Mameri, Sonia
Mameri, Sonia
MEMOIRE
MASTER
Filière : Chimie
Spécialité : Chimie-Physique
Par
Thème
Merci à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre ont contribués à la réussite de
ce travail et qui leurs noms n’ont pas pu figurer sur ces pages.
Il m’est enfin agréable de clore cette page par présenter mes très chaleureux
remerciements à mes très chers parents. Je tiens à leur exprimer mon amour, ma profonde
reconnaissance et mes sincères remerciements pour leurs soutiens et encouragements
permanents tout au long de mes études, j’espère avoir répondu aux espoirs que vous avez
fondés en moi. Je vous rends hommage par ce modeste travail, que dieu tout puissant vous
garde et vous procure santé, bonheur et longue vie. À ma sœur Cherifa, à mes très chères
frères (Fawzi, Ferhat et Mheni) qui m’ont toujours soutenu durant mes années d’études,
à mes neveux (Juba, Mayas, Ilias et Ilian), à Ourida et Ahcene ainsi a toute la famille. À
la mémoire de ma grand-mère Messaouda.
J’aimerais également remercier mon cher fiancé Hakim et sa famille pour leurs
soutiens et encouragements.
Sonia
Résumé
Liste des abréviations et notations
Liste des figures
Liste des tableaux
Introduction Générale
-------------
a) Electrodes …………………………………………………………………………22
b) Electrolyte…………………………………………………………………………23
a) Chronopotentiométrie…………………………………………………………….24
b) Chronoampérométrie……………………………………………………………..25
Mesure directe du courant galvanique (ig)…………………………………….25
c) Voltampérométrie…………………………………………………………………26
Mesure du courant de corrosion par la méthode des droites de Tafel…………27
Mesure du courant galvanique par la méthode du potentiel mixte…………….28
d) Tracés des courbes d’Evans …………………………………………………….29
Sommaire
II.2.2.2. Technique transitoire : Spectroscopie d’impédance électrochimique………….30
a) Principe ……………………………………………………………………………31
b) Représentation des diagrammes d’impédance ……………………………………32
Diagramme de Bode …………………………………………………………..32
Diagrammes de Nyquist ………………………………………………………32
c) Détermination de Re, Rp et Rt……………………………………………………...33
d) Circuit équivalent………………………………………………………………….34
Circuit simple de Randles : R(R//C)…………………………………………...34
Circuit de Randles dans le cas de surface hétérogène : R(R//CPE)…………...35
Détermination de Cdc à partir du CPE…………………………………………35
Dans le cas de l’adsorption……………………………………………………36
Dans le cas d’un transfert de charge associé à la diffusion…………………...36
Détermination des paramètres d’impédance………………………………….37
e) Calculs graphiques………………………………………………………………..37
------------
a) Acier seul…………………………………………………………………………..65
b) Couplage anodes d’Al/acier ………………………………………………………65
c) Mesure du pH…………………………………………………………………...…68
Conclusion Générale
Annexes
Références bibliographiques
Résumé
Résumé
Abstract
The objective of this work is to study the catholic protection of steel with sacrificial
anodes in corrosive environment (NaCl 3%). Several electrochemical techniques and
methods have been used: chronopotentiometry, chronoamperometry, potentiodynamic
polarization, electrochemical impedance spectroscopy (EIS), Evans diagram and
gravimetric method, comparing the results with those of unprotected steel. The
characterization of the surface of these samples was determined by scanning electron
microscopy (SEM) and optical microscopy (OM). The results show that addition of Zn, Sn
and Mg to aluminium shifts the potential to values more electronegative and increases the
galvanic current densities in the order of Zn < Sn <Mg additions, indicating an increase in
the activity and effectiveness of the anodes to better protect the steel. The anode Al-5Zn
0.22Sn-2.5Mg appears to be the best composition.
Abréviations
A60 : Acier de type 60
Ah/Kg : Ampère heures par kilogramme
ASTM: American Society for Testing and Materials
BF : Basses fréquences
CCA : Capacité de courant de l’anode
CCth : Capacité de courant théorique
CE : Contre électrode
CPE : Constant phase element (élément à phase constante)
ddp : Différence de potentiel
ECS : Electrode au calomel saturé
EDS : Energy dispersive spectroscopy (spectroscopie à énergie dispersive)
ER : Electrode de référence
ESH : Electrode standard à hydrogène
ET : Electrode de travail
fem : Force électromotrice
FRA : Frequency response analysis
HF : Hautes fréquences
kHz : Kilo-Hertz
Kg : Kilogramme
Chapitre I
Figure I.2 : Schéma de la corrosion de l’acier dans un électrolyte aéré contenant des Cl-.
Figure I.3 : Diagramme E-pH du fer/eau pure à 25°C (c = 10-6 M).
Chapitre II
Figure II.3 : Photographie du montage utilisé pour les mesures électrochimiques.1 - Cellule
électrochimique ; 2 - Potentiostat/Galvanostat ; 3 - Système d’aquisition.
Figure. II.5. Détermination des paramètres électrochimiques par la méthode des droites
de Tafel.
Liste des figures
Figure II.8 : Diagramme d’Evans montrant les modes de contrôle : a) contrôle anodique,
b) contrôle cathodique, c) contrôle mixte des deux réactions anodique et cathodique. E0,a
et E0,c sont les potentiels d’équilibre anodique et cathodique.
Figure II.9: a)Schéma d’un système électrochimique non linéaire soumis à une
perturbation sinusoïdale, b) tension alternative imposée et réponse du système.
Chapitre III
Figure III.2 : Evolution du courant galvanique des différents couples anodes/acier durant
24 h d’immersion dans NaCl 3%.
Figure III.3 : Diagrammes d’Evans des différents couples (anodes d’Al/acier) après 24 h
d’immersion dans NaCl à 3%.
Figure III.7 : Courbes de polarisation globale des différents échantillons obtenus après
24 h d’immersion dans NaCl à 3% et détermination de ig par la méthode du potentiel
mixte.
Figure III.8 : Evolution du courant galvanique des couples anode d’Al/acier durant 30
jours dans NaCl à 3% en poids.
Figure III.9 : Evolution du potentiel galvanique des différents couples ainsi que celle de
l’acier seul dans NaCl à 3% en poids durant 30 jours.
Figure III.12 : Diagramme d’impédance des anodes en représentation (a) Nyquist corrigé
de la chute ohmique et en représentation Bode du module (b) et de la phase (c).
Figure III.15 : Photographie des échantillons après couplage. (a) avant et (b) après
décapage par la solution de Clarke.
Figure III.16 : Photographie des deux solutions de protection par couplage et celle de la
corrosion libre de l’acier.
Figure III.17 : Photographies MEB des échantillons après polissage :a) Al, b) Al-5%Zn,
c) Al-5%Zn-0.22%Sn, d) Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg, e) Al-5%Zn-0.22%Sn-2.5%Mg.
Figure III.18 : Images optiques après 24 h de couplage de l’acier avec les anodes (a) Al,
(b) Al-5%Zn, (c) Al-5%Zn-0.22%Sn, (d) Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg, (e) Al-5%Zn-
0.22%Sn-2.5%Mg dans une solution à 3% en poids de NaCl.
Figure III.19 : Images optiques de l’acier après 24 h de couplage avec a) Al, b) Al-5%Zn,
c) Al-5%Zn-0.22%Sn, d) Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg, e) Al-5%Zn-0.22%Sn-2.5%Mg.
Figure III.20 : Images optiques de l’aluminium et de ses alliages après couplage d’un
mois, avant décapage: (a)Al, (b) Al-5% Zn, (c) Al-5% Zn-0.22% Sn, (d) Al-5% Zn-0.22%
Sn-1.6%Mg, (e) Al-5% Zn-0.22% Sn-2.5%Mg et (a’, b’, c’, d’ et e’) après décapage.
Figure III.22 : Images optiques des échantillons d’acier sans décapage, après un mois de
couplage avec : (a) Al, (b) Al-5%Zn, (c) Al-5% Zn-0.22%Sn, (d) Al-5%Zn-0.22%Sn-
1.6%Mg, (e) Al-5%Zn-0.22%Sn-2.5%Mg.
Figure III.23 : Images MEB des échantillons d’acier seul (a) après polissage et (b) après
immersion de 30 jours dans NaCl à 3%.
Figure III.24 : Images MEB des échantillons d’acier après 30 jours de couplage avec: (a)
Al, (b) Al-5%Zn, (c) Al-5%Zn-0.22%Sn, (d) Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg, (e) Al-5%Zn-
0.22%Sn-2.5%Mg, dans une solution à 3% en poids de NaCl.
Liste des tableaux
Chapitre I
Tableau I.2 : Les caractéristiques électrochimiques des principales anodes dans l’eau de
mer.
Tableau I.3 : Densité de courant nécessaire pour la protection de l’acier dans des eaux de
nature différente.
Chapitre II
Chapitre III
Tableau III.2 : Valeurs du courant galvanique des différents couples étudiés obtenu après
24 h de couplage dans NaCl à 3% en poids.
Tableau III.3 : Valeurs des paramètres obtenus à partir des diagrammes d’Evans pour les
différents couples après 24 h d’immersion dans NaCl à 3%.
Figure III.4 : Paramètres cinétiques de l’acier et des anodes d’aluminium obtenus à partir
de la Fig. III.6.
Tableau III.6 : Courants et potentiels galvanique enregistrés par ZRA pour les différents
couples galvaniques durant 30 jours d’immersion dans NaCl à 3%.
Tableau III.7 : Valeurs des paramètres électriques obtenus à partir d’un circuit
équivalent Rs-Rtc//CPE
Tableau III.8: Valeurs des paramètres électriques de la boucle HF obtenus par simulation
avec le circuit (Rs-Rtc//CPE)
Tableau III. 9 : Masse (en g) des échantillons d’acier utilisés pour le couplage avant (mi)
et après 30 jours d’immersion (mf) dans NaCl à 3% avec Δm = mi – mf
Tableau III.10 : Masse des anodes avant (mi) et après 30 jours d’immersion (mf) dans
NaCl à 3%.
Tableau III.11 : Les valeurs de pH des solutions avant et après le couplage un mois.
Tableau III.12 : Valeurs des paramètres de l’efficacité des anodes calculés.
Aujourd’hui l’acier au carbone a pris une place prépondérante dans notre vie. Grâce
à ses bonnes propriétés mécaniques et thermiques, son faible poids et son faible coût
d’achat et de fabrication, ce matériau se trouve sous différentes formes et tailles, pour des
applications nombreuses et variées : industrie automobile, bâtiments, appareils électriques,
installations pétrolières et matériels en contact avec l’eau de mer …etc.
Cependant, l’acier est sujet aux problèmes de corrosion qui limite son utilisation
dans l’industrie. Chaque seconde, ce sont quelque cinq tonnes d'acier qui sont transformées
en oxydes de fer. Les conséquences sont importantes dans divers domaines, en particulier
dans l’industrie : arrêt de production, remplacement des pièces corrodées, accidents et
risques de pollution, sont des évènements fréquents avec parfois de lourdes incidences
économiques.
Tout au long du deuxième chapitre, les différentes techniques utilisées dans cette
étude, ainsi que les conditions et les méthodologies expérimentales, ont été exposées.
Nous clôturerons ce travail par une conclusion générale qui résume l’essentiel des
résultats obtenus ainsi que les perspectives.
Chapitre I :
Synthèse Bibliographique
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
L’eau de mer est un milieu particulièrement agressif vis-à-vis de la plupart des matériaux
métalliques dont l’acier a toute fois l’inconvénient d’être sujet à la corrosion et l’objet
d’étude depuis de nombreuses années.
- Différence de potentiel (ddp ou fem) entre les deux métaux d'électrode : plus la
différence est grande plus la force électromotrice de la corrosion est élevée.
- Résistance électrique de la solution d'électrolyte : solutions diluées ayant une
résistance électrique élevée fournissent un faible taux de corrosion.
- Contact électrique entre les deux matériaux pour fermer le circuit électrique.
p. 1
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
Plus la différence de potentiel entre les deux métaux est importante, plus la force
électromotrice de la corrosion galvanique est grande.
p. 2
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
En milieu neutre ou alcaline, chloruré et aéré, les réactions anodique (Eq. 1) et cathodique
(Eq. I.2) (cas de l’eau de mer contenant 2.3 10-4 M en oxygène dissous à 20°C) donnent
lieu à la réaction globale de la formation de la rouille selon le mécanisme suivant :
Fe → Fe2+ + 2e-
Fe2+ + 2OH- → Fe(OH)2 (I.6)
Dans une étape secondaire, l’hydroxyde Fe(OH)2 réagit avec l’eau et l’oxygène pour
former l’hydroxyde de Fe(III) :
Lorsque le matériau sèche (film d'eau très fin donc forte diffusion de l'oxygène), la
magnétite réagit avec l'oxygène de l'air:
Le produit de corrosion du fer est appelé rouille qui est un mélange complexes
d’oxydes/hydroxydes, d'une couleur brun-rouge avec une surface et une texture irrégulière.
La Fig. I.2. Représente la synthèse des différents processus anodique et cathodique.
Figure I.2 : Schéma de la corrosion de l’acier dans un électrolyte aéré contenant des Cl-.
p. 3
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
C’est un potentiel à courant nul, EI=0. C’est le potentiel que prend un métal par rapport à la
solution de l’un de ses sels et on le note Eeq. Il est caractéristique du métal et peut être
calculé à partir de la relation de Nernst :
é , = + 2.303
/ / (I.10)
Où,
et : les activités de l’espèce oxydée et réduite (cas d’un métal M dans Mn+).
R : la constante des gaz parfaits égale à 8,314 J / [Link]
F : désigne la constante de Faraday égale à 96485 Colomb/moles
T : la température absolue exprimée en degrés Kelvin (K) ;
n : le nombre d’électrons (e-) mis en jeu dans la réaction de corrosion
=∆ é = ∆ é + 2.303
(I.11)
E : Force électromotrice de la pile à l’état d’équilibre électrochimique
p. 4
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
Dans le cas de l’acier utilisé dans l’eau de mer (présence d’ions Cl -), ce diagramme ne
correspond pas exactement aux conditions d’utilisation, mais le phénomène de corrosion
est le même.
p. 5
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
- Potentiel de corrosion
p. 6
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
Fe(OH)2
2- en augmentant le pH (neutralisation Immunité Fe
des eaux acides ou alcalinisation), pH
Durant ce travail, seule la protection cathodique a été tenue comme voie de protection de
l'acier dans l'eau de mer. Cette technique est basée sur le fait d’abaisser le potentiel d'un
métal à un niveau dit d’immunité. Pour modifier le potentiel du métal à protéger
cathodiquement, on utilise une anode installée dans le même électrolyte. Cette anode peut
être soit un métal ayant un potentiel plus électronégatif que le métal à protéger (anode
sacrificielle), soit un métal noble couplé à un générateur de tension continue imposant une
différence de potentiel entre les deux matériaux (méthode à courant imposé) [Prie12].
C’est une technique très utilisée pour réduire, voir supprimer la corrosion de nombreuses
structures métalliques, immergées ou enterrées : canalisations, cuves, coques de navires,
plate-forme offshore, portes d'écluses [Petr79].
p. 7
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
L’aluminium est utilisé en général dans le cas de la protection cathodique (PC) de l’acier
vis-à vis de la corrosion. La figure I.6 représente de façon schématisée la protection
cathodique apportée par l’aluminium à l’acier.
Electrolyte OH-
Le principe de la PC repose sur la création O2 O2
Eau Al3+
d’une pile constituée d’une anode de métal
moins noble (ici l’aluminium) se M2
M1
e-
consommant au bénéfice d’une cathode de Acier
Aluminium
métal plus noble (ici l’acier) ; l’électrolyte Cathode
Anode
étant constitué par une solution aqueuse.
Figure I.6 : Représentation schématique
d’un couplage galvanique.
p. 8
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
- Principe d'application
Si ces deux métaux sont raccordés l’un à l’autre par un circuit électrique, le métal le moins
noble (l’anode) se sacrifiera au bénéfice du métal le plus noble (la cathode). Le potentiel
électrochimique, la capacité du courant et le taux de consommation de ces anodes sont
supérieurs pour la protection cathodique à ceux du fer.
Les anodes réactives ou sacrificielles ont différentes formes et sont faites généralement en
utilisant des alliages d'aluminium, de zinc ou de magnésium.
p. 9
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
L’emploi de ce système est bien approprié aux électrolytes très conducteurs, comme l’eau
de mer. L’emploi des anodes sacrificielles est également réservé à des milieux de
résistivité inferieure à 50 Ωm.
que la pile débite, donc que l’acier soit relie électriquement à l’anode,
que la surface à protéger et l’anode soient plongées dans le même électrolyte,
que l’installation soit adoptée à la surface à protéger (dimension, nombre,
répartition des anodes, …) [Comi86].
La protection par anodes sacrificielles n’a pas une durée indéterminée. On estime un
changement lorsque l’anode est usée à 70-80%. [Web01]
p. 10
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
La plus part des critères de protection cathodique de l’acier sont basées sur les mesures de
potentiel. Le potentiel de protection de l’acier dans le sol ou l’eau doit être connu afin de
pouvoir sélectionner une anode sacrificielle. La différence de potentiel (ddp) entre le métal
à protéger et l’anode sacrificielle est aussi un critère.
a) Potentiel de protection : Ep
C’est le critère de protection de l’acier le plus accepté. Une protection cathodique est donc
efficace si le potentiel réel de l'acier est plus négatif que le potentiel de protection. Ep peut
être calculé dans l’eau pure acide ou neutre, à partir de l’équation de Nernst du potentiel
d’équilibre de l’électrode Fe/ Fe2+ pour une faible concentration de 10-6 M des ions fer(II)
(au delà de laquelle commence la corrosion) et qui représente l’équation de la droite (1) du
diagramme de Pourbaix (Fig. I.3) :
p. 11
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
Dans la pratique, le potentiel métal/électrolyte est mesuré avec des électrodes de référence
standards basées sur Cu/CuSO4 (dans le sol), Ag/AgCl (dans l’eau de mer) ou Zn pur ( ).
C’est le potentiel que prend un matériau lorsqu’il est en couplage galvanique avec un autre
matériau. Le métal le plus négatif (le moins noble) se trouve donc polarisé positivement et
le métal le plus positif est polarisé négativement. Dans la très grande majorité des cas, cette
configuration correspond à une augmentation de la vitesse de corrosion du métal le plus
corrodable (le plus négatif), et à une diminution de la vitesse de corrosion du métal le
moins corrodable (le plus positif).
p. 12
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
c) Recommandations de NACE
- dans l’eau de mer et les eaux salées : < -0.8 V/Ag/AgCl dans l’eau de mer (limité
à > -1.1 V).
- En présence de bactéries sulfato-réductrices (eau de mer anaérobie), ce potentiel
est abaissé de 100 mV supplémentaires : < -0.95 V/Cu/CuSO4 saturé ou < -0.9
V/Ag/AgCl dans l’eau de mer.
• Un potentiel inférieur à -1.2 V/Cu/CuSO4 doit être évité, car cela pourrait conduire à
l’évolution de l’hydrogène sur la structure à protéger et à un risque de fragilisation de
l’acier par l’hydrogène et/ou un décollement du revêtement et la fissuration de l’acier
[Bouz11].
p. 13
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
p. 14
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
Cependant, ce film passif est sensible à la corrosion par piqûres dans les milieux aqueux,
particulièrement l’eau de mer à cause de sa forte teneur en ions Cl-. Ces derniers (de faible
diamètre) créent des piqûres sur les points sensibles de la couche d’oxydes et forment un
complexe chloruré intermédiaire AlCl4-. La réduction de l’oxygène donne formation aux
ions OH- qui augmente le pH vers des valeurs basiques. Ainsi l’aluminium se dissout sous
forme d’ions Al3+ créant un champ électrique qui déplace les ions Cl- vers le fond de la
piqûre.
Caractéristiques électrochimiques Al Mg Zn
Tableau I.2 : Les caractéristiques électrochimiques des principales anodes dans l’eau de
mer.
p. 15
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
Un autre point à considérer dans le choix de l’anode est le type d’eau qui peut aller
de salé (eau de mer) à saumâtre et à l’eau douce. Ainsi dans l’eau de mer Al et Zn
sont à envisager, dans l’eau saumâtre Zn et dans l’eau douce Mg. Ce dernier est le
plus souvent utilisé pour les installations enterrées (réservoirs pétroliers), lors du
détartrage de réservoirs et pour la protection des coques de navires dans l’eau
douce ou saumâtre.
Dans l’eau salée, le magnésium se corrode extrêmement rapidement, et cesse très vite de
protéger le bateau. En plus, il y aurait également un risque de « surprotection », qui
pourrait détruire la peinture de la coque par formation de bulles d’hydrogène. A l’inverse,
sur des anodes en zinc (normalement employées en eau de mer) se forme dans l’eau douce
une couche protectrice : les anodes dureront longtemps, alors qu’en fait elles ne protègent
plus rien. Cependant, le taux de circulation du courant dépend de l’aire de la surface à
protéger.
Tableau I.3 : Densité de courant nécessaire pour la protection de l’acier dans des eaux de
nature différente. [Web04]
p. 16
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
d’alumine, les rendant plus actives (Fig. I.11), que l’emploi d’anodes sacrificielles en
alliages d’aluminium se répand, au détriment de celui des anodes en zinc.
Ces éléments peuvent être ajoutés seuls ou associés. Ces anodes sont nettement plus
écologiques que celles en Zn ou Mg, métaux considérés comme nuisibles pour
l’environnement aussi bien que nocifs pour la santé. Elles sont donc sélectionnées pour
leur bonne efficacité, leur faible poids et leur faible cout. Les alliages d’Al assurent une
protection cathodique plus intense et plus longue que les anodes en zinc. Plus intense car la
différence de potentiel avec l’acier ou le cuivre est plus élevée, et plus longue car la durée
de vie des anodes à base d’aluminium est d’au moins 30% plus longue que celle des
anodes à base de zinc et cinq fois celle d’anodes en magnésium. Ce sont les seules qui
puissent être employées sans aucun risque aussi bien en eau salée qu’en eau douce, et à
fortiori dans un mélange des deux [Web02]
Les éléments d'addition sont ajoutés en plus faible quantité en général moins de 1%. Les
éléments d’alliages existent sous deux formes dans l’aluminium :
En précipités intermétalliques, avec les autres éléments présents dans le métal qui
ont un comportement plus ou moins noble par apport à l’aluminium suivant
l’élément ajouté.
p. 17
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
Plusieurs articles ont été publiés sur l’interaction synergétique entre Zn, In, Sn et
Mg dans l’activation des anodes d’aluminium.
L’efficacité de protection de l’acier par les anodes Al-6%Zn dépasse les 90% et atteint un
maximum de 99,26% et 99,13% au bout de la 7éme et la 8éme semaine d'immersion,
respectivement [Muaz11]. Cette anode a été ensuite améliorée par l’ajout de Mg
[Muaz16] Al-(2% à 8%) Zn-(1% à 4%) Mg couplées à l’acier. Il a été obtenu que l’ajout
de 1% en poids de Mg augmente l’efficacité de l’anode vers 99,47% au bout de la 8éme
semaine, suite à la dépassivation d’Al par la formation de phases secondaires Al 2Mg3Zn3 et
Mg3Zn2.
L’activation par In a gagné une importance dans les récentes années dans la protection
cathodique de l’acier dans l’eau de mer : Tai-Ming Sai [Sai96] a estimé que l'anode Al-
3,5%Zn-0,05%In représente l’efficacité et la capacité de courant les plus élevées avec un
potentiel de circuit ouvert très électronégatif (-0,78V/ECS).
p. 18
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
et col. [Khir14] ont montré que l’anode Al-5%Zn-0.4%Sn présente une bonne
performance due à la corrosion généralisée de l’anode suite à la formation de seconde
phase aux joints de grains et à l’intérieur des grains.
Durant la même période, Yati et col. [Yati14] ont étudié l’effet de Mg et Sn sur la
performance de l’anode sacrificielle Al- 5.38%Zn-1.87%Mg-1.42%Sn en eau de mer et ils
ont montré que la formation de Mg2Sn aux joints de grain et est responsable de
l’augmentation du courant icorr avec une corrosion uniforme.
La présence de précipités tels Al2Zn3Mg3 , Mg7Zn3 et δ-AlLi dans la matrice α-Al des
anodes de Al-Zn-Mg-Li a mené à l'activation de l'aluminium et donc à la rupture du film
d'oxyde passif avec une efficacité de plus de 67% dans NaCl à 3%. [vald01]
Les anodes Al-Zn-In-Mg-Ti sont très populaires en Chine pour leur grande efficacité suit à
l’ajout de Ti qui a pour effet de raffiner les grains. [Sun13, Jing09, Jing10]
p. 19
Chapitre I: Synthèse Bibliographique
- Durée de vie : Plus longue est la durée de vie meilleure est l’anode. Elle est
fonction de 3 facteurs : la masse, le courant et l’efficacité. Une longue vie est
obtenue avec un poids lourd, un courant débité faible et une efficacité élevée.
- Le courant débité : Il est gouverné par la conductivité de la solution, la résistance
de l’anode et son potentiel. Un courant élevé est obtenu à travers une grande
conductivité de l’électrolyte, une faible résistance et un potentiel très électronégatif.
- Prix du matériau : Il est basé sur la taille et le poids : plus lourde est l’anode plus
faible est le cout. Une anode est plus efficace lorsqu’elle est à faible cout par Ah de
courant délivré.
- Cout d’installation : Il dépend du nombre d’anodes nécessaires.
p. 20
Chapitre II:
Dispositifs, techniques
Et protocoles
expérimentaux
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
Ce chapitre a pour but de présenter les méthodes expérimentales utilisées dans cette
étude ainsi que les méthodes de caractérisation de surface qui permettent d’apporter des
informations souvent complémentaires à l’interprétation des résultats.
Cinq alliages d’aluminium et d’acier au carbone de type A60 (utilisé par Sonatrach
dans les pipelines), ont été utilisés. Ces échantillons ont été enrobés dans une résine
polymérisable, pour ne laisser qu’une surface de 1,1 cm2 qui peut être exposée à la solution
(Fig. II.1).
Fil de connexion
Résine
Echantillon
Notre travail porte sur l’étude de l’influence des aditions de zinc, de l’étain et de
magnésium sur l’activation électrochimique de l’aluminium, utilisé comme anode
sacrificielle dans la protection cathodique de l’acier. La composition chimique de cinq
différentes anodes (en % en poids), est reportée dans le tableau suivant :
Echantillon
% en
01 02 03 04 05
Eléments d’addition
p. 21
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
Au même temps un échantillon d’acier a été immergé seul sans protection dans la
solution test.
Pour finition, nous avons utilisé une suspension d’alumine Al2O3, de diamètres
décroissant (9,…, 0,05µm), dispersée sur un papier feutre permettant d’obtenir une surface
polie « miroir ».
Après polissage, la surface est rincée avec de l’eau distillée, puis séchés à l’air chaud.
a) Electrodes
La cellule utilisée dans ce travail est une cellule à trois électrodes pour les mesures
de couplage galvanique d’une durée de 24 h avec la technique ZRA, expliquée ci-après.
Par contre pour une durée d’un mois un bac, séparé en cinq compartiments a été utilisé
pour mettre en couplage, en même temps, les cinq échantillons dans des conditions
identiques (température, aération et en maintenant constante la distance entre les 3
électrodes) (Fig. II.2).
a) b)
Figure II.2 : Photographie des cellules de mesure en couplage galvanique : a) de 24h, b)
d’un mois.
p. 22
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
b) Electrolyte
Les essais de corrosion et de la protection de l’acier sont réalisés dans une solution
de NaCl à 3% en poids (30 g/l), aérée, stagnante et à température ambiante (~ 20°C). Cette
concentration correspond à la teneur en ions Cl- dans l’eau de mer.
Les électrodes de la cellule de mesure sont reliées aux bornes d’un potensiostat-galvanostat
de type Radiometer PGP201, pour les mesures de E et I. Les mesures d’impédance ont
été réalisées à l’aide d’un potentiostat-galvanostat de type Autolab PG STAT 3, piloté par
un micro-ordinateur à l’aide d’un logiciel Autolab software version 4.8 pour Windows, en
utilisant le programme FRA (Frequency Response Analysis), tel présenté en(Fig II.3).
1
2
Cette méthode simple repose sur la mesure de la perte de poids par pesée des échantillons
avant et après immersion (∆ = − ) durant un temps, t, dans la solution test. Pour
déterminer correctement la perte de masse, les échantillons nécessitent un nettoyage
minutieux après corrosion, afin d’ôter les produits de corrosion qui s’accrochent à la
surface. A cet effet, la littérature abonde de solution décapante :
p. 23
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
L’intérêt de ces méthodes tient au fait qu’il est possible en quelques heures de réaliser les
essais dont les principes sont basés sur la mesure du courant (I) en fonction de la variation
de la tension appliquée à l’échantillon [Lien86].
a) Chronopotentiométrie
C’est le suivi du potentiel au cours du temps et qui peut être réalisés de deux manières :
p. 24
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
Elle consiste à suivre l’évolution du courant entre deux électrodes au cours du temps. Dans
ce travail, les mesures chronoampéromtriques sont limitées à des suivis du courant en
mode potentiostatique pour la mesure du courant de couplage galvanique entre l’acier et les
anodes d’aluminium.
Les courants galvaniques sont un critère de choix des matériaux destinés à être
assemblés. La méthode traditionnelle de mesure directe de courant est l’insertion d’un
appareil résistif (un ampèremètre ou multimètre en Fig. II.4a) entre deux matériaux, ce qui
modifie les valeurs de courant réelles et fausse les estimations de la corrosion galvanique
[Paya2003].
p. 25
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
M1 M2 Ref
a) b)
La durée des tests doit être suffisante pour prendre en compte les effets de la
piquration ou de la crevasse qui se forment en même temps que la corrosion galvanique.
En conséquences, des différences importante peuvent apparaitre entre la mesure directe et
celle calculée par perte de masse [Paya03].
c) Voltampérométrie
Cette technique consiste à imposer une rampe linéaire de potentiel à l’électrode de travail
et à mesurer sa réponse en courant, en mode potentiodynamique. Le balayage en potentiel
à vitesse aussi lente pour que le courant mesuré soit constant, ce qui permet d’obtenir la
courbe de polarisation quasi-stationnaire, I = f(E) (ou i = f(E) avec i : densité de courant).
Les courbes de polarisation des réactions d’un couple mixte, contrôlées par le transfert de
charge suivent la loi de Butler-Volmer [Geef85] :
= + = − (II.1)
p. 26
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
: la densité de courant d’échange, remplacée dans le cas d’un système mixte par :
densité de courant de corrosion ; et : les coefficient de transfert de charge anodique
et cathodique ; : la polarisation (ou surtension) de l’électrode (E - Ecorr).
La méthode de Tafel consiste à polariser fortement (loin de l’équilibre) des deux côtés
anodique ( ≫ 100 ) et cathodique ( ≪ 100 ) dans un domaine de potentiel de
300 / . Elle exprime une linéarité, dite droite de Tafel, entre la surtension, , et le
logarithme de la densité de courant, i [Hand87]. Elle est en effet une méthode basée sur
l’extrapolation de la loi de Butler-Volmer [Geef85]. Pour des surtensions largement
positives ou largement négatives, un ou l’autre des termes de l’équation (II.1) devient
prédominant :
( )
- Pour η≺ 0 processus cathodique : = =− (II.2)
( )
- Pour η≻ 0 processus anodique : = = (II.3)
1
| |= +
(II.4)
1
= + (II.5)
. .
= et = Sont les pentes des droites de Tafel anodique et cathodique
( ) ( )
respectivement.
Pour les réactions contrôlées par la diffusion, la loi de Tafel est satisfaisante pour de faibles
surtensions. Pour des surtensions élevées le flux de diffusion fixe l’intensité du courant. En
milieu aqueux aéré, la réaction de réduction du dioxygène dissous est l’étape limitante avec
p. 27
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
a) b)
Figure. II.5. Détermination des paramètres électrochimiques par la méthode des droites
de Tafel.
p. 28
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
On peut prévoir les phénomènes dans une pile galvanique en faisant appel aux diagrammes
d’Evans en portant en fonction du log de l’intensité la valeur du potentiel appliqué. Le
balayage en courant est réalisé en choisissant un pas de courant. Le potentiel de l’électrode
de travail (l’axe Y1) et le potentiel de l’électrode auxiliaire (l’axe Y2), mesurés par rapport
à la même référence, sont affichés en fonction du courant total (l’axe X) (Fig. II.7a).
∆ = , − , =∆ −∆ + (II.6)
Lorsque I augmente, R diminue jusqu’à zéro et − = 0 : la mesure s’arrête lorsque
les potentiels de l’anode (travail) et de la cathode (auxiliaire) deviennent égaux au potentiel
mixte (potentiel de couplage : Eg) et le courant atteint le maximum et dit courant de
couplage galvanique, qui sont à l’intersection des courbes de polarisation de l’anode et de
la cathode. [Mepl04, Zhan11]
Fe →Fe2+
EFe
Vc Al →Al3+
O2 → OH-
Ri ECor sur Fe
EAl
O2 → OH-
Va sur Al
p. 29
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
Les valeurs des pentes déterminent qu’elle réaction contrôle la vitesse de corrosion. Le
diagramme d’Evans présente différents modes, correspondant aux situations suivantes
[Amir10], [Krug01], [Zhan11] :
- Contrôle anodique : la cathode est facilement polarisée et son potentiel varie peu
contrairement à l’anode qui se corrode faiblement (Fig. II.8a). C’est le cas du
couplage aluminium-acier inox.
- Contrôle cathodique : c’est le cas contraire où la cathode est difficilement
polarisée et l’anode corrode davantage (Fig. II.8b). C’est le cas du couplage
aluminium-acier doux.
- Contrôle mixte : Contribution des réactions anodique et cathodique (Fig. II.8c).
- Control résistif : si aucune électrode n’est polarisée et que le courant qui circules
entre les deux électrodes est contrôlé par la résistivité du trajet parcouru (la solution
entre les deux électrodes) (Fig. II.8d).
Figure II.8 : Schéma des courbes de polarisation anodiques et cathodiques pour différents
modes de contrôle : a) contrôle anodique, b) contrôle cathodique, c) contrôle mixte des
deux réactions anodique et cathodique. E0,a et E0,c sont les potentiels d’équilibre anodique
et cathodique, d) Control résistif [Krug01]
Le tracé des courbes de polarisation est limité par la mesure de la réaction la plus
lente. La spectroscopie d’impédance électrochimique est une méthode transitoire (non-
stationnaire) permettant de séparer les différents processus électrochimique et de
déterminer leurs paramètres cinétiques (courant de corrosion, capacité de double couche
Cdc, résistance de transfert de charge Rtc, résistance de la solution Rs, …etc.).
p. 30
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
a) principe
La SIE repose sur la mesure d’une fonction de transfert suite à une perturbation
volontaire (le plus souvent un signal alternatif de faible amplitude) du système étudié dans
une large gamme de fréquences et d’étudier la réponse du système électrochimique. La
non-linéarité de la plupart des systèmes électrochimiques nécessite une analyse locale
autour d’un point de polarisation et l’utilisation d’un signal de perturbation de faible
amplitude comme le montre la (Fig. II.9.), afin de s’assurer de travailler dans un domaine
linéaire [Gabr91].
Il en résulte alors un courant sinusoïdal ΔI à la même fréquence que le signal d’entrée avec
une composante continue I0, superposé au courant stationnaire I, tel que :
-1
Avec une fréquence f, une pulsation ω= 2πf (en rad.s ) et un déphasage Φ.
a) b)
Figure II.9: a)Schéma d’un système électrochimique non linéaire soumis à une
perturbation sinusoïdale [Gabr91], b) tension alternative imposée et réponse du système.
p. 31
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
( ) | | . Φ
Z(ω) = = ( )
= |Z| =|Z|Cos Φ +j|Z|Sin Φ (II.9)
( ) | |
Z(ω) est un nombre complexe qui peut être écrit sous deux formes équivalentes :
( )
Z(ω) = |Z(ω)| en coordonnées polaires Plan de Bode (II.11)
La force de cette technique par apport aux précédentes, est de différencier les
phénomènes réactionnels par leur temps de relaxation. Seuls les processus rapides sont
caractérisés à hautes fréquences ; par contre aux basses fréquences, apparaîtra la
contribution des étapes plus lentes (phénomènes de transport ou de diffusion) [Land93].
- Diagramme de Bode :
Dans ce plan, la représentation est en coordonnées polaires (Fig. II.10a) :
Le module : (| ( )|) = ( ( ))
Et le déphasage : = ( ( ))
- Diagrammes de Nyquist :
La représentation dans le plan de Nyquist est en coordonnées cartésiennes (dans le plan
complexe), en traçant la partie imaginaire en fonction de la partie réelle :
p. 32
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
− ( )= ( ( ))
Rt + Re c=1/RtCdc
|Z
|
Re -Φ
½ Rt
a) b)
c) Détermination de Re, Rp et Rt
Sur le diagramme de Nyquist,
p. 33
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
= ( ( )) (II.16)
→
= (II.18)
d) Circuit équivalent
p. 34
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
= ( ) (II.19)
Les valeurs de ont été calculées à partir du paramètre du CPE selon la formule de
p. 35
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
a) b)
Les analyses de l’impédance électrochimiques sont basées sur les circuits équivalents
prévisionnels et expérimentaux [Boun93]. Cependant, il est parfois difficile de trouver le
circuit électrique équivalent qui correspond le mieux à l’interface électrode/solution
p. 36
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
[Boun93, Mekk04]. Pour que le circuit électrique soit utile, il faut que les différents
éléments aient une signification physique, et puissent être associes à des processus
élémentaires.
é = é − (II.21)
= é (II.22)
→∞
e) Calculs graphiques
Pour vérifier les valeurs obtenues par la simulation utilisant le circuit proposé, les
paramètres et ont été calculés par la méthode d’Orazem et coll. [Oraz06].
| ′′|
= (II.23)
Ainsi, la valeur du paramètre est obtenue sans avoir recours à l’utilisation d’un circuit
électrique équivalent.
Ensuite, pour chaque fréquence, une capacité effective, , est calculée avec l’équation:
( / )
= (II.24)
| |( )
p. 37
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
Pour évaluer la protection de l’acier par les anodes d’aluminium, des calculs de l’efficacité
de l’anode ainsi que celle de l’acier ont été effectués et cela par des mesures du courant et
de la masse permettent de calculer les quantités suivantes :
CCth c’est la quantité de charge électrique totale que peut produire la dissolution d’une
unité de masse (1 kg) de l’anode (unité en A*h/Kg).
D’où , = (II.25)
( / )
∑ ×
Pour un alliage : = (II.26)
p. 38
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
Exemple : pour CCth (Al-5% Zn) = 0.95 CCth,Al + 0.05 CCth,Zn = 2870.52 Ah/kg.
∆
= (II.27)
−
La quantité de charge (Q = It) peut être mesurée par un coulomètre (en cuivre) placée en
série avec la cellule électrochimique [Zhan14]. I
I0
c) Efficacité :
(%) = × (II.29)
Cette efficacité peut être exprimée en fonction du temps (lorsque I est fonction du temps)
par :
p. 39
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
(%) = (II.30)
∆ ∑ /
,
(%) = × (II.31)
,
- Durée de la protection :
( / )
( ) = (II.33)
( )
- Masse de l’anode à fixer sur l’objet à protéger pour assurer une protection durant
une année (t = 1 an) :
( )
( / ) = 8760 (II.34)
( / )
La masse (en kg) d’anode nécessaire peut être calculée par la loi suivante :
×
= (II.35)
×
p. 40
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
a) Microscopie optique
L’examen de l’état de la surface d’un échantillon avant et après les tests de
corrosion, permet de voir le début du phénomène de corrosion, de mettre en évidence la
morphologie de la corrosion et l’apparition de piqûres, par un microscope optique (MO) de
marque OPTIKA T3.15A. Suivant le grandissement de l’optique choisi (de 50 à 1000 fois),
la granulométrie et les défauts structuraux sont observés à faible et moyen grandissement,
la morphologie et la texture des précipités et secondes phases sont révélées à fort
grandissement. Les images ont été traitées avec le logiciel d’analyse d’images Optika
vision lite 2.1. (Fig. II.16).
p. 41
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
Leur morphologie, par imagerie en électrons secondaires (SE) qui sont à l'origine
du contraste de topographie.
Ces observations ont été effectuées à l’aide d’un MEB dont dispose l’université de Tizi-
Ouzou, de type ESEM XL 30 Philips à filament de tungstène.
Pour obtenir le régime stationnaire, les courbes de polarisation ont été tracées avec le
montage à trois électrode (ET, CE en Pt et REF : Ag-AgCl) à faible vitesse de balayage (1
p. 42
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
Cette mesure a été réalisée en utilisant un montage à deux électrodes (montage en ZRA)
l’anode étant l’électrode de travail et l’acier la contre électrode. Ces essais ont été effectués
durant deux temps de couplage : 24 h et un mois.
p. 43
Chapitre II: Dispositifs, techniques et protocoles expérimentaux
La réponse du système (anode ou acier) a été examinée dans une gamme de fréquences de
100 KHz à 10 mHz. Le balayage depuis les hautes fréquences vers les basses a été
effectué après un mois de stabilisation au potentiel à circuit ouvert en imposant Esta avec
une amplitude de 10 mV. L’exploitation des diagrammes et la simulation par des circuits
équivalents pour déterminer les paramètres ont été réalisées par le logiciel FRA de
l’AUTOLAB.
Les mesures de la perte de poids ont été effectuées après un mois d’immersion, dans la
solution NaCl à 3% en poids. Pour déterminer correctement la perte de masse, les
échantillons ont été brossés puis placées dans une solution de décapage (solution de
Clarke pour l’acier (Tabl. II.2), pendant une minute et demi afin d’éliminer la totalité des
produits de corrosion, selon le test ASTM G1-90 [ASTM90], et la solution d’acide
orthophosphorique (H3PO4) pour les alliages d’aluminium. Avant de faire la pesée, les
échantillons sont rincés puis séchés à l’air chaud ensuite à l’étuve et pesés avec une
balance analytique de type DENVER Instrument (précision 10-4 g).
p. 44
Chapitre III :
Résultats et Discussions
Chapitre III : Résultats et Discussions
La figure III.1 présente les variations du potentiel des échantillons acier et aluminium
durant 24 heures d’immersion dans NaCl à 3% en poids, lorsqu’ils sont seuls (corrosion
libre) et lors de leur couplage galvanique (protection cathodique de l’acier par Al). Le
potentiel de corrosion, Ecorr, de l’échantillon d’acier diminue rapidement dans les premières
heures et se stabilise à -0.62 V/Ag-AgCl au bout de 5 heures. Cette allure indique une
dissolution spontanée de l’échantillon. Quant à l’aluminium, son potentiel libre augmente
rapidement dans les premières minutes ce qui indique la formation d’une couche de
passivation protectrice avant de se stabiliser rapidement à une valeur plus électronégatif,
-0.782 V/Ag-AgCl que celle de l’acier avec une différence de 100 mV, d’où son rôle
d’anode lors de sa connexion électrique à l’acier. Lorsque les deux échantillons sont
couplés électriquement, le potentiel galvanique du couple Al-Acier présente des valeurs
intermédiaires entre les deux valeurs Ecorr des deux échantillons.
Les fluctuations observées sont à l’origine de la corrosion par piqûration par les ions
chlorures.
p. 45
Chapitre III : Résultats et Discussions
Al
-0.6
Acier
Al-Acier
-0.7
E (V/Ag-AgCl)
-0.8
-0.9
-1.0
0 5 10 15 20 25
t (h)
Al -0.782 - 0.755
Acier -0.690
Tableau III.1 : Valeurs du potentiel de corrosion et du potentiel galvanique de Al et de
l’acier après 24 h d’immersion dans NaCl à 3%.
La figure III.2 présente la variation temporelle du courant galvanique, i g, des cinq anodes
d’aluminium et ses alliages en couplage galvanique avec l’acier, pendant 24 h d’immersion
dans une solution à 3% en poids de NaCl en utilisant le potentiostat en ZRA. Les valeurs
relevées sont regroupées dans le tableau III.2.
p. 46
Chapitre III : Résultats et Discussions
140 Al
Al-5Zn
Al-5Zn-0.22Sn
120
Al-5Zn-0.22Sn-1.6Mg
Al-5Zn-0.22Sn-2.5Mg
100
i (µA/cm )
2
80
60
40
20
Figure III.2 : Evolution du courant galvanique des différents couples anodes/acier durant
24 h d’immersion dans NaCl 3%.
On observe une faible variation du courant de couplage dans les premières heures,
pour les couples Al/acier et Al-5%Zn/acier. Au bout de 13 h de couplage, ig se
stabilise à 9.55 µA/cm2 et 17.25 µA/cm2, respectivement.
On note pour le couple Al-5%Zn-0.22%Sn/Acier une valeur constante dès
l’immersion et pour Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg/Acier les valeurs de ig
diminuent dans les premières 10 heures et se stabilise à une valeur très proches de
celle de Al-5% Zn-0.22% Sn/Acier.
Par contre, les valeurs de ig du couple Al-5%Zn-0.22%Sn-2.5%Mg/Acier sont les
plus élevées et évoluent rapidement vers des valeurs faibles qui se stabilise à 83.62
µA/cm2 ; valeur qui reste toujours supérieure à celle des autres anodes.
p. 47
Chapitre III : Résultats et Discussions
A la lumière de ces résultats, le courant galvanique, régit par les anodes sacrificielles
étudiées, peut être classé dans l’ordre croissant suivant :
Sachant que plus la valeur de ig est élevée plus l’anode est efficace, nous en déduisant que
l’ajout de Mg à 2.5% est l’anode la plus efficace pour la protection cathodique de l’acier.
c) Diagramme d’Evans
La figure [Link] les tracés d’Evans des couples galvaniques anodes d’aluminium
ou ses alliages avec l’acier, enregistrés après 24 h d’immersion dans NaCl à 3% en poids.
p. 48
Chapitre III : Résultats et Discussions
- 0 .3 A node1 A c ie r1
A node2 A c ie r2
- 0 .4 A node3 A c ie r3
A node4 A c ie r4
A node5 A c ie r5
- 0 .5
- 0 .6
E (V /A g -A g C l)
Eg
- 0 .7
- 0 .8
- 0 .9
- 1 .0
- 1 .1
1 10 ig
2
i (µ A /c m )
Figure : III.3 : Diagrammes d’Evans des différents couples (anodes d’Al/acier) après 24 h
d’immersion dans NaCl à 3%.
Notons que la fonction de couplage est sous control cathodique pour les autres anodes (Fig.
III.3), en accord avec les résultats de Lameche-Djeghaba et coll. [Lame14] et de Zazoua et
coll. [Zazo08]. Les valeurs de courants et de potentiels galvaniques obtenus sont reportées
dans le tableau III.3.
Les points d’intersections obtenus indiquent que l’ajout des éléments d’addition
provoque un déplacement du potentiel galvanique du couple Al/acier vers des
valeurs plus électronégatives indiquant que les alliages deviennent plus actifs dans
le sens des ajouts de Zn, Sn et Mg.
On note aussi que le courant galvanique augmente dans le même sens atteignant
pour l’anode 5 la valeur la plus élevée indiquant une meilleure protection de l’acier.
Ses résultats confirment ceux obtenus avec la mesure directe par ZRA.
p. 49
Chapitre III : Résultats et Discussions
La figure ci-dessous présente les portions cathodiques propres à l’acier couplé aux anodes
tracé à partir des diagrammes d’Evans ci-dessus.
-0 .4
a cie r(1 )
a cie r(2 )
-0 .5 a cie r(3 )
a cie r(4 )
a cie r(5 )
-0 .6
E (V /A g-A gC l)
-0 .7
-0 .8
-0 .9
-1 .0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
2
i (µ A /cm )
p. 50
Chapitre III : Résultats et Discussions
d) Courbes de polarisation
-2
10
Al
A l-5 Z n
-3 A l-5 Z n -0 .2 2 S n
10 A l-5 Z n -0 .2 2 S n -1 .6 M g
A l-5 Z n -0 .2 2 S n -2 .5 M g
-4
10
i (A .cm )
-2
-5
10
ipass
-6
10
-7
10
Ep
-8
10
-1 .3 -1 .2 -1 .1 -1 .0 -0 .9 -0 .8 -0 .7 -0 .6
E (V /A g -A g C l)
p. 51
Chapitre III : Résultats et Discussions
De l’autre coté sur les branches cathodiques des courbes de polarisation, on peut observer
une augmentation du courant cathodique avec l’ajout des éléments d’addition ce qui
caractérise l’augmentation de la densité de courant de corrosion [Khir14], c.-à-d. la vitesse
de corrosion.
-4
10
-5
10
ba=255 mV/dec
i ([Link] )
-2
-7
10
-7 -2
icorr= 4 10 [Link]
Les droites de Tafel cathodiques et anodiques ont été obtenues graphiquement, dans le
domaine de Tafel (cathodique ≪ −100 et anodique≫ 100 ) c.-à-d. loin de Ecorr .
p. 52
Chapitre III : Résultats et Discussions
Figure III.4 : Paramètres cinétiques de l’acier et des anodes d’aluminium obtenus à partir
de la Fig. III.6.
On sait que pour qu’une anode soit efficace, il faut que la différence de potentiel
entre elle et le métal qu’elle doit protéger, |ΔEcorr| = Ecorr(Anode) - Ecorr
(Cathode), soit d’au moins 100 à 200 mV. Partant de cette règle, les résultats
reportés dans le tableau III.4, indiquent que |ΔEcorr| > 100 mV pour toutes les
anodes. Par conséquent, l’acier couplé à ces anodes est bien protégé.
La figure III.7 présente l’extrapolation des portions anodiques des anodes et cathodique de
l’acier qui permet la détermination du point d’intersection des deux portions anodique et
cathodique dont les coordonnés sont le potentiel et le courant galvanique ; c’est
l’application de la méthode du potentiel mixte. Les valeurs ainsi obtenues, sont regroupées
dans le tableau III.5.
p. 53
Chapitre III : Résultats et Discussions
-2 Al
10 Al-5Zn
Al-5Zn-0.22Sn
Al-5Zn-0.22Sn-1.6Mg
-3 Al-5Zn-0.22Sn-2.5Mg
10 Acier
-4
10
i ([Link] )
-2
-5
10
Eg
-6
10
-7
10
-8
10
-1.3 -1.2 -1.1 -1.0 -0.9 -0.8 -0.7 ig -0.6 -0.5 -0.4
E (V/Ag-AgCl)
D’après les résultats, reportés dans le tableau ci-dessous, le potentiel galvanique se déplace
vers les valeurs les plus électronégatives avec l’ajout des éléments d’addition Zn, Sn et
Mg, dans cet ordre, et le courant galvanique augmente. Cette évolution est en accord avec
celle obtenue par les deux méthodes précédentes (ZRA et Evans). Cependant les valeurs
sont différentes pour Al et AlZnSnMg, ce qui peut être expliqué par l’incertitude dans la
détermination des pentes de Tafel anodique des anodes, présentant des paliers de
passivation dus à la précipitation des produits de corrosion à leur surface.
p. 54
Chapitre III : Résultats et Discussions
Dans les paragraphes suivants, nous présentons les résultats obtenus lors des essais
de couplage galvaniques, réalisés entre l’aluminium ou ses alliages avec des électrodes
d’acier au carbone pendant 30 jours d’immersion dans la solution test.
80
70
60
Al
Al-5Zn
ig(µ[Link] )
-2
50 Al-5Zn-0.22Sn
Al-5Zn-0.22Sn-1.6Mg
40 Al-5Zn-0.22Sn-2.5Mg
30
20
0 5 10 15 20 25 30
t(jours)
Figure III.8 : Evolution du courant galvanique des couples anode d’Al/acier durant 30
jours dans NaCl à 3% en poids.
p. 55
Chapitre III : Résultats et Discussions
-0.5
-0.6
-0.7
-0.8
Eg(V/Ag-AgCl)
-0.9
-1.0
Al
-1.1 Al-5Zn
Al-5Zn-0.22Sn
Al-5Zn-0.22Sn-1.6Mg
-1.2 Al-5Zn-0.22Sn-2.5Mg
Acier seul dans NaCl 3%
0 5 10 15 20 25 30
t(jours)
Figure III.9 : Evolution du potentiel galvanique des différents couples ainsi que celle de
l’acier seul dans NaCl à 3% en poids durant 30 jours.
p. 56
Chapitre III : Résultats et Discussions
On remarque que ces fluctuations diminuent par ajout de Sn et Mg indiquant une corrosion
plus généralisée. D’ailleurs même l’allure change puisqu’on observe dès le départ une
évolution du potentiel vers les valeurs positives.
p. 57
Chapitre III : Résultats et Discussions
Les diagrammes d’impédances obtenues sont regroupés dans les figures suivantes. Ces
diagrammes sont représentés en coordonnées de Nyquist et Bode.
On remarque que le diamètre de la boucle HF diminue lorsque l’acier est couplé avec les
anodes d’aluminium ayant les éléments d’addition (tableau III.7).
p. 58
Chapitre III : Résultats et Discussions
La figure III.10c présente un seul pic (une constante de temps), et un élargissement et une
diminution du pic avec l’ajout de Zn, Sn et Mg, ce qui indique un seul régime cinétique (le
transfert de charge).
3 0 0 0
a c ie r1
a c ie r2
2 5 0 0 a c ie r3
a c ie r4
a c ie r5
2 0 0 0 F it
300
- Z ' ' ( . c m )
2
a c ie r1
a c ie r2
a c ie r3
1 5 0 0 a
a
c ie
c ie
r4
r5
200
F it
- Z ' ' ( . c m )
2
1 0 0 0
100
5 0 0
0
0 100 200 300
2
0 Z ' ( .c m )
0 5 0 0 1 0 0 0 1 5 0 0 2 0 0 0 2 5 0 0 3 0 0 0
2
Z ' ( .c m )
(a)
4 .0
a cie r1
a cie r2
3 .5 a cie r3
a cie r4
a cie r5
( .cm ))
3 .0
2
F it
L og(|Z|
2 .5
2 .0
1 .5
-2 -1 0 1 2 3 4
L ogf (H z)
(b)
p. 59
Chapitre III : Résultats et Discussions
70
a cie r1
60
a cie r2
a cie r3
50
a cie r4
a cie r5
40
F it
-P hase (°)
30
20
10
-1 0
-2 -1 0 1 2 3 4
L ogf (H z)
(c)
1 boucle capacitive
p. 60
Chapitre III : Résultats et Discussions
Acier 1 2 3 4 5
Remarque : les valeurs ne sont pas monotones, cela peut être dû à des erreurs dans la
détermination de la surface immergée.
Le diagramme de Nyquist relatifs aux alliages d’aluminium est composé d’une boucle
capacitive HF suivie d’une boucle inductive BF. La boucle capacitive haute fréquences est
attribuée au transfert de charge pendant que la boucle inductive traduit un phénomène
d’adsorption.
p. 61
Chapitre III : Résultats et Discussions
1500
-Z'' ( .cm2)
1000 anode1
anode2
anode3
500 anode4
anode5
Fit
0
4 .0
anode1
anode2
3 .5 anode3
anode4
L o g (|Z | ( .c m ))
2
anode5
3 .0 F it
2 .5
2 .0
1 .5
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5
L o g f (H z )
(b)
p. 62
Chapitre III : Résultats et Discussions
70 anode1
60 anode2
anode3
50 anode4
anode5
40 F it
-P hase (°)
30
20
10
0
-10
-20
-3 -2 -1 0 1 2 3 4
L ogf (H z)
(c)
Figure III.12 : Diagramme d’impédance des anodes en représentation (a) Nyquist corrigé
de la chute ohmique et en représentation Bode du module (b) et de la phase (c).
La diminution de Rtc (le diamètre des boucles capacitives HF), avec l’ajout des différents
éléments, correspond à un comportement actif qui augmente avec ces ajouts et
l’augmentation du CPE (boucle qui s’aplatit) indique l’augmentation de la surface active et
la diminution de n indique une augmentation de l’hétérogénéité de la surface et la
formation de produits de corrosion.
La boucle inductive basse fréquence pourrait être attribuée à la formation d’intermédiaires
lorsque l’alliage subit une dissolution active [Shib07]. Cette boucle inductive peut indiquer
une faible homogénéité du film passif traduisant une structure poreuse avec un processus
d’adsorption dont le résultat est la corrosion par piqûre donc la dissolution de l’oxyde
[Bess09] [Etht09].
En représentation de Bode (Figs. III.12b et III.12c), il apparait d’une façon générale que le
logarithme du module d’impédance |Z | diminue avec l’ajout des éléments d’addition, ce
qui montre que la corrosion augmente.
On remarque aussi la présence d’un seul pic (une seule constante de temps) et un
rétrécissement du pic avec l’ajout des éléments d’addition.
p. 63
Chapitre III : Résultats et Discussions
Le schéma en figure III.13a est utilisé pour modéliser l’état de l’interface de Al, lorsqu’il
apparait deux boucles capacitives. La boucle HF est caractérisée par la résistance R HF et la
capacité CHF et la boucle BF est caractérisée par la résistance RBF et une capacité CBF.
Lorsqu’il apparait une boucle capacitive suivie d’une boucle inductive (cas des anodes à
alliages d’aluminium), le schéma qui représente l’interface est présenté en Fig. III.13b.
Le tableau suivant regroupe les paramètres électriques de la boucle HF, obtenus à partir du
diagramme de Nyquist (Fig. III.12a) :
Anode 1 2 3 4 5
Rs (.cm2) 49.1 41 42 70 60
On note une décroissance de RHF parallèlement à la croissance de CHF. Ceci indique une
dissolution de la couche passive et une accélération de la corrosion. Cette destruction de la
couche passive est confirmée par la disparition de la boucle inductive avec l’anode 5.
p. 64
Chapitre III : Résultats et Discussions
a) Acier seul
L’échantillon laissé en corrosion libre (non protégé) a été pesé avant et après un mois
d’immersion. On observe sur l’échantillon corrodé, un dépôt de rouille rouge-brun
(l’hématite : Fe2O3) et un composé noir à l’intérieur (la magnétite : Fe3O4), ainsi qu’une
forte coloration orange de la solution (Fig. III.14). L’échantillon a été nettoyé par décapage
chimique par immersion de 90 sec dans la solution de Clarke (Tab. III.9), qui permet la
dissolution totale des produits de corrosion tout en inhibant l’acier.
La perte de poids, Δm, après 30 j et séchage pendant 24 h à l’étuve, a été déterminée par la
différence de masse de l’échantillon avant et après immersion dans le milieu corrosif :
Δm = mi – mf = 0.5823 g. Cette valeur est significative et indique la forte corrosion de
l’acier dans ce milieu agressif.
Notre étude justement porte sur l’évaluation de la protection de l’acier contre cette
corrosion dans NaCl à 3% en poids au moyen d’anodes sacrificielles à base d’aluminium.
Les masses des échantillons ont été mesurés avant et après couplage de 30 jours. Les
échantillons ont été décapés. Les résultats sont reportés dans les tableaux suivants :
p. 65
Chapitre III : Résultats et Discussions
p. 66
Chapitre III : Résultats et Discussions
Acier
1 2 3 4 5
Anodes
(a)
Acier
1 2 3 4 5
Anodes
(b)
Figure III.15 : Photographie des échantillons après couplage. (a) avant et (b) après
décapage par la solution de Clarke.
Les photos présentées en Figure III.15b, montrent les surfaces des échantillons après
décapage où l’on voit que la solution de Clarke à éliminer la totalité des produits de
corrosion qui s’est formé sur ces surfaces.
p. 67
Chapitre III : Résultats et Discussions
Cellule de
corrosion :
acier seul Cellule de
couplage :
Anode-acier
Figure III.16 : Photographie des deux solutions de protection par couplage et celle de la
corrosion libre de l’acier.
c) Mesure du pH
Solution 1 2 3 4 5
D’après ces résultats, on peut dire que la solution devient plus alcaline (augmentation du
pH) avec l’ajout des éléments d’addition ce qui confirme l’augmentation de la vitesse des
réactions de dissolution de l’anode en parallèle avec la réduction cathodique du milieu
entrainant le dégagement de l’hydrogène. D’après cette mesure on peut classer l’efficacité
des différentes anodes dans l’ordre croissant suivant : 1 < 2 < 3 < 4 < 5.
Les calculs ont été effectués à partir des mesures de perte de masse et des mesures du
courant galvanique, en utilisant les relations ci-dessous (déjà décrite dans le chapitre II).
p. 68
Chapitre III : Résultats et Discussions
∆
La capacité en courant de l’anode : = (III.3)
∆ = =∫ [Link] = 1/3600 Ah
Les valeurs de Q ont été déterminées à partir des courbes ig = f(t) des anodes.
∑ ×
La capacité en courant théorique : = (III.4)
Q c’est pour 1.1cm2 donc il faut rapporter la perte de masse à 1.1 cm2 : divisé la masse
/surface de l’anode puis Δm 103 (Kg/cm2) x1.1, puisque Q c’est calculée avec 1.1cm2.
Les valeurs de Q augmentent avec les ajouts de Zn, Sn et Mg dans cet ordre en
suivant l’évolution du courant galvanique débité par ces anodes. Cependant
l’évolution de CCA n’est pas monotone, et ce, malgré que CCA soit proportionnelle
à Q, elle est aussi inversement proportionnelle à Δm. Cette dernière augmente avec
l’ajout des éléments activants Zn, Sn et Mg, dans l’ordre cité.
p. 69
Chapitre III : Résultats et Discussions
Cependant, les valeurs de l’efficacité de protection des anodes sont un peu faibles et ne
permettent pas de classer les différentes anodes vue que les valeurs obtenues sont
entachées d’erreurs dues probablement à l’estimation de la perte de masse par pesée. Un
bon séchage et un bon décapage sont absolument nécessaires. En plus, vu que, dans cette
partie, les échantillons ne sont pas enrobés de résine afin d’avoir une plus grande surface
immergée, et après un mois de couplage la solution s’est évaporée ce qui fait une
diminution de la surface immergée. Aussi, la formation des produits de corrosion
(précipités blancs) bloque partiellement la surface et sature le faible volume de solution et
ne peuvent être évacués par un mouvement de l’électrolyte puisque la solution est
stagnante.
(%) = ,
× (III.6)
,
p. 70
Chapitre III : Résultats et Discussions
D’après ces calculs, on peut dire que l’acier est bien protégé en le couplant aux
anodes à base d’aluminium et d’alliages d’aluminium.
Afin de compléter les résultats des mesures obtenues par les techniques électrochimiques,
nous avons eu recours à l’examen de l’état de surface de l’acier, de l’aluminium et de ses
alliages en fonction du temps de couplage. La figure III.17 présente les images MEB de
l’état de surface de l’aluminium (a) et de ses alliages (b, c, d et e) juste après polissage.
a b
c d
p. 71
Chapitre III : Résultats et Discussions
Figure III.17 : Photographies MEB des échantillons après polissage :a) Al, b) Al-5%Zn,
c) Al-5%Zn-0.22%Sn, d) Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg, e) Al-5%Zn-0.22%Sn-2.5%Mg.
La figure III.18 présente les images optiques, avec un agrandissement de 100 µm, des
échantillons d’alliage d’aluminium, enregistrées après 24 h de couplage dans NaCl à 3%.
L’aluminium (image (a)) présente des piqûres localisées qui sont à leur stade initial de
formation, repartis sur toute la surface. L’alliage AlZn (image (b)) présente l’aspect d’une
corrosion généralisée montrant que celui-ci est actif. Pour AlZnSn (image (c)), on observe
p. 72
Chapitre III : Résultats et Discussions
des précipités qui se sont formés aux joints de grains (phase sombre) conduisant à une forte
dissolution au niveau des joints. L’addition de Mg (images (d, e)) conduit à une dissolution
plus uniforme cela est dû à une distribution des précipités sur toute la surface induisant une
forte dissolution.
a b
100 µm 100 µm
c d
100 µm 100 µm
100 µm
Figure III.18 : Images optiques après 24 h de couplage de l’acier avec les anodes (a) Al,
(b) Al-5%Zn, (c) Al-5%Zn-0.22%Sn, (d) Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg, (e) Al-5%Zn-
0.22%Sn-2.5%Mg dans une solution à 3% en poids de NaCl.
p. 73
Chapitre III : Résultats et Discussions
Les surfaces des aciers couplés à ces anodes (Figure III.19) présentent de très fines piqûres
et ne permettent pas de les classer en terme d’efficacité de protection.
a b
100 µm 100 µm
c d
100 µm 100 µm
100 µm
Figure III.19 : Images optiques de l’acier après 24 h de couplage avec a) Al, b) Al-5%Zn,
c) Al-5%Zn-0.22%Sn, d) Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg, e) Al-5%Zn-0.22%Sn-2.5%Mg.
p. 74
Chapitre III : Résultats et Discussions
Les observations optiques et MEB de la surface des échantillons après un mois de couplage
galvanique, ont été effectuées avant et après nettoyage des échantillons par décapage à la
solution de Clarke pour l’acier et la solution d’acide phosphorique pour les anodes
d’aluminium.
La figure III.20 présente les images optiques, avec un agrandissement de 200 µm, de la
surface des anodes d’aluminium, prises après un mois de couplage dans la solution à 3% en
poids de NaCl avant et après nettoyage par décapage chimique.
a a’
200 µm 200 µm
b b‘
200 µm 200 µm
c c’
200 µm 200 µm
p. 75
Chapitre III : Résultats et Discussions
d d’
c
200 µm 200 µm
e e’
c
200 µm 200 µm
Figure III.20 : Images optiques de l’aluminium et de ses alliages après couplage d’un
mois, avant décapage: (a)Al, (b) Al-5% Zn, (c) Al-5% Zn-0.22% Sn, (d) Al-5% Zn-0.22%
Sn-1.6%Mg, (e) Al-5% Zn-0.22% Sn-2.5%Mg et (a’, b’, c’, d’ et e’) après décapage.
D’après ces images, on voit qu’un film épais de produits de corrosion blancs, s’est
formé durant le couplage dont l’épaisseur augmente avec l’addition des éléments
d’alliage induisant l’augmentation de la corrosion. Ce film est formé par la
précipitation des hydroxydes Al(OH)3, dans le cas de Al pur, et d’un mélange
d’hydroxyde de Al avec les hydroxydes des éléments ajoutés. Ces produits
entourent les piqures formées, au niveau de la bouche de la piqûre (Fig. I.10),
empêchant la dissolution de l’anode de continuer. Ces hydroxydes se transforment
après déshydratation (ou séchage), en oxyde Al2O3 et/ou autres (oxydes des
éléments ajoutés) et conduisent à la formation d’un film passif (re-passivation) et
très adhérant, d’où la nécessité de nettoyer les surfaces des échantillons avec des
solutions décapantes (solution d’acide phosphorique).
Par contre les images MEB (a’, b’, c’, d’ et e’) après décapage avec la solution de
d’acide phosphorique, on note que les produits de corrosion presque éliminés (il
fallait les laissés pour une longue durée une heure a peut prés). On peut dire que la
solution de d’acide orthophosphorique (H3PO4) est spécifique aux anodes
d’aluminium.
p. 76
Chapitre III : Résultats et Discussions
Pour plus de précision et d’affinement, des observations au MEB (Figure III.21) des
différentes surfaces, ont été effectuées juste après l’analyse optique et avec deux
grossissements (100 et 20 µm).
a a’
Piqures
b b’
Pores
c c’
d d’
p. 77
Chapitre III : Résultats et Discussions
e e’
’
Pour l’aluminium, (image (a)) une corrosion localisée de la surface est observée
sous le film blanc de produits de corrosion, du moment que, dans ce cas, le film est
moins épais.
L’alliage AlZn montre (image (b)) une corrosion plus importante. Les produits de
corrosion forment un film épais et très poreux.
L’alliage AlZnSn montre un film très épais (image agrandie (c’)).
On observe, pour l’alliage AlZnSnMg (images (d)) et (e)), une corrosion plus
importante dont les produits finissent par se détachés de la surface.
Toutes ces observations (optique et MEB) ont révélé la présence des produits de corrosion,
même après décapage avec la solution de Clarke. Cette dernière n’est donc pas efficace
pour éliminer les produits de corrosion à la surface des anodes d’aluminium.
La figure III.22 présente les images optiques avec un agrandissement de 1000 µm et les
images MEB avec les agrandissements de 100 et 20 µm, des surfaces de l’acier, prises
après un mois de couplage dans une solution à 3% en poids de NaCl, avant et après
décapage par la solution de Clarke. Les taches blanches correspondent aux produits de
corrosion, plus épais dans les alliages AlZnSnMg, et proviennent probablement de ses
anodes.
p. 78
Chapitre III : Résultats et Discussions
a b
1000 µm 1000 µm
c d
1000 µm 1000 µm
1000 µm
Figure III.22 : Images optiques des échantillons d’acier sans décapage, après un mois de
couplage avec : (a) Al, (b) Al-5%Zn, (c) Al-5% Zn-0.22%Sn, (d) Al-5%Zn-0.22%Sn-
1.6%Mg, (e) Al-5%Zn-0.22%Sn-2.5%Mg.
La figure III.23 présente les observations au MEB des échantillons d’acier avant et après
30 jours d’immersion dans NaCl à 3% en poids, seul et couplés aux anodes d’aluminium et
après décapage des produits de corrosion par la solution de Clarke. Les images (a, b) sont
présentées avec deux agrandissements (100 et 20 μm).
D’après les images : (a) présente l’aspect de la matrice de l’acier, c’est une surface
homogène, lisse et ne présente aucune corrosion, contrairement à l’image (b), de la
surface de l’acier corrodé librement pendant 30 jours. L’agrandissement de cette
p. 79
Chapitre III : Résultats et Discussions
dernière, fait apparaitre une corrosion sévère de toute la surface, conduisant à une
grande hétérogénéité et une forte rugosité de la surface due à la dissolution de
l’acier, et aussi à la formation de piqûres engendrées par l’attaque des chlorures.
a a’
b b’
Figure III.23 : Images MEB des échantillons d’acier seul (a) après polissage et (b) après
immersion de 30 jours dans NaCl à 3%.
Par contre les images MEB (a, b, c, d et e) de la figure III.24 de l’acier protégé par les
anodes d’aluminium, révèlent des surfaces différentes des précédentes (Figure III.23b sans
protection). Après décapage avec la solution de Clarke, les produits de corrosion ne sont
plus observés sur ces images à part une légère rugosité. On peut dire que la solution de
Clarke est spécifique à l’acier, car elle a éliminé tous les produits de corrosion formée à la
surface de ces échantillons.
p. 80
Chapitre III : Résultats et Discussions
a b
c d
Figure III.24 : Images MEB des échantillons d’acier après 30 jours de couplage avec: (a)
Al, (b) Al-5%Zn, (c) Al-5%Zn-0.22%Sn, (d) Al-5%Zn-0.22%Sn-1.6%Mg, (e) Al-5%Zn-
0.22%Sn-2.5%Mg, dans une solution à 3% en poids de NaCl.
Comparant les résultats de ce présent travail, il est à conclure qu’une bonne corrélation est
obtenue entre les différentes méthodes utilisées (électrochimiques et non électrochimiques)
p. 81
Conclusion générale
Conclusion générale
Les différents résultats obtenus par les techniques électrochimiques en fonction du temps
d’immersion (24 h et un mois) sont en bonne corrélation et ont montrés que l’ajout des
éléments d’addition (Zn, Sn et Mg) à l’aluminium :
déplacent le potentiel galvanique des couples vers des valeurs très électronégatives
et inferieures au potentiel de protection indiquant une bonne protection de l’acier,
augmente le courant galvanique ainsi que l’efficacité dans l’ordre suivant :
décalent les valeurs du potentiel de corrosion vers des valeurs d’autant plus
négatives qui signifie que les alliages deviennent actifs et augmentent les densités
de courants de corrosion indiquant l’augmentation des vitesses de dissolution des
alliages.
Les calculs de la protection cathodique ont révélés une bonne protection de l’acier par les
anodes d’aluminium utilisés.
Les observations par microscope électronique à balayage (MEB) et par microscope optique
(MO), ont confirmés l’activité des anodes par l’augmentation du phénomène de piqûration
conduisant à une dissolution uniforme et cela avec l’ajout des éléments d’addition et
présence des précipités plus au moins épais. Tandis que les surfaces d’acier ont été
protégées par comparaison à la surface de l’acier laissé en corrosion libre.
Annexe I
Annexe II
Schéma du classement des alliages en eau de mer, dans l’ordre de leur potentiel.
Annexe III
Caractéristiques des anodes sacrificielles les plus utilisées pour la protection de l’acier
[Land93].
Annexes
Annexe IV
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