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Les Menstruations - Durées Et Règles À Suivre PDF

Ce document est un traité de jurisprudence islamique qui explique les règles relatives aux menstruations pour les femmes. Il aborde les différentes catégories de menstruations, les durées maximales et minimales, ainsi que les obligations religieuses associées. L'auteur, Aliou Moustapha Mbacké, souhaite éclairer les femmes sur ces règles afin de leur permettre de pratiquer leur foi correctement.

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Les Menstruations - Durées Et Règles À Suivre PDF

Ce document est un traité de jurisprudence islamique qui explique les règles relatives aux menstruations pour les femmes. Il aborde les différentes catégories de menstruations, les durées maximales et minimales, ainsi que les obligations religieuses associées. L'auteur, Aliou Moustapha Mbacké, souhaite éclairer les femmes sur ces règles afin de leur permettre de pratiquer leur foi correctement.

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Aliou Moustapha Mbacké

Les menstruations : durées et règles


à suivre.

Touba - Sénégal 2026

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MOT DE L’AUTEUR :

Je cherche refuge auprès d’Allah contre Satan le maudit, et je


place cette œuvre sous Sa protection, ainsi que ses fruits, contre
Satan le maudit.
Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre les incitations
des diables, et je cherche refuge auprès de Toi, Seigneur, contre
leur présence auprès de moi.
Et que la prière et le salut soient sur notre maître Muhammad,
ainsi que sur sa famille, ses compagnons et l’ensemble de sa
communauté.
Ceci est un traité de jurisprudence que nous avons rédigé, destiné
à exposer avec clarté aux femmes, ainsi qu’à toute personne
intéressée, les règles juridiques relatives aux menstruations.
Puisse Allah agréer cette modeste contribution, en accroître les
fruits et en inscrire la récompense parmi les œuvres méritoires
de Serigne Moustapha Mbacké, père éminemment engagé dans
la voie de Dieu et dont le souvenir demeure impérissable.
Je sollicite enfin de tout lecteur cette invocation en ma faveur :
qu’Allah me pardonne, m’accorde Sa satisfaction et fasse
aboutir les projets que je consacre au service de la voie droite.

Aliou Moustapha Mbacké,


Touba Darou Khoudoss,
Vendredi 13 février 2026.

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Le sang menstruel est un écoulement sanguin naturel provenant
de l’utérus d’une femme majeure. Sa durée minimale peut être
extrêmement brève. En revanche, sa durée maximale est de
quinze jours.
Toute femme qui voit ses règles appartient à l’une des trois
catégories suivantes :
– Celle qui les voit pour la première fois ;
– Celle qui a un cycle régulier ;
– La femme enceinte.
Chaque situation obéit à des règles spécifiques.
1. Celle qui voit ses règles pour la première fois :

Il s’agit de celle qui observe ses règles pour la première ou la


deuxième fois. Sa période menstruelle ne peut excéder quinze
jours.
Si elle devient pure durant cette période, elle doit effectuer ses
grandes ablutions et reprendre ses pratiques religieuses.
Si le saignement se prolonge au-delà de quinze jours, elle doit
néanmoins effectuer ses grandes ablutions et considérer qu’il
s’agit d’un trouble de saignement.

2. Celle qui a un cycle menstruel régulier :

Il s’agit de celle qui a déjà observé ses règles trois fois ou plus.
Sa période menstruelle ne peut dépasser quinze jours. Toutefois,
ses cycles antérieurs peuvent avoir été de même durée ou de
durées différentes.

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a) Si ses cycles ont toujours la même durée :

Si toutes ses périodes précédentes ont eu la même durée, elle


considère celle-ci comme son cycle habituel.
Lorsque ses règles s’arrêtent à l’issue de cette période, elle
effectue ses grandes ablutions et reprend ses pratiques
religieuses.
Si le saignement se poursuit au-delà de cette durée habituelle,
elle ajoute trois jours supplémentaires. Si le saignement cesse
pendant ou à l’issue de ces trois jours, elle effectue ses grandes
ablutions et reprend ses pratiques religieuses.
S’il continue, elle effectue également ses grandes ablutions et
considère qu’il s’agit d’un trouble de saignement.

Exemple :
Si son cycle habituel est de cinq jours et que, cette fois-ci, le
saignement se prolonge, elle ajoute trois jours. Si le saignement
cesse durant ou à l’issue de cette période, elle se purifie1. Dans
le cas contraire, elle se purifie également et considère qu’il s’agit
d’un trouble.
Toutefois, puisqu’une période menstruelle ne peut excéder
quinze jours, si son cycle habituel est de treize jours, elle
n’ajoutera que deux jours supplémentaires. S’il est de quatorze
jours, elle ajoutera un jour. S’il est de quinze jours, elle
n’ajoutera rien et devra immédiatement effectuer ses grandes
ablutions et reprendre ses pratiques religieuses.

1« Elle se purifie » signifie qu’elle accomplit ses grandes ablutions (ghusl) et reprend
ses pratiques religieuses, notamment la prière et le jeûne, chaque fois que cette
expression apparaît dans le présent traité.

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b) Si ses cycles sont de durées différentes :

Si ses cycles antérieurs ont été irréguliers en termes de durée,


elle se base sur la période la plus longue.
Lorsque ses règles s’arrêtent à la fin ou durant cette période, elle
effectue ses grandes ablutions et reprend ses pratiques
religieuses.
Si le saignement se poursuit, elle ajoute trois jours
supplémentaires. Si, pendant ou à l’issue de ces trois jours, elle
devient pure, elle effectue ses grandes ablutions et reprend ses
pratiques religieuses. Dans le cas contraire, elle se purifie tout
de même et considère qu’il s’agit d’un trouble de saignement.
Exemple :
Si ses trois cycles précédents ont duré respectivement cinq,
quatre et six jours, elle prendra six jours comme référence.
Si ses règles cessent pendant ou à l’issue de ces six jours, elle se
purifie.
Si le saignement persiste, elle ajoute trois jours supplémentaires.
Pendant ou à l’issue de ces trois jours, si elle est purifiée, elle
accomplit ses grandes ablutions et reprend ses pratiques
religieuses. Dans le cas contraire, elle doit néanmoins effectuer
ses grandes ablutions et considérer que le saignement relève
d’un trouble.

Comme mentionné précédemment, si sa durée maximale était de


treize jours, elle n’ajoutera que deux jours. Si elle était de
quatorze jours, elle ajoutera un jour. Si elle était de quinze jours,
elle ne prolongera pas et devra se purifier immédiatement.

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3. La femme enceinte :

En principe, une femme enceinte ne voit plus ses règles.


Toutefois, si elle constate un écoulement sanguin, des règles
spécifiques s’appliquent selon le mois de sa grossesse.

a) Du début de la grossesse jusqu’à l’entrée dans le troisième


mois :

Rien ne change durant cette période. Elle applique les mêmes


règles qu’avant sa grossesse. Elle détermine à quelle catégorie
elle appartenait (première apparition des règles, cycle régulier,
etc.) et s’y conforme.

b) De l’entrée dans le troisième mois jusqu’à l’entrée dans le


sixième mois :

La durée maximale pendant laquelle le sang est considéré


comme menstruel est de vingt jours.
Si elle devient pure durant ce délai, elle effectue ses grandes
ablutions et reprend ses pratiques religieuses.
Si l’écoulement persiste au-delà, elle se purifie également.

c) De l’entrée dans le sixième mois jusqu’à l’accouchement :

Durant cette phase, la durée maximale est de trente jours. Si elle


devient pure avant ce délai, elle effectue ses grandes ablutions et
reprend ses pratiques religieuses.
Si l’écoulement dépasse cette durée, elle se purifie également.

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4. Cas particulier : les règles irrégulières :

Si une femme voit ses règles de manière discontinue (par


exemple : aujourd’hui oui, demain non, puis à nouveau le jour
suivant), elle commence par déterminer à quelle catégorie elle
appartient (première apparition des règles, cycle régulier, etc.)
et applique les règles correspondantes. La différence réside dans
le calcul : elle ne compte que les jours où le sang apparaît.
Les jours d’interruption, elle se purifie et accomplit
normalement ses prières.

La fin des menstruations :

Les menstruations sont considérées comme terminées lorsque


l’on observe l’apparition d’un liquide blanc, semblable à de
l’eau de chaux, ou lorsqu’un tissu introduit dans la zone intime
ressort sans aucune trace de sang.

Ce qui est interdit à une femme pendant ses menstruations :

Durant cette période, certains actes lui sont interdits ; les


accomplir constituerait un péché. Il s’agit notamment de : faire
le tawaf (circumambulation autour de la Kaaba), se retirer en
i‘tikaf (retraite spirituelle dans la mosquée), accomplir la prière,
jeûner, toucher le Coran — bien qu’il lui soit permis d’en réciter
les passages mémorisés — ainsi qu’entrer dans une mosquée.
Il est également interdit à son mari d’avoir des rapports intimes
avec elle durant cette période ou de la répudier. Si cela se produit

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dans un pays régi par la loi islamique, le juge l’oblige à la
reprendre, sauf s’il s’agit d’une troisième répudiation.

Pourquoi rattraper le jeûne mais pas la prière ?

Durant les menstruations, la femme est dispensée à la fois de


prière et de jeûne. En principe, elle ne devrait rattraper ni l’un ni
l’autre. Toutefois, le Prophète Muhammad (PSL), à qui Allah a
confié l’autorité législative, a ordonné de rattraper le jeûne, mais
non les prières.

À retenir :

1. Certaines femmes accomplissent leurs ablutions à l’heure de


la prière alors qu’elles sont en période de menstruation. Cela
constitue un excès dans la pratique religieuse, car elles n’y sont
pas tenues. De plus, ces ablutions ne sont pas valides.

2. L’intervalle minimal entre deux périodes menstruelles est de


quinze jours. Si une femme devient pure puis constate un
nouveau saignement avant l’écoulement de ce délai, il ne s’agit
pas de règles mais d’un trouble.

L’arrêt des menstrues pendant le temps de prière : quand


faut-il rattraper et quand y a-t-il dispense ?

Cette question requiert une attention particulière, car nombre de


femmes délaissent des prières qui leur incombent en raison de
leur méconnaissance de ces règles. Voici les points détaillés.

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Les prières de Tisbar et Takousan :

Les temps de prière de Tisbar et de Takousan se chevauchent. Si


une femme devient pure entre l’appel à la prière de Tisbar et
celui de Timis, et qu’elle peut se laver puis accomplir au moins
cinq rak’aat avant l’entrée de Timis, elle doit prier à la fois Tisbar
et Takousan. Si elle ne les accomplit pas immédiatement, elle
sera tenue de les rattraper.
Exemple :
À Touba, actuellement, l’appel à la prière de Timis a lieu à
19h13. Si une femme qui avait ses règles devient pure vers 18 h,
elle devra accomplir les prières de Tisbar et de Takousan.
En revanche, si, après s’être purifiée, elle ne peut accomplir
qu’une, deux, trois ou quatre rak’aat avant l’entrée de Timis,
seule la prière de Takousan lui est obligatoire ; Tisbar lui est alors
dispensée.
Si, entre le moment où elle devient pure et l’entrée de Timis, elle
ne peut pas se laver, ou si elle se lave mais ne peut accomplir au
moins une rak’aa avant Timis, alors les deux prières — Tisbar et
Takousan — lui sont dispensées.

Les prières de Timis et Gee :

Les temps de prière de Timis et de Gee se chevauchent


également. Si une femme devient pure entre l’appel de Timis et
celui de Fajar, et qu’elle peut se laver puis accomplir au moins
quatre rak’aat avant la fin de ce créneau, elle doit prier à la fois
Timis et Gee. Si elle ne les accomplit pas immédiatement, elle
devra les rattraper.

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Exemple :
À Touba, actuellement, l’appel à la prière de Fajar a lieu à 6h16.
Si une femme devient pure vers 5h, elle devra accomplir les
prières de Timis et de Gee.
Toutefois, si, entre le moment où elle devient pure et Fajar, elle
ne peut accomplir qu’une, deux ou trois rak’aat après s’être
lavée, seule la prière de Timis lui incombe ; Gee lui est alors
dispensée.
Si, durant cet intervalle, elle ne peut pas se laver, ou si elle se
lave sans pouvoir accomplir au moins une rak’aa avant Fajar, les
deux prières lui sont dispensées.

La prière de Souba (matin) :

Le temps de la prière de Souba s’étend de l’appel à Fajar


jusqu’au lever du soleil. Si, durant cet intervalle, une femme
devient pure, peut se laver et accomplir au moins une rak’aa
avant le lever du soleil, elle doit effectuer la prière de Souba. Si
elle ne l’accomplit pas immédiatement, elle devra la rattraper.

Exemple :
À Touba, en ce moment, le soleil se lève à 7 h 31. Si une femme
devient pure vers 6 h 30, elle devra accomplir la prière de Souba.
En revanche, si, entre le moment où elle devient pure et le lever
du soleil, elle ne peut pas se laver, ou si elle se lave sans pouvoir
accomplir au moins une rak’aa avant le lever du soleil, la prière
de Souba lui est dispensée.

Conclusion :

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La connaissance précise des règles relatives aux menstruations
est essentielle pour l’accomplissement correct des obligations
religieuses. Une femme qui maîtrise ces prescriptions peut
observer ses pratiques en toute conscience, éviter les erreurs et
préserver la pureté de son culte.
Le sang menstruel, bien qu’il interrompe temporairement
certaines pratiques, n’affecte en rien la valeur spirituelle de la
femme ni son engagement envers Allah. Savoir quand se
purifier, quand rattraper une prière, et quand bénéficier d’une
dispense, permet de conjuguer rigueur religieuse et sérénité
personnelle.
Que cette œuvre serve à éclairer, instruire et guider celles qui la
liront, et qu’elle contribue à leur piété et à leur compréhension
des obligations religieuses.

Ô Allah, fais que ce travail soit accepté auprès de Toi, qu’il soit
une source de bénédiction et de savoir, et qu’il me permette
d’obtenir Ta satisfaction dans cette vie et dans l’au-delà. Agrée
mes intentions, purifie mon cœur et guide-moi sur le chemin de
la droiture. Amin.

Aliou Moustapha Mbacké.

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