EXAMEN DU BACCALAUREAT
JUIN 2009 - SESSION PRINCIPALE
SECTIONS : MATHEMATIQUES ;
SCIENCES EXPERIMENTALES ;
SCIENCES TECHNIQUES
CORRIGE DE L’EPREUVE
DE SCIENCES PHYSIQUES
CHIMIE
Exercice 1 c- KI étant en excès, c'est le peroxodisulfate
de potassium qui est le réactif limitant
1-Les quantités de matière initiales des réactifs dans cette réaction totale. Il s'en suit :
sont : n(S2O82-)f = C1.V1 – xf = 0. D’où : .
- pour S2O82-, n1 = C1.V1
- pour I-, n2 = C2.V2 Avec xf = 10-3 mol et V1 = 20 mL, on trouve
D'après l'équation de la réaction, les C1 = 0,05 mol.L-1.
quantités de matière des constituants à 3-a- La vitesse v d’une réaction chimique est le
l’état final, sont : taux d'accroissement instantané de son
- pour I2 : n(I2)f = xf avancement x.
- pour SO42- : n(SO42-)f = [Link] A retenir : ne pas confondre la définition de la
- pour S2O82-, n(S2O82-)f = C1.V1 – xf dx
vitesse avec la formule qui la traduit : v = .
- pour I- : n(I-)f = C2.V2 – [Link] dt
Remarque : on peut répondre à la même b- Etant égale à la dérivée de l'avancement
question par recours au tableau x par rapport au temps, la vitesse v de la
d'avancement. réaction à un instant t donné se calcule
graphiquement comme étant la pente de
S2O8 2 - + 2 I - → I2 + 2 SO4 2 - la tangente à la courbe représentant x(t) au
point correspondant à cet instant t. Or, la
État du Avance Quantités de matière tangente à la courbe représentant n(t) dont
système ment x la pente est la plus élevée est celle au
n(S2O82-) n(I -) n(I2) n(SO42-)
point correspondant à l'instant t = 0 s.
initial 0 C1.V1 C2.V2 0 0 Donc, la vitesse de la réaction est
C2.V2 - maximale juste au début, soit à t = 0 s.
final xf C1.V1 - xf xf 2xf
2xf Pour déterminer la valeur de vmax, il suffit
de calculer la pente de la droite ∆,
2- a- xf = n(I2) final. Donc, c'est l'équation de la tangente à la courbe à t = 0 s.
tangente horizontale à la courbe : n(t 2 ) − n(t1 )
v max =
xf = n(I2)f = 10-3 mol. t 2 − t1
b- La réaction est totale. Donc, si l'iodure de
(1 − 0).10-3
potassium est le réactif limitant, il n'en A.N. : v max = = 2,5.10- [Link] -1
restera aucune trace à la fin. 4−0
Or, n(I-)f = C2.V2 – [Link] = 5.10-3 – 2.10-3 ≠ 0.
Donc, KI ne peut pas être le réactif
limitant. Exercice 2
1- Schéma de la pile
1
Ni spontanément. Autrement dit, c'est la
Co
réaction (2) qui a rendu la pile usée.
3-a- ∗ Ei = U0 = 0,01 V > 0. Donc, c’est la
Ni2+ Co2+ réaction (1) qui se produit
Pont salin spontanément.
∗ Dans ces conditions, on a :
Symbole : Ni Ni2+ Co2+ Co.
Ni 2+
2- a- La constante d'équilibre relative à la o
Ei = E - 0,03log 0
.
Ni 2+ Co2+
0
éq
réaction (1) s'écrit : K 1 = Ce qui donne :
Co 2+
éq Ni 2+ E i − Eo
0
A.N. : K1 = 0,215 log = = - 1.
Co 2+ 0,03
Attention : dans l'écriture de l'expression de la 0
constante d'équilibre, ne pas oublier de Ni 2+
Ni 2+
préciser que les concentrations mises en jeu log 0
<0 ⇔ 0
<1
Co
2+
Co 2+
sont celles de l'équilibre : [Ni2+]éq ; [Co2+]éq … 0 0
Pour la réaction (2) : K 2 =
1
, Ni 2+
K1
0
< 1 ⇔ Ni 2+ < Co 2+
Co 2+ 0 0
d'où : K2 = 4,65 0
b- ∗ La fem E de la pile s’écrit : b-
. Ni + Co 2+ → Ni2+ +
Co
Or, à l’équilibre, E = 0 V. Avancement Concentrations (mol.L-1)
D’où, E° = 0,03 log K1. État du
volumique
Avec K1= 0,215, on obtient : E° = - 0,02 V. système [Co2+] [Ni2+]
y
∗ E° = E°(Co) - E°(Ni) < 0 ⇔ E°(Co) < État
E°(Ni) 0 [Co2+]0 [Ni2+]0
initial
Donc, le cobalt est plus réducteur que le État
nickel. yf [Co2+]0 - yf [Ni2+]0 + yf
final
c- Reconnaître la réaction qui a rendu la pile
usée, c'est-à-dire la réaction qui marché
dans la pile, revient à trouver le signe de On a et
sa fem E initiale. d’après 3-a- , on a : , d'où :
Ni
2+
Ei = Eo - 0,03log 0
Co
2+
0
Or, [Ni2+]0 = [Co2+]0. Il s'en suit : Ei = E° < 0. Ce qui donne :
Donc, c'est la réaction (2) qui a rendu la
pile usée.
Autre méthode :
La fonction des concentrations relative à la D’où
Ni 2+
[Ni2+]f ≈ 2,[Link]
réaction (1) s’écrit : π1 = 2+ .
Co c-
Or, initialement, on a : Avec , on
[Ni2+] = [Co2+] ⇒ π1 = 1 obtient
Ainsi, on a : π1 > K1. Par suite, c'est la yf = 11,65.10-3 mol . L-1.
réaction (2) qui s'est produite
2
PHYSIQUE
Exercice 1 La pente p de la tangente (∆) au
chronogramme de uC à l'instant t = 0
I-1-a- En plaçant le commutateur K en position du
(1), le condensateur, initialement déchargé, est égale à ( C ) t = 0 .
dt
se charge à travers le résistor de résistance
du C E - τt E E
R1 : c’est le phénomène de charge du p=( )t = 0 = (e ) t = 0 = ⇔ τ =
condensateur. dt τ τ p
b- 1ère méthode
Etant une portion de droite linéaire
F A
(passant par l'origine), la tangente
uR1 i E
(∆) a pour équation : u(t) = t,
E uC τ
équation d'après laquelle on
constate que u(τ) = E.
B Donc, la valeur de τ est l'abscisse
D'après la loi des mailles, on a : 0,025 s du point de la tangente (∆),
E – uR1 – uC = 0 (1), où uR1 = uFA et uC = uAB. d'ordonnée 5V :
En choisissant comme sens de courant, τ = 0,0 25 s
celui orienté du point A vers le point B à 2 ème méthode
l'extérieur du générateur et comme charge u(t 2 ) - u(t1 )
Graphiquement, p = .
q du condensateur, la charge portée par t 2 - t1
l'armature située du côté de A, on a : En choisissant sur la tangente (∆) les
uR1 = R1i et . points d'abscisses t1 = 0 s et t2 = 0,025 s
par exemple, on trouve qu'il leur
⇔ R1i + uC = E (1) correspond respectivement u(t1) = 0 V
Or, q = [Link]. et u(t2) = 5 V, d'où :
Donc, . p = 200 V.s-1.
E
L'équation (1) s'écrit alors : Sachant que E = 5 V, la formule τ =
duC p
τ +u C = E, avec τ = R1C . donne: τ = 0,025 s
dt
- t 3me méthode
duC E - τt
c- uC = E(1 - e ) et
τ
= e . Pour t = τ, on a uC(τ) = E ( 1 – e-1 ) = 0,63. E
dt τ Avec E = 5 V, on a uC(τ) = 3,15 V.
du C
En remplaçant uC et par leur τ est alors l'abscisse du point du
dt chronogramme de uC, d'ordonnée 3,15 V.
expression en fonction du temps, dans le 1er Remarque
membre de l’équation différentielle, on Dans le cas de figure, cette 3e méthode est
vérifie qu'il est bien égal au second membre déconseillée, et ce à cause de la difficulté
E: de repérer, avec l'échelle choisie sur l'axe
t t
E - -
des ordonnées uC, la valeur 3,15 V.
τ. e τ
+ E(1 - e τ
)=E
τ ∗ Capacité du condensateur
2-a- ∗ Détermination graphique de τ τ
τ = R1C ⇔ C = ; A.N. : C = 0,5 µF
R1
3
b- ∗ On a t = 50 ms et τ = 25 ms ⇒ t = 2 τ. Il
s'en suit : = 0,864.E. ∗Pour déterminer graphiquement la
On a E = 5 V ⇒ uC (50 ms) = 4,32 V valeur de la pseudopériode T, il suffit de
∗ On a uC(50 ms) = 0,864.E < E, ce qui repérer deux maxima ou bien deux
signifie que le condensateur n’est chargé minima successifs de la même courbe (1
qu’à 86,4%, c'est-à-dire qu'il n’est pas ou bien 2) et calculer l'intervalle de temps
encore complètement chargé à t = 50 ms. qui les sépare. Pour ce, on les projette
orthogonalement sur l'axe des temps. On
II-1- Initialement, le condensateur est trouve alors : T = 4 ms.
complètement chargé, ce qui veut dire qu'à Remarque : T peut être aussi déterminée
l'instant où on bascule le commutateur en par le repérage de deux zéros successifs
K, la tension aux bornes du condensateur de la coube 1 ou bien la courbe 2 et au
est non nulle (uC = E = 5 V). niveau desquels la grandeur oscillante
Donc, la courbe 1 est le chronogramme de (uC ou bien u2) varie dans le même sens.
la tension uC . Autrement dit, la courbe 1
est visualisée sur la voie 1 de l’oscilloscope b- La période propre de l'oscillateur RLC
tandis que la courbe 2 est visualisée sur la série s'écrit :
voie 2 de l’oscilloscope. T02
T0 = 2π LC ⇔ L = .
2-a- ∗ D'après l'allure de la courbe 1, la tension 4π 2C
uC aux bornes du condensateur du circuit T2
R2LC série varie en l'absence de Or, T ≈ T0. Donc, on a L ;
4π 2C
générateur et change de signe à des A.N. : L = 0,8 H.
intervalles de temps successifs égaux.
Donc, le circuit R2LC série est le siège 3-a- On a : et , ce qui
d’oscillations libres.
De plus, la valeur maximale de la tension donne : .
uC (amplitude des oscillations) diminue
au cours du temps. Donc, ces oscillations
t (ms) T0 = 0 T1 = 3 T2 = 7
libres sont amorties.
Autre manière de répondre : uC (V) 5 0 0
D'après l'allure de la courbe 2, la tension uR2 (V) 0 0,32 0,25
u2 aux bornes du résistor de résistance R2 E (µJ) C= 6,25 E1 = 4,09 E2 = 2,50
varie en l'absence de générateur et
change de signe à des intervalles de b- L’énergie E n’est pas constante, elle
temps successifs égaux. Il en est de même diminue : E0 > E1 > E2 ⇔ le circuit R2LC
pour l'intensité i du courant parcourant le série est un système non conservatif.
circuit. Donc, le circuit R2LC série est le c- Entre les instant t1 et t2, la variation
siège d’oscillations libres. d’énergie ∆E vaut : E2 – E1 = - 1,59.10-6 J.
De plus, la valeur maximale de la tension cette diminution est due à une dissipation par
u2, et par suite celle de i diminuent au effet Joule dans le circuit R2LC : W = 1,59. 10-6 J.
cours du temps. Donc, ces oscillations
libres sont amorties.
r
Exercice 2 R du plan d'appui ; la force de
r r
frottement f ; la tension T du ressort ; la
1-a- Equation différentielle des oscillations r
Bilan des forces extérieures s'exerçant sur force excitatrice F .
r r
(S) : son poids P ; la réaction normale f est représenté avec un sens contraire
r
à celui de i en supposant que dans
4
cette position x de (S), le vecteur Par conséquent, l’équation différentielle
r r
vitesse v a le sens de i . devient :
D'après le théorème du centre d’inertie, on
∗ D'après cette équation différentielle, la
écrit pour (S) :
pulsation ωdes oscillations qui est elle-
même la pulsation de la force excitatrice
Par projection orthogonale sur l’axe (Ox), est égale à la pulsation propre ωo de
on obtient : -k .x - h.v + F = m. a. l'oscillateur : ω = ωo.
Avec et , on trouve : Par analogie électrique-mécanique, on
. en déduit qu'il s'agit d'une résonance de
vitesse.
En divisant le tout par m, cette équation
devient :
La dérivée de E par rapport au temps
d2 x 1 dx F m k
2
+ . + ω02 .x = ,où τ = et ω02 = est
dt τ dt m h m
.
b- x(t) = Xmsin(2πNt + ϕx) est une solution de D'où :
l’équation différentielle précédente. Ça
signifie que (S) oscille sinusoïdalement, à
Avec , on trouve :
la fréquence N de la force excitatrice. Donc,
il s'agit d'un régime forcé. ⇔ E est constante.
d- On a, ⇔
2-a- On a, F(t) = 1,1 sin2πNt. C’est une fonction
sinusoïdale de phase initiale nulle. Par suite, k
m=
la courbe 1 représente F(t). (2πN1 )2
1 A.N. : m = 0,4 kg
b- ∗ N1 =
T1
Avec T1= 0,8 s, valeur lue directement sur
Exercice 3
l'axe des temps, on trouve N1 = 1,25 Hz.
∗ Sur 1- 1er passage :
l'axe des "Quand la Terre tremble, les vibrations se
ordonné propagent dans toutes les directions…"
es, on lit 2e passage :
comme "Les ondes P vibrent dans leur direction de
valeur propagation"
maximale de f : fm = 1,1 N. Ou "tandis que les ondes S vibrent
fm perpendiculairement…"
∗ fm = hVm = 2πN1hXm, d’où : Xm =
2πN1h 2- la phrase "Les ondes P vibrent dans leur
direction de propagation" montre que les
A.N. : Xm 0,1 m
ondes P sont longitudinales ; la phrase
π
∗ . Par suite, ϕ x = ϕ v - "tandis que les ondes S vibrent
2
perpendiculairement et nous secouent
On a : f = - hv. Donc, ϕv = - ϕf . Or, d'après
horizontalement" montre que les ondes S
la courbe 2, ϕv = π rad ⇒ ϕf = 0 rad, d'où :
sont transversales.
3- D'après le texte, les ondes S nous secouent
c- ∗ Les chronogrammes de F et de f sont horizontalement lors d'un séisme parce
des sinusoïdes de même période et de qu'étant transversales, elles se trouvent
même amplitude, mais en opposition de engendrées par des vibrations
phase. Donc, on a : F+f = 0 ∀ t. perpendiculaires à la direction de
5
propagation, provoquant le cisaillement des roches.