CORRECTION DU SUJET DE L DISSERTATION DU 19 MARS
Numéro du formateur :01828663/54801341
Dans son adresse à la nation du nouvel an, Ibrahim Traoré affirmait que « aucune nation ne
peut se développer dans l'injustice ». Cette déclaration met en évidence une réalité profonde
: l’injustice constitue un obstacle majeur au développement d’un pays. En effet, lorsqu’elle
s’installe dans une société, elle engendre frustrations, conflits et instabilité. Le Burkina Faso
n’échappe pas à cette situation. Ainsi, il est nécessaire d’identifier certaines formes
d’injustice présentes dans le pays afin de proposer des solutions adaptées.
D’abord, l’une des formes les plus visibles d’injustice au Burkina Faso réside dans l’inégalité
d’accès à l’éducation. En effet, alors que certains élèves en milieu urbain bénéficient
d’infrastructures adéquates, d’enseignants qualifiés et de conditions d’apprentissage
favorables, ceux des zones rurales sont souvent confrontés à un manque d’écoles, à des
classes surchargées et à une insuffisance de matériel didactique. Cette situation crée une
disparité importante entre les citoyens dès le plus jeune âge, compromettant l’égalité des
chances et le développement harmonieux du pays.
Ensuite, l’injustice se manifeste également dans l’accès à la justice elle-même. Dans
certaines situations, les populations les plus défavorisées éprouvent des difficultés à faire
valoir leurs droits, notamment en raison du coût élevé des procédures judiciaires ou du
manque d’information. De plus, la lenteur de certaines procédures et les soupçons de
favoritisme peuvent renforcer le sentiment d’injustice au sein de la population. Or, une
justice inéquitable fragilise la confiance des citoyens envers les institutions de l’État.
Enfin, les inégalités économiques constituent une autre forme d’injustice préoccupante. Une
grande partie de la population vit dans des conditions précaires, tandis qu’une minorité
bénéficie de ressources plus importantes. Le chômage des jeunes, en particulier, accentue
cette situation et alimente le désespoir ainsi que les tensions sociales. Cette mauvaise
répartition des richesses freine non seulement le développement économique, mais aussi la
cohésion sociale.
Face à ces différentes formes d’injustice, des solutions concrètes peuvent être envisagées.
Il est d’abord indispensable de renforcer l’accès équitable à l’éducation en construisant
davantage d’infrastructures scolaires, notamment en milieu rural, et en améliorant les
conditions de travail des enseignants. L’éducation étant la base du développement, elle doit
être accessible à tous sans distinction.
Par ailleurs, il est nécessaire de rendre la justice plus accessible et plus équitable. Cela
passe par la réduction des coûts des procédures judiciaires, la sensibilisation des citoyens à
leurs droits et le renforcement de l’indépendance des institutions judiciaires. Une justice
efficace et impartiale est essentielle pour garantir la paix sociale.
Enfin, pour réduire les inégalités économiques, l’État doit promouvoir des politiques
favorisant la création d’emplois, notamment pour les jeunes, et encourager les initiatives
locales. Le développement des zones rurales et le soutien aux activités génératrices de
revenus peuvent également contribuer à une meilleure répartition des richesses.
En définitive, l’injustice constitue un véritable frein au développement du Burkina Faso.
Qu’elle soit éducative, judiciaire ou économique, elle compromet la stabilité et l’unité
nationale. Toutefois, grâce à des actions concrètes et à une volonté politique affirmée, il est
possible de la réduire significativement. C’est à ce prix que le pays pourra construire une
société plus juste, gage d’un développement durable et harmonieux.
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