1.
1 — Définition et finalité
Qu'est-ce que la comptabilité de l'État ?
La comptabilité de l'État est l'ensemble des techniques d'enregistrement et de présentation
des opérations financières et patrimoniales de l'État. Sa finalité est la description et le
contrôle des opérations, ainsi que l'information des autorités de contrôle et de gestion.
Elle est organisée pour permettre :
La connaissance et le contrôle des opérations budgétaires et de trésorerie
La connaissance de la situation du patrimoine
Le calcul d'un prix de revient, du coût et du rendement de service
La détermination des résultats annuels
L'intégration dans la comptabilité nationale
Toutes analyses économiques et financières (ratios, tableaux de bord)
1.2 — Trois directives UEMOA (26 juin 2009)
Directive Objet Disposition clé
N°06/2009 Loi de finances Art. 71 : « l'État tient une comptabilité budgétaire ET une comptabilité générale »
N°07/2009 Règlement Général sur la Art. 76 §4 : la comptabilité générale est une comptabilité d'exercice retraçant 5
Comptabilité Publique (RGCP) catégories d'opérations
N°09/2009 Plan Comptable de l'État (PCE) Art. 6 : les opérations sont rattachées à l'exercice indépendamment de leur date
d'encaissement ou de décaissement
Au Burkina Faso : décret n°2016-598/PN/PM/MINEFID du 08 juillet 2016 portant RGCP –
articles 128 et suivants.
1.3 — Les quatre composantes de la comptabilité de l'État
Composante Tenue par Caractéristique
Comptabilité Ordonnateur (recettes) + Comptables Fondée sur les flux de
budgétaire (encaissements/paiements) trésorerie (encaissements et
paiements effectifs)
Comptabilité Comptables publics (comptables directs du Comptabilité d'exercice, règles
générale Trésor + comptables des administrations du SYSCOA, en partie double
financières)
Comptabilité — Normes définies par le Ministre
analytique des Finances
Comptabilité Comptables des matières nommés par le Comptabilité d'inventaire des
des matières Ministre biens matériels et titres
1.4 — Différence fondamentale : budgétaire vs générale
Comptabilité budgétaire : tenue sur la base des encaissements et des paiements. Elle suit
les flux de trésorerie réels. L'ordonnateur y retrace les engagements, liquidations et
ordonnancements.
Comptabilité générale : tenue sur la base des droits constatés. Elle enregistre les opérations
au titre de l'exercice auquel elles se rattachent, même si le flux financier n'a pas encore eu
lieu. C'est une comptabilité d'exercice.
Exemple : une recette fiscale est enregistrée en comptabilité générale dès la déclaration de
l'impôt, pas à la date de son encaissement effectif.
2.1 — Le principe fondateur : la partie double
Définition : La comptabilité générale de l'État est tenue selon le principe de la partie double.
Toute opération enregistrée au débit d'un compte est simultanément portée au crédit d'un
ou plusieurs autres comptes pour un montant équivalent, et inversement.
Ce principe garantit l'équilibre permanent des comptes et permet de détecter les erreurs. Il
constitue le socle de toute la mécanique comptable.
2.2 — Les autres principes comptables (à définir pour l'examen)
Principe de la prudence
C'est l'appréciation raisonnable des évènements et des opérations afin d'éviter de
transférer sur les exercices futurs les incertitudes présentes susceptibles de grever le
patrimoine et les résultats de l'exercice. Ce principe préside au calcul des provisions.
En pratique : si un risque de perte est probable, il faut le constater immédiatement par une
provision, même si la perte n'est pas encore certaine.
Principe de la permanence des méthodes
Les règles et méthodes appliquées (présentation et évaluation) doivent rester identiques
d'un exercice à l'autre. Les méthodes comptables ne doivent pas être modifiées sauf si l'État
enregistre un changement substantiel ou exceptionnel de son activité.
Ce principe assure la comparabilité des états financiers dans le temps.
Principe de l'intangibilité du bilan d'ouverture
Le bilan d'ouverture d'un exercice doit obligatoirement correspondre au bilan de clôture
détaillé de l'exercice précédent. Aucune écriture ne peut modifier le bilan d'ouverture.
Ce principe assure la continuité et la cohérence entre deux exercices consécutifs.
Principe de la spécialisation des exercices
Il impose de ne rattacher à un exercice que les produits et les charges qui le concernent,
quel que soit leur date de paiement ou d'encaissement. C'est le fondement de la
comptabilité d'exercice.
Concrètement : une charge engagée en décembre mais payée en janvier doit être
comptabilisée dans l'exercice de décembre.
Principe de la transparence
La comptabilité doit fournir une description adéquate, régulière, claire, précise et
sincère des évènements, opérations et situations se rapportant à l'exercice.
Il implique trois obligations :
La conformité aux règles du SYSCOA et de la comptabilité publique
La présentation et la communication claire des informations
Le respect de la règle de non-compensation (on ne compense pas une recette et une
dépense sur le même compte, sauf autorisation légale ou contractuelle)
Autres principes transversaux
Sécurité : protection des données comptables contre toute altération
Pérennité : conservation durable des informations comptables
Irréversibilité : une écriture passée ne peut être effacée, seulement contre-passée
2.3 — Les trois catégories d'opérations comptables
Comptes
Catégorie Définition
mobilisés
Opérations non Opérations qui font jouer entre elles les comptes de bilan sans Classes 1, 2, 3,
budgétaires impact sur les recettes ou dépenses du budget. Comprend les 4, 5
opérations de trésorerie et les opérations d'ordre.
Opérations Opérations d'exécution de la loi de finances : recettes et Classes 1, 2, 6,
budgétaires dépenses budgétaires. 7
Opérations Amortissements, provisions, régularisations de fin d'exercice. Classes 6, 7, et
relatives aux comptes de
résultats bilan
Les opérations de trésorerie (détail)
Elles concernent :
Les encaissements et décaissements
L'approvisionnement et le dégagement des caisses publiques
L'escompte et l'encaissement des traites et obligations émises au profit de l'État
La réception et la gestion des fonds des correspondants du Trésor
Les tirages sur financements extérieurs, l'émission et le remboursement d'emprunts
publics
Les opérations de prêts et avances
L'encaissement des produits des cessions d'actifs
3.1 — Les 8 classes du cadre comptable
Classe Intitulé Nature
1 Ressources à moyen et long terme
2 Immobilisations
3 Stocks en cours et comptes internes Comptes de bilan
4 Comptes de tiers
5 Comptes de trésorerie
6 Charges Comptes de gestion
7 Produits
8 Engagements hors bilan Hors bilan
3.2 — Numérotation des comptes (décimalisation)
Les comptes sont numérotés selon le principe de la décimalisation : chaque niveau subdivise
le niveau
supérieur.
Comptes principaux : 2 chiffres (ex : 41 = Clients et comptes rattachés)
Comptes divisionnaires : 3 chiffres (ex : 411 = Clients, créances sur ventes)
Sous-comptes : 4 chiffres ou plus, jusqu'au niveau élémentaire utile (ex : 4111 =
débiteurs ordinaires)
Les spécifications numériques sont des informations chiffrées accompagnant certaines
écritures : elles indiquent le code du comptable destinataire (pour les comptes de transfert)
ou l'imputation budgétaire (pour les comptes de dépenses).
3.3 — Les comptables et leur rôle
Comptes
Type de comptable Rôle
utilisés
Comptable non Exécute les opérations localement et transfère les Classes 3, 4, 5
centralisateur opérations au centralisateur
Comptable Regroupe les opérations de plusieurs non-centralisateurs Classes 3, 4, 5
centralisateur
Comptable principal Tient la comptabilité générale complète de l'État, produit Toutes les
les états financiers classes
3.4 — Règlements entre comptables publics
Deux situations déclenchent des règlements entre comptables :
Encaissement de recettes ou paiement de dépenses pour le compte d'un autre
comptable
Mouvements de fonds entre comptables (approvisionnement/dégagement de caisse)
Supports de transfert :
Les opérations de transfert sont formalisées par des supports de transfert ou de
mouvements de fonds, qui circulent :
Des comptables non centralisateurs vers les comptables centralisateurs (et vice versa)
Des comptables centralisateurs vers les comptables principaux (et vice versa)
4.1 — Schéma général des recettes budgétaires
Recettes fiscales
Enregistrées au moment de la déclaration ou de l'avis d'imposition :
Avis d'imposition : D/ 41 (contribuables) — C/ 71 (recettes fiscales)
Règlement financier : D/ 512 ou 531 — C/ 41
Recettes de produits et services
Prise en charge du titre : D/ 4111 — C/ 70 (sous-compte)
Règlement financier : D/ 521 ou 531 — C/ 4111
Recettes non fiscales
Titre de recettes : D/ 41 (sous-compte) — C/ 72 (sous-compte)
Règlement financier : D/ 512 ou 531 — C/ 41
4.2 — Schéma général des dépenses budgétaires
Dépenses de fonctionnement
Prise en charge (visa "Bon à payer") : D/ 60, 61, 62 — C/ 4011
Règlement financier : D/ 4011 — C/ 512
Dépenses de personnel (salaires)
Prise en charge : D/ 6611 — C/ 4211
Règlement financier : D/ 4211 — C/ 512
Transferts de subventions
Prise en charge : D/ 63 — C/ 4431 / 4432 / 4433
Règlement financier : D/ 4431 ou 4432 — C/ 512
Dépenses d'investissement
Écat de liquidation : D/ 2 (sous-compte) — C/ 402 (fournisseur d'investissement)
Règlement financier : D/ 402 — C/ 512
4.3 — Recettes encaissées avant émission du titre (procédure en 4 étapes)
Principe : Certaines recettes sont encaissées avant que l'ordonnateur n'émette un titre de
recettes. Dans ce cas, une procédure de régularisation en 4 étapes est obligatoire.
1. Étape 1 – Encaissement sur base d'états de versement :
1. D/ Compte financier (caisse, banque) — C/ 4711 « débiteurs divers »
2. Étape 2 – Déclaration à l'ordonnateur : l'agent comptable transmet un bordereau
récapitulatif et les copies des états de versement pour susciter l'émission d'un titre de
régularisation.
3. Étape 3 – Prise en charge du titre de régularisation :
D/ Comptes de tiers débiteurs (411, 44, 45, 47...) — C/ Comptes de produits (cl. 7, 1...)
4. Étape 4 – Apurement du compte d'imputation provisoire 4711 :
D/ 4711 « débiteurs divers » — C/ Comptes de tiers débiteurs (411, 44, 45, 47...)
À retenir : le compte 4711 est un compte d'imputation provisoire. Il doit toujours être apuré
à la fin du processus pour ne laisser aucun solde.
4.4 — Encaissement par chèque (3 phases + rejet)
Phase 1 – Réception du chèque : D/ 513 Chèques à encaisser — C/ Compte de tiers concerné
Phase 2 – Dépôt au compte Trésor : D/ 514 Chèques à l'encaissement — C/ 513 Chèques à
encaisser Phase 3 – Réception de l'avis de crédit : D/ 521 (banques locales) ou 525 (Trésor)
ou 531 (CCP) — C/ 514 CAS DE REJET : D/ Compte chèque rejeté (511.2) — C/ 514 Chèques à
l'encaissement → Régularisation en numéraire : D/ Caisse — C/ 511.2 → Régularisation par
chèque : D/ 513 — C/ 511.2
4.5 — Mouvements internes de trésorerie
Dégagement de caisse (caisse → banque) : D/ 58 (sous-compte) — C/ 53 Caisse Réception
côté banque : D/ 512 Banque — C/ 581 Approvisionnement de caisse (banque → caisse) : D/
53 Caisse — C/ 390.32 (mouvements de fonds)
5.1 — Le Compte Général de l'Administration des Finances (CGAF)
Le CGAF est établi par le Ministre des Finances (en qualité d'ordonnateur principal du
budget) dans les six mois suivant la clôture de l'année financière, soit au plus tard le 30 juin.
Il est provisoirement arrêté par décret en Conseil des ministres et produit au juge des
comptes à l'appui du projet de loi de règlement.
Il comprend :
La balance générale des comptes du Trésor
Le développement des recettes budgétaires
Le développement des dépenses budgétaires
Le développement des opérations des comptes spéciaux du Trésor
Les éléments d'éclairement de la gestion administrative et financière
5.2 — Les documents comptables obligatoires
1. Les journaux divisionnaires
Registres dans lesquels sont enregistrées chronologiquement, au jour le jour, toutes les
opérations de l'exercice. Ils sont arrêtés en fin de journée. Il en existe plusieurs par type
d'opération (journal des recettes, journal des dépenses, journal banque, journal caisse,
journal des opérations diverses).
2. Le journal centralisateur
Registre qui regroupe les opérations de tous les journaux divisionnaires, à raison d'une ligne
par journal et d'un total par compte élémentaire. Il fait apparaître la totalité de la
comptabilité générale du poste et le cumul des écritures depuis le 1er jour de l'exercice.
3. La balance générale
État récapitulatif établi obligatoirement en fin de chaque mois et en fin d'exercice. Pour
chaque compte, elle fait apparaître :
Le solde débiteur ou créditeur au début de l'exercice
Le cumul des mouvements débiteurs de la période
Le cumul des mouvements créditeurs de la période
Le solde débiteur ou créditeur à la date considérée
4. Le livre d'inventaire
Constitué du bilan, du compte de résultat et du résumé des flux de gestion internes. Il est
établi en fin d'exercice après les opérations d'inventaire (amortissements, provisions,
régularisations).
5.3 — Les cinq états financiers de l'État
a) Le Bilan
Tableau de situation nette qui présente l'actif et le passif de l'État à une date donnée (clôture
d'exercice).
Actif : actif immobilisé + actif circulant hors trésorerie + trésorerie + comptes de
régularisation d'actifs
Passif : dettes financières + dettes non financières (hors trésorerie) + provisions pour
risques et charges + trésorerie + comptes de régularisation de passif
b) Le Compte de résultat
Présente les charges et les produits de l'exercice. La différence donne le résultat de
l'exercice (excédent ou déficit).
Charges classées par nature : fonctionnement, interventions, opérations financières
Produits : produits fiscaux et autres produits
Les dotations aux amortissements et provisions sont imputées aux charges
correspondantes
c) Le Tableau des flux de trésorerie
Présente les entrées et sorties de trésorerie classées en trois catégories : flux liés à
l'activité, flux liés aux investissements, flux liés au financement.
Il permet de calculer trois soldes significatifs :
L'excédent de trésorerie définitive
L'excédent de trésorerie après investissement
La variation de trésorerie de l'exercice
d) Le TOFE (Tableau des Opérations Financières du Trésor)
Présente les opérations financières du Trésor permettant d'analyser les besoins de
financement de l'État.
e) L'état annexé
Fournit toutes les informations complémentaires nécessaires à la bonne compréhension
des autres états financiers.
5.4 — Comptabilité des matières, valeurs et titres
La comptabilité des matières est une comptabilité d'inventaire qui a pour objet la
description des existants et des mouvements de sortie concernant les biens physiques et
valeurs de l'État.
Elle porte sur :
Les immobilisations corporelles et incorporelles
Les stocks (marchandises, fournitures, produits finis, emballages...)
Les matériels et objets mobiliers
Les titres nominatifs et valeurs diverses appartenant ou confiés à l'État
Les formules, titres, tickets, timbres et vignettes destinés à l'émission et à la vente
Elle est tenue en partie simple ou en partie double par des comptables des
matières nommés par le Ministre des Finances, qui sont personnellement et
pécuniairement responsables des mouvements qu'ils ordonnent.
Sujet 1
Définissez la comptabilité générale de l'État et distinguez-la de la comptabilité
budgétaire. Quelles sont les opérations qu'elle a pour objet de retracer ?
I. Définition
La comptabilité générale de l'État est une comptabilité d'exercice, fondée sur la technique
des droits constatés. Elle enregistre les opérations au titre de l'exercice auquel elles se
rattachent, indépendamment de leur date d'encaissement ou de décaissement (Art. 6,
Directive 09/2009/UEMOA). Elle est tenue par les comptables directs du Trésor et les
comptables des administrations financières, selon les règles du SYSCOA et en partie double.
II. Distinction avec la comptabilité budgétaire
La comptabilité budgétaire est fondée sur les flux de trésorerie : elle enregistre les
recettes au moment de l'encaissement effectif et les dépenses au moment du
paiement effectif.
La comptabilité générale est fondée sur les droits constatés : elle rattache les
opérations à l'exercice économique, qu'elles soient réglées ou non.
III. Opérations retracées par la comptabilité générale
Les opérations budgétaires (recettes et dépenses)
Les opérations de trésorerie
Les opérations faites avec des tiers
Les opérations d'attente et de régularisation
Les mouvements du patrimoine et des valeurs
Les flux de gestion internes : amortissements, provisions, produits et charges
rattachés
Sujet 2 – Cours Présentez et définissez les six principaux principes comptables de la
comptabilité générale de l'État.
a comptabilité générale de l'État repose sur six principes fondamentaux :
1. Partie double : Toute opération enregistrée au débit d'un compte est portée au crédit
d'un ou plusieurs autres comptes pour un montant équivalent, et inversement. Ce
principe garantit l'équilibre permanent des comptes.
2. Prudence : Appréciation raisonnable des événements et opérations pour éviter de
transférer aux exercices futurs les incertitudes présentes. Ce principe fonde le calcul
des provisions.
3. Permanence des méthodes : Les règles de présentation et d'évaluation restent
identiques d'un exercice à l'autre, sauf changement substantiel d'activité. Il assure la
comparabilité des états financiers.
4. Intangibilité du bilan d'ouverture : Le bilan d'ouverture d'un exercice correspond
obligatoirement au bilan de clôture de l'exercice précédent.
5. Spécialisation des exercices : On rattache à un exercice uniquement les produits et
les charges qui le concernent. C'est la traduction pratique de la comptabilité
d'exercice.
6. Transparence : La comptabilité doit fournir une description adéquate, régulière,
claire, précise et sincère des opérations. Elle implique la conformité au SYSCOA, la
communication claire des informations et le respect de la non-compensation.
Sujet 3 – Cours Qu'est-ce que le Compte Général de l'Administration des Finances ? Quelle
est sa composition et dans quel délai est-il produit ?
Le CGAF est un document de reddition des comptes établi par le Ministre des Finances en
qualité d'ordonnateur principal du budget de l'État.
Délai : Il doit être établi dans les six mois suivant la clôture de l'année financière, soit au
plus tard le 30 juin de l'année suivante. Il est provisoirement arrêté par décret pris en Conseil
des ministres, puis transmis au juge des comptes à l'appui du projet de loi de règlement.
Composition :
La balance générale des comptes du Trésor
Le développement des recettes budgétaires
Le développement des dépenses budgétaires
Le développement des opérations constatées aux comptes spéciaux du Trésor
Des éléments propres à éclairer l'examen des faits relatifs à la gestion administrative
et financière et à en compléter la justification
Sujet 4 – Pratique La Trésorerie Régionale du Centre reçoit un chèque de 5 000 000 F CFA
d'un contribuable en règlement d'un impôt. Décrivez les trois phases d'enregistrement et
traitez le cas où le chèque serait rejeté par la banque.
Phase 1 – Réception du chèque (quittance remise au contribuable) :
D/ 513 Chèques à encaisser 5 000 000 C/ 41 Contribuables 5 000 000 (Journal banque –
réception du chèque)
Phase 2 – Dépôt du chèque dans le compte Trésor (quittance délivrée par la banque) :
D/ 514 Chèques à l'encaissement 5 000 000 C/ 513 Chèques à encaisser 5 000 000 (Journal
banque – remise en banque)
Phase 3 – Réception de l'avis de crédit :
D/ 525 Trésor (compte courant) 5 000 000 C/ 514 Chèques à l'encaissement 5 000 000
(Journal banque – avis de crédit)
Cas de rejet du chèque :
Constatation du rejet : D/ 511.2 Chèques rejetés 5 000 000 C/ 514 Chèques à l'enc. 5 000 000
Régularisation par nouveau chèque : D/ 513 Chèques à encaisser 5 000 000 C/ 511.2
Chèques rejetés 5 000 000 Régularisation en numéraire (espèces) : D/ 531 Caisse 5 000 000
C/ 511.2 Chèques rejetés 5 000 000
Sujet 5 – Présentez les écritures comptables chez un comptable principal pour : (a) le
paiement d'une dépense de fonctionnement de 2 000 000 F CFA ; (b) le paiement des
salaires des agents pour 15 000 000 F CFA ; (c) une dépense d'investissement de 50 000 000 F
CFA.
(a) Dépense de fonctionnement (2 000 000 F) :
Prise en charge du mandat (visa "Bon à payer") : D/ 60/61/62 Charges de fonctionnement 2
000 000 C/ 4011 Fournisseurs 2 000 000 Règlement financier : D/ 4011 Fournisseurs 2 000
000 C/ 512 Banque 2 000 000
(b) Paiement des salaires (15 000 000 F) :
Prise en charge : D/ 6611 Traitements et salaires 15 000 000 C/ 4211 Personnel —
rémunérations 15 000 000 Règlement financier : D/ 4211 Personnel — rémunérations 15 000
000 C/ 512 Banque 15 000 000
(c) Dépense d'investissement (50 000 000 F) :
État de liquidation et mandats : D/ 2xx Immobilisations (sous-compte) 50 000 000 C/ 402
Fournisseurs d'investissement 50 000 000 Règlement financier : D/ 402 Fournisseurs
d'investissement 50 000 000 C/ 512 Banque 50 000 000