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Support de Cours - Module VRD

Le document traite des travaux de Voirie et Réseau Divers (VRD), qui incluent la préparation du terrain pour la construction et le raccordement aux réseaux de distribution. Il aborde les caractéristiques des réseaux enterrés, la structure des chaussées, les matériaux des enduits superficiels, ainsi que la conception des carrefours et des solutions de stationnement. Les informations fournies sont essentielles pour garantir la sécurité et l'efficacité des infrastructures routières.
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Support de Cours - Module VRD

Le document traite des travaux de Voirie et Réseau Divers (VRD), qui incluent la préparation du terrain pour la construction et le raccordement aux réseaux de distribution. Il aborde les caractéristiques des réseaux enterrés, la structure des chaussées, les matériaux des enduits superficiels, ainsi que la conception des carrefours et des solutions de stationnement. Les informations fournies sont essentielles pour garantir la sécurité et l'efficacité des infrastructures routières.
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Institut Technique de Formation Professionnelle

Voirie et Réseau Divers

Pr. IDRISSI
Chargé de cours
INTRODUCTION :

On désigne par le sigle VRD l’ensemble des travaux qui ont pour objet de mettre le terrain en état de
recevoir la construction et de raccorder les bâtiments aux réseaux de distribution collectifs. Cela concerne
essentiellement les amenées d’eau potable, d’électricité, de téléphone et les évacuations d’eaux usées et
pluviales, les voiries et même l’aménagement des espaces verts.
Les travaux de VRD concernent la pose des réseaux qui sont généralement enterrés, suivant des plans
d’exécution tout en respectant la disposition d’un réseau par rapport aux autres dans le but de faciliter la tache
au moment de l’entretien.
INTRODUCTION :

Implantation des réseaux enterres :

Les réseaux possèdent en effet un certain nombre de caractéristiques communes :

- Ils doivent souvent passer sous les voies de circulation ;


- Ils doivent être soigneusement séparés ;
- Ils doivent être accessibles pour les réparations et les entretiens ;
- Les points d’entrée dans le bâtiment doivent être déterminés avant la construction .
INTRODUCTION :

Grillage
Profondeur Chaussée Trottoir
(avertisseur)
Eaux usées 1.50 m Marron Possible Déconseillé
Eaux pluviales 1.00 m Marron Possible Déconseillé
Eau potable 0.80 m Bleu Déconseillé Possible
Electricité 0.75 m Rouge Déconseillé Possible
Téléphone 0.50 m Vert Déconseillé Possible

Tableau 1 – EMPLACEMENT DES RESEAUX


INTRODUCTION :

Eaux pluviales
Eau potable Electricité Téléphone
Eaux Usées
Eaux pluviales
- 20 cm 20 cm 40 cm
Eaux Usées
60 cm HT
Eau potable 20 cm - 40 cm
20 cm BT
60 cm HT
Electricité 20 cm - 50cm
20 cm BT
Téléphone 40 cm 40 cm 50 cm -

Tableau 2 – ESPACEMENT ENTRE RESEAUX


Chapitre I
VOIRIE
I. DÉFINITION :

La voirie englobe l'ensemble des ouvrages réservés à la circulation de tous les véhicules (voitures, poids
lourds, transports en commun, etc.), des piétons, ainsi que des aires de stationnement. Elle est construite pour
une durée de vie moyenne de 10 à 20 ans, selon le type de circulation.
Une chaussée est une structure conçue pour supporter diverses sollicitations dans les meilleures conditions de
sécurité et de confort. Elle est constituée de plusieurs couches de matériaux mises en œuvre sur un sol
terrassé
II. TERMINOLOGIE D’UNE VOIRIE :
Types des bordures de trottoir :

Les bordures de type T Les bordures de type A Les bordures de type CS

Les bordures de type CC Les bordures de type I Les bordures de type P


1/1
4% 2.5% 2.5% 4%

3/2
Dévers
III. STRUCTURE DE LA CHAUSSÉE :

La structure de la voirie, est la configuration en couches de matériaux. Cette structure est conçue pour supporter
le poids des véhicules, résister aux conditions météorologiques et assurer la durabilité de la chaussée.

La construction d'une voirie est un processus complexe qui passe généralement par plusieurs étapes clés. Les
étapes varient en fonction de la taille et de la complexité du projet.
Les étapes principales pour réaliser un projet routier :

⁃ Etudes topographique ;
⁃ Etudes géotechnique ;
⁃ Etudes de conception ;
⁃ Travaux de réalisation.
Chaque chaussée est composée par différentes couches de matériaux disposées l’un au-dessus de l’autre, pour
supporter la circulation. D’habitude une chaussée comporte les couches suivantes :

Coupe transversale d’une chaussée


Schéma de fonctionnement d’une structure de chaussée sous
l'application d'une charge roulante
Le choix de la structure la plus appropriée ainsi que sa conception dépendent de divers facteurs tels que :

⁃ Intensité du trafic prévu


⁃ Types de sols
⁃ Climat
⁃ Coûts et disponibilité locale des matériaux
⁃ Coût global de construction/entretien
IV. MATERIAUX CONSTITUTIFS DES ENDUITS SUPERFICIEL :

L’enduit superficiel est une couche de faible épaisseur constituée de couche superposées d‘un liant
hydrocarboné et de gravillons.

L’enduit superficiel permet :


- D’assurer une bonne imperméabilité superficielle ;
- D’éviter la pénétration de l'eau de ruissellement dans les assises des chaussées ;
- D’éviter les problèmes de glissance.

Objectifs :

- Création d’une couche de roulement ;


- Rénovation d’une chaussée après usure ;
- Imperméabilisation de la chaussée.
A- Les constituants des enduits superficiels :

Un enduit superficiel nécessite :

- Un liant qui permettra un bon accrochage des gravillons sur le support.


- Des gravillons répandant à la qualité requise notamment : la résistance à l’usure et la propreté.

Le liant :

Le liant hydrocarboné d'enduit superficiel routier est un type de liant utilisé dans la construction et
l'entretien des chaussées. Ce type de liant est fabriqué à partir de produits pétroliers tels que le bitume,
l'asphalte ou les émulsions d'asphalte, qui sont mélangés avec des agrégats pour former un revêtement de
surface.

Les différents liants hydrocarbonés :


- Les bitumes fluxés ;
- Les bitumes goudrons ;
- Les bitumes fluidifiés.
Les gravillons :

Le granulat de l’enduit superficiel transmette les charges de la circulation au matériau qu’il recouvre ; sert
d’élément d’usure et favorise l’adhérence entre la chaussée et le pneumatique.
De ce fait, le granulat doit être dur, de forme convenable et propre pour un bon mariage avec le liant.

Les caractéristiques mécaniques qui rendent compte de la qualité de fabrication du granulat :

- La granularité : Les granulats généralement utilisés appartiennent aux classes granulaires suivantes :
4/6 ; 6/10 ; 10/14
- L’angularité : Les granulats des enduits superficiels sont entièrement concassés, issus de roches
massives ou ballastières.
- La forme : La forme des gravillons doit être aussi cubique que possible. Les éléments plats sont
fragiles et se placent mal sur la chaussée.
- La propreté : La propreté est un paramètre des plus importants pour la réussite d’un enduit superficiel.
La défaillance de la propreté, entraînera une mauvaise adhésivité avec le liant, et se traduira par un rejet
de granulat et d’échec de l’enduit superficiel.
B- Structures des enduits superficiels :

Il existe différents types d'enduits superficiels routiers, sont à la disposition des concepteurs, chacun avec une
structure spécifique. On distingue :

Les structures du type monocouche :

Enduit monocouche simple gravillonnage : est constitué d’une couche de liant suivie d’une couche de granulat
10/14 ou 6/10 ou 4/6.
L’enduit monocouche est réservé exclusivement au renouvellement de la couche d’usure sur chaussées supportant un
trafic faible dont le support est en bonne état, c-à-d sans déformation ni hétérogénéité ni fissuration de trop grande
importance.
Enduit monocouche double gravillonnage : est constitué d’une couche de liant suivie de deux couches
de gravillons, les classes granulaires utilisées sont discontinues : 10/14 et 4/6 ou 6/10 et 2/4.
Sa structure granulaire discontinue favorise les qualités de rugosité et de dérivabilité superficielles exigées
pour les routes supportant un trafic moyen à fort.
Il est utilisé au renouvellement des enduits d’usure sur chaussées dont les supports sont de bonne qualité et
pour lesquelles une forte rugosité est recherchée.
L’enduit double gravillonnage LGg assure les avantages suivants :
• Faible consommation de liant ;
• Grande solidité ;
• Drainabilité superficielle importante.
Enduit sandwich : est constitué d’une couche de gravillons recouverte d’un film de liant et d’une seconde
couche de gravillons. Les classes granulaires utilisables sont de deux types :
 Structures discontinues : 4/6 et 10/14.
 Structures continues : 6/10 et 10/14 ou 4/6 et 6/10.

L'enduit superficiel routier de type sandwich présente plusieurs avantages par rapport aux autres techniques de
revêtement routier. Il permet notamment d'améliorer la résistance et la durabilité du revêtement, tout en
réduisant les risques de fissuration et de dégradation de la chaussée.
De plus, il peut être utilisé sur différents types de routes et de chaussées, et est souvent choisi pour les routes à
fort trafic.
Les structures du type bicouche :

Enduit bicouche : Est constitué d’une couche de liant suivie d’une couche de gravillons plus une autre
couche de liant suivie d’une couche de gravillons.
On distingue deux types de structures en fonction des classes granulaires utilisées :
 Structures discontinues : 10/14 et 4/6 ou 6/10 et 2/4.
 Structures continues : 10/14 et 6/10 ou 6/10 et 4/6.

L'enduit bicouche présente plusieurs avantages, notamment une meilleure résistance à l'usure, une
meilleure adhérence pour les véhicules et une meilleure durabilité dans le temps. Il est également facile à
appliquer, ce qui réduit les coûts et les temps d'arrêt de la route pendant les travaux de rénovation.
C- Les étapes de la mise en œuvre d’enduit superficiel :

- Installation de la signalisation de déviation ;


- Balayage, nettoyage et séchage de la chaussée support ;
- Épandage d’une couche d’émulsion de bitume ;
- Épandage de la couche de granulats de type G ;
- Compactage à l’aide d’un cylindre à pneus ;
- Épandage de la couche de granulats de type g ;
- Compactage définitif à l’aide d’un cylindre à pneus.
D- Les engins de la mise en œuvre d’enduit superficiel :

- Les balayeuses de la chaussée :

- Balayeuse à rouleaux ;
- Balayeuse aspiratrice ;
- Balayeuse automotrice.

- Les épandeuses :

Les épandeuses sont constituées essentiellement :


- Véhicule porteur ;
- Citerne ;
- Dispositif de transfert de liant ;
- Appareils de contrôle.
- Les gravillonneurs automoteurs :

Les gravillonneurs automoteurs sont équipés d’:


- un réservoir de gravier;
- une trémie d'alimentation;
- un distributeur des graves.

- Les compacteurs :
E- Choix de la structure :

Le raisonnement du gestionnaire doit suivre le cheminement suivant:


Grille de choix des structures :
V. CARREFOURS ET ÉCHANGEURS :

Les carrefours et échangeurs jouent un rôle essentiel en tant que points de convergence de plusieurs voies.
Leur conception et leur aménagement revêtent une importance primordiale pour la sécurité et la fluidité
de la circulation.
En effet, ces points de rencontre peuvent être des zones à haut risque en raison des nombreux
mouvements de véhicules et des possibilités de conflits entre les flux de circulation.
L’objectif principal de l'aménagement des carrefours et échangeurs est de minimiser ces points de conflits
et d'optimiser la circulation, garantissant ainsi un déplacement efficace et sécurisé des conducteurs.
Les principaux types des carrefours :

Le classement des carrefours en familles homogènes d'aménagements doit favoriser une perception
par les usages la plus nette possible. Dans la pratique, un classement par grandes familles techniques
de carrefours aménagés (suivant leur forme et leur fonctionnement) répond bien à cette exigence.
Ils sont classés en fonction du nombre de branches :

Ils peuvent être en croix, en Y, en T, en étoiles ou giratoires. Chaque type a ses propres caractéristiques et
est adapté à des situations de circulation spécifiques, visant à réduire le nombre de conflits entre les
véhicules.
L'analyse de la qualité de l'offre en déplacements sur le carrefour porte sur :

Type d'exploitation : (perte de priorité, stop, giratoire, feux tricolores);

Les différents types de carrefours


et leurs représentations techniques
Croix : Les carrefours en croix sont des intersections où quatre voies
se rencontrent à angle droit. Ils sont souvent utilisés dans des zones
urbaines et permettent une circulation relativement simple avec ou
non des feux de signalisation contrôlant les mouvements des
véhicules.

Giratoire : Aussi connu sous le nom de rond-point, ce type de


carrefour est caractérisé par une île centrale, ceinturé par une
chaussée mise en sens unique par la droite, sur laquelle débouchent
différentes routes et annoncé par une signalisation.
Étoile : Ce type de carrefour est formé par plusieurs voies se
rejoignant en un point central. Il est couramment utilisé pour gérer
le trafic dans des zones où plusieurs routes se rencontrent, mais où
la circulation est relativement légère.

Carrefour en Y : Ce type de carrefour présente trois bras de


circulation se rejoignant en un seul point. Il est généralement utilisé
lorsque le trafic est plus important sur une voie principale et moins
important sur les voies secondaires.

Carrefour en T : Ce type de carrefour se compose de trois bras de


circulation, avec une voie principale se connectant à deux voies
secondaires. Il est approprié pour des situations où une voie
principale traverse une zone moins développée ou moins dense.
VI. STATIONNEMENT :

Une bonne conception d’un réseau de voirie ne se limite pas uniquement à une fluidité satisfaisante de la
circulation, aussi il faut résoudre le problème de stationnement.
A cet effet, une partie de l’espace collectif doit être aménagé pour les besoins de stationnement.

Afin de parvenir à des solutions rationnelles et économiques du problème de stationnement dans son ensemble,
il faut examiner certaines données techniques de ce problème a s’avoir :

- Motif de stationnement;
- Demande de stationnement;
- Offre de stationnement.
A- Motif de stationnement :

Stationnement logement : Ce stationnement est caractérisé par une durée longue, en général, ce
stationnement est assuré en dehors des voiries de circulation.

Stationnement travail : Ce stationnement est également de longue durée, ce stationnement se répercute


sur plusieurs voies au alentours des établissements.

Stationnement affaire : Contrairement aux deux premiers, ce stationnement est de courte durée, il est de
l’ordre de ¼ heure à 1 heure.
B- Demande de stationnement :
Parmi les méthodes peuvent être utilisées pour évaluer la demande, on trouve : les procédés statistiques et les
enquêtes, qui sont fonctions de certains paramètres. On distingue :
- La population totale de la zone urbanisée;
- Le taux de motorisation de la zone considérée;
- Le taux des véhicules en heure de pointe.

La demande de stationnement selon les besoins des endroits considéré :

▪ Habitation : 1 à 2 places
▪ Bureaux : 1 place /20 m² (Place /4 employés)
▪ Centre commerciale : 1 place /50 m²
▪ Hôtel : 1 place /5 chambres.
▪ Hôpital : 1 place / 5 lit.
▪ Cinéma : 1 place / 10 spectateurs.
▪ Restaurant :1 place / 10 clients.
C- Offre de stationnement :

Le stationnement de véhicule est organisé sur des bandes prévues à cet


effet ces bandes sont aménagées, soit sur la voie de circulation, soit sur
voie latérale.

Les dimensions minimales d’une bande de stationnement sont fixées à :


2,5 m de largeur et 5 m de longueur.
Le créneau :
Consiste à faire entrer un véhicule dans une place qui se trouve en parallèle de la
chaussée. La principale difficulté réside dans le fait que l’emplacement disponible est
délimité par deux véhicules déjà garés. Non seulement la maîtrise de l’angle de
braquage sera très importante, mais il faudra également réaliser une alternance de
marche avant/ arrière sans heurter l’un des véhicules déjà stationnés.

Le stationnement en épi :
Qu’il soit réalisé en avant ou en arrière, la principale difficulté pour réussir un
stationnement en épi réside dans le respect de l’angle de 45, 60 ou 75 degrés qui
délimite l’emplacement. Cependant, il s’agit de la manœuvre de stationnement la plus
simple à réaliser.

Le stationnement en bataille :
Contrairement au stationnement en épi, le stationnement en bataille s’effectue sur un
emplacement de parking qui est implanté à 90 degrés de la chaussée.
Exercice :
Une zone urbaine est composée de :
▪ Un quartier résidentiel comprenant 50 logements.
▪ Un immeuble de bureaux de 2000 m² .
▪ Un centre commercial de 5000 m².
▪ Un hôtel comportant 60 chambres.
▪ Un hôpital avec une capacité de 100 lits.
▪ Un cinéma de 300 spectateurs.
▪ Un restaurant accueillant en moyenne 50 clients simultanément.
1- Calculez la demande totale de stationnement pour toute la zone .

La municipalité prévoit d'aménager un parking comprenant :


▪ 30 places en ligne,
▪ 50 places en bataille,
▪ 20 places en épi.
2- En utilisant les dimensions minimales, calculez la surface totale nécessaire pour le parking.
3- La capacité prévue est-elle suffisante pour répondre à la demande calculée à la question 1 ?
Chapitre II
ALIMENTATION EN EAU POTABLE
INTRODUCTION :

L’eau est un bien public et indispensable à toute urbanisation, elle doit être disponible pour assurer les
besoins de la population. Les VRD interviennent dans son domaine d’application afin de répondre à
ces besoins par la conception et l’implantation des ouvrages qui devront répondre aux exigences.

Actuellement pour pouvoir alimenter une localité en eau, il faut que cette eau soit :
- apte à être consommée, qui devra satisfaire à certaines normes de qualité ;
- en quantité suffisante ;
- Fournit sous une pression minimale.

Le réseau de l'A.E.P : Ensemble des ouvrages et appareillages à mettre en place pour traiter et transporter
ces besoins en eau, depuis la source en eau jusqu’aux consommateurs.
Deux types d'ouvrages sont nécessaires :
- les stations des traitements des eaux de surface ;
- les stations d´épuration des eaux usées.
II-1. CYCLE DE L'EAU POTABLE :

Ce cycle est organisé en 7 grandes étapes :

1 - Pompage de l'eau (captage):


La station de pompage sert à pomper l’eau.
Que ça soit de la nappe phréatique ou rivière.

2 - Traitement de l’eau:
L’eau pompée est propre mais elle n’est pas
potable. Elle est donc ensuite rendue potable
dans une usine de traitement.

3 - Stockage de l’eau:
L’eau est stockée dans un réservoir. Le
plus souvent il s’agit d’un château d’eau situé à
l’interface entre la conduite d’adduction et le
réseau de distribution..
4 - Distribution de l’eau potable:
L’eau est acheminée jusqu’aux habitations, les
exploitations agricoles et les sites industriels
grâce à la pression exercée.

5 - Traitement des eaux usées:


Après utilisation par les consommateurs, l’eau
usée est acheminée jusqu’à la station d’épuration
pour y être nettoyée.

6 - Retour au milieu naturel:


C’est ici que s’achève le cycle domestique de
l’eau. Une fois qu’elle a été utilisée, l’eau est
dépolluée avant d’être rejetée dans la nature.
II-2. PARAMÈTRES INDICATEURS DE POLLUTION DES EAUX :

Matières en suspension (MES) :


MES englobent de fines particules qui demeurent non dissoutes dans l'eau, contribuant ainsi à conférer à cette
dernière une apparence trouble. La présence de MES peut jouer un rôle significatif dans la qualité globale de
l'environnement aquatique.
Eau de surface de bonne qualité = MES < 200 mg/l (Normes Marocaines)

Turbidité :
C’est un paramètre, qui varie en fonction de la matière en suspension dans l’eau. Afin d’avoir la valeur de la
turbidité, on mesure la résistance de l’eau au passage de la lumière.
Au Maroc, on mesure la turbidité par la méthode normalisée NTU par spectrométrie :

✓ NTU < 5 => Eau claire


✓ NTU < 30 => Eau légèrement trouble
✓ NTU > 50 => Eau trouble
Conductivité :

La conductivité de l'eau est une mesure importante qui renseigne sur la minéralisation de l'eau, c'est-à-dire la
quantité de sels dissous dans l'eau. Elle est généralement exprimée en siemens par mètre (S/m).

Pour une eau de surface de bonne qualité = Une Conductivité < 1300 us/cm

Oxygène dissous (OD) :

L'oxygène dissous (OD) dans l'eau provient principalement de deux processus :


▪ Diffusion de l'air à travers la surface de l'eau : L'air contient de l'oxygène, et lorsqu'il entre en contact
avec la surface de l'eau, l'oxygène peut se dissoudre dans l'eau par diffusion.
▪ Photosynthèse des plantes aquatiques : les plantes absorbent le dioxyde de carbone (CO2) de l'eau et
libèrent de l'oxygène (O2).

Pour une eau de surface de bonne qualité = Une teneur d’O2 ˃ 5 mg /l


Température :

Une température trop élevée des eaux d’une rivière peut aboutir à un
manque d’oxygène dissous pouvant entraîner la disparition de
certaines espèces.

Pour une eau de surface de bonne qualité = T° < 25°C

Potentiel Hydrogène (pH) :

Dans les conditions naturelles, le pH de l'eau varie généralement entre 6,5 et 8,5, créant un environnement
favorable à la vie aquatique. Des variations significatives en dehors de cette plage peuvent résulter de la présence
de polluants, tels que des déversements industriels ou des rejets d'eaux usées.
Matières organiques :

⁃ La matière organique est naturellement présente dans l’eau, à faible concentration. Un excès de la MO
indique une pollution provenant de rejets d’eaux usées domestiques brutes ou mal épurées.
⁃ La dégradation de la MO consomme de l’oxygène dissous de l’eau nécessaire à la vie aquatique.

Métaux lourds :

Les métaux lourds sont considérés comme des paramètres indicateurs de la pollution des eaux en raison de
leur toxicité élevée. Leur présence en quantités anormales dans l'eau est souvent un signe de contamination.
Ceux-ci sont présents le plus souvent dans l'environnement sous forme de traces : mercure, plomb, cadmium,
cuivre, arsenic, nickel, zinc, cobalt, manganèse...
II-3. SYSTÈMES DE DISTRIBUTION D’EAU :

Système d’alimentation d’eau :


Le système d’alimentation d’eau est constitué par un ensemble d’ouvrages et d’organes ayant pour objet de
mettre de l’eau à la disposition des habitants d’une agglomération.

Classification des systèmes de distribution d’eau :

Les systèmes de distribution d’eau peuvent être classés selon plusieurs critères :
▪ Type de consommateur : domestique ou potable ; agricole ; industriel etc…
▪ Zone d’alimentation : agglomérations urbaines, zones rurales et zones industrielles.
▪ Sources d’alimentation : les eaux de surface (fleuves, lacs, mers, etc…), les eaux souterraines.
▪ Méthode d’amené d’eau : les systèmes gravitaires, les systèmes de refoulement.
Schéma générale d’un système d’alimentation en eau potable
Principaux éléments d’un système de distribution d’eau :

Captage :
Le captage consiste à recueillir soit des eaux souterraines (source, nappe, aquifère), soit des eaux de surface
(rivières, lacs) à l’aide d’une prise d’eau et d’une conduite d’adduction qui transporte l’eau vers un réservoir qui
doit alimenter de façon continue la station de traitement.

Station de captage d’eau


Adduction :

C’est le transport de l’eau, depuis la zone de captage jusqu’à proximité de la zone d’utilisation (distribution),
il peut avoir lieu avant le traitement.
On distingue généralement les types d’adduction suivants :

▪ Adduction gravitaire (cote source est supérieure à la


cote du réservoir);
▪ Adduction par refoulement (par pompage);
▪ Adduction mixte .
Traitement des eaux :

Parfois les eaux captées ne présentent pas en permanence, les qualités requises, elles doivent faire l’objet
d’un traitement.
Le traitement peut être très simple, par exemple pour le cas d’une eau de profondeur, ou éventuellement
complexe, et c’est le cas d’une eau de surface.

Usine de traitement d’eau potable


Procédées de traitement des eaux
Accumulation ou réservoir :

On a souvent besoin de mettre en réserve une partie de l’eau, soit pour régulariser le débit dans les ouvrages qui
précèdent, soit pour assurer une sécurité en cas de panne, ou d’incendie, on l’accumule alors dans des réservoirs
spéciaux.
Rôle des réservoirs :
Les réservoirs d’eau sont, en général, nécessaires pour pouvoir alimenter, convenablement, une agglomération
en eau potable. Ils sont principalement imposés par la différence entre le débit de captage ou de refoulement
d’eau et le débit d’eau consommé par l’agglomération.
En principe, les réservoirs se différencient d’après leur position par rapport au sol :

réservoirs enterrés réservoirs semi- enterrés réservoirs surélevés


Fonctions des réservoirs :
Les réservoirs sont présents partout dans le réseau d’adduction d’eau. Ils constituent les organes de stockages et
des régulateurs des pressions et de débit entre le régime de production et le régime de consommation. Ils
permettent d’emmagasiner l’eau lorsque la consommation est inférieure à la production, et la restituent lorsque
la consommation devient supérieure à la production.

On peut regrouper les diverses fonctions des réservoirs sous trois rubriques principales :

- Régulateur de débit entre le régime d’adduction et le régime de distribution;


- Régulateur de pression en tout point du réseau. Il permet de fournir aux abonnés une pression
suffisante et plus ou moins constante, indépendamment de la consommation;
- Élément de sécurité vis-à-vis des risques d’incendie, de demande en eau exceptionnelle ou de rupture
momentanée de l’adduction (panne dans la station de pompage, rupture de la conduite d’adduction,
arrêt de la station de traitement,..).
Équipement des réservoirs :

Le réservoir se compose des éléments :

• Tour : destinée d'une part de sa hauteur à offrir la charge


hydraulique nécessaire dans les conduites d'alimentation et d'autre
part à supporter la cuve et à transmettre les charges pondérales aux
fondations.

• Cuve : destinée à stocker l'eau provenant de la station de traitement


ou du forage. Son volume doit assurer la consommation journalière
à l'agglomération jusqu'à l'horizon du projet ;

Château d'eau
Équipement des réservoirs :

• Conduite d'adduction : destinée à conduire les eaux


d'alimentation à la cuve. Sa limite supérieure donnée est
le niveau maximum de l'eau dans la cuve. Elle est munie
en sa base d'un robinet bande ;

• Conduite de distribution : destinée à conduire les eaux


d'alimentation dans le réseau de distribution des
agglomérations. Sa limite supérieure se situe légèrement
au-dessus du fond de la cuve ;

• Conduite de vidange : elle se situe à la base de la cuve et


permet l'évacuation de l'eau au besoin de nettoyage ou
autres travaux ;

Château d'eau
Distribution :

La distribution consiste à fournir à chaque instant aux utilisateurs à une pression convenable, le débit d’eau dont
ils ont besoin, elle s’effectue par un réseau de conduites sous pression, dimensionnées, pour permettre le passage
en chaque point du débit maximal prévisible.

Ce réseau de distribution peut être : ramifié, maillé, comme il peut être les deux à la fois.
Réseau ramifié :

La caractéristique d’un réseau ramifié est que l’eau circule, dans toute la canalisation, dans un seul sens (des
conduites principales vers les conduites secondaires, vers les conduites tertiaires,..). De ce fait, chaque point
du réseau n’est alimenté en eau que d’un seul côté.
Ce type de réseaux présente l’avantage d’être économique, mais il manque de sécurité (en cas de rupture
d’une conduite principale, tous les abonnés situés à l’aval seront privés d’eau).

Réseau ramifié
Réseau maillé :

Le réseau maillé dérive du réseau ramifié par connexion des extrémités des conduites (généralement jusqu’au
niveau des conduites tertiaires), permettant une alimentation de retour. Ainsi, chaque point du réseau peut être
alimenté en eau de deux ou plusieurs côtés. Ce type de réseaux présente les avantages suivants :

▪ plus de sécurité dans l’alimentation : en cas de rupture d’une conduite, il suffit de l’isoler et tous les
abonnés situés à l’aval seront alimentés par les autres conduites ;
▪ une répartition plus uniforme des pressions et des débits dans tout le réseau. Il est, par contre, plus
coûteux et plus difficile à calculer.

Réseau maillé
Réseau mixte :

C’est un réseau interconnecté avec un maillage. En cas de nécessité, le réseau comporte des ramifications
supplémentaires qui permettent d'approvisionner des zones spécifiques isolées de la ville, telles que des zones
industrielles ou rurales.

Réseaux étagés :

Ce réseau est utilisé dans des zones où la topographie est complexe. Lorsque le terrain est très tourmenté, le
réseau étagé permet une distribution d'eau par paliers. Cela signifie que le réseau est organisé en étages ou
niveaux successifs, adaptés à la topographie irrégulière. Cette approche permet d'acheminer l'eau de manière
plus efficace dans des régions où une distribution classique pourrait être difficile en raison du relief accidenté.

Réseau étagé
Prétraitement des eaux usées :
Le prétraitement des eaux usées consiste à séparer et éliminer les matières les plus grossières et les éléments
susceptibles de gêner les étapes ultérieures de traitement.
Le plus souvent, il comprend :
- Le dégrillage pour retenir les déchets volumineux,
- Le dessablage pour obtenir une meilleure décantation
- Le dégraissage et le déshuilage pour éviter l’encrassement de la station par des corps gras.
Dégrillage :

Les refus de grilles sont évacués généralement avec les ordures ménagères.
Généralement il existe deux classes d’espacement de grilles:
• Espacement moyen: 40 à 80 mm
• Espacement fin: 12 à 25 mm
Différentes grilles : Courbes ou Droites

Dégrillage

Dessablage :

l’eau s'écoule lentement, toutes les matières denses se déposent à la base de l'ouvrage.
Différents types de dessableur : Rectangulaire à couloir Carré, Circulaire ou Polygonale, etc.

Dessableur rectangulaire
Dégraissage:

Élimine les corps flottants tels que graisse, fibres, etc.

l’eau est soufflée pour émulsionner les graisses qui sont récupérées par des
racleurs de surfaces.

Dégraisseur rectangulaire
Épuration de l’eau :
Le processus d'épuration de l'eau implique un traitement chimique et physique visant à éliminer les impuretés
présentes dans l'eau résiduelle. Cette démarche permet de rendre l'eau traitée sûre pour être rejetée dans
l'environnement sans causer de pollution. De plus, elle peut être réutilisée à des fins secondaires telles que
l'irrigation agricole, l'arrosage, le lavage des rues, etc.
Il est important de noter cependant que, bien que l'eau traitée soit adaptée à ces usages, elle ne devient pas potable.

Station d’épuration des eaux


Retour de l’eau dans l’environnement :

Après son traitement, l'eau épurée et non utilisée est rejetée dans l'environnement, souvent à travers des
conduits spéciaux qui la dirigent vers des cours d'eau ou la mer. Ce processus de rejet complète le cycle
artificiel de l'eau, fermant la boucle du traitement et du retour de l'eau dans l'écosystème naturel.

Rejet de l’eau épurée non-utilisée dans un fleuve


II-4. EVALUATION DES BESOINS EN EAU :

L’évaluation des besoins en eau constitue la première phase dans la conception d’un projet hydraulique, (Eau
potable, irrigation, industrie). C’est à partir des besoins calculés qu’un dimensionnement des différents
éléments d’un réseau peut se faire (pompes, conduites, châteaux d’eau..etc.).

Régime de la consommation :

Le régime de la consommation d’eau est un facteur principal déterminant le régime de fonctionnement des
éléments du système de distribution d’eau.
Il dépend pour les agglomérations du nombre d’habitants et du type des bâtiments.
Facteurs influençant la consommation :
- Croissance démographique ;
- Type d’habitat (les activités des individus);
- Secteur agricole et industriel.
La consommation d’eau est la partie où volume d’eau réellement utilisé, c’est un paramètre qu’il faut
également cerner à partir de la production.

Le débit fictif continu est le débit qui serait théoriquement pompé d’une manière continue. Autrement
dit, on transforme un débit instantané qui est pompé pendant une certaine durée en un débit durable dans
le temps.

Dans un réseau d’eau potable on définit également le taux de raccordement ou de branchement au réseau.
Estimation des populations à desservir :

Pendant la phase de conception des ouvrages destinés à être utilisés dans le domaine de la distribution d'eau,
les concepteurs doivent anticiper et estimer la population qu'elles seront appelées à desservir tout au long de
leur durée de vie projetée. Cette anticipation est cruciale pour garantir que les ouvrages de distribution d'eau
puissent répondre adéquatement aux besoins de la communauté qu'ils desservent.

Il existe deux types principaux d'estimations de population en fonction de la durée de vie prévue de la
structure projetée :

⁃ Estimation à court terme, qui s'étend sur une période de 5 à 10 ans. Cette estimation se concentre
sur les besoins immédiats de la population dans les années à venir.
⁃ Estimation à long terme, qui couvre une période plus étendue de 10 à 50 ans, prend en compte
une perspective plus large pour anticiper les évolutions démographiques à plus long terme.
Le nombre de population d’une agglomération dépend des facteurs suivants :
Il existe différentes méthodes de prédiction à court et à long terme, on peut citer les suivantes :

✓ Source d’information :
Plusieurs informations sont nécessaires à l’évaluation démographique d’une population.
Les principales sources d’information sont :
• Recensements;
• Données relatives à l’immigration et l’emigration;
• Taux de natalité et les taux de mortalité.

✓ Progression arithmétique :
Cette méthode s’applique dans les cas de populations vieilles et stable et dans les villes à caractère agricole.

Pn = P1 + Ka (tn−t1)

Avec : Pn : Population à l’horizon n


Ka : Constante de la croissance arithmétique
✓ Progression géométrique :
Cette méthode s’applique à des populations jeunes et en pleines croissance.

Pn = P1 𝒆Kg(tn−t1)

Avec : Kg : constante de la croissance géométrique

On peut également exprimer la croissance géométrique à l’aide de l’équation de l’intérêt composé, si on connaît
le pourcentage de croissance annuelle de la population, on a alors :

Pn = P1 (1+r)n

Avec : n : nombre d’années


r : taux d’accroissement de la population
✓ Accroissement à taux décroissant :

Cette méthode s’applique principalement à des populations qui n’ont plus d’espace pour se développer.

𝐏𝐧 = 𝐏𝟏 + (𝐒 − 𝐏𝟏 )(𝟏 − 𝐞−𝐤 𝐭𝐧−𝐭𝟏 )

Avec : S : population qui doit être estimée approximativement


K : taux de croissance
Exercice 1 :

Le taux de croissance annuel d’une population de 25 000 habitants est de 5 %


a) Dans combien d’années la population atteindra-t-elle 50 000 habitants ?
b) Comparer les valeurs de r et de Kg.

Exercice 2 :

La croissance de la population d’une ville est à taux décroissant et il y a 10 ans, cette population était de 65 145
habitants et ultimement, actuellement elle est de 70 000 habitants, elle sera de 100 000 habitants.
a) Calculer le taux de croissance K annuel de cette population.
b) Estimer quelle sera cette population dans 12 ans.
Types de besoins en eau :

1- Besoins en eau domestiques :

L’eau employée pour la consommation domestique comprend la totalité de l’eau utilisée dans les résidences
pour des usages aussi variés que l’hygiène personnelle, lessive et l’arrosage, on ajoute souvent à cette
consommation, l’eau fournie aux petits commerces.

Cette consommation varie en fonction de plusieurs facteurs: le niveau de vie, les habitudes, la disponibilité
de l’eau, le climat, le prix de l’eau, etc..
o Pour une grande ville (plus de 100 000 habitants) : de 120 à 250 l/j/hab;
o Pour une ville moyenne (de 5 000 à 100 000 habitants) : de 80 à 120 l/j/hab;
o Pour une petite ville (moins que 5 000 habitants) : de 50 à 80 l/j/hab.

On évoque souvent la notion de stress hydrique lorsqu’on a une dotation en eau inférieure à 1000m3/an/ hab
2- Besoins publics :

Les besoins publics englobent la consommation des administrations, des établissements d'enseignement, des
municipalités, des hôpitaux, etc..
On distingue, quelques exemples de besoins publics :

⁃ Hôpitaux : de 300 à 600 l/j/lit;


⁃ Administrations : de 100 à 200 l/j/employé;
⁃ Etablissements d'enseignement : de 10 à 30 l/j/élève;
⁃ Foyers universitaires : de 100 à 200 l/j/étudiant.
⁃ Mosquée : 5 à 10 m3/j/unité
3- Besoins industriels :
On ne tient compte, en général, que des besoins des petites industries, qui consomment de l’eau potable et
branchées sur le réseau de la ville.
Les grandes industries sont isolées de la ville (ou situées dans des zones industrielles) et alimentées par des
réseaux indépendants. Celles qui consomment beaucoup d’eau doivent avoir leur propre source en eau

Ces besoins sont variables selon l’industrie considérée et le procédé de fabrication ou production envisagé
(traitement de minerais, fabrication de papiers, …).

Exemples :

⁃ Une usine de textile dans le quartier industriel de Marrakech à un besoin en eau évalué à 9 l/s ;
⁃ Une mine dans la région de Marrakech a un besoin en eau de l’ordre de 120 l/s.
4- Besoins d'irrigation :

Les besoins d’irrigation dépendent essentiellement de deux facteurs :


⁃ La nature des assolements (type de cultures) ;
⁃ La superficie à irriguer.

En fait, si on parle des consommations en eau, il faudrait ajouter un troisième facteur qui est la technique
d’irrigation : (gravitaire, irrigation localisée, etc.).

La faisabilité d’un périmètre irrigué est étroitement liée aux ressources en eau.
Il est donc fondamental de calculer les besoins (et surtout les besoins de pointe) et les confronter avec les
ressources existantes. Ceci permet d’arrêter le programme des assolements et également les superficies à
irriguer. De même que les projets d’eau potable, il faut calculer le prix de revient de l’eau. Notons aussi qu’un
projet agricole doit être rentable, pour cela il faut prévoir dans les études de faisabilité les calculs économiques
et notamment le T.R.I (taux de rentabilité interne).
Exemples d’application :

1. Soit une conduite cylindrique dont l’aire de la section et 1000 cm² et la vitesse du liquide est de 1,80 m/s;
Calculer le débit de l’écoulement.
2. Dans un puits, on pompe chaque jour un débit Q=20 l/s pendant 10 heures. Quel est le débit fictif continu ?
3. La production de l’ONEP en eau potable pour une petite ville pendant l’année 2021 a été comme suit :

Production (m3) Consommation (m3 ) Nombre d’abonnés


306979 208940 1212

Sachant qu’un abonné représente un foyer de 7 personnes, calculer la consommation par habitant.

4. En milieu urbain (grande ville), la dotation en matière d’eau potable est en moyenne de l’ordre de 120 l/j/hab.
Une ville compte 100.000 habitants en 2007, calculer les besoins moyens et les besoins de pointe pour les
années 2007, 2015, 2025, on admet que l’accroissement démographique est de l’ordre de 1 % annuellement.
On admet également un coefficient de pointe de 1,5.
On suppose que les besoins (120 l/j/hab) restent constants au cours de la période étudiée.
II-5. VARIATION DE CONSOMMATION :

✓ Consommation totale moyenne:

La consommation journalière moyenne totale ( Qjmoy ) pour une agglomération est donnée par la formule suivante :

Qj moy = Pn C

Avec : Pn : Nombre d’habitants;


C : Consommation journalière moyenne par habitant.
✓ Consommation de pointe mensuelle :

La consommation d’eau est variable en fonction du mois, du jour et de l’heure de la journée. C’est la consommation
durant le jour de l’année ou la consommation est la plus élevée.

Coefficient de pointe mensuelle (Km) :


✓ Consommation de pointe journalière:

On définit un coefficient de pointe journalière Kj :

Généralement, cette valeur de Kj varie de 1,15 à 4,3, selon le climat et les activités estivales de l’agglomération
Par exemple : pour une zone touristique, Kj est proche de 4,3
✓ Consommation de pointe horaire :

On définit aussi un coefficient de pointe horaire Kh (coefficient d’irrégularité de la consommation horaire) :

Avec : Vi​ : Volume mensuel

➢ Consommation horaire minimale de l’année Qh min :

La consommation horaire la plus faible de l’année varie entre 40 et 80% de la consommation horaire moyenne de l’année.
▪ Les pertes d’eau :

Dans un réseau d’alimentation en eau potable, les pertes d’eau sont situées à différents niveaux : la prise d’eau,
la station de traitement, les stations de pompage, les réservoirs, les réseaux d’adduction et de distribution, les
vannes, les joints, etc..

Le volume de ces pertes d’eau dépend de :


o L’âge et l’état du réseau ;
o La compétence et l’efficacité du service de maintenance du réseau.

En général, la valeur du coefficient K relatif aux pertes varie de 1,2 à 1,5 :


o Kp = 1,2 ; pour un réseau neuf ou bien entretenu;
o Kp = 1,25 à 1,35 ; pour un réseau moyennement entretenu;
o Kp = 1,5 ; pour un réseau mal entretenu.
▪ Notion de rendement :

Le rendement permet de mesurer l'efficacité d'un système en comparant les résultats obtenus aux ressources
engagées. Il évalue la performance des systèmes de production, de transport et de distribution de l'eau, en identifiant
les pertes éventuelles à chaque étape du processus.

- Rendement de distribution :

- Rendement de production (ou d'adduction) :

- Rendement global :
II-6. DÉBIT DE CALCUL DES DIFFÉRENTS OUVRAGES DU RÉSEAU :

Le débit de calcul dépend alors du type et de l’emplacement de l’ouvrage à calculer ou à dimensionner

- Le volume d’eau annuel (𝐕𝐭𝐨𝐭) à prévoir au niveau de la source d’eau (ou volume capté) :

Vtot = 365 Kp Qjmoy (m3/an)


- Le débit de dimensionnement et de calcul des ouvrages d’adduction (station de traitement,
réservoirs, conduites d’adduction, etc.) est égal au débit journalier maximum 𝑸𝒋𝒎𝒂𝒙

Qjmax = Kp Kj Qjmoy (m3/jour)


- Le débit de dimensionnement et de calcul des ouvrages de distribution (station de pompage, réseau
de distribution) est égal au débit horaire maximum 𝐐𝐡𝐦𝐚𝐱 :

Qhmax = Kp Kh Kj (Qjmoy /24) (m3/h)


II-7. CALCUL DES BESOINS EN EAU POTABLE :

Trois niveaux de besoins existent :


Production :

Quantité d’eau produite = Quantité prélevée à partir du captage – perte au niveau de la production

𝐕𝐝𝐢𝐬𝐭 𝐕𝐜𝐨𝐧𝐬
𝐕𝐩𝐫𝐨𝐝 = =
Rendement adduction Rendement global

Le rendement global est le produit des rendements du réseau de distribution et de l’adduction

Distribution :

Quantité d’eau distribuée à partir du réservoir

𝐕𝐜𝐨𝐧𝐬
𝐕𝐝𝐢𝐬𝐭 =
Rendement réseau
Calcul des besoins de consommation :
Une distribution doit satisfaire aux besoins de ceux qu’elle dessert. Ces besoins sont variés, ils peuvent
être classés en :
- Besoins domestiques ;
- Besoins publics ;
- Besoins industriels, etc.

Les besoins de consommation sont calculés par l’expression suivante :

𝐕𝐜𝐨𝐧𝐬 = ((DOT_ PB) x PB) + ((DOT_ PNB) x PNB) + (DA x P) + (DI x P)

Avec : DOT_ PB : Dotation de la population branchée (l/j/hab)


PB : Population branchée (hab)
DOT_ PNB : Dotation de la population non branchée (l/j/hab)
PNB : Population non branchée (hab)
P : population totale (hab)
DA : Dotation des équipements administratifs (l/j/hab)
DI : Dotation des équipements industriels (l/j/hab)
Dotations en eau :
Dotation moyenne de la population branchée

La dotation de la population branchée est obtenue par l’expression :

DOT_ PB = CONS PB / PB

Avec : DOT_ PB : Dotation de la population branchée (l/j/hab)


CONS PB : Consommation de la population branchée (m3/j)
PB : Population branchée (hab)

La population branchée est calculée par :

PB= TB x P

Avec : TB : Taux de branchement au réseau d’eau potable


P : Nombre de population (hab)
Exemple :

Une ville avec une population à l’ordre de 20 000 hab, la population branchée présente 50 % de nombre total
des habitants avec une consommation de 1000 m3/j
- Calculer la dotation de la population branchée
Dotation moyenne de la population non branchée

La dotation de la population non branchée au réseau d’eau Potable (alimentée par des bornes fontaines) est
obtenue par l’expression :

DOT_PNB = CONS PNB / PNB

Avec : DOT_PNB : Dotation de la population non branchée (l/j/hab)


CONS PNB : Consommation de la population non branchée (m3/j)
PNB : Population non branchée (hab).

La population non branchée est calculée par :

PNB = P – PB
Avec : P : Population totale (hab)
PB : Population branchée (hab)
Dotation des équipements administratifs

La dotation des équipements administratifs est obtenue par l’expression .

DA = CEA / P

Avec : DA : Dotation des équipements administratifs (l/j/hab)


CEA : Consommation des équipements administratifs (m3/j)
P : Population totale (hab)

Dotation industrielle :

La dotation industrielle est définie par : la consommation industrielle rapportée sur la population totale de
l’agglomération (l/j/hab)

DI = CI / P
Exercice 3 :

Soit une agglomération de 18652 hab, dont 6820 hab sont non branchés au réseau d'Alimentation en Eau Potable.
Les dotations relatives à la zone d'étude sont :

DPB = 65 l/hab/j
DPNB = 25 l/hab/j
DI = 35 l/hab/j
DA = 10 l/hab/j

Calculer le besoin global de cette agglomération ?


II-8. Tracé de la conduite entre la source et le réservoir :

Le tracé doit être le plus direct possible en fonction de la topographie. Cela inclut :
• Longs alignements rectilignes, minimisant les pertes de charges.
• Courbes très ouvertes, pour éviter des pertes dues aux changements brusques de direction.

On privilégie de suivre les accotements de routes afin de faciliter l'accès pour les travaux d'entretien.

NB : Même sur un terrain plat, le profil de la conduite doit avoir une pente constante. Cela est nécessaire pour assurer
un bon écoulement et éviter des stagnations d'eau ou des accumulations d'air.

Exemple de profil de pose


▪ On placera aux points hauts des ventouses pour évacuer l’air, en fonctionnement normal et la vidange
de la conduite en cas de la surpression.
▪ On placera les ventouses plaçaient sur un changement marqué des pentes même s’il ne correspond pas
à des points hauts relatifs (profil en long)
▪ On placera aux points bas des vannes de vidanges en cas de réparation.
II-9. ELÉMENTS D’UN RÉSEAU :

Nature des conduites :

La gamme de tuyaux présente au marché est très large de point de vue nature de la matière de fabrication, les
plus utilisés sont:

Poly Chlorate de Vinyle PolyEthylène Haute Densité Ciment Fonte


(PVC) (PEHD)

Cette diversité a vraiment son importance, qui réside dans les avantages que peut offrir chacun de ces tuyaux.
Les conduites en plastique sont reconnues par : leur légèreté, souplesse, résistance aux fluides agressifs et à
la corrosion, flexibilité (PEHD), raccordement sans soudure (PVC), petits diamètres, et leur coût.
Contrairement aux conduites métalliques et celles à base ciment dont les diamètres sont plus grands.
Organes :
Les organes contribuent à la sécurité incendie en assurant un accès rapide à l'eau et en facilitant la
coordination des efforts pour minimiser les dommages en cas d'incendie. vannes, poteaux et bouches
d’incendie et Robinet Incendie Armé (RIA), etc.

Vanne de sectionnement Poteaux et bouches d’incendie Robinet Incendie Armé

Accessoires :
Il entre sous la dénomination d’accessoire toute pièce montée sur le réseau des conduites : Coudes, Tés, Cône
de réduction à brides, etc.

Cône de réduction à brides Coudes Tés


Exercice 4 :
Calcul des besoins en eau de la ville de Béni Mellal
Sur le tableau ci-dessous sont présentés les données suivantes :
▪ Les recensements de population de la ville de Béni Mellal des années 1994 et 2004.
▪ Le taux de branchement de population des années 2004 à 2008
▪ La consommation d’eau potable des années 2004 à 2008 des PB, PNB et administrations.
▪ Les rendements du réseau et de l’adduction des années 2004 à 2008.
Compléter le tableau ci-dessous :
Chapitre III

ASSAINISSEMENT
III-1. INTRODUCTION :
Effet de l'urbanisation sur le cycle de l’eau
III-2. NATURES DES EAUX D’ASSAINISSEMENT :

Les eaux d’assainissement sont de trois types :

Eaux pluviales :

Les eaux de pluie ne sont pas dépourvues de pollutions et peuvent constituer une cause de dégradations
importantes des cours d’eau, notamment pendant les périodes orageuses.

Ces eaux se chargent d’impuretés à deux étapes :

- Pendant leur ruissèlement sur les chaussées des villes, elles


peuvent se charger de particules organiques, déchets solides, huiles
de vidange, carburants, métaux lourds, etc.
- Lorsque les eaux pluviales sont mélangées aux eaux domestiques
dans les gouttières et conduites des réseaux unitaires.
Eaux usées domestiques :

On distingue deux catégories:

⁃ Les eaux ménagères (eaux grises): issues des douches, bains et


éviers. Chargées de graisse, de solvants, de phosphate et de produits
chimiques et métaux lourds, contenus dans les agents nettoyants et
cosmétiques, etc.
⁃ Les Rejets des toilettes (eaux vannes): Elles contiennent de la matière
organique et des agents pathogènes issue des déjections.
Eaux industrielles :

Les eaux industrielles représentent la somme de toutes les eaux usées provenant de procédés industriels qui
utilisent de l’eau dans la composition, la fabrication ou le nettoyage. Leurs caractéristiques varient d'une
industrie à l'autre.
III-3. TYPES DE SYSTÈME D’ASSAINISSEMENT :

il existe deux types d’assainissement selon le type d’habitation et les choix fait par la collectivité :

⁃ L’assainissement collectif est assuré par un réseau de collecte (égouts) qui recueillent les
eaux usées et les acheminent vers les stations d’épurations.
Il en existe trois types :
- le réseau unitaire;
- le réseau séparatif ;
- le réseau pseudo-séparatif.

⁃ L’assainissement individuel (autonome) pour des habitations ou de petits groupes


d’habitations trop éloignés pour être relié aux réseaux collectifs. Une fosse septique récupère
les eaux usées.
Assainissement collectif :
Système unitaire :

Le système unitaire de gestion des eaux regroupe les eaux pluviales,


les eaux usées domestiques, et les eaux industrielles au sein d'un
même réseau. Cette approche vise à simplifier la gestion des flux
d'eau, mais peut présenter des défis en termes de traitement des eaux
mixtes, étant donné que les caractéristiques de chaque type d'eau
peuvent varier.
Schéma du réseau unitaire
Système séparatif :

Le système séparatif implique la création de deux réseaux distincts pour la


gestion des eaux :

⁃ Un réseau dédié aux eaux pluviales, collectant les précipitations et


les ruissellements pour les acheminer vers des points de rejet
appropriés.
⁃ Un réseau spécifique aux eaux usées domestiques, recueillant les
eaux provenant des activités humaines, telles que les toilettes, les
éviers et les douches, pour les transporter vers les installations de
traitement.

Ces deux réseaux sont généralement planifiés de manière à suivre un tracé


similaire, optimisant ainsi l'efficacité et la gestion des infrastructures.
Schéma de réseau séparatif
Système pseudo-séparatif :

Les eaux météoriques sont divisées en deux parties :


⁃ D’une part, les eaux provenant des surfaces de voiries qui s’écoulent par des ouvrages conçues à cet effet :
caniveaux, fossés, etc.
⁃ D’autre part, les eaux des toitures, cours, jardins qui déversent dans le réseau d’assainissement à l’aide des
mêmes branchements que ceux des eaux usées domestiques.
Ce système est intéressant lorsque les surfaces imperméabilisées collectives (voiries, parking, etc ...) représentent
une superficie importante.
Assainissement autonome :
Système individuel :

L’assainissement individuel est le système utilisé dans les zones urbaines à faible densité, et pour toute
habitation ou immeuble non raccordable au réseau d’assainissement collectif, dans lesquelles les eaux usées
d’une habitation sont éliminées au niveau même de cette habitation, ou à l’extérieur dans un terrain voisin.

Les trois principaux types d'assainissement individuel sont :

⁃ Fosse toutes eaux : c'est le système le plus répandu,


qui a remplacé l’ancienne « fosse septique »
⁃ Lagunage: le système d'assainissement écologique,
qui dépollue les eaux usées grâce aux plantes.
⁃ Micro station d'épuration.
Avantages et inconvénients des systèmes d’assainissement

Système Avantages Inconvénients


d’assainissement
- Permet d’évacuer rapidement les
Séparatif eaux pluviales. - Investissement important pour mise en place
- Assure à la STEP un fonctionnement de 2 réseaux.
régulier;
- Simple. - Dilution des eaux de la STEP en période
Unitaire - Un seul réseau. pluvieuse (débit très variable)
- Ouvrages importants.
- Eaux usées et eaux de ruissellement - Investissement important pour mise en place
Pseudo-séparatif des habitations combinées. de 2 réseaux.
- Possibilité d’assainissement de zones
Individuel de faible densité. - Risques de pollution des eaux souterraines.
- Investissement réduit.
III-4. PRINCIPAUX TYPES DE CANALISATION :

Descente d’eaux usées:

▪ Descente d'appareil : Tuyau qui relie directement un


appareil sanitaire (comme un lavabo ou une baignoire) au
collecteur d'appareil.
▪ Collecteurs d’appareils : Canalisations d’allure
horizontale qui recueillent les eaux usées de plusieurs
appareils sanitaires avant de les diriger vers tuyaux de
chute.
▪ Chutes d’eaux ménagères : Canalisations verticales qui
évacuent les eaux ménagères provenant des appareils
ménagers tels que les éviers, les baignoires et les machines
à laver.
Descente d’eaux usées:

▪ Chutes uniques : Canalisations verticales uniques qui


évacuent les eaux vannes.
▪ Collecteurs principaux : Grands tuyaux horizontaux
qui reçoivent les eaux usées de plusieurs collecteurs
d'appareils et chutes pour les diriger vers l'égout public.
▪ Égout public : Réseau de canalisations souterraines
gérées par les municipalités, où les eaux usées des
bâtiments sont collectées et transportées vers les stations
de traitement des eaux usées.
Descente d’eaux pluviales :

Les descentes d'eaux pluviales jouent un rôle essentiel dans la gestion des eaux de pluie, car elles ne doivent en
aucun cas être utilisées pour l'évacuation des eaux usées. Leur fonction principale est de recueillir et
d'acheminer les eaux pluviales vers collecteur principale.

Pour chaque m² de toiture, il convient de prévoir 1cm² de section de la D.E.P avec un minimum de ⌀ = 6mm.

Exemple : Longueur de toiture 10m et largueur 6m. La section de la D.E.P égale ?


La vitesse d’écoulement des eaux usées dans les canalisations horizontales ne doit jamais exèdre 4m/s
ni être inférieure à 0.60m/s car :

⁃ au dessus de 4m/s, il se produit une usure exagérée des canalisations ;


⁃ au dessous de 0.60m/s les matières solides en suspension ne sont pas évacuées et par
suite, il y a risque d’obstruction des conduites.
Eléments constitutifs des réseaux d’assainissement :

Les éléments consécutifs d’un réseau d’assainissement se subdivisent en :

Les ouvrages principaux comprennent :


• Des tuyaux circulaires : sont désignés par leur diamètre intérieur, dit diamètre nominal, exprimé en mm.
• Des tuyaux ovoïdes : sont désignés par leur hauteur intérieure, dite nominale, exprimée en cm.
Les ouvrages annexes comprennent :
• Regard de visite
• Bouches d’égout
• Avaloirs
• Branchements particuliers
A. Ouvrages principaux :

Conduites préfabriquées :

Ce tableau résume les avantages et les inconvénients


des différents matériaux des canalisations :
Conduites coulées sur place :

Le recours à la réalisation des conduites d’assainissement coulées sur place est dicté par l’un des impératifs
suivants :
• Inexistence de gabarit équivalent en préfabriqué;
• Nécessité d’adopter une section autre que circulaire;
• Nécessité de travailler en souterrain;
• Économie par rapport à un ouvrage préfabriqué.

Très souvent, quand on parle des réalisés sur place, on se réfère à l’ovoïde, section
la plus utilisée pour les conduites non préfabriquées.
Mise en œuvre :

Lit de pose :

Les canalisations sont posées sur un lit bien préparé selon les prescriptions ci-après :
• Pour un sol pulvérulent (sable ou gravier fin) :
⁃ La pose directe peut être envisageable, à condition que la surface de contact avec la conduite
soit uniforme sur toute la longueur.

• Pour un sol cohérent (argile) ou un sol rocheux :


⁃ La pose directe est interdite, obligation de prévoir un étalement d’une couche de sable fin sur
une épaisseur de 10 à 15 cm est fortement recommandée.

Coupe longitudinale d’une tranchée Coupe transversale d’une tranchée


Pose des conduites :

La pose des conduites, effectuée de l'aval vers l'amont, requiert le strict respect de
l'alignement préalablement défini par le calage du réseau. Cette opération revêt une
importance cruciale et délicate, nécessitant la mise en place de précautions rigoureuses.

On distingue :

• Nettoyage de l’intérieur des canalisations.


• Bon alignement des conduites.
• Respect strict de la pente.
• Pose faite avec soin et sans brutalité.
• Obstruction provisoire des extrémités des tuyaux à chaque arrêt de travaux.
• Blindage et étayage pour les profondeurs de plus de 2m.
B. Ouvrages annexes :

- Regard de visite :

le rôle des regards de visite est de permettre l’accès aux canalisations pour les curages, de plus ils assurent la
ventilation des égouts.

Emplacement :
Les regards de visite doivent être installés :
⁃ à chaque changement de direction et/ou de pente;
⁃ Tous les 30 m à 35 m sur les conduites inférieure à Ø1000 mm;
⁃ Tous les 50 m à 80 m sur les conduites entre Ø1000 mm et Ø1500 mm;
⁃ Tous les 100 m à 120 m pour les collecteurs et émissaires de plus de Ø1500 mm.

Caractéristiques :

⁃ Ces ouvrages coulés sur place avec du béton armé.


⁃ Les tampons doivent être en fonte ductile ou en béton armé.
⁃ Le fond de la fouille doit être soigneusement préparé, avec une couche de BP d'une éps de 10 cm.
- Avaloirs :

Les avaloirs sont des dispositifs installés sur les routes pour recueillir les eaux
de ruissellement, les dirigeant vers le réseau d’assainissement. Ils sont équipés
de grilles pour empêcher les débris de pénétrer dans les canalisations.

- Bouche d’Egout :
Destinées à recueillir les eaux de surface, elles doivent être sélectives pour
permettre la retenue du maximum de déchets, elles sont généralement disposées
sous le trottoir
- Branchements particuliers :

Ce sont des ouvrages qui reçoivent les eaux usées des


usagers et éventuellement les eaux des terrasses et ils
les déversent directement dans les collecteurs.

Conception des branchements particuliers :


• Un regard de façade ;
• Une canalisation de raccordement sur l’égout
public (en Ø200 ou en Ø300) ;
• Un regard borgne enterré ou de visite ;
• La pente minimale de la canalisation de
branchement est 2%.
III-5. Détermination des diamètres :

L’étude des systèmes de canalisations s'avère impérative afin de garantir le maintien optimal de la salubrité des
habitations. Il est essentiel, dans cette perspective, de veiller à la prompte évacuation des eaux usées, tout en
veillant à ce qu'elles ne laissent aucun résidu néfaste à leur passage. Cette démarche vise à assurer un
environnement sain et dépourvu de tout impact indésirable lié aux systèmes d'assainissement.
Pour déterminer les diamètres, on divise l’installation en quatre parties :

1. Étude des siphons d’appareils;


2. Étude des collecteurs d’appareils;
3. Étude des tuyaux de chute;
4. Étude des descentes d’eau pluviales;
5. Étude des tuyaux collecteurs.
1. Diamètre des siphons d’appareils :

Les siphons d'appareils sanitaires jouent un rôle essentiel dans les installations de plomberie et
d'assainissement. Leur principale fonction est d'empêcher les odeurs désagréables de remonter des égouts dans
les espaces habitables et de maintenir un équilibre hydraulique dans les canalisations.

Diamètres intérieurs des siphons et leurs débits


2. Diamètre des collecteurs d’appareils :

La sortie du siphon est raccordée à la canalisation de vidange qui a généralement une pente de 3%
Souvent, plusieurs appareils sont raccordés sur une même canalisation de vidange. C’est le cas dans une
salle de bain où la canalisation évacue les eaux d’un lavabo, d’un bidet, d’une baignoire et d’une douche.
Le débit théorique de la salle de bain serait donc (en imaginant l’évacuation de tous les appareils en
même temps) la somme de :

- Baignoire : 90 l/mn
- WC : 90 l/mn
- Lavabo : 45 l/mn
- Bidet : 30 l/mn
- Douche : 30 l/mn
Total : 285 l/mn = 4,75 l/s

Mais il est bien évident que tous ces appareils ne serviront pas en même temps. Il y a donc lieu de
déterminer le nombre de ceux qui sont susceptibles de débiter en même temps et on les multiplie par le
coefficient de simultanéité.
Coefficient de simultanéité :

La formule pour calculer le diamètre des tuyaux de vidange est la suivante :

Ø (cm) = 0.40 x (√ total des l/mn) x (coefficient de simultanéité)

Exemple : Calculer le diamètre d’une canalisation de vidange d’une installation de 3 lavabos.


3. Diamètres des colonnes de chute :
Ces diamètres ne seront jamais inférieurs à ceux des canalisations de vidange. Généralement la canalisation de
vidange à 3% de pente est raccordée à un tuyau de chute vertical, de diamètre 80mm au minimum.

Exemple : Soit à calculer le diamètre d’une canalisation de chute qui reçoit les eaux d’un bidet, d’une
baignoire, d’un lavabo, d’une douche et d’un W.C d’un immeuble R+3.

4. Diamètres des descentes d’eaux pluviales :


Les diamètres sont fixés en fonction de la surface en plan horizontal des toitures desservies, soit 1cm² de section
de DEP reçoit 1m² de son plan, le débit est admis à 3 l/mn pour chaque m² de surface.

Exemple : Calculer le diamètre de la D.E.P d’une toiture de 490 m² de surface.


5. Diamètre des tuyaux collecteurs :

On prendra :
- Colonne A : si les égouts ne reçoivent pas d’eaux pluviales
- Colonne B : si les égouts reçoivent des eaux pluviales

Débit des tuyaux (l/s)


(formule de BAZINE)
Exercice 1 :

En vue d’assurer une évacuation rapide des eaux usées et pluviales dans un système unitaire, d’un bâtiment R+3
avec une superficie de 150 m². On va procédé à une étude des canalisations d’assainissement qui reçoivent :
- Débit d’EP de 450 l/mn;
- Débit de base d’EU pour chaque appareil : Evier 45 l/mn ; Baignoire 90 l/mn ; WC 90 l/mn et Lavabo 45 l/mn

1- Calculer le diamètre de la canalisation de chute, qui reçoit les eaux proviennent des appareils ci-dessus.
2- Calculer le diamètre de la descente d’eaux pluviales.
3- Déterminer le diamètre du collecteur qui a une pente de 2%, à partir du tableau.
4- Vérifier la condition d’auto‐curage.
6. Vitesse d’écoulement :

- Calcul du rayon hydraulique :

On définit également le rayon hydraulique comme étant le rapport de la surface mouillée A (section droite du
liquide) sur le périmètre mouillé P (périmètre de la conduite en contact avec le liquide).

𝑨
𝑹𝒉 =
𝑷

Le tableau suivant donne les formules des


éléments géométriques pour cinq différents
types de section de canaux. Certains cours
d'eau naturels ont une forme géométrique
assez irrégulière, mais peuvent toutefois être
approximés par des sections trapézoïdales ou
paraboliques.
- Calcul de la vitesse d’écoulement :

Compte tenu des caractéristiques hydrauliques des effluents urbains, de la nature et la disposition des conduites
dans lesquelles s’effectuent l’écoulement, l’expression de la vitesse d’écoulement comme suit :

𝟐
𝑽=𝑲 𝑹𝟑𝒉 𝑰
Avec : Rh : Rayon hydraulique (m).
I : Pente de la conduite.
k : Coefficient de rugosité de Manning strickler.

Coefficient de rugosité
de Manning strickler
- Calcul de diamètre du collecteur : (selon manning strickler)
𝑫
Si on considère que le débit transitant est à plein section (Qps), le rayon hydraulique Rh devient : 𝑹𝒉 =
𝟒
𝟐
D’après la formule de la vitesse d’écoulement : 𝑽=𝑲 𝑹𝟑𝒉 𝑰

et la formule de débit : Q = V.S

La formule ci‐après donne le diamètre théorique de la conduite :

𝟓 𝑸 𝟑
𝑫𝒕𝒉 = 𝟒𝟖 ( )𝟖
𝑲𝝅√𝑰

Avec : 𝑫𝒕𝒉 : Diamètre théorique de la conduite (m).


Q : Débit total (eaux usées + eaux pluviales) (m3/s).
- Calcul de la vitesse d’écoulement à plein section :
2
𝐷
Puisque V = K R3h I et l’écoulement est en plein section 𝑅ℎ = donc la 𝑽𝒑𝒔 s’écrite :
4
𝟐
(𝑲𝑫𝟑 𝑰)
𝑽𝒑𝒔 = 𝟐
𝟒𝟑

- Calcul du débit à pleine section :

𝝅𝑫𝟐 𝑽𝒑𝒔
𝑸𝒑𝒔 =
𝟒
✓ Intensité de précipitation :

Elle dépend du temps de concentration (tc) et de la fréquence (N) tel que N = 1/T
Avec T : la période de retour.

L’expression de l’intensité :

I = (280 – 250 log N) T (mm/h)


I = (805 – 694 log N) T (l/s/hab)

Différentes méthodes de calcul :

✓ Méthode rationnelle :
Qp = 𝑪é𝒒 .I’.S (l/s)

Avec : S : surface du bassin (ha)


I’ : intensité de précipitation (l/s/ha)
𝑪é𝒒 : coefficient de ruissellement équivalent
En fonction du rapport Q/Qps (tableau) on déduit, V/Vps et H/D.

V
• La vitesse d’écoulement : V = V x Vps
ps
H
• La hauteur de remplissage : H= xD
D

Canalisation circulaire
Exercice 2 :

Dans le cadre d'un projet de réseau d'assainissement, le choix s'est porté sur un système unitaire. Le collecteur
principal, une conduite circulaire en PVC, acheminera à la fois les eaux usées et les eaux pluviales.

On donne :
- Surfaces suivant la nature du revêtement qui est :
parking S1 = 800 m²
chaussée S2 = 1550 m²
trottoir S3 = 1116 m²
allées piétons S4 = 1095,13 m²
caractérisée par un coefficient de ruissellement Cr = 0,9
espace vert S5 = 606,25 m²
caractérisée par un coefficient de ruissellement Cr = 0,05
- Pente moyenne de pose 1%
- Intensité de précipitation I’ = 180 l/s/ha
𝑝
- Le débit de pointe des eaux usées est 𝑄𝐸𝑈 = 5 l/s.

1- Calculer la vitesse d’écoulement


2- Calculer la hauteur de remplissage
III-6. Dimensionnement des déversoirs d’orage :

Définition :
Le déversoir d’orage est un ouvrage permettant le rejet direct d’une partie des effluents au milieu naturel lorsque
le débit à l’amont dépasse une certaine valeur.
Les déversoirs d’orage sont généralement installés sur les réseaux unitaires dans le but de limiter les apports au
réseau aval et en particulier dans la STEP en cas de pluie.
Donc c’est un ouvrage de contrôle permettant une régulation hydraulique des effluents en réseau
d’assainissement
Un déversoir d’orage va donc dévier une partie des effluents lorsque le débit en amont dépasse une certaine
valeur que l’on appelle débit de référence.
Un déversoir d’orage doit assurer quatre fonctions principales :

▪ Envoyer les eaux usées de temps sec vers la station d’épuration en limitant les chutes de vitesse
d’écoulement afin d’éviter les phénomènes de décantation.
▪ Envoyer les eaux usées et celles des petites pluies vers la station d’épuration sans surverse.
▪ Déverser les débits de pluie supérieurs au débit de référence.
▪ Empêcher l’entrée d’eau en provenance du milieu naturel dans le réseau : les déversoirs d’orage étant
reliés au milieu naturel, il est possible qu’une rivière en crue viennent s’y engouffrer
Procédure de dimensionnement :

⁃ Evaluation du débit maximum conservé à l’aval vers la station d’épuration,


⁃ Détermination de la valeur du seuil de fonctionnement ainsi que la valeur de remplissage de la
conduite d’amenée,
⁃ On calcule ensuite la longueur du seuil du déversoir, on fonction de débit de l’événement orageux
considéré, par application de la formule de Poléni :

𝟐
𝑸= .μ.b.h. 𝟐𝒈𝒉
𝟑

Avec : Q : débit du flot déversé en m3/s


μ : coefficient de débit
b : longueur du seuil du déversoir (m)
h : hauteur de charge(m)
g : accélération de la pesanteur (9,81 m/s2 )
Exercice 3 :

Dans le but de limiter les débits des eaux usée et pluviale évacués par un réseau unitaire vers la STEP, un
déversoir d’orage, constitué par un collecteur principal en béton, est installé afin d’assurer une régulation
hydraulique.
On donne :
- Diamètre du conduite amont D = 600 mm
- Débit par temps de pluie : 𝑄𝑡𝑝 = 800 l/s
- Débit par temps sec : 𝑄𝑡𝑠 = 300 l/s
- Coefficient de débit : μ = 0,6
- Pente I =1.6 %

On demande de :
1- Calculer la hauteur de remplissage dans collecteur amont (𝐻1 : temps de pluie; 𝐻2 : temps sec)
2- Calculer la longueur du seuil du déversoir
3- Calculer Diamètre de la conduite aval après le déversoir.

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