Support de Cours - Module VRD
Support de Cours - Module VRD
Pr. IDRISSI
Chargé de cours
INTRODUCTION :
On désigne par le sigle VRD l’ensemble des travaux qui ont pour objet de mettre le terrain en état de
recevoir la construction et de raccorder les bâtiments aux réseaux de distribution collectifs. Cela concerne
essentiellement les amenées d’eau potable, d’électricité, de téléphone et les évacuations d’eaux usées et
pluviales, les voiries et même l’aménagement des espaces verts.
Les travaux de VRD concernent la pose des réseaux qui sont généralement enterrés, suivant des plans
d’exécution tout en respectant la disposition d’un réseau par rapport aux autres dans le but de faciliter la tache
au moment de l’entretien.
INTRODUCTION :
Grillage
Profondeur Chaussée Trottoir
(avertisseur)
Eaux usées 1.50 m Marron Possible Déconseillé
Eaux pluviales 1.00 m Marron Possible Déconseillé
Eau potable 0.80 m Bleu Déconseillé Possible
Electricité 0.75 m Rouge Déconseillé Possible
Téléphone 0.50 m Vert Déconseillé Possible
Eaux pluviales
Eau potable Electricité Téléphone
Eaux Usées
Eaux pluviales
- 20 cm 20 cm 40 cm
Eaux Usées
60 cm HT
Eau potable 20 cm - 40 cm
20 cm BT
60 cm HT
Electricité 20 cm - 50cm
20 cm BT
Téléphone 40 cm 40 cm 50 cm -
La voirie englobe l'ensemble des ouvrages réservés à la circulation de tous les véhicules (voitures, poids
lourds, transports en commun, etc.), des piétons, ainsi que des aires de stationnement. Elle est construite pour
une durée de vie moyenne de 10 à 20 ans, selon le type de circulation.
Une chaussée est une structure conçue pour supporter diverses sollicitations dans les meilleures conditions de
sécurité et de confort. Elle est constituée de plusieurs couches de matériaux mises en œuvre sur un sol
terrassé
II. TERMINOLOGIE D’UNE VOIRIE :
Types des bordures de trottoir :
1/1
4% 2.5% 2.5% 4%
3/2
Dévers
III. STRUCTURE DE LA CHAUSSÉE :
La structure de la voirie, est la configuration en couches de matériaux. Cette structure est conçue pour supporter
le poids des véhicules, résister aux conditions météorologiques et assurer la durabilité de la chaussée.
La construction d'une voirie est un processus complexe qui passe généralement par plusieurs étapes clés. Les
étapes varient en fonction de la taille et de la complexité du projet.
Les étapes principales pour réaliser un projet routier :
⁃ Etudes topographique ;
⁃ Etudes géotechnique ;
⁃ Etudes de conception ;
⁃ Travaux de réalisation.
Chaque chaussée est composée par différentes couches de matériaux disposées l’un au-dessus de l’autre, pour
supporter la circulation. D’habitude une chaussée comporte les couches suivantes :
L’enduit superficiel est une couche de faible épaisseur constituée de couche superposées d‘un liant
hydrocarboné et de gravillons.
Objectifs :
Le liant :
Le liant hydrocarboné d'enduit superficiel routier est un type de liant utilisé dans la construction et
l'entretien des chaussées. Ce type de liant est fabriqué à partir de produits pétroliers tels que le bitume,
l'asphalte ou les émulsions d'asphalte, qui sont mélangés avec des agrégats pour former un revêtement de
surface.
Le granulat de l’enduit superficiel transmette les charges de la circulation au matériau qu’il recouvre ; sert
d’élément d’usure et favorise l’adhérence entre la chaussée et le pneumatique.
De ce fait, le granulat doit être dur, de forme convenable et propre pour un bon mariage avec le liant.
- La granularité : Les granulats généralement utilisés appartiennent aux classes granulaires suivantes :
4/6 ; 6/10 ; 10/14
- L’angularité : Les granulats des enduits superficiels sont entièrement concassés, issus de roches
massives ou ballastières.
- La forme : La forme des gravillons doit être aussi cubique que possible. Les éléments plats sont
fragiles et se placent mal sur la chaussée.
- La propreté : La propreté est un paramètre des plus importants pour la réussite d’un enduit superficiel.
La défaillance de la propreté, entraînera une mauvaise adhésivité avec le liant, et se traduira par un rejet
de granulat et d’échec de l’enduit superficiel.
B- Structures des enduits superficiels :
Il existe différents types d'enduits superficiels routiers, sont à la disposition des concepteurs, chacun avec une
structure spécifique. On distingue :
Enduit monocouche simple gravillonnage : est constitué d’une couche de liant suivie d’une couche de granulat
10/14 ou 6/10 ou 4/6.
L’enduit monocouche est réservé exclusivement au renouvellement de la couche d’usure sur chaussées supportant un
trafic faible dont le support est en bonne état, c-à-d sans déformation ni hétérogénéité ni fissuration de trop grande
importance.
Enduit monocouche double gravillonnage : est constitué d’une couche de liant suivie de deux couches
de gravillons, les classes granulaires utilisées sont discontinues : 10/14 et 4/6 ou 6/10 et 2/4.
Sa structure granulaire discontinue favorise les qualités de rugosité et de dérivabilité superficielles exigées
pour les routes supportant un trafic moyen à fort.
Il est utilisé au renouvellement des enduits d’usure sur chaussées dont les supports sont de bonne qualité et
pour lesquelles une forte rugosité est recherchée.
L’enduit double gravillonnage LGg assure les avantages suivants :
• Faible consommation de liant ;
• Grande solidité ;
• Drainabilité superficielle importante.
Enduit sandwich : est constitué d’une couche de gravillons recouverte d’un film de liant et d’une seconde
couche de gravillons. Les classes granulaires utilisables sont de deux types :
Structures discontinues : 4/6 et 10/14.
Structures continues : 6/10 et 10/14 ou 4/6 et 6/10.
L'enduit superficiel routier de type sandwich présente plusieurs avantages par rapport aux autres techniques de
revêtement routier. Il permet notamment d'améliorer la résistance et la durabilité du revêtement, tout en
réduisant les risques de fissuration et de dégradation de la chaussée.
De plus, il peut être utilisé sur différents types de routes et de chaussées, et est souvent choisi pour les routes à
fort trafic.
Les structures du type bicouche :
Enduit bicouche : Est constitué d’une couche de liant suivie d’une couche de gravillons plus une autre
couche de liant suivie d’une couche de gravillons.
On distingue deux types de structures en fonction des classes granulaires utilisées :
Structures discontinues : 10/14 et 4/6 ou 6/10 et 2/4.
Structures continues : 10/14 et 6/10 ou 6/10 et 4/6.
L'enduit bicouche présente plusieurs avantages, notamment une meilleure résistance à l'usure, une
meilleure adhérence pour les véhicules et une meilleure durabilité dans le temps. Il est également facile à
appliquer, ce qui réduit les coûts et les temps d'arrêt de la route pendant les travaux de rénovation.
C- Les étapes de la mise en œuvre d’enduit superficiel :
- Balayeuse à rouleaux ;
- Balayeuse aspiratrice ;
- Balayeuse automotrice.
- Les épandeuses :
- Les compacteurs :
E- Choix de la structure :
Les carrefours et échangeurs jouent un rôle essentiel en tant que points de convergence de plusieurs voies.
Leur conception et leur aménagement revêtent une importance primordiale pour la sécurité et la fluidité
de la circulation.
En effet, ces points de rencontre peuvent être des zones à haut risque en raison des nombreux
mouvements de véhicules et des possibilités de conflits entre les flux de circulation.
L’objectif principal de l'aménagement des carrefours et échangeurs est de minimiser ces points de conflits
et d'optimiser la circulation, garantissant ainsi un déplacement efficace et sécurisé des conducteurs.
Les principaux types des carrefours :
Le classement des carrefours en familles homogènes d'aménagements doit favoriser une perception
par les usages la plus nette possible. Dans la pratique, un classement par grandes familles techniques
de carrefours aménagés (suivant leur forme et leur fonctionnement) répond bien à cette exigence.
Ils sont classés en fonction du nombre de branches :
Ils peuvent être en croix, en Y, en T, en étoiles ou giratoires. Chaque type a ses propres caractéristiques et
est adapté à des situations de circulation spécifiques, visant à réduire le nombre de conflits entre les
véhicules.
L'analyse de la qualité de l'offre en déplacements sur le carrefour porte sur :
Une bonne conception d’un réseau de voirie ne se limite pas uniquement à une fluidité satisfaisante de la
circulation, aussi il faut résoudre le problème de stationnement.
A cet effet, une partie de l’espace collectif doit être aménagé pour les besoins de stationnement.
Afin de parvenir à des solutions rationnelles et économiques du problème de stationnement dans son ensemble,
il faut examiner certaines données techniques de ce problème a s’avoir :
- Motif de stationnement;
- Demande de stationnement;
- Offre de stationnement.
A- Motif de stationnement :
Stationnement logement : Ce stationnement est caractérisé par une durée longue, en général, ce
stationnement est assuré en dehors des voiries de circulation.
Stationnement affaire : Contrairement aux deux premiers, ce stationnement est de courte durée, il est de
l’ordre de ¼ heure à 1 heure.
B- Demande de stationnement :
Parmi les méthodes peuvent être utilisées pour évaluer la demande, on trouve : les procédés statistiques et les
enquêtes, qui sont fonctions de certains paramètres. On distingue :
- La population totale de la zone urbanisée;
- Le taux de motorisation de la zone considérée;
- Le taux des véhicules en heure de pointe.
▪ Habitation : 1 à 2 places
▪ Bureaux : 1 place /20 m² (Place /4 employés)
▪ Centre commerciale : 1 place /50 m²
▪ Hôtel : 1 place /5 chambres.
▪ Hôpital : 1 place / 5 lit.
▪ Cinéma : 1 place / 10 spectateurs.
▪ Restaurant :1 place / 10 clients.
C- Offre de stationnement :
Le stationnement en épi :
Qu’il soit réalisé en avant ou en arrière, la principale difficulté pour réussir un
stationnement en épi réside dans le respect de l’angle de 45, 60 ou 75 degrés qui
délimite l’emplacement. Cependant, il s’agit de la manœuvre de stationnement la plus
simple à réaliser.
Le stationnement en bataille :
Contrairement au stationnement en épi, le stationnement en bataille s’effectue sur un
emplacement de parking qui est implanté à 90 degrés de la chaussée.
Exercice :
Une zone urbaine est composée de :
▪ Un quartier résidentiel comprenant 50 logements.
▪ Un immeuble de bureaux de 2000 m² .
▪ Un centre commercial de 5000 m².
▪ Un hôtel comportant 60 chambres.
▪ Un hôpital avec une capacité de 100 lits.
▪ Un cinéma de 300 spectateurs.
▪ Un restaurant accueillant en moyenne 50 clients simultanément.
1- Calculez la demande totale de stationnement pour toute la zone .
L’eau est un bien public et indispensable à toute urbanisation, elle doit être disponible pour assurer les
besoins de la population. Les VRD interviennent dans son domaine d’application afin de répondre à
ces besoins par la conception et l’implantation des ouvrages qui devront répondre aux exigences.
Actuellement pour pouvoir alimenter une localité en eau, il faut que cette eau soit :
- apte à être consommée, qui devra satisfaire à certaines normes de qualité ;
- en quantité suffisante ;
- Fournit sous une pression minimale.
Le réseau de l'A.E.P : Ensemble des ouvrages et appareillages à mettre en place pour traiter et transporter
ces besoins en eau, depuis la source en eau jusqu’aux consommateurs.
Deux types d'ouvrages sont nécessaires :
- les stations des traitements des eaux de surface ;
- les stations d´épuration des eaux usées.
II-1. CYCLE DE L'EAU POTABLE :
2 - Traitement de l’eau:
L’eau pompée est propre mais elle n’est pas
potable. Elle est donc ensuite rendue potable
dans une usine de traitement.
3 - Stockage de l’eau:
L’eau est stockée dans un réservoir. Le
plus souvent il s’agit d’un château d’eau situé à
l’interface entre la conduite d’adduction et le
réseau de distribution..
4 - Distribution de l’eau potable:
L’eau est acheminée jusqu’aux habitations, les
exploitations agricoles et les sites industriels
grâce à la pression exercée.
Turbidité :
C’est un paramètre, qui varie en fonction de la matière en suspension dans l’eau. Afin d’avoir la valeur de la
turbidité, on mesure la résistance de l’eau au passage de la lumière.
Au Maroc, on mesure la turbidité par la méthode normalisée NTU par spectrométrie :
La conductivité de l'eau est une mesure importante qui renseigne sur la minéralisation de l'eau, c'est-à-dire la
quantité de sels dissous dans l'eau. Elle est généralement exprimée en siemens par mètre (S/m).
Pour une eau de surface de bonne qualité = Une Conductivité < 1300 us/cm
Une température trop élevée des eaux d’une rivière peut aboutir à un
manque d’oxygène dissous pouvant entraîner la disparition de
certaines espèces.
Dans les conditions naturelles, le pH de l'eau varie généralement entre 6,5 et 8,5, créant un environnement
favorable à la vie aquatique. Des variations significatives en dehors de cette plage peuvent résulter de la présence
de polluants, tels que des déversements industriels ou des rejets d'eaux usées.
Matières organiques :
⁃ La matière organique est naturellement présente dans l’eau, à faible concentration. Un excès de la MO
indique une pollution provenant de rejets d’eaux usées domestiques brutes ou mal épurées.
⁃ La dégradation de la MO consomme de l’oxygène dissous de l’eau nécessaire à la vie aquatique.
Métaux lourds :
Les métaux lourds sont considérés comme des paramètres indicateurs de la pollution des eaux en raison de
leur toxicité élevée. Leur présence en quantités anormales dans l'eau est souvent un signe de contamination.
Ceux-ci sont présents le plus souvent dans l'environnement sous forme de traces : mercure, plomb, cadmium,
cuivre, arsenic, nickel, zinc, cobalt, manganèse...
II-3. SYSTÈMES DE DISTRIBUTION D’EAU :
Les systèmes de distribution d’eau peuvent être classés selon plusieurs critères :
▪ Type de consommateur : domestique ou potable ; agricole ; industriel etc…
▪ Zone d’alimentation : agglomérations urbaines, zones rurales et zones industrielles.
▪ Sources d’alimentation : les eaux de surface (fleuves, lacs, mers, etc…), les eaux souterraines.
▪ Méthode d’amené d’eau : les systèmes gravitaires, les systèmes de refoulement.
Schéma générale d’un système d’alimentation en eau potable
Principaux éléments d’un système de distribution d’eau :
Captage :
Le captage consiste à recueillir soit des eaux souterraines (source, nappe, aquifère), soit des eaux de surface
(rivières, lacs) à l’aide d’une prise d’eau et d’une conduite d’adduction qui transporte l’eau vers un réservoir qui
doit alimenter de façon continue la station de traitement.
C’est le transport de l’eau, depuis la zone de captage jusqu’à proximité de la zone d’utilisation (distribution),
il peut avoir lieu avant le traitement.
On distingue généralement les types d’adduction suivants :
Parfois les eaux captées ne présentent pas en permanence, les qualités requises, elles doivent faire l’objet
d’un traitement.
Le traitement peut être très simple, par exemple pour le cas d’une eau de profondeur, ou éventuellement
complexe, et c’est le cas d’une eau de surface.
On a souvent besoin de mettre en réserve une partie de l’eau, soit pour régulariser le débit dans les ouvrages qui
précèdent, soit pour assurer une sécurité en cas de panne, ou d’incendie, on l’accumule alors dans des réservoirs
spéciaux.
Rôle des réservoirs :
Les réservoirs d’eau sont, en général, nécessaires pour pouvoir alimenter, convenablement, une agglomération
en eau potable. Ils sont principalement imposés par la différence entre le débit de captage ou de refoulement
d’eau et le débit d’eau consommé par l’agglomération.
En principe, les réservoirs se différencient d’après leur position par rapport au sol :
On peut regrouper les diverses fonctions des réservoirs sous trois rubriques principales :
Château d'eau
Équipement des réservoirs :
Château d'eau
Distribution :
La distribution consiste à fournir à chaque instant aux utilisateurs à une pression convenable, le débit d’eau dont
ils ont besoin, elle s’effectue par un réseau de conduites sous pression, dimensionnées, pour permettre le passage
en chaque point du débit maximal prévisible.
Ce réseau de distribution peut être : ramifié, maillé, comme il peut être les deux à la fois.
Réseau ramifié :
La caractéristique d’un réseau ramifié est que l’eau circule, dans toute la canalisation, dans un seul sens (des
conduites principales vers les conduites secondaires, vers les conduites tertiaires,..). De ce fait, chaque point
du réseau n’est alimenté en eau que d’un seul côté.
Ce type de réseaux présente l’avantage d’être économique, mais il manque de sécurité (en cas de rupture
d’une conduite principale, tous les abonnés situés à l’aval seront privés d’eau).
Réseau ramifié
Réseau maillé :
Le réseau maillé dérive du réseau ramifié par connexion des extrémités des conduites (généralement jusqu’au
niveau des conduites tertiaires), permettant une alimentation de retour. Ainsi, chaque point du réseau peut être
alimenté en eau de deux ou plusieurs côtés. Ce type de réseaux présente les avantages suivants :
▪ plus de sécurité dans l’alimentation : en cas de rupture d’une conduite, il suffit de l’isoler et tous les
abonnés situés à l’aval seront alimentés par les autres conduites ;
▪ une répartition plus uniforme des pressions et des débits dans tout le réseau. Il est, par contre, plus
coûteux et plus difficile à calculer.
Réseau maillé
Réseau mixte :
C’est un réseau interconnecté avec un maillage. En cas de nécessité, le réseau comporte des ramifications
supplémentaires qui permettent d'approvisionner des zones spécifiques isolées de la ville, telles que des zones
industrielles ou rurales.
Réseaux étagés :
Ce réseau est utilisé dans des zones où la topographie est complexe. Lorsque le terrain est très tourmenté, le
réseau étagé permet une distribution d'eau par paliers. Cela signifie que le réseau est organisé en étages ou
niveaux successifs, adaptés à la topographie irrégulière. Cette approche permet d'acheminer l'eau de manière
plus efficace dans des régions où une distribution classique pourrait être difficile en raison du relief accidenté.
Réseau étagé
Prétraitement des eaux usées :
Le prétraitement des eaux usées consiste à séparer et éliminer les matières les plus grossières et les éléments
susceptibles de gêner les étapes ultérieures de traitement.
Le plus souvent, il comprend :
- Le dégrillage pour retenir les déchets volumineux,
- Le dessablage pour obtenir une meilleure décantation
- Le dégraissage et le déshuilage pour éviter l’encrassement de la station par des corps gras.
Dégrillage :
Les refus de grilles sont évacués généralement avec les ordures ménagères.
Généralement il existe deux classes d’espacement de grilles:
• Espacement moyen: 40 à 80 mm
• Espacement fin: 12 à 25 mm
Différentes grilles : Courbes ou Droites
Dégrillage
Dessablage :
l’eau s'écoule lentement, toutes les matières denses se déposent à la base de l'ouvrage.
Différents types de dessableur : Rectangulaire à couloir Carré, Circulaire ou Polygonale, etc.
Dessableur rectangulaire
Dégraissage:
l’eau est soufflée pour émulsionner les graisses qui sont récupérées par des
racleurs de surfaces.
Dégraisseur rectangulaire
Épuration de l’eau :
Le processus d'épuration de l'eau implique un traitement chimique et physique visant à éliminer les impuretés
présentes dans l'eau résiduelle. Cette démarche permet de rendre l'eau traitée sûre pour être rejetée dans
l'environnement sans causer de pollution. De plus, elle peut être réutilisée à des fins secondaires telles que
l'irrigation agricole, l'arrosage, le lavage des rues, etc.
Il est important de noter cependant que, bien que l'eau traitée soit adaptée à ces usages, elle ne devient pas potable.
Après son traitement, l'eau épurée et non utilisée est rejetée dans l'environnement, souvent à travers des
conduits spéciaux qui la dirigent vers des cours d'eau ou la mer. Ce processus de rejet complète le cycle
artificiel de l'eau, fermant la boucle du traitement et du retour de l'eau dans l'écosystème naturel.
L’évaluation des besoins en eau constitue la première phase dans la conception d’un projet hydraulique, (Eau
potable, irrigation, industrie). C’est à partir des besoins calculés qu’un dimensionnement des différents
éléments d’un réseau peut se faire (pompes, conduites, châteaux d’eau..etc.).
Régime de la consommation :
Le régime de la consommation d’eau est un facteur principal déterminant le régime de fonctionnement des
éléments du système de distribution d’eau.
Il dépend pour les agglomérations du nombre d’habitants et du type des bâtiments.
Facteurs influençant la consommation :
- Croissance démographique ;
- Type d’habitat (les activités des individus);
- Secteur agricole et industriel.
La consommation d’eau est la partie où volume d’eau réellement utilisé, c’est un paramètre qu’il faut
également cerner à partir de la production.
Le débit fictif continu est le débit qui serait théoriquement pompé d’une manière continue. Autrement
dit, on transforme un débit instantané qui est pompé pendant une certaine durée en un débit durable dans
le temps.
Dans un réseau d’eau potable on définit également le taux de raccordement ou de branchement au réseau.
Estimation des populations à desservir :
Pendant la phase de conception des ouvrages destinés à être utilisés dans le domaine de la distribution d'eau,
les concepteurs doivent anticiper et estimer la population qu'elles seront appelées à desservir tout au long de
leur durée de vie projetée. Cette anticipation est cruciale pour garantir que les ouvrages de distribution d'eau
puissent répondre adéquatement aux besoins de la communauté qu'ils desservent.
Il existe deux types principaux d'estimations de population en fonction de la durée de vie prévue de la
structure projetée :
⁃ Estimation à court terme, qui s'étend sur une période de 5 à 10 ans. Cette estimation se concentre
sur les besoins immédiats de la population dans les années à venir.
⁃ Estimation à long terme, qui couvre une période plus étendue de 10 à 50 ans, prend en compte
une perspective plus large pour anticiper les évolutions démographiques à plus long terme.
Le nombre de population d’une agglomération dépend des facteurs suivants :
Il existe différentes méthodes de prédiction à court et à long terme, on peut citer les suivantes :
✓ Source d’information :
Plusieurs informations sont nécessaires à l’évaluation démographique d’une population.
Les principales sources d’information sont :
• Recensements;
• Données relatives à l’immigration et l’emigration;
• Taux de natalité et les taux de mortalité.
✓ Progression arithmétique :
Cette méthode s’applique dans les cas de populations vieilles et stable et dans les villes à caractère agricole.
Pn = P1 + Ka (tn−t1)
Pn = P1 𝒆Kg(tn−t1)
On peut également exprimer la croissance géométrique à l’aide de l’équation de l’intérêt composé, si on connaît
le pourcentage de croissance annuelle de la population, on a alors :
Pn = P1 (1+r)n
Cette méthode s’applique principalement à des populations qui n’ont plus d’espace pour se développer.
Exercice 2 :
La croissance de la population d’une ville est à taux décroissant et il y a 10 ans, cette population était de 65 145
habitants et ultimement, actuellement elle est de 70 000 habitants, elle sera de 100 000 habitants.
a) Calculer le taux de croissance K annuel de cette population.
b) Estimer quelle sera cette population dans 12 ans.
Types de besoins en eau :
L’eau employée pour la consommation domestique comprend la totalité de l’eau utilisée dans les résidences
pour des usages aussi variés que l’hygiène personnelle, lessive et l’arrosage, on ajoute souvent à cette
consommation, l’eau fournie aux petits commerces.
Cette consommation varie en fonction de plusieurs facteurs: le niveau de vie, les habitudes, la disponibilité
de l’eau, le climat, le prix de l’eau, etc..
o Pour une grande ville (plus de 100 000 habitants) : de 120 à 250 l/j/hab;
o Pour une ville moyenne (de 5 000 à 100 000 habitants) : de 80 à 120 l/j/hab;
o Pour une petite ville (moins que 5 000 habitants) : de 50 à 80 l/j/hab.
On évoque souvent la notion de stress hydrique lorsqu’on a une dotation en eau inférieure à 1000m3/an/ hab
2- Besoins publics :
Les besoins publics englobent la consommation des administrations, des établissements d'enseignement, des
municipalités, des hôpitaux, etc..
On distingue, quelques exemples de besoins publics :
Ces besoins sont variables selon l’industrie considérée et le procédé de fabrication ou production envisagé
(traitement de minerais, fabrication de papiers, …).
Exemples :
⁃ Une usine de textile dans le quartier industriel de Marrakech à un besoin en eau évalué à 9 l/s ;
⁃ Une mine dans la région de Marrakech a un besoin en eau de l’ordre de 120 l/s.
4- Besoins d'irrigation :
En fait, si on parle des consommations en eau, il faudrait ajouter un troisième facteur qui est la technique
d’irrigation : (gravitaire, irrigation localisée, etc.).
La faisabilité d’un périmètre irrigué est étroitement liée aux ressources en eau.
Il est donc fondamental de calculer les besoins (et surtout les besoins de pointe) et les confronter avec les
ressources existantes. Ceci permet d’arrêter le programme des assolements et également les superficies à
irriguer. De même que les projets d’eau potable, il faut calculer le prix de revient de l’eau. Notons aussi qu’un
projet agricole doit être rentable, pour cela il faut prévoir dans les études de faisabilité les calculs économiques
et notamment le T.R.I (taux de rentabilité interne).
Exemples d’application :
1. Soit une conduite cylindrique dont l’aire de la section et 1000 cm² et la vitesse du liquide est de 1,80 m/s;
Calculer le débit de l’écoulement.
2. Dans un puits, on pompe chaque jour un débit Q=20 l/s pendant 10 heures. Quel est le débit fictif continu ?
3. La production de l’ONEP en eau potable pour une petite ville pendant l’année 2021 a été comme suit :
Sachant qu’un abonné représente un foyer de 7 personnes, calculer la consommation par habitant.
4. En milieu urbain (grande ville), la dotation en matière d’eau potable est en moyenne de l’ordre de 120 l/j/hab.
Une ville compte 100.000 habitants en 2007, calculer les besoins moyens et les besoins de pointe pour les
années 2007, 2015, 2025, on admet que l’accroissement démographique est de l’ordre de 1 % annuellement.
On admet également un coefficient de pointe de 1,5.
On suppose que les besoins (120 l/j/hab) restent constants au cours de la période étudiée.
II-5. VARIATION DE CONSOMMATION :
La consommation journalière moyenne totale ( Qjmoy ) pour une agglomération est donnée par la formule suivante :
Qj moy = Pn C
La consommation d’eau est variable en fonction du mois, du jour et de l’heure de la journée. C’est la consommation
durant le jour de l’année ou la consommation est la plus élevée.
Généralement, cette valeur de Kj varie de 1,15 à 4,3, selon le climat et les activités estivales de l’agglomération
Par exemple : pour une zone touristique, Kj est proche de 4,3
✓ Consommation de pointe horaire :
La consommation horaire la plus faible de l’année varie entre 40 et 80% de la consommation horaire moyenne de l’année.
▪ Les pertes d’eau :
Dans un réseau d’alimentation en eau potable, les pertes d’eau sont situées à différents niveaux : la prise d’eau,
la station de traitement, les stations de pompage, les réservoirs, les réseaux d’adduction et de distribution, les
vannes, les joints, etc..
Le rendement permet de mesurer l'efficacité d'un système en comparant les résultats obtenus aux ressources
engagées. Il évalue la performance des systèmes de production, de transport et de distribution de l'eau, en identifiant
les pertes éventuelles à chaque étape du processus.
- Rendement de distribution :
- Rendement global :
II-6. DÉBIT DE CALCUL DES DIFFÉRENTS OUVRAGES DU RÉSEAU :
- Le volume d’eau annuel (𝐕𝐭𝐨𝐭) à prévoir au niveau de la source d’eau (ou volume capté) :
Quantité d’eau produite = Quantité prélevée à partir du captage – perte au niveau de la production
𝐕𝐝𝐢𝐬𝐭 𝐕𝐜𝐨𝐧𝐬
𝐕𝐩𝐫𝐨𝐝 = =
Rendement adduction Rendement global
Distribution :
𝐕𝐜𝐨𝐧𝐬
𝐕𝐝𝐢𝐬𝐭 =
Rendement réseau
Calcul des besoins de consommation :
Une distribution doit satisfaire aux besoins de ceux qu’elle dessert. Ces besoins sont variés, ils peuvent
être classés en :
- Besoins domestiques ;
- Besoins publics ;
- Besoins industriels, etc.
DOT_ PB = CONS PB / PB
PB= TB x P
Une ville avec une population à l’ordre de 20 000 hab, la population branchée présente 50 % de nombre total
des habitants avec une consommation de 1000 m3/j
- Calculer la dotation de la population branchée
Dotation moyenne de la population non branchée
La dotation de la population non branchée au réseau d’eau Potable (alimentée par des bornes fontaines) est
obtenue par l’expression :
PNB = P – PB
Avec : P : Population totale (hab)
PB : Population branchée (hab)
Dotation des équipements administratifs
DA = CEA / P
Dotation industrielle :
La dotation industrielle est définie par : la consommation industrielle rapportée sur la population totale de
l’agglomération (l/j/hab)
DI = CI / P
Exercice 3 :
Soit une agglomération de 18652 hab, dont 6820 hab sont non branchés au réseau d'Alimentation en Eau Potable.
Les dotations relatives à la zone d'étude sont :
DPB = 65 l/hab/j
DPNB = 25 l/hab/j
DI = 35 l/hab/j
DA = 10 l/hab/j
Le tracé doit être le plus direct possible en fonction de la topographie. Cela inclut :
• Longs alignements rectilignes, minimisant les pertes de charges.
• Courbes très ouvertes, pour éviter des pertes dues aux changements brusques de direction.
On privilégie de suivre les accotements de routes afin de faciliter l'accès pour les travaux d'entretien.
NB : Même sur un terrain plat, le profil de la conduite doit avoir une pente constante. Cela est nécessaire pour assurer
un bon écoulement et éviter des stagnations d'eau ou des accumulations d'air.
La gamme de tuyaux présente au marché est très large de point de vue nature de la matière de fabrication, les
plus utilisés sont:
Cette diversité a vraiment son importance, qui réside dans les avantages que peut offrir chacun de ces tuyaux.
Les conduites en plastique sont reconnues par : leur légèreté, souplesse, résistance aux fluides agressifs et à
la corrosion, flexibilité (PEHD), raccordement sans soudure (PVC), petits diamètres, et leur coût.
Contrairement aux conduites métalliques et celles à base ciment dont les diamètres sont plus grands.
Organes :
Les organes contribuent à la sécurité incendie en assurant un accès rapide à l'eau et en facilitant la
coordination des efforts pour minimiser les dommages en cas d'incendie. vannes, poteaux et bouches
d’incendie et Robinet Incendie Armé (RIA), etc.
Accessoires :
Il entre sous la dénomination d’accessoire toute pièce montée sur le réseau des conduites : Coudes, Tés, Cône
de réduction à brides, etc.
ASSAINISSEMENT
III-1. INTRODUCTION :
Effet de l'urbanisation sur le cycle de l’eau
III-2. NATURES DES EAUX D’ASSAINISSEMENT :
Eaux pluviales :
Les eaux de pluie ne sont pas dépourvues de pollutions et peuvent constituer une cause de dégradations
importantes des cours d’eau, notamment pendant les périodes orageuses.
Les eaux industrielles représentent la somme de toutes les eaux usées provenant de procédés industriels qui
utilisent de l’eau dans la composition, la fabrication ou le nettoyage. Leurs caractéristiques varient d'une
industrie à l'autre.
III-3. TYPES DE SYSTÈME D’ASSAINISSEMENT :
il existe deux types d’assainissement selon le type d’habitation et les choix fait par la collectivité :
⁃ L’assainissement collectif est assuré par un réseau de collecte (égouts) qui recueillent les
eaux usées et les acheminent vers les stations d’épurations.
Il en existe trois types :
- le réseau unitaire;
- le réseau séparatif ;
- le réseau pseudo-séparatif.
L’assainissement individuel est le système utilisé dans les zones urbaines à faible densité, et pour toute
habitation ou immeuble non raccordable au réseau d’assainissement collectif, dans lesquelles les eaux usées
d’une habitation sont éliminées au niveau même de cette habitation, ou à l’extérieur dans un terrain voisin.
Les descentes d'eaux pluviales jouent un rôle essentiel dans la gestion des eaux de pluie, car elles ne doivent en
aucun cas être utilisées pour l'évacuation des eaux usées. Leur fonction principale est de recueillir et
d'acheminer les eaux pluviales vers collecteur principale.
Pour chaque m² de toiture, il convient de prévoir 1cm² de section de la D.E.P avec un minimum de ⌀ = 6mm.
Conduites préfabriquées :
Le recours à la réalisation des conduites d’assainissement coulées sur place est dicté par l’un des impératifs
suivants :
• Inexistence de gabarit équivalent en préfabriqué;
• Nécessité d’adopter une section autre que circulaire;
• Nécessité de travailler en souterrain;
• Économie par rapport à un ouvrage préfabriqué.
Très souvent, quand on parle des réalisés sur place, on se réfère à l’ovoïde, section
la plus utilisée pour les conduites non préfabriquées.
Mise en œuvre :
Lit de pose :
Les canalisations sont posées sur un lit bien préparé selon les prescriptions ci-après :
• Pour un sol pulvérulent (sable ou gravier fin) :
⁃ La pose directe peut être envisageable, à condition que la surface de contact avec la conduite
soit uniforme sur toute la longueur.
La pose des conduites, effectuée de l'aval vers l'amont, requiert le strict respect de
l'alignement préalablement défini par le calage du réseau. Cette opération revêt une
importance cruciale et délicate, nécessitant la mise en place de précautions rigoureuses.
On distingue :
- Regard de visite :
le rôle des regards de visite est de permettre l’accès aux canalisations pour les curages, de plus ils assurent la
ventilation des égouts.
Emplacement :
Les regards de visite doivent être installés :
⁃ à chaque changement de direction et/ou de pente;
⁃ Tous les 30 m à 35 m sur les conduites inférieure à Ø1000 mm;
⁃ Tous les 50 m à 80 m sur les conduites entre Ø1000 mm et Ø1500 mm;
⁃ Tous les 100 m à 120 m pour les collecteurs et émissaires de plus de Ø1500 mm.
Caractéristiques :
Les avaloirs sont des dispositifs installés sur les routes pour recueillir les eaux
de ruissellement, les dirigeant vers le réseau d’assainissement. Ils sont équipés
de grilles pour empêcher les débris de pénétrer dans les canalisations.
- Bouche d’Egout :
Destinées à recueillir les eaux de surface, elles doivent être sélectives pour
permettre la retenue du maximum de déchets, elles sont généralement disposées
sous le trottoir
- Branchements particuliers :
L’étude des systèmes de canalisations s'avère impérative afin de garantir le maintien optimal de la salubrité des
habitations. Il est essentiel, dans cette perspective, de veiller à la prompte évacuation des eaux usées, tout en
veillant à ce qu'elles ne laissent aucun résidu néfaste à leur passage. Cette démarche vise à assurer un
environnement sain et dépourvu de tout impact indésirable lié aux systèmes d'assainissement.
Pour déterminer les diamètres, on divise l’installation en quatre parties :
Les siphons d'appareils sanitaires jouent un rôle essentiel dans les installations de plomberie et
d'assainissement. Leur principale fonction est d'empêcher les odeurs désagréables de remonter des égouts dans
les espaces habitables et de maintenir un équilibre hydraulique dans les canalisations.
La sortie du siphon est raccordée à la canalisation de vidange qui a généralement une pente de 3%
Souvent, plusieurs appareils sont raccordés sur une même canalisation de vidange. C’est le cas dans une
salle de bain où la canalisation évacue les eaux d’un lavabo, d’un bidet, d’une baignoire et d’une douche.
Le débit théorique de la salle de bain serait donc (en imaginant l’évacuation de tous les appareils en
même temps) la somme de :
- Baignoire : 90 l/mn
- WC : 90 l/mn
- Lavabo : 45 l/mn
- Bidet : 30 l/mn
- Douche : 30 l/mn
Total : 285 l/mn = 4,75 l/s
Mais il est bien évident que tous ces appareils ne serviront pas en même temps. Il y a donc lieu de
déterminer le nombre de ceux qui sont susceptibles de débiter en même temps et on les multiplie par le
coefficient de simultanéité.
Coefficient de simultanéité :
Exemple : Soit à calculer le diamètre d’une canalisation de chute qui reçoit les eaux d’un bidet, d’une
baignoire, d’un lavabo, d’une douche et d’un W.C d’un immeuble R+3.
On prendra :
- Colonne A : si les égouts ne reçoivent pas d’eaux pluviales
- Colonne B : si les égouts reçoivent des eaux pluviales
En vue d’assurer une évacuation rapide des eaux usées et pluviales dans un système unitaire, d’un bâtiment R+3
avec une superficie de 150 m². On va procédé à une étude des canalisations d’assainissement qui reçoivent :
- Débit d’EP de 450 l/mn;
- Débit de base d’EU pour chaque appareil : Evier 45 l/mn ; Baignoire 90 l/mn ; WC 90 l/mn et Lavabo 45 l/mn
1- Calculer le diamètre de la canalisation de chute, qui reçoit les eaux proviennent des appareils ci-dessus.
2- Calculer le diamètre de la descente d’eaux pluviales.
3- Déterminer le diamètre du collecteur qui a une pente de 2%, à partir du tableau.
4- Vérifier la condition d’auto‐curage.
6. Vitesse d’écoulement :
On définit également le rayon hydraulique comme étant le rapport de la surface mouillée A (section droite du
liquide) sur le périmètre mouillé P (périmètre de la conduite en contact avec le liquide).
𝑨
𝑹𝒉 =
𝑷
Compte tenu des caractéristiques hydrauliques des effluents urbains, de la nature et la disposition des conduites
dans lesquelles s’effectuent l’écoulement, l’expression de la vitesse d’écoulement comme suit :
𝟐
𝑽=𝑲 𝑹𝟑𝒉 𝑰
Avec : Rh : Rayon hydraulique (m).
I : Pente de la conduite.
k : Coefficient de rugosité de Manning strickler.
Coefficient de rugosité
de Manning strickler
- Calcul de diamètre du collecteur : (selon manning strickler)
𝑫
Si on considère que le débit transitant est à plein section (Qps), le rayon hydraulique Rh devient : 𝑹𝒉 =
𝟒
𝟐
D’après la formule de la vitesse d’écoulement : 𝑽=𝑲 𝑹𝟑𝒉 𝑰
𝟓 𝑸 𝟑
𝑫𝒕𝒉 = 𝟒𝟖 ( )𝟖
𝑲𝝅√𝑰
𝝅𝑫𝟐 𝑽𝒑𝒔
𝑸𝒑𝒔 =
𝟒
✓ Intensité de précipitation :
Elle dépend du temps de concentration (tc) et de la fréquence (N) tel que N = 1/T
Avec T : la période de retour.
L’expression de l’intensité :
✓ Méthode rationnelle :
Qp = 𝑪é𝒒 .I’.S (l/s)
V
• La vitesse d’écoulement : V = V x Vps
ps
H
• La hauteur de remplissage : H= xD
D
Canalisation circulaire
Exercice 2 :
Dans le cadre d'un projet de réseau d'assainissement, le choix s'est porté sur un système unitaire. Le collecteur
principal, une conduite circulaire en PVC, acheminera à la fois les eaux usées et les eaux pluviales.
On donne :
- Surfaces suivant la nature du revêtement qui est :
parking S1 = 800 m²
chaussée S2 = 1550 m²
trottoir S3 = 1116 m²
allées piétons S4 = 1095,13 m²
caractérisée par un coefficient de ruissellement Cr = 0,9
espace vert S5 = 606,25 m²
caractérisée par un coefficient de ruissellement Cr = 0,05
- Pente moyenne de pose 1%
- Intensité de précipitation I’ = 180 l/s/ha
𝑝
- Le débit de pointe des eaux usées est 𝑄𝐸𝑈 = 5 l/s.
Définition :
Le déversoir d’orage est un ouvrage permettant le rejet direct d’une partie des effluents au milieu naturel lorsque
le débit à l’amont dépasse une certaine valeur.
Les déversoirs d’orage sont généralement installés sur les réseaux unitaires dans le but de limiter les apports au
réseau aval et en particulier dans la STEP en cas de pluie.
Donc c’est un ouvrage de contrôle permettant une régulation hydraulique des effluents en réseau
d’assainissement
Un déversoir d’orage va donc dévier une partie des effluents lorsque le débit en amont dépasse une certaine
valeur que l’on appelle débit de référence.
Un déversoir d’orage doit assurer quatre fonctions principales :
▪ Envoyer les eaux usées de temps sec vers la station d’épuration en limitant les chutes de vitesse
d’écoulement afin d’éviter les phénomènes de décantation.
▪ Envoyer les eaux usées et celles des petites pluies vers la station d’épuration sans surverse.
▪ Déverser les débits de pluie supérieurs au débit de référence.
▪ Empêcher l’entrée d’eau en provenance du milieu naturel dans le réseau : les déversoirs d’orage étant
reliés au milieu naturel, il est possible qu’une rivière en crue viennent s’y engouffrer
Procédure de dimensionnement :
𝟐
𝑸= .μ.b.h. 𝟐𝒈𝒉
𝟑
Dans le but de limiter les débits des eaux usée et pluviale évacués par un réseau unitaire vers la STEP, un
déversoir d’orage, constitué par un collecteur principal en béton, est installé afin d’assurer une régulation
hydraulique.
On donne :
- Diamètre du conduite amont D = 600 mm
- Débit par temps de pluie : 𝑄𝑡𝑝 = 800 l/s
- Débit par temps sec : 𝑄𝑡𝑠 = 300 l/s
- Coefficient de débit : μ = 0,6
- Pente I =1.6 %
On demande de :
1- Calculer la hauteur de remplissage dans collecteur amont (𝐻1 : temps de pluie; 𝐻2 : temps sec)
2- Calculer la longueur du seuil du déversoir
3- Calculer Diamètre de la conduite aval après le déversoir.