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N° d’ordre : M………/GM/2022
Présenté par :
❖ BOUTICH OUARDANI
présider le jury.
Ensuite nous tiendront à remercier l’ensemble des membres de jury
Monsieur : [Link] SALAH-EDDINE, docteur à l’université
de Mostaganem, pour l’honneur et l’importance qu’il nous a fait en
participant à ce jury et d’accepter d’examiner cette thèse.
Enfin, nous remercient toutes les personnes qui de près ou de loin n'ont
aidé à réaliser ce travail.
DEDICACE
BOUTICH
A Mon père
A Ma mère
A Ma famille,
A mes amis,…
BELMADI
RESUME
Prévoir le comportement des structures en fatigue est un atout de la conception, car
pour être compétitive, l’étude doit être optimisée au plus juste afin de répondre à un
cahier des charges toujours plus exigeant. L’avènement de plus en plus précoce de la
fissuration par fatigue est aujourd’hui devenue un souci systématique dans toute
démarche de dimensionnement. Il est important d'éviter ce phénomène en
fournissant des facteurs et des conditions qui contribuent à l'augmentation de la
durée de vie des structures industrielles. Les traitements de surface est l’une des
procèdes importantes permettant d'augmenté la durée de vie des structures.
Dans cette étude, nous avons proposé un nouveau critère de fatigue basé sur celui de
Crossland, qui prend en compte le double effet du traitement de surface pour
calculer la durée de vie. D'autre part, nous avons utilisé la méthode de plan
d'expériences pour trouver l’optimum de l'acier 35NiCrMo16.
Mots clés : Fatigue, durée de vie, optimisation, simulation, éléments finis
ABSTRACT
Predicting the behavior of structures in fatigue is an asset of the design, because to
be competitive, the study must be optimized to the fair in order to meet ever more
demanding specifications. The advent of increasingly early fatigue cracking has now
become a systematic concern in any design approach. It is important to avoid this
phenomenon by providing factors and conditions that contribute to increasing the
life of industrial structures. Surface treatments are one of the important processes for
increasing the service life of structures.
In this study, we proposed a new fatigue criterion based on that of Crossland, which
takes into account the double effect of surface treatment to calculate the life span.
On the other hand, we used the experimental design method to find the optimum.
35NiCrMo16 steel.
Keywords: Fatigue, lifetime, optimization, simulation, finite elements.
ملخص
ﺇﻥ ﺍﻟﺘﻨﺒﺆ ﺑﺴلﻮﻙ ﺍﻟﻬﻴﺎﻛﻞ ﻓﻲ ﻛﻼﻝ ﻫﻮ ﺃﺣﺪ ﺃﺳﺎﺳﻴﺎﺕ ﺗﺼﻤﻴﻢ ﻗﻄﻊ مﻴﻜﺎﻧﻴﻜﻴﺔ ٬ﻷﻧﻪ ﻟﻜﻲ ﺗﻜﻮﻥ ﻟﻚ ﺍﻟﻘﺪﺭﺓ ﻋلﻰ
ﺍﻟﻤﻨﺎﻓﺴﺔ ٬ﻳﺠﺐ ﺍﻥ ﺗلﺒﻲ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﺟﻤﻴﻊ ﺍﻟﻤﻮﺍﺻﻔﺎﺕ ﺍﻷﻛﺜﺮ ﻁلﺐ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﺴﺘﺠﻴﺐ ﺇﻟﻰ ﺩﻓﺘﺮ ﺍﻟﺸﺮﻭﻁ .ﺃﺻﺒﺢ ﻅﻬﻮﺭ
ﺗﺸﻘﻘﺎﺕ ﺍﻟﻨﺎﺗﺠﺔ ﻋﻦ ﺍﻟﺘﻌﺐ ﺍﻟﻤﺒﻜﺮ ﺑﺸﻜﻞ مﺘﺰﺍﻳﺪ مﺼﺪﺭ ﻗلﻖ مﻨﺘﻈﻢ ﻓﻲ ﺃﻱ ﻧﻬﺞ ﻟلﺘﺼﻤﻴﻢ
ﺫﻟﻚ مﻦ ﺍﻟﻤﻬﻢ ﺗﺠﻨﺐ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻈﺎﻫﺮﺓ مﻦ ﺧﻼﻝ ﺗﻮﻓﻴﺮ ﺍﻟﻌﻮﺍمﻞ ﻭﺍﻟﻈﺮﻭﻑ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﺴﻬﻢ ﻓﻲ ﺯﻳﺎﺩﺓ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻟﻬﻴﺎﻛﻞ ﺍﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ .ﻭ
مﻦ ﺑﻴﻦ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻄﺮﻕ ﺗﻌﺘﺒﺮ ﺍﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺎﺕ ﺍﻟﺴﻄﺤﻴﺔ ﻭﺍﺣﺪﺓ مﻦ ﺍﻟﻌﻤلﻴﺎﺕ ﺍﻟﻤﻬﻤﺔ ﻟﺰﻳﺎﺩﺓ ﻋﻤﺮ ﺧﺪمﺔ ﺍﻟﻬﻴﺎﻛﻞ.
ﻓﻲ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ٬ﺍﻗﺘﺮﺣﻨﺎ مﻌﻴﺎ ًﺭﺍ ﺟﺪﻳ ًﺪﺍ ﻟلﺘﻌﺐ ﻳﻌﺘﻤﺪ ﻋلﻰ مﻌﻴﺎﺭ ﻛﺮﻭﺳﻼﻧﺪ ٬ﻭﺍﻟﺬﻱ ﻳﺄﺧﺬ ﻓﻲ ﺍﻻﻋﺘﺒﺎﺭ ﺍﻟﺘﺄﺛﻴﺮ
ﺍﻟﻤﺰﺩﻭﺝ ﻟلﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﺍﻟﺴﻄﺤﻴﺔ ﻟﺤﺴﺎﺏ ﺍﻟﻌﻤﺮ ﺍﻻﻓﺘﺮﺍﺿﻲ .مﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ ﺃﺧﺮﻯ ٬ﺍﺳﺘخﺪمﻨﺎ ﻁﺮﻳﻘﺔ ﺍﻟﺘﺼﻤﻴﻢﺍﻟﺘﺠﺮﻳﺒﻲ
.35NiCrMo16 ﻟﻺﻳﺠﺎﺩ ﺍﻟﺬﺭﻭﺓ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻤﺜﻞ ﺍﻗﺼﻰ مﺪﺓ ﺣﻴﺎﺓ ﻟلﻤﺎﺩﺓ ﺍﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ .ﺍﻟﺼلﺐ
ﻛلﻤﺎﺕ مﻔﺎﺗﻴﺢ :ﺍﻟﻜﻼﻝ ,ﻣﺪﺓ ﺍﻟﺤﻴﺎﺓ ,ﺍﻟﺘﺤﺴﻴﻦ ,ﻣﺤﺎﻛﺎﺓ ,ﻁﺮﻳﻘﺔ ﺍﻟﻌﻨﺎﺻﺮ ﺍﻟﻤﻨﺘﻬﻴﺔ
NOTATIONS
R Rapport de chargement
a Amplitude de la contrainte
Etendue de la contrainte
a Amplitude de la contrainte
(t ) Déformation en fonction du temps
Fonction de fatigue
min Contrainte minimale à la traction
max Contrainte maximale à la traction
N Nombre de cycles à la rupture
(t ) Contrainte en fonction du temps
, Contrainte, déformation
Kt Coefficient théorique de concentration de contraintes
E Module d’Young
Coefficient de poisson.
N Etendue de la contrainte nominale
N Etendue de la déformation nominale
Etendue de la déformation totale
e Etendue de la déformation élastique
p Etendue de la déformation plastique
Na Nombre de cycle à l’amorçage
b Exposant de Basquin
a Exposant de ductilité en fatigue
e Limite d’élasticité
P Contrainte de compression
T Période
u Contrainte ultime à la traction
t Temps
s Seconde
m Contrainte moyenne
Rm Résistance maximale à la traction monotone
D Limite d’endurance en traction
eq Contrainte équivalente de Von Mises
eqa Amplitude de eq
1 , 2 , 3 Contraintes principales
−1 Limite d’endurance en traction alternée symétrique
0 Limite d’endurance en traction répétée
f0 Limite d’endurance en flexion répétée
f −1 Limite d’endurance en flexion alternée symétrique.
0 Limite d’endurance en torsion répétée
−1
Limite d’endurance en torsion alternée symétrique
Pm Pression hydrostatique moyenne
a Amplitude de la contrainte de cisaillement
fa Amplitude de la contrainte de flexion
m Contrainte moyenne de cisaillement
u Contrainte ultime de cisaillement
n Contrainte moyenne normale
nmax Contrainte normale maximale
Pmax Pression hydrostatique maximale
J2 Deuxième invariant du tenseur déviateur de contraintes
Deuxième invariant du tenseur déviateur des amplitudes de
J 2a
contraintes
m Contrainte moyenne de J2
PH Pression hydrostatique
a Amplitude de la racine carrée du deuxième invariant de déviateur
de contraintes
(t ) Contrainte de cisaillement en fonction du temps
EQ Contrainte équivalente de Crossland
D Dommage total
ni Nombre de blocs
Ni, f Nombre de cycles à la rupture correspondant
ai Amplitude de la contrainte correspondante
Fa Amplitude de la force de flexion alternée
Fat Amplitude de la force de torsion alternée
F (t ) Force en fonction du temps
ij (t ) Composantes du tenseur de contrainte à l’instant t
→
Sn Vecteur contrainte
Tenseur des contraintes
nmax Contrainte normale maximale
f −1 (N ) Limite de fatigue en flexion alternée symétrique à N Cycles
−1 ( N ) Limite de fatigue en torsion alternée symétrique à N Cycles
a (N ), b (N ) Paramètres de fatigue à N Cycles
A, B, C, m Paramètres statistiques liés aux modèles des courbes de Wöhler
a, b, c, , Paramètres de fatigue liés aux critères de fatigue.
H.D. Hors Domaine.
CL Conditions aux Limites
S Symétrie
M Moment de flexion
Q l’effet déformation plastique
Figure II.19. Profils des contraintes résiduelles dans une pièce en Inconel 718 Traitée par choc
laser………………………………………………………………………………………………28
Figure II.20. Contraintes résiduelles dans une couche cémentée et trempée……………………….29
Figure II.21. Contraintes résiduelles après nitruration gazeuse…………………………………….29
Figure II.21. Amélioration de la tenue en fatigue par choc laser en confinement eau ……………….30
CHAPITRE I :
[Link]……………………………………………………………………………..1
[Link]………………………………………………………………………………….16
[Link]ètres du grenaillage……………………………………………………………. 20
[Link]…………………………………………………………………………………. 25
[Link] cémentation…………………………………………………………………………. 27
[Link]……………………………………………………………………………… 28
CHAPITRE III :
III.3-Méthodologie de travail…………………………………………..……………………..34
[Link]
Les charges appliquées sur des pièces mécaniques, modifient progressivement
les propriétés de leurs matériaux, la répétition cyclique des chargements provoque la
formation, puis la propagation des microfissures qui entrainent l’endommagement de ces
pièces ou la rupture se produit lorsque le matériau ne peut plus supporter ces chargements, ce
phénomène est appelé la fatigue, qui se caractérise par la formation de «microfissures» dans
les zones de fortes concentrations de contraintes dues aux effets géométriques (entailles) ou
métallurgiques (inclusions). Ces microfissures donnent ensuite naissance progressivement à
une fissure macroscopique qui se propage jusqu’à la ruine finale
Le dimensionnement d’une structure à la fatigue est plus difficile par rapport à
l’application des charges monotones ou statiques, car la rupture par fatigue dépend de
plusieurs paramètres : contraintes locales, géométries, forme du signale de la charge, la
multiaxialitée des sollicitations,…etc.
La multiaxialitée des sollicitations provient de l’application de plusieurs chargements dans
différentes directions. Une roue mal équilibrée d’une voiture roulant sur une route présentant
des irrégularités, caractérise le phénomène de la fatigue multiaxiale, l’état de contraintes
résultant au niveau des zones de forte concentration de contraintes est un état multiaxial [1].
1
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
Cette dernière est aussi un phénomène qui provoque l'évolution des propriétés d'un
matériau soumis à des sollicitations variables. La répétition des cycles d'efforts peut conduire
à la rupture. Cette rupture se produit pour des contraintes le plus souvent inférieures à la
limite d'élasticité du matériau. La vérification des projets de ponts métalliques ou mixtes en
fatigue, la mise au point de règlements de calcul et les problèmes de maintenance et
d'évaluation de la sécurité résiduelle des ouvrages en service font appel à des calculs de
dommages en fatigue d'assemblages soudés. Il s'agit de modéliser par la mécanique de la
rupture le phénomène de l'endommagement dans la zone critique d'un élément de poutre
principale. En raison du caractère aléatoire des charges de trafic et des incertitudes
importantes sur les résistances en fatigue de tels assemblages, les calculs déterministes de
durées de vie sont insuffisants pour apprécier la sécurité réelle des ouvrages dans leur
contexte. Les méthodes probabilistes, permettant de "chiffrer" le niveau de sécurité ou de
fiabilité d'une structure, sont nécessaires. Des méthodes de calcul approché des probabilités de
ruine vis-à-vis d'un état limite donné ont été développées dans les années 70, dont celle dite
de premier ordre et deuxième moment (Rackwitz et Fiessler, 1978), en utilisant la notion de
l'indice de fiabilité ß. Les premières applications de cette méthode pour des états limites de
fatigue ont été présentées lors du séminaire AIPC de Lausanne en mars 1990 (IABSE).
Celles-ci avaient un aspect théorique et peu opérationnel à cause du manque de données sur
les véritables grandeurs aléatoires comme le trafic ou les résultats d'essais de fatigue. Depuis
cette vingtaine d’années, la connaissance des actions du trafic sur les ponts et de leurs lois de
probabilité a beaucoup progressé grâce à l'acquisition de données abondantes (Bruis, Jacob et
Sedlacek, 1989). Il en est même sur les lois de fatigue et les résistances en fatigue
correspondantes, grâce à de très nombreux essais (Brozzetti, Ryan et Sedlacek, 1989).
I.3. Historique sur la fatigue [3] :
August Wöhler, (1819-1914), a montré très tôt des capacités en mathématiques et
a obtenu une bourse pour étudier à la Technicien Hochschule d'Hanovre, sous la direction de
Karl Karmarsch. En 1840, il a été recruté dans l'entreprise Bersig à Berlin ou il a travaillé à la
fabrication des voies ferroviaires. En 1843, après un bref Séjour à Hanovre, il a reçu une
formation dans la conduite des locomotives en Belgique. Il est ensuite retourné en tant
qu'ingénieur à Hanovre sur la ligne de Lehrte. En 1847, Wöhler était surveillant en chef des
matériels de transport sur le chemin de fer de la Silésie- Brandenberg. Sa réputation croissante
l'a conduit à rencontrer en 1852 le ministre prussien du commerce pour étudier les causes de
Rupture des axes de chemin de fer, travail qui devait occuper Wöhler pendant les deux
décennies suivantes.
2
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
chargement (R = min
/ max )[4], (figure I.1.b). Il est nécessaire de noter le nombre de
cycles N au bout duquel la rupture se produit. On reporte ce nombre, en général sur une
échelle logarithmique, en fonction de la contrainte appliquée. À chaque éprouvette correspond un
point du plan ( N , ). À partir d’un lot d’éprouvettes soumises à des contraintes maximales
différentes, on obtient une courbe S-N : Stress –Nombre of cycles (voir figure1). Les courbes dites de
3
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
correspond à la vie attendue de ce qu'il conçoit. Cette courbe peut en général être décomposée
en trois zones (fig.1.1) :
Sur la courbe de Wöhler il y a une dispersion statistique de la durée de vie, pour une même
sollicitation, cela est dû principalement à l’existence de défauts dans le matériau (tolérances
d’usinage, défaut superficiels et surtout des facteurs métallurgiques), qui conduisent à
l’amorçage et la propagation. des fissures. Leurs formes, tailles et positions étant variables.
Donc la durée de vie de la pièce est aussi variable. Le dimensionnement des structures, à
partir des courbes de Wöhler, doit prévoirune certaine probabilité de rupture La dispersion
des durées de vie augmente lorsque la durée de vie moyenne augmente. Cela limite
l’application de courbe de Wöhler pour le dimensionnement des organes de sécurité des
structures.
Zone de fatigue
A
B Domaine Domaine
σe
d’enduranc d’endurance
e limitée illimitée
Domaine
Oligocycliqu
e
C
σD
Limite de fatigue
0 104 107
N
(a)
4
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
(b)
La zone AB, dite oligocyclique, qui correspond aux contraintes les plus grandes,
supérieures à la limite d’élasticité macroscopique et où le nombre de cycles à la rupture
s'étend de 0.5
jusqu'à 104 ou 107 (pour les aciers doux). L’éprouvette atteint généralement un état
d’accommodation plastique ou un rochet élastoplastique :
Dans cette zone, la rupture survient après un petit nombre d'alternances et est
précédée d'une déformation plastique notable. Par suite de l'amplitude de la contrainte
maximale, chaque cycle d'effort entraîne une déformation plastique d'ensemble accompagnée
le plus souvent soit d'un durcissement notable, soit d'un adoucissement du métal. La
déformation plastique Ep peut être souvent reliée au nombre de cycles à la rupture par une
5
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
Figure [Link].
C'est le domaine dans lequel travaillent la plupart des structures qui pour diverses
raisons, doivent avoir des masses et des volumes impérativement réduits (cas des structures
aéronautiques ou automobiles ou nucléaires). Il existe de très nombreuses relations
mathématiques reliant D et N dans ce domaine.
106à 107cycles, suivie d’une zone (CD) où la courbe tend vers une limite asymptotique
parallèle à l’axe des N. En deçà de cette valeur limite notée D , il n’y a jamais rupture par
fatigue quel que soit le nombre de cycles appliqué.
D est nommée limite de fatigue ou limite d’endurance. Cette limite peut ne pas exister ou
être mal définie pour certains matériaux (aciers à haute résistance, métaux non ferreux). Les
grandes durées de vie concernent le domaine de la fatigue polycyclique.
a = a − b log N …………………………………………(I.1)
Avec a0 et b 0
Cette relation ne décrit pas la totalité de la courbe de Wöhler puisque a ne tend pas vers une
limite D lorsque N → . Elle ne représente que la partie BC.
6
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
7
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
8
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
Il est d’usage de diviser la durée de vie d’une structure en deux phases : la phase
d’amorçage et la phase de propagation.
Cependant, le problème de base consiste à définir le stade où l’amorçage se
termine, c’est à dire où la propagation d’une fissure peut être décrite. La période de
propagation pourrait être définie, par le stade à partir duquel une fissure unique s’amorce ou
le stade où les microfissures commencent à coalescer ? Ou encore celui qui correspond à la
création de la « première » microfissure" ?
Aujourd’hui encore, la définition de l’amorçage reste un problème ouvert. Pour
dimensionner les structures soumises à la fatigue, l’ingénieur a besoin de modèles qui
permettent d’estimer le nombre de cycles N et donc de calculer le nombre de cycles à
l’amorçage Na et le nombre de cycles à la propagation Na. La mise en œuvre de tels modèles
n’est pas facile puisque les durées respectives des phases d’amorçage et de propagation
dépendent fortement de l’amplitude de la sollicitation, de la présence éventuelle de défauts
initiaux dans le matériau, de l’état initial de la structure et de la définition que l’on a de
l’amorçage.
9
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
1 0 0
1
0 2 0 eq = [( 1 − 2 ) + ( 2 − 3 ) + ( 3 − 1 ) ]
2 2 2
Soit :
0 0 2
3
1 0 0
0 2 0 Avec 1 2 3
0 0
3
fatigue, cette dernière est prise égale à l’unité lorsque la limite d’endurance ou la limite de
fatigue du matériau est atteinte : = ( ij (t )T , −1 , f −1 , f 0 , −1,... ) = 1
0
10
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
* Les critères dont la fonction de fatigue est obtenue à l’aide d’une moyenne quadratique d’un
indicateur d’endommagement Fh sur l’ensemble des plans possibles passant par le point
matériel où l’analyse en fatigue est réalisée. Le caractère global de l’approche provient de la
contribution de tous les plans à la fonction de fatigue du critère.
* Les critères basés sur une approche énergétique, où la fonction de fatigue combine les
énergies de changement de volume et de changement de forme développées par les
contraintes au cours du cycle.
C’est une généralisation de l’ellipse de Marin qui est une relation uniaxiale traduisant
l’influence de la contrainte moyenne de traction sur la limite d’endurance en traction –
compression asymétrique pour un état de contraintes multiaxiales. Marin reprend la même
relation en remplaçant la contrainte de traction par la racine carrée du second invariant J2 du
déviateur des contraintes à un facteur multiplicateur près, on obtient le critère suivant :
2 2
3 3
a + m 1………….. …………………… (I.4)
f Rm
11
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
a + aPm b …………………………………….(I.5)
les constantes a, b sont identifiables par des essais en torsion alternée et en flexion répétée :
b = −1 ……………………………………………..(I.6)
f0
−1 −
a= 3 ……………….………………………... (I.7)
f0
3
La deuxième version du critère a pour objectif d’accélérer les calculs en évitant de
balayer l’ensemble des plans critiques physique pour la détermination du plan critique, en
introduisant la racine carrée du second invariant du déviateur de contraintes .
Cette version garde les mêmes formules pour déterminer les constantes ,
voir apparaître la fissure est basé sur le choix des paramètres des contraintes s’exerçant sur ce
plan et de paramètres issus des invariants de contraintes ou de son déviateur .
Les contraintes intervenant dans ce type de critère sont les contraintes normales et
→
tangentielles agissant sur le plan critique Pc de normale n (figure II.9). Cette normale est
définie par les angles et par rapport à un repère fixe lié à la matière. Le vecteur
→ →
contrainte S n en tout point (O) relativement à la direction n se définit suivant la relation
→ →
suivante : S n (0) = (0). n
→ →
12
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
a + nmax ……………………………………..……………(I.9)
Les constantes , sont déterminés par :
f −1
−1 −
= 2 ……………………………………….…….(I.10)
f −1
2
= −1 …………………………………..…………………(I.11)
I.10.4.b. Critère de Dang-Van [15,16]:
Il existe deux versions de ce critère, la première version utilise les grandeurs
macroscopiques des contraintes qui sont la partie alternée du cisaillement et la pression
hydrostatique. La fonction de fatigue est une maximisation d’un indicateur de dommage par
plan défini par :
a + PH …………………………..…………………..(I.12)
Les constantes , sont déterminées par :
−1 1
= 3( − ) …………………………………………...(I.13)
−1 2
= −1 …………………………………………..………….(I.14)
La condition de validité de cette version du critère est :
−1 1
………………………………………..…………….(I.15)
−1 2
La deuxième version du critère a pour objectif d’accélérer les calculs en évitant de
balayer l’ensemble des plans critiques physique pour la détermination du plan critique, en
introduisant la racine carrée du second invariant du déviateur de contraintes.
Cette version garde les mêmes formules pour déterminer les constantes ,
13
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FATIGUE
fa a
2 2
+ = 1 …………………………..………………… (I.16)
f −1 −1
a f −1 f a
2 2
f f
+ − 1 + 2 − −1 a = 1……………(I.17)
−1 −1 f −1 −1 f −1
Gough et Pollard ont conclu que l’influence d’une traction statique superposée à une flexion
alternée est négligeable du point de vue de résistance à la fatigue.
a n
2
+ 1 …………………………………………..……(I.18)
−1 Rm
I.10.5.c. Critère de Davies : [16]
L’auteur de ce critère adopte une formulation semblable à celle de Hohenemser –
Prager. Il ne modélise plus l’évolution de l’amplitude du cisaillement admissible en fonction
de cisaillement statique m .
14
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
II -1. Introduction :
Les traitements de surface sont des procédés industriels qui modifient l'état de la surface
d'un matériau afin d'améliorer certaines propriétés telles que la résistance à la corrosion, la
résistance à l'usure et la résistance à la fatigue.
Ce chapitre est consacré aux traitements de surfaces qui améliorent la tenue en fatigue par la
création des contraintes résiduelles de compression dans les couches superficielles. Nous allons
démontrer dans ce chapitre que l’introduction des contraintes résiduelles de compression est
associée à une augmentation de la tenue en fatigue.
Les traitements de surfaces permettent d'utiliser un matériau moins cher, en améliorant
localement ses propriétés et d’allier les propriétés propres du matériau (propriétés à cœur) et les
propriétés de surface.
II-2.L’origine des contraintes résiduelles
II-2.1. Définition :
Dans les conditions normales de température, les contraintes résiduelles sont des
contraintes internes multiaxiales statiques qui existent dans un matériau qui n'est soumis à aucun
effort extérieur [17]. Généralement, les procèdes de fabrication et les traitements thermiques ou
thermochimiques sont les sources des contraintes résiduelles.
II -3. Les traitements mécaniques superficiels :
On distingue plusieurs types de traitements : mécanique, thermique et
thermochimiques…etc. En ce qui concerne les traitements mécaniques superficiels, les couches
superficielles des pièces sont déformées plastiquement par une action mécanique provoquée par
la projection de grenailles, le galetage, les ondes de choc. Ces divers procédés sont présentés
dans le tableau II.1.
Tableau II.1 : Différents traitements mécaniques de surface [18].
Profondeur
Dénomination Mises-en ouvre de Avantages et inconvénients
traitement
De 0,01 à 0,03
Tribofinition Frottement Long et coûteux
mm
Quelques problèmes
De 0,1 à 0,6 d'incrustation, de micro
Projection contrôlée de suivant les défauts et parfois
Grenaillage
billes conditions et de rugosité.
matériaux Adaptation à toutes les
géométries
Impact d'aiguille à extrémité Problèmes d'état de surface,
Martelage De 1 à 2 mm
sphérique ne s'applique qu'aux
16
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
géométries simples
Variation dimensionnelle,
Roulement d'un galet avec
Galetage De 2 à 3 mm nécessite une géométrie
une forte force d'appui.
particulière
Préconformage Flexion, expansion avec
Quelques mm Traitement directionnel
Autofrettage passage en plasticité
S'adapte à toutes les
géométries
Explosion laser
(pour le laser), pas de
Ondes de choc impulsionnelle de très forte Jusqu' à 4 mm
modification
puissance
de l'état de surface (traitement
en cours de développement)
L'effet de ces traitements sur des matériaux permet de créer des déformations plastiques
ainsi d'améliorer la tenue en fatigue. Les contraintes résiduelles et les déformations
plastiques sont engendrées par une action mécanique (pression ou choc).
II -3.1. Les avantages des traitements mécaniques superficiels :
Tous les traitements mécaniques utilisés introduisent dans les couches
superficielles du matériau des déformations plastiques. La nature de la réponse du
matériau (adaptation ou accommodation), sous un chargement donné, conditionne en
grande partie la valeur de la contrainte résiduelle introduite.
La figure II.1 montre la valeur de la contrainte résiduelle induite selon la nature de la
réponse.
17
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
a )- Les turbines :
Sont des unes machines qui travaillent en vase clos pour des raisons de sécurité
(projection de micros-billes à grande vitesse...). Grâce à une vitesse élevée de rotation
des roues à palettes (1000 à 3000 tr/min), les grenailles sont soumises à une force
centrifuge suffisante pour écrouir le matériau [19].
18
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
19
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
20
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
Figure II.9. Influence du diamètre des billes sur les contraintes résiduelles
[18].
21
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
22
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
[25].
ont considéré les modèles suivants :
Elastoplastique à écrouissage isotrope.
(a) (b)
23
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
La Figure II.14 illustre l'utilisation de la flèche d’Almen afin de déterminer les paramètres
du grenaillage. Elle est obtenue en traçant la courbe de saturation en fonction du temps
d’exposition. Au bout d’un certain temps de grenaillage, la flèche n’évolue quasiment plus.
Selon la norme, le temps de saturation est défini comme étant le temps d’exposition ts
nécessaire pour obtenir la flèche Almen souhaitée dans des conditions, telles que la flèche
n’augmente pas plus de 10%, lorsqu’on expose la pièce pendant 2ts [21] comme c’est
illustré sur la figure II.15.
24
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
II -3-3- Galetage :
Le galetage consiste à introduire une déformation plastique superficielle par application
d’une force suffisante sur des pièces ébauchées par galets ou des billes qui roulent.
Pour écraser le métal en surface on applique une force suffisante (la pression de Hertz)
exercée par l’outil sur la surface du matériau. Par conséquent on obtient, après décharge,
des contraintes résiduelles de compression.
Le galetage est très employé, pour le traitement des congés de raccordement, en particulier
sur les vilebrequins afin d'augmenter la résistance à la fatigue et d'obtenir des durées de vie
25
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
supérieures à 109 cycles. Les profils des contraintes résiduelles engendrées par galetage sont
semblables à celles obtenues par grenaillage (figure II.18) [27].
26
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
II -4-1. La cémentation :
Son principe consiste en un enrichissement en carbone (cémentation) ou carbone + azote
(carbonitruration) grâce à une atmosphère gazeuse appropriée. Cette opération est suivie
immédiatement d’une trempe à l’huile. Ce traitement confère aux pièces des duretés de
surface élevées et des duretés à cœur qui sont fonction de la nuance da l’acier employé
ainsi qu'un excellent compromis entre une résistance à l’usure élevée et une bonne
ductilité.
Les profondeurs de traitement pouvant être réalisées en fonction de la durée du cycle
thermique et de la matière employée [29].
27
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
II -4-2. Nitruration :
a) Généralités :
Le terme nitruration est commun à tous les traitements qui ont pour but de durcir les
matériaux ferreux par la diffusion d'un élément de base qui est l'azote à une température
inférieure au point de transformation de l'acier de base [28].
28
CHAPITRE II – LES TRAITEMENTS DE SURFACE
Figure II.22 Amélioration de la tenue en fatigue par choc laser en confinement eau [24].
Ce traitement permet aussi l’amélioration des propriétés tribologiques des surfaces. Ce traitement est
utilisé surtout pour les pièces travaillant en milieu agressif (corrosion)
29
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
III.1-introduction :
Dans le domaine de la fatigue, il est nécessaire d'utiliser des critères de fatigue pour conception des
structures. Par exemple, le critère de Crossland est utilisé pour estimer durée de vie des structures
sollicitées à des charges périodiques d'amplitudes constantes, et il existe d'autres critères utilisés
dans le même but. Pour cette raison, nous avons discuté dans cette étude d'une comparaison de la
durée de vie calculée pour certains critères.
Mais dans certains cas, la durée de vie est relativement courte. Dans ce cas, il est judicieux
d'effectuer des traitements de surface afin d'améliorer la résistance à la fatigue. En effet, les
traitements de surface introduisent des contraintes résiduelles et des déformations plastiques dans le
matériau. Ce double effet doit être pris en compte par les critères de fatigue.
Le critère de Crossland est basé sur une combinaison linéaire entre la pression hydrostatique
maximale et la racine carrée de deuxième invariant du déviateur de contrainte alternée.
30
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Le deuxième invariant du déviateur des amplitudes de contrainte a est exprimé par la relation
suivante :
( VM ) a
a = ……………………………………………….....(III.4)
3
La pression hydrostatique est définie par la relation suivante :
tr ( m ) + tr ( a ) ………………………..…….....(III.5)
1
Pmax =
3
( VM ) a : Contrainte de Von-Misés du tenseur des amplitudes de contrainte a .
Pour appliquer le critère de Crossland à des matériaux, il faut que le matériau vérifie la condition
suivante :
f −1
3 ……………………………………………....…(III.6) [30]
−1
La même condition doit être vérifiée pour intégrer l’effet des contraintes résiduelles.
L’équation (III.1) permet de tracer le diagramme de Crossland dans lequel on peut distinguer deux
zones. La 1ère zone est la zone de sécurité, pour laquelle la durée de vie est illimitée (au-dessous de la
droite) (figure III.1). La seconde zone est la zone d’endurance limitée pour laquelle la durée de vie
est limitée (au-dessus de la droite).
b( N I )
b( N I )
b( N k )
b( N k )
b( N k ) b( N I )
ab((NNk )) ab((NNI ))
k I
a(N k ) a(N I )
31
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Pour le diagramme de Marin nous déduisons une relation entre les paramètres de critère
( a , m ) comme suit :
2 2
3 3
a + R m = 1 …………………............…(III.8)
−1 m
−1 3x 2
y= 1 −
3 Rm
2
…………………………..………...…(III.9)
−1
Pourx = 0 y = 3
R
Poury = 0 x = m
3
Figure III.2. Positions des composantes (𝑎, 𝑚) sur le diagramme de Marin.
III.2.3 -Critère de Sines :
En 1955, Sines a établi un critère basé sur une combinaison linéaire entre la pression hydrostatique
moyenne et la racine carrée de deuxième invariant du déviateur de contrainte alternée. Sa
formulation est la suivante :
a + aPm b ………………………………………………………………..…(III.10)
Les constantes a, b sont identifiables par des essais en torsion alternée et en flexion répétée :
b = −1 …………………........................................................................…(III.11)
32
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
En 1955, Sines a établi un critère basé sur une combinaison linéaire entre la pression hydrostatique
moyenne et la racine carrée de deuxième invariant du déviateur de contrainte alternée.
Sa formulation est la suivante :
a + aPm b ………………………………………..……………….……...…(III.12)
Les constantes a, b sont identifiables par des essais en torsion alternée et en flexion répétée :
b = −1 ……………………………………………………………………...…(III.13)
f0
−1 −
a= 3 …………………………………………………………..…......…(III.14)
f0
a3
Zone de sécurité
La 1ère étape :
La 2ème étape :
1- Utilisation des données de la 1ère étape module de Young et coefficient de poisson pour
calculer les paramètres de Crossland (introduction de données dans Ansys),
2- Création de la géométrie de l’éprouvette et application des chargements et des conditions
aux limites pour chaque type de sollicitation (traction + flexion et traction + torsion),
3- Discrétisation de l’éprouvette en éléments finis (Maillage),
4- Détermination du champ de contraintes dû au chargement appliqué et par conséquent
localisation de la zone critique.
33
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
La 3ème étape :
Mise au point d'un programme sous Matlab, pour calculer la durée de vie en nombre de cycles.
Dans cette étape on utilise les paramètres du critère Crossland en l'occurrence Pmax , 𝑎 et eq ,
lesquels ont été préalablement calculé par le code Ansys. Il est nécessaire aussi de déposé de la
fonction inverse de torsion. L’organigramme est montré sur la figure III.6.
La 4ème étape :
La 4éme étape est consacrée pour tracer du diagramme de Crossland et du trajet de chargement.
La 5ème étape :
La 5ème étape est consacrée à la création d'une interface laquelle permettra aux deux logiciels Matlab
et Ansys de communiquer entre eux.
b) - Matériau étudie :
Le matériau utilisé dans cette étude est de type acier 35NiCrMo16. Tableaux III.1 et III. 2 [31]
Ils montrent à la fois les propriétés mécaniques et la composition chimique de cet acier.
Tableau III.1. Caractéristiques mécaniques du matériau [31].
C S Mo Cr Ni Mn P Si
34
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
35
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Pour la structure sollicitée en fatigue, il est nécessaire de calculer la durée de vie par le critère de
Crossland. Pour ce faire, nous avons créé l'organigramme qui permet de calculer cette durée de vie
(Fig : III.6).
Afin de calculer la durée de vie de critère de Crossland utilisé dans cette étude, nous avons établir la
fonction inverse, la fonction inverse permet de calculer la durée de vie à partir de la charge
appliquée. La figure (III.6) représente l'organigramme qui explique les démarches qui permet à
nous de calculé la durée de vie de façon générale pour le critère de Crossland.
36
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Pour calculer la durée de vie on doit détermine au préalable la contrainte équivalente EQ (MPa)
b = a + a Pmax …..……………………………(III.17)
b = eq …..………………………………………..(III.18)
= eq …..……………………………………….(III.19)
On analysant les équations (III.16), (III.18), (III.19) et (III.20),on remarque l'existence d'une
1
54837 eq − 34821495 0.92
N ( eq ) = …..……………………………(III.20)
308 −
eq
3 a2 Rm2
−1 = …………….…………………………………………………..…(III.22)
Rm − 3 m2
2
3 a Rm
eq = ……………………………………………………….…(III.23)
Rm − 3 m2
2
Nous avons l'équation (III.15) qui représente la courbe de Wöhler de traction (35NiCrMo16)
1
54837 eq − 34821495 0.92
[ Bignonet]. N ( eq ) = …………………….…(III.24)
490 −
eq
37
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
1
54837 eq − 34821495 0.92
III.5.4. Critère de Sines : N ( eq ) = ……….…(III.25)
308 −
eq
III.6. Structure :
Afin de calculer la durée de vie en fatigue multiaxiale, la Figure III. 7 représente une plaque
carrée, avec faible épaisseur. Cette plaque présente un défaut de forme, la forme de ce défaut est un
trou circulaire.
38
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Le Chargement et les conditions aux limites de l’éprouvette sont montrés sur la figure III.9.
La figure III.9, représente seulement le quart de la plaque étudiée, puisqu’il ya une symétrie
de géométrie et de force. Cette avantage permet de gaine le (3/4) de temps nécessaire de simulation.
La forme de maillage étant ordonnée (mapped mesh). Nous avons utilisé un type d’éléments finis
sous forme de quadrilatérale. Ce type d’éléments est constitué de 8 nœuds (plane 82) et qui possède
deux degrés de liberté suivant l'axe des (x) et des (y).
III.6.4. Raffinement du maillage de la structure :
Le raffinement est une phase très importante qu'il ne peut être négligé. Le raffinement de
maillage est constitué de quelques étapes, qui sont :
- Le test de converge, on dit que nous avons la convergence de maillage, si la courbe d'une
composante de tenseur de contrainte présente un asymptote en fonction de l'ordre de maillage.
39
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Ordre 1 2 3 4 5
Pmax( ( MPa) 726,54 766,09 784,87 792,31 794,18
Nombre
300 1200 5600 10800 14000
d’éléments
40
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
a (MPa )
Pmax MPa a MPa EQ (MPa) Elément
Obs.
m (MPa) critique
400
906.568 391.80 445.774 2579 <308
300
200
681.794 195.690 236.598 2579 >308
300
Tableau III.4. Détermination de la zone critique
Figure III.12: Zone critique due au chargement en traction alterné EQ (MPa) a (MPa )
41
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
- Le champ des contraintes dans la zone critique1 est supérieur à celui dans la zone critique2
- Les zones 1 et 2 ne sont pas confondues (des positions différentes pour les deux types de
chargements).
D’après les résultats obtenus par application d’une série des chargements (tableau III.4), on
constate que l’élément critique ne change pas de position quelle que soit l’intensité de chargement
appliqué.
La figure III.13 montre plus clairement la position de l’élément critique en l'occurrence l'élément
2579.
Le calcul de la durée de vie de structure présentée dans la figure 1 est basé sur le critère
Crossland, pour ce faire, nous avons préparé un programme en langage Matlab, ce programme est
basé sur l'organigramme présenté dans la figure III.6. Le tableau contient les paramètres calculés
de Crossland et la durée de vie.
Le tableau III.5 résume des paramètres des trois critères pour chaque chargement appliqué
( m , a ) .
42
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
43
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Tableau III.6. Chargements appliqués et les durées de vie calculée pour chaque critère
44
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Afin de gagner du temps de simulation et d'étudier l'effet du grenaillage sur le massif, nous
avons conçu la cellule et le maillage sous le code ANSYS (LS-DYNA), de sorte qu'il n'est pas
nécessaire d'avoir un maillage uniforme, ni de mailler avec la même précision au niveau de la zone
d'impact et au pied de massif.
La cellule est maillée de façon réglée dans la zone du contact et libre dans tout le reste du
massif. La taille de l'élément est de 0.05 mm. Le type d'élément utilisé est le Solid164, tel qu'il est
utilisé pour la modélisation 3D des structures solides. Cet élément est uniquement utilisé dans les
analyses dynamiques explicites.
La figure III.14 illustre le maillage obtenu.
45
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Pour la cellule de forme parallélépipédique, il est indispensable d'observer les conditions aux
limites suivantes :
III.7.3-Test de convergence :
Afin d'assurer une meilleure précision de la simulation, nous avons procédé à un raffinement
du maillage de la structure. Pour ce faire, il est nécessaire de vérifier la convergence des résultats
dans l'optique d'opter pour un maillage optimum. Nous avons opté pour l’élément solide 164 et
nous avons fixé une combinaison de paramètres de grenaillage telle que :
σ𝑒=495 MPa, V= 40 m/s, H=800 MPa, R=0.2 mm, fr = 0.2, 𝜌b = 𝜌m = 7500 𝑘/𝑚3, 𝜃=90°, 𝐸m =
E𝑏= 200 GPa, ν𝑚= 0.29 et ν𝑏= 0.31. Par la suite nous avons cherché la convergence des résultats
obtenus par la simulation. Les tests de convergence sont montrés dans le tableau III.6
Tableau III.7-Résultats du raffinement du maillage
Ordre 1 2 3 4 5 6
x (MPa) 310.19 366.17 381.05 399.38 406.49 406.91
Nombre des
32749 287981 343666 422019 667202 705775
Noeuds
46
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
2a
47
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Pour assurer une couverture de toute la surface traitée, le jet de grenailles est réparti en
plusieurs rangées de billes. Pour une première couverture de la surface par des billes, le centre de
chacun des indentations, dans le plan y=0, est tel que les coordonnées x et z de chaque indentation
varie de − W 2 à W 2 avec un pas de 2a. Il est évident que pour assurer un taux de recouvrement de
100%, cela nécessite encore une seconde couverture pour laquelle le centre de chacun des
indentations, dans le plan y=0, est tel que les coordonnées x et z de chaque indentation varie de
−W + a à W − a avec un pas de 2a.
2 2
0
D'après la figure III.17, on peut simplement établir le nombre d'impact NI par la relation
suivante :
2 2
W W
NI = + + 1 …………………………………………………………....…(III.26)
2a 2a
Nous avons choisi une répartition pyramidale des billes. La figure III.18 illustre une représentation
schématique de la simulation du procédé de grenaillage.
L'équation suivante donne la coordonnée y de chaque bille :
x et z sont les coordonnées du centre de gravité de chaque bille correspondant aux indentations
préalablement établies.
La valeur de y conditionne la répartition des billes dans l’espace et génère le jet de grenailles.
Dans cette partie de l'étude, l'objectif est l'étude des paramètres qui résultant de simulation
numérique du grenaillage. Parmi ces paramètres qui s'intéresse sont : les contraintes résiduelles et
48
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
les déformations plastiques, qui jouent un rôle important pour expliquer l'augmentation de la durée
de vie.
La figure III. 19 et III.20 représentent les profils des contraintes résiduelles et des
déformations plastiques.
49
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
2
La valeur du déplacement du trajet de chargement est C = R ……………....…(III.29)
3
a
Cw
Ligne de critère de Crossland
Pmax
( / ) ( / ) Cw
Trajet de chargement qui prend en C Trajet de chargement qui ne prend pas en compte
compte les contraintes résiduelles de les contraintes résiduelles de compression.
compression.
Figure III.21. Diagramme de Crossland pour un matériau traité et non traité [36].
50
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
basées sur les trois critères que nous avons étudiés et qui prennent en compte la déformation
plastique.
a + a Pmax −1 (N ) (1 + Q) ……………………………………….…...…(III.32)
a + a Pm −1 (N ) (1 + Q) …………………………………………....…(III.33)
3 a Rm
−1 (N ) (1 + Q ) …………………………………………...…(III.34)
Rm − 3 m2
2
51
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Tableau III.9. Chargements appliqués et les durées de vie calculée pour chaque critère après
grenaillage.
R (MPa) EQ (MPa)
m (MPa) a (MPa) EQ (MPa) EQ (MPa) N(cycle) N(cycle) N(cycle)
Crossla Crossla
Sines Marin
Sines Marin nd
nd
400 391,49 494,30 617,87 409705 95183 15051
124557
350
-150 343,95 438,47 540,63 7 200456 251316
300 296,40 382,63 463,40 HD 480917 HD
200
illimité
250
248,86 326,80 386,17 illimitée illimitée e
illimité
200
201,32 270,97 308,93 illimitée illimitée e
250 400 395,64 506,21 623,23 381520 80945 9727
52
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
108770
350
-150 348,10 450,38 545,32 5 170505 216292
300 300,56 394,54 467,42 HD 388679 HD
illimité
250
253,02 338,71 389,52 illimitée illimitée e
illimité
200
205,48 282,88 311,61 illimitée illimitée e
400 399,79 518,12 632,65 356035 68475 1835
350 352,25 462,29 553,57 961137 145488 167933
-150 300 304,71 406,45 474,48 HD 319934 HD
300 illimité
250
257,17 350,62 395,40 illimitée illimitée e
illimité
200
209,63 294,79 316,32 illimitée illimitée e
400 403,95 530,03 646,69 332887 57484 HD
350 356,41 474,20 565,86 857502 124315 116481
-150 425022
300
350 308,87 418,36 485,02 024 266846 HD
250 261,33 362,53 404,18 illimitée 735112 HD
illimité
200
213,79 306,70 323,35 illimitée illimitée e
400 408,10 541,94 666,30 311775 47742 HD
350 360,56 486,11 583,01 771157 106191 68921
-150 132988 218944
300
400 313,02 430,27 499,72 97 224699 3
250 265,48 374,44 416,44 illimitée 564861 HD
illimité
200
217,94 318,61 333,15 illimitée illimitée e
On peut considérer cette partie de l'étude comme l'objectif final, qui est de comparer la durée de
vie calculée pour chaque critère dans les deux cas avec et sans traitement de surface. La figure
III.11 représente une comparaison graphique de la durée de vie pour les trois critères sans traitement
de surface, et la figure III.22 et III.23 représente comparaison entre les trois critères avec et sans
traitement de surface. Les résultats sont obtenus de la série de chargement appliquée sur la plaque
(tableau III.7 et III.8)
53
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
Figure III.22. Représentation graphique des durées de vie calculées pour trois critères sans
traitement de surface.
Figure III.23. Représentation graphique des durées de vie calculées pour trois critères sans et
avec traitement de surface.
De la Figure III.22, nous remarquons que la durée de vie calculée par les trois critères d'une
pièce soumise à une charge multiaxiale est différente d'un critère a un autre, la figure montre trois
courbes pour les trois critères sachent que la durée calculée par Crossland est supérieure à Sines et
Sines est supérieure à Marin, et même observation pour la Figure III.23pour la durée de vie
calculée par les trois critères.
54
CHAPITRE III : CALCUL DE DUREE DE VIE DES STRUCTURES
III.10- CONCLUSION :
Dans le chapitre nous étudions un plaque carré soumis à une traction multiaxiale afin
d'étudier la durée de vie, nous avons utilisé trois critères pour calculer la durée de vie. Ensuite, nous
avons traité cette pièce superficiellement pour comparaison avec le cas sans traitement de surface,
en utilisant les trois critères précédents. Après la comparaison nous avons remarqué que la durée
calculée par le critère de Crossland est supérieure de la durée de vie de Sines et Sines supérieur de
Marin et cette remarque est valable pour les deux cas avec et sans traitement.
55
CONCLUSION GENERALE
Le but de ce travail est de prédire la durée de vie d'une plaque de forme carrée
comporte un défaut de forme (trou circulaire) la quel qui soumise à des
chargements de multiaxial. La prédiction de la durée de vie se fait par l'utilisation
des trois critères d'approche global, les critères utilisé dans cette étude sont :
Crossland, Sines et Marin. L’étude est scindée en deux parties, la première partie
est réservée à l'étude de l'effet d’une série de chargement sur la durée de vie. Dans
cette partie nous avons appliqué trois critères et comparé la durée de vie calculée
par chaque critère, et après la comparaison nous avons remarqué que la durée
calculée par le critère de Crossland est supérieure de la durée de vie de Sines
supérieur de Marin.
La deuxième partie est réservée à l’étude l’effet de chargement multiaxial et le
traitement de surface (grenaillage). Les étapes de calcul sont similaires de la
première partie, sauf que on ajoute l'effet des contraintes résiduelles et des
déformations plastiques. Nous avons obtenu la même remarque qui concerne la
durée de vie pour les trois critères avec et sans traitement de surface.
En perspectives, il serait intéressant de continuer ce travail, lequel
pourrait s’articuler sur les points suivants :
1- Application d'autre famille des critères par exemple (les critères de plan
critique).
2- Etudier l’influence de l’angle de déphasage entre les différentes contraintes
qui caractérisent le chargement.
3- Etudier l’endommagement, dans le cas des chargements à amplitude
variable, en appliquant une règle de cumul du dommage.
4- Appliquer type de traitement superficiel pour améliorer les durées de vie
calculées.
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