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Général It É

Ce document présente une analyse des cas de décès constatés à l'arrivée lors des accidents de la voie publique (AVP) au service d'accueil des urgences du CHU de Gabriel Touré. Il aborde les définitions des accidents de la route, les terminologies associées, ainsi que les méthodologies et résultats de l'étude. La conclusion inclut des recommandations pour améliorer la prise en charge des victimes d'accidents de la route.

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

PROTOCOLE DE THESE

THEME : analyse des cas de décès constatés à


l’arrivée lors des AVP au service d’accueil des
urgences du CHU de Gabriel Touré

SOMMAIRE
I. INTRODUCTION ET OBJECTIFS

1
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

II. GENERALITES

III. NOTRE ETUDE ET METHODOLOGIE

IV. RESULTATS
V. COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS

VI. CONCLUSION ET
RECOMMANDATIONS

I. GENERALITES :

A. Généralités sur les accidents de la route

1. Définition de l’accident de la route Accident :

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

Evènement indépendant de la volonté humaine provoqué par une force


extérieure agissant rapidement et qui se manifeste par un dommage corporel ou
mental (OMS) Les accidents de la route se définissent comme des évènements
malheureux ou dommageables survenant sur la route, un chemin ouvert à la
circulation et appartenant au domaine public. Selon le Ministre Français de
l’équipement, il s’agit des accidents corporels de la circulation routière. Ils
doivent survenir, comme le rapportent Vallin et Chesnais :

Sur la voie publique ;

- Impliquer au moins un véhicule (plus les animaux) ;

- Provoquer un traumatisme corporel nécessitant un traitement médical avec ou


sans hospitalisation [8].

Selon Waller, un accident arrive lorsqu’il se crée un déséquilibre entre le


potentiel de l’organisme et les exigences de l’environnement. Ce potentiel peut
être insuffisant par rapport à l’environnement normal ou exceptionnel (accident
de la circulation) ou une situation inhabituelle [8]. A travers le monde, le
premier blessé dans un accident de la voie publique impliquant un véhicule à
moteur a été officiellement enregistré le 30 mai 1896, il s’agissait d’un cycliste
de la ville de NEW-YORK [9]. Un piéton londonien a été le premier à être tué
dans un tel accident le 17 Août de la même année [9]. Le total cumulé de tués
dans les accidents de la circulation atteignait quelques 25 millions en 1997 [9].

Ces accidents de la route entraînent chez les acteurs de multiples lésions


(traumatisme, plaies et écorchures, entorses, luxation, fractures, hémorragie,).

2. Définition de quelques terminologies :

a. Personne tuée par accident :

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

La notion de personne tuée par accident varie d’un pays à l’autre. Certains pays
font intervenir un laps de temps durant lequel le décès survenu est considéré
comme dû à l’accident ; après ce délai l’accident n’est pas considéré par le
médecin certificateur, comme cause initiale de décès, mais état morbide. Ce
délai varie de 3 à 30 jours selon les pays. En France on considère comme tué par
accident de la route, la personne tuée sur le coup ou décédée dans les 3 jours qui
suivent l’accident et cela depuis 1967. VALLIN et CHESNAIS ramenant ce
délai à 6 jours [8]. En Grande Bretagne, on ne retient que la mort sur le coup.
Dans d’autres pays comme le Danemark, l’Allemagne et la Yougoslavie la
définition concerne sur le coup ou les décédés dans les 30 jours qui suivent
l’accident [8].

Pour l’ONU et la commission économique européenne, il s’agit de toute


personne tuée sur le coup ou décédée dans les 30 jours qui suivent l’accident [8].

b. Victime : [10]

On appelle victime un tué, un blessé grave, un blessé léger par suite d’un
accident.

Blessé grave : C’est une personne ayant subi un traumatisme


nécessitant au moins 6 jours d’hospitalisation.
Blessé léger : C’est une personne ayant subi un traumatisme ne
nécessitant pas d’hospitalisation.
Indemne : C’est un usager, un piéton, ou un occupant d’un véhicule
non victime.

c. Accident mortel : [10] Accident ayant fait au moins un mort.

d. Traumatisme : [10] Toute lésion de l’organisme due à un choc de


l’extérieur. e. Érosion : [10] C’est un arrachement épidermique superficiel.

f. Plaie : [10] C’est solution de continuité au sein des tissus.

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

g. Contusion : [10] Sont des lésions entrainées par des objets contondants.

h. Hématome : [10] C’est une collection de sang dans une cavité néoformée.

i. Ecchymose : [10] C’est l’extravasation du sang au sein des tissus par rupture
traumatique des capillaires.

j. Hémorragie : [10] C’est l’écoulement abondant de sang hors des vaisseaux


sanguins.

k. Fracture : [10] C’est une solution de continuité au niveau d’un segment


osseux.

l. Luxation : [11] C’est un déplacement permanant de deux surfaces articulaires


qui ont perdu plus ou moins complètement les rapports qu’elles affectent
normalement l’une avec l’autre.

m. Entorse : [11] C’est une lésion traumatique d’une articulation résultant de sa


distorsion brusque avec élongation ou arrachement des ligaments sans
déplacement permanent des surfaces articulaires

n. Polytraumatisme : [10] C’est l’ensemble des troubles dus à plusieurs lésions


d’origine traumatique dont une au moins est vitale

3. Les lésions graves survenues au cours des accidents de la circulation


routière

3.1. Traumatismes crâniens

 On appelle traumatisé crânien ou traumatisé cranio cérébral, ou encore


cranio-encéphalique, tout blessé qui, à la suite d’une agression mécanique
directe ou indirecte sur le crâne, présente immédiatement ou
ultérieurement des troubles de la conscience traduisant une souffrance
encéphalique diffuse allant de l’obnubilation au coma. Il est dit grave si le
score de Glasgow est inférieur à huit [12]. Le score de Glasgow est le plus
utilisé. Il est basé sur l’étude de trois paramètres:

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

 Ouverture des yeux cotée de 1 à 4.


 La réponse verbale cotée de 1 à 5.
 La réponse motrice cotée de 1 à 6. Ces paramètres réunis aboutissent à un
total de quinze (15) pour un sujet normal

Tableau II : Score de Glasgow

Paramètres Score
Ouverture spontanée des yeux 04
Ouverture à la demande verbale 03
Ouverture à la demande 02
stimulation douloureuse
Pas d’ouverture 01
Orale appropriée 05
Confuse, cohérente 04
Incohérente 03
Incompréhensible 02
Absente 01
Ordre moteur effectué à la 06
demande 05
Orientée à la stimulation 04
douloureuse 03
Retrait à la flexion 02
Flexion stéréotypée (décortication) 01
Extension stéréotypée
(décérébration)
Absent
Total 15

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

Il s’agit d’un score de vigilance qui ne doit pas tenir compte d’un défaut moteur
éventuel. La réponse motrice sera, dans ce cas, quantifiée sur les membres non
paralysés. Le score de Glasgow s’est révélé fiable lors de son utilisation donnant
93% de concordance sur le diagnostic et la profondeur du coma. Elle a
l’avantage d’être simple à effectuer, facilement reproductible et à portée des
observateurs médicaux [13].

 Les différentes lésions cranio –encéphaliques traumatiques :

-Les plaies du cuir chevelu : au sein desquelles figurent les plaies cutanées
isolées. Ce sont des plaies de petite taille à bords francs peu hémorragiques ou
des plaies étendues avec un saignement important.

-Les enfoncements : Ils correspondent à une pénétration au-dessous du plan


crânien d’un fragment osseux fracturé

-Les embarrures : Ils sont les décalages de rebord fracturaires ou d’un


enfoncement d’une partie de la voute crânienne entre deux traits de fracture

-Les hématomes extraduraux (HED) : Ceux sont des collections sanguines se


constituant dans l’espace extradural c'est-à-dire entre la face interne de l’os et la
dure mère [10]. Ils sont provoqués par une rupture de l’artère méningée
moyenne ou de l’une de ses branches ou du sinus veineux. Ils sont plus
fréquents chez l’adulte jeune. Ils s’accompagnent d’une fracture de la voute
crânienne et siègent du côté du trait de fracture.

Le diagnostic est évoqué devant :

 Une notion d’intervalle libre

 Une mydriase unilatérale

 Un Babinski controlatéral L’hématome sous dural (HSD) : C’est une


collection sanguine siégeant entre la dure mère et l’arachnoïde. Les HSD
coexistent souvent avec un trait de fracture de la voûte, mais celui-ci siège

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

fréquemment du côté opposé à l’hématome. Le tableau clinique moins


caractéristique, associe :

 Un intervalle libre (HSD chronique).

 Une altération de la conscience avec ou sans signe de localisation


L’hématome intracérébral : C’est une collection sanguine intracérébrale. Il est
rare en traumatologie. Le plus souvent, il s’agit d’hémorragie mêlée d’œdème au
sein d’un foyer de contusion cérébrale. La lésion se traduit par une aggravation
secondaire du coma et des signes de focalisation.

La commotion cérébrale : C’est une perte de connaissance brève (inférieur à


5 minutes) et qui n’est suivi par aucun trouble permanent. On admet
habituellement qu’elle ne s’accompagne d’aucune lésion anatomique ; c’est
l’ébranlement du cerveau qui détermine la perte de connaissance immédiate.
Elle peut être génératrice également de troubles de mémoire.

La contusion cérébrale : Elle consiste en une altération des structures


intéressant habituellement la surface du cerveau et, est caractérisée par une
extravasation sanguine ainsi que par la nécrose du tissu cérébral.

3.2. Traumatisme du rachis-cervicale [14]

 Luxations et fractures des deux premières vertèbres cervicales :


Ces deux lésions sont étroitement associées au niveau de l’atlas et
de l’axis ; même si ces fractures peuvent être observées seules, les
luxations sont en général accompagnées de fracture réalisant la
dislocation. Ces dislocations constituent pour le bulbe une menace
très sérieuse ; la tétraplégie ou la mort subite en sont parfois la
conséquence immédiate et font la gravité de ces lésions
traumatiques.
 Luxations et fractures des cinq dernières vertèbres cervicales :
Le siège de prédilection de ces lésions est la 5ème vertèbre

8
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

cervicale et la 6ième. On rencontre habituellement les luxations qui


sont en avant, les fractures parcellaires. La fracture totale est rare.
On observe des tassements vertébraux cunéiformes à sommet
antérieur. La symptomatologie est caractérisée par l’association de
signes ostéo articulaires et de signes neurologiques.

3.3. Traumatisme du rachis dorso - lombaire [15]

 Les fractures des corps vertébraux : Localisées électivement au


niveau de D5, L2 et L3 ; les accidents d’automobiles, les chutes
d’une hauteur, les éboulements en sont les principales étiologies.
 Les fractures des arcs postérieurs vertébraux : Comprennent les
fractures des apophyses transverses, les fractures des apophyses
épineuses, les fractures des lames et les fractures des pédicules.
 Les lésions des disques lombaires et du disque lombosacré : La
plus fréquente de ces lésions est la hernie discale postérieure,
constituée par une saillie expulsée à travers l’anneau fibreux vers le
canal rachidien ; elle est recouverte par le ligament vertébral
commun postérieur. Il en résulte en plan clinique une lombalgie et
une sciatique. Cette sciatique a une topographie radiculaire assez
précise ; elle part de la région lombosacrée, descend dans les fesses,
puis à la face postérieure de la cuisse, du mollet, atteignant le
tendon d’Achille, puis le bord externe de la plante des pieds et le
5ième orteil (topographie S1) ; dans d’autres cas, elle est postéro
externe à la cuisse, antéro externe à la jambe pour atteindre le dos
des pieds et le gros orteil (topographie L5). Le diagnostic est posé à
la sacro radiculographie ou le scanner et le traitement est
essentiellement chirurgical.

3.4. Traumatisme du thorax [11] : Ils se définissent comme des lésions


traumatiques intéressant la paroi et /ou le contenu viscéral du thorax. Ils peuvent

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

être classés en deux grands groupes : les traumatismes fermés du thorax et les
traumatismes ouverts ou plaies du thorax ou encore traumatismes pénétrants du
thorax.

 Les lésions du contenant ou lésions pariétales

Il s’agit : Des fractures des cotes donc le mécanisme correspond le plus souvent
à un choc direct de dehors en dedans. Leur gravité est fonction de leur nombre,
de leur topographie, et de leur association à d’autres lésions endo ou extra –
thoraciques. Les fractures les plus fréquentes sont les fractures de la 5 ième à la
9ième cote. Le diagnostic est évoqué devant une douleur vive bloquant la
respiration, la constatation d’un point exquisément douloureux ou siège parfois
des crépitations lors des mouvements respiratoires. Il est confirmé par le cliché
radiographique qui montre :

-Le volet costal qui se définit par l’existence d’un double trait de fracture sur au
moins trois (3) côtes adjacentes ou des traits sur l’arc antérieur de trois (3) côtes
symétriques par rapport au sternum. Il s’accompagne de troubles de la
mécanique ventilatoire. Les volets costaux sont très mobiles et sont responsables
d’importantes conséquences fonctionnelles, telle la respiration paradoxale.

-Les fractures du sternum témoignent d’un traumatisme direct sévère. La


fracture se situe généralement au niveau du corps du sternum [16]. Dans ce cas,
il faut parfois suspecter l’existence de lésions viscérales sous-jacentes : cœur,
aorte, bronches, diaphragme, artères mammaires internes.

-Les ruptures diaphragmatiques qui correspondent à une brèche musculaire


de la coupole pouvant se compliquer d’une issue intra- thoracique des viscères
abdominaux de voisinage. On parle d’une herniation des viscères qui peut dans
certains cas être secondairement responsable d’un iléus paralytique.

 Les lésions du contenu ou lésions viscérales : [17]

10
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

-Les ruptures aortiques pouvant intéresser l’aorte thoracique et déterminer ainsi


un hémomediastin, ou l’aorte abdominale, responsable d’hémopéritoine.

La conséquence la plus redoutable dans les deux cas est une hémorragie massive
aigue. Le pronostic ici reste très sombre.

-Les ruptures trachéo - bronchiques : des hémoptysies souvent abondantes et


répétées, la fuite d’air au travers de la brèche oriente le diagnostic. Il en résulte
un pneumo médiastin ou un pneumothorax.

-Les lésions pleuropulmonaires : les ruptures du parenchyme pulmonaire


donnent [18] :

 Le pneumothorax : Epanchement aérien situé dans la cavité pleurale et


caractérisé par la dyspnée, la cyanose, l’absence de murmure vésiculaire et un
tympanisme. Sur la radiographie thoracique, on retrouve un hémi thorax hyper
clair, un poumon plus ou moins collé, un médiastin plus ou moins déplacé.

 L’hémothorax : Epanchement de sang dans la plèvre, généralement associé à


un pneumothorax. Son diagnostic est évoqué chez un blessé dyspnéique, pale, au
pouls petit et rapide avec une tension artérielle basse, devant la constatation
d’une matité franche associée à un silence respiratoire.

 Le pneumatocèle qui se définit comme une lésion aérique ou hydro-aérique


sans paroi propre, conséquence d’une dilacération du parenchyme pulmonaire.

 L’hématome pulmonaire se définissant comme une hémorragie collectée au


sein d’une cavité néoformée par dilacération du parenchyme.

 Les contusions pulmonaires se caractérisant par l’association progressive de


ruptures bronchiolo - alvéolaires et capillaires diffuses, d’un œdème, et d’une
infiltration cellulaire inflammatoire. Elles sont responsables de déchirure des
vaisseaux pulmonaires ou bronchiques entrainant une hémorragie intra–
parenchymateuse. Il se produit une cyanose, une dyspnée avec polypnée et des

11
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

hémoptysies. La radiographie thoracique trouve une grisaille mal définie.


L’évolution se fait vers une insuffisance respiratoire aigüe et l’asphyxie. Les
contusions cardio-péricardiques associées à une rupture ventriculaire provoquent
une mort immédiate. Les ruptures de l’œsophage sont rares mais graves car
diagnostiquées tardivement, au stade de médiastinite ou de pleurésie purulente.
Les lésions abdominales qui sont les ruptures et les contusions du foie, des reins,
de la rate, du pancréas et du tube digestif.

3.5. Les traumatismes du bassin [19]:

Ce sont en général, les luxations et les fractures qu’on regroupe sous trois (3)
ordres de lésions  Les fractures de la ceinture pelvienne : qui rompent la
continuité du bassin et peuvent menacer la portion urinaire de l’appareil urinaire.

 Les fractures de la cavité cotyloïdienne : qui sont la statique et la


marche.
 Les fractures partielles : atteignant l’une ou l’autre des pièces du
bassin, sans interrompre la ceinture pelvienne. Ces fractures sont
causées dans 50% des cas par les accidents de la circulation
routière. Elles réalisent les fractures des pièces osseuses et des
lésions des parties molles aggravant ainsi le pronostic.
 Les lésions de l’appareil urinaire : La plus courante étant la
rupture de l’uretère membraneux. Ainsi, il peut exister des
déchirures de la vessie en position extra péritonéale ou intra
péritonéale.

3.6. Les traumatismes des membres [14] :

 Les fractures : On distingue les fractures ouvertes et les fractures


fermées. Les fractures ouvertes : Ce sont les fractures dont le foyer
communique avec l’extérieur par une plaie plus ou moins étendue
des parties molles.

12
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

 Fractures ouvertes de dedans en dehors : Elles se produisent soit par


déplacement primitif des fragments, soit par déplacement secondaire au
cours d’efforts intempestifs pour se relever.
 Fractures ouvertes de dehors en dedans : Elles se produisent soit par
contusion non appuyée (coup de pied de cheval), soit par contusion
appuyée (écrasement du membre par roue de voiture), soit par contusion
en fin de projectile.

3.7. Traumatismes musculaires :

Les plaies musculaires qui sont les plaies linéaires incomplètes, les plaies par
section complète et les plaies contuses. Les contusions et ruptures musculaires
qui peuvent réaliser des hernies musculaires et dont les séquelles sont souvent la
sclérose et l’ostéome musculaire. Les luxations, plaies, sections, ruptures des
tendons.

3.8. Traumatismes vasculaires :

3.8.1 Traumatismes artériels :

Plaies et ruptures artériels : lésions traumatiques pénétrantes de la paroi


artérielle avec ou sans plaie cutanée. Les lésions associées sont la plaie cutanée,
l’atteinte veineuse, la blessure d’un tronc veineux, les dégâts musculaires et les
lésions osseuses et articulaires.

Les plaies artérielles comportent trois dangers :

 Danger d’hémorragie lorsqu’il existe une plaie en regard de la brèche


artérielle, le sang s’extériorise en une hémorragie caractéristique par sa couleur
rouge vive et son rythme systolique. En l’absence de secours médical, le
saignement sera très abondant et souvent très vite mortel par choc
hypovolémique.

13
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

 Danger d’ischémie, par vasoconstriction réflexe ou par l’interruption du


courant sanguin dans l’artère blessée.

 Danger infectieux : Embolie artérielle réalise l’oblitération aigue d’une


artère, en principe saine, par un corps solide amené par le courant sanguin. Il
existe habituellement un état de choc (angoisse, pâleur, dyspnée, altération du
pouls, baisse de la tension artérielle). L’évolution spontanée est très variable,
mais il faut en retenir que la guérison clinique est certainement rare et
imprévisible ; seul un traitement d’urgence peut donner des chances suffisantes
d’éviter la gangrène dans l’immédiat, les séquelles circulatoires et vasomotrices
dans l’avenir.

3.8.2 Traumatismes veineux :

 Plaies veineuses : ce sont des solutions de continuité traumatiques de la


paroi veineuse, avec ou sans interruption du plan cutané. Elles sont beaucoup
moins graves, sur le double plan hémorragique et ischémique, que les plaies
artérielles.

 L’embolie gazeuse est une complication très particulière aux plaies des gros
troncs veineux. Elle s’observe surtout à la base du cou. L’aspiration thoracique
provoque, en cas de plaie veineuse, un appel massif d’air qui se traduit
cliniquement par un sifflement très caractéristique.

Cette embolie peut aboutir à deux (2) types d’accidents :

 Soit une dilatation brutale du cœur droit, donnant immédiatement des


signes très graves (dyspnée grave, collapsus, mydriase), souvent mortelle
en quelques secondes.
 Soit l’embole ayant franchi le cœur droit et le réseau capillaire du
poumon, sans déclencher d’accidents mortels, elle gagne la grande
circulation et surtout les artères encéphaliques, déclenchant des

14
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

manifestations nerveuses secondaires (coma, hémiplégie) parfois elles


sont aussi mortelles.

La maladie thromboembolique :

Elle associe deux (2) aspects anatomiques : Les thrombophlébites caractérisées


par des lésions importantes de la paroi veineuse et par un thrombus adhérant à la
paroi veineuse et par un thrombus libre de la paroi.

Traumatismes nerveux :

Les plaies peuvent siéger, au niveau des nerfs, des sections complètes et des
lésions dans la continuité des fibres. Il existe une classification anatomo -
clinique des lésions nerveuses :

 La section complète ou neurotmésis : toutes les fibres périphériques


dégénèrent, la régénération spontanée est impossible.

 La contusion nerveuse ou axonotmésis : la continuité macroscopique est


conservée, mais uniquement par les éléments conjonctifs ; à l’intérieur des
gaines intactes, la fibre nerveuse est détruite.

 La sidération nerveuse ou neuropraxie : ce sont des lésions microscopiques


ne touchant pas la structure du nerf, mais provoquant une interruption
physiologique d’ailleurs souvent incomplète ; il n’y a pas de dégénérescence.

3.9 Les polytraumatismes [20]

Le concept de polytraumatisme a été précisé à la suite de


Picat, Espagno et Campan (1959) par Trillot et Patel au congrès
français de chirurgie (1971).

15
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

Un polytraumatisé est un blessé qui présente deux ou


plusieurs lésions traumatiques graves périphériques, viscérales ou
complexes entraînant une répercussion respiratoire ou circulatoire
mettant en danger le pronostic vital immédiatement ou dans les
jours qui suivent le traumatisme.

Cette notion implique donc un risque patent ou latent


d’évolution fatale par atteinte des grandes fonctions vitales, ce qui
impose un traitement rapide des associations lésionnelles évidentes
ou non. Le polytraumatisé se différencie du :

- poly blessé : patient présentant au moins deux lésions


traumatiques;
- poly fracturé: patient présentant au moins deux fractures
intéressant des segments anatomiques différents pouvant
cependant devenir polytraumatisé par défaillance d’une fonction
vitale ;
- blessé grave : patient n’ayant qu’une seule lésion grave entraînant
une perturbation majeure de la fonction circulatoire et / ou
respiratoire : il n’existe ici pas de notion d’interférence
lésionnelle.
Le poly traumatisme atteint l’adulte jeune avec une forte
prédominance masculine qui s’estompe avec l’âge. Il est moins
fréquent chez l’enfant et le sujet âgé.

La gravité du poly traumatisme impose une prise en charge


immédiate et des structures adaptées idéalement représentées par les
centres de traumatologie ou un traitement urgent, complet et si
possible définitif préconisé depuis 1962 par KEMPF sera réalisé [20].
La survie et la qualité de cette survie dépendent d’une chaîne de soins

16
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

multidisciplinaires qui va du ramassage précoce médicalisé à la


réinsertion sociale.
Le diagnostic

Le rôle de l’examinateur est à ce stade primordial. Cet


examen permet d’apprécier :

- L’état neurologique : conscience, signe de localisation, état des


pupilles.
- L’état respiratoire : inspection et auscultation à la recherche des
signes de localisation.
L’état hémodynamique : détermination du pouls, de la pression artérielle, et la
quantification de la diurèse si possible.

4. Les lésions traumatiques graves issues d’accident de la voie


publique [21]
4.1 Traumatisme
C’est toute lésion de l’organisme due à un choc de l’extérieur.

4.2 Plaies et écorchures

C’est toute solution de continuité cutanée. Toute plaie doit être bien
examinée ceci permet d’évaluer l’abondance du saignement et
surtout de ne pas laisser inaperçue une lésion profonde.

4.3 Hémorragie

C’est l’écoulement abondant de sang hors des vaisseaux sanguins.

L’hémorragie au cours de l’accident peut être :

a) externe : saignement à travers les plaies,

b) interne : saignement non extériorisé. Elle est plus


grave en cas d’atteinte d’organe noble.

17
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

4.4 Luxation

C’est le déplacement permanent de deux surfaces articulaires qui


ont perdu plus ou moins complètement les rapports qu’elles
contractent normalement l’une avec l’autre.
4.5 Entorse
C’est la lésion traumatique d’une articulation résultant de sa distorsion
brusque avec élongation ou arrachement des ligaments, sans
déplacement permanent des surfaces articulaires.
4.6 Fracture

C’est toute solution de continuité d’un segment osseux ou d’un


cartilage dur. Tout le squelette humain peut être siège d’une
fracture.

4.7 Poly traumatisme

C’est un traumatisme présentant deux ou plusieurs lésions


traumatiques graves périphériques, viscérales ou complexes
entraînant une répercussion respiratoire ou circulatoire mettant en
danger le pronostic vital immédiatement ou dans les jours qui
suivent le traumatisme.

5. Les causes des accidents de la route :

Un accident est rarement dû à une cause unique, il réside dans le comportement


du complexe conducteur – milieu - véhicule au cours de quelques instants
précédent » formule de LG NORMAN [22].

Ces trois facteurs sont étroitement liés et tout accident a son origine dans la
défaillance d’un seul ou de plusieurs de ces facteurs. Des études menées de par
le monde ont tenté d’évaluer l’incidence de chacun des facteurs.

5.1 Causes générales :

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

 Causes liées aux véhicules :

Ces causes occupent une place non négligeable dans la survenue des accidents.
Des statistiques Nord-Américaines (National mighway Trafic Safety
Administration) et Françaises (professeur SICARD) évaluent à 7% le nombre
d’accident de la voie publique à des services techniques du véhicule. [23]

En 1958, la police Britannique estimait à 2,5 % les accidents occasionnés par


défectuosité et le mauvais fonctionnement des véhicules. En 1980, au Sénégal
des contrôles techniques ont retenu le chiffre astronomique de 97,54%des
véhicules en mauvais état [24].

Au mali, des contrôles techniques inopinés en 2003, ont retenu 2979 véhicules
en mauvais état sur 60477 véhicules visités [25].

Les défauts les plus fréquents portaient sur :

Une défaillance du système de freinage

Un vice dans la direction

Le mauvais état des pneumatiques La défectuosité de la suspension.

 Causes liées à l’usager :

Le conducteur est sans doute l’élément primordial du complexe. C’est lui qui à
tout moment doit s’adapter si certains paramètres changent au niveau de deux
autres facteurs (véhicule - milieu), par exemple le conducteur règle la vitesse par
rapport :

Au profil de la route.

Au revêtement de la chaussée.

Aux conditions climatiques.

A l’état des pneumatiques ou des freins de son véhicule.

19
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

A la zone traversée (agglomération ou campagne).

Les statistiques mondiales accablent l’homme de la responsabilité de 80 à 95%


des accidents de la circulation routière. L’état psychologique et psychique est
chez le conducteur, des paramètres essentiels dont les fluctuations régissent
l’adaptabilité à la conduite.

La psychologie du conducteur.

Il apparait que l’automobiliste, une fois dans sa machine, vit un fantasme qui
place au-dessus des autres en lui assurant une impunité absolue.

L’état physique du conducteur

La conduite d’engins par l’effort physique et l’attention soutenue qu’elle


nécessite, réclame obligatoirement de l’individu une certaine aptitude dont la
carence sera génératrice d’accident.

Une étude en Californie a décelé 24% d’automobilistes anormalement sensibles


à l’éblouissement. En effet, les conséquences d’une crise épileptique ou celles
d’une simple lipothymie surprenant un automobiliste à son volant sont
dangereuses pour la conduite. Signalons également l’effet doublement néfaste
des toniques à la fois sur le plan physique et psychique.

Les différents éléments intervenant chez l’homme sont donc complexes. Le


schéma de Michel ROCHE résume les fonctions psychologiques de la conduite
en trois stades :

 Stade de perception

 Stade d’interprétation

 Stade d’action

20
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

Etat défectueux du
Négligence
Véhicule Situation socio-
économique
Pneus
Frein

Modèle de
voiture
rapide

21
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

Accident Vitesse excessive Condition psycho affective


(instabilité par exemple)

Etat de Mauvais réflexes Alcool


revêtement
routier

Figure 1 : Multiplication et interaction des actions dans l’accident (25)

 Causes des véhicules à quatre (4) ou à deux (2) roues

22
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

Figure 2 : Schéma des fonctions psychophysiques de la conduite (25)

 Causes liées à la route et son environnement :

Les statistiques françaises (professeur SICARD) accordent une incidence


infinie de 1,6% à la route et à son environnement dans la genèse des accidents
de la voie publique [23].

Ce pourcentage doit être notablement majoré en ce qui concerne notre pays où


certaines routes créées depuis trop longtemps, ne répondent plus aux critères de
sécurité exigés et doivent être retracées.

On remarque souvent que les accidents sont dus :

23
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

 Aux mauvais aménagements des croisements et des


accotements ;
 Aux virages dangereux ;
 Aux obstacles mobiles (animaux en divagation ou gibiers).

 Causes des accidents de la voie publique au Mali

Il ressort que les causes d’accident sont par ordre de fréquence décroissante
[26].

 L’excès de vitesse 27%


 La traversée imprudente de la chaussée 20,68%
 Le déplacement défectueux 18,49%
 Le refus de priorité 9,49%
 L’imprudence des conducteurs 7,5%
 Les défaillances mécaniques apparentes 3,65%
 La circulation à gauche 2,92%
 Les manœuvres dangereuses 2,68%
 Les engagements imprudents 2,68%
 Autres 2,20%
 Les changements brusques de direction 2,19%
 L’inobservation du panneau de stop 0,97%

Selon une étude du docteur Ténéré N’GANGA au Cameroun, l’excès de vitesse,


le dépassement défectueux, le refus de priorité sont dans cet ordre les principales
causes des accidents de la voie publique à Yaoundé [27].

Les statistiques de sécurité routière en France accordent les propositions


suivantes :

 L’excès de vitesse 22,5%

24
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

 L’inobservation des règles priorité 17%


 L’état alcoolique 9%

AVANT ACCIDENT DE LA VOIE PUBLIQUE

FACTEURS FACTEURS
COMPORTEMENTAUX INHERENTS A
L’INDIVIDU

FACTEURS LIES A FACTEURS DE


L’ETAT DE SANTE L’ENVIRONNEMENT
DES INDIVIDUS STRUCTUREL

AVP

 L’inattention des conducteurs 7,5%

6. Schéma conceptuel avant l’accident de la voie publique

Commentaire du schéma conceptuel de l’AVP

L’accident de la voie publique est la résultante d’une cascade de facteurs


modifiables liés les uns aux autres qui sont modifiable :

- Les facteurs comportementaux : Il s’agit des attitudes


qu’observent les individus au cours de la circulation routière, il
s’agit entre autres du non-respect du code de la route, des excès de
vitesse, des traversées imprudentes de chaussées, des refus de

25
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

priorité, de l’imprudence des conducteurs, des engagements


imprudents, des changements brusques de direction et de
l’inobservance des panneaux de circulation.
- Les facteurs inhérents à l’individu : Ils intéressent toute
activité de l’individu le conduisant à utiliser un engin ou à se
déplacer même à pied.
- Les facteurs liés à l’état de santé des individus : Ce sont des
facteurs qui compromettent l’état de santé, il s’agit entre autres de
la prise d’excitants (alcool, drogue), des maladies troublant la
vigilance (épilepsie, mal voyance, handicapés physiques etc.)
- Les facteurs de l’environnement structurel : Il s’agit de
l’insuffisance dans l’équipement des infrastructures routières
(absence de feux, panneaux, trous de séparations, chaussées
défectueuses etc.).

26
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

6. Généralité sur la mort

6.1. Définition de l’arrêt cardiorespiratoire extrahospitalier

Autrefois, la cessation de l’activité cardiaque organisée était un critère objectif


permettant de constater le décès d’un patient. D’ailleurs, la définition légale de
la mort fait toujours intervenir le concept de cessation de l’activité cardiaque
et/ou cérébrale [28]. Cependant, les progrès remarquables de la médecine
moderne en termes de stratégies de réanimation nous amènent à reconsidérer
certaines de ces définitions [29]. Dans cette, la définition retenue de l’arrêt
cardiorespiratoire extrahospitalier (ACEH) sera celle de l’International
LiaisonCommittee on Resuscitation (ILCOR), soit la perte d’activité mécanique
fonctionnelle du cœur en association avec l’absence de circulation systémique et
survenant dans un milieu externe à l’hôpital [30].

6.2. LA MORT

5.2.1. Encyclopédique

La définition première [31] de la mort est la fin de la vie. Cependant, la


difficulté à définir la vie explique toute la complexité d'en identifier sa fin.
Discuter de la mort amène à s'interroger sur des notions telles que le temps, la
fonction, l'espèce, l'émoi. La mort qui nous intéresse dans ce travail est celle de
l'individu. Elle ne représente pas la fin de la vie mais la fin d'une vie, la
cessation définitive de ses fonctions corporelles. Du point de vue biologique, la
mort représente la cessation définitive des fonctions biologiques. Il s'agit alors
de phénomènes progressifs, ne correspondant pas à la mort de l'individu. Ceci
explique la possibilité de prélèvements de tissus viables, pouvant être réalisés
jusqu'à 24 heures après le moment du décès. La mort est également définie
comme l'ensemble des circonstances qui accompagnent la fin de la vie. Elle

27
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

représente alors la manière de mourir, la mort vue par le mourant. Elle est
parfois identifiée à une souffrance intense, extrêmement vive, à un désarroi, au
désespoir : « souffrir mille morts », « avoir la mort dans l'âme ». Pour le
mourant, la mort représente la fin de sa vie. Elle devient alors pour le survivant,
le début d'une nouvelle vie marquée par l'extinction, la destruction, la disparition
du défunt.

6.2.2. Légale et clinique

L'évolution de la biotechnologie et de la médecine est à l'origine de


déplacements progressifs de repères essentiels de notre existence comme la
mort. En 1800, Bichat [32] dissocie déjà les fonctions animales et motrices
nécessitant un bon fonctionnement cérébral, des fonctions organiques qui
persistent malgré de grandes lésions cérébrales. La mort clinique reste toutefois
en ce temps le moment de l'arrêt cardiaque. C'est au milieu du 20e siècle que de
nouvelles techniques (ventilation artificielle, corrections des troubles hydro
électrolytiques et circulatoires) modifient la frontière entre la vie et la mort. La
mort clinique n'est plus un instant précis, mais une période plus ou moins longue
durant laquelle le fonctionnement des organes est assuré de manière artificielle.
Il devient alors nécessaire de déterminer, avec la plus grande précision, le
moment de la «mort cérébrale », distinguant les patients décédés à cœur arrêté
des patients décédés à cœur battant.

[Link]. Diagnostic clinique de mort

Il correspond au constat clinique d'un patient décédé à cœur arrêté, et repose sur
différents signes cliniques.

[Link].1. Signes négatifs de vie

a-Arrêt cardio-circulatoire

b-Arrêt respiratoire

28
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

c-Abolition de toute conscience, de toute sensibilité et aréflexie

d-Perte du tonus musculaire

e-Pâleur dite cadavérique

[Link].2. Signes positifs de mort

Le médecin légiste est beaucoup plus confronté aux signes positifs de mort par
rapport au médecin urgentiste, lesquels sont tardifs (refroidissement et rigidité
cadavérique, lividités, putréfaction).

[Link]. La mort encéphalique

La mort encéphalique correspond à une perte irréversible des fonctions


encéphaliques, en particulier celles du tronc cérébral. On assiste à des
modifications physiopathologiques larges, hémodynamiques, respiratoires,
endocriniennes, inflammatoires, de la thermorégulation et de l’hémostase [33].
Le diagnostic de l’état de mort encéphalique (EME) est réalisé au niveau des
services de réanimation et des urgences. C’est une activité ordinaire, faisant
partie intégrante de l’activité du médecin anesthésiste-réanimateur, réanimateur
et urgentiste. Les patients en état de mort encéphalique sont scorés à 3 sur
l’échelle de Glasgow. La circonstance de survenue de l’EME doit être connue et
évidente; les principales causes sont représentées par : les accidents vasculaires
cérébraux, le traumatisé crânien grave et Les anoxies cérébrales (intoxication au
CO, noyade, pendaison…)

Devant la mort encéphalique, les facteurs confondants doivent être éliminés car
ils peuvent modifier les examens cliniques et para cliniques. Ces facteurs sont
représentés par :

- Hyponatrémie

- Hypercalcémie

- Hypoglycémie

29
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

- Autres troubles métaboliques

- Insuffisance hépatique sévère

- Troubles acido- basiques

- Troubles endocriniens

- Insuffisance surrénale

- Insuffisance thyroïdienne

- Hypothermie (< 50mmHg)

- Traitement médicamenteux Barbituriques, benzodiazépines, morphiniques,


propofol

- Empoisonnement, intoxication Trichloréthylène, Méthoqualone, Méprobamate,


Bacloféne.

- Curarisation

- Traumatisme cervico-facial sévère

- Délabrement oculaire, fractures complexes de la face.

Le diagnostic clinique de la mort encéphalique repose sur les 3 éléments


cliniques suivants :

• Un coma profond avec un score de Glasgow à 3

• Une abolition de tous les réflexes du tronc cérébral

• L’absence de respiration spontanée, après une épreuve d’hypercapnie.

Les deux examens paracliniques permettant de confirmer le diagnostic clinique


d’état de mort encéphalique (EME) sont l’angioscanner ou
l’électroencéphalogramme (EEG). Le Doppler transcrânien (DTC) est utile pour
choisir le moment de leur réalisation.

30
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

7. Les conséquences des DCA lors des AVP sur le plan social

Les accidents de la route entraînent d’innombrables conséquences pour les


personnes impliquées, ainsi que pour la société. Ces conséquences peuvent
également se traduire en données chiffrées pour déterminer le « coût social » de
l’insécurité routière. Nous obtenons ainsi un aperçu des conséquences
économiques des accidents de la route.

Les coûts élevés soulignent la nécessité de redoubler d’efforts afin d’améliorer


la sécurité routière. Ces estimations des coûts peuvent servir à comparer les
différentes mesures de sécurité routière pour choisir la meilleure alternative.

Les accidents de la circulation entraînent diverses conséquences pour les


personnes impliquées et leur entourage. Outre les dommages matériels et les
frais médicaux, les accidents de la circulation engendrent également des pertes
de revenus et de la souffrance humaine. Ces conséquences peuvent se traduire
en données chiffrées et, une fois additionnées, elles reflètent le coût social total
des accidents de la circulation.

Frais médicaux : Les frais médicaux concernent les soins médicaux prodigués
aux victimes de la route. Ces coûts peuvent être triples. Ces frais découlent tout
d’abord des premiers soins apportés sur le lieu de l'accident, du transport des
victimes ou du corps de la victime à l'hôpital.

Perte de production : Il s’agit du capital humain que perdent l’employeur et le


marché du travail. Plus précisément, il s'agit de la valeur des biens et services
qu'une victime aurait pu produire si l'accident de la route n'avait pas eu lieu.
Cette absence permanente sur le marché du travail suite aux décès de l’employé.

31
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

La perte de production dans des activités non prises en compte dans l’économie,
c'est-à-dire le travail non rémunéré que la victime aurait dû effectuer, comme les
tâches ménagères, la garde d'enfants et le travail bénévole, est également incluse
dans cette catégorie de coûts. On identifie également les coûts de friction qui
apparaissent lorsque les employeurs doivent recruter et former de nouveaux
employés pour remplacer les victimes décédées de la route.

Coûts humains : Les coûts humains expriment la souffrance ressentie par les
victimes d’accidents de la route avant le décès, ainsi que par leur entourage.
Cette souffrance comprend la perte d'années de vie due à un décès prématuré,
ainsi que la douleur, la détresse et la perte de qualité de vie de la famille des
victimes après le décès. Elle comprend également le chagrin ressenti par la
famille et les amis de la victime.

Dégâts aux biens : Ces coûts sont la conséquence des dégâts matériels causés
aux biens privés et publics par les accidents de la circulation. La majorité des
dommages matériels sont des dommages aux véhicules (personnels). Les autres
coûts moins importants de cette catégorie résultent des dommages causés aux
infrastructures, au mobilier routier, aux bâtiments, aux biens personnels ou aux
marchandises transportées.

Frais administratifs : Les frais administratifs sont liés aux coûts des services
fournis par des parties externes à la suite d'un accident de la circulation. La
police et les pompiers interviennent peut-être sur les lieux de l'accident, mais les
compagnies d'assurance jouent également un rôle capital. Il est question des
frais administratifs pour les réseaux d'assurance automobile, l'assurance maladie,
l'assistance juridique et l'assurance accident et invalidité. En revanche, cette
catégorie n'inclut pas le paiement d'une indemnité.

Autres coûts : La dernière catégorie comporte d’autres coûts qui ne peuvent


être classés dans aucune des catégories susmentionnées. Ceux-ci peuvent être

32
ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

aussi bien liés aux victimes qu’à l'accident. Parmi les coûts rattachés aux
victimes, on peut citer les frais d'obsèques, les frais de la morgue, les coûts des
visites mortuaires de la famille et des amis de la victime.

Figure 1 : Classification des coûts des accidents de la route[34]

Coûts des accidents


de la route

Coûts liés aux Coûts liés à l’accident


victime
s
Frais Perte de Coûts Autres Dégâts aux Frais Autres
médicau production humains coût bien administratif coût
x s s s s
Source : Wijnen et al. (2017)

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ANALYSE DES CAS DE DECES CONSTATES A L’ARRIVEE LORS AVP AU SAU DU CHU GT

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