stagiaire au sein du cabinet d’expertise comptable qui accompagne la société depuis de nombreuses années,
il vous est demandé de conseiller Patrick VERTOU.
1. En vous appuyant sur le Document 1, apprécier si Rémi LE QUINTREC peut obtenir la dési-
gnation d’un expert sur la gestion de la société.
Rémi LE QUINTREC découvre par ailleurs, qu’en tant que gérant de la SARL, Patrick VERTOU a conclu en
2022 un contrat de maintenance informatique avec la SA « ID INFO ». La mise en relation a été facilitée par
le fait que Paul LE QUINTREC siège au conseil d’administration de la SA. Rémi LE QUINTREC constate
pourtant que certaines conditions prévues par le contrat sont moins intéressantes que celles
habituellement pratiquées sur ce marché. Il reproche à son frère d’avoir privilégié les intérêts de la SA « ID
INFO » au détriment de ceux de la SARL « MED ÉQUIPEMENT.
2. Comment Patrick VERTOU doit-il procéder pour conclure sans risque le contrat de maintenance
informatique ?
Les conflits créent une situation peu propice au développement des affaires. La société commence à
enregistrer des pertes. Patrick VERTOU, considérant que sa charge de travail a augmenté, estime que sa
rémunération est insuffisante vis-à-vis de son investissement personnel. Il voudrait donc que l’assemblée
lui octroie une augmentation de sa rémunération de 2 000 euros mensuel. Étant associé majoritaire, il n’est
pas très inquiet du succès de sa demande.
Finalement, cette solution n’a pas pu être finalisée. Début mai 2023, Patrick VERTOU vous sollicite pour
remédier à cette situation. Il vous présente un échange de courriers entre lui et sa banque datant de la
semaine précédente. Vous le trouverez en Document 3.
Après une période d’intenses négociations, Patrick VERTOU parvient à négocier, dans le cadre d’une
procédure de conciliation, un accord avec sa banque. La banque exige que cet accord soit homologué. Il ne
comprend pas pourquoi.
3. Indiquer à Patrick VERTOU en quoi consiste cette homologation et lui expliquer l’intérêt pour
la banque de l’obtenir.
1. Expliquer à Paul LE QUINTREC la procédure qu’il doit suivre pour effectuer son apport. Présenter
les risques qu’il encourt s’il ne respecte pas cette procédure.
Afin d’éviter que l’éventuelle arrivée de nouveaux associés ne perturbe le fonctionnement de la société, les
futurs associés s’accordent pour que toute entrée au capital respecte les règles de majorité prévues par la loi.
2. Rédiger la clause des statuts afin de satisfaire le souhait exprimé s’agissant de l’arrivée de
nouveaux associés. Le détail de la procédure n’est pas attendu. La méthodologie du cas pratique
n’est pas exigée.
Paul LE QUINTREC, qui est appelé à assumer les fonctions de gérant, est pressé d’agir. Afin de permettre à
la société d’être opérationnelle rapidement, les autres associés lui accordent un mandat afin d’accomplir les
actes nécessaires. Il a ainsi d’ores et déjà acheté des serveurs informatiques. Paul LE QUINTREC envisage
même de commencer l’activité de la société sans attendre son immatriculation afin de ne pas laisser
échapper les opportunités commerciales qui se présentent. Il estime qu’il n’y a pas de difficulté dans la
mesure où l’ensemble des associés soutient ce projet.
3. À l’aide du Document 4, analyser si l’achat des serveurs pourra être mis à la charge de la
société.
4. Identifier les conséquences d’un démarrage de l’activité de la société sans que celle-ci ne soit
immatriculée.
Convaincu par votre argumentaire de créer au plus vite la société, Paul LE QUINTREC est toutefois perdu
dans les formalités à accomplir.
BASE DOCUMENTAIRE
Attendu, selon l’arrêt attaqué, que la SARL Maintenance industrie (la société) avait pour associés
cogérants M. V..., M. F... et M... P..., qui détenaient chacun un tiers des parts de la société ; que M... P... est
décédé le 2 novembre 2011, en laissant pour lui succéder Mme G... P... et M. R... P... (les consorts P...) ;
qu’invoquant un abus de majorité, les consorts P... ont assigné la société et MM. V... et F..., devenus seuls
cogérants, en annulation de l’assemblée générale du 3 mars 2012 ayant décidé d’augmenter la
rémunération des deux gérants et en remboursement des sommes indûment perçues ;
Sur le premier moyen, pris en sa première branche, du pourvoi incident vu l’article 1382, devenu 1240, du
Code civil ;
Attendu que pour rejeter la demande des consorts P... fondée sur l’abus de majorité concernant la
rémunération allouée aux gérants au titre de l’exercice clos le 31 mars 2012, l’arrêt retient que la situation
de l’entreprise n’a pas été mise en péril puisque, si le résultat net comptable, de 375 euros, était plus faible
qu’auparavant, le fonds de roulement restait important par rapport aux salaires versés, qu’un montant de
salaire de 75 000 euros n’apparaît pas excessif pour chacun des gérants au regard du chiffre d’affaires
réalisé par l’entreprise, quand l’un d’entre eux est décédé en cours d’année, qu’ils ont dû assumer le même
travail à deux pour le temps restant de l’année, que le compte courant d’associé a dû être versé au notaire
chargé de la succession et qu’il n’apparaît pas non plus anormal de tenir compte de l’âge des gérants,
créateurs de l’entreprise, ainsi que de leur départ prochain à la retraite pour fixer leur rémunération ;
Qu’en se déterminant ainsi, par des motifs impropres à exclure que cette décision ait été prise
contrairement à l’intérêt social et dans l’unique but de favoriser les intérêts des deux associés cogérants,
dès lors que les consorts P... faisaient valoir que la rémunération moyenne par gérant était passée de
28 000 euros à près de 105 000 euros après le décès de M... P..., que le résultat net comptable était passé de
164 374 euros à 375 euros, sans politique d’investissement corrélative et en mettant fin à la politique
habituelle de distribution d’importants dividendes qui s’élevaient à près de 165 000 euros pour l’exercice
précédent, la cour d’appel n’a pas donné de base légale à sa décision ;
CASSE ET ANNULE, […]
Monsieur,
Actuellement gérant de la société « MED ÉQUIPEMENT », ma société traverse une période difficile. La
trésorerie actuelle est fortement diminuée par des investissements lourds et atteint péniblement 13 500
euros. Malheureusement, c’est insuffisant pour faire face aux prochaines échéances de deux emprunts
contractés auprès de vous. Ces échéances doivent intervenir dans 15 jours et sont d’un montant total de
33 000 euros. Malheureusement, aucune entrée d’argent n’est prévue. Je vous sollicite donc pour l’octroi
d’un découvert nous permettant de faire face à cette situation.
Je vous remercie par avance de votre compréhension.
Monsieur VERTOU
Monsieur VERTOU,
Nous avons bien reçu votre demande. Malheureusement, la situation de la SARL « MED ÉQUIPEMENT »
ne nous permet pas d’y répondre favorablement. Nous ne vous octroyons pas de découvert et nous
attendons bien le remboursement des échéances à la date prévue.
Je vous prie d’accepter ma sincère considération.
Madame GRATE
Mandat
Nous, soussignés, M. Gris, Mme Lionel et Mme Lit, futurs associés de la SARL « Bio Tech » donnons
mandat à Paul LE QUINTREC à l’effet d’effectuer tout acte nécessaire à la création de la société « Bio
Tech » et à la mise en œuvre de sa future activité.
Fait à Châteaulin, le 22 Mai 2023
Bon pour pouvoir,
(signatures)
SUJET 2024
! La méthodologie du cas pratique est exigée pour chaque question sauf mention contraire.
La SAS RORR est une PME dynamique domiciliée à Monts, près de Tours, et spécialisée dans la pose de
pompes à chaleur air/eau et air/air, mais aussi de chaudières et chauffe-eau nouvelle génération. Soucieuse
de proposer des produits respectueux de l’environnement, elle s’adapte à tous les besoins (neuf ou
rénovation) et assure des prestations de haute qualité, économiques et durables.
Passionnés par les énergies renouvelables, Téo Martin, Valentine Gauthier et Akim Gatfin, amis d’enfance,
ont créé cette société en 2017 en contribuant à parts égales au capital (12 500 euros chacun). Leurs
connaissances en gestion étant limitées, ils ont confié la présidence de la société à Julien Marchand.
Diplômé d’une école de commerce, Julien a en effet l’habitude de diriger puisqu’il possède déjà trois
mandats dans des sociétés de plomberie. En outre, Marie Lambert-Marchand, une ancienne camarade de
promotion des associés qui occupe le poste de responsable administrative au sein de la PME, leur a vivement
recommandé Julien, qui se trouve également être son époux.
Cela fait aujourd’hui plus de six ans que la société RORR a été immatriculée. Sa croissance est florissante.
Elle compte aujourd’hui neuf salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 642 000 euros, grâce à une
demande soutenue par les primes de l’État (MaPrimeRénov’, Certificat d’Économie et d’Énergie) et les
préoccupations actuelles liées à la transition énergétique. Toutefois, le montage et le suivi de dossiers
relatifs à ces différentes aides sont considérablement venus accroître la charge de travail de Marie.
Stagiaire en expertise comptable, vous participez au suivi du dossier de la SAS RORR. Votre tuteur vous
demande de conseiller les trois associés et le président sur divers points.
1. Déterminer si la SAS est engagée par le contrat de travail signé par Julien Marchand pour
l’embauche d’un secrétaire.
Julien a fait installer à son domicile un chauffe-eau thermodynamique en remplacement de son modèle
traditionnel dont la fuite a causé un dégât des eaux. II a demandé à Marie d’éditer une facture avec l’octroi
d’une remise exceptionnelle de 50 %. II a ensuite fait intervenir les salariés de la SAS qui ont posé
gratuitement la chaudière chez lui. De retour de vacances, les trois associés s’étonnent de cette facture et
demandent des comptes à Julien et Marie.
En plus du salaire du secrétaire à financer, la société vient de recevoir une notification de l’URSSAF lui enjoi-
gnant de payer un fort redressement suite à un contrôle. Téo, Valentine et Akim sont inquiets. Ils craignent,
en tant qu’associés, de supporter personnellement les conséquences financières de ces événements.
Afin de ne plus revivre ces déconvenues, Téo, Valentine et Akim nomment Fatia Koffane comme nouvelle
représentante légale. Ravie de ses nouvelles responsabilités, cette dernière souhaite être pleinement
impliquée dans la SAS et propose d’en devenir associée grâce à l’apport de 5 000 euros. Les associés en place
renoncent à leur droit préférentiel de souscription et aucune prime d’émission ne sera demandée.
Prévoyante, Fatia souhaite également sécuriser sa situation professionnelle en cas de révocation de son
mandat social. Elle aimerait donc conclure un contrat de travail avec la société RORR. Elle a pour projet
d’animer des ateliers dans les écoles et les collèges pour sensibiliser aux enjeux de la transition énergétique.
BASE DOCUMENTAIRE
Faits et procédure
1. Selon l’arrêt attaqué (Montpellier, 4 janvier 2022), le 6 juillet 2015, la société Diagnostic Medical Systems
(la société DMS) a acquis la totalité des actions de la société par actions simplifiée AXS Medical, dont
monsieur [S] était le fondateur et le dirigeant.
2. L’acte de cession prévoyait le maintien en fonction de monsieur [S] et mettait, en cas de révocation, à la
charge de la société une indemnité de rupture correspondant à neuf mois de rémunération, sauf en cas de
faute grave ou lourde.
3. Le 14 mars 2016, par décision de l’associé unique, la société DMS, monsieur [S] a été révoqué de ses
fonctions pour faute lourde.
4. Soutenant que cette révocation était abusive et vexatoire, il a assigné les sociétés DMS et AXS Medical
afin d’obtenir des dommages et intérêts pour rupture abusive ainsi que le paiement de l’indemnité de
rupture prévue contractuellement. [...]
Moyens
Mais sur le premier moyen, pris en sa quatrième branche
6. Monsieur [S] fait grief à l’arrêt de rejeter intégralement sa demande de condamnation des sociétés AXS
Medical et DMS à des dommages et intérêts pour révocation abusive, alors « que la révocation d’un
dirigeant social est abusive, et engage à ce titre la responsabilité contractuelle de la société et la
responsabilité délictuelle des associés ou organes de la société habilités à y procéder, lorsqu’elle a été
décidée brutalement, sans respecter l’obligation de loyauté et le principe du contradictoire qui en relève
dans l’exercice du droit de révocation, même en présence d’une faute lourde du dirigeant ; qu’en se fondant
néanmoins sur l’existence d’une faute lourde de monsieur [S], pour écarter tout abus de droit des sociétés
AXS Medical et DMS lié au non-respect du principe du contradictoire dans l’exercice du droit de
révocation de monsieur [S], la cour d’appel s’est déterminée par un motif impropre à justifier la privation
du droit du dirigeant de se faire entendre par la société et ses associés ou organes compétents avant qu’ils
ne se prononcent sur sa révocation, violant ainsi l’[...] ancien article 1382 du Code civil, [...] applicable tant
à la responsabilité de la société AXS Medical qu’à celle de la société DMS, dans sa rédaction antérieure à
celle issue de l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, applicable en la cause. »
Motivation
Réponse de la Cour
Vu l’article 1382, devenu 1240, du Code civil :
7. Il résulte de ce texte qu’est abusive la révocation, fût-ce pour faute lourde, du président d’une société par
actions simplifiée décidée sans que celui-ci ait été préalablement mis en mesure de présenter ses
observations.
8. Pour décider que la révocation de monsieur [S] a pu intervenir immédiatement sans entretien préalable
de nature à permettre à l’intéressé, à l’issue d’un débat contradictoire, de connaître les motifs de la
décision prise par l’associé unique et rejeter, en conséquence, ses demandes indemnitaires, l’arrêt énonce
que le projet élaboré par monsieur [S], de concert avec le directeur général de la société, visant à s’appro-
prier les données essentielles au développement des produits de la société AXS Medical, n’a été découvert
que le 9 mars 2016 et laissait craindre à la société DMS une déperdition rapide de ces données essentielles,
caractérisant une réelle intention de nuire et donc une faute lourde de sa part.
9. En se déterminant par de tels motifs, sans constater que, à défaut d’entretien préalable, monsieur [S]
avait été informé de la révocation envisagée et mis en mesure de présenter ses observations préalablement
à la décision prise, la cour d’appel n’a pas donné de base légale à sa décision.
Dispositif
PAR CES MOTIFS, et sans qu’il y ait lieu de statuer sur les autres griefs, la Cour :
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce que, confirmant le jugement, il déboute intégralement
monsieur [S] de sa demande de condamnation des sociétés AXS Medical et DMS à des dommages et
intérêts pour révocation abusive, l’arrêt rendu le 4 janvier 2022, entre les parties, par la cour d’appel de
Montpellier ; [...]
D’un côté, un raid éclair : il n’aura fallu que quelques semaines à deux fonds activistes pour provoquer le
départ, le 14 mars, d’Emmanuel Faber de son poste de PDG de Danone. De l’autre, un très long siège :
Arnaud Lagardère aura résisté pendant des années aux assauts d’une partie de ses actionnaires avant
d’être contraint, le 28 avril, d’abandonner ses pleins pouvoirs sur le groupe hérité de son père. La
différence entre ces deux situations ? Une question de statut juridique.
Danone a celui d’une société anonyme (SA) dont les dirigeants sont dans la main des actionnaires et des
conseils d’administration. Le groupe Lagardère est en revanche, pour quelques jours encore, protégé par
un statut de société en commandite par actions (SCA) qui limite très fortement le pouvoir des
actionnaires sur la nomination des dirigeants. Dans le paysage de la création de valeur pour l’actionnaire
qui sert de boussole aux entreprises, la commandite fait figure de bizarrerie.
« Ce n’est pas du tout conforme aux règles de la gouvernance américaine », explique au Monde Patrice
Charlier, maître de conférences à l’École de management Strasbourg et spécialiste des questions de
direction d’entreprise. Les SCA sont rares. Le CAC 40 n’en comprend que deux, Hermès et Michelin. Au
sein des 120 premières capitalisations de la Bourse de Paris, il y en a seulement une grosse dizaine.
Source : Le Monde, extraits, 9 juin 2021, Manuel Armand.
ISBN : 978-2-38464-178-9
Imprimé en France en août 2025 par Impremium, Marseille
Dépôt légal : août 2025
Cet ouvrage présente une méthodologie de cours, à régler des situations pratiques et à
DCG UE2
l’épreuve et couvre l’intégralité du référentiel. analyser des documents divers.
Conformément à la nature de l’épreuve, la Enfin, une analyse des derniers sujets d’examen
pochette propose, pour chaque cas (au total (de 2012 à 2024) vous permettra de découvrir
près d’une quarantaine), de vous entraîner à les thèmes déjà abordés.
DCG UE2
répondre précisément à des questions de
PROGRAMME
ÉNONCÉ
©Conception graphique :
Cas pratiques
Pascal LAINÉ
17,99 € Christine ALGLAVE
1961-1641
ÉNONCÉ
PHOTOCOPILLAGE
et de 300 000 euros d’amende. » Articles L122-4, L335-2 et
9 782384 641789
C
RO ISBN 978-2-38464-178-9
TUE LE LIVRE