Compta 2
Compta 2
sociales de Tétouan
la comptabilité générale
II
Présenté par: Professeur SEKAKI Yassine
2
Sommaire
• Chapitre 0 : les opérations de règlements
• Chapitre 1 : introduction aux travaux de fin d’exercice
• Chapitre 2 : les amortissements
• Chapitre 3 : les provisions
• Chapitre 4 : les régularisations
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Toutes les opérations réalisées par l’entreprise avec ses différents
partenaires (clients, fournisseurs, banques, état, etc.) doivent se solder
par des règlements.
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
1/ Les règlements en espèces :
Les opérations réglées en espèces doivent être comptabilisées dans le
compte 5161.
Ce compte est :
• Débité : du montant des espèces encaissées par l’entreprise (ventes,
versements des clients, retraits de la banque, autres recettes);
• Crédité : du montant des espèces décaissées (achats, règlements aux
fournisseurs, versements en banque, autres décaissements);
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Application :
Soit les opérations suivantes réalisées par une entreprise durant le mois d’avril de
l’année N :
• 02/04 : règlement des frais de téléphone en espèces de 600 dhs (T.T.C), TVA 20%
• 05/04 : versement au compte bancaire de l’entreprise de 6 000 dhs en espèces
• 10/04 : encaissement en espèces d’une créance client de 4 000 dhs
• 22/04 : Vente de marchandises de 9 000 dhs (T.T.C) réglées en espèces.
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Solution de l’application :
02-avr
61455 Frais de téléphone 500
34552 Etat TVA Récuperable/charges 100
5161 Caisse
05-avr
5141 Banque 6000
5161 Caisse 6000
10-avr
5161 Caisse 4000
3421 Clients 4000
22-avr
5161 Caisse 9000
7111 Ventes de M/es 7500
4455 Etat TVA Facturée 1500
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
2/ Les règlements par virement
Les opérations réglées par virement doivent être comptabilisées dans le
compte 5141.
Ce compte est :
• Débité : du montant des rentrées d’argent dans le compte bancaire de
l’entreprise
• Crédité : du montant des sorties d’argent du compte bancaire de
l’entreprise.
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Application :
Soit les deux opérations suivantes réalisées par une entreprise au mois
de juillet de l’année (N) :
• 15/07 : Encaissement d’une créance client de 20 000 dhs par virement
bancaire ;
• 22/07 : Règlement d’une dette fournisseur de 15 000 dhs par virement
bancaire.
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Solution de l’application :
15-juil
5141 Banque 20 000
3421 Client 20 000
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
3/ Les règlements par chèque
Le chèque est un écrit par lequel un client ordonne à sa banque de payer un montant
déterminé à son profit ou au profit d’une tierce personne.
Le chèque peut être payable :
• au porteur : il circule par simple remise. C’est une formule risquée. Les chèques
émis sans indication du bénéficiaire sont considérés comme au porteur ;
• à ordre ou à personne dénommée : cette formule donne le droit de transmettre le
chèque par endossement. L’endossement peut être nominatif (à ordre) ou en blanc,
qui est considéré dans ce cas comme un chèque au porteur ;
• ou non à ordre : la clause « non à ordre », « non endossable », « non
transmissible », empêche la transmission du chèque par voie d’endossement. Il
devient par conséquent payable à la seule personne bénéficiaire désignée.
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
3/ Les règlements par chèque
Pour la comptabilisation des règlements effectués par l’entreprise par chèque
bancaire on distingue entre :
• Les règlements effectués par l’entreprise : ils doivent directement être
enregistrés dans la comptabilité de l’entreprise en créditant le compte 5141,
sans attendre la réception de l’avis de débit de la banque ;
• Les règlements reçus par l’entreprise : leur enregistrement passe par les
étapes suivantes :
• Réception du chèque : il faut débiter le compte chèque en portefeuille (51111) et
créditer le compte de créance (34..) ou de produit (7...) ;
• Remise du chèque à la banque pour encaissement : il faut débiter le compte chèque à
l’encaissement (51112) et créditer le compte chèque en portefeuille (51111) ;
• Réception de l’avis de crédit (encaissement du chèque) : il faut débiter le compte
banque (5141) et créditer le compte chèque à l’encaissement (51112).
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Application :
Une entreprise a réalisé durant le mois de juin de l’année N les opérations suivantes :
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Le traitement comptable des effets de commerce
Le traitement comptable des effets de commerce suit les étapes
suivantes :
• La création d’un effet de commerce ;
• La circulation d’un effet de commerce : parfois l’effet de commerce
peut faire l’objet de :
• l’endossement au profit d’un tiers ;
• l’escompte auprès d’une banque.
• L’encaissement des effets de commerce.
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
La création d’un effet de commerce
La création d’un effet de commerce est l’opération relative à :
• L’acceptation d’une lettre de change (ou traite) ;
• La souscription d’un billet à ordre.
Lors de la création de ces deux types d’effets de commerce, on utilise les écritures suivantes :
• Chez le créancier « Fournisseur », on comptabilise l’écriture suivante :
• On débite le compte clients - effets à recevoir (3425) ;
• On crédite le compte clients (3421).
• Chez le débiteur « Clients », on comptabilise l’écriture suivante :
• On débite le compte fournisseurs (4411) ;
• On crédite le compte fournisseurs - effets à payer (4415).
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Application :
Soit les opérations suivantes réalisées par le commerçant Aziz durant le mois 3 de l’année N :
• 10/03 : le commerçant Aziz achète à crédit des matières premières à Brahim pour un montant de
7000 dhs HT, TVA 20%.
• 11/03 : il vend à crédit des produits finis à son client Jamal pour un montant de 9 000 dhs HT. TVA
20%.
• 12/03 : le Fournisseur Brahim tire sur le commerçant Aziz une traite n° 412 échéant le …..
• 11/05. Cette traite est acceptée le même jour par le commerçant Aziz pour régler sa facture du
10/03.
• 13/3 : le commerçant Aziz tire sur son client Jamal une traite T1 (pour l’opération du 11/03) que ce
dernier accepte le même jour.
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Chapitre 0 : les opérations de règlements
Solution :
10-mar
6121 Achat de matières premières 7 000
34552 Etat Tva recup/charges 1 400
4411 Fournisseurs 8 400
11-mar
3421 Clients 10 800
7121 Vente de produits finis 9 000
4455 Etat tva facturée 1 800
12-mar
4411 Fournisseurs 8 400
4415 Fournisseurs – effets à payer 8 400
13-mar
3425 Clients – effets à recevoir 10 800
3421 Clients 10 800
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Chapitre 1 : introduction aux travaux de fin d’exercice
A la fin de
l’exercice
• L’entreprise comptabilise • L’entreprise doit
des opérations courantes procéder aux
qu’elle a effectuées : • L’entreprise se retrouve opérations
achats, ventes, avec une balance des d’inventaire.
règlements, TVA, comptes qui ont été
encaissement par banque mouvementés durant
ou par caisse… l’exercice.
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Chapitre 1 : introduction aux travaux de fin d’exercice
22
Chapitre 1 : introduction aux travaux de fin d’exercice
La démarche des travaux comptables de fin d’exercice
Balance avant inventaire
• Elle permet d’avoir une vue d’ensemble de tous les comptes de situation et de gestion
Inventaire extracomptable
• Ce sont les constatations sur la base desquelles se font les redressements et les régularisations comptables.
Comptabilisation des régularisations
• Il s’agit de la constatation comptable des amortissements, des provisions pour dépréciation & provisions pour risques et
charges, des ajustements dans le temps des charges et des produits, et les régularisations des comptes de stocks.
Détermination du résultat net de l’exercice
• La détermination du résultat net est précédée d’un travail de regroupement des charges et des produits dans des comptes de
regroupement appropriés.
Balance après inventaire
• La balance générale des comptes, établie après régularisation et regroupement des charges et produits (après détermination
du résultat net),ne contient que des comptes de situation (comptes de bilan).
Le dressement des états de synthèse
• Bilan, CPC, ESG…
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Chapitre 2 : les amortissements
Définition
• L’amortissement pour dépréciation est la constatation comptable d’un
amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage,
du temps, de changements techniques, ou de toute autre cause dont les
effets sont jugés irréversibles.
• L’amortissement est donc une charge non décaissable (n’entraîne pas
de mouvement d’un compte de trésorerie).
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Chapitre 2 : les amortissements
Les éléments d’actif amortissables sont :
• Les immobilisations en non valeur (21)
• Certaines immobilisations incorporelles telles que : recherches et développement, brevets …
• Les immobilisations corporelles (23)
• Constructions (232)
• Installations techniques (233)
• Matériels de transport (234)
• Mobilier, matériel de bureau et aménagements divers (235)
• Autres immobilisations corporelles (238)
En revanche, les immobilisations financières ne sont pas amortissables. Mais, elles peuvent toutefois
faire l’objet d’une dépréciation.
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Chapitre 2 : les amortissements
L’amortissement remplit en général trois fonctions :
• L’amortissement permet d’effectuer une correction de la valeur des
immobilisations inscrites à l’actif du bilan.
• L’amortissement permet d’étaler le coût d’acquisition (ou de
production) d’une immobilisation sur sa durée probable d’utilisation.
• L’amortissement s’analyse comme une composante essentielle de la
politique d’autofinancement (pour renouveler le matériel de
l’entreprise).
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Chapitre 2 : les amortissements
Pour chaque immobilisation amortissable il faut déterminer un ensemble de caractéristiques utiles pour le
calcul de la comptabilisation de l’amortissement.
La Valeur d’Origine (VO) ou la Valeur d’Entrée (VE) :
En vertu du principe du coût historique, la VO ou la VE correspond :
•Au coût d’acquisition hors TVA récupérable pour les immobilisations achetées.
•Au coût de production pour les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même.
La VE constitue la base de calcul de l’amortissement : valeur à amortir (à répartir sur la durée de vie probable
de l’immobilisation)
La durée d’amortissement (n) :
Ou durée de vie probable de l’immobilisation amortissable. Elle correspond à la durée de dépréciation de
l’immobilisation.
Le taux
Le taux est un coefficient, exprimé sous forme d’une fraction ou d’un pourcentage. Il dépend de la durée de
vie probable : t = 100/n
Exemple : Si on a n= 5 ans ----------> t = 100/5 = 20%
L’annuité d’amortissement (a) ou Dotation (d) :
Elle présente le montant de la dépréciation annuelle subie par l’immobilisation.
•// 100/5= 20% //: D= 100*20% = 20 dh / année d = Vo × t ou d=
𝑽𝑶
𝒏
27
Chapitre 2 : les amortissements
Le cumul d’amortissement à une date donnée :
Le cumul d’amortissement correspond à la somme des annuités des exercices passés depuis la date d’entrée de
l’immobilisation jusqu’à la date de calcul. 20dh*3= 60
𝑵
Cumul d’amortissement = VO× t × 𝟏𝟐
Le plan d’amortissement :
C’est la répartition systématique du montant amortissable sur chaque exercice pendant la durée d’utilisation du
bien.
Les Années Base Taux Dotation/ Cumul VNA
d’amortissement Annuité d’amortissement
28
Chapitre 2 : les amortissements
29
Chapitre 2 : les amortissements : L’amortissement linéaire :
• Ce type d’amortissement répartit de manière égale les dépréciations de
l’immobilisation sur sa durée de vie (sa durée probable d’utilisation) ;
• La base de calcul des annuités reste constante durant la durée de vie de
l’immobilisation. En effet, Les dotations annuelles sont calculées sur
la base de sa valeur d’origine.
• La valeur résiduelle à la fin de cette période est considérée comme
nulle. La valeur résiduelle est le prix de revente de l’immobilisation
sur le marché à la fin de son utilisation.
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Chapitre 2 : les amortissements : L’amortissement linéaire :
Application
• Un matériel de transport a été acquis le 01/7/2003 à une valeur de 200 000 (HT) et
il est amortissable sur une durée de 5 ans.
T.A.F : dresser le plan d’amortissement de cette immobilisation.
Solution
• Pour la première année 2003 : la dotation est calculée du 01/7/2003 au
31/12/2003, c’est-à-dire pour 6 mois seulement. Par conséquent la dotation est :
200 000 * 20% * 6/12 = 20 000.
• Pour les années 2004, 2005, 2006 et 2007 : on doit calculer une dotation pour
l’année complète. De ce fait on aura pour chaque année : 200 000 * 20% = 40 000
• et pour l’année 2008 : il s’agit de la dernière année d’amortissement, on doit
calculer une dotation de 6 mois seulement pour compléter celle de la première
année : 200 000 * 20% * 6/12 = 20 000.
31
Chapitre 2 : les amortissements : L’amortissement linéaire :
N.B : le cumul d’amortissements dans la dernière année doit correspondre à la VO (200 000), et
la VNA à la fin de la dernière année doit être égale à 0.
32
Chapitre 2 : les amortissements : L’amortissement linéaire :
Pour comptabiliser l’amortissement linéaire il faut :
• débiter le compte de charges correspondant :
• 6191 : DEA des immobilisations en non valeurs
• 6192 : DEA des immobilisations incorporelles
• 6193 : DEA des immobilisations corporelles
• et créditer le compte d’actif correspondant :
• 28.. : Comptes d’amortissement de l’immobilisation
33
Chapitre 2 : les amortissements : L’amortissement linéaire :
Exemple : Soit une machine industrielle acquise à 72 000,00 DH (TTC)
le 02/01/2010, sa durée d’amortissement est de 5 ans.
T.A.F : Enregistrer la dotation d’Amortissement de l’année 2011.
Solution :
Calcul de la dotation : (72 000/1,2) / 5 = 12 000
ou (72 000/1,2) x 20% = 12 000
31-déc-11
DEA des installations techniques,
61933
matériel et outillage 12 000
Amortissement du matériel et
28332
outillage 12 000
Constatation de
la DEA
34
Chapitre 2 : les amortissements : L’amortissement dégressif :
• La différence entre le mode dégressif et le mode linéaire c’est que dans le premier,
la dépréciation de la valeur des immobilisations est plus rapide pendant les
premières années de l’amortissement que pendant les dernières.
• L’amortissement dégressif encourage les entreprises à renouveler rapidement leurs
immobilisations.
• De même, l’entreprise qui désire opter pour l’amortissement dégressif doit
l’appliquer dès la première année d’acquisition du bien.
Le système d’amortissement dégressif repose également sur certains principes :
• On fixe également une durée conventionnelle de vie
• La VNA est considérée comme nulle à la fin de la durée d’amortissement
• Taux d’amortissement dégressif : Il est obtenu en multipliant le taux constant par un
coefficient défini par l’administration fiscale et qui varie selon la durée d’utilisation du bien.
35
Chapitre 2 : les amortissements : L’amortissement dégressif :
Taux d’amortissement dégressif = Taux linéaire × Coefficient
• Ce coefficient est de :
• 1.5 si la durée de vie est comprise 3 ≤n≤ 4 ans ;
• 2 si la durée de vie est comprise 5 ≤n≤ 6 ans ;
• 3 si la durée de vie est n > 6 ans
Lorsque le taux dégressif utilisé devient égal ou inférieur au taux linéaire
calculé sur le nombre d’années restant à amortir, on utilise ce taux linéaire
pour le calcul de l’annuité.
→ Annuité de l’amortissement dégressif : = VNA × Taux × 𝒏/𝟏𝟐
𝑛
Avec : l’ensemble des mois depuis l’acquisition jusqu'à la fin de l’exercice.
12
36
Chapitre 2 : les amortissements : L’amortissement dégressif :
Exemple 1 : Acquisition en début d’exercice :
• Le 01/01/2009 l’entreprise XY a acquis un matériel industriel pour une
valeur de 5000 DHS, ce matériel est amortissable sur 5 ans. Mode
d’amortissement dégressif.
Année VNA au début T. Constant T. Dégressif Annuité ∑ Annuité VNA à la fin
Calcul justificatif :
100/N 100/N * coef 100
Taux constant = = 20%
2009 5000 100/5=20% 40% 2000 2000 3000
5
Taux dégressif = Taux constant × coefficient =
2010 3000 100/4=25% 40% 1200 3200 1800 20% × 2 = 40%
𝑛
100/3=33,33 Annuité = VNA au début × Taux × 12 =
2011 1800 40% 720 3920 1080
%
12
5000 × 40% × = 2000
2012 1080 100/2=50% 40% 540 4460 540 12
VNA = VE – σ 𝐴𝑛𝑛𝑢𝑖𝑡é𝑠 = 5000 – 2000 =
2013 540 100/1=100% 40% 540 5000 0 3000
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Chapitre 2 : les amortissements : Cession des immobilisations amortissables
• Une cession d’une immobilisation est une opération non courante qui
est considérée sur le plan comptable comme un produit non courant.
• Une cession d’une immobilisation entraîne le retrait de l’actif de cette
dernière.
• La comptabilisation de la cession d’une immobilisation s’effectue en 3
étapes : 1 Ecriture de cession, 2 et 3 Ecritures de régularisation
1. l’enregistrement du produit de cession de l’immobilisation ;
2. le calcul et l’enregistrement de la dotation complémentaire ;
3. et la constatation de la sortie du bien cédé du bilan de
l’entreprise.
38
Chapitre 2 : les amortissements : Cession des immobilisations amortissables
1) Enregistrement du produit de cession de l’immobilisation
L’enregistrement du produit de cession de l’immobilisation nécessite :
• le débit d’un des comptes suivants, selon le mode de règlement utilisé :
N
• 5161 – Caisses ; 34../ 51..
Compte de créances et/ou compte de
Prix de cession
trésorerie
• 5141 – Banques ; Prix de
751.
• 51111 – Chèques en portefeuille ; PC des immobilisations cession
39
Chapitre 2 : les amortissements : Cession des immobilisations amortissables
2) Enregistrement de la dotation complémentaire
La cession est généralement réalisée au cours de l’exercice.
Lorsque l’immobilisation cédée n’est pas encore totalement amortie, il faut
enregistrer la dernière dotation (dotation complémentaire) tout en respectant la règle
de « prorata Temporis ».
• Dotation complémentaire = VO x taux d’amortissement x n/12
• n = nombre de mois séparant le 01/01 et la date de la cession durant l’année de cession, mais à
condition de ne pas dépasser la durée de vie.
N
40
Chapitre 2 : les amortissements : Cession des immobilisations amortissables
3) La constatation de la sortie de l’immobilisation
• La valeur d’origine de l’immobilisation cédée doit être soldée en contrepartie de l’annulation des
amortissements pratiqués depuis l’acquisition jusqu’à la date de cession.
• Comme la cession est généralement réalisée au cours d’un exercice, l’immobilisation n’est pas
encore totalement amortie. Par conséquent, il faut comptabiliser en charges non courantes sa valeur
nette d’amortissement.
• VNA = VO - ∑A
• ∑A = VO x taux d’amortissement x n/12. Où n correspond à la période entre la date d’acquisition de
l’immobilisation et sa date de cession.
• N.B : le résultat de cession d’une immobilisation est égal à son prix de cession moins sa VNA. S’il
est supérieur à 0 c’est un bénéfice, sinon c’est une perte.
N
28.. Amortissements pour dépréciation ...
∑A
651. VNA des immobilisations cédées VNA
2... Compte d’immobilisation VO
41
Chapitre 2 : les amortissements : Cession des immobilisations amortissables
• Une entreprise a acheté le 02/01/2015, une machine pour 120 000 Dhs.
Elle est amortie sur 5 ans selon le système linéaire. Le 25/06/2018,
cette machine est cédée au prix de 40 000 Dhs ; le règlement est
réalisé par un virement bancaire.
• T.A.F :
1) Comptabiliser l’écriture de cession.
2) Comptabiliser les écritures de régularisation au 31/12/2018.
3) Calculer le résultat sur cession de cette machine.
42
Chapitre 2 : les amortissements : Cession des immobilisations amortissables
25-jui-18
2/ Enregistrement de la dotation
5141 Banque
40 000 complémentaire : la dotation complémentaire
7513 PC des immobilisations corporelles 40 000 de l’année 2018 est égale à = 120 000 x 20%
31-déc-18 x 6/12 = 12 000
Constatation de la sortie de l’immobilisation :
61933 DEA des installations techniques,matériel
& outillage 12 000 • VNA = VO - ∑A = 120 000 – 84 000 = 36
2833 Amortissements des installations 12 000 000
techniques, matériel et outillage
• ∑A = VO x taux d’amortissement x n/12 =
31-déc-18
120 000 * 20% * 42 (mois) / 12 = 84 000
ou
2833 Amortissements des inst tech,
mat & out 84 000
• ∑A = 24 000 + 24 000 + 24 000 + 12 000
6513 VNA des immobilisations corporelles cédées 36 000
= 84 000
2332 3/ Résultat de cession = Prix de cession –
Matériel et outillage 120 000
V.N.A = 40 000 – 36 000 = + 4 000. Il s’agit
d’un bénéfice.
43
Chapitre 3 : les provisions
Une provision est une constatation comptable en fin d’exercice soit :
• d’une diminution de la valeur d’un élément de l’actif d’une entreprise
(dépréciation des titres par exemple) ;
• ou bien de charges/pertes non encore réalisées, mais que des événements en
cours les rendent probables (provisions pour litiges par exemple).
La provision permet :
• d’anticiper le risque dans les comptes de l’entreprise et y faire face ;
• et de respecter les principes comptables, notamment le principe de prudence
qui stipule que les charges doivent être enregistrées dès qu’elles sont
probables, alors que les produits ne sont enregistrés que s’ils sont
définitivement acquis par l’entreprise.
44
Chapitre 3 : les provisions
Afin d’être en mesure de constituer une provision, elle doit être :
• précise en ce qui concerne sa nature (litige avec un salarié par
exemple) ;
• prévisible à partir de certains événements déjà survenus ou qui sont en
cours (une procédure judiciaire entamée par un salarié) ;
• et incertaine en termes de sa réalisation ( il est par exemple difficile de
prévoir la décision d’un juge concernant un litige avec un tiers).
45
Chapitre 3 : les provisions
On distingue généralement entre deux types de provisions :
• les provisions pour dépréciation d’éléments d’actif : qui sont une
constatation comptable d’une diminution de la valeur d’un actif dont
les effets ne sont pas jugés irréversibles ;
• les provisions pour risques et charges : qui sont la constatation
comptable d’une charge probable que l’entreprise aura à décaisser
ultérieurement, mais dont le montant n’est pas encore connu
définitivement ;
46
Chapitre 3 : les provisions pour dépréciation d’éléments d’actif
• Une provision pour dépréciation est une constatation comptable d’un
amoindrissement de la valeur d’un élément de l’actif dû à certaines causes dont les
effets ne sont pas toujours irréversibles.
• En effet, quand on parle de provision, la dépréciation de la valeur de l’actif n’est
pas certaine, mais probable.
Provisions pour
dépréciation
Titres et valeurs
incorporelles corporelles financières Stocks Créances Trésorerie-actif
de placement
47
Chapitre 3 : les provisions pour les immobilisations non amortissables
Le traitement comptable des provisions pour dépréciation des
immobilisations non amortissables se fait sur plusieurs exercices et
passe par les étapes suivantes :
• la constitution de la provision (Exercice N) ;
• le réajustement de la provision (Exercice N+1) ;
• et l’utilisation finale de la provision (en cas de cession).
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Chapitre 3 : les provisions pour les immobilisations non amortissables
À l’inventaire (31/12/N), on compare la valeur actuelle (VA) de l’actif
immobilisé avec sa valeur d’entrée. 3 situations peuvent se présenter :
• VA > VE
• VA = VE
• VA < VE
=> Provision pour dépréciation = Valeur d’entrée (VE) – Valeur actuelle
(VA)
49
Chapitre 3 : les provisions pour les immobilisations non amortissables :
la constitution de la provision
50
Chapitre 3 : les provisions pour les immobilisations non amortissables :
Réajustement de la provision
• L’année suivante (31/12/N+1), il faut calculer une nouvelle provision et la comparer à l’ancienne (31/12/N).
Trois situations peuvent se présenter :
1 ère situation : la nouvelle provision est égale à l’ancienne provision : il ne faut procéder à aucun
réajustement de l’ancienne provision dans cette situation ;
2 -ème situation : la nouvelle provision est supérieure à l’ancienne provision : il faut réajuster l’ancienne
provision à la hausse dans cette situation, en utilisant les mêmes comptes de la première provision ;
3 -ème situation : la nouvelle provision est inférieure à l’ancienne provision : il faut réajuster l’ancienne
provision à la baisse dans cette situation, en utilisant les comptes suivants :
• il faut débiter le compte de provision correspondant : 29.. (le même compte utilisé lors de la
constitution de la première provision) ;
• et créditer un compte de reprises sur provisions pour déprécation des immobilisations :
• 719.. : Reprises d’exploitation ;
• 739.. : Reprises financières ;
• 759.. : Reprises non courantes.
51
Chapitre 3 : les provisions pour les immobilisations non amortissables :
Utilisation finale de la provision
52
Chapitre 3 : les provisions pour les immobilisations non amortissables
Application
• Suite à la dégradation des indices de performance de la société Alpha,
l’expert comptable estime la dépréciation du fonds commercial au
31/12/2014 à 20 000 Dhs (valeur actuelle = 80 000) . À noter que la valeur
d’entrée du fonds commercial est de 100 000 Dhs.
• Au cours de l’année 2015, la société Alpha a connu une chute plus
conséquente de ses indices de performance. L’expert comptable estime cette
dépréciation au 31/12/2015 à 30 000 Dhs (valeur actuelle 70 000).
• Cependant, la société Alpha a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires important
comparé à ses concurrents, ce qui se répercuta sur la valeur de son fonds
commercial qui est estimé à 140 000 Dhs au 31/12/2016.
T.A.F : Passer au journal les écritures de régularisation nécessaires.
53
Chapitre 3 : les provisions pour les immobilisations non amortissables
Solution : • Suite à la dégradation des indices de performance de la
31-déc-14 société Alpha, l’expert comptable estime la
61942
DEP pour dépréciation dépréciation du fonds commercial au 31/12/2014 à 20
des immo. incorp. 20 000 000 Dhs (valeur actuelle = 80 000) . À noter que la
2920 Prov. pour dépréc. des immo. incorp. 20 000 valeur d’entrée du fonds commercial est de 100 000
Dotation de la provision du FC de
2014 31-déc-15
Dhs.
61942
DEP pour dépréciation • Au cours de l’année 2015, la société Alpha a connu
des immo. incorp. 10 000 une chute plus conséquente de ses indices de
2920 Prov. pour dépréc. des immo. incorp. 10 000 performance. L’expert comptable estime cette
dépréciation au 31/12/2015 à 30 000 Dhs (valeur
Dotation de la provision du FC de
2015 31-déc-16
2920 Prov. pour dépréc. des actuelle 70 000).
immo. incorp. 30 000
Reprises sur prov. pour dépréc. des • Cependant, la société Alpha a réalisé en 2016 un
7194
immo 30 000 chiffre d’affaires important comparé à ses concurrents,
Reprises sur provisions du FC de 2016 ce qui se répercuta sur la valeur de son fonds
commercial qui est estimé à 140 000 Dhs au
31/12/2016.
54
Chapitre 3 : les provisions pour les immobilisations non amortissables
• Application
• La société Bêta, possède trois terrains. À l’inventaire de 2015, ils ont été évalués comme
suit :
Terrains La valeur d’entrée (VE) La valeur actuelle (VA) au 31/12/2015
1 90 000 80 000
2 300 000 265 000
3 290 000 330 000
• Au 31/12/2016, un expert en foncier estime que les valeurs des terrains sont comme suit
Terrains La valeur actuelle (VA) au 31/12/2016
1 85 000
2 240 000
3 295 000
1ère étape : Annulation du 2ème étape : Annulation de la 3ème étape : Constatation du 4ème étape : Constatation de
stock initial (de l’année N-1) provision initiale (de l’année stock final (de l’année N) la provision (de l’année N)
N-1)
57
Chapitre 3 : les provisions pour les stocks
• Au 01/01/2017, la société XX possède un stock initial de
marchandises d’une valeur de 120 000 Dhs. Une provision de 12 000
Dhs a été constituée à l’inventaire de l’année précédente (31/12/2016).
• Au 31/12/2017, le stock final est de 180 000 Dhs. A noter que la
dépréciation de stock est à hauteur de 15%.
58
Chapitre 3 : les provisions pour les stocks
Solution :
31-déc-17
Variation de stocks de
6114
marchandises 120 000 • Au 01/01/2017, la société XX
3111 Marchandises 120 000 possède un stock initial de
Annulation du SI 31-déc-17 marchandises d’une valeur de 120
Prov. pour dépréc. des
3911
marchandises 12 000 000 Dhs. Une provision de 12 000
7196 Reprise/prov. pour dépréc. de l’AC 12 000 Dhs a été constituée à l’inventaire de
Annulation de la provision initiale 31-déc-17 l’année précédente (31/12/2016).
3111 Marchandises 180 000
6114 Variat. de Stocks de marchandises 180 000
• Au 31/12/2017, le stock final est de
Constatation du stock final de 2017 31-déc-17 180 000 Dhs. A noter que la
61961 DEP pour dépréciat. des stocks 27 000 dépréciation de stock est à hauteur
3911 Prov. pour dépréc. des marchandises 27 000
Constatation de la provision de 2017
de 15%.
59
Chapitre 3 : les provisions pour les créances
En fonction de l’état la créance, les clients peuvent être classés en 3
catégories :
• les clients solvables : il s’agit de clients ordinaires qui ont la capacité de
régler l’entreprise. Aucune provision n’est nécessaire pour ces clients ;
• les clients douteux : ce sont des clients pour lesquels l’entreprise prévoit
une perte partielle de leurs créances. Ces créances doivent faire l’objet de
provisions pour dépréciation ;
• ou les clients totalement insolvables : Ce sont des clients qui ne vont
jamais régler leurs créances. Par conséquent, il s’agit de créances
irrécouvrables. Ces créances constituent des pertes définitives pour
l’entreprise qu’il faut constater sur le plan comptable.
60
Chapitre 3 : les provisions pour les créances
Le traitement comptable de la régularisation des créances clients à
l’inventaire s’échelonne sur plusieurs exercices et passe par les
principales étapes suivantes :
a) la constitution de la provision (exercice N) ;
b) le réajustement de la provision (exercice N+1).
61
Chapitre 3 : les provisions pour les créances : la constitution de la provision
Le traitement comptable de la constitution de la provision se fait en deux
étapes :
• étape 1 : le transfert du montant des créances des clients douteux dans le
compte 3424 (clients douteux ou litigieux). Pour cela, il faut :
• créditer le compte 3421
• Et débiter le compte 3424.
• étape 2 : la constatation de la provision pour dépréciation des créances en
fonction de la perte potentielle. Pour cela, il faut :
• débiter le compte 61964 (DEP pour dépréciation des créances de l’actif circulant)
• et créditer le compte 3942 (provisions pour dépréciation des clients et comptes
rattachés).
62
Chapitre 3 : les provisions pour les créances : le réajustement de la provision
Lors de l’inventaire de l’exercice qui suit (31/12/N+1), l’entreprise
analyse l’évolution des créances douteuses et procède aux réajustements
nécessaires. 3 cas sont possibles :
• Cas n°1 : le risque de perte concernant certaines créances a augmenté
d’avantage. Dans ce cas, la provision doit être revue à la hausse.
• Cas n°2 : le risque de perte concernant certaines créances a baissé.
Dans ce cas, la provision doit être revue à la baisse.
• Cas n°3 : Certains clients peuvent régler leurs créances ou deviennent
totalement insolvables. Dans ce cas, il faut annuler carrément la
provision qui a été constituée préalablement.
63
Chapitre 3 : les provisions pour les créances : le réajustement de la provision
• Pour un client douteux on doit :
• Lors de l’augmentation des risques : comptabiliser une dotation
complémentaire aux provisions pour dépréciation des créances ;
• Lors de la diminution partielle ou totale des risques : il faut comptabiliser une
reprise sur provision pour dépréciation de l’actif circulant.
• Pour un client totalement insolvable, deux cas sont possibles :
• Un client ordinaire devenu insolvable : la créance est annulée et les charges de
l’entreprise augmentent pour supporter cette perte. Cette écriture comptable
doit être constatée dans cette situation :
Pertes sur créances
6182 irrécouvrables Créance HT
4456 Etat TVA due TVA
3421 Clients Créance TTC
64
Chapitre 3 : les provisions pour les créances : le réajustement de la provision
• Un client douteux devenu insolvable : il faut d’abord annuler la provision qui a
déjà été constatée sur les créances douteuses. Puis, il faut constater la perte sur
ces créances devenues irrécouvrables. Par conséquent, deux écritures doivent
être constatées :
65
Chapitre 3 : les provisions pour les créances
Application :
L’état des créances de l’entreprise «KOLS» au 31/12/2017 est comme
suit :
Clients Créances TTC Observations
67
Chapitre 3 : les provisions pour les créances
Application
• L’état des créances de l’entreprise « B » au 31/12/2016 est le suivant :
Clients Créances TTC Provisions (2015) Pertes probables (2016)
C1 90 000 37 500 25%
C2 3 000 375 15%
C3 36 000 6 000 20%
C4 15 600 650 30%
C5 7 800 1 950 Totalement irrécouvrable
TOTAL 152 400 46 475
• T.A.F :
1) Calculer les réajustements nécessaires.
2) Enregistrer au journal de l’entreprise « B » les écritures comptables
nécessaires au 31/12/2016.
68
Chapitre 3 : les provisions pour les créances
Solution
1) Calcul des réajustements nécessaires :
• La perte globale pour le C1 a diminué en 2016 (de 37 500 à 18 750), donc il faut procéder à une
reprise d’un montant de 18 750 (différence entre les provisions de 2015 & 2016).
• Le risque n’a pas changé en 2016 pour C2 et C3. Aucun réajustement à faire.
• La perte globale a augmenté en 2016 pour C4 (de 650 à 3 900), donc il faut enregistrer une
dotation complémentaire de 3 250 (différence entre les provisions de 2015 & 2016 ).
• La créance sur le client C5 est totalement irrécouvrable en 2016. De fait, il faut annuler la
provision constatée en 2015 (1 950) à travers une reprise, puis de constater une perte.
Réajustements 2016
Clients Créances TTC Créances H.T Provisions (2015) Pertes probables (2016) Provisions (2016) Dotations Reprises
C1 90 000 75 000 37 500 25% 18 750 18 750
C2 3 000 2 500 375 15% 375 0
C3 36 000 30 000 6 000 20% 6 000 0
C4 15 600 13 000 650 30% 3 900 3 250
C5 7 800 6 500 1 950 Totalement irrécouvrable 1 950
TOTAL 152 400 127 000 46 475 3 250 20 700
69
Chapitre 3 : les provisions pour les créances
2) Les écritures comptables au 31/12/2016 :
31-déc-16
Prov. pour dépréc. des clients
3942 et CR 18 750
7196 Reprises sur prov pour dépréc de l’AC 18 750
Réduction de la provision de C1
D.E.P pour dépréc. des
61964
créances de l’AC 3 250
3942 Prov. pour dépréc. des clients et C.R 3 250
Dotation complémentaire pour C4 31-déc-17
Prov. pour dépréc. des clients
3942 et CR 1 950
7196 Reprises sur prov pour dépréc de l’AC 1 950
Annulation de la provision pour C5 31-déc-17
6182 Pertes sur créances irrécouvrables 6 500
4456 Etat TVA due 1 300
3424 Clients douteux ou litigieux 7 800
Créance irrécouvrable sur C5
70
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
Les titres et valeurs de placement (T.V.P) sont des titres acquis pour réaliser des
gains sur leur revente.
• Les T.V.P peuvent être des : actions, obligations, bons de trésor ou des bons de
caisse.
• Les T.V.P sont rémunérés soit par des taux d’intérêts ou par des bénéfices.
• À l’inventaire, l’entreprise procède à l’évaluation des T.V.P détenus. Trois
situations peuvent se présenter :
• Valeur actuelle = Valeur d’origine : Il n’y a ni une plus-value, ni une moins-value. Aucune
écriture comptable est à constater ;
• Valeur actuelle > Valeur d’origine : Il s’agit d’une plus-value probable. Aucune écriture
comptable à constater par respect au principe de prudence ;
• Valeur actuelle < Valeur d’origine : Il s’agit d’une moins-value probable. Dans ce cas, il
faudra comptabiliser une provision qui est égale à :
• Provision pour dépréciation des T.V.P = Valeur d’origine des T.V.P – Valeur actuelle des T.V.P
71
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
Le comptabilisation des provisions pour dépréciation des T.V.P se fait
sur plusieurs exercices et passe par les principales étapes suivantes :
a) la constitution de la provision (exercice N) ;
b) le réajustement de la provision (exercice N+1) ;
c) la cession des T.V.P.
72
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
a) la constitution de la provision (exercice N)
En cas de dépréciation des T.V.P, on comptabilise à l’inventaire
l’écriture comptable relative à la constitution de la provision pour
dépréciation des T.V.P suivante :
73
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
b) le réajustement de la provision (exercice N+1)
• À la date d’inventaire de l’exercice suivant (31/12/N+1), la provision doit être
réajustée soit à la hausse, soit à la baisse
• En cas d’augmentation de la dépréciation : c’est-à-dire lorsque la nouvelle provision (N+1) est
supérieure à l’ancienne provision (N), il faut constater l’écriture 1
• En cas de diminution (partielle ou totale ) de la dépréciation : c’est-à-dire lorsque la nouvelle
provision (N+1) est inférieure à l’ancienne provision (N) ou que la dépréciation a disparue, il
faut constater l’écriture 2
6394 D.E.P pour dépréciation des T.V.P Réajustement
3950 Prov. pour dépréciation des T.V.P Réajustement
Dotation complémentaire
3950 Prov. pour dépréc. des T.V.P Réajustement
7394 Reprises sur prov pour dépréc des T.V.P Réajustement
Diminution ou annulation de la provision
74
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
c) la cession des T.V.P
En cas de cession des T.V.P, il faut enregistrer les écritures de régularisation suivantes :
1. la constatation comptable du produit de cession des T.V.P : en comparant le prix de vente des T.V.P au prix
d’acquisition, deux cas sont à distinguer :
• 1 er cas : Prix de vente < Prix d’acquisition : il s’agit d’une perte qui nécessite l’écriture comptable suivante :
Compte de règlement (trésorerie ou
51.. ou 3482
créance) Prix de vente
6385 Charges nettes sur cession des T.V.P Perte
350.. T.V.P Prix d’acquisition
Cession des T.V.P
• 2ème cas : Prix de vente > Prix d’acquisition: il s’agit d’un gain qui nécessite l’écriture comptable suivante :
Compte de règlement (trésorerie ou
51.. ou 3482
créance) Prix de vente
350.. T.V.P Prix d’acquisition
7385.. Produits nets/cession de T.V.P Gain
Cession des T.V.P
75
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
2. L’annulation de la provision préalablement enregistrée : Si une
provision a déjà été comptabilisée (les années d’avant), il faudra annuler
celle-ci à travers une écriture de reprise proportionnelle aux nombres de
titres cédées :
3950 Prov. pour dépréc. des T.V.P Reprise
Reprises sur prov pour dépréc des
7394 T.V.P Reprise
76
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
L’état des T.V.P de l’entreprise « B » 31/12/2015 est comme suit :
Titres Nature Quantités Valeur Valeur d’entrée Valeur au 31/12/2015
AXA Actions 200 200 dh/action 170 dh/action
BETO Obligations 100 120 dh/obligation 110 dh /obligation
77
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
Solution :
1) Calcul et comptabilisation des provisions pour dépréciation des
T.V.P :
Titres Nature Quantités Valeur VE Valeur au 31/12/2015 Dépréciation unitaire Provision au 31/12/2015
AXA Actions 200 200 dh 170 dh/action (200 – 170) = 30 (30 x 200) = 6 000
BETO Obligations 100 120 dh 110 dh /obligation (120 – 110) = 10 (10 x 100) = 1 000
31/12/2015
78
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
2) Comptabilisation des écritures de cession des T.V.P (AXA et BETO) :
• Actions « AXA » :
• Calcul et enregistrement du produit de la cession :
• Le prix de cession : 50 x 210 = 10 500. Réglé : 5 250 (50%) par virement et 5250 (50%) à crédit.
• La valeur d’entrée : 50 x 200 = 10 000
• Le produit de cession : 10 500 – 10 000 = 500. Il s’agit d’un gain puisque c’est supérieur à 0.
• Calcul et enregistrement de la reprise sur la provision déjà constituée en 2015 :
• La reprise concerne seulement les 50 actions « AXA » qui ont été cédées. Elle est calculée comme suit : (6 000/200) x 50 = 1
500 .
28-fév-16
5141 Banque 5 250
3482 Créances sur cessions d’éléments d’A.C 5 250
3501 Actions 10 000
7385 Produits nets/cession de T.V.P 500
Cession des actions « AXA » 28-fév-16
3950 Prov. pour dépréc. des T.V.P 1 500
7394 Reprises sur prov pour dépréc des T.V.P 1 500
Annulation de la prov/titres « AXA » cédés
79
Chapitre 3 : Les provisions sur les titres et valeurs de placement
• Obligations « BETO » :
• Calcul et enregistrement du produit de la cession :
• Le prix de cession : 30 x 100 = 3 000. Réglé : 600 (20%) en espèces et 2 400 (80%) à crédit.
• La valeur d’entrée : 30 x 120 = 3 600.
• Le produit de cession : 3 000 – 3 600 = - 600. Il s’agit d’une perte puisque c’est inférieur à 0.
• Calcul et enregistrement de la reprise sur la provision déjà constituée en 2015 :
• La reprise concerne seulement les 30 obligations « BETO » qui ont été cédées. Elle est calculée
comme suit : (1 000/100) x 30 = 300.
28-fév-16
5161 Caisse 600
3482 Créances sur cessions d’éléments d’A.C 2 400
6385 Charges nettes sur cession de T.V.P 600
3504 Obligations 3 600
Cession des obligations « BETO » 28-fév-16
3950 Prov. pour dépréc. des T.V.P 300
7394 Reprises sur prov pour dépréc des T.V.P 300
Annulation de la prov/titres « BETO » cédés
80
Chapitre 3 : Les provisions pour les comptes de trésorerie
Généralement, les disponibilités en caisse ou en banques ne font pas l’objet d’une dépréciation, sauf pour certains cas
exceptionnels comme :
• Des chèques impayés ;
• des comptes bancaires litigieux ;
• etc.
• Pour ces cas, l’entreprise doit comptabiliser une provision pour dépréciation des comptes de trésorerie qui correspond à la
perte probable :
D.E.P pour dépréc. des
6396
comptes de trésorerie Provision
5900 Prov. pour dépréc. des comptes de trésorerie Provision
Prov. pour dépréc. des comptes de trésorerie
• En cas de diminution (ou de disparition) de la perte probable, l’entreprise doit procéder au réajustement de la provision par
l’écriture de reprise suivante
5900 P.P.D des comptes de trésorerie Réajustement
7396 Reprises/P.P.D des comptes de trésorerie Réajustement
Reprise/P.P.D des comptes de trésorerie
81
Chapitre 3 : Les provisions pour les comptes de trésorerie
Application
• Au 31/12/2015, deux chèques bancaires d’un montant total de 85 000
sont sans provisions au moment où ils étaient présentés à la banque
pour encaissement. Les clients qui ont émis ces chèques sont
confrontés à de graves problèmes de trésorerie.
• Une provision à hauteur de 30% du montant des deux chèques doit
être constituée.
T.A.F : Enregistrer au journal les écritures de régularisation nécessaires
au 31/12/2015.
82
Chapitre 3 : Les provisions pour les comptes de trésorerie
Solution
• Au 31/12/2015, il faut comptabiliser une provision à hauteur de 30%
du montant des deux chèques (85 000). Cette provision est égale à :
• Provision pour dépréciation des comptes de trésorerie = 85 000 x 30 % = 25
500.
• L’écriture à comptabiliser est la suivante :
31-déc-15
D.E.P pour dépréc. des
6396
comptes de trésorerie 25 500
5900 Prov. pour dépréc. des comptes de trésorerie 25 500
Prov. pour dépréc. des comptes de trésorerie
83
Chapitre 3 : Les provisions pour risques et charges
• Les provisions pour risques et charges permettent de couvrir des
risques et des charges dont l’objet est nettement précisé et que certains
événements (survenus ou en cours) rendent probables, mais dont la
réalisation reste incertaine.
• Le plan comptable général des entreprises distingue deux types de
provisions pour risques et charges :
• les provisions durables pour risques et charges : elles sont constituées pour les
risques et les charges dont le délai prévu de réalisation est supérieur à un an ;
• et les autres provisions pour risques et charges (ou provisions momentanées) :
elles sont constituées pour les risques et les charges dont le délai prévu de
réalisation est inférieur à un an.
84
Chapitre 3 : Les provisions durables pour risques et charges
Dans les provisions durables pour risques (compte 151.) on trouve des :
• provisions pour litiges avec les tiers comme les clients, les fournisseurs et les
membres du personnel (compte 1511) ;
• provisions pour garanties données aux clients (compte 1512) : elles sont constituées
pour les marchandises vendues aux clients avec des garanties et pour lesquelles ils
peuvent demander des remplacements éventuels ;
• provisions pour propre assureur : certaines entreprises s’assurent elles-mêmes contre
les risques courus. Ces provisions couvrent les risques assurés (compte 1513) ;
• provisions pour pertes sur marché à terme : ces provisions concernent des opérations
à terme dont les conditions sont convenues à l’avance, mais que leur exécution se fait
ultérieurement. Ces provisions couvrent les pertes éventuelles (compte 1514)
• provisions pour amendes, doubles droits, pénalités (compte 1515) ;
• provisions pour pertes de change (compte 1516) : ces pertes sont dues à des variations
des cours des devises étrangères ;
• et autres provisions pour risques (compte 1518).
85
Chapitre 3 : Les provisions durables pour risques et charges
Dans les provisions durables pour charges (compte 155.) on trouve des :
• provisions pour impôts (compte 1551) : ces provisions couvrent
d’éventuels impôts à payer ultérieurement ;
• provisions pour pensions de retraites et obligations similaires (1552) :
ces provisions couvrent des charges probables concernant les droits du
personnel à la retraite ;
• provisions pour charges à répartir sur plusieurs exercices (compte
1555) : ce sont des provisions pour des charges élevées qui ne peuvent
être supportées par un seul exercice ;
• et autres provisions pour charges (1558).
86
Chapitre 3 : Les autres provisions pour risques et charges
Dans les autres provisions pour risques et charges (compte 450.) on
trouve des :
• provisions pour litiges (4501) ;
• provisions pour garanties données aux clients (4502) ;
• provisions pour amendes, doubles droits et pénalités (4505) ;
• provisions pour pertes de change (4506) ;
• provisions pour impôts (4507) ;
• et autres provisions pour risques et charges (4508).
87
Chapitre 3 : Les provisions pour risques et charges
La comptabilisation des provisions pour risques et charges se fait sur
plusieurs exercices et passe par les principales étapes suivantes :
a) la constitution de la provision (exercice N) ;
b) le réajustement de la provision (exercice N+1) ;
c) l’annulation de la provision (lors de la réalisation du risque ou de la
charge provisionnés).
88
Chapitre 3 : Les provisions pour risques et charges : la constitution de la provision
En cas de présence d’un risque ou d’une charge probable, l’écriture comptable à passer à l’inventaire
consiste à :
− débiter l’un des comptes suivants :
• le compte 6195 (DEP pour risques et charges) : ce compte concerne les éléments du cycle d’exploitation et il
est subdivisé selon la durée de survenance du risque ou de la charge en :
• 61955 pour les risques et les charges dont la survenance est supérieure à un an ;
• 61957 pour les risques et les charges dont la survenance est inférieure à un an.
• le compte 6393 (DAP pour risques et charges financières) pour les éléments du cycle financier ;
• le compte 6595 (DNC pour risques et charges) : ce compte est utilisé pour les éléments non courants. Il est
subdivisé en :
• 65955 : pour les risques et les charges dont la survenance est supérieure à un an ;
• 65957 : pour les risques et les charges dont la survenance est inférieure à un an.
− et créditer l’un des comptes suivants :
• le compte 15.. (provisions durables pour risques et charges) : pour les risques et les charges dont la survenance
dépasse un an.
• ou le compte 45.. (autres provisions pour risques et charges ) : pour les risques et les charges dont la
survenance est inférieure à un an.
89
Chapitre 3 : Les provisions pour risques et charges : la constitution de la provision
Application
• Au 31/12/2015, l’entreprise « SAFARI » remarque les trois situations ci- dessous :
Solution
31-déc-15
1) Il s’agit d’un risque courant relatif au cycle
d’exploitation et qui entraînera le règlement à moins 6195
D.E.P pour risques et
d’un an (3 mois), d’un montant de 8 000 dh. Il faut charges 8 000
comptabiliser une provision pour litiges de 8 000 dh 4501 Provisions pour litiges 8 000
pour couvrir ce risque Provision pour litiges 31-déc-15
2) Il s’agit d’une charge liée au cycle d’exploitation, D.E.P pour risques et
charges
qui entraînera des dépenses futures d’environ 30 000 6195 10 000
dh. L’entreprise répartit cette charge de manière Prov. pour charges à répartir sur +
équivalente de 10 000 dh (30 000/3) sur 3 ans (2015, 1555 exercices 10 000
2016,2017). Il faut comptabiliser au 31/12/2015, une Provision pour grosses réparations 31-déc-15
provision pour charges à répartir sur plusieurs D.N.C aux prov. pour
exercices de 10 000 dh 6595
risques et charges 15 000
3) Il s’agit d’un risque relatif à des opérations non 1515 Prov. pour amendes, doubles droits,
courantes (amendes), qui nécessitera le règlement d’un pénalités 15 000
montant de 15 000 dans 18 mois (plus d’un an). Il faut Provision pour amende fiscale
constituer une provision pour amende de 15 000 dh
pour couvrir ce risque
91
Chapitre 3 : Les provisions pour risques et charges : Le réajustement de la provision
À la date d’inventaire de l’exercice suivant (31/12/N+1), la provision doit être réajustée soit
à la hausse, soit à la baisse en fonction de l’évolution du risque ou de la charge probable :
• en cas d’augmentation de la provision pour risques et charges par rapport à l’année
précédente : il faut comptabiliser une dotation complémentaire (augmentation du risque
ou de la charge) avec les mêmes comptes utilisés lors de la constitution de la provision
initiale ;
• en cas de diminution de la provision pour risques et charges par rapport à l’année
précédente : il faut comptabiliser une reprise sur provisions pour risques et charges en :
• créditant l’un des comptes de reprises suivants (selon la nature du risque ou charge) :
• 7195 (reprises sur prov. pour risques et charges) : pour les éléments d’exploitation ;
• 7393 (reprises sur prov. pour risques et charges financières) : pour les éléments financiers ;
• ou 7595 (reprises non courantes sur prov. pour risques et charges) : pour les éléments non courants.
• et en débitant le compte de provisions correspondant :
• le compte 15.. (provisions durables pour risques et charges) : pour les risques ou charges >1 an ;
• ou le compte 45.. (autres provisions pour risques et charges ) : pour les risques ou charges <1 an.
92
Chapitre 3 : Les provisions pour risques et charges : L’annulation de la provision
93
Chapitre 3 : Les provisions pour risques et charges
Application
• En 2014, l’entreprise « SAMIR » a engagé un procès contre son fournisseur
« Med ». Il s’agit pour l’entreprise « SAMIR » d’une opération
exceptionnelle. Les charges probables relatives à cette opération sont de 15
000 dh pour une durée qui dépasse 12 mois.
• Fin 2015, le procès contre « Med » est toujours en cours, mais son issue
paraît favorable à l’entreprise «SAMIR ». Par conséquent, elle décide de
réduire de 75% la provision déjà constituée en 2014.
• En 2016, le procès a lieu. La pénalité supportée par l’entreprise « SAMIR »
s’élève à 7 000 dh, réglée par chèque bancaire n°R0017 au 15/06/2016.
T.A.F : Enregistrer au journal de l’entreprise «SAMIR » l’ensemble des
écritures de régularisation nécessaires (2014, 2015 et 2016).
94
Chapitre 3 : Les provisions pour risques et charges
Solution
31-déc-
14
D.N.C aux prov. pour risques et charges
• Au 31/12/2014, il faut constituer une 65955 durables 15 000
95
Chapitre 4 : la régularisation & les charges à payer
96
Chapitre 4 : La régularisation des charges
1) Les charges à payer : Ce sont des charges relatives à l’exercice N, mais qui ne sont pas encore comptabilisées à cause de l’absence de pièce
justificatives.
Il faut imputer ces charges à l’exercice N en :
• débitant les comptes de charges correspondants (ou de produits s’il s’agit de rabais, remises et ristournes accordés) et de T.V.A. La T.V.A
sur les charges à payer n’est pas récupérable fiscalement, puisqu’elle ne figure sur aucune facture. Donc, il faut utiliser le compte (3458)
pour cette T.V.A.
• et en créditant l’un des comptes suivants :
• 4417 – Fournisseurs, factures non parvenues : ce compte est crédité du montant T.T.C des factures imputables à l’exercice N, mais qui ne sont pas encore parvenues ;
• 4427 – RRR à accorder, avoirs à établir : ce compte est crédité du montant T.T.C des rabais, remises et ristournes à accorder et des avoirs non encore établis, mais dont le
montant est connu ;
• 4437 – Charges de personnel à payer : ce compte est crédité du montant des dettes envers le personnel de l’entreprise (par exemple : les indemnités pour congés payés) ;
• 4447 – Charges sociales à payer : ce compte est crédité du montant des dettes envers les organismes sociaux (par exemple : les allocations familiales, les cotisations
relatives aux accidents de travail, les cotisations de retraites du personnel, etc. ) ;
• 4457 – Etat impôts et taxes à payer : ce compte est crédité du montant des dettes relatives aux impôts et taxes rattachables à l’exercice N ;
• 4487 – Dettes rattachées aux autres créanciers : ce compte est crédité du montant des dettes à venir relatives aux autres créanciers de l’entreprise ;
• 4493 – Intérêts courus et non échus à payer : ce compte est crédité du montant des intérêts concernant l’exercice N, mais dont le règlement ne se fera qu’en N+1
N.B : En (N+1), il faut annuler les écritures de régularisation des charges à payer constatées au 31/12/N (par le biais d’une écriture inverse), et
comptabiliser les charges normalement (en débitant les comptes des charges correspondants et en créditant les comptes de règlements
adéquats).
97
Chapitre 4 : La régularisation des charges
Application
• Le 31/12/2015, l’entreprise « MED » a reçu des marchandises d’une
valeur de 25 000 (H.T).
• Cependant, la facture relative à cet achat de marchandises n’a toujours
pas été reçue au 31/12/2015.
T.A.F : Enregistrer les écritures de régularisations nécessaires au
31/12/2015.
98
Chapitre 4 : La régularisation des charges
Solution
• Il s’agit d’une charge relative à l’exercice 2015, mais dont la facture
n’est pas encore parvenue en 2015. Donc, il faut imputer cette charge à
2015 pour respecter le principe de spécialisation des exercices.
• Le montant H.T des marchandises est 25 000. Il ne faut pas oublier de
comptabiliser une T.V.A de 5 000 (25 000 x 20%).
• L’écriture comptable à passer au 31/12/2015 est la suivante :
31-déc-15
99
Chapitre 4 : La régularisation des charges
100
Chapitre 4 : La régularisation des charges
Application :
• L’entreprise « MED » a réglé au 01/09/2015, par chèque bancaire
n°AA30241, une prime d’assurance annuelle d’une valeur globale de
12 000.
T.A.F :
1) Enregistrer l’écriture relative à la prime d’assurance.
2) Enregistrer les écritures de régularisation nécessaires (en 2015 et
2016).
101
Chapitre 4 : La régularisation des charges
Solution
1) Comptabilisation de la prime d’assurance de 12 000 dh.
2) Le montant de la prime d’assurance est de 12 000. Une partie de cette prime 4
000 (12 000 x 4/12) concerne l’exercice 2015 (4 mois : du 01/09/2015 au
31/12/2015). L’autre partie 8 000 (12 000 x 8/12), concerne l’exercice 2016 (8 mois
: du 01/01/2016 au 01/09/2016), il s’agit d’une charge constatée d’avance. De ce
fait, on doit comptabiliser :
01-sept-15
103
Chapitre 4 : La régularisation des produits
Application
104
Chapitre 4 : La régularisation des produits
Solution
• Il s’agit d’un produit relatif à l’exercice 2015, mais dont la facture n’est pas encore établie en 2015. Donc, il faut imputer ce produit à 2015
pour respecter le principe de spécialisation des exercices.
• Le montant H.T des marchandises est 36 000. Il ne faut pas oublier de comptabiliser une T.V.A de 7 200 (36 000 x 20%).
• L’écriture comptable à passer au 31/12/2015 est la 1ere :
• A l’ouverture de l’exercice 2016, il faut annuler l’écriture de régularisation comptabilisée le 31/12/2015 à travers l’écriture 2 :
• Au 15/01/2016, l’entreprise aura établi la facture relative à cette opération de vente de marchandises. Donc, elle pourra comptabiliser cette
opération normalement à travers l’écriture 3 :
31-déc-15
106
Chapitre 4 : La régularisation des produits
Application
• Au 20/11/2015, l’entreprise « MED » a envoyé la facture n°15002 à
son client « NAJI », relative à une vente de marchandises à crédit.
• Le montant (H.T) de cette facture s’élève à 40 000.
• Au 31/12/2015, l’entreprise « MED » n’a toujours pas livré ces
marchandises.
T.A.F :
1) Enregistrer l’écriture relative à la vente de marchandises.
2) Enregistrer les écritures de régularisation nécessaires (en 2015 et
2016).
107
Chapitre 4 : La régularisation des produits
Solution :
20-nov-15
Clients
3421 48 000
108