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Cercueil Roulant

Le poème évoque le contraste entre le bonheur de partir en voyage et le malheur de ne jamais revenir, symbolisé par le 'cercueil roulant'. Il décrit la beauté de la nature vue depuis un hublot, tout en soulignant la tragédie des départs définitifs. Les personnages évoqués représentent des vies perdues, laissant un sentiment de mélancolie et de réflexion sur la mortalité.

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Le poème évoque le contraste entre le bonheur de partir en voyage et le malheur de ne jamais revenir, symbolisé par le 'cercueil roulant'. Il décrit la beauté de la nature vue depuis un hublot, tout en soulignant la tragédie des départs définitifs. Les personnages évoqués représentent des vies perdues, laissant un sentiment de mélancolie et de réflexion sur la mortalité.

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Cercueil Roulant

Abri de fer

Voyageur de chaire

En un bruit

Au voyageur de faire chaire

Avec l’abri.

Quel bonheur de se savoir partir !


Partir pour voguer entre frontières,

Sans s’établir définitivement.

Depuis le hublot,

Mère nature présente son attrait

Depuis le hublot,

Extase illumine des yeux en découverte

De la puissance montagnarde d’un pays

Qui se revendique continent.

Quel malheur de se savoir partir !

Partir pour un non-retour,

A bord d’un cercueil roulant

Dont le tintement du klaxon crie au drame,


Dont le squelette de fer pleure la rouille,

Dont le regard des phares paraît borgne

Dont le claquement des entrailles déplore la visite manquée.

A ces connaissances d’une route,

Au sourire désormais mêlé à celui de la Joconde.

Dans le tohu-bohu des ultimes louanges scandées

Pour une salvation in extremis, il fallut dire


Adieu,

A ce tout-petit au rire baveux,

A cette none au regard plat,

A ce bourgeois au calme facile

A cette dame au charme allumeur

A ces garçonnets à la libido fragile,

A ce jeune influenceur au discours de buzz

A ce bon chauffeur qui détient à présent


Les clés de la fin...

Abri de fer,
Voyageur de chaire.

En un bruit,

Au voyageur de faire chaire

Avec l’abri.

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