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BOIS

Le document présente les propriétés mécaniques et physiques du bois et de la brique, en soulignant leurs caractéristiques respectives. Le bois se distingue par sa légèreté, son excellente isolation thermique et sa flexibilité, tandis que la brique est reconnue pour sa durabilité, sa résistance au feu et sa faible maintenance. Ces propriétés sont cruciales pour le choix des matériaux en fonction des projets de construction au Burkina Faso, tenant compte du climat local.
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Le document présente les propriétés mécaniques et physiques du bois et de la brique, en soulignant leurs caractéristiques respectives. Le bois se distingue par sa légèreté, son excellente isolation thermique et sa flexibilité, tandis que la brique est reconnue pour sa durabilité, sa résistance au feu et sa faible maintenance. Ces propriétés sont cruciales pour le choix des matériaux en fonction des projets de construction au Burkina Faso, tenant compte du climat local.
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BOIS

Propriétés Mécaniques

 Résistance à la traction : Très élevée dans le sens des fibres (80-120 MPa), faible
perpendiculairement
 Résistance à la compression : Bonne parallèlement aux fibres (30-60 MPa), moyenne
perpendiculairement
 Résistance à la flexion : Excellente, c'est pourquoi on l'utilise pour les poutres et
charpentes
 Module d'élasticité : 8000-15000 MPa (variable selon l'essence)
 Ductilité : Matériau élastique qui reprend sa forme après déformation légère
 Dureté : Variable (bois tendres : 1-3 ; bois durs : 4-8 sur l'échelle de Mohs)

Propriétés Physiques

 Densité : 0,3-0,9 g/cm³ (bois léger à lourd)


 Conductivité thermique : Faible (0,12-0,19 W/m·K) - bon isolant
 Hygroscopie : Absorbe et dégage l'humidité selon l'environnement
 Dilatation thermique : Très faible (3-5 × 10⁻⁶ /°C)
 Anisotropie : Propriétés différentes selon l'orientation des fibres
 Inflammabilité : Combustible (classe M3-M4)

BRIQUE
Propriétés Mécaniques

 Résistance à la compression : Très élevée (10-40 MPa selon le type)


 Résistance à la traction : Faible (1-3 MPa) - d'où l'usage de mortier et chaînages
 Résistance à la flexion : Faible (2-5 MPa)
 Module d'élasticité : 10000-25000 MPa
 Dureté : Élevée (5-6 sur l'échelle de Mohs)
 Fragilité : Matériau fragile sous choc

Propriétés Physiques

 Densité : 1,6-2,0 g/cm³ (brique pleine) ; 0,6-1,2 g/cm³ (brique creuse)


 Conductivité thermique : Moyenne (0,6-1,0 W/m·K pour brique pleine)
 Porosité : 15-30% (variable selon la cuisson)
 Absorption d'eau : 8-15% de son poids
 Dilatation thermique : 5-7 × 10⁻⁶ /°C
 Résistance au feu : Excellente (incombustible, classe A1)
 Résistance au gel : Bonne si bien cuite et peu poreuse

Comparaison pour la Construction


Avantages du bois :
 Léger, facile à travailler
 Excellent isolant thermique
 Renouvelable et écologique
 Flexible et résistant aux séismes

Avantages de la brique :

 Grande durabilité (> 100 ans)


 Résistance au feu
 Bonne inertie thermique
 Peu d'entretien

Ces propriétés sont importantes pour choisir le bon matériau selon votre projet de construction
au Burkina Faso, en tenant compte du climat local (chaleur, saison des pluies).

Réessayer
J

developper par point bien expliqué

PROPRIÉTÉS MÉCANIQUES ET
PHYSIQUES DU BOIS ET DE LA
BRIQUE
🌲 LE BOIS

PROPRIÉTÉS MÉCANIQUES

1. Résistance à la Traction

La résistance à la traction mesure la capacité du bois à résister aux forces qui cherchent à
l'étirer ou à le séparer.

 Dans le sens des fibres (longitudinal) : Le bois est extrêmement résistant (80-120
MPa pour les bois courants, jusqu'à 150 MPa pour certains bois durs). C'est comme
tirer sur une corde : les fibres travaillent ensemble et sont très difficiles à rompre.
Cette propriété est exploitée dans les tirants, les poutres en tension, et les structures
suspendues.
 Perpendiculairement aux fibres (transversal) : La résistance chute drastiquement à
seulement 3-10 MPa. C'est comme essayer de séparer les pages d'un livre : elles se
détachent facilement. C'est pourquoi on évite de solliciter le bois dans ce sens dans les
structures.
 Application pratique : Dans une charpente, les poutres sont toujours orientées avec
les fibres dans le sens de la longueur pour exploiter cette résistance maximale.
2. Résistance à la Compression

C'est la capacité du bois à supporter des charges qui l'écrasent.

 Parallèlement aux fibres : Bonne résistance (30-60 MPa). Les fibres du bois agissent
comme des tubes creux qui se soutiennent mutuellement. Un poteau en bois peut
supporter plusieurs tonnes avant de se déformer. Les résineux (pin, sapin) ont
généralement 30-40 MPa, tandis que les feuillus durs (chêne, teck) atteignent 50-60
MPa.
 Perpendiculairement aux fibres : Résistance réduite de 30-50% par rapport au sens
longitudinal. Le bois a tendance à s'écraser car les fibres se tassent les unes sur les
autres.
 Phénomène de flambement : Un élément long et mince en compression peut flamber
(se courber brusquement) avant d'atteindre sa résistance maximale. C'est pourquoi les
poteaux très élancés nécessitent des contreventements.

3. Résistance à la Flexion

La flexion combine traction (fibres inférieures) et compression (fibres supérieures) quand une
poutre est chargée.

 Performance exceptionnelle : 70-120 MPa pour les bois courants. C'est la propriété
la plus exploitée en construction (poutres, solives, planchers).
 Module de rupture : Indique la charge maximale qu'une poutre peut supporter avant
de casser. Un bois de bonne qualité peut fléchir considérablement avant la rupture,
donnant des signes d'avertissement (craquements, déformation visible).
 Fibres tendues/comprimées : Les fibres du bas travaillent en traction (zone la plus
sollicitée), celles du haut en compression. Le centre (axe neutre) est peu sollicité, d'où
l'intérêt des poutres en I qui économisent du matériau.

4. Module d'Élasticité (Module de Young)

Mesure la rigidité du bois, c'est-à-dire sa capacité à résister à la déformation.

 Valeurs : 8000-15000 MPa selon les essences. Les résineux sont à 8000-12000 MPa,
les feuillus durs à 12000-15000 MPa.
 Signification pratique : Plus le module est élevé, moins le bois se déforme sous
charge. Un module élevé est important pour les planchers (éviter les vibrations et
flèches excessives) et les structures de grande portée.
 Relation avec la densité : Généralement, un bois plus dense a un module d'élasticité
plus élevé, donc est plus rigide.

5. Ductilité et Élasticité

 Élasticité : Le bois peut se déformer sous charge et reprendre sa forme initiale une
fois la charge retirée, tant qu'on reste dans le domaine élastique (déformations
modérées).
 Comportement à la rupture : Contrairement aux matériaux fragiles, le bois montre
généralement des signes avant la rupture complète : craquements, déformations
visibles, fissures progressives. Cela donne le temps d'évacuer en cas de problème
structurel.
 Avantage sismique : Cette capacité à se déformer sans rompre immédiatement fait du
bois un excellent matériau pour les zones sismiques.

6. Dureté

Résistance à la pénétration et à l'usure de surface.

 Échelle de Janka (test standard) : Mesure la force nécessaire pour enfoncer une bille
d'acier dans le bois.
o Bois tendres (pin, sapin, peuplier) : 1-3 kN
o Bois mi-durs (teck, acajou) : 3-5 kN
o Bois durs (chêne, ébène, iroko) : 5-8 kN
 Applications : Les bois durs sont privilégiés pour les parquets, escaliers, meubles
soumis à l'usure. Les bois tendres conviennent pour la charpente où la dureté n'est pas
critique.

7. Résistance au Cisaillement

Force nécessaire pour faire glisser les fibres les unes sur les autres.

 Résistance : 6-15 MPa, relativement faible comparée aux autres propriétés.


 Point faible : Le cisaillement se produit souvent aux assemblages et près des appuis.
C'est pourquoi on renforce ces zones avec des boulons, connecteurs métalliques, ou on
évite les entailles profondes.

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES

1. Densité

Rapport entre la masse et le volume du bois.

 Bois très légers : 0,3-0,4 g/cm³ (balsa, paulownia)


 Bois légers : 0,4-0,6 g/cm³ (sapin, épicéa, pin sylvestre)
 Bois mi-lourds : 0,6-0,7 g/cm³ (teck, acajou, karité)
 Bois lourds : 0,7-0,9 g/cm³ (chêne, iroko, doussié)
 Bois très lourds : > 0,9 g/cm³ (ébène, azobé)
 Importance : La densité influence directement la résistance mécanique, la durabilité,
le prix, et la facilité de mise en œuvre. Un bois dense est généralement plus résistant
mais aussi plus difficile à travailler et plus cher.
 Variation d'humidité : La densité change selon la teneur en eau. On distingue la
densité anhydre (bois séché à 0% d'humidité) et la densité à 12% d'humidité (standard
de référence).

2. Conductivité Thermique

Capacité du matériau à transmettre la chaleur.


 Valeur : 0,12-0,19 W/m·K (selon l'essence et l'humidité). C'est 10 fois moins que le
béton et 300 fois moins que l'acier.
 Excellent isolant : Dans le climat du Burkina Faso, une maison en bois reste fraîche le
jour car elle transmet peu la chaleur extérieure. La nuit, elle conserve la fraîcheur
accumulée.
 Économies d'énergie : Réduit les besoins en climatisation dans les régions chaudes et
en chauffage dans les régions tempérées.
 Influence de l'humidité : Un bois humide conduit mieux la chaleur qu'un bois sec.
L'eau contenue dans les cellules facilite le transfert thermique.

3. Hygroscopie

Capacité du bois à absorber et libérer l'humidité de l'air ambiant.

 Point de saturation des fibres (PSF) : Environ 30% d'humidité. Au-delà, l'eau
remplit les cavités cellulaires (eau libre) sans affecter les dimensions.
 Équilibre hygroscopique : Le bois ajuste naturellement son humidité à celle de l'air.
À Ouagadougou :
o Saison sèche : le bois peut descendre à 8-10% d'humidité
o Saison des pluies : il remonte à 15-18%
 Conséquences :
o Gonflement/retrait : Le bois gonfle quand il absorbe l'eau et rétrécit en
séchant, principalement dans le sens transversal (3-8%), très peu dans le sens
longitudinal (0,1-0,3%).
o Fentes et fissures : Un séchage trop rapide ou inégal provoque des tensions
internes qui créent des fissures.
o Déformations : Gauchissement, tuilage, vrillage si le séchage n'est pas
contrôlé.
 Solutions pratiques :
o Utiliser du bois séché à un taux d'humidité adapté à l'usage final
o Laisser des jeux de dilatation dans les assemblages
o Appliquer des finitions (vernis, peinture, huile) pour limiter les échanges
hydriques

4. Dilatation Thermique

Variation dimensionnelle due aux changements de température.

 Coefficient : 3-5 × 10⁻⁶ /°C dans le sens des fibres, 30-70 × 10⁻⁶ /°C
perpendiculairement.
 Négligeable en pratique : Contrairement aux métaux et au béton, la dilatation
thermique du bois est très faible. Pour une variation de 50°C, une poutre de 5 mètres
ne s'allongera que de 0,75-1,25 mm.
 L'humidité domine : Les variations dimensionnelles dues à l'humidité (1-8%) sont
bien plus importantes que celles dues à la température. C'est l'hygroscopie qui dicte les
précautions de mise en œuvre, pas la température.

5. Anisotropie

Le bois a des propriétés différentes selon les trois directions principales.


 Direction longitudinale (L) : Parallèle aux fibres, sens de l'arbre
 Direction radiale (R) : Perpendiculaire aux cernes, du centre vers l'écorce
 Direction tangentielle (T) : Perpendiculaire aux rayons, tangent aux cernes
 Conséquences :
o La résistance mécanique est maximale en L, minimale en R et T
o Le retrait est minimal en L (0,1-0,3%), moyen en R (3-5%), maximal en T (6-
10%)
o Cette différence de retrait explique pourquoi les planches se déforment en
séchant
 Choix du débit : La façon de débiter l'arbre (sur quartier, sur dosse, sur maille)
influence la stabilité dimensionnelle des planches.

6. Inflammabilité

 Classification au feu : M3 (moyennement inflammable) à M4 (facilement


inflammable) selon le traitement et l'essence.
 Paradoxe du bois : Bien qu'il brûle, le bois massif se comporte mieux au feu que
l'acier :
o Couche carbonisée : La surface brûle et forme une couche isolante qui
protège le cœur. La vitesse de carbonisation est prévisible : 0,6-0,8
mm/minute.
o Conservation de la résistance : Le bois non brûlé conserve ses propriétés
mécaniques, contrairement à l'acier qui s'effondre brusquement à 500°C.
o Temps d'évacuation : Une structure en bois massif peut tenir 30-90 minutes
au feu, suffisant pour évacuer.
 Améliorations possibles : Traitements ignifuges (sels de bore, phosphates) qui
retardent l'inflammation et réduisent la propagation des flammes.

7. Durabilité et Résistance aux Agents Biologiques

 Classes de durabilité naturelle (selon résistance aux champignons) :


o Classe 1 : Très durable (> 25 ans en extérieur) - teck, iroko, azobé
o Classe 2 : Durable (15-25 ans) - châtaignier, doussié
o Classe 3 : Moyennement durable (10-15 ans) - pin Douglas, mélèze
o Classe 4 : Peu durable (5-10 ans) - épicéa, sapin
o Classe 5 : Non durable (< 5 ans) - peuplier, hêtre
 Ennemis du bois :
o Champignons : Nécessitent humidité > 20%, oxygène, et température
modérée. Provoquent pourriture et décomposition.
o Insectes xylophages : Termites (ravageurs majeurs au Burkina Faso),
capricornes, vrillettes, lyctus. Les larves creusent des galeries.
o Insectes foreurs : S'attaquent au bois frais (bois vert ou fraîchement coupé).
 Protection :
o Conception : Éviter le contact avec le sol et l'eau stagnante, assurer la
ventilation
o Traitements préventifs : Autoclave, trempage, badigeonnage avec des produits
fongicides et insecticides
o Essences naturellement durables pour les usages extérieurs
o Au Burkina Faso : Protection anti-termites indispensable (barrières chimiques,
physiques)
8. Couleur et Aspect

 Aubier : Bois jeune, périphérique, clair, peu durable (transportait la sève).


 Duramen : Bois de cœur, plus foncé, plus dense, plus durable (cellules mortes
imprégnées de substances protectrices).
 Variabilité : Chaque essence a sa couleur caractéristique, du blanc (bouleau, peuplier)
au noir (ébène), en passant par toutes les nuances de brun, rouge, jaune.
 Évolution : La couleur change avec le temps sous l'effet de la lumière UV
(généralement foncissement ou grisaillement en extérieur).

🧱 LA BRIQUE

PROPRIÉTÉS MÉCANIQUES

1. Résistance à la Compression

C'est la propriété mécanique principale de la brique.

 Valeurs selon le type :


o Briques pleines artisanales : 5-15 MPa (selon qualité de cuisson)
o Briques pleines industrielles : 15-25 MPa
o Briques creuses : 10-15 MPa
o Briques de parement : 20-30 MPa
o Briques réfractaires : 30-40 MPa
 Facteurs influençant :
o Qualité de l'argile : Pureté, teneur en sable et matière organique
o Cuisson : Température (900-1100°C) et durée. Une cuisson insuffisante donne
des briques faibles et poreuses ; une surcuisson les fragilise.
o Humidité résiduelle : Une brique humide a une résistance temporairement
réduite.
 Utilisation : La brique est idéale pour les murs porteurs, poteaux, fondations. Elle
supporte bien le poids des structures (planchers, toitures).
 Maçonnerie : La résistance d'un mur dépend aussi du mortier (joint) qui doit être
compatible. Un mortier trop fort (trop riche en ciment) peut fissurer les briques ; un
mortier trop faible réduit la capacité portante.

2. Résistance à la Traction

 Très faible : 1-3 MPa, soit 10 à 20 fois moins que la résistance en compression.
 Conséquence majeure : On ne peut pas utiliser la brique pour des éléments en
traction ou en flexion sans renforcement. C'est pourquoi :
o Les linteaux au-dessus des ouvertures sont en béton armé, bois, ou acier
o Les chaînages horizontaux et verticaux en béton armé reprennent les efforts de
traction et assurent la cohésion de l'ouvrage
o Les arcs et voûtes permettent de franchir des ouvertures en compression pure
3. Résistance à la Flexion

 Faible : 2-5 MPa. La brique se comporte comme un matériau fragile.


 Cassure nette : Contrairement au bois qui fléchit puis rompt progressivement, la
brique casse brutalement sans déformation préalable notable.
 Implications :
o Pas de poutres en brique sans armature métallique
o Sensibilité aux tassements différentiels des fondations qui créent des
contraintes de flexion
o Importance des joints de dilatation dans les longs murs

4. Module d'Élasticité

 Valeur : 10000-25000 MPa selon le type. Les briques pleines cuites à haute
température ont les modules les plus élevés.
 Signification : La brique est un matériau relativement rigide. Elle se déforme peu sous
charge, ce qui est un avantage pour la stabilité des murs.
 Maçonnerie composite : Le module d'un mur en briques dépend aussi du mortier. Un
mortier à la chaux (plus souple) donne un mur plus déformable qu'un mortier au
ciment.

5. Dureté

 Échelle de Mohs : 5-6, similaire au verre. La brique est dure et résiste bien à
l'abrasion.
 Avantages :
o Résistance au poinçonnement et aux chocs modérés
o Bonne tenue des enduits et revêtements
o Longévité en parement extérieur
 Inconvénients : Fragilité aux chocs violents (cassure plutôt qu'écrasement).

6. Ténacité et Fragilité

 Matériau fragile : La brique absorbe peu d'énergie avant rupture. Un choc provoque
une cassure nette plutôt qu'une déformation plastique.
 Comparaison : Contrairement au bois (ductile) ou à l'acier, la brique ne "prévient
pas" avant de casser. C'est un inconvénient en zone sismique.
 Comportement sismique : La maçonnerie non armée est vulnérable aux séismes. Les
constructions parasismiques en brique nécessitent impérativement des chaînages en
béton armé formant une ossature qui maintient la cohésion.

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES

1. Densité

Dépend fortement de la porosité (vides dans la matière).

 Briques pleines : 1,6-2,0 g/cm³


o
Briques artisanales : souvent 1,6-1,8 (plus poreuses)
o
Briques industrielles : 1,8-2,0 (cuisson optimale, moins de vides)
 Briques creuses : 0,6-1,2 g/cm³
o Les alvéoles (vides) représentent 40-60% du volume
o Avantage : Légèreté, facilité de manutention et transport
o Inconvénient : Résistance mécanique réduite
 Briques perforées : 1,2-1,6 g/cm³ (perforations de 10-30%)
 Impact : Plus la brique est dense, plus elle est résistante et durable, mais aussi plus
lourde et conductrice thermiquement.

2. Conductivité Thermique

Capacité à transmettre la chaleur.

 Briques pleines : 0,6-1,0 W/m·K (selon densité et humidité)


 Briques creuses : 0,3-0,5 W/m·K (l'air emprisonné isole)
 Briques isolantes : 0,15-0,25 W/m·K (briques spéciales à forte porosité)
 Comparaison : La brique isole 3 à 5 fois moins bien que le bois, mais 2 fois mieux
que le béton plein.
 Inertie thermique : Propriété cruciale au Burkina Faso
o Déphasage : La chaleur met plusieurs heures à traverser un mur épais (20-30
cm). La chaleur du jour n'atteint l'intérieur que la nuit, quand l'extérieur se
refroidit.
o Amortissement : L'amplitude des variations de température est réduite à
l'intérieur.
o Confort d'été : Un mur de 30 cm en brique peut maintenir l'intérieur 5-8°C
plus frais qu'à l'extérieur pendant les heures chaudes.
 Optimisation :
o Murs épais (minimum 20 cm, idéalement 30 cm) en climat chaud
o Double paroi avec lame d'air ou isolant pour améliorer l'isolation
o Enduits clairs à l'extérieur pour réfléchir le rayonnement solaire

3. Porosité

Pourcentage de vides dans le matériau.

 Porosité ouverte : 15-30% pour les briques cuites classiques. Ce sont les pores
connectés à la surface, accessibles à l'eau et à l'air.
 Porosité fermée : Bulles d'air isolées, qui n'affectent pas l'absorption d'eau mais
réduisent la densité et la conductivité thermique.
 Influence de la fabrication :
o Matières premières : Argile pure → faible porosité ; argile sableuse →
porosité plus élevée
o Cuisson : Température élevée + durée longue → vitrification partielle →
porosité réduite, résistance accrue
o Additifs : Sciure, paille brûlée lors de la cuisson → porosité augmentée →
briques plus légères et isolantes
 Compromis : Faible porosité = meilleure résistance et durabilité, mais moins bon
isolant thermique.
4. Absorption d'Eau (Capillarité)

Capacité à absorber l'eau par les pores.

 Taux d'absorption : 8-15% du poids sec pour une brique de bonne qualité, jusqu'à
20-25% pour des briques artisanales peu cuites.
 Test simple : Peser une brique sèche, l'immerger 24h, la repeser. Le gain de poids
divisé par le poids initial donne le taux d'absorption.
 Classification :
o Briques de parement (extérieur) : < 12% (résistent mieux au gel et aux
intempéries)
o Briques courantes : 12-18%
o Briques de faible qualité : > 18% (déconseillées en extérieur)
 Conséquences :
o Humidité ascensionnelle : L'eau du sol remonte par capillarité dans les murs,
provoquant salpêtre, moisissures, dégradation des enduits. Solution : coupure
de capillarité (membrane étanche) entre fondations et élévation.
o Pluies : Les briques poreuses absorbent l'eau de pluie qui pénètre à l'intérieur
si l'enduit est dégradé ou absent.
o Gel : Dans les régions où il gèle, l'eau absorbée se dilate en gelant et provoque
l'éclatement de la brique (gélifraction).
 Protection :
o Enduits extérieurs respirants (chaux) qui laissent évaporer l'humidité
o Débords de toiture suffisants pour protéger les murs de la pluie
o Drainage des fondations pour éloigner l'eau

5. Dilatation Thermique

Variation dimensionnelle avec la température.

 Coefficient : 5-7 × 10⁻⁶ /°C. C'est faible, mais non négligeable sur de grandes
longueurs.
 Calcul pratique : Pour un mur de 10 mètres soumis à une variation de 40°C (fréquent
au Burkina Faso entre nuit froide et journée chaude) :
o Dilatation = 10 m × 6 × 10⁻⁶ × 40°C = 2,4 mm
 Sur 50 mètres : La dilatation atteint 12 mm, suffisant pour créer des tensions et
fissures si le mur est continu.
 Solutions :
o Joints de dilatation : Espaces de 10-15 mm tous les 15-20 mètres, remplis de
mastic élastique, qui permettent le mouvement sans fissures.
o Chaînages : Répartissent les contraintes et évitent la concentration de fissures.
o Enduits souples : Absorbent les micro-mouvements sans fissurer.

6. Résistance au Feu

 Incombustible : Classification A1 (meilleure classe). La brique ne brûle pas, ne


dégage pas de fumées toxiques, ne fond pas.
 Température de fabrication : Déjà cuite à 900-1100°C, la brique supporte sans
problème les températures d'incendie (600-1200°C selon l'intensité).
 Stabilité structurelle : Contrairement à l'acier qui s'effondre à 500°C ou au bois qui
brûle, un mur en brique conserve sa portance pendant plusieurs heures d'incendie
intense.
 Résistance au feu des murs (temps avant effondrement) :
o Mur de 10 cm : 2 heures
o Mur de 20 cm : 4-6 heures
o Mur de 30 cm : > 6 heures
 Avantage sécuritaire : Excellente protection contre la propagation du feu entre
bâtiments ou entre pièces (murs coupe-feu).

7. Résistance au Gel

Pertinent dans les régions froides, moins critique au Burkina Faso.

 Mécanisme de dégradation : L'eau absorbée dans les pores gèle et augmente de


volume (+9%). Cette pression interne provoque microfissures puis éclatement après
cycles gel-dégel répétés.
 Résistance selon la qualité :
o Briques très cuites, peu poreuses (< 10% absorption) : Excellente résistance,
utilisables en climat rigoureux
o Briques moyennement cuites (10-15%) : Résistance moyenne, nécessitent
protection (enduit) en climat froid
o Briques peu cuites, poreuses (> 15%) : Mauvaise résistance, réservées aux
murs intérieurs ou climats doux
 Non critique à Ouagadougou : Les températures ne descendent jamais en dessous de
0°C, donc pas de risque de gel.

8. Durabilité et Résistance aux Agents Chimiques

 Excellente longévité : Des constructions en brique datant de millénaires sont toujours


debout (Mésopotamie, Rome). Avec un bon entretien, une brique peut durer > 100
ans.
 Résistance aux acides faibles : Bonne tenue face aux pluies légèrement acides, à la
pollution atmosphérique normale.
 Sensibilité :
o Acides forts : Dégradent progressivement la brique (rare en bâtiment sauf
industries chimiques)
o Sels : Le sulfate (du sol ou de certains mortiers) réagit avec l'alumine de la
brique et provoque des efflorescences (dépôts blanchâtres) et éventuellement
désagrégation
o Eaux agressives : Eaux très pures ou très minéralisées qui dissolvent
lentement les liants de la brique
 Résistance biologique : La brique cuite est inerte, ne nourrit ni champignons, ni
insectes, ni rongeurs (contrairement au bois).

9. Couleur et Aspect

 Couleur naturelle : Dépend de la composition de l'argile et de la cuisson


o Argile rouge/rose : Riche en oxyde de fer (Fe₂O₃), la plus courante
o Argile jaune/ocre : Fer peu oxydé ou argile calcaire
o Argile blanche/grise : Pauvre en fer, argile kaolinique
o Surcuisson : Teintes brunes, noires, vitrifiées
 Texture : Lisse (briques industrielles moulées), rugueuse (briques moulées main),
grenée (ajout de chamotte).
 Avantage esthétique : Nombreuses possibilités d'appareillages (disposition des
briques) pour créer des motifs décoratifs.

⚖️ COMPARAISON BOIS vs BRIQUE POUR LA


CONSTRUCTION
Résistance Mécanique

BOIS

 ✅ Excellent rapport résistance/poids


 ✅ Résistance élevée en traction et flexion

Réessayer
J

avantages et inconvénients

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DU
BOIS ET DE LA BRIQUE

🌲 LE BOIS
✅ AVANTAGES

1. Légèreté

 Densité faible (0,3-0,9 g/cm³) : 3 à 7 fois plus léger que la brique


 Facilité de manutention : Transport et manipulation aisés sur chantier, moins de
personnel nécessaire
 Fondations allégées : Structures moins lourdes = fondations moins profondes et
moins coûteuses
 Adaptation aux sols faibles : Idéal pour terrains à faible portance où la brique
nécessiterait des fondations renforcées
 Surélévations : Parfait pour ajouter un étage à une construction existante sans
surcharger les fondations
2. Excellent Isolant Thermique

 Conductivité très faible (0,12-0,19 W/m·K) : Isole 3 à 5 fois mieux que la brique, 10
fois mieux que le béton
 Économies d'énergie : Réduit considérablement les besoins en climatisation (crucial
au Burkina Faso) ou chauffage
 Confort thermique : Parois chaudes au toucher même en hiver, fraîches l'été
 Régulation naturelle : Contribue à maintenir une température intérieure stable
 Durabilité écologique : Moins de consommation énergétique sur toute la durée de vie
du bâtiment

3. Régulation de l'Humidité

 Hygroscopie naturelle : Absorbe l'excès d'humidité et la restitue quand l'air est sec
 Climatisation naturelle : Maintient l'humidité relative intérieure entre 40-60%, zone
de confort optimal
 Santé respiratoire : Réduit les problèmes liés à l'air trop sec ou trop humide
 Prévention des moisissures : En régulant l'humidité, limite le développement
fongique sur d'autres matériaux
 Confort perçu : Atmosphère intérieure plus agréable et saine

4. Facilité de Travail et Mise en Œuvre

 Outillage simple : Scie, marteau, perceuse suffisent pour la plupart des travaux
 Découpe précise : Facile à dimensionner exactement selon les besoins
 Assemblages variés : Clouage, vissage, boulonnage, assemblages traditionnels
(tenons-mortaises)
 Modifications aisées : Possibilité d'ajuster, modifier, agrandir facilement une
structure
 Rapidité de construction : Pas de temps de séchage (contrairement au béton),
montage rapide
 Travail par temps froid : Peut être mis en œuvre par n'importe quelle température
 Autoconstruction : Accessible aux non-professionnels avec formation minimale

5. Résistance Sismique

 Légèreté : Moins d'inertie = moins de forces sismiques générées


 Flexibilité : Se déforme sans rompre, absorbe l'énergie du séisme
 Assemblages souples : Les connexions peuvent bouger légèrement, dissipant l'énergie
 Comportement ductile : Avertit avant la rupture (craquements, déformations
visibles)
 Historique probant : Excellente tenue lors de séismes majeurs (Japon, Californie)
 Réparabilité : Dégâts souvent limités et réparables après séisme

6. Matériau Renouvelable et Écologique

 Ressource renouvelable : Un arbre met 20-80 ans à pousser selon l'essence


 Stockage de carbone : 1 m³ de bois stocke environ 1 tonne de CO₂ pendant toute sa
durée d'usage
 Bilan carbone négatif : Si gestion forestière durable, le bois capte plus de CO₂ qu'il
n'en émet (fabrication, transport)
 Énergie de production faible : Séchage et sciage consomment peu d'énergie comparé
à la cuisson de briques
 Biodégradable : En fin de vie, retourne naturellement au sol ou valorisable en énergie
 Gestion durable possible : Replantation assure pérennité de la ressource
 Réduction des déchets : Chutes réutilisables (panneaux, combustible, compost)

7. Esthétique Naturelle

 Beauté intrinsèque : Veines, couleurs naturelles, texture unique à chaque pièce


 Ambiance chaleureuse : Crée une atmosphère accueillante et apaisante
 Vieillissement noble : Patine avec le temps (effet argenté, doré selon l'essence)
 Polyvalence architecturale : S'adapte à tous les styles (traditionnel, contemporain,
rustique)
 Finitions variées : Brut, huilé, verni, peint, lasuré selon les goûts
 Valorisation immobilière : Apprécié pour son côté naturel et haut de gamme

8. Rapidité de Construction

 Préfabrication possible : Éléments découpés en atelier, assemblés sur site en


quelques jours
 Chantier sec : Pas d'eau nécessaire (contrairement au béton/mortier)
 Occupation rapide : Maison habitable dès la fin du montage, sans attendre séchage
 Moins de nuisances : Chantier plus propre, moins de boue, moins de bruit
 Planning maîtrisé : Peu dépendant des conditions météo pour le gros œuvre

9. Rapport Résistance/Poids Exceptionnel

 Résistance spécifique élevée : À poids égal, plus résistant que l'acier pour certaines
sollicitations
 Portées importantes : Permet de grandes portées avec des sections raisonnables
 Structures élancées : Possibilité de créer des structures légères et élégantes
 Économie de matière : Moins de matériau nécessaire pour une même performance

10. Confort Acoustique

 Absorption phonique : Le bois absorbe les sons (contrairement aux surfaces dures)
 Réduction de la réverbération : Ambiance sonore plus douce, moins d'écho
 Isolation phonique : Bonnes performances si mise en œuvre appropriée (double
paroi, isolant)
 Pas de propagation des impacts : Moins de transmission des bruits de pas, chocs

❌ INCONVÉNIENTS

1. Sensibilité à l'Humidité
 Gonflement/retrait : Variations dimensionnelles importantes (jusqu'à 8%
transversalement)
 Déformations : Gauchissement, tuilage, vrillage si séchage mal contrôlé
 Fentes et fissures : Apparaissent lors du séchage, surtout si rapide ou inégal
 Contraintes de mise en œuvre :
o Nécessité d'utiliser du bois à taux d'humidité adapté (12-15% pour intérieur)
o Prévoir des jeux de dilatation dans les assemblages
o Protéger le bois pendant le stockage sur chantier
o Adapter les finitions pour limiter les échanges hydriques
 Instabilité dimensionnelle : Complique les assemblages précis, nécessite expertise

2. Durabilité Variable (Attaques Biologiques)

Champignons et Pourriture

 Conditions favorables : Humidité > 20%, température 20-30°C, oxygène


 Dégâts : Décomposition du bois, perte totale de résistance
 Zones à risque : Contacts avec le sol, zones mal ventilées, infiltrations d'eau
 Prévention nécessaire : Conception évitant l'humidité persistante, ventilation,
traitement si nécessaire

Insectes Xylophages (majeur au Burkina Faso)

 Termites : Fléau principal en Afrique de l'Ouest, colonies de millions d'individus


o Attaquent en silence depuis le sol ou l'intérieur
o Peuvent détruire une charpente en quelques années
o Détection difficile jusqu'à dégâts importants
 Capricornes, vrillettes, lyctus : Larves creusent galeries, affaiblissent structure
 Protection indispensable :
o Traitement préventif du bois (autoclave, produits insecticides)
o Barrières physiques et chimiques entre sol et bois
o Inspection régulière
o Traitement curatif coûteux et aléatoire si infestation

Nécessité d'Entretien

 Finitions extérieures : Renouvellement tous les 3-7 ans (peinture, lasure, huile)
 Inspections régulières : Vérifier absence d'attaques, d'humidité, de fissures
 Coût d'entretien : Supérieur à la brique sur le long terme

3. Inflammabilité

 Combustible : Brûle à partir de 270-300°C, classification M3-M4


 Propagation du feu : Peut contribuer à la propagation si non traité
 Perception du risque : Crainte du feu dissuade certains propriétaires/assureurs
 Contraintes réglementaires : Restrictions dans certains contextes (bâtiments publics,
zones urbaines denses)
 Assurances : Primes parfois plus élevées que pour construction en dur

Nuances importantes :
 Le bois massif se comporte mieux au feu que prévu (couche carbonisée protectrice)
 Traitements ignifuges disponibles mais coûteux
 Conception appropriée réduit les risques (pare-feu, détecteurs, extincteurs)

4. Coût Variable et Disponibilité

Au Burkina Faso spécifiquement :

 Déforestation : Ressources forestières sous pression, accès limité


 Bois de qualité rare : Essences durables (teck, iroko) coûteuses et parfois importées
 Bois locaux : Souvent de qualité insuffisante ou mal séchés
 Alternatives : Bois résineux importés = coûts élevés (transport)
 Compétition d'usages : Bois utilisé aussi pour cuisine (charbon), conflits d'usage

Coûts cachés :

 Traitements (anti-termites, ignifuges) : 10-30% du coût du bois


 Main-d'œuvre spécialisée : Charpentiers qualifiés plus rares/chers que maçons
 Entretien régulier sur durée de vie

5. Perception Culturelle Négative

Au Burkina Faso et en Afrique de l'Ouest :

 Symbole de pauvreté : Bois associé à l'habitat précaire, cases traditionnelles


 Aspiration au "moderne" : Brique/béton vus comme signes de réussite sociale
 Manque de prestige : Construction en bois considérée comme temporaire ou de
seconde zone
 Résistance des clients : Difficulté à valoriser architecture bois, même de qualité
 Valeur de revente : Parfois inférieure à construction en dur dans certains marchés

6. Variabilité Naturelle

 Hétérogénéité : Chaque pièce est différente (nœuds, défauts, densité variable)


 Défauts naturels : Nœuds, fentes, poches de résine, piqûres d'insectes
 Tri nécessaire : Sélection et classement du bois selon usage (structure, parement)
 Pertes : Chutes importantes lors de la coupe pour éliminer défauts
 Contrôle qualité exigeant : Nécessite expertise pour identifier bois utilisable
 Incertitude : Difficulté à prévoir comportement exact (contrairement à matériaux
industriels standardisés)

7. Compétences Spécifiques Requises

 Métier exigeant : Charpenterie demande formation longue et expérience


 Calculs complexes : Prise en compte de l'anisotropie, fluage, variations
dimensionnelles
 Assemblages traditionnels : Techniques anciennes (tenons-mortaises, etc.) en voie de
disparition
 Rareté des artisans : Surtout pour bois de qualité, dans certaines régions
 Coût de main-d'œuvre : Main-d'œuvre qualifiée souvent plus chère
 Erreurs coûteuses : Mauvaise mise en œuvre = pathologies graves et réparations
difficiles

8. Limitations Architecturales

 Faible inertie thermique : Contrairement à la brique, ne stocke pas la


chaleur/fraîcheur (peut être un inconvénient en climat très chaud comme au Burkina
Faso)
 Protection nécessaire : Débords de toit importants pour protéger façades
 Grandes portées coûteuses : Au-delà de 6-8m, sections importantes ou bois lamellé-
collé onéreux
 Isolation phonique limitée : Bois seul insuffisant, nécessite compléments
 Moins adapté aux caves : Proximité constante avec humidité du sol problématique

9. Impact Environnemental (si mal géré)

 Déforestation : Exploitation non durable dégrade écosystèmes, biodiversité, sols


 Bois tropicaux : Souvent issus de coupes illégales ou non durables
 Transport : Importation de bois éloignés = empreinte carbone importante
 Traitements chimiques : Produits de préservation toxiques (arsenic, créosote)
polluants
 Absence de certification : Difficulté à tracer origine et durabilité dans certains pays

Solution : Privilégier bois certifiés (FSC, PEFC), essences locales gérées durablement

10. Durée de Vie Potentiellement Limitée

 Sans protection : Bois en extérieur peut se dégrader en 10-20 ans (selon essence et
climat)
 Avec entretien négligé : Durabilité compromise même avec bois initialement traité
 Comparaison : Brique peut durer 100+ ans avec entretien minimal
 Investissement long terme : Incertitude sur pérennité si maintenance n'est pas assurée
 Coût global de possession : Peut dépasser la brique sur 50-100 ans (entretien +
renouvellements)

🧱 LA BRIQUE
✅ AVANTAGES

1. Durabilité Exceptionnelle

 Longévité prouvée : Constructions millénaires toujours debout (ziggurats, muraille de


Chine, aqueducs romains)
 Durée de vie : Facilement 100-150 ans, parfois plusieurs siècles avec bon entretien
 Stabilité dimensionnelle : Ne se déforme pas avec le temps (pas de retrait,
gonflement)
 Résistance au vieillissement : Ne pourrit pas, ne se décompose pas naturellement
 Investissement durable : Amortissement sur très longue période
 Transmission générationnelle : Bâtiment transmissible aux descendants sans
dégradation majeure

2. Résistance au Feu

 Incombustible : Classification A1, ne brûle jamais, ne fond pas


 Barrière coupe-feu : Empêche propagation entre pièces ou bâtiments
 Résistance structurelle : Conserve portance pendant plusieurs heures d'incendie
intense
 Pas de fumées toxiques : Contrairement aux plastiques ou certains matériaux
composites
 Sécurité optimale : Temps d'évacuation largement suffisant
 Primes d'assurance : Souvent réduites pour constructions en matériaux
incombustibles
 Réglementations : Conforme aux exigences les plus strictes (ERP, IGH)

3. Résistance aux Agents Biologiques

 Inertie biologique : N'est pas une nourriture pour organismes vivants


 Pas d'insectes : Termites, capricornes, vrillettes ne s'y attaquent jamais
 Pas de champignons : Aucun risque de pourriture, moisissures sur la brique elle-
même
 Pas de rongeurs : Rats, souris ne peuvent pas ronger ou nicher dans la brique pleine
 Zéro traitement : Pas de produits chimiques nécessaires (économie, santé,
environnement)
 Idéal climat tropical : Aucun souci dans régions à forte pression biologique (Burkina
Faso)

4. Entretien Minimal

 Aucun traitement : Pas de peinture, lasure, produit de préservation à renouveler


 Enduits optionnels : Peuvent rester apparentes ou avec enduit protecteur renouvelé
tous les 20-30 ans
 Pas d'inspection régulière : Pas de risque d'attaque cachée nécessitant vérifications
fréquentes
 Économies long terme : Coût de maintenance très faible sur durée de vie
 Tranquillité d'esprit : "Construit et oublié" pour plusieurs décennies
 Main d'œuvre : Réparations ponctuelles simples, à la portée de tout maçon

5. Inertie Thermique (Confort d'été crucial au Burkina Faso)

Principe physique :

 Masse thermique : Matériau lourd stocke beaucoup de chaleur


 Déphasage : Décalage de plusieurs heures entre température extérieure et intérieure
 Amortissement : Réduction de l'amplitude des variations

Application au climat sahélien :


 Jour : Mur de 30 cm stocke chaleur sans la transmettre immédiatement
 Pic de température (15-16h, 40-45°C) : Chaleur n'atteint intérieur que vers 22-23h
 Nuit (descente à 25-28°C) : Quand chaleur du jour arrive, extérieur déjà refroidi
 Résultat : Intérieur maintenu 5-10°C plus frais que dehors en journée

Optimisation :

 Murs épais : 20-30 cm minimum, idéalement 40 cm pour régions très chaudes


 Masse exposée : Enduits fins ou briques apparentes (pas d'isolants intérieurs qui
coupent inertie)
 Ventilation nocturne : Ouvertures la nuit évacuent chaleur stockée, rechargent
fraîcheur
 Couleur claire : Enduit blanc/crème à l'extérieur réfléchit rayonnement solaire
(jusqu'à 80%)

Économies : Réduit drastiquement besoins en climatisation (jusqu'à 50-70%)

6. Résistance à la Compression Élevée

 Capacité portante : 10-40 MPa selon type, idéal pour murs porteurs
 Bâtiments multi-étages : Possible de construire R+2, R+3 sans structure
complémentaire (avec chaînages)
 Fondations réduites : Pour étage donné, moins de renforcement que structure poteau-
poutre
 Sécurité structurelle : Marge importante entre charge de service et charge de rupture
 Fiabilité : Comportement prévisible, normalisation stricte des matériaux

7. Disponibilité et Coût (au Burkina Faso)

 Matière première abondante : Argile disponible localement dans la plupart des


régions
 Production locale : Briqueteries artisanales et industrielles nombreuses
 Pas d'importation : Réduction des coûts de transport et de la dépendance extérieure
 Économie locale : Création d'emplois, circuits courts
 Coût maîtrisé : Rapport qualité/prix généralement bon
 Pas de fluctuations : Prix stable, peu soumis aux variations de change ou prix
internationaux

8. Simplicité de Mise en Œuvre

 Technique millénaire : Maçonnerie maîtrisée partout, formation accessible


 Main-d'œuvre abondante : Maçons nombreux et formés
 Outillage simple : Truelle, niveau, fil à plomb suffisent pour travaux courants
 Pas de compétences rares : Tout bon maçon peut construire en brique
 Tolérance aux erreurs : Mortier compense petites imprécisions, moins exigeant que
charpente
 Apprentissage rapide : Formation de base en quelques mois pour geste courant
 Autoconstruction possible : Avec conseils, non-professionnel peut réaliser
construction simple
9. Acceptation Culturelle et Sociale

Au Burkina Faso et Afrique de l'Ouest :

 Symbole de réussite : Construction en dur = prospérité, stabilité sociale


 Modernité : Perçue comme construction "sérieuse", pérenne
 Prestige : Valorisation sociale immédiate
 Valeur immobilière : Meilleure revente, acceptation par les banques pour prêts
 Assurance qualité : Clients rassurés par solidité apparente
 Normes locales : Conforme aux attentes et standards établis

10. Résistance aux Intempéries

 Imperméabilité : Brique cuite résiste bien à la pluie (surtout si enduite)


 Pas de déformation : Pluie, soleil, vent n'altèrent pas la forme
 Résistance mécanique : Grêle, projections, chocs modérés sans dommage
 Pas de pourrissement : Humidité prolongée sans conséquence sur intégrité
 Durabilité extérieure : Idéale pour façades exposées sans protection
 Ventilation inutile : Pas besoin de ventiler comme le bois

11. Résistance Chimique

 Atmosphères polluées : Bonne tenue face aux gaz, poussières urbaines


 Acides faibles : Résiste aux pluies légèrement acides
 Produits ménagers : Nettoyage sans dégradation
 Stabilité : Ne réagit pas avec la plupart des substances courantes
 Durabilité urbaine : Adaptée aux environnements industriels ou pollués

12. Isolation Acoustique

 Masse : Matériau lourd atténue bien les sons aériens


 Transmission réduite : Mur de 20 cm = affaiblissement acoustique de 45-50 dB
 Bruits extérieurs : Excellente protection contre trafic, voisinage bruyant
 Intimité : Bonne isolation entre pièces et entre logements mitoyens
 Amélioration possible : Doublage avec laine minérale pour performance maximale

❌ INCONVÉNIENTS

1. Poids Élevé

 Densité importante : 1,6-2,0 g/cm³ (brique pleine), 5 à 6 fois plus lourd que le bois
 Fondations renforcées : Nécessite fondations profondes et dimensionnées pour
charge importante
o Fouilles plus larges et profondes (+30-50% vs bois)
o Ferraillage plus conséquent
o Coût des fondations : 20-30% du gros œuvre (vs 10-15% pour bois)
 Contraintes de sol : Inadapté aux sols de faible portance sans renforcement coûteux
 Transport : Coût élevé, camions limités par tonnage (25-30 tonnes max)
 Manutention : Charges lourdes, risques TMS pour ouvriers, équipement nécessaire
pour éléments préfabriqués
 Surélévation difficile : Ajouter étage nécessite vérifier capacité portante existante,
renforcements souvent nécessaires

2. Faible Isolation Thermique

 Conductivité élevée : 0,6-1,0 W/m·K (brique pleine), conduit 3-5 fois plus que le bois
 Ponts thermiques : Mortier de joints conduit encore plus (1,4 W/m·K), crée fuites
thermiques
 Murs épais nécessaires : 30-40 cm pour isolation comparable à 15 cm de bois
 Solution onéreuse : Ajout d'isolant (polystyrène, laine minérale) augmente coût 15-
25%
 Problème en climat froid : Chaleur s'échappe facilement, factures de chauffage
élevées
 Condensation : Risque dans murs non isolés en climat humide (apparition de
moisissures)

Paradoxe au Burkina Faso :

 L'inertie thermique compense en partie ce défaut en climat chaud sec


 Mais murs fins (10-15 cm) parfois construits = mauvaise isolation ET mauvaise inertie
 Économie initiale = inconfort et surcoût énergétique ultérieur

3. Résistance à la Traction et Flexion Faible

 Fragilité : 1-3 MPa en traction, 10-20 fois moins qu'en compression


 Impossibilité : Pas d'éléments horizontaux (poutres, linteaux) en brique seule
 Nécessité absolue :
o Chaînages béton armé : Horizontaux (tous les 3-4 rangs ou à chaque niveau)
et verticaux (angles, intersections, encadrements)
o Linteaux BA : Au-dessus de toutes ouvertures (portes, fenêtres)
o Coût supplémentaire : 15-20% du gros œuvre
 Fissuration : Apparaît facilement si tassements différentiels, dilatations, ou absence
de chaînages
 Parasismique exigeant : En zone sismique, dimensionnement des chaînages critique
et coûteux

4. Temps de Construction Plus Long

 Montage progressif : Brique par brique, rang par rang (contrairement à éléments
préfabriqués en bois)
 Séchage obligatoire : Mortier nécessite 24-48h entre niveaux, 21-28 jours pour
résistance finale
 Conditions météo :
o Pluie interrompt travaux (mortier emporté, briques saturées)
o Chaleur excessive : séchage trop rapide, fissures dans mortier
o Humidité : retard de séchage, moisissures
 Occupation retardée : 4-8 semaines après fin gros œuvre avant enduits et finitions
 Planning : Projet de 100 m² = 3-6 mois vs 1-3 mois en bois
 Coût financier : Immobilisation prolongée, intérêts sur prêt si construction financée

5. Sensibilité aux Tassements Différentiels

 Matériau rigide : Ne tolère pas les mouvements de fondations


 Fissuration : Apparaît rapidement si tassement inégal (même 1-2 mm suffit)
 Sols à risque : Argiles gonflantes, remblais récents, zones humides, sols hétérogènes
 Prévention coûteuse :
o Étude de sol obligatoire (50 000-200 000 FCFA)
o Fondations adaptées (semelles filantes, radier, micropieux)
o Joints de rupture dans long bâtiments
o Drainage périmétrique
 Réparations difficiles : Fissures traversantes nécessitent reprises en sous-œuvre,
agrafages, très coûteux

6. Faible Performance Sismique (sans renfort)

 Masse élevée : Forces sismiques proportionnelles au poids, brique génère grandes


forces d'inertie
 Fragilité : Rupture brutale sous contraintes de traction/cisaillement
 Effondrement : Murs non chaînés s'effondrent totalement en bloc
 Bilan humain : Maçonnerie non armée = cause principale de décès lors de séismes
 Solutions exigeantes :
o Chaînages horizontaux et verticaux en BA tous les 3-4 m
o Fondations rigides solidaires (longrines, semelles filantes)
o Limitation hauteur/élancement des murs
o Ferraillage important (jusqu'à 50 kg/m³ de béton)
o Coût supplémentaire : 30-50% en zone sismique forte
 Expertise nécessaire : Calculs parasismiques, plans par ingénieur structure

7. Absorption d'Eau (Capillarité)

 Porosité : 15-30%, briques artisanales souvent > 20%


 Capillarité : L'eau remonte par les pores, parfois jusqu'à 1-2 mètres de hauteur
 **Hum

Réessayer
J

différents types de bois et briques

DIFFÉRENTS TYPES DE BOIS ET


BRIQUES

🌲 LES TYPES DE BOIS


Le bois se classe selon plusieurs critères : l'origine botanique (essence), les propriétés
physiques, et l'usage.

A. CLASSIFICATION SELON LA DURETÉ

1. BOIS TENDRES (Résineux)

Caractéristiques générales :

 Densité : 0,3-0,6 g/cm³


 Croissance rapide (20-50 ans)
 Structure simple, fibres droites
 Nombreux canaux résinifères
 Facilité d'usinage
 Résistance mécanique modérée
 Durabilité naturelle faible à moyenne

Principales essences :

PIN (Pinus spp.)

 Pin sylvestre : Couleur jaune-rosé, nœuds nombreux, résistance moyenne (30-40 MPa
compression)
 Pin maritime : Résine abondante, aubier large, utilisé pour charpente courante
 Pin Douglas : Plus dense (0,5-0,6 g/cm³), durabilité classe 3, excellent pour charpente
et menuiserie extérieure
 Usages : Charpentes, menuiseries, palettes, coffrage, pâte à papier
 Traitements : Nécessite traitement autoclave pour usage extérieur
 Disponibilité BF : Importé (Europe, Amérique du Nord)
 Prix : Modéré

SAPIN (Abies spp.)

 Couleur : Blanc à blanc-jaunâtre, sans canaux résinifères visibles


 Densité : 0,4-0,45 g/cm³
 Aspect : Bois clair, homogène, peu de nœuds si qualité choisie
 Résistance : Comparable au pin mais plus léger
 Usages : Menuiserie intérieure, charpente légère, emballage
 Inconvénient : Très sensible humidité, durabilité classe 4-5
 Disponibilité BF : Importé
 Prix : Modéré

ÉPICÉA (Picea spp.)

 Similaire au sapin mais légèrement plus dense (0,45 g/cm³)


 Résistance mécanique bonne pour son poids
 Fibre droite, facile à travailler
 Usages : Charpente, menuiserie, contreplaqués, bois de lutherie (violons, pianos)
 Durabilité : Classe 4 (traitement obligatoire en extérieur)
 Disponibilité BF : Importé
 Prix : Modéré

CÈDRE (Cedrus, Thuja)

 Cèdre rouge : Couleur rouge-brun caractéristique, odeur aromatique


 Densité : 0,35-0,45 g/cm³ (très léger)
 Durabilité naturelle : Classe 2-3 (excellente pour résineux)
 Résistance aux insectes : Bonne grâce aux huiles essentielles
 Stabilité dimensionnelle : Excellente, peu de retrait
 Usages : Bardages, terrasses, mobilier extérieur, bardeaux
 Prix : Élevé
 Disponibilité BF : Rare, importé

MÉLÈZE (Larix)

 Densité : 0,55-0,65 g/cm³ (résineux le plus dense)


 Durabilité : Classe 3 (bonne)
 Résistance mécanique : Supérieure aux autres résineux
 Couleur : Jaune-brun à rouge-brun
 Usages : Charpente, menuiserie extérieure, bardages
 Avantage : Peut être utilisé sans traitement en extérieur (sous abri)
 Disponibilité BF : Très rare, importé
 Prix : Élevé pour un résineux

2. BOIS MI-DURS (Feuillus légers à moyens)

Caractéristiques générales :

 Densité : 0,5-0,7 g/cm³


 Croissance modérée
 Bon compromis poids/résistance
 Usinage facile à moyen
 Durabilité variable

TECK (Tectona grandis) ⭐ Important au Burkina Faso

 Origine : Asie du Sud-Est, plantations en Afrique de l'Ouest


 Densité : 0,55-0,7 g/cm³
 Couleur : Brun doré vieillissant en gris argenté
 Durabilité : Classe 1 (très durable, > 25 ans en extérieur)
 Huiles naturelles : Repoussent insectes et champignons
 Stabilité dimensionnelle : Excellente, faible retrait (2-3%)
 Résistance mécanique : Bonne (compression 50-55 MPa)
 Usages : Menuiserie extérieure, terrasses, mobilier de jardin, pont de bateaux,
charpente de qualité
 Disponibilité BF : Production locale (plantations), mais coûteuse
 Prix : Élevé (150 000-300 000 FCFA/m³)
 Avantage BF : Essence de luxe valorisant construction

ACAJOU (Khaya spp., Swietenia spp.)

 Origine : Afrique tropicale, Amérique centrale


 Densité : 0,5-0,65 g/cm³
 Couleur : Rouge-brun, très décorative
 Grain : Fin, texture homogène
 Durabilité : Classe 2-3 selon espèce
 Usinage : Excellent, finition parfaite
 Usages : Menuiserie haut de gamme, ameublement, placage décoratif, instruments de
musique
 Disponibilité BF : Importé (Ghana, Côte d'Ivoire), ressource en déclin
 Prix : Élevé
 Problème : Exploitation souvent non durable

IROKO (Milicia excelsa) ⭐ Important en Afrique de l'Ouest

 Origine : Afrique tropicale


 Densité : 0,6-0,7 g/cm³
 Couleur : Jaune-brun à brun foncé
 Durabilité : Classe 1-2 (très durable)
 Surnommé : "Teck africain" (propriétés similaires)
 Résistance : Excellente aux insectes, champignons, humidité
 Stabilité : Très bonne
 Usages : Menuiserie extérieure, charpente, parquets, mobilier, construction navale
 Disponibilité BF : Ressource régionale (pays voisins), mais surexploité
 Prix : Élevé (120 000-250 000 FCFA/m³)
 Avantage : Alternative locale au teck

FRAMIRÉ (Terminalia ivorensis)

 Origine : Afrique de l'Ouest


 Densité : 0,5-0,55 g/cm³
 Couleur : Jaune pâle à brun clair
 Durabilité : Classe 4 (faible, traitement nécessaire)
 Facilité d'usinage : Excellente
 Usages : Menuiserie intérieure, ameublement, contreplaqué
 Disponibilité BF : Importé (Côte d'Ivoire, Ghana)
 Prix : Modéré

SAMBA (Triplochiton scleroxylon)

 Origine : Afrique de l'Ouest et Centrale


 Densité : 0,35-0,45 g/cm³ (léger)
 Couleur : Blanc-crème à jaune pâle
 Durabilité : Classe 5 (très faible, usage intérieur uniquement)
 Facilité de travail : Excellente, se scie et colle facilement
 Usages : Menuiserie intérieure, ameublement courant, emballages, contreplaqué d'âme
 Disponibilité BF : Importé
 Prix : Économique

3. BOIS DURS (Feuillus denses)

Caractéristiques générales :

 Densité : 0,7-1,2 g/cm³


 Croissance lente (50-100+ ans)
 Résistance mécanique élevée
 Durabilité généralement bonne à excellente
 Usinage difficile, nécessite outils affûtés
 Prix élevé

CHÊNE (Quercus spp.)

 Origine : Europe, Amérique du Nord


 Densité : 0,65-0,75 g/cm³
 Couleur : Brun clair, grain prononcé avec larges rayons médullaires
 Durabilité : Classe 2 (durable, 15-25 ans)
 Résistance mécanique : Excellente (compression 55-60 MPa)
 Tanins : Protection naturelle, mais peut corroder métaux ferreux non protégés
 Usages : Charpente traditionnelle, menuiserie haut de gamme, parquets, tonnellerie,
ameublement
 Disponibilité BF : Très rare, importé
 Prix : Très élevé

DOUSSIÉ (Afzelia spp.)

 Origine : Afrique tropicale


 Densité : 0,75-0,85 g/cm³
 Couleur : Brun-rouge foncé, très esthétique
 Durabilité : Classe 1-2 (très durable)
 Résistance mécanique : Très élevée (compression 65-70 MPa)
 Stabilité : Excellente, retrait faible
 Usages : Parquets haut de gamme, terrasses, menuiserie extérieure, charpente,
mobilier
 Disponibilité BF : Importé (pays voisins), ressource menacée
 Prix : Très élevé (200 000-350 000 FCFA/m³)

AZOBÉ (Lophira alata)

 Origine : Afrique centrale et de l'Ouest


 Densité : 1,0-1,1 g/cm³ (très lourd)
 Couleur : Brun-rouge très foncé
 Durabilité : Classe 1 (très durable, > 25 ans même en contact avec sol/eau)
 Résistance mécanique : Exceptionnelle (compression 75-85 MPa)
 Dureté : Très élevée, usinage difficile
 Usages : Structures lourdes, ponts, quais, traverses de chemin de fer, poteaux
électriques, pilotis
 Particularité : Un des bois les plus denses et durables au monde
 Disponibilité BF : Rare, importé
 Prix : Très élevé
 Inconvénient : Poids important (difficile à manutentionner), usinage très difficile

ÉBÈNE (Diospyros spp.)

 Origine : Afrique, Madagascar, Asie


 Densité : 1,0-1,3 g/cm³ (très lourd, peut couler dans l'eau)
 Couleur : Noir profond (ébène noir), brun strié (ébène marbré)
 Durabilité : Classe 1
 Dureté : Exceptionnelle
 Usages : Marqueterie, sculpture, instruments de musique (touches de piano, pièces
d'échecs), objets de luxe
 Disponibilité BF : Extrêmement rare
 Prix : Exorbitant (vendu au kg)
 Problème : Ressource quasi épuisée, commerce très réglementé (CITES)

KARITÉ (Vitellaria paradoxa) ⭐ Essence locale Burkina Faso

 Origine : Savane sahélienne


 Densité : 0,7-0,8 g/cm³
 Couleur : Brun-rosé à rouge
 Durabilité : Classe 2-3
 Usages : Bois d'œuvre local (charpente, ameublement rustique), bois de chauffe, mais
surtout valorisé pour ses noix (beurre de karité)
 Disponibilité BF : Ressource locale, mais arbre protégé
 Problème : Difficile à sécher (fentes), exploitation limitée pour préserver production
de beurre
 Prix : Variable selon usage

**NÉ NÉRÉ (Parkia biglobosa) ⭐ Essence locale Burkina Faso

 Origine : Savane sahélienne


 Densité : 0,65-0,75 g/cm³
 Couleur : Brun clair à rougeâtre
 Durabilité : Classe 3
 Usages : Bois d'œuvre local (charpente, menuiserie), mortiers traditionnels, bois de
chauffe, mais surtout valorisé pour ses graines (soumbala/condiment)
 Disponibilité BF : Ressource locale, arbre protégé
 Prix : Variable
 Problème : Exploitation limitée pour préserver production alimentaire

B. CLASSIFICATION SELON L'USAGE

1. BOIS DE CHARPENTE
Critères requis :

 Résistance mécanique élevée (compression, flexion)


 Disponibilité en grandes dimensions
 Rapport qualité/prix acceptable
 Facilité d'approvisionnement

Essences recommandées :

 Résineux : Pin Douglas, épicéa, sapin (traité)


 Feuillus : Chêne, doussié, iroko, teck
 Au Burkina Faso : Teck (charpente de qualité), iroko, bois locaux traités

Sections typiques :

 Chevrons : 63×75 mm, 75×100 mm


 Pannes : 75×200 mm, 100×225 mm
 Fermes : 75×225 mm, 100×300 mm

2. BOIS DE MENUISERIE INTÉRIEURE

Critères requis :

 Stabilité dimensionnelle
 Facilité d'usinage
 Aspect esthétique
 Finition de qualité

Essences recommandées :

 Courante : Pin, sapin, samba, framiré


 Qualité : Acajou, teck, chêne
 Haut de gamme : Noyer, merisier, palissandre

Usages : Portes intérieures, plinthes, escaliers, lambris, placards

3. BOIS DE MENUISERIE EXTÉRIEURE

Critères requis :

 Durabilité naturelle classe 1-3


 Stabilité dimensionnelle excellente
 Résistance UV, humidité, insectes

Essences recommandées :

 Excellentes : Teck, iroko, doussié, azobé


 Bonnes (traitées) : Pin Douglas, mélèze, cèdre rouge
 Au Burkina Faso : Teck (idéal), iroko
Usages : Portes, fenêtres, volets, bardages, terrasses

4. BOIS DE PARQUET

Critères requis :

 Dureté élevée (résistance à l'usure)


 Stabilité dimensionnelle
 Esthétique

Essences recommandées :

 Tradition : Chêne (référence), hêtre


 Tropical : Doussié, teck, iroko, jatoba, merbau
 Exotique : Wengé, padouk, bambou

Types :

 Massif : 14-23 mm d'épaisseur, durable, peut être poncé plusieurs fois


 Contrecollé : 10-15 mm, couche d'usure 2,5-6 mm, stable
 Stratifié : Imitation bois, économique, moins noble

5. BOIS D'AMEUBLEMENT

Massif :

 Économique : Pin, sapin, samba


 Moyen : Hêtre, frêne, framiré
 Haut de gamme : Chêne, noyer, acajou, teck

Contreplaqué/Panneaux :

 Âme : Bois tendre (peuplier, samba)


 Placage : Essence noble (0,6-3 mm)
 Avantage : Stabilité, grandes dimensions, économie

6. BOIS DE STRUCTURE (CLT, Lamellé-Collé)

Bois Lamellé-Collé (BLC) :

 Lamelles de 20-45 mm collées à contrefils


 Dimensions importantes possibles (> 20 m)
 Résistance homogène, défauts éliminés
 Essences : Épicéa, pin, douglas
 Usages : Poutres portée importante, arcs, structures audacieuses

CLT (Cross-Laminated Timber) :

 Panneaux multicouches croisés (3-7 plis)


 Épaisseur : 60-300 mm
 Usage : Murs, planchers, immeubles bois
 Avantage : Préfabrication, rapidité montage

Non disponible au BF : Technologies industrielles, importation prohibitive

C. BOIS MODIFIÉS ET COMPOSITES

1. BOIS TRAITÉ PAR AUTOCLAVE

Procédé :

 Imprégnation sous pression de produits préservateurs


 Pénétration profonde (10-25 mm)
 Protection contre insectes, champignons

Classes d'emploi :

 Classe 2 : Intérieur, humidité occasionnelle


 Classe 3 : Extérieur sous abri, humidité fréquente
 Classe 4 : Extérieur, contact eau/sol

Produits :

 CCA (cuivre-chrome-arsenic) : Interdit UE, encore utilisé ailleurs


 Sels de cuivre sans arsenic (plus écologiques)
 Produits organiques (triazole, azole)

Essences traitées : Pin, épicéa, sapin Disponibilité BF : Importé, coût élevé

2. BOIS THERMO-TRAITÉ

Procédé :

 Chauffage 180-230°C sous atmosphère contrôlée


 Modification chimique du bois
 Sans produits chimiques

Avantages :

 Durabilité accrue (classe 1-3)


 Stabilité dimensionnelle améliorée
 Couleur brun uniforme
 Écologique

Inconvénients :

 Fragilisation (perte 10-30% résistance)


 Coût élevé
 Couleur non modifiable (pas de peinture claire)

Disponibilité BF : Inexistant localement

3. BOIS COMPOSITE (WPC - Wood Plastic Composite)

Composition :

 50-70% farine de bois


 30-50% polymères (PE, PP, PVC)
 Additifs (UV, colorants)

Avantages :

 Imputrescible
 Sans entretien
 Résistance insectes/champignons
 Recyclable

Inconvénients :

 Aspect plastique
 Dilatation thermique importante
 Coût élevé
 Pas structurel

Usages : Terrasses, clôtures, mobilier extérieur Disponibilité BF : Importé, très cher

4. CONTREPLAQUÉ

Types :

 Intérieur (INT) : Colle urée-formaldéhyde


 Extérieur (EXT) : Colle phénol-formaldéhyde (résistant eau)
 Marine : EXT + essences durables + qualité supérieure

Épaisseurs : 3-40 mm (plis impairs : 3, 5, 7, 9...) Usages : Coffrage, mobilier, planchers,


cloisons Disponibilité BF : Importé (Chine, Europe)

5. OSB (Oriented Strand Board)

Composition :

 Copeaux orientés collés sous pression


 3 couches croisées

Classes :

 OSB 2 : Usage intérieur sec


 OSB 3 : Usage structurel, humidité occasionnelle
 OSB 4 : Charges lourdes, humidité

Usages : Planchers, murs, toiture, emballage Avantages : Économique, résistant


Disponibilité BF : Rare, importé

6. PANNEAU DE PARTICULES / MDF

Particules :

 Copeaux et sciure compressés


 Densité : 600-750 kg/m³
 Usage : Ameublement économique, support de revêtement

MDF (Medium Density Fiberboard) :

 Fibres de bois très fines


 Surface lisse, parfaite pour peinture
 Densité : 700-900 kg/m³
 Usage : Portes moulurées, ameublement, placards

Inconvénients :

 Sensibilité humidité
 Pas d'usage structurel
 Émissions formaldéhyde (choisir classe E1 ou E0)

Disponibilité BF : MDF importé disponible pour ameublement

🧱 LES TYPES DE BRIQUES


La brique se classe selon la fabrication, la forme, la densité, et l'usage.

A. CLASSIFICATION SELON LA FABRICATION

1. BRIQUES ARTISANALES (COURANTES AU BURKINA FASO)

Procédé :

 Argile locale extraite manuellement


 Malaxage avec eau, parfois ajout de sable/paille
 Moulage manuel dans cadres en bois
 Séchage au soleil 1-3 semaines
 Cuisson en four traditionnel (meules) ou four semi-moderne

Caractéristiques :
 Dimensions variables : 20×10×5 cm à 25×12×6 cm
 Poids : 2,5-3,5 kg
 Résistance : 5-15 MPa (très variable)
 Absorption d'eau : 15-25% (souvent élevée)
 Couleur : Rouge-orangé à brun selon argile
 Surface : Irrégulière, traces de moulage

Avantages :

 Prix bas : 80-150 FCFA/pièce


 Disponibilité locale : Production partout au BF
 Emploi local : Artisans nombreux
 Pas d'équipement coûteux

Inconvénients :

 Qualité inégale : Cuisson incomplète fréquente


 Résistance variable : Tri nécessaire
 Absorption élevée : Problèmes d'humidité
 Dimensions imprécises : Joints épais nécessaires
 Casse importante : 5-10% lors transport/manutention

Amélioration possible :

 Sélection argile de qualité


 Dosage eau précis
 Cuisson contrôlée (four moderne)
 Test de résistance systématique

2. BRIQUES INDUSTRIELLES

Procédé :

 Argile sélectionnée et homogénéisée


 Broyage, mélange mécanique
 Extrusion (filière) ou pressage
 Séchage contrôlé en séchoir (48-72h, 40-80°C)
 Cuisson en four tunnel (18-40h, 900-1100°C)

Caractéristiques :

 Dimensions normalisées : 20×10×5 cm, 22×10,5×5,5 cm


 Tolérance : ± 2-3 mm
 Résistance : 15-30 MPa (homogène)
 Absorption : 8-15%
 Couleur : Uniforme
 Surface : Lisse, arêtes vives

Avantages :
 Qualité constante : Production contrôlée
 Résistance certifiée : Tests en laboratoire
 Dimensions précises : Joints fins, économie mortier
 Durabilité : Cuisson optimale
 Esthétique : Aspect soigné

Inconvénients :

 Prix élevé : 200-350 FCFA/pièce (BF)


 Disponibilité limitée : Quelques usines (Ouaga, Bobo)
 Transport : Coût si chantier éloigné

Disponibilité BF :

 SOFAB (Bobo-Dioulasso)
 Briqueterie de Ouagadougou
 Production insuffisante, importation depuis Côte d'Ivoire/Ghana

B. CLASSIFICATION SELON LA FORME

1. BRIQUES PLEINES

Description :

 Bloc massif sans perforation


 Poids : 3-4 kg (selon dimensions)
 Densité : 1,6-2,0 g/cm³

Dimensions courantes :

 22×10,5×5,5 cm (norme européenne)


 20×10×5 cm (courante Afrique)
 21×10×6 cm (variante)

Propriétés :

 Résistance compression : 15-25 MPa (industrielle), 5-15 MPa (artisanale)


 Isolation thermique : Faible (λ = 0,8-1,0 W/m·K)
 Inertie thermique : Élevée (idéal climat chaud)
 Isolation phonique : Excellente (50+ dB pour 20 cm)
 Résistance au feu : Excellente (REI 240+)

Usages :

 Murs porteurs : Idéal pour charges importantes


 Fondations : Base stable
 Poteaux : En remplacement du béton armé (avec chaînages)
 Murs coupe-feu : Sécurité incendie
 Façades apparentes : Esthétique traditionnelle

Avantages :

 Résistance maximale
 Durabilité exceptionnelle
 Inertie thermique forte
 Aspect massif, rassurant

Inconvénients :

 Poids élevé (fondations renforcées)


 Mauvaise isolation thermique (murs épais nécessaires)
 Prix au m² élevé
 Manipulation pénible

Disponibilité BF : Très courante (artisanale surtout)

2. BRIQUES CREUSES / PERFORÉES

Description :

 Alvéoles verticales (40-60% de vides)


 Formes variables : rectangulaires, rondes
 Poids : 1,5-2,5 kg
 Densité apparente : 0,8-1,3 g/cm³

Dimensions courantes :

 20×10×20 cm, 20×15×20 cm, 20×20×20 cm


 Épaisseurs : 10, 15, 20 cm

Propriétés :

 Résistance compression : 10-20 MPa (selon % vides et qualité)


 Isolation thermique : Moyenne (λ = 0,4-0,6 W/m·K)
 Inertie : Moyenne
 Isolation phonique : Moyenne (35-45 dB)

Types :

Briques à 6-8 alvéoles (standard) :

 Usage courant pour murs porteurs R+1


 Compromis résistance/légèreté

Briques à 12-16 alvéoles (haute performance thermique) :

 Air emprisonné améliore isolation


 Usage : Murs non porteurs, cloisons épaisses
Briques de 15-20 cm d'épaisseur :

 Murs extérieurs (porteurs ou non)


 Isolation et inertie améliorées

Briques de 5-10 cm d'épaisseur :

 Cloisons intérieures
 Légères, rapides à monter

Usages :

 Murs porteurs (R+0 à R+2)


 Murs de remplissage (ossature BA)
 Cloisons
 Murs d'élévation courants

Avantages :

 Légères : Manipulation aisée, fondations réduites


 Économie : Moins de matière, moins de transport
 Rapidité : Pose plus rapide (unités plus grandes)
 Isolation améliorée : Air = bon isolant
 Accrochage : Enduits et fixations tiennent bien

Inconvénients :

 Résistance réduite vs pleine


 Moins d'inertie thermique
 Fragiles aux chocs
 Découpe difficile (fragilisation)

Disponibilité BF : Industrielles (Ouaga, Bobo), importées

3. BRIQUES DE PAREMENT (Façade)

Description :

 Briques de qualité supérieure pour aspect extérieur


 Une ou plusieurs faces apparentes soignées
 Cuisson à haute température (bonne durabilité)

Caractéristiques :

 Absorption eau : < 10% (résistance gel/intempéries)


 Résistance : 20-30 MPa
 Couleur : Rouge, ocre, brun, noir (selon argile et cuisson)
 Texture : Lisse, grenée, rustique, sablée

Types :
Briques pressées :

 Surface très lisse


 Dimensions précises
 Aspect contemporain

Briques moulées main (aspect traditionnel) :

 Surface irrégulière
 Charme rustique
 Haut de gamme

Briques émaillées/vernissées :

 Couche vitreuse colorée


 Imperméables
 Décoratives (frises, motifs)

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DIFFÉRENTS TYPES DE BOIS ET


BRIQUES (SUITE)

🧱 LES TYPES DE BRIQUES (SUITE)


B. CLASSIFICATION SELON LA FORME (SUITE)

3. BRIQUES DE PAREMENT (Façade) - SUITE

Usages :

 Façades apparentes (sans enduit)


 Soubassements
 Murets décoratifs
 Cheminées extérieures
 Arcs et voûtes apparentes

Avantages :

 Esthétique : Beauté naturelle, pas d'entretien peinture


 Durabilité : Résistance exceptionnelle aux intempéries
 Variété : Nombreux coloris, textures, formats
 Valorisation : Plus-value architecturale
 Sans entretien : Nettoyage occasionnel suffit

Inconvénients :

 Prix élevé : 300-800 FCFA/pièce selon qualité


 Mise en œuvre exigeante : Joints réguliers, alignement parfait
 Disponibilité BF : Très rare, importation coûteuse

Appareillages décoratifs :

 À la française : Alternance boutisses (bout visible) et panneresses (longueur visible)


sur même rang
 Anglais : Rangs alternés de boutisses et panneresses
 Flamand : Alternance boutisse/panneresse sur chaque rang
 En chevrons : Disposition en V, très décoratif
 À joints croisés : Le plus simple, joints verticaux décalés

4. BRIQUES RÉFRACTAIRES

Description :

 Argiles spéciales riches en alumine et silice


 Cuisson à très haute température (1200-1400°C)
 Résistance thermique exceptionnelle

Caractéristiques :

 Résistance température : 1200-1800°C selon type


 Densité : 1,9-2,3 g/cm³
 Résistance compression : 30-50 MPa
 Conductivité thermique : Faible malgré densité
 Couleur : Jaune pâle à beige

Types :

Réfractaires normales (1200-1400°C) :

 Argile chamottée (argile + chamotte = argile cuite broyée)


 Usage : Foyers domestiques, barbecues

Réfractaires haute température (1400-1600°C) :

 Argile + forte teneur alumine (35-45%)


 Usage : Fours industriels, fonderies

Réfractaires spéciales (1600-1800°C) :


 Alumine pure, silice fondue, carbure
 Usage : Sidérurgie, verrerie, céramique industrielle

Usages :

 Foyers de cheminées : Résistance flammes directes


 Fours à pain : Conservation chaleur
 Barbecues maçonnés : Durabilité
 Poêles de masse : Accumulation/restitution chaleur
 Fours industriels : Métallurgie, céramique
 Incinérateurs : Températures extrêmes

Avantages :

 Résistance thermique extrême


 Accumulation de chaleur
 Longévité en conditions difficiles
 Résistance aux chocs thermiques

Inconvénients :

 Prix élevé : 500-2000 FCFA/pièce


 Poids important
 Usinage difficile (coupe à la disque diamant)
 Disponibilité BF : Très rare, importation nécessaire

Disponibilité BF : Quasi inexistante, commande spéciale depuis Europe/Asie

5. BRIQUES DE CLINKER

Description :

 Argile cuite à très haute température (1200°C) jusqu'à vitrification partielle


 Surcuisson volontaire créant surface vitreuse

Caractéristiques :

 Densité : 2,0-2,2 g/cm³ (très dense)


 Absorption eau : < 5% (quasi imperméable)
 Résistance compression : 40-60 MPa
 Résistance gel/dégel : Excellente
 Couleur : Brun foncé, noir, bleuté (flammes)
 Aspect : Vitrifié, brillant par endroits

Usages :

 Pavés de rue (Europe du Nord)


 Soubassements zones très humides
 Façades exposées climat rigoureux
 Éléments décoratifs (contraste couleur)
Avantages :

 Durabilité maximale (siècles)


 Imperméabilité
 Résistance usure exceptionnelle
 Esthétique unique

Inconvénients :

 Prix très élevé


 Poids important
 Peu disponible

Disponibilité BF : Inexistante (climat ne justifie pas)

6. BRIQUES SILICO-CALCAIRES

Description :

 Mélange sable (90%) + chaux (10%)


 Pressage haute pression
 Durcissement en autoclave (vapeur 200°C, 16 bars, 8-12h)
 Pas de cuisson traditionnelle

Caractéristiques :

 Densité : 1,8-2,0 g/cm³


 Résistance : 20-30 MPa
 Couleur : Blanc/gris clair (pas de cuisson = pas de coloration)
 Dimensions précises : ± 1 mm
 Absorption : 10-15%
 Régulation humidité : Très bonne

Formats :

 Blocs 50×25×20 cm (gros format)


 Briques classiques 24×11,5×7,1 cm

Usages :

 Murs porteurs
 Cloisons
 Isolation phonique excellente (densité)
 Construction écologique (peu énergie vs cuisson)

Avantages :

 Couleur claire naturelle (esthétique moderne)


 Dimensions très précises (joints minces)
 Bonne régulation hygroscopique
 Isolation phonique excellente
 Résistance au feu
 Production moins polluante (pas de cuisson)

Inconvénients :

 Isolation thermique moyenne


 Sensibilité aux intempéries (façade à protéger)
 Nécessite autoclave (investissement industriel)
 Esthétique limitée (blanc/gris uniquement)

Disponibilité BF : Inexistante (technologie non implantée)

C. CLASSIFICATION SELON LA DENSITÉ

1. BRIQUES LOURDES / PLEINES

Densité : 1,6-2,2 g/cm³ Types : Briques pleines, clinker, réfractaires Usage : Structures
portantes, fondations, inertie thermique Avantages : Résistance maximale, inertie élevée,
durabilité Inconvénients : Poids, mauvaise isolation thermique, coût transport

2. BRIQUES MOYENNES / PERFORÉES

Densité : 0,8-1,3 g/cm³ Types : Briques creuses standard (40-60% vides) Usage : Murs
porteurs courants, élévation Avantages : Compromis résistance/poids/isolation
Inconvénients : Inertie et isolation moyennes

3. BRIQUES LÉGÈRES / ISOLANTES

Description :

 Incorporation d'éléments créant porosité (sciure, billes polystyrène, perlite)


 Cuisson consomme inclusions organiques = vides
 Alvéoles nombreuses et fines

Densité : 0,4-0,8 g/cm³

Caractéristiques :

 Résistance : 5-12 MPa (structurel limité)


 Isolation thermique : Excellente (λ = 0,15-0,35 W/m·K)
 Absorption eau : Variable (15-25%)

Types :

Brique monomur :

 Épaisseur 30-40 cm
 Pose à joints minces (1-3 mm)
 Mur autoporteur + isolant en un seul élément
 Système de montage emboîtement (languette/rainure)

Brique à isolation renforcée :

 Alvéoles remplies isolant (laine de roche, perlite)


 Performance thermique optimisée

Usages :

 Murs extérieurs basse consommation énergétique


 Constructions écologiques
 Maisons passives

Avantages :

 Isolation thermique exceptionnelle : Mur de 37,5 cm = RT 2012 sans isolant


complémentaire
 Rapidité pose : Blocs grands formats
 Régulation hygrométrique : Confort intérieur
 Écologique : Terre cuite naturelle
 Gain surface : Mur moins épais vs brique + isolant

Inconvénients :

 Prix très élevé : 30-50% plus cher que brique creuse


 Résistance limitée (R+1 max sans renfort)
 Fragile (découpe délicate)
 Mise en œuvre technique (joints minces, précision)
 Disponibilité BF : Inexistante

Disponibilité BF : Non produite, importation prohibitive

D. CLASSIFICATION SELON L'USAGE

1. BRIQUES DE STRUCTURE / PORTEUSES

Critères :

 Résistance compression ≥ 15 MPa


 Dimensions adaptées à la maçonnerie
 Durabilité classe 1-2

Types adaptés :

 Briques pleines industrielles (idéal)


 Briques creuses résistantes
 Briques pleines artisanales sélectionnées

Usages :

 Murs porteurs R+0 à R+3


 Poteaux maçonnés (avec chaînages BA)
 Fondations hors-sol
 Soubassements

Au Burkina Faso :

 Préférer briques industrielles ou artisanales de qualité triée


 Chaînages BA obligatoires (horizontaux et verticaux)
 Enduits de protection indispensables

2. BRIQUES DE REMPLISSAGE / NON PORTEUSES

Critères :

 Résistance modérée acceptable (8-15 MPa)


 Légèreté appréciée
 Isolation thermique/phonique

Types adaptés :

 Briques creuses légères


 Briques perforées
 Carreaux de terre cuite

Usages :

 Murs de remplissage (ossature poteau-poutre BA)


 Cloisons intérieures
 Façades non porteuses
 Gardes-corps

Avantages :

 Poids réduit (moins de charge sur structure)


 Rapidité de mise en œuvre
 Économie

3. BRIQUES DE CLOISON

Description :

 Briques fines (5-10 cm épaisseur)


 Creuses (légèreté)
 Dimensions en hauteur (gain de temps)
Formats courants :

 50×20×5 cm, 50×20×7 cm


 40×20×5 cm

Caractéristiques :

 Poids : 5-8 kg/unité


 Pose rapide : 10-12 briques/m²
 Résistance : 8-12 MPa (suffisant)

Usages :

 Séparation pièces
 Doublage murs extérieurs (isolation)
 Cloisonnement intérieur

Avantages :

 Très légères
 Rapidité montage
 Isolation phonique correcte (35-40 dB)
 Coût réduit

Alternatives :

 Carreaux de plâtre (plus légers, plus rapides)


 Plaques plâtre sur ossature (très léger, modulable)

Au BF : Briques creuses 10 cm courantes et économiques

4. BRIQUES DE PAVEMENT / PAVÉS

Description :

 Briques pleines très denses


 Haute résistance compression et usure
 Cuisson poussée (clinker souvent)

Dimensions :

 20×10×5 cm (format standard)


 20×10×6,5 cm (trafic intense)
 20×20×5 cm (dalles)

Caractéristiques :

 Résistance compression : 40-60 MPa


 Absorption eau : < 6%
 Résistance gel/dégel : Excellente
 Résistance abrasion : Élevée

Usages :

 Pavage rues piétonnes


 Cours, allées
 Terrasses
 Places publiques

Avantages :

 Durabilité exceptionnelle (> 50 ans)


 Esthétique traditionnelle
 Perméabilité (eau s'infiltre entre joints)
 Démontable/réutilisable
 Pas de fissures comme béton

Inconvénients :

 Prix élevé
 Main-d'œuvre qualifiée nécessaire
 Temps de pose long

Au BF : Rare, remplacé par pavés béton (moins chers)

5. BRIQUES POUR FOURS ET FOYERS

Type : Briques réfractaires (voir section précédente)

Usages spécifiques au BF :

 Fours à pain artisanaux : Construction/réparation fours de boulangerie


 Foyers améliorés : Cuisinières économes en bois
 Fumoirs : Conservation poisson/viande
 Fours céramique : Poterie traditionnelle

Alternatives locales :

 Banco amélioré (terre + paille + bouse) : Traditionnel mais moins durable


 Briques pleines cuites renforcées : Compromis économique
 Ciment fondu + agrégats réfractaires : Solution moderne

6. BRIQUES DÉCORATIVES

Types :

 Briques de parement (textures, couleurs)


 Briques émaillées (surfaces vitrifiées colorées)
 Briques moulurées (reliefs, motifs)
 Terre cuite décorative (frises, corniches)
Usages :

 Façades d'exception
 Éléments architecturaux (arcs, pilastres)
 Décoration intérieure (murs d'accent)
 Restauration bâtiments historiques

Au BF : Marché très limité, importation pour projets haut de gamme uniquement

E. BRIQUES SPÉCIALES ET ALTERNATIVES

1. BRIQUES DE TERRE COMPRIMÉE (BTC)

Description :

 Terre crue stabilisée (5-10% ciment ou chaux)


 Compactage mécanique (presse manuelle ou hydraulique)
 Pas de cuisson (séchage naturel)

Caractéristiques :

 Densité : 1,8-2,1 g/cm³


 Résistance : 5-15 MPa (selon stabilisation)
 Absorption : 10-15%
 Couleur : Naturelle de la terre locale

Avantages :

 Écologique : Pas de cuisson = économie 80% énergie


 Économique : Production locale simple
 Confort thermique : Inertie + régulation hygrométrique
 Esthétique : Couleurs naturelles variées
 Emploi local : Technologie accessible

Inconvénients :

 Résistance variable (qualité terre)


 Sensibilité eau (protection indispensable)
 Durabilité inférieure à brique cuite
 Nécessite stabilisation (coût ciment)

Production BF :

 ⭐ Très développée : Nombreux projets (AVN, CRATerre, ONG)


 Équipements : Presses CINVA-RAM, Hydraform
 Prix : 100-200 FCFA/brique (compétitif)
 Normes : Standards en développement
Applications BF :

 Habitat social
 Écoles, centres de santé (projets ONG)
 Maisons individuelles écologiques
 Murs de clôture

Recommandations :

 Fondations et soubassement en matériaux imperméables (30-50 cm)


 Débords de toit larges (80-100 cm)
 Enduits de protection (chaux, terre stabilisée)
 Drainage efficace

2. BLOCS DE TERRE CUITE ALLÉGÉS

Description :

 Argile + matières organiques (sciure, balle de riz, coques d'arachide)


 Combustion inclusions lors cuisson = alvéoles

Avantages :

 Plus légers que briques standard (-20-30%)


 Meilleure isolation thermique
 Valorisation déchets agricoles
 Coût réduit (moins d'argile)

Inconvénients :

 Résistance légèrement réduite


 Contrôle qualité délicat

Au BF : Expérimentations en cours (recherche, quelques artisans innovants)

3. BRIQUES EN TERRE-PAILLE (ADOBE)

Description :

 Terre argileuse + eau + paille (15-20%)


 Moulage manuel
 Séchage soleil (2-4 semaines)
 Pas de cuisson, pas de stabilisant

Dimensions : Grandes (30×15×10 cm typique) car faible densité

Caractéristiques :

 Densité : 1,3-1,6 g/cm³


 Résistance : 2-5 MPa (faible)
 Isolation : Bonne grâce à paille
 Régulation hygrométrique : Excellente

Avantages :

 Gratuité quasi-totale : Terre + paille locales


 Zéro énergie de production
 Confort thermique : Idéal climats chauds secs
 Écologique maximum
 Recyclable à 100%

Inconvénients :

 Résistance très faible : R+0 uniquement, murs épais (40-60 cm)


 Durabilité limitée : 10-30 ans selon protection
 Sensibilité extrême à l'eau : Érosion rapide si pluie
 Fissuration fréquente
 Image sociale négative : Associé à pauvreté

Au BF :

 Très répandu en habitat rural traditionnel


 Abandonné en faveur de "matériaux modernes" (aspirationnelle)
 Réhabilité par architectes éco (Hassan Fathy, projets contemporains)

Protection indispensable :

 Soubassement pierre/brique cuite (60-80 cm)


 Débords toiture très larges (> 1 m)
 Enduit de protection renouvelé annuellement
 Drainage rigoureux

4. BRIQUES CÉRAMIQUES À HAUTE PERFORMANCE

Description :

 Argiles sélectionnées + additifs techniques


 Cuisson optimisée (température, atmosphère)
 Géométrie sophistiquée (alvéoles complexes)

Types :

Monomur terre cuite :

 Épaisseur 30-37,5 cm
 λ = 0,11-0,14 W/m·K
 Système complet (blocs, linteaux, appuis)

Briques rectifiées :
 Faces parfaitement planes (rectification mécanique)
 Joints minces 1-2 mm (mortier-colle)
 Précision dimensionnelle ± 0,5 mm

Avantages :

 Performance thermique maximale


 Rapidité de pose
 Esthétique soignée
 Confort été/hiver

Inconvénients :

 Prix prohibitif : 3-5 fois brique standard


 Mise en œuvre technique
 Indisponible au BF

5. HOURDIS / ENTREVOUS EN TERRE CUITE

Description :

 Éléments de remplissage entre poutrelles BA


 Planchers béton allégés

Formats :

 Largeur : 12-25 cm (entre poutrelles)


 Longueur : 50-60 cm
 Hauteur : 12-20 cm (selon portée)

Types :

Hourdis simples :

 Un canal (poutrelle au centre)


 Usage courant

Hourdis à isolation intégrée :

 Fond isolant (polystyrène)


 Performance thermique améliorée

Avantages :

 Léger (vs dalle pleine)


 Isolation phonique/thermique
 Coffrage perdu (pas de décoffrage)
 Rapidité

Inconvénients :
 Nécessite poutrelles BA
 Fragilité (manutention)

Au BF :

 Utilisé construction moderne (R+1 et plus)


 Importé ou production locale limitée
 Alternative : Coffrages perdus polystyrène

F. INNOVATIONS ET TENDANCES

1. Briques Auto-isolantes

 Incorporation microbilles verre, perlite expansée


 λ = 0,20-0,30 W/m·K (vs 0,6-1,0 standard)
 Tendance Europe, pas encore Afrique

2. Briques Biosourcées

 Ajout chanvre, lin, miscanthus


 Amélioration isolation et empreinte carbone
 Recherche en cours

3. Briques Photocatalytiques

 Dioxyde de titane en surface


 Dépollution air (décomposition NOx)

 )
 Autonettoyantes (UV dégrade salissures)
 Très cher, usage limité bâtiments publics

4. Briques Recyclées

 Broyage briques déconstruction


 Incorporation 10-30% dans nouvelles briques
 Économie circulaire

5. Impression 3D de Structures Terre

 Robots extrudant terre stabilisée


 Formes complexes, rapidité
 Expérimental (Mali, autres pays)

📊 COMPARATIF SYNTHÉTIQUE
BOIS - CHOIX SELON CONTEXTE BURKINA FASO

Usage Essence Idéale Alternative Économique Disponibilité BF


Charpente qualité Teck, Iroko Pin Douglas traité (importé) Moyenne/Faible
Charpente économique Bois locaux traités Eucalyptus traité Moyenne
Menuiserie extérieure Teck Iroko, bois traité Faible
Menuiserie intérieure Acajou, Framiré Samba, Pin Moyenne
Parquet Doussié, Teck Iroko Faible
Mobilier Acajou, Teck Framiré, Karité Moyenne

Conclusion Bois BF :

 ⚠️ Ressource limitée : Déforestation, coût élevé essences durables


 ✅ Teck plantation : Investissement long terme intéressant
 ⚠️ Problème termites : Traitements obligatoires, coûteux
 🔄 Alternatives : Développer filières bois local géré durablement

BRIQUES - CHOIX SELON CONTEXTE BURKINA FASO

Usage Type Idéal Alternative Économique Disponibilité BF


Murs porteurs Briques industrielles pleines Briques artisanales triées Bonne
Élévation courante Briques creuses industrielles Briques artisanales Excellente
Cloisons Briques creuses 10 cm Carreaux plâtre Bonne
Soubassement Briques pleines cuites Moellons + mortier Bonne
Habitat écologique BTC (Terre comprimée) ⭐ Adobe protégé Excellente

Conclusion Briques BF :

 ✅ Ressource abondante : Argile disponible partout


 ✅ Savoir-faire local : Maçons formés, production artisanale répandue
 ⚠️ Qualité variable : Nécessité contrôle qualité, tri
 🌟 BTC = Opportunité : Écologique, économique, performante si bien mise en œuvre
 🔄 Modernisation souhaitable : Développer production industrielle pour qualité
constante

Recommandation générale BF :

 Socle/soubassement : Briques cuites pleines (protection humidité)


 Élévation : BTC bien stabilisée OU briques artisanales triées + chaînages BA
 Charpente : Bois traité économique OU fermettes métalliques
 Couverture : Tôle (économique) OU tuiles terre cuite (confort thermique)
 Protection : Débords toiture larges, enduits de qualité, drainage soigné

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