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Conscience 2

Le document explore la question de la connaissance de soi, en examinant les concepts de possibilité, capacité et légitimité. Il souligne les obstacles à cette connaissance, tels que la subjectivité, les illusions de la conscience et l'influence de l'inconscient, tout en affirmant la légitimité de la quête de soi. Enfin, il propose que, malgré les limites de la connaissance de soi, il est essentiel de poursuivre cette recherche pour atteindre une plus grande compréhension et liberté.

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Conscience 2

Le document explore la question de la connaissance de soi, en examinant les concepts de possibilité, capacité et légitimité. Il souligne les obstacles à cette connaissance, tels que la subjectivité, les illusions de la conscience et l'influence de l'inconscient, tout en affirmant la légitimité de la quête de soi. Enfin, il propose que, malgré les limites de la connaissance de soi, il est essentiel de poursuivre cette recherche pour atteindre une plus grande compréhension et liberté.

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Puis- je savoir qui je suis ?

Pouvoir : Analyse du sujet :

polysémie : Possibilité, capacité, légitimité.; légitimité

Possibilité : (Be able to) un possible réalisable/ contraires : absurdité, illusion : y ‘a-t-il une possibilité
logique et pratique d’une telle connaissance ? N’est-ce pas absurde de se demander qui on est ?
Cela a-t’il un sens ?

Le que et le qui se distinguent ? Le qui ; le a je–il la substantialité d’une chose, nécessaire à une
connaissance stable ? Se penser est-ce se connaitre à la manière dont on connait une chose ?

 Se penser, la réflexivité de la conscience permet –elle d’atteindre une vérité sur soi ou au
contraire de se faire des illusions sur soi ?

Capacité : (Can) savoir, une possibilité structurelle. Suis-je capable, ai-je la capacité de ce savoir sur
moi-même ? Illusion de la conscience : influence des passions ; détermination par le jeu du désir ;
structure de l’inconscient.

 Une incapacité à se connaitre ? un constat d’échec ?

Légitimité : (power : autorité, must be ) : Mais au nom de la raison, l’homme a le devoir de se rendre
responsable de ses actes. Avoir la possibilité logique d’un savoir sur soi, implique une responsabilité
pratique. Le devoir moral. La conscience morale, une faculté de discerner le bien et le mal, implique
une conscience de soi transparente permettant d’évaluer, de juger et de se déterminer librement à
agir ou non « en conscience. ». Donc la conscience permet la liberté mais contraint à la
responsabilité.

Définitions de la conscience :

- Le « je » social : Une identité. (Sociale, génétique, individuelle) -> ex : papiers d’identité.

- Le je métaphysique. Une réalité substantielle. Une identité à soi. Le « je » est stable, chosifié
donc connaissable car objectivable. -> ex : le cogito de Descartes. Dans ce cas la conscience de
soi implique une connaissance de soi. Il y a une possibilité d’avoir une vérité sur soi, un savoir
objectif.

- Qu’est-ce que la conscience de soi : c’est la capacité réflexive que la conscience a sur elle-
même. ? (je suis conscient que je suis conscient). En ce sens la conscience humaine semble se
distinguer de celles des autres vivants et notamment de celle des animaux. Car si les animaux
ont une « âme sensitive » comme le dirait Aristote, ou une conscience spontanée, c'est-à-dire
actuelle et immanente ; l’homme au contraire disposerait de cette capacité supplémentaire qui
ferait toute la différence : la conscience de soi dont les manifestations sont la pensée, le langage
et la perfectibilité de l’homme. Si l’animal a une conscience instinctive, l’homme a une
conscience créative, transcendante. La conscience de soi permet de se penser et de faire retour
sur les sentiments, sensations, pensées et actes.

->. Mais si la conscience de soi est possible, quels sont les obstacles qui en entravent la
connaissance ?

- Le « je » s’oppose au « on » au « il » c'est-à-dire à l’altérité. Le je c’est l’entité monadique qui


n’est pas le reste du monde. C’est le cocon dans lequel j’évolue, le point de vue étroit, la lucarne
à travers laquelle je perçois le monde. Dans le langage courant, être subjectif c’est être partial,
avoir un point de vue erroné ou incomplet sur la vérité de la chose ou du fait à connaitre. Or
le « je » est par essence, subjectif en tant qu’il se distingue de ce qui n’est pas lui. De ce fait
apparait un soupçon, celui d’accéder à un savoir erroné sur soi car le je ne peux accéder à
l’objectivité puisqu’il en est l’opposé logique

- Le moi : Le moi se distingue du je en ce sens qu’il est moins vaniteux. Le moi suggère davantage
les paradoxes, les contradictions liées à la nature de ce moi conscient.

- La conscience est trompée et entravée par un regard erroné, subjectif. Ex : Spinoza, l’influence
des passions, du désir qui détermine l’homme et le met dans l’incapacité de connaitre une vérite
s’in ne se libère pas de des illusions dans lequel le confère son état.

- Le moi est balloté, poussé comme une pierre, comme une chose et loin d’apporter une vérite, la
conscience de soi entretient l’illusion. Le moi est relégué à un effet causé par quelque chose qui
n’est pas lui et qu’il ne maitrise pas. Le moi n’est plus le centre et le départ de la connaissance
mais l’effet illusoire d’une cause inconnue. -> l’hypothèse de l’inconscient –Freud : Le moi/le ça /
le surmoi. Le moi serait l’effet du conflit du ça et du surmoi.

- -> Donc incapacité à se connaitre, à obtenir un savoir sur soi puisque les possibilités de
connaissance sont limitées par l’aspect partiel, parcellaire du moi conscient. D’autant que le moi
n’est pas neutre mais marqué, balafré par un vécu et des compulsions inconscientes qui le
poussent à agir. La connaissance résultant de la conscience des soi est une illusion.

- Impasse, incapacité, limite ?

- Oui mais une légitimité à se connaitre soi-même. Un précepte fondateur de la philosophie. Ex :


Epitaphe sur le fronton du temple de Delphes, soutenu par Socrate. « Connais-toi toi-même ».
Un devoir guidé par la raison et le principe du bien, la seule condition possible d’une vie sage et
donc heureuse.

- La raison pratique. La conscience morale et le statut de la personne (Kant). Le je : la personne le


devoir de la respecter et de la traiter avec dignité. L’autre n’est jamais un moyen (c’es à dire un
outil, une chose) mais toujours une fin c'est-à-dire une conscience libre et morale. Donc une
légitimité à tenter de mieux se connaitre (philosophie, psychanalyse, sciences..) car l’homme
dispose de la raison lui dictant le devoir de chercher à savoir. En somme, le savoir de la
conscience est toujours limité, partiel et partial et il faut revoir ses prétentions mais il est
légitime pour autant de poursuivre cette quête en vue d’une plus grande perfection.
Savoir : être capable de pouvoir faire ; avoir acquis une connaissance, un apprentissage, des
compétences. Etre convaincu de posséder une vérite avec preuves et justifications à l’appui. Savoir
c’est prétendre détenir une connaissance dépassant la sphère subjective du je. Savoir c’est
embrasser la chose, en faire le tour, l’objectiver c'est-à-dire la mettre à distance de soi.

Donc une connaissance objective de soi, désengluée du je est-elle possible ? Ai-je la même capacité
lorsque j’analyse une chose du monde, extérieure à moi que lorsque je me prends moi-même pour
objet de connaissance ? La distance nécessaire à l’objectivation est brouillée car je m’analyse moi et
non pas un objet du monde. Les conditions de possibilité de cette connaissance sont donc limitées.
L’aspect subjectif, les déterminations, un savoir impossible ?

Limite de la thèse : absurde de penser l’homme comme absolument incapable de se connaitre, ce


serait une contradiction manifeste avec le réel et les potentialités de l’humanité. Donc connaitre les
limites de la connaissance ne plus l’envisager comme une possibilité théologique mais comme une
évolution, un flux permanent venant compléter ce qui le précède. En ce sens il faut sauver le savoir
et la nécessité des sciences et de la philosophie. Le savoir n’est pas une entité figée mais une
évolution, une progression de contradictions permanentes qui se conservent et se dépassent.

Qui : Désignez une personne (complément suivi d’une préposition). Le qui se distingue du que. Le qui
implique une interaction. Le que est l’essence de la chose et le qui celle de la personne et plus
largement de l’être vivant. Mais le qui conserve l’idée d’identité. C’est qui celui la ? Je souhaite être
informé sur son identité, ses activités, sa façon d’être.

 Le qui envisage comme un que implique une fixité, une plénitude de l’objet qui est lui-
même, or, la conscience, le qui se distingue du que en tant qu’il évolue sans cesse. Mais est-
il pour autant totalement étranger à soi. C’est une possibilité qui poussée à son paroxysme
tend vers l’absurde-> L’étranger- Camus ; La nausée, Sartre).

 La de l’essence se pose naturellement.

 Qui Je suis : Etre ; essere, essence, substance, chose en soi (identique à elle-même et
nécessaire). Mais être c’est aussi être au monde, vivre, être animé. Le problème de la
substantialisation de la conscience se pose à nouveau. Etre serait se vivre à la manière d’une
chose et donc manquer la véritable nature de la conscience, animée par le désir et le
mouvement impulsé par la négativité structurelle de la conscience. Distinguer être et
exister ; c'est-à-dire se percevoir comme un être pour soi, avoir conscience de soi comme
une d’une conscience incarnée , et jeté dans un monde dans lequel elle est sans cesse d
libre de choisir tous les possibles. L’existence suppose la liberté. Exister c’est s’envisager
comme une liberté, comme un mouvement.

 La répétition du pronom personnel « je » nous invite à souligner l’aspect subjectif, mouvant


et partial de la conscience ce qui en complique une connaissance certaines et véritable. Mais
le je c’est l’homme et ses droits, c’est la personne morale qui doit prétendre à cette
connaissance individuellement et collectivement.
Plan

I- En effet, un savoir sur soi II Toutefois, l’homme est dans III Dés lors, il doit poursuivre
est possible l’incapacité de se connaitre cette quête
entièrement.
a- Un chemin vers soi
a-Définition de la conscience :
a- La subjectivité est engluée en - Un constat est manifeste, la
conscience réflexive/conscience elle-même. prétention omnisciente est
spontanée ex : conscience animale et réfutée par la présence
conscience humaine. Se penser c’est se voir à partir de d’instances obscures et
La nature réflexive de la conscience soi-même et avoir un regard extérieures qui exercent des
permet de se penser comme sujet partial et partiel. La connaissance influences et des
agissant. L’homme est perfectible et suppose la mise à distance, déterminations sur le
peut progresser dans la l’objectivation. Ex : Je peux me conscient. (livre p 414-417)
connaissance. Une possibilité penser doué ou généreux alors Pour autant, des chemins
théorique. qu’en réalité c’est le contraire. La sont possibles. Il y une
conscience de soi peut entrainer légitimité à les gravir, malgré
b- La conscience de soi : un retour des illusions sur soi. Le qui que le leur difficulté. Dans
sur soi et un point de vue sur le je connais est-il un qui objectif ? l’Ethique, Spinoza indique
monde La structure de la subjectivité ne que même si cette
rend-elle pas l’homme dans connaissance est aussi belle
La nature de la conscience de soi l’incapacité d’acquérir une que rare elle est possible. En
permet à l’homme d’évaluer et de connaissance objective sur lui- effet, il faut démonter ses
juger de ses actes, de ceux d’autrui, même. propres mécanismes, sortir
de faits extérieur et de produire des de l’illusion de la toute
jugements. C’est la raison, faculté de b- La conscience de soi est puissance, d’un libre arbitre
distinguer le vrai et le faux et le bien l’effet de causes inconnues : sans bornes pour être lucide
et le mal qui permet de juger quant à l’influence des
moralement. -> c’est la conscience Je suis conscient de mes actes et passions. Dans cette
morale (mise en place de normes et pensées mais pas nécessairement acquisition de savoir, une
de lois scientifiques, morales et des causes qui les déterminent. Je maitrise s’envisage pour
sociales). Donc la conscience de soi ne sais pas pourquoi je fais ou tendre vers des passions
implique une responsabilité et donc pense ceci ou cela je le subis joyeuses et fuir
une liberté. Ex : altération ou non de comme un effet de quelque systématiquement les
la conscience à définir lors d’un chose qui m’échappe. Cette passions tristes. C’est un
procès pour un crime. illusion congénitale est causée travail sur soi, que la
Donc la conscience implique une par la conscience elle-même qui philosophie permet comme
maitrise et une responsabilité de soi. donne l’impression de se celle que Platon déjà nous
Une possibilité pratique. En somme je connaitre quand on s’ignore. (Je invitait à faire. Sortir peu à
peux et je dois savoir qui je suis et ce suis énervé, violent, heureux. peu de la caverne en
que je fais car j’en suis responsable. pourquoi ? je ne le sais pas comprenant lucidement le
vraiment. Les passions comme monde tel qu’il est et non
c- Le cogito : une connaissance causes extérieures me pas tel que nous voudrions
certaine déterminent et j’en ignore la qu’il soit. Car le chemin vers
La conscience est donc transparente nature. Si l’homme est désir, il la sagesse ; le bonheur, le
à soi. J’ai la capacité de savoir ce que est porté, balloté poussé. Ex : divin, le biotope naturel de
je suis, c'est-à-dire ici qui je suis. La Spinoza L’éthique (texte). l’âme humaine se résume
conscience est même la chose la plus dans l’injonction
fondamentale et la plus certaine que apollinienne « connais-toi
je puis connaitre à l’inverse du c- L’Hypothèse de l’inconscient toi-même ».
monde extérieur. Les illusions des psychique : une ombre au
sens et de l’imagination n’entravent tableau : b- La psychanalyse, une
pas la connaissance de soi comme guérison de
une conscience pensante. Ex : le Dans La deuxième topique (p l’ignorance de soi ?
cogito de Descartes. Le doute radical 44), Freud théorise
amène à remettre le monde l’inconscient. L’appareil Si la voie philosophique est
extérieur en question. Mais seule la psychique serait bien plus un chemin laborieux et
certitude de soi résiste au doute. Je complexe qu’il n’y parait et la difficile obligeant le sujet à
suis une chose qui pense et qui partie consciente (le moi) est sortir de lui-même, la
existe. C’est la première de toutes les infime, la pointe d’un iceberg psychanalyse est peut-être
connaissances, condition de par rapport, à l’inconscient une voie plus moderne et
possibilité des autres. (texte) (le ça et le surmoi). Le moi est plus accessible à tous. En
influencé, voire dominé par effet, Freud ne se contente
Conclusion I (bilan) La conscience de les exigences du ça (pulsions, pas de mettre le moi en
soi me donne la possibilité théorique, principe de plaisir..) et les échec en lui donnant une
pratique et structurelle de savoir qui exigences du surmoi qui définition toute négative. Il
je suis et d’agir en conscience, c'est- inflige au moi des interdits et propose une échappatoire
à-dire librement. Le je est le point de des devoirs en contradiction qui a fait ses preuves, la
départ et le lieu substantiel de tout avec ses désirs thérapie par la parole ou
connaissance. Si les autres peuvent (intériorisation des normes psychanalyse. (livre p 32-37).
intervenir dans la connaissance de parentales et sociales). Par la méthode libre
soi c’est toujours après un retour sur Le moi, ce qu’il y a de association, l’interprétation
soi, une évaluation rétrospective et conscient, est esclave de l des rêves et dans une
objective. La subjectivité de la inconscient qui influence nos certaine mesure, l’hypnose,
conscience rend donc possible la pensées et actions. Par des guérisons de troubles
connaissance la plus vraie et la plus essence donc, psychosomatiques sont
objective en ce sens. nécessairement, je suis dans possibles. Pour sortir de la
l’incapacité de savoir maladie (l’hystérie par
Transition : (limites et objections). vraiment qui je suis, tant les exemple), il faut accepter de
zones d’ombres embrument revivre des moments
Mais savoir ce que je suis, c'est-à-dire la connaissance illusoire que douloureux, de donner de
une chose pensante ne m autorise je pense avoir de moi-même. soi (aspect financier) et de se
pas pour autant à savoir exactement (textes) défaire des illusions sur soi
qui je suis. Pourquoi ? car l’homme que le refoulement qu’opère
n’est pas une chose fixe et figée. Il Conclusion II : (bilan) le surmoi vers le ça a mis en
évolue sans cesse. Le passage en place. Ex : le cas Elisabeth (p
force opéré par Descartes de la La connaissance de soi est 32-33).Se comprendre soi
conscience à la connaissance n’est –il une illusion provoquée par la c’est donc d’abord
pas une erreur logique ? Il y a une conscience elle-même. apprivoiser les
impossibilité de prouver et de Structurellement, nous déterminations, ces
démontrer ce passage. De plus la sommes dans l’incapacité « autres » qui nous habitent.
subjectivité du je englué en lui-même d’accéder à un savoir objectif
n’est-elle pas une entrave sur nous-mêmes car nos c-La prise de conscience de
fondamentale à une connaissance actions et nos pensées sont soi : un laborieux
objective de soi c’est à dire déterminées par des causes cheminement vers la
distanciée. Puis je m’objectiver, me extérieures et inconscientes moralité
mettre à distance de moi-même ? et que la conscience qui croit
Enfin même si la conscience de soi se connaitre ne fait que On le voit, la quête de soi ne
produit des certitudes, ne sont-elles produire des illusions sur elle- peut être que différée,
pas des illusions pures et simples ? même car elle n’accède qu’à partielle et doit résulter d’un
Savoir que je suis est un effet qui ne une croyance partielle, effort, d’un travail sur soi.
donne pas pour autant la possibilité partiale et subjectivement Dans la phénoménologie de
de savoir pourquoi je suis comme ça orientée. l’esprit, Hegel montre que la
ou autrement, elle ne donne pas les subjectivité doit prendre
clefs, les causes de mon essence. Ne Transition : (limites et objections) conscience de soi en soi et
suis-je pas déterminé sans cesse par pour soi. Potentiellement la
le désir, les passions, l’inconscient, Ce constat marquant notre conscience est déjà un être
causes extérieures qui altèrent incapacité d’accéder à une pour soi mais pour que cette
nécessairement le jugement que je connaissance de nous même prise de conscience
porte sur moi. En somme malgré les semble manifester un échec s’actualise, la conscience
connaissances qu’il prétend avoir sur cuisant et résoudre ici la doit passer par des étapes
lui-même, l’homme n’est-il pas dans question de manière définitive. des figures et des moments
l’incapacité de savoir qui il est Pourtant, doit-on en rester là ? a- négatifs, malheureux, où elle
vraiment dans sa complexité. Le t’on le droit de renoncer à mieux s’oublie elle-même, prend sa
savoir suppose une connaissance se connaitre ? quelles en seraient certitude (illusion subjective)
exacte et objective, or il semble que les conséquences ? Réduire pour la vérité objective. De
cette capacité rencontre des l’homme à un animal conscience, sûre d’elle –
objections sérieuses irresponsable ; incapable de même ; elle doit d’abord se
progresser dans la maitrise de ses perdre dans l’autre pour se
actes et dans leur valeur morale. retrouver ensuite comme
De plus n’y aurait il pas une effective. Ce chemin doit la
forme d’absurdité coupée de la mener vers la moralité. Chez
réalité à admettre une conclusion Hegel, c’est dans les
aussi radicale ? cet homme principes de la philosophie
incapable ne serait-il pas tout du droit que cette
simplement un malade ? Car il actualisation s’effectuera. Il
semble bien que malgré les zones dépassera Kant qui dans la
d’ombres qui planent, nous moralité (moralität) ne
puissions néanmoins nous pense pas l’Etat mais pense
appartenir, en partie, à nous- le devoir comme individuel
mêmes ? Bref ne puis-je pas et catégorique à respecter
trouver des portes de sortie pour par une injonction de la
apprendre à mieux m’apprivoiser, raison (p 466), c’est une
à me connaitre davantage, même liberté qui reste abstraite
partiellement ? D’un point de vue « dans l’obligation, l’individu
individuel comme collectif, n’est- se libère en direction de la
il pas légitime de chercher liberté ». Mais pour que
toujours à mieux se connaitre cette moralité s’effectue, il
pour tendre vers l’action bonne, faut parvenir à la Sittlichkeit ;
en somme le bonheur ? Car si moralité effective dans les
l’homme est dans l’incapacité lois. Dans l’Etat, « le citoyen
d’accéder à une connaissance, accède au savoir de soi-
même partielle de lui-même, la même comme volonté libre
responsabilité de ses actes ne et infinie. ». Il n’est plus
peut pas lui être imputée. De ce gouverné par un autre de
fait aucune maitrise de soi ne manière coercitive mais se
peut être légitimement attendue, reconnait dans les lois
ce qui ferait retomber l’homme comme volonté libre,
au rang d’un animal amoral. Mais comme « être politique » qui
comment rendre compte alors de se rapporte à l’autre comme
la réalité humaine, de ses sujet, comme fin. C’est là
progrès, de ses valeurs mêmes qu’on mesure toute la
relatives, mais qui lui servent de légitimité et la nécessité de
balises dans la pratique de l’être - cette quête pour que
ensemble ? l’homme, tout homme
devienne ce qu’il est.

Conclusion III: bilan

La quête de soi est donc un


cheminement laborieux,
différé et qui ne peut
s’effectuer sans effort, et
travail sur soi. Apprivoiser
ses passions pour les rendre
constructives et développer,
dans la joie, notre puissance
d’être, en somme devenir ce
que nous pouvons être dans
notre pleine puissance. Mais
ce chemin philosophique
ardu peut être borné par une
recherche de soi plus
subjective permettant de
dépasser nos blocages et
compulsions inconscientes
qui parasitent ce potentiel,
c’est le détour par la
psychanalyse. Enfin, la
découverte de soi est l’objet
de toute une vie individuelle
et le sens de l’histoire
collective pour que nous
puissions devenir ce que
nous sommes. Des citoyens
ayant intégré la moralité et
l’ayant effectué sur le plan
objectif et normatif, l’Etat.

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