MODULE 2 : Techniques de Transmissions par Liaisons
hertziennes.
Dans les télécommunications, on distingue actuellement trois grandes familles de supports de
transmission de l’information numérique :
- les liaisons filaires (ou lignes de transmission).
- les liaisons hertziennes.
- les liaisons optiques.
Il existe deux types de liaisons optiques :
- liaison par fibre optique (optique guidée).
- liaison optique en espace libre (exemple : liaison infrarouge télécommande-téléviseur).
Nous n’étudierons en détail dans ce chapitre que les liaisons hertziennes, mais nous allons détailler les
avantages et inconvénients de celle-ci par rapport aux autres supports de transmission.
1. Intérêts et inconvénients
L’intérêt principal des liaisons hertziennes et qu’elles ne nécessitent pas de support physique entre
l’émetteur et le récepteur de l’information.
C’est le moyen de communication idéal pour les liaisons avec les objets mobiles: piétons, automobiles,
bateaux, trains, avions, fusées, satellites, etc..
Les liaisons hertziennes sont intéressantes dans le cas de la diffusion (radio diffusion et télédiffusion),
où l’on a un émetteur et plusieurs récepteurs. En effet pour couvrir une ville, il est plus simple et moins
cher d’installer un émetteur et une antenne chez chaque particulier, plutôt que de relier par câble chaque
particulier !
Les inconvénients principaux des liaisons hertziennes (par rapport aux autres supports) sont aussi
liés à l’absence de support physique :
Comment faire pour que tout le monde puisse communiquer en même temps ?
Ce problème n’existe pas par rapport à une liaison filaire : chacun son câble ! Dans le cas des liaisons
hertziennes, ceci impose une gestion stricte des fréquences : Chaque système de transmission radio
dispose d’une certaine bande de fréquence qui lui est allouée.
Comment garantir la confidentialité de transmission entre l’émetteur et le récepteur ?
N’importe quel « espion » peut intercepter une communication puisque l’information est transmise en
« espace libre ».
Cet inconvénient est corrigé par l’utilisation de cryptage de l’information entre l’émetteur et le récepteur.
2. Les systèmes utilisant les liaisons hertziennes
Quelques exemples de systèmes utilisant les liaisons hertziennes, la liste qui suit n’est, bien sûr, pas
exhaustive.
- Radiodiffusion (en modulation d’amplitude ou de fréquence)
- Télédiffusion (analogique ou numérique, terrestre ou par satellite)
- Radiocommunications : Talkie-walkie, CB, liaison VHF pour avions ou bateaux
- Faisceaux hertziens.
- Téléphonie : téléphone DECT (réseau de téléphones sans fil à l’intérieur d’une maison ou d’une petite
entreprise), téléphone mobile.
- Internet : Liaison Wi-Fi (réseau Internet sans fil à l’intérieur d’une maison ou d’une petite entreprise).
3. Comment transmettre un signal par liaison hertzienne ?
Pour transmettre un signal par liaison hertzienne, une solution (faussement) simple pourrait être de
transmettre le signal directement, en reliant directement le générateur d’information à une antenne. On
réaliserait alors ce qu’on appelle une liaison en bande de base.
Ceci n’est jamais réalisé en pratique.
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En effet, les signaux transmis généralement sont des signaux audio, vidéo ou numériques. Ces
informations ont un spectre basse fréquence et assez étendu.
Ils ne peuvent donc être transmis directement pour les raisons suivantes :
- le canal hertzien a une atténuation qui varie fortement avec la fréquence et coupe les basses
fréquences.
- Les antennes devraient avoir des dimensions gigantesques pour avoir des performances
honorables (plus la fréquence est haute et plus les antennes sont petites).
- Une fois qu’un générateur émettrait, il perturberait toutes les autres liaisons.
C’est pour ces raisons que les liaisons hertziennes sont réalisées à des fréquences élevées de telle
manière que la bande occupée par le message à transmettre soit très inférieure à la fréquence de l’onde
porteuse d’où l’opération de modulation.
4. La gestion du spectre
Les ondes électromagnétiques sont classées en fonction de leur fréquence ou de leur longueur d’onde.
Le spectre électromagnétique s’étend des rayons jusqu’aux très basses fréquences.
Nous nous intéresserons dans ce chapitre uniquement aux ondes radioélectriques, ondes dont la
fréquence est comprise entre 9KHz et 3000 GHz, ce qui correspond à des longueurs d’onde comprises
entre 33 km et 0,1 mm. L’ensemble de ces fréquences constitue le spectre radiofréquence.
Comme nous l’avons vu, le spectre électromagnétique est une ressource rare. N’importe qui
ne peut pas émettre n’importe comment. Chaque système de transmission radio dispose
d’une certaine bande de fréquence qui lui est allouée.
L’attribution des fréquences s’effectue dans le cadre d’organismes internationaux en
particulier la Conférence mondiale des radiocommunications (CMR) et l'Union internationale
des télécommunications (UIT).
Les figures ci-dessous montrent :
- L’ensemble des fréquences que constitue le spectre radiofréquence.
- Quelques différentes applications de télécommunications en fonction des fréquences.
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5. Propagation dans l’environnement terrestre
Lorsqu’on effectue sur la terre une transmission entre un émetteur et un récepteur, le récepteur reçoit
une onde directe émise par l’émetteur mais aussi une onde réfléchie.
La réflexion peut se faire sur la terre, sur la mer, mais parfois aussi sur les hautes couches de
l’atmosphère (ionosphère).
L’onde directe est celle qui parcourt le chemin le plus court (la ligne droite).
L’onde réfléchie parcourt toujours une distance plus importante que l’onde directe. Les deux ondes
arrivent donc déphasées au récepteur. Si le déphasage et de 180° et les amplitudes égales, les deux
ondes se soustraient et la puissance reçue est nulle !
Dans le cas d’une réflexion sur le sol ou sur la mer, le niveau du signal reçu sera plus ou moins important
en fonction de la fréquence d’émission et de la nature du sol car le sol ou la mer sont plus ou moins
conducteurs selon la fréquence du signal.
En basse fréquence, le sol est bon conducteur et l’onde se propage alors par conduction dans le sol.
On parle d’onde de sol. C’est essentiellement ainsi que sont diffusées les grandes ondes.
Dans le cas de réflexion sur les couches de l’ionosphère, la réflexion dépend toujours de la fréquence,
mais aussi du cycle solaire, de la saison, de l’heure du jour, du champ magnétique terrestre, de l’âge
du radioélectricien (non, ça c’est une plaisanterie !) et de beaucoup d’autres facteurs.
Parfois la réflexion sur le sol et les couches de la ionosphère peut-être l’effet recherché. Ce phénomène,
bien connu des radioamateurs permet d’effectuer des transmissions à très longues distances par
réflexions multiples : L’émetteur et le récepteur ne sont même pas en vue directe (n’oublions pas que
la terre est ronde). Il n’y a plus d’onde directe mais que des ondes réfléchies. Les ondes se déplacent
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alors par bonds successifs entre lesquels se créent des zones de silences, il est alors possible
d'entendre une station située à 2000km mais pas une autre située à 200km.
Pour finir, on donne ici les principaux modes de propagation en fonction de la fréquence :
- Entre 3 KHz et 3 MHz : la propagation se fait par onde de sol. C’est le cas des grandes ondes.
- Entre 3 MHz et 30 MHz : la propagation se fait par réflexion sur l’ionosphère mais l’onde de sol
et l’onde directe existent aussi. C’est dans cette bande que sera diffusée la DRM (Digital Radio
Mondiale, la radio numérique du futur à couverture mondiale).
- Entre 30 MHz et 3 GHz : la propagation se fait par onde directe mais aussi par réflexion sur le
sol (trajets multiples). C’est le cas de la télévision terrestre, du téléphone mobile.
- Entre 3 GHz et 30 GHz : la propagation se fait par onde directe, il y a peu de réflexions sur le
sol car les antennes sont très directives (paraboles). C’est le cas des faisceaux hertziens et de la
télévision par satellite.
6. Modèle élémentaire du lien radio
Le canal radio fera l’objet dans ce cours d’une représentation simplifié. Nous supposerons
généralement l'affaiblissement entre l’émetteur et le récepteur constante ce qui est loin de la
réalité.
L’expression reliant les puissances émise PE et reçue PR fait intervenir l’affaiblissement de
liaison A (équation du bilan de liaison).
Cette formule est appelée formule de FRiis. C’est une équation fondamentale en
communication sans fils car elle est à la base de tous les calculs de propagation libre sans
perte.
Ge, Gr : sont les gains des antennes d’émission et de réception. Ils quantifient
l'importance du rayonnement de l'antenne d'émission vers l'antenne de réception et dépendent de
l'orientation des antennes. L'unité dBi utilisée fait référence à l'antenne théorique isotrope émettant un
rayonnement homogène en puissance dans toutes les directions. Par définition l'antenne isotrope a un
gain de 0 dBi.
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ALOS : Atténuation en espace libre.
Pour les faisceaux hertziens (FH) les antennes sont des paraboles pour lesquelles le gain dans la
direction principale du rayonnement correspond à des expressions analytiques simples :
où est la longueur d’onde à la fréquence d’émission et r le rayon de l’antenne (prendre les mêmes
unités pour r et ). L’efficacité de rayonnement de l’antenne avoisine généralement 0,5 soit 50%. Les
paraboles possèdent des gains qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de dBi lorsque leur surface est
importante.
Le modèle en ligne de vue ou LOS pour « Line of Sight » s'utilise pour des transmissions pour lesquelles
les conditions suivantes sont satisfaites :
• dégagement parfait, absence d'obstacles entre les antennes
• lien suffisamment éloigné du sol et des obstacles pour éviter les réflexions multiples et les
évanouissements correspondants
• atténuations des gaz présent dans l'atmosphère négligeables
• absence de pluie, neige, brouillard, orages pouvant affaiblir la puissance transmise
Ces conditions se trouvent partiellement vérifiée pour les transmissions par faisceaux hertziens (FH) ;
elles sont loin d'être satisfaite pour les autres liens radio qui possèdent un affaiblissement bien plus
important.
Quelques modèles de lien radio GSM et Wifi
En transmission GSM on évalue l'affaiblissement de liaison à l’aide des modèles tels que «
Okumura Hata » et « COST 231-Hata ». Ces modèles expriment l'affaiblissement à partir
d'une constant C1 et de l'exposant n d'affaiblissement (n=1 pour la canal LOS) :
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Pour les applications en intérieur (« indoor ») telle que le Wifi (IEE 802.11) on trouvera des
formules approchées comme celles publiées dans les recommandations de l'ITU1 :
Exercice d’application.
L’ingénierie des FH devrait prendre en compte le bruit des équipements. Nous n’étudierons ici
que succinctement l’évolution la portée des FH en fonction des diamètres des antennes et de
la fréquence porteuse en utilisant le modèle de l'affaiblissement radio dérivé du modèle LOS.
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Pour l’ensemble de ces équipements, on impose une puissance d’émission Pg=PE =+17 dBm.
Le bon fonctionnement requiert un signal reçu de puissance supérieure à la sensibilité
Prmin : PR≥PRmin =−80dBm
1°) Les antennes utilisées ont des diamètres de 15, 30, 60 ou 120 cm et un rendement supposé égal
à 50%. Déterminer et discuter leur gain aux fréquences de 13 et 38 GHz. (tableau ci-dessous)
où est la longueur d’onde à la fréquence d’émission et r le rayon de l’antenne (prendre les mêmes
unités pour r et )
2°) Utilisez la contrainte en puissance PR≥PRmin=−80dBm pour en déduire aux fréquences de 13 et
38 GHz les affaiblissements maximaux Amax correspondant à la limite de fonctionnement des FH.
(tableau ci-dessous)
3°) A partir de ces résultats, calculer les portées des FH à 13 et 38 GHz, pour les 4 diamètres spécifiés
(tableau ci-dessous, hypothèses du modèle LOS modifié).
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7. Puissance, Bruit, Facteur de bruit hertzien.
Puissance
En radiocommunication, les puissances rencontrées sont comprises entre quelques pW – puissance à
l’entrée d’un récepteur par exemple – et plusieurs dizaines de kW, en sortie d’un émetteur par exemple.
Pour simplifier les calculs, on préfère manipuler la puissance en unité relative dBm ou dBW.
Le terme dBm fait référence à une puissance de 1 mW. Une puissance P(mW) exprimée en mW est
convertie en P(dBm), puissance exprimée en dBm en utilisant
la relation :
P(dBm) = 10 log P(mW)
Dans certains cas la référence n’est plus une puissance mais une tension. On rencontre alors des
tensions exprimées en dB mV. La référence est une tension de 1 mV.
V (dBmV) = 20 log V (mV)
Les émetteurs et les récepteurs sont constitués par la mise en cascade de quadripôles de gain GI.
Ces quadripôles peuvent être des amplificateurs, des filtres, des mélangeurs, etc.
Le calcul des gains globaux se résume à des suites d’additions ou soustractions en utilisant
une des unités relatives. Le dB est l’unité la plus utilisée.
EXEMPLE
Soit une chaîne constituée, de l’entrée vers la sortie, d’un filtre de perte d’insertion 3 dB, d’un
amplificateur de 20 dB de gain, d’un second filtre de 6 dB de perte d’insertion et d’un second
amplificateur de 27 dB de gain.
Le gain global G vaut alors : G = – 3 + 20 – 6 + 27 = 38 dB.
Tout système de communication est affecté par les bruits externes et internes qui limitent ses
performances. Pour concevoir et prédire les performances d’un système de communication il
est impératif de bien maîtriser toutes les notions de bruit et de facteur de bruit.
Bruit et Rapport signal sur bruit
Aux bornes d’une résistance R à la température T, il existe une tension de bruit de la valeur
instantanée V(t).
La fem de bruit est la racine du carré moyen de la tension soit :
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avec Le bruit thermique ayant une densité spectrale de
puissance uniforme – bruit blanc – on a donc pour toute la gamme des fréquences la relation
de Nyquist :
V est la tension efficace de bruit en volt;
k représente la constante de Boltzmann : k = 1,38 . 10– 23 J . K– 1 ;
T est la température exprimée en K;
R est la résistance en ohm ;
B est la bande de fréquence considérée exprimée en Hz.
La puissance maximale de bruit qui est transférée à une charge vaut :
Dans le système de communication simplifié de la figure 1.2, N représente la puissance de
bruit à l’entrée du récepteur que le signal utile reçu doit dominer. Le niveau est le niveau
plancher de bruit. Si la puissance du signal reçu C est égale à la puissance de bruit N, le rapport
porteuse sur bruit vaut 1.
C/N = 1
Le rapport signal sur bruit est défini comme le rapport de la puissance de signal à la puissance
de bruit :
porteuse / bruit = puissance du signal / puissance du bruit
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À l’entrée d’un récepteur, on a coutume de désigner par C – de l’anglais carrier – la puissance
du signal et par N – de l’anglais noise – la puissance du bruit.
Le rapport signal sur bruit s’écrit donc :
porteuse / bruit = C/N
Si les puissances sont exprimées en W ou en mW, le rapport signal sur bruit est sans unité.
Dans la pratique, C et N sont exprimés en dBm et on a :
( porteuse / bruit)dB = CdBm – NdBm
Pour le signal à transmettre, signal en bande de base, on parle de rapport signal sur bruit noté
S/B qui comme précédemment, est soit sans unité soit en dB.
Il est important de ne pas confondre les deux rapports C/N et S/B.
Le schéma synoptique simplifié d’une transmission d’un signal audio à 100 MHz de la figure
1.2 situe les différents rapports C/N et S/B.
C/N est relatif au signal autour de la fréquence porteuse et S/B relatif au signal en bande de
base (signal démodulé).
Facteur de bruit
Considérons l’amplificateur idéal de la figure 1.3, ne produisant pas de bruit. Il reçoit à son
entrée une puissance de signal Se et une puissance de bruit Ne avec :
Ne = kTB
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Le schéma de la figure 1.5 représente plusieurs étages en cascade, chacun des étages ayant
un gain Gi et un facteur de bruit Fi. À l’entrée de la chaîne d’amplification, on a les deux
grandeurs, signal Se et bruit Ne. En sortie du premier amplificateur, on récupère :
8. Bilan d’une liaison par faisceau hertzien.
Etablir un bilan de liaison hertzien c’est déterminer la valeur de la puissance reçu par les
antennes et s’assurer que cette puissance est supérieure à la sensibilité de réception des
antennes (plus petite puissance admissible par les antennes pour une bonne réception du
signal).
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Exemple :
On désire vérifier l’effectivité de la liaison entre l’émetteur et le récepteur distant de 1Km :
A l’émission : p = 10mw ; f= 433,92 Mhz et Ge= 1,7dB
A la réception : f= 433,92 Mhz ; Gr= 1,7dB ; R=50 ohms et la sensibilité S= - 93 dBm
1. Calculer la puissance reçue en dBm.
2. Déduire s’il ya liaison entre l’émetteur et le récepteur. Justifier
EXERCICES
Exercice 1 Bilan de liaison par faisceau hertzien
- Fréquence de l’onde : 6GHz
- Longueur du bond (distance entre antennes) : 50 Km
- Puissance émise : 10 mW
- Distance entre antennes : 50 Km
- Gain de chacune des antennes émission et réception : 25 dB
- Longueur du guide d’onde émission : 30m
- Longueur du guide d’onde réception : 70m
- La perte dans les guides d’ondes : 0,05m dB/m
- Les pertes de branchement dans l’émetteur : 3 dB
- Les pertes de branchement dans l’émetteur : 2,9dB
1- Quelle est la pire de l’émetteur ?
2- Quelle est la puissance disponible au récepteur ?
3- La sensibilité du récepteur est -100 dBm, reçoit-on le signal ?
4- Quelle est la portée possible ?
Exercice 2 : Transmission par faisceaux hertzien et Bilan de liaison
A/ Un signal est émis par faisceaux hertzien dans les conditions suivantes :
La fréquence : 6 Ghz ; la longueur du bond : 55 Km ; le gain des antennes (émission et réception) :
43,7 dB ; les pertes par branchement des équipements : 2 dB ; les pertes dues aux blocs émetteur et
récepteur : 3 dB et la puissance maximale à l’émission 33 dBm.
1. Quelle est la longueur d’onde du signal émis ?
2. Quel est l’affaiblissement de Propagation en espace libre ?
3. Quelle est la puissance émise en mW ?
4. Quelle est la puissance reçue en mW et en dBm ?
B/ Ce signal est reçu par une BTS assurant la couverture d’une zone bien délimitée. La liaison BTS –
MS présente les caractéristiques suivantes :
BTS MS
Puissance d'émission 39 dBm PIRE 33 dBm
Perte de feeder +3 dB Sensibilité en réception -103dBm
Gain de l'antenne +14 dBi
Sensibilité en réception -104 dBm
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1. Comment appelle t on la zone de couverture d’une BTS ?
2. Déterminer la perte de propagation entre la MS et la BTS en liaison montante et en
liaison descendante.
3. La liaison est équilibrée ?
Exercice 3 : Interconnexion entre deux points.
On souhaite réaliser une liaison haute fréquence à 400MHz entre deux points distants de 5km. La
sensibilité du récepteur est SR = -120 dBm.
1. Le support de transmission est un câble coaxial tel que ∝= 5 /100
a) Donner le niveau d’émission nécessaire pour réaliser cette transmission. En déduire la
puissance d’émission.
b) On dispose d’amplificateur de 30 dB. La puissance de l’émetteur est de 100W. sachant que
le niveau sur le support doit toujours être supérieur à 130 dBm, proposer une solution
intégrant les amplis permettant de réaliser cette liaison.
2. Le support est un faisceau Hertzien.
a) Calculer la longueur d’onde associée à la fréquence utilisée.
b) Donner la puissance minimale pour calculer cette liaison.
c) La puissance d’émission est fixée à 100 W, les émetteurs étant en visibilité. Calculer la
longueur maximale de la liaison.
3. Le support est une liaison par satellite. On considère un satellite géostationnaire (36000 Km
d’altitude) émettant à f = 11 GHz avec une puissance de 100 W.
a) Sans antenne : calculer le niveau de réception en dBm.
b) Avec antennes : les antennes d’émission et de réception sont respectivement un gain de Ge
= 50 dB et Gr = 40 dB. Calculer l’affaiblissement total de la liaison ainsi que le niveau de
réception en dBm.
EXERCICE 4 : Etude du bilan de liaison.
On considère une liaison entre un émetteur de puissance égale à 20 dBm. Le gain de l’étage
d’émission est de 10 dB. L’ensemble des pertes de l’émetteur est d’environ 2 dB. Le signal
transmis est modulé en QPSK.
EMETTEUR RECEPTEUR
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1.1 Compléter le tableau ci-dessous en justifiant vos réponses.
Bilan de liaison
Puissance entrée de l’émetteur Pe 20 dBm
EMETTEUR Pertes émetteur LE 2 dB
Gain émetteur GE 10 dB
Puissance émise PE ? dBm
Eb/No (BER < 1 % ) en QPSK Eb/No 4.3 dB
Débit binaire Fb 1 Mbit
Bande passante B 2.5 Mhz
RECEPTEUR Rapport signal sur bruit Min SNR = Eb/No + 10log(Fb)-10log(B) 0.3 dB
Densité de bruit à T=300°K No ? dBm/hz
Noise figure NF 12.7 dB
Seuil de bruit N = No + 10log(B)+NF ? dBm
Gain récepteur GR 20 dB
Pertes récepteur LR 13 dB
Puissance minimum reçue à
l’entrée du récepteur PR = N+SNR+LR-GR ? dBm
MARGE Aucune spécification M
Pertes de propagation maximale LPmax ? dB
1.2 Connaissant la perte de propagation maximale, que doit-on absolument connaitre pour
déduire la couverture radio (distance entre l’émetteur et le récepteur) ?
1.3 Calculer le facteur de bruit du récepteur sachant que :
1.4 Donner deux propositions pour améliorer les performance de ce récepteur en terme de
sensibilité.
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