MÉTIER D’AGRONOME
Plan du cours
1ere PARTIE : MÉTIER DE L’INGÉNIEUR AGRONOME
1. Introduction
2. Rôle et Mission de l’Agronome
3. Qualités,Compétences et environnement de
travail de l’Agronome
4. Pourquoi l’Agronomie est placée dans la
catégorie de sciences exactes
5. Contenu de la formation d’un ingénieur
Agronome
6. Quel sont les challenge
7. Différentes métiers de l’Agronomie :
Agronomes dans la société
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IIème PARTIE : INTRODUCTION À L’AGRICULTURE
1. Brève historique des sciences Agronomiques
2. Fondamentaux du sol
3. Physiologie des plantes
4. Technique de culture et Système agraire
5. Élevage et Production animale
6. Mécanisation et Technologie agricole
[Link] des produits agricoles
8. Agriculture et Environnement
9. Législation Agricole
10. Zonage Agroécologique de la Rdc
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Parmi les indispensables de la vie humaine il y a
sûrement une alimentation disponible,saine et
équilibre
Avec la moitié du nombre d’habitants de la
terre,l’époque de cueillette est plus que révolue,et
même,bien avant la fin de la période de
culture,l’homme à commencé à domestiquer les
plantes aussi bien que les animaux,pour plusieurs
raisons,parmi ce raison,il y a le besoin de les avoir à
portée de mains.
Avec l’urbanisation et la croissance démographique,la
production alimentaire nécessite de connaissances
plus approfondies,partant de la préparation des
substance jusqu’à la transformation et la conservation
des produits des récoltes.
De ce fait ce domaine essentiel de la vie exige bien
plus que des connaissances empirique: c’est toute une
science,que fait appel a beaucoup de discipline
connexes du domaine des sciences exactes et même
des sciences sociales.
On comprendra alors que l’Agronomie n’est pas qu’un
technicien ou qu’un chercheur fondamentaliste,il est
en lui même un écosystème,et que le métier
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d’agronome est au carrefour entre les sciences
agronomique de gestion de ressources,les sciences
exactes et les sciences sociales.
Le but : de ce cours de « Métiers d’agronome » est de
réveiller la curiosité des étudiants(e) sur les multiples
casquettes de l’Agronomie afin de les préparer à bien
choisir leur filière à la faculté,mais aussi à mieux
appréhender les responsabilités qui l’attendent dans la
société
● Réveille de curiosité
● Les indispensables de la vie
● Connaissances approfondies
Agronomie : l’Agronomie est la science qui étudie les
interactions entre les plantes,les animaux et les
pratiques agricoles afin d’optimiser la production tout
en réservant les ressources naturelles
Son Objectif : est d’améliorer la productivité,la
qualité et la durabilité des systèmes Agricoles
Cette discipline intègre plusieurs domaines de
connaissances tels que la biologie,végétal,la physique
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de sols,la météorologie,la geste de l’eau,l’écologie,et les
sciences économiques.
Ce qui permet de développer des solutions de
maximisation de rendement tout en tenant compte
des contrainte environnementales et sociales.
L’Agronomie: prend en compte des enjeux tels que :
● L’amélioration des cultures ( sélections des
variétés ,Production contre les
ravageurs,optimisation des ressources )
● L’usage raisonné des entrant ( engrais,pesticides,eau )
● La gestion durable des sols et des écosystèmes.
● Le développement des pratique agricole ne toiliere
face aux changements climatique.
En normes,l’Agronomie cherche à concilier la
productivité agricole et le respect de
l’environnement,dans une approche systémique et
durable
La dénomination de l’ingénieur Agronome présente une
unité qui n’est qu’une façade et recouvre en réalité de
5
pratiques très variées,au gré des spécialisations chaque
chercheur ou ingénieur,Agronomie est souvent en deux à
la fois.
C’est un scientifique ses fonctions dans le domaine
agricole ou agroalimentaire à travers l’ingénierie
agricole,les biotechnologies,ou encore le biologie,qu’elle
soit animale ou végétale
L’Agronomie: à comme mission principale l’optimisation
des diverses étapes constituant un processus de
production agricole
C’est en effet un métier passionnant qui passionnent lui
peut s’exercer dans l’industrie agroalimentaire,le conseil
et la recherche,l’enseignement,la gestion et le
commerce,la machinerie agricole et, bien sûr,les
organisations agricoles
Il y’a aussi étendu de compétence et constitue un acteur
essentiel de la production agricole
Il détient bien suivant à ce titre des responsabilités
managériale et administrative au sein de grandes
entreprises ou d’organisations scientifiques liées à
l’environnement et à l’aménagement du territoire.
Un ingénieur se focalise sur une étape de la chaîne de
production agricole mais peut aussi avoir dans certaines
6
cas une approche généraliste allant de la conception à la
commercialisation de produits
Il y’a plusieurs rôles,il peut être conseillé ou consultant
après des exploitations agricoles qu’ils appartiennent au
public ou au privé
Il se doit de connaître parfaitement une région ou encore
un territoire donné.
En effet, un ingénieur en agronomie tropicale et une
autre agronomie continentale n’auront pas la même
approche.
Les fonctions d’un Agronome sont donc scientifiques
mais également un Technicien,il est un Ingénieur de
sciences et des technologies du vivant.
2 Les missions de l’Agronomie sont très variées et
dépendent de l’activité et du secteur choisi.
Il peut étudier :
➢ Amélioration des cultures : les Agronome
travaillent à optimiser la production de cultures en
sélectionnant des variétés de plantes plus
résistantes,plus productives et mieux adaptées aux
conditions locales.
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Cela inclut l’étude des cycles de croissance,de la
nutrition des plantes,et de la gestion des maladies et des
parasites.
➢ Gestion de sols et de ressources : les Agronomes
étudient et mettent en œuvre des techniques pour
maintenir et améliorer la qualité des sols, en utilisant
des pratiques tels que , la rotation des
cultures,l’Agroforesterie,et l’utilisation se
fertilisation organique ou systématique de manière
durable.
A la production animale et de garanties des qualités : en
plus de cultures certaines agronomes de spécialisant
dans la gestion de la production animale.
Travaillant sur la nutrition animale,l’élevage,et la santé
de troupeaux pour maximiser la productivité tout en
Agroecologie et Développement durable en agronomie:
jouent un rôle clé dans la production de l’agriculture
durable en minimisant l’impact environnemental de
l’agriculture par des pratiques
agroécologiques,l’utilisation de technologies propres,et la
conservation de la biodiversité.
Valorisations des déchets : les agronomes jouent un rôle
crucial dans la valorisation et le recyclage et de
l’économie circulaire. Leur expertise permet de
transformer les défis liés aux déchets en opportunité
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pour améliorer la productivité tout en préservant les
ressources naturelles.
Conseils et Formation: les agronomes peuvent également
agir en tant que conseiller pour les agriculteurs,les
entreprises agricoles,et les gouvernements,en les aidant
à adapter les pratiques agricoles plus efficaces,durables
et rentables, Il peuvent aussi participer à la formation
des agriculteurs et des étudiants en Agronomies,
Recherche et innovation beaucoup d’agronomes dans la
recherche, développement des nouvelles
techniques,technologique,et variétés de plantes pour
répondre aux défis actuels de l’agriculture,tels que,le
changement climatique,la sécurité alimentaire,et la
gestion des ressources.
Gestion de politiques Agricoles: certaines agronomes
s’engagent dans la planification et la mise en œuvre de
politique agricole, travaillent avec les gouvernements et
les organisations internationales pour développer des
stratégies agricoles qui soutiennent les objectifs du
développement durable.
Un agronome est un négociateur
➢ Missions de l'Agronome
❖ Amélioration des Cultures
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❖ Valorisation des déchets
❖ Gestion de l'eau
❖ Gestion du capital humain
❖ Production animale
❖ Assurance qualité
❖ Transformation des produits agricoles
❖ Gestion des Sols
❖ Gestion des maladies et des parasites
❖ Nutrition des plantes
❖ Etc.
3. QUALITÉS,COMPÉTENCES ET ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL
DE L’AGRONOME
Doté d'un esprit scientifique, organisé et rationnel,
l'agronome acquiert un savoir technique et dispose de
connaissances approfondies en agronomie.
Il sait aussi faire preuve de transversalité , d'un esprit
ouvert et polyvalent, et sait utiliser ses compétences
dans d'autres domaines.
Il dispose surtout d'une aisance communicationnelle, et
doit avoir la capacité de diriger une équipe, et de mener à
bien un projet.
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Pour réaliser les nombreuses études demandées, il se
déplace beaucoup et a besoin de maîtriser au moins
l'anglais, sinon d'autres langues.
Travaillant dans un environnement agricole, industriel et
en même temps de la recherche, l'environnement de
travail de l'agronome est très varié.
Entre un bureau et des serres, en déplacement sur un
terroir ou dans une parcelle expérimentale, les
agronomes ont en commun de rédiger de nombreux
rapports, participer à des séminaires ou de former des
plus jeunes et les exploitants agricoles
En dépit de ses à priori très masculin, ce métier attire de
plus en plus les femmes, particulièrement dans les pays
en développement, où le travail de champs est dominé
par la présence féminine.
Le travail de l'agronome est le plus souvent sur mesure, et
demande à tout moment de contextualiser les systèmes et
techniques.
L'agronome doit cultiver sa capacité à innover. En effet,
une incursion dans d'autres domaines professionnels,
ainsi que la capacité à douter et à se remettre en
question est un atout majeur.
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Bien que les pratiques agronomiques ne soient pas
intrinsèquement risquées, l'agronome doit être capable
de travailler et décider dans des contextes incertains,
dans des environnements soumis aux aléas parfois très
dévastateurs comme par exemple les changements
climatiques, les bio-agresseurs, les fluctuations des
marché, etc.
Cela suppose une vision globale des problématiques en
présence, pour évaluer les risques et anticiper les
réactions ; de la flexibilité pour s'adapter et remettre en
question certaines options; mais également de la
confiance en soi et dans les autres pour continuer à
avancer malgré l'adversité.
L'agronome est appelé à toujours échanger et
co-construire avec une diversité d'acteurs, à organiser et
animer des visites de terrains pour illustrer des
thématiques innovantes;
ainsi qu' accompagner l'expérimentation des agriculteurs
dans leurs fermes.
Le métier d'agronomes demande ainsi des compétences
transversales pour agir avec une vision systémique,
s'adapter en permanence face à l'accroissement des
incertitudes (dérèglement climatique, marchés, etc.),
faire des propositions au cas par cas, en fonction du
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contexte, ainsi que pour accompagner des collectifs et
susciter de l'intelligence collective.
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4. POURQUOI L’AGRONOMIE EST PLACÉE DANS LA CATÉGORIE DE
SCIENCES EXACTES
Les sciences agronomiques intègrent les connaissances
de plusieurs disciplines scientifiques, notamment la
biologie, la chimie et la physique; elles utilisent des
méthodes scientifiques rigoureuses et des principes
émanant du domaine de ces sciences naturelles pures,
autrement appelées les sciences exactes .
En effet, dans leurs essences, les sciences agronomiques
ont recours à toutes les sciences naturelles pour mener
les études qui s'y rapportent.
Toutes ces disciplines connexes enrichissant la
compréhension des systèmes agricoles ont permis, et
permettent encore aujourd'hui, de développer des
solutions innovantes pour les défis dans le domaine
agronomique tels que la durabilité, la sécurité
alimentaire et le changement climatique.
A titre illustratif on peut dire ce qui suit :
La formation de base en sciences agronomiques repose
sur les principes de la physique et de la chimie pour la
compréhension de la nature et du mode de
fonctionnement des sols,
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notamment dans leurs relations avec la nutrition des
plantes et la dynamique des fluides pour l'irrigation.
En plus, les outils mathématiques et statistiques sont
toujours sollicités pour les collectes et les analyses des
données des recherches.
L'expérimentation agronomique se fait en suivant des
protocoles scientifiques stricts afin de tester différentes
hypothèses grâce à des données fiables, permettant
d'obtenir des résultats reproductibles et validant les
conclusions antérieures.
Avec l'évolution de la science et des technologies, la
modélisation mathématique est de plus en plus utilisée
pour des simulations et des prédictions afin d'anticiper
les effets de divers facteurs sur la production agricole et
de donner des réponses théoriques aux problématiques
non autrement solvables ;
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5. CONTENU DE LA FORMATION D’UN INGÉNIEUR
AGRONOME
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La formation d'un ingénieur agronome est
pluridisciplinaire, elle embrasse un large éventail de
domaines, partant des sciences naturelles, aux matières
purement agronomiques, jusqu'aux sciences
économiques, juridiques et sociales.
Voici un aperçu du contenu d'un cursus d'un agronome
en formation:
1. Les sciences de base dont, les mathématiques,
physique, chimie, biologie, climatologie, et les sciences
du sol et de la terre (pédologie, minéralogie géologie,
géomorphologie), fournissent les bases nécessaires à la
compréhension des processus biologiques qui régissent
les relations et les interactions plantes - sols
environnement.
2. Sciences spécifiques de l'agronomie dont,
A. Les sciences liées à la production végétale : les
systèmes des cultures et les systèmes agraires, la
Physiologie végétale, la génétique & l'amélioration des
plantes, la protection des cultures & phytopharmacie,
Entomologie, etc.
B. Les sciences liées à la production animale : Systèmes
et Filières des élevages, valorisation des produits et
sous-produits des élevages, l'amélioration génétique et la
gestion des animaux d'élevage, la nutrition animale,etc
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3. Les sciences de l'environnement et de gestion des
ressources naturelles pour: la compréhension du
fonctionnement et l'analyse des interactions entre les
milieux naturels et les activités humaines ;
les études des problèmes environnementaux de
l'anthropisation ainsi que gestion intégrée de l'espace;
4. Les sciences liées à la transformation des produits
agricoles: connaissance des méthodes et les technologies
utilisées pour convertir les matières premières agricoles
en produits alimentaires et non alimentaires;
Cela inclut des domaines comme la technologie
alimentaire, la chimie des aliments, l'ingénierie
agroalimentaire et la microbiologie.
5. Sciences économiques et de gestion, dans la sphère de
la prise des décisions stratégiques et la gestion des
ressources pour:
• La rentabilité, l'efficacité, la durabilité et la résilience
des exploitations agricoles,
• Optimiser l'utilisation des ressources pour maximiser la
productivité et la rentabilité et
• Comprendre les dynamiques des marchés
agronomiques
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• Formuler et à évaluer les politiques agricoles, en tenant
compte des enjeux économiques
6. D'autres sciences sociales dont la sociologie et la
législation, enrichissent l'agronomie en intégrant des
perspectives humaines et culturelles.
Elles permettent de mieux comprendre les interactions
entre les systèmes agricoles et les société, favorisant
ainsi des approches holistiques et durables, qui visent à
considérer l'ensemble des éléments interconnectés d'un
système agricole;
et lui fournir un cadre légal et règlementaire adéquat qui
définit les bonnes pratiques agricoles et les normes à
respecter, et qui permette de gérer les conflits d'usage et
de garantir un accès équitable aux ressources
7. Technologies dont,
A. Biotechnologies agricoles : englobent un large éventail
de technologies étroitement liées à la bio-ingénierie et à
la biologie synthétique, qui sont appliquées dans
l'agriculture, la foresterie, la pêche, l'aquaculture et
l'industrie agro-alimentaire.
Elles comprennent des approches telles que
l'insémination artificielle, les techniques de fermentation
19
et les engrais biologiques, qui sont à faible niveau
technologique; et des approches pointues, dont les
méthodologies basées sur
l'ADN et les modifications génétiques.
Ces technologies sont toujours en évolution rapide,
notamment grâce aux avancées en génomique, en
informatique et en nanotechnologie
B. Systèmes d'Information géographique (SIG), ce sont les
méthodes et outils de gestion de l'information
géo-référencée qui permettent d'analyser, et de
visualiser (cartographier) des données spatiales; aidant
ainsi à comprendre les variations dans la végétation,
les sols, le climat, et d'autres facteurs environnementaux,
afin de ;
• Gérer efficacement les ressources naturelles,
• Prendre des décisions éclairées sur les pratiques
agricoles adaptées;
• Suivre l'évolution des cultures
• Évaluer les impacts des pratiques agricoles au fil du
temps,
• Identifier les problèmes potentiels, comme les maladies,
les infestations ainsi que les risques divers.
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6. QUEL SONT LES CHALLENGES
A chaque époque, les sciences agronomiques ont toujours
fait face à des défis majeurs qui impactent aussi bien la
production agricole, la durabilité des systèmes agraires
que l'environnement.
La recherche des solutions à ces défis nécessite et a
toujours nécessité une approche collaborative et
interdisciplinaire, impliquant les producteurs, les
agronomes, des scientifiques des disciplines connexes
énumérées ci-haut ainsi que les décideurs politiques.
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Parmi les défis de l'heure on peut citer :
1. Sécurité alimentaire: Augmenter la production
alimentaire afin d'assurer un accès équitable à une
alimentation suffisante et nutritive pour tous.
2. Changement climatique: développer des stratégies
pour adapter les cultures et les systèmes agraires aux
nouvelles conditions climatiques notamment face aux
varations des températures, aux changements des
régimes des précipitations et à l'augmentation des
événements climatiques extrêmes.
3. Perte de la Biodiversité : la conquête des nouvelles
terres agricoles affecte les écosystèmes naturels et peut
entraîner des pertes irréversibles de la biodiversité;
en plus, avec la recherche des variétés plus
performantes, la préservation des variétés
traditionnelles et locales est mise en jeux, alors que ces
variétés sont surement les mieux adaptées aux
conditions locales.
4. Durabilité des ressources naturelles et autres: éviter
des pratiques agricoles non conforme, pour garantir la
sécurité alimentaire, tout en préservant l'environnement;
notamment: la gestion de l'eau, la conservation des sols,
le maintien de la diversité des cultures et des variétés
des cultures, l'utilisation rationnelle des intrants, le
recours aux énergie renouvelable, le recours à l'économie
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circulaire notamment par la réutilisation et la
valorisation des déchets agricoles et des sous-produits.
5. Impacts environnementaux notamment, la pollution
des sols et des eaux, à la suite de l'utilisation d'engrais, et
des pesticides ainsi que, les émissions de gaz à effet de
serre provenant particulièrement des élevages de gros
bétails.
6. Maladies et Pestes : prévenir et gérer entre autres,
l'émergence de la résistance des agents pathogènes
(champignons, bactéries, virus et nématodes) et des
pestes grâce aux stratégies de gestion intégrée.
7. Nouvelles technologies et innovations: la formation des
professionnels et des agriculteurs à l'utilisation des
nouvelles technologies telles que la biotechnologie,
l'agriculture de précision et les systèmes d'information
géographique (SIG)
8. Politiques agricoles : pour soutenir des pratiques
durables et équitables, tout en tenant compte des besoins
des agriculteurs et en s'adaptant aux fluctuations des
marchés agricoles et aux nouvelles tendances de
consommation.
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Cette deuxième partie est un survol des concepts clés
liés à la production agricole.
Elle vise à permettre à l'étudiant(e) à comprendre les
contours de cette activité humaine primordiale
Rappel de la Structure:
1. Brève historique des sciences
2. Fondamentaux du sol
3. Physiologie des plantes
agricoles
4. Techniques de culture & Systèmes
5. Élevages & production animale
6. Mécanisation & Technologies
Agronomiques agricoles
7. Transformation des produits
8. Agriculture & environnement
agraires
9. Législation agricole
Élevages & production animale
10. Zonage agro écologique de la RDC
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L'histoire des sciences agronomiques remonte à
l'Antiquité, où les premières civilisations ont commencé à
cultiver des plantes et à domestiquer des animaux.
La domestication a consisté à sélectionner et à mettre en
culture les espèces présentant le plus d'intérêt.
Elle est caractérisée par des modifications génétiques
particulières que l'on regroupe sous le nom de syndrome
de domestication.
Par exemple les céréales donnent de plus gros grains et
davantage de grains par
épi.
Généralement, dans chaque foyer d'apparition de
l'agriculture sont domestiquées simultanément au moins
une plante riche en glucides (en général une céréale), une
plante riche en protéines (généralement une
légumineuse) et une plante oléagineuse, afin de garantir
l'équilibre nutritionnel de l'alimentation.
Fréquemment, on y ajoute une plante textile (lin,
chanvre).
L'apparition de l'agriculture s'est accompagnée des
changements de société importants.
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En augmentant la quantité de nourriture produite par
unité de surface, elle a permis la production de surplus
alimentaires qu'il était possible de stocker;
cela a permis à une partie de cette population de se
consacrer à des activités autres que la production
d'aliments.
Sur le plan environnemental, la mise en culture des
nouveaux écosystèmes s'accompagne de la déforestation,
et de la modification de certains équilibres
fondamentaux ,
Dont des changements importants dans la biodiversité et
à la création des nouveaux habitats,
L'histoire des sciences agronomiques est riche et
complexe, reflétant l'évolution des pratiques agricoles et
des connaissances scientifiques au fil du temps.
Depuis les temps historiques jusqu'à ce jour, l'agronomie
s'est développée en intégrant des découvertes
scientifiques et des innovations technologiques, et en
s'adaptant constamment aux besoins humains croissants
et aux défis environnementaux.
C'est au Moyen Âge que l'agronomie a commencé à se
structurer, avec l'émergence des traités agricoles qui
transmettaient des connaissances sur les cultures et les
techniques de culture.
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La Révolution agricole du XVIlle siècle a marqué un
tournant majeur, avec l'introduction de nouvelles
méthodes de culture, de rotation des cultures et de
sélection des semences.
Ces innovations ont permis d'augmenter les rendements
et d'améliorer la sécurité alimentaire.
Au XIXe siècle , les sciences agronomiques ont
commencé à se professionnaliser, avec la création
d'écoles et d'instituts dédiés à l'agriculture, et
l'introduction des concepts de chimie dans l'agriculture,
notamment en ce qui concerne la fertilisation des sols.
L'essor de la génétique avec la compréhension de
l'hérédité notamment à la suite des travaux de Gregor
Mendel a eu un impact profond sur la biologie et
l'agriculture.
De là, découles tout ce qu'on connaît comme travaux
d'amélioration des plantes et des animaux, ayant des
retombés pas toujours positif, car s'en est suivi
l'accélération de l'érosion génétique.
Au fil des années, les humains accumulent les
connaissances sur les cycles biologiques des plantes et
des animaux, développent les techniques qui permettent
de les exploiter et apprennent à modifier à leur profit les
cycles naturels.
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En remontant l'histoire vers un passé plus ou moins
récent, on peut circonscrire les époques suivantes:
•Révolution industrielle et ère moderne (1800 - 1950)
• Révolution verte (1950 - 1980)
• Ere contemporaine et agriculture durable (1980 -
aujourd'hui)
a) Révolution industrielle et ère moderne (1800 - 1950),
caractérisée par :
• la modernisation des techniques agricoles, avec
l'invention de la mécanisation agricole (moissonneuses,
tracteurs) qui transforme les méthodes de travail,
permettant d'augmenter la productivité;
• Le développement des premières théories scientifiques
sur les sols et les plantes, avec l'introduction de la notion
de fertilisation chimique (engrais minéraux);
• La création des premières stations de recherche
agronomique en Europe et aux Etats-Unis;
• Des avancées dans la sélection végétale conduisent à
des variétés plus productives et résistantes.
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b) Révolution verte (1950 - 1980), augmentation massive
de la production agricole;
• Après la Seconde Guerre mondiale, la révolution verte
transforme l'agriculture avec l'introduction des variétés à
haut rendement, des nouveaux intrants agricole
(pesticides, herbicides, et engrais chimiques).
• Introduction de nouvelles techniques de culture
intensives tel que l'irrigation à grande échelle, les
monocultures;
• Problématiques environnementales: la révolution verte
a permis une augmentation spectaculaire de la
production alimentaire, mais elle a également introduit
des problématiques liées à l'épuisement des sols, à la
pollution des eaux et à la dépendance aux intrants
chimiques.
c) Ere contemporaine et agriculture durable (1980 -
aujourd'hui)
• Face aux défis environnementaux nés de la révolution
verte et autres phénomènes naturels et/ou anthropique,
dont les changements climatiques, l'agronomie s'oriente
vers une agriculture plus durable, visant à intégrer les
principes écologiques dans les systèmes agricoles pour
améliorer la productivité tout en respectant les
écosystèmes.
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• l'utilisation des technologies numériques (GPS,
capteurs, drones) pour optimiser l'utilisation des
ressources (humaines, eau, engrais, etc.) et améliorer la
gestion des cultures ouvre les portes de l'agriculture de
précision;
• L'introduction de cultures génétiquement modifiées
(OGM)...
• L'adaptation des systèmes agricoles aux défis climatique
de l'heure;
• Etc
Le sol, substrat majeur de l'agriculture, se forme au fil du
temps, à partir de la décomposition des roches et de la
matière organique, sous l'influence de certains facteur
dont le climat , la topographie et la couverture végétale
1. Le sol est composé de(s) minéraux primaires (qui se
forment à partir de la roche mère et qui ne se sont
pas encore altérés comme les silicates dont le quarts,
le feldspath et le mica) et des minéraux secondaires
(issues de l'altération des minéraux primaires, à
l'instar des argiles, des oxydes de fer et des
carbonates) qui sont souvent plus réactifs et jouent
un rôle clé dans la fertilité du sol.
2. la matière organique,
3. l'eau et
4. l'air.
31
De la proportion de chacun de ces éléments dépends la
fertilité naturelle du sol, ainsi que sa structure et sa
texture.
Dans la plupart des cas, les sols sont stratifiés en
différentes couches, appelées horizons qui se forment en
raison de divers processus pédologiques et biochimique,
tels que la décomposition et l'accumulation de matière
organique.
Ces différentes couches ont des caractéristiques
distinctes en termes de composition, de fertilité, la
structure et la capacité de rétention d'eau du sol.
De la surface vers les profondeurs on a:
1) Horizon O (ou horizon organique): C'est la couche
supérieure de couleur sombre, composée principalement
de matière organique en décomposition;
elle est riche en nutriments et en micro-organismes;
2)Horizon A (ou horizon de surface) : souvent de couleur
foncée, il est également riche en matière organique, mais
il contient en plus des minéraux; c'est le principal
horizon où se déroule l'activité biologique.
C'est ici que se produit la plupart des échanges de
nutriments entre le sol et les plantes.
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3) Horizon E (ou horizon d'éluviation ) : généralement
plus clair que les horizons A et O, il est caractérisé par
éluviation qui est un processus d'élimination des
minéraux et des nutriments.
C'est un horizon qui a perdu une partie de sa matière
organique et de ses minéraux; il est souvent riche en
sable et en limon.
4) Horizon B (ou horizon d'illuviation) : couleur plus
foncée ou rougeâtre en raison de l'accumulation d'oxydes
de fer et d'aluminium, il résulte de l'accumulation de
minéraux et de la nutriments qui ont été lessivés des
horizons supérieurs.
5) Horizon C (ou horizon de la roche mère) : est
constitué de matériaux non altérés ou légèrement altérés
provenant de la roche mère; il est moins affecté par les
processus biologiques que les horizons supérieurs.
6) Horizon R (ou la roche mère) : représente la base
géologique sur laquelle les horizons du sol se forment, il
n'est pas considéré comme un horizon de sol à
proprement parler.
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Suivant leur caractéristiques intrinsèques, il existe
différents types de sols, parmi lesquels :
a) Sols argileux à texture fine, composés principalement
de particules d'argile; Ils retiennent bien l'eau et les
nutriments, mais peuvent être lourds et compacts, done
difficiles à travailler;
b) Sols limoneux à texture harmonieuse, contiennent
une proportion
contiennent une proportion
équilibrée de sable, de limon et d'argile; ils sont
généralement considérés comme les meilleurs sols pour
l'agriculture;
c) Sols sableux ayant une texture plutôt grossière, sont
composés principalement de particules de sable; Ils sont
légers et faciles à travailler mais à cause de leur
caractère grossier drainant, leur fertilité intrinsèque est
souvent faible
d) Sols tourbeux (sols organiques) à texture spongieuse et
légère, ils sont riches en matière organique car se
forment dans des environnements humides où la
décomposition est lente et souvent incomplète; son
souvent très fertiles mais instables
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e) Sols volcaniques, ayant une texture légère et aérée,
sont formés à partir des cendres et autres matériaux
issus des éruptions volcaniques; sont souvent très
fertiles en raison de la richesse en minéraux et en
matière organique.
La fertilité d'un sol désigne sa capacité à fournir en
quantité, en qualité et à r'öchell du temps, les nutriments
nécessaires à la croissance des plantes;
Elle dépend de plusieurs facteurs, dont, la composition
physico-chimique et biologique du sol, ainsi que les
pratiques de gestion.
Parmi ces facteurs on peut citer:
• Les macronutriments (notamment l'azote, le phosphore
et le potassium), et les micronutriments (tels que le fer, le
manganèse, le zinc et le cuivre)
• Le pH, qui influence la disponibilité des nutriments. La
plupart des plantes préfèrent un pH légèrement acide à
neutre (environ 6 à 7). Un pH trop bas (acide) ou trop élevé
(alcalin) peut limiter l'absorption des nutriments;
• La texture du sol (concerne la taille des particules et
leur proportion (sable, limon, argile)) & la structure
(concerne l'arrangement et l'organisation de ces
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particules en agrógats), notamment leur influence sur la
capacité du sol à retenir l'eau et à drainer l'excès d'eau;
• La matière organique, notamment pour son influence
sur la physique et la chimie du sol;
• La biodiversité microbienne et faunistique du sol
(bactéries, champignons, vers de terre, etc.), notamment
dans leurs actions sur la décomposition de la matière
organique, et le recyclage des nutriments;
• Les pratiques de gestion, telles que l'association & la
rotation des cultures, utilisation d'engrais et
amendements, la couverture du sol et la réduction du
travail du sol, les terrasses, l'agroforesterie, la gestion de
l'eau, etc.
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Pour réaliser les fonctions essentielles à leur vie, partant
de la germination à la floraison, jusqu'à la production de
fruits ou de graines, les plantes sont régit par les lois de
la biologie, que sont la photosynthèse et la nutrition, la
respiration & la transpiration, ainsi que la reproduction.
La physiologie des plantes étudie les fonctions et
processus vitaux des plantes, afin de comprendre
comment les plantes interagissent avec leur milieu et
contribuent à la vie et aux équilibres des écosystèmes.
En effet, il est plus qu'important de comprendre leur
fonctionnement ainsi que leurs interactions avec
l'environnement et en face de divers conditions adverses
dont les différents stress, en particulier dans le contexte
actuel des changements climatiques.
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En sciences agronomiques, la connaissance de la
physiologie des plantes permet d'optimiser les cultures,
d'améliorer les rendements, et de développer des
pratiques durables.
Cela permet aussi de comprendre comment les plantes
réagissent aux différents stress;
En effet, les réponses des plantes sont souvent lentes par
rapport aux réactions animales, mais elles sont tout aussi
impressionnantes et parfois insoupçonnées.
La Photosynthèse , processus crucial grâce auquel les
feuilles des plantes et autres espèces à chlorophylle
convertissent la lumière du soleil en énergie chimique.
Cette conversion de l'énergie lumineuse en énergie
chimique, produit des glucides qui servent de source
d'énergie pour la croissance des plantes;
Ce processus joue également un rôle vital de soutien à la
vie sur terre, en maintenant l'équilibre atmosphérique,
grâce à la production de l'oxygène et l'absorption du COz.
La Nutrition des plantes cultivées est un aspect
fondamental qui détermine la santé et le rendement des
cultures. Elle est assurée grâce aux éléments minéraux
disponibles naturellement dans le sol; ou grâce aux
apports effectués par l'homme.
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Les éléments essentiels à la nutrition des plantes se
divisent en deux catégories principales :
Macronutriments primaire (Azote (N), phosphore (P),
potassium (K)) et secondaire (calcium (Ca), magnésium
(Mg) et soufre (S)), indispensable pour des fonctions telles
que la photosynthèse, la formation des racines et la
synthèse des protéines.
Micronutriments, nécessaires en plus petites quantités,
mais ils jouent des rôles essentiels dans divers processus
physiologiques; il s'agit de: Fer (Fe), manganèse (Mn), zine
(Zn), cuivre (Cu), molybdène (Mo) et bore (B).
La disponibilité des nutriments est affectée par plusieurs
facteurs, dont le pH, la texture, la structure et l'humidité
du sol.
Quoi que les nutriments soient disponibles, la plante ne
peut les utiliser qu'en présence de l'eau qui assure entre
autres le rôle important de solvant et de transport.
Les techniques culturales se rapportent aux façons
spécifiques de cultiver des plantes.
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Il peut s'agir de la rotation des cultures, l'irrigation,
l'utilisation d'engrais et amendements, la gestion des
ravageurs, etc, ces sont des éléments spécifiques au sein
d'un système agraire
Leur objectif principal est d'optimiser la production tout
en préservant les sols et l'environnement.
Ces techniques peuvent varier en fonction des cultures,
des conditions climatiques et des ressources à
disposition.
Parmi elles on peut citer: la rotation des cultures; le
semis; l'irrigation; l'utilisation des engrais organiques ou
chimiques; la gestion intégrée des ravageurs; les cultures
en serres; l'agriculture de conservation; les cultures
hydroponiques; l'agroforesterie, etc.
Les systèmes agraires se réfèrent à l'ensemble des
pratiques agricoles (toutes les actions liées à
l'agriculture) et des techniques culturales, mais aussi aux
aspects socio-économiques et environnementaux qui s'y
rapportent.
Cela inclut la manière dont les terres sont utilisées, les
types de cultures/élevages pratiquées, les relations des
agriculteurs entre eux et avec leur environnement, ainsi
que les systèmes de distribution et de commercialisation
des produits des récoltes.
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Les systèmes agraires peuvent être traditionnels ou
modernes, et ils sont souvent influencés par plusieurs
facteurs dont
1. Facteurs environnementaux : climat, sol, topographie
2, Facteurs économiques: le marchés (à demande et les
prix des produits agricoles); les coûts de production
(intrants, main-d'oeuvre , énergie); l'accès au crédit;
3. Facteurs sociaux & culturels: les traditions agricoles;
les ressources humaines; les organisations de base
(coopératives de autres);
4. Facteurs technologiques: Innovations agricoles
(semences génétiquement modifiées, l'irrigation, ou
l'agriculture de précision); la mécanisation
S. Facteurs politiques et institutionnels : les politiques
agricoles (les subventions, la réglementation et les
programmes gouvernementaux); les accords
commerciaux.
il existe plusieurs types de systèmes agraires, chacun
ayant ses propres caractéristiques, ses avantages & ses
inconvénients ainsi que ses méthodes de production; le
choix d'un système dépend souvent des conditions
locales, des ressources disponibles et des objectifs des
agriculteurs.
41
À titre d'exemple: l'agriculture intensive; l'agriculture
extensive; l'agriculture biologique;
L'agroécologie ; les systèmes agroforestiers; l'élevage
extensif; les systèmes de culture mixte;
l'aquaculture.
Tout comme la production végétale, la production
animale a évolué avec l'homme, reflétant son adaptation
aux enjeux économiques et environnementaux, ainsi qu'à
l'évolution de ses besoins alimentaires.
On comprendra ici l'élevage comme l'ensemble des
pratiques et des techniques utilisées pour élever des
animaux domestiques dans un but précis, alors que la
production animale inclut non seulement l'élevage, mais
aussi la transformation, la commercialisation et la
distribution des produits animaux.
Les principaux types d'élevage sont: bovin (lait de vache
ou de viande); ovin (pour la viande ou la laine); caprin (lait
de chèvre ou de viande); porcin (viande de porc); avicole
(œufs & viande); aquacole (pour la viande de poissons,
crustacés et mollusques)
Ces différents types d'élevage peuvent être extensif,
intensif, biologique ou régénératif
Il est important de comprendre la biologie de l'animal à
élever, pour une bonne gestion d'élevage;
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Parmi les éléments essentiels de la biologie à prendre en
compte il y a:
1. la génétique (la productivité, la résistance aux maladies
et la qualité des produits utiles);
2. La nutrition (une alimentation équilibrée et adaptée);
3. La santé animale (la prévention des maladies et le
maintien de l'hygiène);
4. Le comportement animal (notamment vis-à-vis des
stress de divers ordre);
5. L'impact de l'élevage sur l'environnement (la gestion
des ressources et des déchets)
Avec la croissance démographique et les besoins sans
cesse croissant en produit animal qui l'accompagne, il est
impérieux de trouver un équilibre entre production et
durabilité environnementale;
Parmi les considérations environnementales il y a:
➢ Les émissions de gaz à effet de serre (GES),
notamment le méthane (CHA) produit par la digestion
(fermentation entérique) des ruminants, en
l'occurrence les vaches; le protoxyde d'azote (N2O)
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dérivant des engrais utilisés pour les cultures
fourragères;
➢ Les pollutions des sols et des eaux par les
nutriments excédentaires, les intrants et les
déjections animales mal gérés;
➢ L'érosion génétique et des sols à la suite de
l'expansion des pâturages, des cultures fourragères
et du surpâturage.
La transformation des produits agricoles est un domaine
dynamique, qui désigne l'ensemble des opérations qui
modifient les produits des récoltes et des élevages,
partant des simples processus tels que le lavage & le
découpage et l'emballage jusqu'à des technologies plus
sophistiquées tel que la irradiation et l'utilisation des
ultrasons.
Elle est importante non seulement pour prolonger la
durée de conservation des aliments, mais aussi pour
améliorer leur goût, leur présentation visuelle, leur
valeur nutritionnelle, ainsi que pour créer des nouveaux
produits.
Puisqu'elle ajoute de la valeur aux produits bruts avec
tout ce que cela comporte comme corollaire , la
transformation est un maillon essentiel de la chaîne de
valeur agricole.
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Ainsi, la transformation a des impacts directs aussi bien
sur la sécurité alimentaire que sur le développement
durable.
En effet, la transformation aide à réduire les pertes et le
gaspillage post-récolte / post abattages et à garantir un
approvisionnement plus stable, notamment des produits
locaux.
Les techniques de transformation des produits agricoles
sont variées et dépendent du type de produit, des
objectifs de transformation et des ressources
disponibles; à titre d'exemple on peut citer:
1. Conservation: Réfrigération et congélation; séchage,
salaison
2. Fermentation: avec les micro-organismes (bactéries,
levures)
3. Transformation thermique: Cuisson; Pasteurisation
4. Extraction séparation des composants désirés des
matières premières.
5. Mélange et formulation : création des nouveaux
produits par combinaison de différents ingrédients
6. Technologies émergentes: la lyophilisation,
l'irradiation, les nanotechnologies, ultrasons,
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7. etc.
Les équipements et technologies de transformation sont
divers et variés, suivant les objectifs ainsi que les
ressources disponibles.
Il peut s'agir de:
>• Équipements de traitement thermique: cuiseurs et
chaudières, fours & systèmes de pasteurisation
>• Équipements de conservation: réfrigérateurs et
congélateurs, Déshydrateurs
>• Équipements de transformation mécanique: broyeurs
et mélangeurs, presse à huile, hachoirs et coupe-légumes
>• Équipements de fermentation: fermenteurs
>• Équipements d'emballage: machines d'emballage sous
vide, étiqueteuses
Afin de garantir la qualité et la sécurité des aliments
transformés, les pays font recours à la réglementation et
aux normes, qui sont souvent basées sur des normes
internationales.
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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et
l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO) sont souvent en première ligne dans
ce domaine.
Ainsi on parle de la certification de la qualité des
produits, et de sécurité des procédures, avec les normes
telles que ISO 22000 (International Organization for
Standardization) (Organisation internationale de
normalisation); BRC (British Retail Consortium)
(Consortium des Distributeurs Britanniques) et IFS
(International Featured Standards)
Le domaine de la transformation des produits agricoles
englobe plusieurs disciplines qui ensemble, concourent à
la réduction des gaspillages et à l'innovation dans ce
secteur, notamment:
›• La technologie alimentaire,
>• La chimie des aliments,
>• La microbiologie alimentaire,
›• L'ingénierie agroalimentaire ainsi que
›• L'économie et la gestion agroalimentaire.
L'agriculture et l'environnement sont étroitement liés,
car les pratiques agricoles ont des impacts significatifs
(positifs ou négatifs) sur le milieu naturel.
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Ainsi, depuis des décennies, on parle de l'agriculture
durable qui a pour visée de concilier la production
agricole à la préservation des ressources et du milieu
naturelles.
Il est question d'orienter et de gérer autant que faire se
peut, les interactions entre les plantes, les animaux, le
sol, l'eau et les pratiques humaines.
À l'instar du développement durable, l'agriculture durable
repose sur les équilibres entre les considérations
environnementales, économiques et sociales.
Aujourd'hui plus qu'avant, avec les changements
climatiques et l'accroissement démographique, les
pratiques agricoles doivent prendre en compte toutes ces
problématiques afin de ne pas continuer à compromettre
l'avenir de l'humanité et de la planète terre.
L'agriculture durable repose sur certains principes dont:
1) L'utilisation responsable des ressources naturelles,
notamment, l'eau, le sol et la diversité biologique;
2) La favorisation de la diversité des cultures et des
espèces pour renforcer la résilience des écosystèmes
agricoles et réduire la dépendance aux intrants
chimiques;
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3) L'alternance des cultures sur une même parcelle pour
améliorer la santé du sol et réduire l'incidence des
maladies et ravageurs;
4) La limitation de l'utilisation de pesticides et d'engrais
synthétiques seuls, en faveur des méthodes intégrées
5) Le recyclage et la valorisation les déchets agricoles
pour réduire leurs impacts environnementaux, tout en
améliorant la rentabilité des exploitations;
6) Le soutien aux circuits courts et aux marchés locaux
pour renforcer l'économie régionale et réduire
l'empreinte carbone liée au transport des produits
agricoles;
7) L'éducation et la sensibilisation (informer et former) les
agriculteurs et les consommateurs sur les pratiques
durables.
8) Etc.
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L'application de tous ces principes et de bien d'autres se
fait presque toujours au cas par cas, suivant les
particularités (climatiques, géographiques
(topographiques) et biologique ) des zones agro
écologiques et la disponibilité des ressources.
Les autres facteurs importants à considérer dans les
interactions agriculture - environnement sont les
politiques spécifiques à un secteur et à l'autre.
Le défi majeur réside souvent dans la nécessité de
trouver un équilibre entre les objectifs de production
agricole et ceux de la préservation du milieu naturel.
Les politiques agricoles incluent les normes sur les
pratiques agricoles, les subventions, et les programmes
de développement rural.
Ces demiers, empiètent presque toujours sur l'espace
naturel et entrent en conflits avec les politiques
environnementales qui cherchent à protéger les
ressources naturelles, à réduire les pollutions et à
préserver la biodiversité.
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Il est donc essentiel de développer des approches
intégrées qui favorisent à la fois une agriculture durable
et la protection de l'environnement.
Cela peut inclure des initiatives comme l'agriculture
biologique, la permaculture, l'agroécologie,
l'agroforesterie, l'hydroponie et l'aquaponie ou encore des
systèmes de certification qui encouragent des pratiques
respectueuses de l'environnement tout en soutenant les
agriculteurs.
Pour le cas spécifique à la RDC, il y a lieu de considérer
une autre interface de conflits, qui est l'exploitation
minière;
En effet, il reste à faire un travail profond de zonage du
pays, afin de concilier les intérêts des uns et des autres
de façon durable.
L'affaire de notre avenir est trop grave
pour que nous la prenions à la légère!
Fait par Ir. TAYLOVE MD
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