I- CONCEPT
Définition : C’est un modèle mental, une représentation abstraite (De Vecchi)
Types CONCEPT QUOTIDIEN CONCEPT SCIENTIFIQUE CONCEPT SCOLAIRE
Sphère de construction De la vie de tous les jours Au sein des disciplines de Dans l’espace scolaire
recherche
Caractéristiques - N’as pas de définition - Définis de façon explicite Réinvesti dans des situations
explicite avant d’être mobilisé problèmes
- Basé sur des opérations de - N’est jamais isolé (en
pensée non consciente relation avec d’autres
- Ni organisé, ni lié entre eux concepts)
dans un système
Utilisation pratique Utilisé par des groupes de Utilisation universelle Dans le cadre de
personnes (même concept l’enseignement
recouvre même apprentissage
signification/même
longueur d’onde)
Exemple GYM EPS La roue
Relation : Les concepts scientifiques sont les concepts quotidiens développés, transformés, remaniés et c’est à partir
des concepts scientifiques qu’on obtient les concepts scolaires à partir des transpositions didactiques.
Un concept peut être à la fois classé dans les trois concepts mais peut avoir différente représentation selon le
domaine d’étude.
II- THEORIE DE L’APPRENTISSAGE
BEHAVIORISME CONSTRUCTIVISME SOCIOCONSTRUCTIVISME
Auteurs clés Watson (père du béhaviorisme), Jean Piaget, Emmanuel Kant Vygostky, Bruner
Pavlov (origine), Skinner,
Torndike
Fondements - Théorie de l’apprentissage Les connaissances se - C’est par des mises en
théoriques basée essentiellement sur le construisent par ceux qui interactivité que le savoir se
conditionnement répondant apprennent. Celui qui construit
apprend organise son monde - Le processus
(StimulusRéponse) (PAVLOV)
au fur et à mesure qu’il interpersonnel peut être
- L’homme n’est que le reflet de apprend en s’adaptant. Cette intériorisé et générer des
son milieu, que le résultat des capacité d’adaptation de coordinations intra-
conditionnements qu’il subit. La l’intelligence s’appuie sur individuelles (structurer les
thèse du « Modelage » mise sur deux processus d’interaction manières de penser des
les conditions externes pour de l’individu avec son individus)
transformer / formes les élèves. environnement :
l’assimilation et
(WATSON)
l’accommodation.
Mots clés : - Conditionnement : le - Accommoder : c’est relever - Zone proximale de
béhaviorisme est basé un défi/ adaptation du sujet développement : C’est la
essentiellement sur le à des situations nouvelles différence entre le niveau de
conditionnement répondant. - Assimilation : C’est agir sur résolution de problèmes
C’est-à-dire, il y a un stimulus et un objet ou une situation en sous la direction de et avec
il y a une réponse après essayant de l’insérer dans l’adulte et celui atteint seul.
- Répétition : Le béhaviorisme ses façons d’agir ou de - Interaction : il y a une
est aussi basé sur la répétition penser interaction entre les élèves
pour changer le comportement - Connaissances antérieures : pour la construction de
et instaurer l’automatisme Le savoir se construisent sur
1
- Essais-erreur : procédure par la base des connaissances savoir ou pour la résolution
une série d’erreurs infructueux, antérieures de problème
de tâtonnements, et finir par - Apprenant en action : - Conflits cognitifs : les
réussir par accident. On utilise manipulation d’idées, de situations problèmes sont
principalement l’essais erreur connaissances, de marquées socialement
dans le behaviorisme conceptions, de manière de peuvent générer un conflit
faire sociocognitif producteur de
- Equilibration : équilibre réorganisation de
entre accommodation et connaissances
assimilation - Métacognition : capacité
qu’a un individu à réfléchir
sur sa propre activité, afin
d’en prendre conscience
Limites - Grand nombre d’objectifs à - Exige des mises en œuvre Le degré d’autonomie et de
viser au même moment (le tout spécifiques et différenciées responsabilité des
peut ne pas être la somme des de la part de l’enseignant apprenants peuvent
parties qui la composent - Exige des connaissances constituer un obstacle aux
- L’élève doit agir en antérieures des élèves mises en œuvre
connaissance des causes correspondantes
Apports - Enseignement programmé - L’élève artisan de ses - Conflit cognitif + dimension
- Pédagogie par objectifs connaissances interactive CONFLIT
- Enseignement assisté par - L’élève en position centrale SOCIO-COGNITIF
ordinateur dans les dispositifs - Mettre en place des tâches
- Développement des d’enseignement- qui peuvent faire émerger
référentiels de compétences apprentissage des désaccords, des
- Pédagogie de la maîtrise - L’apprenant en action : divergences de points de
manipulation d’idées, de vue, des représentations
connaissances, de différentes d’un phénomène
conceptions, de manière de - Favoriser les pratiques de
faire métacognition
Avantages - Limite le risque de dogmatique Sollicite la réflexion et la Sollicite la réflexion et la
verbal de la part de l’enseignant mobilisation des ressources mobilisation des ressources
- Facilitation de l’évaluation des élèves des élèves
Exemples Objectif : Marquer un tir en Objectif : Marquer un tir face Objectif : Marquer un tir face
course en partant de la ligne à un défenseur (situation 1 à un défenseur (situation 2
médiane (en basketball) contre 1 en basketball) contre 1 en basketball)
1° L’enseignant va mettre un 1° L’enseignant donne la 1° L’enseignant donne la
plot au-delà de la ligne de consigne : « en partant de la consigne : « en partant de la
lancer franc (stimulus → Plot) ligne médiane vous allez ligne médiane vous allez
2° Du côté droit du terrain, essayer de marquer le panier essayer de marquer le panier
l’élève va dribbler à partir de la dans un délai de 10 seconds dans un délai de 10 seconds
ligne médiane jusqu’au plot et maximums face à un maximums face à un
quand il est arrivé au plot, il va défenseur » défenseur »
commencer à effectuer un pas 2° L’élève va alors mobiliser 2° Il y a des conflits entre les
du pied droite, puis du pied ses connaissances deux élèves et c’est à eux de
gauche et lancer le ballon antérieures pour atteindre chercher comment ils vont
(réponse) vers le panier pour l’objectif (dribble, feinte de faire face au défenseur pour
marquer (essais erreurs pour corps, tir ,…) atteindre l’objectif. Ils vont
marquer) alors mettre une stratégie en
se servant de leurs
2
connaissances antérieures
(passe, fixer un défenseur,…)
III- CONVERGENCE ET DIVERGENCE DES TROIS APPROCHES APO – APC – APS
APO APC APS
DIVERGENCE
Behaviorisme : démultiplication des Constructivisme ou (Socio) constructivisme
objectifs d'apprentissage, découpage de socioconstructivisme : construction ou
la tâche pour la rendre simple, rendre co-construction, saisir la tâche dans
compte seulement la réponse adéquate toute sa complexité, rendre compte de
la compétence : activité accomplie
selon les normes.
Entrée par les contenus Entrée par les capacités et compétences Entrée par les situations
Centré sur l'enseignant, enseignement Centré sur l'élève, enseignement actif et Centré sur l'élève,
transmissif des savoirs, Savoir enseigné interactif des savoir-faire et des savoir- enseignement partant d'une
décontextualisé, pas de mise en relation agir, Savoir enseigné contextualisé, mise situation : contextualisation
avec une situation réelle. en relation avec une situation réelle. vers une conceptualisation,
difficile de concevoir un
programme
Définition des objectifs généraux Définition des objectifs généraux Définition des objectifs
centrés sur l'enseignant, définition des centrés sur l'apprenant, définition des d'apprentissage à partir de la
objectifs spécifiques en lien avec la objectifs spécifiques en lien avec la situation
capacité compétence intermédiaire
Enseignement centré sur les Enseignement centré un contexte Enseignement partant d'une
connaissances, sur les exercices d'apprentissage authentique : mise en situation réelle dans la vie
théoriques place d'une situation problème qui quotidienne, des expériences
devient un contexte authentique sur la situation réelle.
Présentation du savoir – définition – Document – texte – schéma – Situation-problème – question
énoncé d’une loi – explication d’un expérience Activité de généralisation de déclanchement
phénomène Application – exercices – de l’apprenant – établit une loi/une Découverte de la solution par
questions – problèmes Résumé à règle Application des savoirs acquis l’élève Application des
retenir savoirs acquis
CONVERGENCE
• Existence d’apport pour les élèves
• Existence d’objectif à atteindre
• Existence d’activité à faire
• Evaluation formative, sommative, auto-évaluation
IV- TRIANGLE DIDACTIQUE ET TRIANGLE PEDAGOGIQUE
DIDACTIQUE PEDAGOGIQUE
Maitre (P) et Savoir (S) Le maitre fait une élaboration didactique Le maitre enseigne le savoir (relation
sur le savoir (axe épistémologique : quelle didactique)
connaissance à élaborer ?)
3
Elève (E) et Savoir (S) L’élève fait une appropriation didactique L’élève développe une stratégie pour
sur le savoir (axe psychologique : comment acquérir le savoir (relation
les élèves vont-ils les intégrer) d’apprentissage)
Maitre (M) et Elève (E) Interactions didactiques entre le maitre et L’enseignant forme l’élève (relation
l’élève (axe praxéologique : quelle pédagogique)
démarche ? / Quelle stratégie
d’apprentissage ?)
Tournier (2013) a placé les obstacles épistémologiques au pôle Savoir, les obstacles didactiques au pôle Maitre et les
obstacles psychologiques au pôle Elève. Explication :
- Obstacles épistémologiques au pôle du savoir : L’obstacle épistémologique porte sur le savoir lui-
même. C’est-à-dire difficultés internes au contenu rationnel
- Obstacles didactiques au pôle du maître : C’est le maître qui fait la transposition didactique et choisi
sa pédagogie, alors s’il y a un obstacle didactique, cela provient de la transposition didactique ou du
choix pédagogique ou dispositifs et modèles d’enseignement du maitre
- Obstacles psychologiques au pôle Elève : Les obstacles psychologiques sont en relation avec les
caractéristiques cognitives de l’apprenant
V- REPRESENTATION/CONCEPT
« C’est ce que chacun sait, pense, croît rêve à propos de quelque chose » (Partoune, 1999)
« Permet à l’apprenant de comprendre le monde » (Simson et al cité par Giordan 1994)
- 5 origines :
• Origines psychogénétiques (théorie de Piaget) : les conceptions sont dues à l’inachèvement du
développement de l’enfant
• Origines épistémologiques (théorie de Bachelard) :
• Modes de pensée pré ou non-scientifiques qui génèrent des obstacles à l’apparition de la pensée scientifique
• La nature même des savoirs (comprendre qu’il existe une infinité de nombres entre 1 et 2)
• Origines didactiques : générées par les situations didactiques elles-mêmes
• Origines sociologiques (théorie de Moscovici) : elles proviennent dans ce cas des représentations sociales et
des préjugés
• Origines psychanalytiques (théorie de Freud) : les conceptions relèvent alors du fantasmatique, des contenus
psychiques, de l’affect et de l’histoire personnelle de l’individu.
- Caractéristiques : processus (expérience/vécu), produit (influence extérieur)
- Types : individuelles, collectives, sociales
A retenir : Les représentations quoique erronées sont pertinentes chez les élèves parce que :
- Ils sont organisés chez les élèves en un système explicatif personnel
- Les représentations font partie de l’individu, ce qui les rends tenaces et leur confère une certaine stabilité
UN EXEMPLE D’UNE REPRÉSENTATION INDIVIDUELLE
ORIGINE REPRESENTATION/CONCEPTION CARACTERISTIQUES
Psychogénétique : Origine d’un bébé : Un enfant de 5 ans pense Processus : car l’enfant fait une petite analyse à
qu'un bébé est donné par le docteur en propos de l’origine d’un enfant en voyant la visite
voyant sa mère qui vient d'accoucher à la fréquemment de sa maman chez le docteur qui
maternité se finisse par l’obtention d’un bébé
Epistémologie : Représentation sur le jour : un enfant pense Produit : car on lui a enseigné à l’école que
que quand il y a du soleil, c’est le jour et quand il fait jour, il y a du soleil et quand il fait
quand le soleil n’est pas là, c’est la nuit
4
nuit, le soleil se couche (or, cela n’est pas valable
dans le cas des autres pays comme l’Alaska)
Didactique : Sens du mot culture : Un élève de la classe Produit : car l’apprenant l’a interprété à partir de
de 11ème pense toujours que le mot culture l'enseignement de son enseignant qui enseigne
veut dire plantation or le mot « culture » a que la culture veut dire plantation
une autre sens à propos des valeurs
traditionnels, mode de vie, coutume…
Sociologique : Un enfant de 5 ans pense que quand il Produit : car on lui a dit que les graines germent
mange involontairement une graine de dans le ventre s’il les avalera
tomate, cela va germer dans son ventre
Psychanalytique : Historiquement l'enfant a subi une violence Processus : car à travers son expérience vécue, il
morale et physique de son père alcoolique. arrive à interpréter qu’un homme à l'état
Plus tard, en grandissant il considère que d’ivresse est toujours violent.
tout homme à l'état d'ivresse est toujours
violent.
« FAIRE AVEC POUR ALLER CONTRE » (POUR EMERGER LES CONCEPTIONS)
(Modèle allostérique de Giordan et De Vecchi)
Faire des conceptions des élèves le point de départ du nouveau savoir à construire
Montrer les limites de leur conception
Désorganiser (Astolfi, 1992), Déconstruire les conceptions existantes pour construire à la place les
connaissances nouvelles
Mettre en place des situations problèmes
EXEMPLE : En basketball, l’élève ne fait pas de saut quand il effectue un tir. On va alors faire avec sa méthode, puis
on va mettre un défenseur devant lui alors il comprendra peut-être que s’il effectue un saut, il y a une forte
probabilité que le ballon atteigne la cible et que le ballon passe en dessus du défenseur
VI- Démarche scientifique (Hypothético-déductive) DiPHTeRIC
La mise en place de « situations problèmes » est un moyen privilégié qui permet de provoquer chez l’élève une
contradiction entre sa conception et la réalité scientifique que l’enseignant compte lui « faire apprendre ». Mettre
en place une situation à traiter selon une démarche scientifique hypothético-déductive (DiPHTeRIC) Choisir la
situation initiale à partir de l’une de la représentation suivante :
« Pour éteindre le feu, il faut verser de l’eau. »
Donnée Initiale (Di) Selon les pompiers, 90% des explosions proviennent de l’utilisation de l’eau lors de
l’extinction d’un feu lors d’un court-circuit.
Problématique L’eau éteint le feu mais l’eau n’est pas la solution pour éteindre tous les types de feu
Hypothèses Dans certaines circonstances, le sable est plus efficace que l’eau
Test (Te) Verser de l’eau sur un feu lors d’un court- Verser du sable sur un feu lors d’un court-
circuit circuit
Résultat Cela a aggravé la situation parce qu’il y Le feu s’est éteint
avait eu une explosion
Interprétation Le sable éteint le feu lors d’un court-circuit tandis que l’eau peut aggraver la situation
Conclusion L’eau n’est pas la solution pour éteindre tous les types de feu, mais dans certaines
circonstances comme le cas d’un court-circuit, mieux vaux utiliser le sable pour éteindre le
feu
VII- ERREURS ET OBSTACLES
5
Explication très brièvement le concept d’obstacle et le concept d’erreur et leur(s) rôle(s) respectif(s) dans
l’enseignement apprentissage.
- Obstacle : C’est des causes d’inerties provoquant des lenteurs et des troubles. L’obstacle bloque
l’apprentissage ou l’acquisition des connaissances
- Erreur : C’est la manifestation d’une connaissance fausse ou inadaptée dont il faut tenir compte
pour la reconstruire correctement
Rôles :
- L’erreur constituent des indicateurs
- L’erreur permet d’explorer les fonctionnements des sujets, des contenus, et de leurs relations
- L’erreur est révélatrice de besoins
EXEMPLE
Types d’erreurs Exemples d’erreur Typologie d’obstacle selon Brousseau
Erreurs relevant de la E : L’enseignant demande aux élèves de la classe Obstacles ontogéniques :
mauvaise ou non de T1 de mettre un rond sur la voyelle « i » : A cette classe d’âge, l’enfant ne
compréhension des (Ataovy ao anaty boribory ny zanatsoratra « i ») comprend le principe de mettre quelque
consignes chose dans un rond et d’écrire quelque
« manidina » chose dans un rond
A : L’apprenant met la voyelle i dans tout ce qui
est rond
Réponse attendue :
Erreurs résultant E : L’enseignant demande aux élèves de dessiner Obstacle didactique : car on lui a
d’habitudes scolaires ou un arbre sur une colline enseigné qu’un arbre est toujours
d’un mauvais décodage A : Les élèves dessinent l’arbre perpendiculaire au sol
des attentes perpendiculairement au plan de la colline
Réponse attendue : Les élèves dessinent l’arbre
verticalement mais pas obliquement
Erreurs témoignant des E : Quel est le plus lourd entre un sac rempli de Obstacle épistémologique : L’élève pense
conceptions alternatives 3kg de fer et un sac rempli de 3kg d’éponge toujours que le fer est plus lourd que
des élèves A : C’est le sac rempli de 3kg de fer qui est le plus l’éponge
lourd
Réponse attendue : Ils ont le même poids
Erreurs liées aux E : L’enseignant demande à un élève de faire cet Obstacle didactique : car l’enseignant a
opérations intellectuelles exercice enseigné que lorsqu’on voit le terme
impliquées Combien de billes possédait alors David s'il lui en « reste » ou « perdre » en arithmétique,
reste 5 alors qu'il vient de perde 6 ? on fait la soustraction
A : l'élève fait de soustraction
Réponse attendue : l'élève doit additionner
Erreurs portant sur les E : L’enseignant demande aux élèves Marquer Obstacle psychologique : L’enfant pense
démarches adoptées une pénalité lors d’une séance de football en EPS que frapper le ballon de la pointe du pied
A : L’enfant n’arrive pas à marquer la pénalité car va rendre la frappe plus puissante, or que
il utilise la pointe du pied pour frapper le ballon cela va faire monter le ballon haut.
Réponse attendue : L’enfant utilise l’intérieur du
pied pour marquer la pénalité
6
Erreurs dues à une Pour la classe de seconde, l’enseignant donne les Obstacle didactique provenant de choix
surcharge cognitive au cours de l’histoire des royaumes à Madagascar pédagogique de l’enseignement : Cours
cours de l’activité dans une séance de 3h : les royaumes merina, magistrale trop chargé, dans le but de
Betsimisaraka, royaumes Betsileo terminer le programme en une période
E : L’enseignant demande alors aux élèves de courte.
donner un exemple de roi fondateur du royaume L’enseignant a pris comme solution la
Betsimiraka division de la séance de 3h en temps de
A : Rahasamanarivo (1650-1680) qui est celle de 2h pour une histoire des royaumes et une
Royaume Lalangina de Betsileo autre séance de 1 h pour faire la
Réponse attendue : C’est Ratsimilaho Géographie
Erreurs ayant leur origine Lors d’un cours de basketball Obstacle didactique car l’enseignant avait
dans une autre discipline E : L’enseignant demande aux élèves d’effectuer enseigné le rugby avant le basketball et
une passe en progression vers l’avant les enfants ont alors tendance à faire des
A : Les élèves font une passe vers l’arrière et passes vers l’arrière car en rugby les
n’avancent pas passes doivent être effectué vers
Réponse attendue : Les élèves effectuent une l’arrière.
passe vers l’avant
Erreurs causées par la E : L’enseignant demande aux élèves de la classe Obstacles ontogéniques/Obstacles
complexité propre du de 8ème de faire du « criss-cross » en progression didactiques car cet exercice n’est pas
contenu vers le panier adapté à l’âge des élèves de la classe de
A : Les apprenants n’avancent pas et sont perdus 8ème
dans leur déplacement
Réponse attendue : Le réceptionneur va
effectuer une appelle de balle et le passeur va
effectuer la passe puis se mettre derrière le
réceptionneur et prendre la place du
réceptionneur et ainsi de suite
VIII- OPERATIONNALISATION DES OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
Déterminer et justifier si les éléments suivants sont présents : le comportement cocher ou non dans la colonne
(P) ; les conditions dans lesquelles l’apprenant est placé : Cocher ou non dans la colonne C, l’évaluation (niveau
d’exigence et les critères d’évaluation) Cocher ou non dans la colonne E
Complétez, le cas échéant, les conditions d’opérationnalité
N° Enoncé P C E Justification/complément pour
opérationnaliser
1 A la fin d’un stage sur l’initiation à la démarche X X Comportement : rédiger
scientifique, un étudiant universitaire de 4ème année Conditions : délai de 1 semaine (cas
sera capable de rédiger un compte rendu détaillé du échéant après « études par les élèves)
déroulement d’une expérimentation qui démontre que Evaluation : détaillé (qualitative) / en 10
le manque de motivation joue un rôle essentiel dans pages minimum (quantitative) (cas
l’abandon des études par les élèves. échéant après « détaillé »)
2 A l’issue d’une UE optionnelle d’Anglais, un étudiant en X X X Comportement : rédiger
master est capable, sans faire usage de dictionnaire, de Conditions : sans faire usage de
rédiger en Anglais sur la feuille d’examen, pendant un dictionnaire/sur la feuille
test d’évaluation de 2H, le résumé (maximum dix lignes) d’examen/pendant un test d’évaluation
d’un article de 2 pages en français paru dans la « Revue de 2H
française de pédagogie » sur l’opérationnalisation des Evaluation : maximum 10 lignes
objectifs pédagogiques en étant fidèle à l’objet de (quantitatives) / avec deux fautes de
l’article et avec deux fautes de grammaire au maximum. grammaires au maximum (qualitative)
7
IX- QUESTIONS matetika miverina
1° Donner trois raisons principales qui expliquent pourquoi les conceptions initiales/représentations quoique
erronées, sont particulièrement persistantes. Prendre un exemple
2° Pour chaque théorie de l’apprentissage, donner les fondements, auteurs-clés, apports dans l’enseignement
apprentissage, avantages et limites. Présenter les réponses dans un tableau comparatif.
3° Soient les cinq représentations d’élèves suivantes. Trouver des contradictions à leur présenter pour des
déséquilibres et les amener vers votre objectif que vous précisez.
a- Respirer, c’est inspirer de l’air dans les poumons et rejeter
b- Les aliments entrent dans la bouche, traverse l’estomac et sortent par l’anus
c- Pour éteindre le feu, il faut verser de l’eau
d- Pour faire du basket-ball, il faut être de grande taille
e- La voix du peuple et la voix de Dieu
1. 4° De Vecchi et Carmona-Magnaldi (1996) caractérisent une situation problème comme porteuse de sens pour
celui qui apprend. L’élève doit être placé devant une difficulté, un obstacle qu’il vit comme une contradiction,
qui remet en cause ce qu’il pense ou croit savoir, Une situation problème prend naissance à partir d’un manque
et le manque va être générateur de questionnement.
a) Sur quelle(s) théorie(s) d’apprentissage se base ce concept ? Pour chaque théorie, vous donnerez les
fondements, auteurs-clés, apports dans l’enseignement apprentissage, avantages et limites.
b) Proposez un objectif spécifique satisfaisant aux conditions d’opérationnalité (à préciser). Partez d’une
représentation initiale possible dont vous présenterez l’origine, et mettez en place une situation
problème qui créera un conflit (socio)cognitif : quelle contradiction ? quel manque ? quel
questionnement ?
c) Dans l’enseignement basé sur la situation problème, c’est la démarche hypothético-déductive qui
semble être convenable. A partir du problème défini ci-dessus, proposez une ou deux hypothèses, de(s)
test(s), des résultats possibles avec leurs interprétations et indiquez dans la conclusion en quoi il y a eu
apprentissage, c’est-à-dire une évolution de représentation.