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Les Midis Au Service de Garde: - Kim Thuy

Clara Nadeau exprime sa gratitude envers ses parents pour leur soutien et leur influence positive sur sa vie. Elle partage des anecdotes sur ses expériences alimentaires et ses passions, notamment la danse, tout en soulignant l'importance de l'acceptation sociale et des choix personnels. Son message central est que le soutien familial et l'ouverture d'esprit permettent de surmonter les obstacles et d'apprécier les petites choses de la vie.

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Les Midis Au Service de Garde: - Kim Thuy

Clara Nadeau exprime sa gratitude envers ses parents pour leur soutien et leur influence positive sur sa vie. Elle partage des anecdotes sur ses expériences alimentaires et ses passions, notamment la danse, tout en soulignant l'importance de l'acceptation sociale et des choix personnels. Son message central est que le soutien familial et l'ouverture d'esprit permettent de surmonter les obstacles et d'apprécier les petites choses de la vie.

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Clara Nadeau

À mes parents, Marie-Eve et Nicolas, qui m’ont toujours soutenue

« Mes parents nous ont o:ert des pieds pour marcher jusqu’à nos rêves, jusqu’à
l’infini.

-Kim Thuy –

« Savoir qu’on peut faire quelque chose change tout, même pour celles qui
choisissent de ne rien faire. C’est avoir le choix qui est important, avoir la
possibilité. »

-Marie Laberge-

« L’essentiel, c’est d’être aimé, contrairement à tout ce qu’on peut raconter. Ce n’est
pas la fortune ou la célébrité… je crois que l’important est fait de petits riens. »

-Ginette Reno-

LES MIDIS AU SERVICE DE GARDE


Quand j’étais à l’école au primaire, je n’étais pas quelqu’un qui parlait énormément.

J’avais plutôt tendance à être à l’écoute et à observer. Surtout pendant le dîner, je

remarquais ce que les autres mangeaient, car chez moi mon père est cuisinier.

Donc, je mangeais toujours des repas santé ou qui sortaient parfois de l’ordinaire. Je

me rappelle me dire dans ma tête que les autres allaient se demander pourquoi elle

mange cela, pourquoi se compliquer la vie avec ce repas complet. Pourtant, c’était
très rare que les gens fassent un commentaire, mais j’étais convaincue dans ma

tête que les autres portaient un jugement. (Jean-Philippe Pleau, dans Rue

Duplessis, aborde comment se déroulaient ses soupers avec des invités. Il

mentionne : « Ce goût de viande ne s’est pas transmis à ma mère. Quand on arrivait

de Drummond pour visiter sa famille, elle me mettait en garde : Si grand-m’man te

sert du filet mignon saignant, tu lui demandes de l’remettre dans le poêlon. Manger

ça, c’est dangereux1. » Ce passage m’a marquée, car il montre comment les

personnes, en général, ne veulent pas essayer de nouvelles choses, vue que ce

n’est pas familier. Quand c’est un aliment fait diTéremment ou n’est pas connu, le

jugement peut être plus facile.) Avec mes parents, à chaque année, nous allons

cueillir des pommes à L’Ange-Gardien et, après cela, nous allons au Comptoir de

Roussis, qui est un endroit pour acheter des légumes et d’autres aliments. Il y avait

des légumes spéciaux qui n’étaient pas en vente à l’épicerie. Moi, jeune enfant, je ne

voulais absolument pas que mes parents achètent ces légumes étranges, en me

disant que les autres allaient porter un jugement. Ils décident d’acheter des choux-

fleurs mauves! Quand j’en ai apporté dans mon plat, une de mes amies m’a dit « Ew

c’est quoi ça ? » Cela m’a marquée. (À papa : sur le moment, j’étais fâchée. Je ne

comprenais pas pourquoi tu achetais cela, car ça goûtait pareil que les choux-fleurs

ordinaires. Mais maintenant, je comprends que vous vouliez juste tester par

curiosité et m’habituer à manger avec la bouche et non avec les yeux. En

réfléchissant à cela, je réalise que toutes ces craintes de ce que les autres

1
Pleau, J-P. (2024). Rue Duplessis. Lux éditeur. P. 31
pensaient et que je voulais les éviter. Je voulais être comme les autres, manger la

même chose, qui était la plupart du temps un simple sandwich au ballonné.

Souvent, si je mangeais un sandwich, c’était le vendredi midi et j’étais contente, car

je n’avais pas besoin d’aller au micro-ondes et surtout je ne pouvais pas me sentir

exclue, en quelque sorte. Je crois que l’influences des classes sociales a fait que je

voulais m’adapter aux habitudes des autres pour me sentir acceptée dans un

groupe social. Aujourd’hui, je me dis que le fait d'avoir mangé varié m’a permis

d’avoir de bonnes habitudes pour bien manger et d’aimer presque tout et j’en suis

très reconnaissante envers mes parents de m’avoir appris à ne pas manger pour les

autres et de découvrir des repas variés. Cela me fait réaliser que je suis privilégiée,

car même encore aujourd’hui, mon père prend le temps de me demander si j’ai

besoin d’un repas et est toujours être là à me rendre service si j’ai besoin.
LE BONHEUR À TRAVERS LA DANSE

Quand j’étais plus jeune, j’aimais beaucoup la danse. L’été, j’allais au camp de jour

régulier près de chez moi, mais juste à côté il y avait un autre camp qui était un

camp de danse et de sport. Je voulais tellement aller à ce camp, non pas parce que

je n’aimais pas mon camp, j’ai plein de beaux souvenirs de celui-ci, mais parce que

la plupart de mes amies allaient à l’autre camp et que, tous les matins, elles

pratiquaient la danse. Je me souviens de les voirs passer sur le terrain de notre

camp et me dire qu’elles étaient chanceuses d’aller là. J’avais demandé plusieurs

fois à ma mère d’aller à ce camp, surtout vers l’âge de 9 ou 10 ans, mais elle me

disait que c’était cher et que c’était presque le double du prix du camp où j’allais. Le

concept d’ontologie négative permet de comprendre que c’est une réalité de ne pas

avoir toutes les opportunités au départ. J’étais déçue, car j’aimais danser. J’avais

découvert que j’aimais cela lorsque mes parents m’avaient inscrite, à 9 ans, à un

cours de danse hip-hop au studio Danse Attitude. C’étais du récréatif, donc il y avait

seulement un cours par semaine. Je crois que plus jeune, je voulais toujours plus,

car je voyais au studio les troupes qui faisaient des compétitions et je les admirais

beaucoup. Je voulais faire cela aussi. Quand je demandais à ma mère, elle me disait

la même chose : que cela coûtait beaucoup de d’argent. (À maman : je repense à

ces moments en me mettant à ta place et je comprends que cela devait être diTicile

de me dire non. Je me rappelle que tu me disais non, mais avec pas plaisir. Je sais

que tu voulais juste que je sois heureuse, et j’apprécie beaucoup que toi et papa

ayez essayé de trouver une alternative pour mon bonheur en m’inscrivant, pour mes
deux dernières années de camp de jour, à celui de danse.) Je crois que ces deux

années sont mes meilleurs moments de mon primaire. J’ai appris plein de styles de

danse et j’avais même été acceptée dans le groupe de hip-hop, qui n’étaient pour

tout le monde. J’étais très contente, surtout de pouvoir faire ces danses au

spectacle de fin de camp avec mes amies en plus! Mes parents n’ont peut-être pas

pu tout m’oTrir ce que j’aurais voulu, mais ils m’ont fait réaliser que le bonheur ne

dépend pas du nombre de choses ou d’opportunités que l’on possède. Ils m’ont fait

comprendre que c’est autant possible d’avoir du plaisir avec ce qu’on a déjà! Je dis

cela, car bien que j’aie fait seulement des cours de danse récréatifs et que j’aurais

voulu faire la grosse aTaire avec les compétitions. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir

avec mes amies, que j’aurais pu avoir autant que si je faisais des compétitions. Je

me rappelle encore très bien de certaines danses que j’ai apprises, car j’avais de

l’intérêt!

GRANDIR ENTOURÉE D’ENFANTS

Depuis que je suis plus jeune, je sais que j’aimerais avoir des enfants plus tard. J’ai

toujours aimé passer du temps avec eux et pouvoir créer des liens. Ma mère a une

garderie chez nous, dans mon sous-sol, depuis que j’ai 5 ans. Alors, j’ai été en

contact avec des enfants depuis un certain moment. (Jean-Philippe Pleau, dans

Rue Duplessis, parle du fait que lui aussi a vécu avec une garderie à la maison. Par
contre, je pense que pour ses parents, cela s’est moins bien passé et que ce n’était

pas par choix qu’ils avaient décidé d’ouvrir une garderie. Jean-Philippe

mentionne : « Chaque jour, à l’heure du dîner, les bébés étaient assis dans des

chaises hautes vétustes et attachés par des cravates avec un double nœud.

Question de sécurité, disant son père2. » Ce passage m’a marquée, car on

comprend que les parents ne prenaient pas ce travail au sérieux et comme s’ils ne

voyaient pas cela comme une responsabilité importante. Ils gardaient des enfants

surtout pour de l’argent, car ils en avaient besoin. Alors, je trouvais cela triste, car

c’est une mauvaise expérience pour les parents de Jean-Philippe, mais aussi pour

les enfants qui allaient à la garderie.) Je me rappelle que, quand j’étais plus jeune,

quand j’étais en pédagogique, j’étais contente, car cela voulait dire que je pourrais

passer du temps avec ma mère et les enfants. Les enfants jouaient avec les jouets à

moi et ma sœur, alors j’aimais pouvoir leur montrer mes jouets. De plus, cela fait

déjà quelques années que je suis monitrice dans un camp de jour et, chaque

année, j’y retourne, car j’adore eTectuer ce travail et d’avoir l’opportunité de faire

plein d’activités avec les enfants. Bref, je crois que si j’ai des enfants plus tard, je

vais essayer de les élever comme moi j’ai été élevée, car mes parents m’ont

toujours bien conseillée et guidée pour trouver ce que j’aime dans la vie. Quand ma

mère a remarqué que j’appréciais passer du temps avec les enfants, elle prenait du

temps pour que je vienne la voir pendant qu’elle travaillait. De plus, c’est elle qui

2
Pleau, J-P. (2024). Rue Duplessis. Lux éditeur. P. 117
m’a proposé de travailler dans un camp de jour et j’en suis très reconnaissante.

Donc, moi aussi, je voudrais aider mes enfants et les guider dans leur choix de vie

pour qu’ils se sentent soutenus comme je l’ai été!

Mots : 1554
Plan d’intention de l’essai réflexif
Faites des phrases complètes, syntaxiquement autonomes

1. À quel(s) autre(s) destinataire(s), en plus de la correctrice, votre texte


s’adresse-t-il? Présentez-nous cette ou ces personnes brièvement.
Il s’adresse à mes parents. Je les ai choisis, car ils ont toujours été des
personnes bienveillantes et responsables. Je crois que c’est grâce à eux que
j’ai pu évoluer dans la vie, car ils m’ont soutenue à chaque étape de la vie.

2. Expliquez pourquoi vous avez choisi chacune de vos trois exergues.


La première je l’ai choisie, car Kim Thuy montre que nos parents nous ont
permit d’avancer dans la vie avec les outils nécessaires, et cela sera
bénéfique pour toute notre vie. La deuxième, m’a touchée, car réaliser que l’on
a le choix et la possibilité de faire quelque chose est important pour se motiver
dans la vie. La troisième, je l’ai choisie, car Ginette Reno montre que ce sont
les simples petites choses qui fait chaud au cœur, en nous faisant sentir
aimés et entourés.

3. Identifiez un minimum de 4 éléments (anecdotes, valeurs transmises par le milieu


d’origine, fondements de l’éducation reçue, etc.) tirés de votre passé qui, à vos yeux,
vous ont façonné·e en tant qu’adulte et que vous abordez dans votre texte.

I. Mes parents me disaient de toujours finir mon repas, sinon crée de mauvaises
habitudes.

II. De ne pas se comparer aux autres.

III. De prendre l’école au sérieux et demander de l’aide au besoin.

IV. Mes parents me disaient souvent qu’il est important de prendre l’air dehors.
4. Résumez ici l’intention (verbe + récepteur + idée directrice) de votre essai : que
souhaitez-vous accomplir en l’écrivant, du point de vue communicationnel? 3

Je souhaite décrire les diTérentes habitudes alimentaires ainsi que la diTérence


entre un loisir simple et un loisir plus spécialisé. Pour montrer comment cela peut
aTecter notre quotidien.

5. Résumez ici le message de votre essai.

Mon message est que, même si nous n’avons pas tous les mêmes opportunités,
surtout les plus grande, le fait d’être bien entouré et soutenu dans les diTérentes
étapes de sa vie, cela permet d’avancer dans la vie plus facilement!

3
Pleau, par exemple, écrit à la page 10 : «Avec ce récit, je cherche à décrire les déterminismes sociaux qui, dès la naissance, vous assignent une
place dans la société ; je cherche à mettre en lumière leur reproduction à l’école, dans les mœurs et dans les habitudes culturelles. Ce faisant,
j’ai envie de rendre compte, pas de régler des comptes. Je veux concilier mon passé et mon présent ; comprendre ma société dans l’espérance
que chacun puisse y trouver librement sa place ; reconstituer la manière dont la pauvreté a moulé mon père, ma mère, moi-même, nos valeurs,
nos préjugés.»
Grille de correction

Éléments Critères Résultat


L’émetteur est au centre du texte
1. Fonction
Marques de subjectivité, présence d’émotions _____/8
expressive Écrit au «je»

Présence d’autocritique lucide


2. Dimension Présence d’un point de vue critique honnête sur les origines
_____/10
critique Équilibre du point de vue (pas de complaisance ni de
règlement de compte)

Bilan personnel approfondi, teinté de réflexion


Réflexion nourrie par des anecdotes pertinentes
Portrait étayé du rôle des origines dans la construction de
3. Dimension l’identité
_____/14
réflexive Description complète et pertinente des constats faits grâce à
Rue Duplessis
Présence de deux citations marquantes de Pleau +
explication de leur sens

Jeux sur les registres de langue (minimalement 3)


4. Respect de la Présence d’adresses directes au(x) destinataire(s) au sein du
texte
_____/14
forme de Pleau
Procédés d’écriture expressifs suffisants et pertinents

Présence et pertinence des deux concepts sociologiques


Pertinence des exemples et explications liés aux concepts
5. Respect du sociologiques
contenu de Présence d’anecdotes du passé servant à expliquer le _____/16
Pleau présent
Le travail témoigne d’une lecture attentive de Pleau et d’un
souci évident de s’en inspirer

Fluidité
Laisse transparaître la personnalité de l’essayiste
6. Style Variété lexicale et syntaxique
_____/8
Lisibilité

Amorce efficace et pertinente


Conclusion efficace et pertinente
7. Structure Unité de sens des chapitres ou des fragments _____/10
Bonnes stratégies d’établissement, de maintien et de
coupure du contact

Rédaction à même le fichier «Gabarit de rédaction»


Police 12, interligne double, marges normales, texte justifié
gauche + droite
8. Présentation Titres des chapitres (s’il y a lieu) en CAPITALES et en gras, _____/10
matérielle taille 14
Fragments (s’il y a lieu) séparés par trois astérisques
superposés
Références insérées en bas de page, numérotées
Photo(s) insérée(s) de façon harmonieuse, intégrée(s) au
texte

Plan d’intention rempli avec soin et précision


9. Plan
Contenu du plan d’intention conforme à celui du texte de _____/5
d’intention l’essai

Dédicace, exergues et photo(s)


10. Respect des
Minimum de 900 mots atteint _____/5
consignes Présence minimale de 3 chapitres avec titres

Total partiel :
/100

- ________ fautes x 1 % =_______ /30


(Ratio appliqué à partir de 1000 mots si et seulement si le nombre exact de mots est indiqué à la fin de l’essai)

Total final :
/100

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