Devoir Maison 5: Problème 1: Nombres Harmoniques Et Inversion de Pascal
Devoir Maison 5: Problème 1: Nombres Harmoniques Et Inversion de Pascal
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DEVOIR MAISON 5
Vous traiterez au choix l’un des deux problèmes suivants, le second étant nettement plus difficile que le premier.
I Problème 1 : nombres harmoniques et inversion de Pascal
Les parties I et II sont indépendantes. La partie III utilise les notations de la partie I et les résultats de la partie II.
n−1
= − (1 − x)k .
X
a. Prouver que fn est dérivable sur R et que pour tout x ∈ R, fn0(x)
k =0
n
n (−1)k+1
X !
b. En utilisant deux primitives de fn , prouver que
0 = Hn .
k k
k =1
n
1 X n
!
9. En utilisant la formule d’inversion de Pascal, prouver que pour tout n ∈ N∗ , = (−1)k−1 Hk .
n k
k =1
Hn
c. Déterminer alors lim .
n→+∞ n
+∞
X 1
Partie III. Calcul de ζ (2) = .
k =1
k2
n n
X (−1)k X 1
Pour tout n ∈ N∗ , on pose c n = et dn = .
2k + 1 (2k + 1)2
k =−n k =−n
π
7. a. À l’aide de la partie I, prouver que lim c n = .
n→+∞ 2
b. Prouver que la suite (dn )n est convergente et déterminer sa limite en fonction de `.
1 X (−1)i+j 1 1
!
8. a. Prouver que pour tout n ∈ N , c n = dn +
∗ 2 − .
2 −n6i, j 6n j − i 2i + 1 2j + 1
i ,j
X (−1)i+j
b. En déduire que pour tout n ∈ N∗ , c n2 − dn = .
−n6i, j 6n
(j − i)(2i + 1)
i ,j
X (−1)i+j
9. On pose, pour n ∈ N∗ et i ∈ n−n, no, sn,i = .
−n6j 6n
j −i
j,i
a. Prouver que pour tout n ∈ et tout i ∈ n−n, no, sn,−i = −sn,i . En déduire la valeur de sn,0 .
N∗
n n
X sn,i X sn,i
b. En déduire que pour tout n ∈ N∗ , c n2 − dn = + .
i=1
2i + 1 i=1
2i − 1
n+i
X (−1)k+1
c. Prouver que pour tout n ∈ N∗ et tout i ∈ n1, no, sn,i = .
k
k =n−i+1
On pourra utiliser un changement d’indice de la forme k = j − i.
1
d. En déduire que pour tout n ∈ N∗ et tout i ∈ n1, no, |sn,i | 6 .
n −i +1
n
X 1
e. En déduire que pour tout n ∈ N∗ , |c n2 − dn | 6 2 .
i=1
i(n − i + 1)
1 1
f. Pour n ∈ N∗ et i ∈ n1, no, factoriser + .
i n −i +1
4
g. En déduire que pour tout n ∈ N∗ , |c n2 − dn | 6 Hn .
n+1
n n
X 1 π2 X 1 π2
10. Déduire de tout ce qui précède que lim = et lim = .
n→+∞
k =0
(2k + 1)2 8 n→+∞
k =1
k2 6
+∞ +∞
X 1 π2 X 1 π2
Ces résultats seront plus tard notés = et = .
(2k + 1)2
k=0
8 k2
k =1
6
1 1
Mais pour tout k ∈ nn + 1, 2no, > , si bien que, en sommant les inégalités,
k 2n
2n Détails
X 1 n 1
H 2n − Hn > = = . On a une somme de n termes
2n 2n 2 1
tous égaux à 2n .
k =n+1
1.c. Puisque (Hn )n>1 est croissante, par le théorème de la limite monotone, elle tend soit vers
+∞, soit vers un réel `.
1 Passage à la limite dans
Si elle était convergente de limite ` ∈ R, on aurait alors H 2n − Hn −→ ` − ` = 0, et donc1
n→+∞ l’inégalité de la question
1
0 > , ce qui est absurde. Donc lim Hn = +∞. précédente.
2 n→+∞
n+1 n
1 1 1 n+1
X X !
vn+1 − vn = − ln(n + 1) − + ln(n) = − ln 60
k k n+1 n
k=1 k =1
2n 2n 2n 2n
X 1 X 1 X 1 X 1
= − = H 2n − −
k =1
k k =1
k k =1
k k =1
k
k impair k pair k pair k pair
2n
X 1
= H 2n − 2
k =1
k
k pair
n
Détails
X 1 Les entiers pairs de n1, 2no
= H 2n −2 sont exactement les 2p,
p=1
2p
1 6 p 6 n.
n
X 1
= H 2n − = H 2n − Hn .
p=1
p
n k n n −i
! ! ! !
Et donc on a bien = .
k i i n −k
5. Soit n ∈ N. Alors
n n ! k
n n X k
! !
(−1)n−k (−1)n−k
X X
vk = ui
k k i=0 i
k =0 k =0
X n! k !
= (−1)n−k ui
k i
06i 6k 6n
n X n
n k
! !
(−1)n−k ui
X
= Interversion des sommes.
i=0 k=i
k i
n X n
n n −i
! !
(−1)n−k ui
X
=
i=0 k=i
i n − k
n n
n n −i
! X !
(−1)n−k
X
= ui Chgt d’indice
i n − k
i=0 k=i On a posé j = n − k , si bien
que j varie de n − i à 0, et on
n n−i
n n −i
! X !
remet alors les bornes «dans
(−1)j . .
X
= ui le bon sens».
i=0
i j=0
j
j=0
j 1 si n − i = 0 ⇔ i = n 00 = 1.
Si x , 0, on a donc
n n
1X n 1 *X n n 0+ 1
! ! !
k k k
fn0(x) = (−1) x = (−x) − x = ((1 − x)n − 1)
x k x, k 0 - x
k =1 k =0
n−1
(1 − x)k .
X
ce qui par la question précédente est égal à −
k =0
Et pour x = 0, on a
n−1
n
!
(1 − 0)k .
X
fn0(x) = (−1)1 00 = −n = −
1
k =0
| {z }
=1
n−1
(1 − x)k .
X
Donc pour tout x ∈ R, fn0(x) = −
k =0
(−1)n+1
9. Notons (un ) la suite définie par u 0 = 0 et pour n > 1, un = .
n
n
n
X !
Pour n ∈ N, posons alors vn = uk .
k
k =0
n
!
Alors v 0 = u 0 = 0, et pour n > 1,
0
n n
n n (−1)k+1
X ! X !
vn = uk = = Hn .
k k k
k =0 k =1
cos(x) cos(x) + sin(x) sin(x) cos2 + sin2 (x) cos2 (x) sin2 (x)
tan0(x) = = = + = 1 + tan2 (x).
cos2 (x) cos2 (x) cos2 (x) cos2 (x)
π
tan(0) 6 tan(x) 6 tan ⇔ 0 6 tan(x) 6 1.
4
Z π Z π Z π
4 4 4
2k 2k +2
1 + tan2 (x) tan2k (x) dx.
3.a. Soit k ∈ N. Alors Ik +Ik +1 = tan (x) dx+ tan (x) dx =
0 0 0
Mais nous savons que x 7→ 1 + tan2 (x) est la dérivée de tan. Détails
1 On a reconnu une fonction
Et donc une primitive de x 7→ 1 + tan2 (x) tan2k (x) est x 7→ tan2k+1 (x).
2k + 1 de la forme u 0u n , dont une
n+1
Et donc primitive est un+1 .
# π4
1 1 1
"
Ik + Ik+1 = tan2k +1 (x) = (1 − 0) = .
2k + 1 0 2k + 1 2k + 1
3.b. On en déduit que pour n ∈ N,
n n
(−1)k
(−1)k (Ik + Ik +1 )
X X
=
2k + 1
k =0 k =0
n n
(−1)k Ik + (−1)k Ik +1
X X
=
k =0 k =0
n n+1
(−1)k Ik + (−1)i−1 Ii
X X
=
k =0 i=1
n n+1
(−1)k Ik − (−1)i Ii = I 0 + (−1)n In+1 .
X X
=
k =0 i=1
3.c. Soit n ∈ N. Puisque pour tout x ∈ 0, π4 , tan2n (x) = (tann (x))2 > 0, par positivité de
Z π
4
3 Formulation savante de
l’intégrale , In =
3 tan2n (x) dx > 0.
0 «l’intégrale d’une fonction
1 1 positive est positive.»
Par la question 2.a, on a donc, pour tout n ∈ N, 0 6 In 6 − In+1 6 .
2n + 1 |{z} 2n + 1
>0
Et donc par le théorème des gendarmes, lim In = 0.
n→+∞
3.d. On a donc, pour tout n ∈ N, −In+1 6 (−1)n In+1 6 In+1 , et donc par le théorème des
B Attention !
gendarmes, lim (−1)n In+1 = 0.
n→+∞ Ne pas conclure trop rapide-
On en déduit donc par passage à la limite dans l’égalité de la question 2.b que ment «pas produit de limites»,
n Z π la suite de terme général
X (−1)k 4 π (−1)n n’a pas de limite en
lim = I0 = 1 dt = . +∞. Nous utilisons ici le fait
n→+∞ 2k + 1 0 4
k =0 qu’elle est bornée, à valeurs
dans [−1, 1].
Partie II. Quelques résultats préliminaires
4.a. Soit k un entier supérieur ou égal à 2. Alors
Détails
1 1 k − (k − 1) 1 1
− = = > 2. k (k − 1) 6 k 2 , donc par
k −1 k k(k − 1) k(k − 1) k passage à l’inverse...
an ` 3
4.d. On a donc bn = a 2n+1 − −→ ` − = `.
4 n→+∞ 4 4
5.a. Puisque m est pair, il existe i ∈ Z tel que m = 2i, et de même, n étant impair, il existe j ∈ Z
tel que n = 2j + 1.
Et puisque m 6 n, alors i 6 j. Regroupons alors deux par deux les termes de la somme :
n j j
(−1)k pk = (pm −pm+1 )+(pm+2 −pm+3 )+· · ·+(pn−1 −pn ) =
X X X
(−1)2` p2` + (−1)2`+1p2`+1 = (p2` −p2`+1 ).
k =m `=i `=i
Mais puisque les pk sont dans l’ordre décroissant, pour tout ` ∈ ni, jo,
p2`+1 6 p2` ⇔ p2` − p2`+1 > 0.
n
(−1)k pk .
X
Et donc ceci prouve déjà que 0 6
k =m
Pour l’autre inégalité, il faut procéder suivant le même principe, mais en regroupant cette
fois un terme pair avec le terme impair qui le précède.
Plus précisément :
n j
(−1)k pk = pm +
X X
(−p2`−1 + p2` ) −pn 6 pm − pn 6 pm .
k =m `=i+1
| {z }
60
5 Le cas n = m ne demande
5.b. Si m et n sont pairs cette fois, disons5 avec m < n, donc m + 2 6 n, on a cette fois un nombre
impair de termes, donc il ne suffit pas de les regrouper par deux. Mais on peut noter que pas beaucoup d’efforts...
n n−1
(−1)k pk = (−1)k pk + pn
X X
k=m k =m
et que m est pair et n − 1 est impair, si bien que le résultat de la question précédente
n
(−1)k pk > 0 + pn > 0.
X
s’applique, et donc
k =m
Par contre cela ne nous fournit pas l’autre inégalité. Pour cela, écrivons
n
(−1)k pk = pm + (−pm+1 + pm+2 ) + · · · + (−pn−1 + pn ) 6 pm .
X
k=m
| {z } | {z }
60 60
5.c. Si m est pair, on a déjà répondu puisque la somme est positive, si bien que
n n
(−1)k pk = (−1)k pk 6 pm .
X X
k =m k =m
n
(−1)k pk 6 pm+1 − pm 6 0.
X
Et donc −pm 6
k =m
n n
(−1)k pk = − (−1)k pk 6 pm .
X X
Et ainsi,
k =m k=m
6. Majoration des sommes partielles de la série harmonique
1 1 1
6.a. La fonction t 7→ est décroissante sur [k − 1, k], et donc pour tout t ∈ [k − 1, k], 6 .
t Z k Z k k t Astuce
dt dt Pour a 6 b et λ ∈ R,
Donc par croissance de l’intégrale, 6 .
k −1 k k −1 t
Z b
λ dt = λ(b − a).
1 1
Or l’intégrale de gauche est l’intégrale d’une constante : elle vaut (k − (k − 1)) = . a
Essayez de le visualiser gra-
k k
Z k phiquement en terme d’aire
1 dt (d’un rectangle) plutôt que
Et donc 6 .
k k −1 t d’utiliser une primitive...
+∞
X 1
Partie III. Calcul de ζ (2) = .
k=1
k2
7.a. Soit n ∈ N∗ . Alors
n
(−1)k X (−1)k
−1
X
cn = + Relation de Chasles.
2k + 1 2k + 1
k =−n k =0
n n
X (−1)−` X (−1)k ` = −k.
= +
`=1
1 − 2` 2k + 1
k =0
n−1 n
X (−1)i+1 X (−1)k i = ` − 1.
= +
i=0
−2i − 1 2k + 1
k =0
n−1 n n
X (−1)i X (−1)k X (−1)k (−1)n
= + =2 −
i=0
2i + 1 2k + 1 2k + 1 2n + 1
k =0 k =0
1 (−1)n 1 (−1)n
Or, − 6 6 , si bien que par le théorème des gendarmes, lim = 0,
2n + 1 2n + 1 2n + 1 n→+∞ 2n + 1
n k
X (−1) π π
et donc en utilisant le résultat de la question 3, lim c n = 2 lim =2 = .
n→+∞ n→+∞ 2k + 1 4 2
k =0
7.b. Sur le même principe, pour n ∈ N∗ , on a
n −1 n n−1
X 1 X 1 X 1 X 1 1 3
dn = + = b n + = b n + = 2bn − −→ `.
k =0
(2k + 1) k =−n (2k + 1)
2 2
`=1
(1 − 2k)2
i=0
(−1 − 2i)2 (2n + 1) n→+∞ 2
2
8.a. Soit n ∈ N∗ . On a
n 2 n n
X (−1)k + X (−1)i + * X (−1)j +
c n2 = * =*
,k =−n 2k + 1 - ,i=−n 2i + 1 - ,j=−n 2j + 1 -
. /
X (−1)i+j
=
−n6i, j 6n
(2i + 1)(2j + 1)
Détails
n
X (−1)2i X (−1)i+j On a séparé les termes pour
= + lesquels i = j de ceux pour
i=−n
(2i + 1)2 −n6i, j 6n (2i + 1)(2j + 1)
i ,j lesquels i , j.
X (−1)i+j
= dn + .
−n6i, j 6n
(2i + 1)(2j + 1)
i ,j
1 1 1 1 2j − 2i 1 1
!
− = = .
j − i 2i + 1 2j + 1 j − i (2i + 1)(2j + 1) 2 (2i + 1)(2j + 1)
1 (−1)i+j 1 1
X !
c n2 = dn + − .
2 −n6i, j 6n
j −i 2i + 1 2j + 1
i ,j
1 X (−1)i+j 1 1
!
c n2 − dn = −
2 −n6i, j 6n j − i 2i + 1 2j + 1
j ,i
1 X (−1)i+j 1 1 X (−1)i+j 1
= − Détails
2 −n6i, j 6n
j − i 2i + 1 2 −n6i, j 6n
j − i 2j + 1 On a simplement renommé
j ,i j,i
nos variables dans la seconde
1 X (−1)i+j 1 1 X (−1)i+j 1 somme : i devient j et vice-
= − versa.
2 −n6i, j 6n
j − i 2i + 1 2 −n6i, j 6n
i − j 2i + 1
j ,i j,i
1 X (−1)i+j 1 1 X (−1)i+j 1
= +
2 −n6i, j 6n
j − i 2i + 1 2 −n6i, j 6n
j − i 2i + 1
j ,i j,i
X (−1)i+j
= .
−n6i, j 6n
(j − i)(2i + 1)
i ,j
n−i n−i
(−1)k (−1)k X (−1)k
X −1
X
= = + Relation de Chasles.
k k k
k =−n−i k =−n−i k =1
k ,0
n+i n−i Chgt d’indice
X (−1)−` X (−1)k
= + Dans la première somme, on
`=1
−` k a posé ` = −k.
k =1
n−i n+i n−i
` (−1)` X (−1) k
X (−1) X
=− − + Relation de Chasles.
` ` k
`=1 `=n−i+1 k =1
n+i
X (−1)k +1
= .
k
k=n−i+1
Hn Hn ln n + 1
10. D’après la question 6, on a 0 6 6 6 .
n+1 n n
Donc pour n ∈ N∗ , il vient
4 4(ln n + 1) 4(ln n + 1)
c n2 − dn 6 |c n2 − dn 6 Hn 6 6
n+1 n+1 n
et de même,
4(ln n + 1)
c n2 − dn > −|c n2 − dn | > − .
n
ln n
Puisque lim = 0, par le théorème des gendarmes, lim c n2 − dn = 0.
n→+∞ n n→+∞
π 2
Et donc dn = (dn − c n2 ) + c n2 −→ 0 + .
n→+∞ 4
3 3 π2
Puisque nous avons prouvé à la question 7.b que dn −→ `, on a donc ` = , si bien
n→+∞ 2 2 4
π 2 3π 2 π 2
que ` = . Et donc bn −→ = .
6 n→+∞ 4 6 8
n n
X π2 X 1 π2
Soit encore lim et lim = .
n→+∞
k =1
6 n→+∞ (2k + 1)2
k =0
8