Chapitre 1 : Définition et objectif de la comptabilité de gestion.
C’est un outil essentiel d’aide à la décision. Il a d’abord été développé pour les grandes
entreprises industrielles. Puis, avec le développement de l’outil informatique cela a été
généralisé à toutes les entreprises. C’est un instrument au service des personnes qui doivent
s’engager sur les résultats de l’entreprise.
Les objectifs :
- évaluer les coûts de revient des produits ou des services vendus par l’entreprise. Cela peut
se faire par plusieurs méthodes, de ce fait les résultats seront différents. Le résultat de
production c’est le chiffre d’affaire moins le coût de revient.
- déterminer la valeur des stocks : de matières premières, de produits finis et d’en cours.
- analyser les écarts entre les prévisions et la réalité : engager des actions correctrices.
Critères de comparaison Comptabilité générale Comptabilité de gestion
Objectifs Objectif financier Objectif de rentabilité
Calcul du résultat Un résultat global Des résultats individuels qui
amènent des explications et
des décisions
Périodicité des situations Une fois par an Tous les mois
Horizon temporel Passé Présent et futur
Au regard de la loi Obligatoire Facultatif
Sources des informations Externes Internes
Règles de traitement des Légales et rigides Autonomes et souples
informations
Qui exerce le rôle central ? Comptable et expert Contrôleur de gestion
comptable
Destinataire de l’information Etat, dirigeants de Chef d’entreprise
l’entreprise et les
actionnaires
Le contrôleur de gestion est chargé de mettre en place les procédures de calcul de coûts, de
former et motiver les exécutants et de conseiller et informer les dirigeants de l’entreprise. Le
but de l’entreprise est de maximiser son bénéfice. Sachant que les prix s’imposent à
l’entreprise, elle doit donc analyser les coûts, les maitriser pour ensuite les réduire.
Définition du PCG de 1982 des coûts : Un coût est une somme de charges relatives à un
élément, définies au sein d’un réseau comptable. La maitrise des coûts va permettre au chef
d’entreprise de prendre des décisions stratégiques. Sur le long terme, on a par exemple la
décision d’arrêter une certaine production, de sous-traiter une partie de la production. Les
décisions opérationnelles sont des décisions de court terme.
La notion de pertinence varie selon les entreprises et les décisions à prendre (Cf. texte poly de
TD).
Exercice :
Charges Produits
Achats de matières premières 120 000 Production vendue 456 000
Variation de stocks 15 000
Autres charges externes 90 000
Charge de personnel 131 000
DAP 70 000
Total charges 426 000 Total produits 456 000
Bénéfice 30 000
→ Fabrication de deux raquettes : A et B
- 2/3 des ventes en valeur pour A, 1/3 pour B
- Matières premières : 70% pour A et 30% pour B
- Charges externes : 50% pour A et 50% pour B
- Charge de personnel : 60 000 pour A, 35 000 pour B. Le reste est réparti entre les ventes
en valeur.
- DAP : 3/4 des heures machines pour A et 1/4 pour B
Raquette A Raquette B
Chiffre d’Affaire 304 000 152 000
Coût :
- Matière première 94 500 40 500
- Charge externe 45 000 45 000
- Charge de personnel 84 000 47 000
- DAP 52 500 17 500
= Résultat 28 000 2 000
Exercice 1 :
Total Machine à laver TV
Matières utilisées 4500 1500 3000
+ F r a i s + 500 +130 + 370
d’approvisionnement
Coût d’achat 5000 1630 3370
+ Frais de fabrication +3000 + 1700 + 1300
Coût de production 8000 3330 4670
+ Frais de distribution +260 + 100 + 160
Coût de revient 8260 = 3430 =4830
Concordance des résultats :
Total Machines à laver TV
Chiffre d’Affaires 9 500 2 500 7 000
- Coût de revient 8260 - 3430 -4830
= Résultat = 1240 = -930 = 2170
Chapitre 2 : les charges incorporables dans les coûts
Un coût est constitué par l’accumulation des charges sur un produit déterminé. Les charges sont
reprises de la comptabilité générale : classe 6 et elles sont retraitées pour déterminer les
charges incorporables dans les coûts. L’objectif du retraitement étant d’inclure dans le calcul
des coûts l’ensemble des charges en rapport direct avec l’activité de l’entreprise.
Les charges de la comptabilité générale :
- charges courantes : achat de matières premières (601), achat de fournitures(602), achat de
marchandises (607), services extérieurs (61-62), charges de personnel (64), impôts et taxes
(63) ; charges financières (66)…
- amortissements et provisions : 681 et 686
- charges exceptionnelles : 67 et 687
Charges de la comptabilité générale
Dotations aux Charges Charges
amortissements et courantes exceptionnelles
Eléments Charges
supplétifs Amortissements économiques (usage) courantes
Charges incorporables dans les coûts
Les charges non-incorporables dans les coûts :
- charges exceptionnelles
- charges sans rapport avec l’activité productive : assurance vie des dirigeants
- charges liées à l’affectation des résultats : impôt sur les bénéfices, participation des
salariés
- charges comptabilisées en vue du respect des règles fiscales : amortissement des frais
d’établissement, provisions pour risques…
Amortissements et provisions :
Il faut enlever la déformation fiscale, l’amortissement va être calculé sur une valeur de
renouvellement pendant la durée d’usage et non sur sa valeur d’origine pendant la durée fiscale
Eléments supplétifs : charges fictives ne figurant pas en comptabilité générale mais à incorporer
dans les coûts.
- rémunération du travail de l’exploitant : dans une entreprise individuelle, la
rémunération de l’exploitant est une partie des bénéfices, ce n’est donc pas un salaire et donc
ce n’est pas une charge comptable pour l’entreprise.
Pour les entreprises de forme sociétaire, ces rémunérations sont normalement comptabilisées et
incorporés aux coûts. En comptabilité de gestion, on établit l’équilibre entre les différentes
formes de sociétés, on ajoute donc la rémunération du travail de l’exploitant individuel.
- rémunération des capitaux propres : le financement par emprunt engendre des charges
financières incorporées aux coûts. Le financement sur fonds propres ne génère pas de charges
financières, or l’entreprise pourrait percevoir des produits financiers si elle plaçait ses fonds sur
le marché financier, il est donc nécessaire d’établir l’équilibre entre les modes de financement
en calculant une charge d’intérêt fictive associée à l’utilisation des fonds propres.
Concordance entre la comptabilité générale et la comptabilité de gestion :
○Charges de la comptabilité générale
+ Charges supplétives
- Charges non incorporables en comptabilité de gestion
= charges de la comptabilité de gestion
○ Résultat de la comptabilité générale
= Résultat de la comptabilité de gestion
+ Charges supplétives
- Charges non-incorporables
En générale, le résultat de la comptabilité générale sera plus petit que celui de la comptabilité
analytique car on va dégonfler les charges en comptabilité analytique pour leur donner un
contenu plus économique. A priori, le résultat le plus objectif est sans doute celui de la
comptabilité analytique.
Exemple 1 :
○ Charges enregistrées en comptabilité générale au mois de Mars pour une entreprise
individuelle :
- des charges d’exploitation et financières pour 38 000 €
- des charges exceptionnelles pour 6 500 € dont 300 € d’amendes
○ Informations du contrôleur de gestion :
- amortissements estimés à 42 000 € pour l’année
- prime de fin d’année estimée à 7 500 € versée en Décembre
- loyer trimestriel réglé d’avance en Février : 1 500 €
- prime d’assurance annuelle enregistrée en Mars : 600 €
- capitaux propres 1 000 000 € et rémunération extra comptable de 6% l’an
- exploitant prélève 4 000 € par mois, montant non-enregistré en charges
- amendes difficilement évitables ici (ce n’est plus exceptionnel, donc).
→ Calculer le montant des charges incorporées en comptabilité de gestion pour le mois de Mars.
Comptabilité Retraitements Comptabilité de
financière gestion
Exploitation 38 000 37 4500
Exceptionnelle 6 500 - 6 200 300
Amortissement 3500
Prime 625
Loyer 500
Capitaux propres 5 000
Rémunération + 4000 4 000
exploitant
TOTAL 44 500 6 875 51 375
Exemple 2 : (cf. Poly)
Charges courantes 127 000
311 Retraités 3 583
315 Retraités 19 417
Capitaux propres 30000
Rémunération de l’exploitant 2000 20000
Charges de la comptabilité 155 000
analytique
Résultat comptabilité analytique : 230 000 – 155 000 = 75 000
Résultats comptabilité générale : 230 000 – 6000 – (63000/12)-(200 000/12) = 70 083
Concordance :
Résultat comptabilité analytique 75000
+ Charges supplétives +3000
+ 2000
Charges non incorporables -(20000/12) = 1667
-(27000/12) = 2250
- 6000
Résultat de la comptabilité générale = 70 083
Chapitre 3 : la valorisation des stocks
Le processus de production se fait sous forme de schéma :
Ovale pour les matières premières et les produits finis
Triangle pour les stocks
Rectangle pour les ateliers
Exemple :
L’entreprise achète 2 matières premières qui sont stockés avant d’être utilisées dans les
ateliers.
L’entreprise comprend trois centres de productions :
- Atelier 1 où se fait le traitement de la matière M et de la matière N pour obtenir un
produit semi ouvré non stockable
- Atelier 2 qui transforme une partie de la production en un produit A
- Atelier 3 qui transforme l’autre partie de la production en un produit B
Matière M Matière N
Atelier 1
Produit semi-
ouvré
Atelier 2 Atelier 3
Produit A Produit B
Les stocks :
En comptabilité générale : inventaire intermittent annuel. Stock réel
En comptabilité de gestion : inventaire permanent avec des fiches de stock. Stock théorique
A la fin de l’exercice comptable, on compare les deux stocks, l’écart s’appelle la différence
d’inventaire et elle intervient dans le calcul de la concordance des résultats.
Evaluation des entrées en stocks :
Les Matières Premières ou marchandises « entrants » sont évaluées au coût d’achat. Le coût
d’achat est égal au prix d’achat hors taxe + frais accessoires liés aux achats (exemple :
transport, commissions, courtages…).
Pour les produits finis, l’évaluation se fait au coût de production.
Evaluation des sorties de stocks :
4 méthodes :
- CUMP (coût unitaire moyen pondéré) en fin de période
- FIFO : First In First Out (PEPS)
- LIFO : Last In First Out (DEPS)
- CUMP après chaque entrée
→ Ces méthodes ne sont pas neutres et vont avoir un impact sur les résultats de l’entreprise.
Exercice : Mouvement de stock de la matière première M
01/01 Stock initial 1600 unités à 30€
02/01 Bon d’entrée n°145 1000 unités à 32€
05/01 Bon de sortie n°18 400 unités
09/01 Bon de sortie n°19 300 unités
14/01 Bon d’entrée n°146 200 unités à 34 €
16/01 Bon d’entrée n°147 400 unités à 36€
19/01 Bon de sortie n°20 1200 unités
27/01 Bon de sortie n°21 300 unités
CUMP après chaque entrée :
FICHE DE STOCK DE LA MATIERE PREMIERE M
Libellé Entrée Sortie Stock
Q CU Montant Q CU Montant Q CU Montant
01/0 SI 1600 30,00 48 000
1
02/0 BE 145 1000 32,00 32 000 2600 30,77 80 000
1
05/0 BS 18 400 30,77 12 308 2200 30,77 67 692
1
09/0 BS 19 300 30,77 9 230,7 1900 30,77 58 463
1 2
14/0 BE 146 200 34,00 6800 2100 31,08 65 263
1
16/0 BE 147 400 36,00 14 400 2500 31,86 79663
1
19/0 BS 20 1200 31,86 38 238 1 300 31,86 41 424
1
27/0 BS 21 300 31,86 9 559 1000 31,86 31865
1
C’est la méthode la plus objective qui lisse la hausse des prix de manière progressive.
PEPS :
FICHE DE STOCK DE LA MATIERE PREMIERE M
Libellé Entrée Sortie Stock
Q CU Montant Q CU Montant Q CU Montant
01/0 SI 1600 30,00 48 000
1
02/0 BE 145 1 000 32,00 32000 1600 30,00 48 000
1 1000 32,00 32 000
05/0 BS 18 400 30,00 12 000 1200 30,00 36 000
1 1000 32,00 32 000
09/0 BS 19 300 30,00 9 000 900 30,00 27 000
1 1000 32,00 32 000
14/0 BE 146 200 34,00 6800 900 30,00 27 000
1 1000 32,00 32 000
200 34,00 6 800
16/0 BE 147 400 36,00 14 400 900 30,00 27 000
1 1000 32,00 32 000
200 34,00 6 800
400 36,00 14 400
19/0 BS 20 900 30,00 27 000
1 300 32,00 9600 700 32,00 22 400
200 34,00 6 800
400 36,00 14 400
27/0 BS 21 300 32,00 9600 400 32,00 12 800
1 200 34,00 6 800
400 36,00 14 400
DEPS :
FICHE DE STOCK DE LA MATIERE PREMIERE M
Libellé Entrée Sortie Stock
Q CU Montant Q CU Montant Q CU Montant
01/0 SI 1600 30,00 48 000
1
02/0 BE 145 1 000 32,00 32 000 1600 30,00 48 000
1 1 000 32,00 32 000
05/0 BS 18 400 32,00 12 800 1600 30,00 48 000
1 600 32,00 19 200
09/0 BS 19 300 32,00 9600 1600 30,00 48 000
1 300 32,00 9600
14/0 BE 146 200 34,00 6 800 1600 30,00 48 000
1 300 32,00 9 600
200 34,00 6 800
16/0 BE 147 400 36,00 14 400 1600 30,00 48 000
1 300 32,00 9 600
200 34,00 6 800
400 36,00 14 400
19/0 BS 20 400 36,00 14 400 1300 30,00 39 000
1 200 34,00 6 800
300 32,00 9 600
300 30,00 9 000
27/0 BS 21 300 30,00 9000 100 30,00 30 000
1
FICHE DE STOCK DE LA MATIERE PREMIERE M
Libellé Entrée Sortie
Q CU Montant Q CU Montant
01/01 SI 1600 30,00 48 000
02/01 BE 145 1 000 32,00 32 000
05/01 BS 18 400 31,625 18 650
09/01 BS 19 300 31,625 9 488
14/01 BE 146 200 34,00 6 800
16/01 BE 147 400 36,00 14 400
19/01 BS 20 1200 31,625 37 950
27/01 BS 21 300 31,625 9 488
31/01 SF 1000 31,625 31 625
TOTAL 3 200 31,625 101 200
CUMP Fin de période
Bilan :
Stock final en quantité Stock final en valeur
CUMP après chaque entrée 1000 31 865
PEPS ou FIFO 1000 34 000
DEPS ou LIFO 1000 30 000
CUMP fin de période 1000 31 625
CUMP après chaque période + Lisser les variations de prix dans le temps,
La plus objective valorisation immédiate
- Multitude de calcul
PEPS ou FIFO + Valorisation immédiate
Sur estimation de la valeur finale du stock
Freine l’inflation d’où sur évaluation du résultat
DEPS ou LIFO + Valorisation immédiate, répercussion
immédiate de la hausse des coûts
Accélère l’inflation Sous-évaluation de la valeur finale du stock
d’où sous-estimation du résultat.
CUMP fin de période - Répercussion avec décalage de la hausse des
prix
La plus utilisée - Attendre la fin de la période pour les calculs,
donc information tardive.
Point de vue juridique :
- Comptabilité générale : CUMP et PEPS
- La quatrième directive européenne autorise depuis quelques années de la méthode DEPS
Chapitre 4 : la méthode des coûts complets
C’est une méthode base, préconisée par le PCG de 1982. Le but est de connaitre le coût des
différentes fonctions assumées par l’entreprise. Cela permet d’aider à la prise de décision.
Les différentes fonctions de l’entreprise :
- approvisionnement
- production
- hors production : distribution, administration
La hiérarchie des coûts :
- coût d’achat des matières premières et des marchandises
- coût de production
- coût hors production
- coût de revient des produits et services vendus
I. Les charges directes et les charges indirectes.
Une charge est directe si elle peut être affectée aux coûts sans calculs intermédiaires. Une
charge est indirecte si son incorporation à un coût nécessite au moins un calcul intermédiaire.
Pour pouvoir incorporer les charges indirectes aux coûts, il faut les traiter dans un centre
d’analyse. Un centre d’analyse est un sous ensemble de l’entreprise, un centre de
regroupement comptable où les charges indirectes sont analysées avant d’être réparties entre
les produits fabriqués et vendus. Un centre d’analyse peut correspondre à un service réel de
l’entreprise mais peut aussi n’être qu’une simple division comptable conçue pour des raisons de
commodité de saisie d’enregistrement.
Charges directes : matières consommées dans la fabrication des produits, main d’œuvre
directe...
Charges indirectes : électricité, impôts et taxes, loyer, publicité, assurance…
II. Le tableau de répartition des charges indirectes.
Enoncé :
Centres auxiliaires Centres principaux
Charges indirectes Montants Gestion du Entretien Atelier 1 Atelier 2 Distribution
personnel
Matières 18 300 15% 25% 30% 30% 0%
consommables
Services extérieurs 28 200 10% 10% 25% 35% 20%
Impôts et taxes 34 000 15% 15% 25% 25% 20%
Salaires 428 000 10% 10% 30% 35% 15%
Autres charges 105 000 5% 10% 40% 40% 5%
Totaux répartition 613 500
primaire
Répartition centre 3 3 4
gestion du
personnel
Répartition centre 4 5 1
entretien
Totaux répartition
secondaire
Centres auxiliaires Centres principaux
Charges indirectes Montants Gestion du Entretien Atelier 1 Atelier 2 Distribution
personnel
Matières 18 300 2 745 4 575 5490 5490 0
consommables
Services extérieurs 28 200 2 820 2 820 7 050 9 870 5 640
Impôts et taxes 34 000 5 100 5 100 8 500 8 500 6 800
Salaires 428 000 42 800 42 800 128 400 149 800 64 200
Autres charges 105 000 5 250 10 500 42 000 42 000 5 250
Totaux répartition 613 500 58 715 65 795 191 440 215 660 81 890
primaire
Répartition centre 58 715 - 58 715 17 614,5 17 614,5 23 486
gestion du
personnel
Répartition centre 65 795 - 65 795 26 318 32 897,5 6579,5
entretien
Totaux répartition 613 500 0 0 235 372,5 266 172 111 955,5
secondaire
Nature de l’unité 1 heure 1 heure de 1 rouleau
d’œuvre de MOD MOD vendu
Nombre de l’unité 50 000 75 000 100 00
d’œuvre
Coût de l’unité 4,71 3,55 1,12
d’œuvre
Les prestations croisées :
Les centres auxiliaires se donnent des pourcentages entre eux.
Centres auxiliaires Centres principaux
Charges indirectes Montants Gestion du Entretien Atelier 1 Atelier 2 Distribution
personnel
Totaux répartition 613 500 58 715 65 795 191 440 215 660 81 890
primaire
Répartition centre - 62316 10% 20% 50% 20%
gestion du 6232 12 462 31 158 12 463
personnel
Répartition centre 5% -72 027 25% 40% 30%
entretien 3 601 18 007 28 811 21608
Totaux répartition 613 500 0 0 221 910 275 629 115 961
secondaire
III. Modèle des centres d’analyse appliqué à un exemple
Exercice 3 du poly
Les différentes étapes :
- schéma
- tableau des charges indirectes
- coût d’achat des matières premières
- fiche de stock des produits finis
- coût hors production
- coût de revient
- résultat analytique
Matière Matière
Tissage confection
PSF1 PSF1
Atelier ENDUCTION
PF LA1 PF LA 2
Distribution
●Tableau des charges indirectes : cf. poly
●Coût d’achat des matières premières :
MP1 MP2
Q CU Somme Q CU Somme
PA HT 25 000 20,50 512 500 5000 48,50 242500
CI liées à l’achat 25 50,00 1250 5 50,00 250
Coût d’achat 25 000 20,55 513 750 5000 48,55 242 750
Fiche de stock MP1- Méthode CUMP
Q CU Somme Q CU Somme
SI 5 000 19,50 97 500 Sorties 22 000 20,375 448 250
entrées 25 000 20,55 513 720 SF 8000 20,375 163 000
TOTAL 30 000 20,375 611 250 TOTAL 30 000 20,375 611 250
Fiche de stock MP2- Méthode CUMP
Q CU Somme Q CU Somme
SI 1 250 50,00 62 500 Sorties 4 500 48,84 219 780
entrées 5 000 48,55 242750 SF 1725 48,84 84 249
TOTAL 6 250 48,84 305 250 Malus 25 48,84 1 221
Si le stock réel > stock final théorique : boni
Si le stock réel < stock final théorique : malus
●Coût de production :
LA1 LA2
Q CU Somme Q CU Somme
MP1 20 000 20,375 407 500 2000 48,84 97 680
MOD Tissage 1680 120 201 600 920 120 110400
CI Tissage 1680 19,231 32 307,58 920 19,231 17 692,24
MP2 3375 48,84 164 835 1 125 48,84 54 945
CI Enduction 1600 7,046 11 272,80 160 7,046 1 127,28
Coût de production 54 15139,17 817 515,38 20 11245 ,73 224 914,52
●En-cours de production :
Produits ou services en formation dans le cycle de production : ne peuvent être utilisables ou
vendu en l’état.
● Coût de production des produits finis :
Coût de production des produits de la période
+ Coût de production des en-cours initiaux
- coût de production des en-cours finaux
Fiche de stock LA1- Méthode CUMP fin de période
Q CU Somme Q CU Somme
SI 5 76 394 Sorties 51 15 151 772 701
Entrées 54 817 515, 38 SF 8 15 151 121 208
TOTAL 59 15 151 893 909,38 TOTAL 59 15 151 893 909
Fiche de stock LA2- Méthode CUMP fin de période
Q CU Somme Q CU Somme
SI 5 59 100 Sorties 19 11360,58 215 851,0
2
Entrées 20 224 914,52 SF réel 7 11 360,58 79 524,06
TOTAL 25 11 360,5 284 014,52 Bonus 1 11 360,58 11 360,58
8
● Coût de revient :
LA1 LA2
Q CU Somme Q CU Somme
Coût de production 51 15 151 772 701 19 11 360,58 215 851,02
Coût de
distribution : 51 321,43 16 392,86 19 321,43 6107,17
Charges indirectes
Coût de revient 51 15 472,43 789 093,86 19 11 682,01 221 958 ,19
● Résultat analytique :
LA1 LA2
Q CU Somme Q CU Somme
Chiffre d’affaire 51 18 500,00 943 500,00 19 12 200 231 800
- Coût de revient 51 15 472,43 789 093,86 19 11 682,01 221 958,19
Résultat 51 3 027,57 154 406,14 19 517,99 9 841 ,81
● Rapprochement des résultats
Résultat de la comptabilité générale :
= résultat de la comptabilité de gestion
+ Charges supplétives
- Charges non-incorporables.
154 406,14 + 9 841,84
+ Charges supplétives (138 000/12)
- Charges non incorporables (7640)
- différence d’inventaire MP2 (1221)
+ Différence d’inventaire LA2 (11 360,58)
= 172 247,56
IV. Intérêt et limites du modèle des centres d’analyse
Il permet un calcul prévisionnel car une fois le produit lancé il est trop tard pour modifier le
processus de production. C’est une vision simplifiée de l’entreprise : vision taylorienne qui ne
correspond plus à la réalité aujourd’hui.
Modèle centre d’analyse Aujourd’hui, la réalité…
Prépondérance de la fonction de production Prépondérance des activités annexes telles
que la gestion de la qualité, la logistique,
l’informatique, les RHG, le marketing…
Standardisation des produits et production de Différenciation des produits et production en
masse petites séries
Importance des charges directes dans les Importance du volume des charges indirectes :
coûts 3/4 des coûts totaux
Stabilité de la technologie Evolution des technologies
Stabilité des compétences du personnel Evolution des compétences du personnel
Stabilité des marchés Marché mondialisé et instable
Autre logique de calcul des coûts complets : Modèle à base d’activités ou méthode ABC
Chapitre 5 : la méthode des coûts variables ou Direct Costing
On distinguera :
- Charges fixes ou de structure
- Charges variables ou opérationnelles
I. Charges variables
Ce sont les charges qui varient en fonction du chiffre d’affaire de l’entreprise. Par exemple, il y
a les consommations de matières premières, la commission des représentants. Les charges
variables sont représentées par une fonction affine.
II. Les charges fixes :
Ce sont les charges dont le montant à court terme est indépendant du niveau d’activité. Comme
par exemple, le loyer, l’assurance, les frais administratifs, les amortissements etc. Les charges
fixes sont représentées par une fonction constante.
III. Le compte de résultat différentiel
Chiffres d’affaires
- charges variables
= marges sur coût variable
- Charges fixes
= résultat analytique
On suppose qu’un produit est rentable dès que la marge sur coût variable est positive. Une
marge sur coût variable positive contribue à la couverture des charges fixes de l’entreprise.
●Taux de marge sur coût variable
● Seuil de rentabilité
C’est le chiffre d’affaires pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice, ni perte.
● Le point mort
C’est la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint.
Si l’activité est régulière alors :
Exercice :
Pour une entreprise commerciale :
- le chiffre d’affaire est de 260 000 €
- les charges variables sont de 208 000 €
- les charges fixes sont de 48 000 €
Compte de résultat différentiel :
260 000
- 208 000
= 52 000
- 48 000
= 4 000
Taux de marge du coût variable :
Seuil de rentabilité
Point mort :
C’est le 3 Décembre.
CF/MCV (milliers d’euro) y=0,20x
Gains
SR
Pertes
Chiffre d’affaire
L’entreprise désire doubler son résultat pour le porter à 8000 euros. De combien faut-il
accroitre le chiffre d’affaires ?
280 000
-
= 56 000
- 48 000
= 8 000