0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues7 pages

Devoir Maison 7: Problème 1: Intégrales de Wallis Et Formule de Stirling

Le devoir maison 7 de MP2I propose deux problèmes mathématiques, le premier portant sur les intégrales de Wallis et la formule de Stirling, et le second sur le calcul de l'intégrale de Gauss. Le premier problème inclut des questions sur les propriétés des intégrales de Wallis et la démonstration de la formule de Stirling, tandis que le second problème explore des fonctions définies par des intégrales et prouve une limite associée. Les solutions détaillées sont fournies pour chaque question afin d'illustrer les méthodes de résolution.

Transféré par

Moye dominique Koffi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues7 pages

Devoir Maison 7: Problème 1: Intégrales de Wallis Et Formule de Stirling

Le devoir maison 7 de MP2I propose deux problèmes mathématiques, le premier portant sur les intégrales de Wallis et la formule de Stirling, et le second sur le calcul de l'intégrale de Gauss. Le premier problème inclut des questions sur les propriétés des intégrales de Wallis et la démonstration de la formule de Stirling, tandis que le second problème explore des fonctions définies par des intégrales et prouve une limite associée. Les solutions détaillées sont fournies pour chaque question afin d'illustrer les méthodes de résolution.

Transféré par

Moye dominique Koffi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MP2I À RENDRE LE 22.11.

21

DEVOIR MAISON 7
Vous traiterez au choix l’un des deux problèmes suivants, le second étant sensiblement plus difficile que le premier.
Si vous traitez le second, il est tout de même conseillé de regarder la première partie du premier problème (intégrales de
Wallis) qui est un thème très classique.
I Problème 1 : intégrales de Wallis et formule de Stirling

Le but de ce problème est de prouver la formule de STIRLING (qui est au programme et que nous prouverons en
cours plus tard dans l’année avec des outils plus élaborés, mais en suivant une stratégie similaire à celle exposée
ici), qui affirme que
n!
lim √ = 1.
n→+∞ nn 2πne −n

Partie I : intégrales de Wallis


Z π /2
Pour n ∈ N, on pose Wn = cosn (t) dt.
0
1. Calculer W0 et W1 .
2. Prouver que pour tout n ∈ N, Wn > 0.
3. Étudier la monotonie de la suite (Wn ).
4. a. À l’aide d’une intégration par parties, prouver que pour tout n ∈ N, (n + 2)Wn+2 = (n + 1)Wn .
b. En déduire que pour tout n ∈ N, (n + 1)Wn+1Wn = W1W0 .
r
Wn+1 √ π
5. Montrer que −→ 1, puis que nWn −→ .
Wn n→+∞ n→+∞ 2
(2n)! π
6. Prouver que pour tout n ∈ N, W2n = 2n 2 .
2 (n!) 2

Partie II : la formule de Stirling


On note à présent f et д les fonctions définies sur R+∗ par

1 1 1 1
! !

∀x ∈ R+ , f (x) = x + ln 1 + et д(x) = f (x) − + .
2 x 12x 12(x + 1)
1
nn+ 2 1
On pose, pour n ∈ N∗ ,
An = , an = ln(An ) et bn = an + .
n!e n 12n
1
7. a. Montrer que pour tout x > 0, f 00(x) = 2 . En déduire que pour tout x > 0, f (x) > 1.
2x (x + 1)2
b. De même, simplifier д 0(x) et en déduire que pour x > 0, д(x) 6 1.
8. a. Pour n ∈ N∗ , exprimer an+1 − an en fonction de f .
b. Prouver que (an ) est croissante et que (bn ) est décroissante.
c. En déduire que (an ) est convergente, puis que (An ) converge vers un réel ` strictement positif.
1
9. En utilisant l’expression de W2n obtenue à la question 6, ainsi que la question 5, prouver que ` = √ .

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2021–2022


I Problème 2 : calcul de l’intégrale de Gauss

On définit trois fonctions f , д et A sur R par :


1 2 1 x
e −x (1+t )
Z Z Z
2 2
∀x ∈ R, f (x) = dt, д(x) = e −x (1+t ) dt et A(x) = e −t dt .
0 1 + t2 0 0
2
On notera que A est l’unique primitive de t 7→ e −t qui s’annule en 0.

Un théorème difficile, du à LIOUVILLE dit que A ne peut pas s’exprimer à l’aide de fonctions élémentaires. Autrement dit
qu’aucune fonction obtenue par somme, produit, composition, quotient de polynômes, de logarithmes, d’exponentielles ou
encore de sin ou cos n’est égale à A.
On ne cherchera donc en aucun cas à expliciter la fonction A.

π
Le but du problème est de prouver que lim A(x) = .
x →+∞ 2
1. a. Prouver que pour tout x ∈ R,
Z x
(x − t)e −t dt = e −x − 1 + x .
0

b. En déduire que pour tout y ∈ [−2, 2], |e −y − 1 + y| 6 e 2y 2 .


2. a. Soit x ∈ R, soit t ∈ [0, 1], et soit h ∈ [−1, 1] \ {0}. Prouver que
2) 2 2
1 * e −(x +h)(1+t e −x (1+t ) + −x (1+t 2 ) 4e 2 |h|e −x (1+t )
− + e 6 .
h , 1 + t2 1 + t2 - 1 + t2

b. En déduire que f est dérivable sur R, et que f 0 = −д.


3. Pour tout x ∈ R+ , on pose h(x) = f x 2 + A(x)2 .


a. Calculer h(0).
Z 1
2t 2
b. Prouver que pour tout x > 0, A(x) = x e −x dt.
0
c. En déduire que h est constante sur R+ .
d. Montrer que pour tout x ∈ R+ , 0 6 f (x) 6 e −x .
En déduire que f (x) possède une limite que l’on précisera lorsque x → +∞.

π
e. Prouver enfin que lim A(x) = .
x →+∞ 2 Z +∞ √
2 π
Vous noterez l’an prochain ceci sous la forme e −t dt = , et cette intégrale est appelée intégrale de
0 2
Gauss.

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2021–2022


CORRECTION 1

CORRECTION DU DEVOIR MAISON 7

PROBLÈME 1 : INTÉGRALE DE WALLIS ET FORMULE DE STIRLING


π /2 π /2
π
Z Z
0
1. On a W0 = cos t dt = dt = .
0 0 2
Z π /2
Et W1 = cos t dt = [sin t]0π /2 = 1.
0
 π
2. Puisque la fonction t 7→ cosn t est positive sur 0, , son intégrale est positive, par positivité
2
de l’intégrale. Mais ceci ne nous donne qu’une inégalité large : Wn > 0.
√ √ n
 π 2 2
Pour t ∈ 0, , cos t > , et donc cosn t > * + .
4 2 2
Z π /4 Z π /4 √ n ,√ -n
Donc cosn t dt > * + dt = * 2 + > 0.
2 π
0 0 , 2 - 4, 2 -
Et donc, par la relation de Chasles,

π /4 π /2
√ n
π * 2+
Z Z
n n
Wn = cos t dt + cos t dt > > 0.
0 π /4 4, 2 -
n=1
| {z }
>0
n=2
3. Pour t ∈ [0, π /2], on a 0 6 cos t 6 1. Et donc (cos t)n+1 6 (cos t)n . Par croissance de n=5
l’intégrale, il vient alors n = 10
Z π /2 Z π /2
Wn+1 = (cos t)n+1 dt 6 (cos t)n dt = Wn .
0 0

Ainsi, la suite (Wn )n est décroissante.


4.a. Calculons (n + 2)Wn+2 par intégration par parties en posant u(t) = (cos t)n+1 et v(t) = sin t,
qui sont C1 sur [0, π /2], avec u 0(t) = −(n + 1) sin t(cos t)n+1 et v 0(t) = cos t. Alors
π /2
Z π /2 Z π /2 FIGURE 0.1– Les fonctions
Wn+2 = [sin t(cos t)n+1 ]0π /2 + (n + 1) sin2 t(cos t)n dt = (n + 1) sin2 t(cos t)n dt . t 7→ (cos t )n pour quelques
0 0
valeurs de n. On y voit bien que
l’aire sous les courbes est de plus
Mais sin2 t = 1 − cos2 t, et donc en plus petite, et donc que (Wn )
est décroissante.
Z π /2 Z π /2
Wn+2 = (n + 1) (cos t)n dt − (n + 1) (cos t)n+2 dt = (n + 1)Wn − (n + 1)Wn+2 .
0 0

Soit encore (n + 2)Wn+2 = (n + 1)Wn .


4.b. Montrons le résultat par récurrence sur n.
Pour n = 0, on a évidemment W1W0 = W1W0 .
Supposons que (n + 1)Wn+1Wn = W1W0 . Alors

(n + 2)Wn+2Wn+1 = (n + 1)Wn+1Wn = W1W0 .

Donc la propriété est vraie au rang n + 1.


Par le principe de récurrence,

∀n > 0, (n + 1)Wn+1Wn = W1W0 .

Wn+1 1 Ne pas oublier de vérifier


5. Puisque (Wn ) est une suite décroissante à termes positifs1 , 6 1.
Wn la positivité pour s’assurer
D’autre part, on a, pour tout n ∈ N, que le sens de l’inégalité ne
change pas en divisant par
n+1 Wn+1 n+1 Wn .
Wn+1 > Wn+2 > Wn et donc > .
n+2 Wn n+2

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2021–2022 M. VIENNEY


2 DEVOIR MAISON 7

n+1 Wn+1
Mais lim = 1, donc par le théorème des gendarmes, lim = 1.
n→+∞ n+2 n→+∞ Wn
On en déduit
2 Wn+1 π Wn+1 π
(n + 1)Wn+1 = (n + 1)Wn+1Wn = −→ .
Wn 2 Wn n→+∞ 2
r

r
π √ π
Donc n + 1Wn+1 −→ , ce qui est équivalent à lim nWn = .
n→+∞ 2 n→+∞ 2
2 Et puisque la formule se
6. Le résultat peut tout à fait se prouver par récurrence2 en utilisant la question 4.a.
Notons plutôt que pour tout n ∈ N, par la question 4, trouve dans l’énoncé, vous
auriez tort de vous en pri-
2n − 1 2n − 1 2n − 3 ver !
W2n = W2n−2 = W2n−4
2n 2n 2n − 2
2n − 1 2n − 3 3
= · · · W0
2n 2n − 2 2
(2n)! π On a multiplié au numéra-
= 2 2
((2n)(2n − 2) · · · 2) teur et au dénominateur par
le produit des nombres pairs
(2n)! π (2n)! π de 2 à 2n, de manière à faire
= = 2n . appaître (2n)!
(2n n!) 2
2 2 (n!)2 2

Partie II : la formule de Stirling


7.a. La fonction f est dérivable car produit de fonctions qui le sont, et on a
1
1 − x2 1 1 1 1
! ! ! !
∀x > 0, f (x) = x +
0
+ ln 1 + =− x+ + ln 1 + .
2 1 + x1 x 2 x(x + 1) x

Cette fonction est encore dérivable sur R+∗ , avec

1 1 2x + 1 1 2x 2 + 2x + 21 − 2x(x + 1) 1
!
∀x ∈ R+∗ , 00
f (x) = − + x+ − = = .
x(x + 1) 2 x (x + 1) x(x + 1)
2 2 2
x (x + 1) 2 2x (x + 1)2
2

Puisque f 00 est strictement positive, f 0 est strictement croissante. Or, lim+ f 0(x) = 0, et
x →0
donc f 0 est strictement négative sur R+∗ , de sorte que f y est strictement décroissante. !
1
Pour déterminer la limite de f en +∞, notons qu’il suffit de déterminer lim x ln 1 +
x →+∞ x
1 1
!
puisque ln 1 + −→ 0.
2 x x →+∞
1
Procédons alors au changement de variable X = , de sorte que X −→ 0.
x x →+∞
1 ln(1 + X ) ln(1 + X ) − ln(1)
!
Alors x ln 1 + = = , qui n’est autre que le taux d’accroisse-
x X X
ment de la fonction ln entre 1 et 1+X . Par définition d’une dérivée, ce taux d’accroissement
0
tend vers ln (1) = 1 lorsque X → 0. Détails
1 Si elle prenait une valeur
!
Donc lim x ln 1 + = 1 et donc lim f (x) = 1. Puisque f est strictement décroissante inférieure ou égale à 1, alors
x →+∞ x x →+∞
par stricte décroissance, elle
et tend vers 1 en +∞, alors pour tout x > 0, f (x) > 1. prendre aussi une valeur
strictement inférieure à
7.b. De même, on a д dérivable et pour tout x > 0, 1, et donc sa limite serait
inférieure où égale à cette
1 1 valeur.
д 0(x) = f 0(x) + −
12x 2 12(x + 1)2

et donc
1 1 1
д 00(x) = − +
2x 2 (x + 1)2 6x 3 6(x + 1)3
3x(x + 1) − (x + 1)3 + x 3 3x 2 + 3x − x 3 − 3x 3 − 3x − 1 + x 3 −1
= = = 3 < 0.
6x 3 (x + 1)3 6x 3 (x + 1)3 6x (x + 1)3

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2021–2022 M. VIENNEY


CORRECTION 3

Donc д 0 est décroissante strictement et lim д 0(x) = lim f 0(x) = 0.


x →+∞ x →+∞
Donc д 0 est positive strictement, et donc д est croissante strictement. Or sa limite en +∞ f
est la même que celle de f , c’est-à-dire 1, et donc ∀x > 0, д(x) < 1. д

8.a. Soit n ∈ N∗ . Alors

1
!
An+1
an+1 − an = ln(An+1 ) − ln(An ) = ln
An
1 3
(n + 1)n+1+ 2 n!e n + n! e n (n + 1)n+ 2 +
= ln * = ln *
1
, (n + 1)!e , (n + 1)! e
n+1 1 n+1 1
nn+ 2 - nn+ 2 -
3 ! n+ 12
1 1 (n + 1)n+ 2 + n+1
= ln * = −1 + ln .* +/ Les fonctions f et д.
, n + 1 e n n+ 21
- n
, -
1 1
! !
= −1 + n + ln 1 + = −1 + f (n).
2 n

8.b. On en déduit que an+1 − an > 0, et donc que (an ) est croissante.
D’autre part,

1 1 1 1
bn+1 − bn = an+1 − an + − = −1 + f (n) + − = −1 + д(n) 6 0.
12(n + 1) 12n 12(n + 1) 12n

Donc (bn ) est décroissante.


8.c. Il est clair que pour tout n ∈ N∗ , an 6 bn , et donc par décroissance de (bn ), an 6 b1 .
Donc (an ) est croissante et majorée, elle converge vers une limite L. Alors, An = e an −→
n→+∞
e L > 0, si bien que ` = e L .
√ √ √
r
(2n)! π π
9. On sait que pour tout n ∈ N, 2nW2n = 2n 2n et que 2nW2n −→ .
2 (n!)2 2 n→+∞ 2
1 1
n n+ 2 (2n)2n+ 2
D’autre part, n! = et de même, (2n)! = .
An e n A2n e 2n
Donc pour tout n ∈ N,

√ √ (2n)2n+ 12 A2n e 2n π A2n `2


2nW2n = 2n = π −→ π = π `.
A2n e 2n n2n+1 2 · 22n A2n n→+∞ `
√
Donc par unicité de la limite de 2nW2n , il vient

n

1
r
π
= π` ⇔ ` = √ .
2 2π

nn n 1
Commentaires : en d’autres termes, nous venons de prouver que −→ √ , ce que nous
n!e n n→+∞ 2π

noterons bientôt n! ∼ nn 2πne −n , qui nous fournit une approximation de la factorielle en
n→+∞
termes d’autres fonctions bien connues. Il s’agit de la formule de Stirling.

PROBLÈME 2 : CALCUL DE L’INTÉGRALE DE GAUSS


1.a. Soit x ∈ R. Posons u(t) = x − t et v(t) = −e −t , qui sont de classe C1 avec u 0(t) = −1 et
v(t) = e −t . Alors par intégration par parties,
Z x Z x
x x
(x − t)e −t dt = −e −t (x − t) 0 − e −t dt = xe 0 − −e −t 0 = x + e −x − 1.
 
0 0
B Attention !
1.b. Soit y ∈ [0, 2]. Alors
C’est l’inégalité triangulaire,
Z y Z y qui nécessite que les bornes
e − 1 +y =
 −y
(y − t)e −t dt 6 |(y − t)e −t | dt

de l’intégrale soient dans le
0 0 bon sens, raison pour laquelle
Z y
on a pris soin de supposer
6 (y − t)e −t dt y > 0.
0

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2021–2022 M. VIENNEY


4 DEVOIR MAISON 7
Z y Z y
6 ye −t dt 6 y e −t dt y − t 6 t pour t ∈ [0, y].
0 0
Z y
6y dt 6 y 2 6 e 2y 2 .
0

Et pour y ∈ [−2, 0],


Z y
|e −y
− 1 + y| = (y − t)e −t dt
0
Z 0
6 |(y − t)e −t | dt
y
Z 0 Détails
6 |y|e 2 dt Pour tout t ∈ [y, 0],
y e −t 6 e 2 .
6 |y|(−y)e 2 6 e 2y 2 .

2.a. Pour t ∈ [0, 1] et h ∈ [−1, 1], on a 0 6 1 + t 2 6 2 et donc h(1 + t 2 ) ∈ [−2, 2].


2
Donc par la question précédente, e −h(1+t ) − 1 + h(1 + t 2 ) 6 e 2h 2 (1 + t 2 )2 6 4e 2h 2 .
1 2
Et donc en multipliant par 2
e −x (1+t ) , il vient
|h|(1 + t )
2) 2 2
1 * e −(x +h)(1+t e −x (1+t ) + 2 e 2 4h 2 e −x (1+t ) 4e 2 |h| −x (1+t 2 )
− + e −x (1+t ) 6 6 e .
h , 1 + t2 1+t - 2 |h| 1 + t 2 1 + t2

2.b. Mise en garde : il n’est pas question de se contenter de dériver par rapport à x ce qui se trouve
dans l’intégrale définissant f , et ce bien que ce soit cohérente avec le résultat attendu.
En effet, aucun théorème connu ne garantit que la «dérivée de l’intégrale» soit égale à «l’intégrale de
la dérivée».
Vous aurez de tels résultats l’an prochain, sous certaines hypothèses techniques, mais pour l’instant Méthode
il nous faut faire sans. Pour montrer que f est
Soit x ∈ R, et soit h ∈ [−1, 1] non nul. Alors dérivable, de dérivée égale
à −д, il nous faudra prouver
2 Z 1 −x (1+t 2 )
1 * 1 e −(x +h)(1+t )
Z 1Z 1 que le taux d’accroissement
f (x + h) − f (x) e
Z
2
+ д(x) = dt − dt ++ e −x (1+t ) dt de f en x tend vers д(x ). Et
h h, 0 1 + t2 0 1 + t 2
- 0 0 donc que la différence de ce
Z x 2) 2) taux d’accroissement et de
* 1 *e
−(x +h)(1+t e −x (1+t
= − + + e −x (1+t 2 ) + dt −д(x ) tend vers 0. Il est donc
h 1+t 2 1+t - 2 légitime de s’intéresser à cette
0 , , - différence.
Z 1 2) 2
1 *e −(x +h)(1+t e (1+t ) +
−x 2
Inégalité triangulaire.
6 − + e −x (1+t ) dt
0 h , 1 + t2 1 + t2 -
Z 1 2 −x (1+t 2 )
4e |h|e Question précédente.
6 dt
0 (1 + t 2 )
Z 1 −x (1+t 2 )
2 e
6 4|h|e dt 6 4|h|f (x).
0 1 + t2

Mais f (x) est indépendante de h h, et lim |h| = 0, si bien que par le théorème des gendarmes,
h→0

f (x + h) − f (x)
lim + д(x) = 0.
h→0 h

f (x + h) − f (x) f (x + h) − f (x)
Et donc, lim + д(x) = 0 ⇔ lim = −д(x).
h→0 h h→0 h
Ceci prouve donc bien que f est dérivable en x, et que f 0(x) = −д(x).
Z 1
dt π
3.a. On a h(0) = f (0) + A(0)2 = + 0 = [Arctan(t)]10 = .
0 1+t
2 4
3.b. Soit x > 0, procédons au changement de variable t = xu, si bien que dt = x du. Alors
Z x Z 1 Z 1
2 2u 2 2t 2
A(x) = e −t dt = e −x x du = x e −x dt .
0 0 0

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2021–2022 M. VIENNEY


CORRECTION 5

3.c. Puisque f et A sont dérivables sur R+ , h l’est aussi car somme de produits et composées de
fonctions dérivables.
Et alors, pour tout x ∈ R+ ,

h 0(x) = 2x f 0(x 2 ) + 2A0(x)A(x)


Z 1 Z 1 !
2 −x 2 −x 2 −x 2 t 2 −x 2 (1+t 2 )
= −2xд(x ) + 2e A(x) = 2x e e dt − e dt
0 0
Z 1 Z 1 !
2 (1+t 2 ) 2 (1+t 2 )
= 2x e −x dt − e −x dt = 0.
0 0

Et donc h est constante sur R+ .


2
e −x (1+t )
2) e −x
3.d. Pour tout x ∈ R et tout t ∈ [0, 1], e −x (1+t
6 e −x et donc 0 6 2
6 2
6 e −x .
Z x −x (1+t 2 ) Z 11 + t 1 + t
e
Et donc par croissance de l’intégrale 0 6 2
dt 6 e −x dt 6 e −x .
0 1 + t 0
Par le théorème des gendarmes, on en déduit que lim f (x) = 0.
x →+∞
π π
3.e. Pour tout x ∈ R+ , on a donc h(x) = h(0) = , si bien que lim h(x) = .
4 x →+∞ 4
π
Et donc lim A(x)2 = lim (h(x) − f (x 2 )) = .
x →+∞ x →+∞ 4
Par ailleurs, par positivité de l’intégrale, il est clair que pour tout x ∈ R+ , A(x) > 0, et donc
r √
p
2
π π
A(x) = A(x) −→ = .
x →+∞ 4 2

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2021–2022 M. VIENNEY

Vous aimerez peut-être aussi