Cours - Final - Bioinformatique
Cours - Final - Bioinformatique
Mohamed NEJI
Sommaire
Introduction à la bioinformatique
Notions de base
Alignement 2 à 2 de séquences
Alignement multiple de séquences
Phylogénie
2
Sommaire
Introduction à la bioinformatique
Bio-informatique?
Notions de biologie moléculaire
Notions de base
Alignement 2 à 2 de séquences
Alignement multiple de séquences
Phylogénie
3
Bioinformatique ?
Champ de recherche multi-disciplinaire
où travaillent de concert biologistes, informaticiens, mathématiciens,
physiciens, chimistes…
objectif : résoudre un problème scientifique posé par la biologie.
Décrit également (par abus de langage) toutes les applications
informatiques résultant de ces recherches.
l'analyse du génome
modélisation de l'évolution d'une population animale,
modélisation moléculaire,
analyse d'image,
séquençage du génome,
reconstruction d'arbres phylogénétiques (phylogénie)…
Cette discipline constitue la « biologie in silico », par analogie
avec in vitro ou in vivo. 4
Biologie moléculaire (cf. wikipedia) ?
La biologie moléculaire est une discipline scientifique au croisement de la
génétique, de la biochimie et de la physique, dont l'objet est la
compréhension des mécanismes de fonctionnement de la cellule au niveau
moléculaire. Le terme « biologie moléculaire », utilisé la première fois en
1938 par Warren Weaver, désigne également l'ensemble des techniques de
manipulation d'acides nucléiques (ADN, ARN), appelées aussi techniques de
génie génétique.
La biologie moléculaire est apparue au XXe siècle, à la suite de l'élaboration
des lois de la génétique, la découverte des chromosomes et l'identification
de l'ADN comme support chimique de l'information génétique.
Après la découverte de la structure en double hélice de l'ADN en 1953 par
James Watson (1928- ), Francis Crick (1916-2004), Maurice Wilkins (1916-
2004) et Rosalind Franklin (1920-1958) la biologie moléculaire a connu
d'importants développements pour devenir un outil incontournable de la
biologie moderne à partir des années 1970.
5
Corps – cellules - atomes
6
La cellule
1. Nucléole
8. Réticulum endoplasmique lisse
2. Noyau
9. Mitochondrie
3. Ribosome
10. Vacuole
4. Vésicule
11. Cytoplasme
5. Réticulum endoplasmique rugueux (granuleux)
12. Lysosome
6. Appareil de Golgi
13. Centrosome
7. Microtubule
7
Les chromosomes
L’ information génétique est contenue
dans les chromosomes situés dans le
noyau des cellules*
9
ADN : Taille des génomes
Mycoplasma genitalium : 0,6 Mb
C. elegans : 100 Mb
10
ADN
Une molécule d'ADN se présente sous la forme d'une double
hélice enroulée
macromolécule de millions/milliards d'atomes. C'est un motif identique
tout le temps répété contenant :
des phosphates
des sucres (désoxyribose)
des bases azotées
Cas du corps humain
Dans l'ensemble des 23 paires de
chromosomes, on compte à peu près
trois milliards de bases azotées
L’ADN humain est composée de
150 milliards d’atomes
11
ADN
Différenciation des motifs : nature de la base azotée
Le sucre et le phosphate ne sont pas variables
4 bases azotées :
Adénine (A) A C G T
Cytosine (C)
Guanine (G)
Tyrosine(T)
Propriétés :
Support de l'hérédité (par réplication)
Peut subir des modifications (mutations)
Naturelles, ou via des facteurs mutagènes (radioactivité, UVs...)
Recombinaisons génétiques (reproduction sexuée, transformation
génétique de bactéries ou artificiellement - OGMs)
12
ADN → Protéines
Par interaction avec l'environnement, l'ADN se transforme en
protéines :
La transcription, transfert de l'ADN vers une autre molécule, l'ARN
La traduction, transfert depuis l'ARN vers des protéines
L'activité des protéines détermine l'activité des cellules
qui vont ensuite déterminer le fonctionnement des organes et de
l'organisme
Traduction de l’ADN en protéine :
Les quatre lettres A, C, G et T s'associent en mots de trois lettres (GGA,
CTA...) pour former un codon. Des ribosomes décodent ces codons en
acides aminés combinées pour former des protéines
13
ADN → Protéines
14
ADN → Acides aminés
20 Acides aminés :
Acide aspartique
Acide glutamique
Alanine
Arginine
Asparagine
Cystéine
Glutamine
Glycine
Histidine
Isoleucine
Leucine
Lysine
Phénylalanine
Proline
Sérine
Thréonine
Tryptophane
Tyrosine
Valine
Méthionine/Start
Stop
15
ADN → Acides aminés
Acides aminés : codes à 1 et 3 lettres
Acide aspartique (D, Asp) Leucine (L, Leu)
Acide glutamique (E, Glu) Lysine (K, Lys)
Alanine (A, Ala) Méthionine (M, Met)
Arginine (R, Arg) Phénylalanine (F, Phe)
Asparagine (N,Asn) Proline (P, Pro)
Cystéine (C, Cys) Sérine (S, Ser)
Glutamine (Q, Gln) Thréonine (T, Thr)
Glycine (G, Gly) Tryptophane (W, Trp)
Histidine (H, His) Tyrosine (Y, Tyr)
Isoleucine (I, Ile) Valine (V, Val)
Codon Stop : marque la fin de la traduction d'un gène en protéine. Il n'est en général
jamais traduit car il n'existe pas d'ARN de transfert correspondant (il existe 2 acides
aminés supplémentaires, la sélénocystéine et la pyrrolysine qui sont insérés lorsqu'un
codon STOP particulier est rencontré).
16
Structure des protéines
La structure des protéines est la composition en acides aminés et la
conformation en trois dimensions des protéines. Elle décrit la position relative
des différents atomes qui composent une protéine donnée.
Structure primaire : succession linéaire des acides aminés la constituant
Gly-Ile-Val-Glu-Gln-Cys-Cys-Ala-Ser-Val-Cys-Ser
Helice
17
Structure des protéines
Structure tertiaire : correspond au repliement de la chaîne
polypeptidique dans l'espace (structure 3D).
La structure 3D d'une protéine est
intimement liée à sa fonction : lorsque
cette structure est cassée, la protéine
perd sa fonction (elle est dénaturée)
18
Séquençage de l’ADN
Séquençage de l’ADN :
Consiste à déterminer l'ordre d'enchaînement des nucléotides d’un
fragment d’ADN donné
Techniques de séquençage apparues fin des années 70 (séquenceurs
automatiques : années 90)
Méthodes de Sanger et de Gilbert
Prix nobel de chimie en 1980
Sanger (UK) : Synthèse enzymatique sélective
Gilbert (USA) : Dégradation chimique sélective
Méthode de Sanger souvent utilisée actuellement
méthode de Gilbert : limites de taille, toxicité, difficile à mettre en œuvre
premier organisme séquencé en 1977 : virus bactériophage X174
19
Séquençage de l’ADN
Séquencage d’un génome complet :
Séquencage de fragments
Reconstitution du génome complet par alignement des séquences
Séquençage du génome humain :
Décidé en 1980, initié en 1987 avec 400 marqueurs connus, soit 1/10
Mb
Réalisé chromosome par chromosome
Chromosome 22 publié en 1999
Chromosome 21 publié en 2000
Ébauche du génome humain en Juin 2000
Séquence complète publiée en avril 2003
Actuellement
Séquençage d’autres espèces (souris, chimpanzé…)
Bactéries, microbes, végétaux etc…
20
Sommaire
Introduction à la bioinformatique
Notions de base
Alignement 2 à 2 de séquences
Alignement multiple de séquences
Phylogénie
21
Vocabulaire - récapitulatif
Les êtres humains sont composés de cellules dans le noyau
desquelles se trouvent les chromosomes constitués d'ADN - cet
ADN défini des gènes
L'information de l'ADN est contenue dans une suite de bases
azotées (composée de quatre lettres A, T, C et G)
Un codon est composé de 3 bases azotées
Un codon peut être traduit en un acide aminé
En assemblant plusieurs acides aminés, on obtient des protéines
Les gènes représente l'ADN qui spécifie une unité d'information
génétique (≠protéines)
Les chromosomes sont constitués de gènes
L'ensemble des chromosomes d'un individu est le génome
22
Définitions - Alphabet
Alphabet
Définition : un alphabet Σ est un ensemble fini de symboles distincts {a0,
a1, …, an}. Dans le cas de séquences d'ADN ou d'acides aminés on définit
a0 comme étant le symbole vide ou gap et est représenté par le
caractère « - »
Alphabet de l’ADN (bases azotées)
L’alphabet des molécules d’ADN est composé de 5 symboles: ΣADN =
{−,A,C,G,T}
{−,A,C,G,T} représentent respectivement un gap, l’Adénine, la Cytosine,
la Guanine et la Thymine
Alphabet des Acides aminés
L’alphabet des acides aminés est composé de 21 symboles
ΣAA ={−,A,C,D,E,F,G,H,I,K,L,M,N,P,Q,R,S,T,V,W,Y} qui représentent les
différents acides aminés
23
Définitions - Séquences
Séquence : On appelle séquence S une suite ordonnée de
caractères S = <x1, x2, . . . , xn> pris dans un alphabet
On note |S| = n la longueur de la séquence
Sous-séquence : Soit S une séquence de longueur n. On appelle
sous-séquence de S toute partie de S composée d’un ensemble
de caractères consécutifs de S
On notera S[i..j] avec 1 ≤ i ≤ j ≤ n, la sous-séquence
<xi, xi+1, . . . , xj>. En particulier S[i..i] = S[i] = <xi>
Préfixe d’une séquence : Soit S une séquence de longueur n. On
appelle préfixe de S toute sous-séquence S[1..p] de longueur p
telle que 1 ≤ p < n
24
Généralités – événement mutationnel
On part du postulat que l’ensemble des espèces actuelles se
sont différenciées au fil du temps grâce à des événements
mutationnels
3 événements mutationnels élémentaires
substitution AGACT AGATT
insertion AGACT AGACAT
délétion AGACT AGAT
25
Sommaire
Introduction à la bioinformatique
Notions de base
Alignement 2 à 2 de séquences
Introduction / Score d’un alignement
Formulation / Résolution exacte
Alignement global : Needlemann-Wunsch
Alignement local : Smith-Waterman
Modèles de gaps : autres alignements 2 à 2
Alignement multiple de séquences
Phylogénie
26
Alignement de séquences
Alignement de séquences d'ADN (ou d’acides aminés) :
opération de base en bio-informatique qui a pour but d'identifier des
zones conservées entre séquences.
CAGCA-CTTGGATTCT-GG
CAGC---TTG--TACTCGG
Utilité de l'alignement :
identifier des sites fonctionnels
prédire la ou les fonctions d'une protéine
prédire la structure secondaire (voire tertiaire ou quaternaire) d'une
protéine
établir une phylogénie (évolution: parenté entre les organismes)
27
Alignement de séquences
On distingue 2 types d'alignements qui diffèrent suivant leur complexité :
l'alignement par paires : consiste à aligner 2 séquences peut être réalisé grâce à
un algorithme de complexité polynomiale. Il est possible de réaliser un
alignement :
global, c'est à dire entre les 2 séquences sur toutes leurs longueurs
local entre une séquence et une partie de l'autre séquence
l'alignement multiple, qui est un alignement global : consiste à aligner plus de 2
séquences et nécessite un temps de calcul et un espace de stockage exponentiel
en fonction de la taille des données
28
Alignement de séquences
Alignement = Mise en correspondance de deux séquences (ADN
ou protéines)
3 événements mutationnels élémentaires
substitution AGACT AGATT
insertion AGACT AGACAT
indel
délétion AGACT AGAT
29
Somme des paires
Le score d'un alignement par paires A(S1,S2) est donné
par une formule w de somme des paires :
q
w( A(S1, S2 )) w(a , a ), avec A(S1, S2 ) q
i
1
i
2
i1
A C C G A T G A
A C – G C T - A
3 +3 -2 +3 -1 +3 -2 +3 = 10
30
Somme des paires
Exemple (Mismatch: -1, Match: 2, Indel: -4) :
A G T T G T T C
T G – G G T A C
-1 +2 -4 -1 +2 +2 -1 +2 = 1
- A C G T
Exemple (matrice de substitution) : - -4 -4 -4 -4
A G T T G T T C
T G – G G T A C
-1 +5 -4 -2 +5 +7 -1 +5 = 14
31
Alignement de séquences
2 séquences plusieurs alignements possibles
CAGC----ACTTGGATTCTGG CAGCACTTGGATTCT-GG---
7 CAGCTTGTACTCGGATT---- CAGC--TTG--TACTCGGATT 7
CAGCACTTGGATTCTGG---
CAGC--TTGTACTC-GGATT 10
32
Matrices de substitution
Matrices nucléiques
Il existe peu de matrices pour les acides nucléiques car il n'y a que 5 lettres pour
leur alphabet
La plus fréquemment utilisée est la matrice dite unitaire (ou matrice identité) où
toutes les bases sont considérées comme équivalentes
- A C G T
- 0 0 0 0
A 0 1 0 0 0 Match : 1
Mismatch : 0
C 0 0 1 0 0
Indel : 0
G 0 0 0 1 0
T 0 0 0 0 1
34
Résolution exacte
Alignement de deux séquences de longueur n :
k 0
Longueur des 1 2 3 4 5 6
séquences
Algorithme de Needleman-Wunsch
1970 : A general method applicable to the search for similarities in the amino
acid sequence of two proteins, J Mol Biol. 48(3):443-453
effectue un alignement global de deux séquences, de manière optimale
première application de la programmation dynamique pour la comparaison de
séquences biologiques
35
Programmation dynamique - exemple
Suite de Fibonacci :
– La suite de Fibonacci est donnée par la formule récurrente :
• Fib(0) = 0
• Fib(1) = 1
• Fib(n) = Fib(n-1) + Fib(n-2)
– Pour calculer Fib(n) on peut définir naturellement un algorithme
récursif :
36
Programmation dynamique - exemple
24 appels récursifs pour Fib(6) – 40 pour 7, 66 pour 8…
Calculs redondants (exponentiels en fonction de n)
Il faut stocker les résultats intermédiaires
5 4
4 3 3 2
3 2 2 1 2 1 1 0
2 1 1 0 1 0 1 0
1 0
37
Programmation dynamique - exemple
On enregistre les valeurs de Fib(n) une fois calculées
– il suffit d'évaluer les Fib(n) dans l'ordre croissant des n
38
Algorithme de Needleman-Wunsch
Méthode : Programmation dynamique
Un algorithme de programmation dynamique procède en
réduisant le problème en plusieurs instances plus petites,
elles-mêmes résolues par décomposition
Les résultats des calculs intermédiaires sont stockés dans
une table
La solution est ensuite construite à partir de la table, en
remontant celle-ci
Ici :
calculs intermédiaires = scores d'alignements entre préfixes
des séquences
39
Algorithme de Needleman-Wunsch
Recherche de Sim(i,j), alignement de score optimal entre les
séquences U(1..i) et V(1..j)
Formule de récurrence :
Sim(0,0) 0
Sim(0, j) Sim(0, j-1) Ins(V(j))
Sim(i,0) Sim(i -1,0) Del(U(i))
Sim(i -1, j-1) Sub(U(i), V(j))
Sim(i, j) max Sim(i -1, j) Del(U(i))
Sim(i, j-1) Ins(V(j))
40
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Programmation dynamique: Un exemple étapes par étapes
Alignement global
Alignement semi-global
Algorithme de Needleman-Wunsch
- A C G T Pour remplir cette matrice d'alignement, on va utiliser
- 0 -2 -4 -6 -8 l'algorithme de Needleman-Wunsch (pour
l'alignement global).
A -2
Voici les paramètres donnés :
C -4 ✅ Match = +2
G -6 ✅ Mismatch = -1
T -8 ✅ Indel (gap) = -2
A -2 2
C -4
G -6
T -8
Matrice finale
Étapes du backtracking :
[Link] de départ → dernière case (T, T) = 5
[Link] remonte dans la matrice en choisissant le score le plus élevé entre :
•Diagonale (match ou mismatch)
•Gauche (insertion)
•Haut (délétion)
Chemin détaillé :
➡️ (T, T) = 5 → correspond à un match ➡️ Remonte en diagonale vers (G, G) = 6
➡️ (G, G) = 6 → correspond à un match ➡️ Remonte en diagonale vers (C, C) = 4
➡️ (C, C) = 4 → correspond à un match ➡️ Remonte en diagonale vers (A, A) = 2
➡️ (A, A) = 2 → correspond à un match ➡️ Remonte en diagonale vers (-, -) = 0
Alignement optimal :
➡️ Séquence 1 : A C G T
➡️ Séquence 2 : A C G T
✅ Alignement parfait avec score +5 !
Alignement d’acides aminés
Matrices de substitution des acides aminés
Pam [1978], Blosum [1992]…
Basées sur : nombres de mutation nécessaires pour changer d’acide
aminé, propriétés physico-chimiques, évolution…
Exemple : BLOSUM62 (indel : -4)
60
Exercice
Séquences ADN :
Aligner les séquences ADN suivantes :
ACGGATTACG
CGCGTATTG
Match 2, Mismatch -2, Indel -3
Séquences protéiques :
Aligner les séquences protéiques suivantes :
STRLPTF
SRAGDVPY
Matrice BLOSUM62 (Indel -4)
61
Exercice : correction
- A C G G A T T A C G
- 0 -3 -6 -9 -12 -15 -18 -21 -24 -27 -30
C -3 -2 -1 -4 -7 -10 -13 -16 -19 -22 -25
G -6 -5 -4 1 -2 -5 -8 -11 -14 -17 -20
C -9 -8 -3 -2 -1 -4 -7 -10 -13 -12 -15
G -12 -11 -6 -1 0 -3 -6 -9 -12 -15 -10
T -15 -14 -9 -4 -3 -2 -1 -4 -7 -10 -13
A -18 -13 -12 -7 -6 -1 -4 -7 -2 -5 -8
T -21 -16 -15 -10 -9 -4 1 -2 -5 -8 -11
T -24 -19 -18 -13 -12 -7 -2 3 0 -3 -6
G -27 -22 -21 -16 -11 -10 -5 0 1 -2 -1
62
Exercice : correction
- S T R L P T F
- 0 -4 -8 -12 -16 -20 -24 -28 Alignement
S -4 4 0 -4 -8 -12 -16 -20 optimal :
R -8 0 3 5 1 -3 -7 -11 S--TRLPTF
SRAGDVP-Y
A -12 -4 -1 2 4 0 -4 -8
G -16 -8 -3 -2 0 2 1 -3
D -20 -12 -7 -5 -4 -1 3 -1
V -24 -16 -11 -9 -4 -5 -1 2
P -28 -20 -15 -13 -8 3 -1 -2
Y -32 -24 -19 -17 -12 -1 1 2
63
Alignement global/local
Les alignements globaux sont plus souvent utilisés quand les
séquences mises en jeu sont similaires et de taille égale
FTFTALILLAVAV
Alignement global :
F--TAL-LLA-AV
64
Algorithme de Smith et Waterman (1981)
Cas particulier de l’alignement global : aligner un segment d’une séquence U
avec un segment d’une séquence
Recherche de Sim(i,j), alignement de score optimal entre les séquences
U(a0..a1) et V(b0..b1)
Algorithme presque inchangé ! (il suffit de remplacer les scores négatifs par 0)
Formule de récurrence :
Sim(0,0) Sim(0, j) Sim(i,0) 0 i [1..a], j[1..b]
Sim(i -1, j-1) Sub(U(i), V(j))
Sim(i -1, j) Del(U(i))
Sim(i, j) max
Sim(i, j-1) Ins(V(j))
0
Reconstruction d’un chemin optimal :
Chercher la valeur maximale (d’indice minimal), puis remonter les chemins
possible jusqu’à aboutir à 0 !
65
Alignement local : exemple
Matrice de substitution identité :
- T A T G C A C T A
- 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
T 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1
G 0 1 1 1 2 2 2 2 2 2
A 0 1 2 2 2 2 3 3 3 3
- T A T G C A C T A
- X X X X X X X X X X
T X
G X
A X
TATGCACTA
TG-A
69
Alignement local : exemple
Matrice de substitution : match=2, mismatch=-1, indel=-3
- A A T C C A C T G A
- 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
A 0 2 2 0 0 0 2 0 0 0 2
C 0 0 1 1 2 2 0 4 1 0 0
G 0 0 0 0 0 1 1 0 3 3 0
A 0 2 2 0 0 0 3 0 0 2 5
C 0 0 1 1 2 2 0 5 2 0 2
C 0 0 0 0 3 4 1 2 4 1 0
G 0 0 0 0 0 2 3 0 1 6 3
T 0 0 0 2 0 0 1 2 2 3 5
T 0 0 0 2 1 0 0 0 4 1 2
AAT CCACTG A
A CGACCG TT 70
Alignement local : variantes
Beaucoup de variantes possibles :
Alignement préfixes / Alignement suffixes
-ACGGATTACG GACCGGCTACCAGGATTACC
CGCGTATT--GATTCCTACC TACCAGTATTG-C
Alignement préfixe+suffixe
ACCCTTCCAGGATTG
GTATTGAGCCTCATAA
68
Alignement par paires : Modèles de gap
Définition : Un modèle de gap est une application de
ℕℝ qui attribue un score généralement négatif
(pénalité) à un ensemble de gaps consécutifs
2 modèles traditionnels :
Gap linéaire
0 si n 0
g(n) n: nombre de caractères
n g o si n 1
consécutifs de gap
go<0 : pénalité pour l’insertion
Gap affine d’un nouveau gap
0 si n 0
g(n)
g o (n 1) g e si n 1
go<0 : pénalité pour l’introduction
d’un nouveau gap
ge<0 : pénalité pour l’extension
d’un gap existant
69
Alignement par paires : Modèles de gap
Remarques :
Modèle linéaire : modèle de base, vu précédemment
Modèle affine : plus proche de la réalité, mais plus complexe
à calculer
Complexité de l’algorithme « naif » en O(n3)
Complexité ramenée en O(n²) en utilisant des matrices stockant les
résultats intermédiaires
Gap linéaire = cas particulier du gap affine (go=ge)
Gap Affine : ouverture de gap fortement pénalisée
ge go
70
Exemples de modèles de gap
Gap linéaire
pénalité
Gap affine
Gap logarithmique
|gap|
71
Alignement par paires avec gap affine
En général, considérer que l'insertion d'un gap possède un coût
constant ne correspond pas à un modèle réaliste
On préfère un modèle pour lequel un gap de longueur k est plus
probable que k gaps de longueur 1
On utilise le modèle de gap affine car il n'augmente pas la
complexité du problème d'alignement (O(N²))
On utilise 4 matrices pour le calcul du meilleur alignement
M la matrice des coûts des meilleurs alignements qui dépend des 3 autres
matrices suivantes
D la matrice des coûts des meilleurs alignements entre xi et yj,
V la matrice des coûts des meilleurs alignements entre xi et un gap
H la matrice des coûts des meilleurs alignements entre yj et un gap
72
Alignement par paires avec gap affine
Initialisation :
M [0,0] D[0,0] H[0,0] V[0,0] 0
D[i,0] H[i,0] go (i 1) g e , i [1..N ]
D[0, j] V[0, j] go ( j 1) g e , j [1..P]
Calcul de M[1,1] :
73
Alignement par paires avec gap affine
Calcul de M[i,1] (pour tout i>1) :
D[i,1] D[i 1,0] sim(xi , y1 )
V [i 1,1] ge
M [i,1] maxV [i,1] max D[i 1,1] g o
H[i 1,1] g
o
H[i,1] H[i,0] go
V[i, j 1] go
M [i, j] maxH[i, j] maxD[i, j 1] g o
H[i, j 1] g
e
V[i 1, j] ge
V[i, j]
max D[i 1, j] g o
H[i 1, j] g
o 78
Gap affine : exemple
Matrice D Matrice V
- C T G A C A T - C T G A C A T
- -
C C
T T
A A
Matrice H Matrice M
- C T G A C A T - C T G A C A T
- -
C C
T T
A A
76
Gap affine : exemple
Matrice D Matrice V
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 - 0
C C
T T
A A
Matrice H Matrice M
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 - 0
C C
T T
A A
77
Gap affine : exemple
Matrice D Matrice V
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 X X X X X X X - 0 X X X X X X X
C X C -3
T X T -4
A X A -5
Matrice H Matrice M
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
C X C -3
T X T -4
A X A -5
78
Gap affine : exemple
Matrice D Matrice V
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 X X X X X X X
C -3 4 C -3 -6
T -4 T -4
A -5 A -5
Matrice H Matrice M
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
C X -6 C -3 4
T X T -4
A X A -5
79
Gap affine : exemple
Matrice D Matrice V
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 X X X X X X X - 0 X X X X X X X
C X 4 -4 -5 -6 -2 -8 -9 C -3 -6 -7 -8 -9 -10 -11 -12
T X T -4
A X A -5
Matrice H Matrice M
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
C X -6 1 0 -1 -2 -3 -4 C -3 4 1 0 -1 -2 -3 -4
T X T -4
A X A -5
80
Gap affine : exemple
Matrice D Matrice V
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 X X X X X X X
C -3 4 -4 -5 -6 -2 -8 -9 C -3 -6 -7 -8 -9 -10 -11 -12
T -4 -4 8 0 -1 -2 -3 -4 T -4 1 -2 -3 -4 -5 -6 -7
A -5 -5 0 7 9 3 7 1 A -5 0 5 2 1 0 -1 -2
Matrice H Matrice M
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
C X -6 1 0 -1 -2 -3 -4 C -3 4 1 0 -1 -2 -3 -4
T X -7 -2 5 4 3 2 1 T -4 1 8 5 4 3 2 1
A X -8 -3 2 4 6 5 4 A -5 0 5 7 9 6 5 4
81
Gap affine : exemple
Matrice D Matrice V
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 X X X X X X X
C -3 4 -4 -5 -6 -2 -8 -9 C -3 -6 -7 -8 -9 -10 -11 -12
T -4 -4 8 0 -1 -2 -3 -4 T -4 1 -2 -3 -4 -5 -6 -7
A -5 -5 0 7 9 3 7 1 A -5 0 5 2 1 0 -1 -2
Matrice H Matrice M
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
C X -6 1 0 -1 -2 -3 -4 C -3 4 1 0 -1 -2 -3 -4
T X -7 -2 5 4 3 2 1 T -4 1 8 5 4 3 2 1
A X -8 -3 2 4 6 5 4 A -5 0 5 7 9 6 7 4
82
Gap affine : exemple
Matrice D Matrice V
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 X X X X X X X
C -3 4 -4 -5 -6 -2 -8 -9 C -3 -6 -7 -8 -9 -10 -11 -12
T -4 -4 8 0 -1 -2 -3 -4 T -4 1 -2 -3 -4 -5 -6 -7
A -5 -5 0 7 9 3 7 1 A -5 0 5 2 1 0 -1 -2
Matrice H Matrice M
- C T G A C A T - C T G A C A T
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
C X -6 1 0 -1 -2 -3 -4 C -3 4 1 0 -1 -2 -3 -4
T X -7 -2 5 4 3 2 1 T -4 1 8 5 4 3 2 1
A X -8 -3 2 4 6 5 4 A -5 0 5 7 9 6 7 4
83
Gap affine : exemple
Calculer l’alignement optimal pour les séquences
suivantes :
AGCTCGA
TACAGCTTG
Modèle de gap affine :
Ouverture de gap : -3
Extension de gap : -1
Match : 2
Mismatch : -2
84
Gap affine : exemple
- A G C T C G A - A G C T C G A
- 0 X X X X X X X - 0 X X X X X X X
T X T -3
A X A -4
C X C -5
A X A -6
G X G -7
C X C -8
T X T -9
T X T -10
G X G -11
- A G C T C G A - A G C T C G A
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
T X T -3
A X A -4
C X C -5
A X A -6
G X G -7
C X C -8
T X T -9
T X T -10
G X G -11 88
Gap affine : exemple
- A G C T C G A - A G C T C G A
- 0 X X X X X X X - 0 X X X X X X X
T X -2 -5 -6 -3 -8 -9 -10 T -3 -6 -7 -8 -9 -10 -11 -12
A X -1 -4 -7 -8 -5 -8 -5 A -4 -5 -8 -9 -6 -9 -10 -11
C X -6 -3 -2 -7 -4 -7 -10 C -5 -4 -7 -8 -7 -8 -11 -8
A X -3 -6 -5 -4 -7 -6 -5 A -6 -5 -6 -5 -8 -7 -10 -9
G X -8 -1 -8 -7 -6 -5 -8 G -7 -6 -7 -6 -7 -8 -9 -8
C X -9 -8 1 -6 -3 -8 -7 C -8 -7 -4 -7 -8 -9 -8 -9
T X -10 -9 -6 3 -4 -5 -6 T -9 -8 -5 -2 -5 -6 -7 -8
T X -11 -10 -7 0 1 -2 -3 T -10 -9 -6 -3 0 -3 -4 -5
G X -12 -7 -8 -5 -2 3 -4 G -11 -10 -7 -4 -1 -2 -5 -6
- A G C T C G A - A G C T C G A
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
T X -6 -5 -6 -7 -6 -7 -8 T -3 -2 -5 -6 -3 -6 -7 -8
A X -7 -4 -5 -6 -7 -8 -9 A -4 -1 -4 -5 -6 -5 -8 -5
C X -8 -7 -6 -5 -6 -7 -8 C -5 -4 -3 -2 -5 -4 -7 -8
A X -9 -6 -7 -8 -7 -8 -9 A -6 -3 -6 -5 -4 -7 -6 -5
G X -10 -9 -4 -5 -6 -7 -8 G -7 -6 -1 -4 -5 -6 -5 -8
C X -11 -10 -7 -2 -3 -4 -5 C -8 -7 -4 1 -2 -3 -4 -5
T X -12 -11 -8 -5 0 -1 -2 T -9 -8 -5 -2 3 0 -1 -2
T X -13 -12 -9 -6 -3 -2 -3 T -10 -9 -6 -3 0 1 -2 -3
G X -14 -13 -10 -7 -4 -5 0 G -11 -10 -7 -4 -1 -2 3 0 89
Gap affine : exemple
- A G C T C G A - A G C T C G A
- 0 X X X X X X X - 0 X X X X X X X
T X -2 -5 -6 -3 -8 -9 -10 T -3 -6 -7 -8 -9 -10 -11 -12
A X -1 -4 -7 -8 -5 -8 -5 A -4 -5 -8 -9 -6 -9 -10 -11
C X -6 -3 -2 -7 -4 -7 -10 C -5 -4 -7 -8 -7 -8 -11 -8
A X -3 -6 -5 -4 -7 -6 -5 A -6 -5 -6 -5 -8 -7 -10 -9
G X -8 -1 -8 -7 -6 -5 -8 G -7 -6 -7 -6 -7 -8 -9 -8
C X -9 -8 1 -6 -3 -8 -7 C -8 -7 -4 -7 -8 -9 -8 -9
T X -10 -9 -6 3 -4 -5 -6 T -9 -8 -5 -2 -5 -6 -7 -8
T X -11 -10 -7 0 1 -2 -3 T -10 -9 -6 -3 0 -3 -4 -5
G X -12 -7 -8 -5 -2 3 -4 G -11 -10 -7 -4 -1 -2 -5 -6
- A G C T C G A - A G C T C G A
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 - 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
T X -6 -5 -6 -7 -6 -7 -8 T -3 -2 -5 -6 -3 -6 -7 -8
A X -7 -4 -5 -6 -7 -8 -9 A -4 -1 -4 -5 -6 -5 -8 -5
C X -8 -7 -6 -5 -6 -7 -8 C -5 -4 -3 -2 -5 -4 -7 -8
A X -9 -6 -7 -8 -7 -8 -9 A -6 -3 -6 -5 -4 -7 -6 -5
G X -10 -9 -4 -5 -6 -7 -8 G -7 -6 -1 -4 -5 -6 -5 -8
C X -11 -10 -7 -2 -3 -4 -5 C -8 -7 -4 1 -2 -3 -4 -5
T X -12 -11 -8 -5 0 -1 -2 T -9 -8 -5 -2 3 0 -1 -2
T X -13 -12 -9 -6 -3 -2 -3 T -10 -9 -6 -3 0 1 -2 -3
G X -14 -13 -10 -7 -4 -5 0 G -11 -10 -7 -4 -1 -2 3 0
87
Gap affine : exemple
- A G C T C G A
- 0 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9
T -3 -2 -5 -6 -3 -6 -7 -8
A -4 -1 -4 -5 -6 -5 -8 -5
C -5 -4 -3 -2 -5 -4 -7 -8
A -6 -3 -6 -5 -4 -7 -6 -5
G -7 -6 -1 -4 -5 -6 -5 -8
C -8 -7 -4 1 -2 -3 -4 -5
T -9 -8 -5 -2 3 0 -1 -2
T -10 -9 -6 -3 0 1 -2 -3
G -11 -10 -7 -4 -1 -2 3 0
88
Problème lié au gap affine
Dans certains cas, le résultat trouvé ne semble pas
entièrement approprié
Exemple :
Ouverture de gap : -3
Extension de gap : -1
Match : 4
Mismatch : -2
A - - - - - - T G T - - - - - A - T G T
A C C T G A T T G T A C C T G A T T G T
4-3-1-1-1-1-1+4+4+4=8 -3-1-1-1-1+4-3+4+4+4=6
89
Conclusion
→ L'alignement de séquences par paires est généralement
solvable en un temps raisonnable (quadratique)
→ De nombreuses variantes selon le résultat recherché
• Matrices de substitution
• Modèles de gap
• Alignements local/global
• …
90
Conclusion
BLAST :
• Recherche heuristique permettant de trouver les régions similaires entre deux ou
plusieurs séquences de nucléotides ou d'acides aminés.
• Permet de retrouver rapidement dans des bases de données, les séquences ayant
des zones de similitude avec une séquence donnée (introduite par l'utilisateur).
• Utilisé pour trouver des relations fonctionnelles ou évolutives entre les séquences et
peut aider à identifier les membres d'une même famille de gènes.
92
Alignement multiple
Alignement 2 à 2 :
Deux séquences quelconques
Recherche d’une certaine similarité syntaxique
Fonction commune ?
Alignement multiple :
Famille de séquences partageant une même fonction
Quelle est la conservation syntaxique ?
93
Alignement multiple : score
Exemple :
Identité : +2
Substitution : -1
Indel : -2
A A C G T A C G A T A
A - C G T A - A A T G
G T C G T A - - T T A
94
Alignement multiple : score
Exemple :
Identité : +2
Substitution : -1
Indel : -2
A A C G T A C G A T A
8
A - C G T A - A A T G
G T C G T A - - T T A
95
Alignement multiple : score
Exemple :
Identité : +2
Substitution : -1
Indel : -2
A A C G T A C G A T A
8
A - C G T A - A A T G 5
G T C G T A - - T T A
3
96
Alignement multiple : score
Exemple :
Identité : +2
Substitution : -1
Indel : -2
A A C G T A C G A T A
8
A - C G T A - A A T G 5
G T C G T A - - T T A
3
97
Alignement multiple : score
Exemple :
Identité : +2
Substitution : -1
Indel : -2
A A C G T A C G A T A
A - C G T A - A A T G
G T C G T A - - T T A
98
Alignement multiple : score
Exemple :
Identité : +2
Substitution : -1
Indel : -2
A A C G T A C G A T A
A - C G T A - A A T G
G T C G T A - - T T A
2
-1
-1
=
0
99
Alignement multiple : score
Exemple :
Identité : +2
Substitution : -1
Indel : -2
A A C G T A C G A T A
A - C G T A - A A T G
G T C G T A - - T T A
2 -2 2 2 2 2 -2 -1 2 2 -1
-1 -1 2 2 2 2 -2 -2 -1 2 2
-1 -2 2 2 2 2 0 -2 -1 2 -1
= = = = = = = = = = =
0 -5 6 6 6 6 -4 -5 0 6 0
100
Alignement multiple : score
Exemple :
Identité : +2
Substitution : -1
Indel : -2
A A C G T A C G A T A
A - C G T A - A A T G
G T C G T A - - T T A
2 -2 2 2 2 2 -2 -1 2 2 -1
-1 -1 2 2 2 2 -2 -2 -1 2 2
-1 -2 2 2 2 2 0 -2 -1 2 -1
= = = = = = = = = = =
0 -5 6 6 6 6 -4 -5 0 6 0
101
Alignement multiple
Recours à des approches heuristiques
Réduire le temps de calcul
Maximiser le score du résultat
Pas de garantie d’optimalité !
Quelques exemples d’algorithmes
En étoile (basique)
Clustal (le plus populaire)
Dialign2 (complémentaire à Clustal)
T-coffee, Pima, Multalin, Plasma…
+ méthodes heuristiques, métaheuristiques
Autant d'alignements que de programmes…
102
Alignement multiple progressif
Les séquences homologues sont reliées d’un point de
vue évolutif
Idée : construire progressivement un alignement, à partir de
séries de séquences (ou de groupes de séquences) alignées
deux à deux, suivant un ordre de branchement donné par
un arbre d’évolution
Alignement des séquences les plus proches d’un point de vue
phylogénétique (évolution)
Intégration progressive des séquences un peu plus éloignées
Approche suffisamment rapide pour permettre la
construction d’alignements contenant un grand nombre de
séquences
103
Heuristique en étoile
Heuristique en étoile
Sélection d'une séquence centrale
Construction de l'alignement multiple, en partant de la
séquence centrale, puis en incorporant une à une les autres
séquences
Exemple :
S1 cgatgagtcattgtgactg
S2 cgagccattgtagctactg
S3 cgaccattgtagctacctg
S4 cgatgagtcactgtgactg
104
Heuristique en étoile
Etape 1 : Alignements globaux de toutes les séquences deux par deux
S1 cgatgagtcattgt-g--actg S2 cgagccattgtagcta-ctg
||| | |||||| | |||| ||| |||||||||||| |||
S2 cga-g--ccattgtagctactg S3 cga-ccattgtagctacctg
S1 cgatgagtcattg-tgactg S2 cga-g--ccattgtagctactg
||| | | | | | ||| ||| | || ||| | ||||
S3 cgacca-ttgtagctacctg S4 cgatgagtcactgt-g--actg
S1 cgatgagtcattgtgactg S3 cgaccattgtagctacctg
|||||||||| |||||||| ||| | | | |||
S4 cgatgagtcactgtgactg S4 cgatgagtcactgtgactg
Tableau des scores
S1 S2 S3 S4
S1 2 0 17
S2 2 14 0
k séquences k(k-1)/2 alignements
S3 0 14 -1
S4 17 0 -1
105
Heuristique en étoile
Etape 2 : sélection de la séquence centrale à partir du
tableau des scores
séquence qui maximise la somme des similarités avec l'ensemble
des autres séquences
S1 S2 S3 S4
S1 2 0 17 19
S2 2 14 0 16
S3 0 14 -1 13
S4 17 0 -1 16
106
Heuristique en étoile
Etape 3 : construction de l'alignement multiple par juxtaposition
des alignements deux à deux avec la séquence centrale
S1 cgatgagtcattgt-g--actg
||| | |||||| | ||||
S2 cga-g--ccattgtagctactg
Alignement multiple
S1 cgatgagtcattg-tgactg
||| | | | | | ||| s1 cgatgagtcattgtgactg
S3 cgacca-ttgtagctacctg s4 cgatgagtcactgtgactg
S1 cgatgagtcattgtgactg
|||||||||| ||||||||
S4 cgatgagtcactgtgactg
S1 12 11 1
S2 12 4 14
S3 11 4 10
S4 1 14 10
111
Clustal
Etape 1 : Alignements globaux de toutes les séquences
deux par deux
Les séquences sont regroupées suivant leur similarité à
partir de la matrice des distances 2 à 2
S2 12 4 14 S4 S3
S1 S4
S3 11 4 10
S4 1 14 10
112
Clustal
Etape 1 : Alignements globaux de toutes les séquences
deux par deux
Les séquences sont regroupées suivant leur similarité à
partir de la matrice des distances 2 à 2
Nouveaux scores : Neighbour-Joigning (cf. phylogénie)
Tableau des scores
S1/S4 S2 S3
S1 S2
S1/
12.5 10
S4
S4 S3
S2 12.5 4
S1 S4
S3 10 4
113
Clustal
Etape 1 : Alignements globaux de toutes les séquences
deux par deux
Les séquences sont regroupées suivant leur similarité à
partir de la matrice des distances 2 à 2.
Nouveaux scores : Neighbour-Joigning (cf. phylogénie)
Tableau des scores
S1/S4 S2 S3
S1 S2
S1/
12.5 10
S4
S4 S3
S2 12.5 4
S1 S4 S2 S3
S3 10 4
114
Clustal
Etape 2 : construction de l'alignement à partir de
l'arbre guide
Arbre guide : classication hiérarchique ascendante
Alignement entre deux clusters de séquences : alignement
deux à deux avec le score SP pour le score d'une colonne
L'alignement est obtenu par extensions successives.
« Once a gap, always a gap »
115
Clustal
S1 cgatgagtcattgt-g--ac-tg
S4 cgatgagtcactgt-g--ac-tg
S2 cga---gccattgtagctac-tg
S3 cga----ccattgtagctacctg
S1 cgatgagtcattgtgactg S2 cgagccattgtagctac-tg
|||||||||| |||||||| ||| ||||||||||||| ||
S4 cgatgagtcactgtgactg S3 cga-ccattgtagctacctg
S4 cgagccattgtagctactg S2 cgatgagtcactgtgactg
S1 cgatgagtcattgtgactg S3 cgaccattgtagctacctg
116
Clustal-W
→ Variante de Clustal
Thompson JD, Higgins DG, Gibson TJ (1994) CLUSTAL W: improving the sensitivity
of progressive multiple sequence alignment through sequence weighting,
position specific gap penalties and weight matrix choice. Nucleic Acids Res.
22(22):4673-80.
Modification principale au niveau de la mise à jour de la
matrice des distances après regroupement de 2 séquences
Des poids sont associés selon le nombre de séquences
concernées (cf. phylogénie)
117
Autres algorithmes d’alignement multiple
Beaucoup d’algorithme dans la littérature!
Les plus classiques/performants :
clustal omega : nouvelle variante de clustal
multalin : variante de clustal
T-coffee : variante de clustal
muscle : fonction de création de profils
probcons : modèle de Markov
mafft : transformée de Fourier
dialign : recherche de chemins
saga : algorithme génétique
hmmer : modèle de Markov
Voir: « Multiple sequence alignment », Robert C. Edgar and
Serafim Batzoglou, dans « Current Opinion in Structural
Biology », 2006, volume 16, pages 368–373.
118
Sommaire
Introduction à la bioinformatique
Notions de base
Alignement 2 à 2 de séquences
Alignement multiple de séquences
Phylogénie
Généralités / Notions sur les arbres
Méthodes de reconstruction phylogénétique
WPGMA / UPGMA
Neighbourg-joigning
Parcimonie
119
Phylogénie
Arbre de Haeckel (1866)
La phylogénie est l'étude de la formation et
de l'évolution des organismes vivants en vue
d'établir leur parenté
On représente couramment une phylogénie
par un arbre phylogénétique. La proximité
des branches de cet arbre représente le
degré de parenté entre les taxons, les
nœuds les ancêtres communs des taxons
Dans un arbre élaboré par phénétique, la
longueur des branches représente la
distance génétique entre taxons
120
Phylogénie
Depuis Darwin, il est communément admis que les êtres vivants
descendent tous les uns des autres.
Jusqu'aux années 1960, les seuls moyens disponibles pour
construire des classifications d'espèces étaient :
comparaisons entre les morphologies,
comparaisons des comportements
répartition géographiques des espèces…
La découverte que des protéines homologues (ou acides
nucléiques) avaient des séquences en acides aminés (ou en
bases) qui variaient d'une espèce à l'autre a fourni un nouveau
moyen d'étude : la phylogénie.
121
Phylogén
ie
Evolution
L’évolution selon Lamarck (1744-1829)
l'évolution est due à une adaptation continue au
milieu ambiant : un environnement changeant altère
les besoins de l'organisme vivant qui s'adapte en
modifiant son comportement
122
Phylogénie
Evolution
L’évolution selon Darwin (1809-1882)
évolution par sélection naturelle : au sein d'une
même lignée, tous les individus sont différents
et la nature favorise la multiplication de ceux
qui jouissent d'un quelconque avantage
123
Phylogénie
Pour quoi faire ?
Retracer l’histoire évolutive d’une famille de gènes
Reconstruire les relations évolutives entre espèces
ex : arbre du vivant
Classer une nouvelle espèce
ex : souche virale
Comment ?
Aligner correctement les séquences nucléiques ou
protéiques
Appliquer une méthode de génération d’arbres
Évaluer statistiquement la robustesse des arbres
124
Phylogénie
Notions de bases (arbres)
Un arbre phylogénétique est caractérisé par :
sa topologie
la longueur de ses branches (éventuellement)
Seq D
Seq C
Seq A racine Seq C
Seq B Seq D Seq A
125
Terminologie essentielle
•Taxon : Unité taxonomique (espèce, genre, famille, etc.) représentée dans l'arbre
A- Selon la forme
B- Selon l'orientation
•Arbre enraciné : Possède une racine identifiant l'ancêtre commun le plus ancien.
•Arbre non enraciné : Montre les relations entre taxons sans spécifier d'ancêtre
commun.
C- Selon la structure
•Arbre dichotomique : Chaque nœud donne naissance à exactement deux
branches.
•Arbre polytomique : Certains nœuds peuvent donner naissance à plus de deux
branches.
Notions de bases (arbres)
Différent types d’arbres
Arbres enracinés
Cladogrammes (longueur des branches non significative)
Phylogramme (longueur des branches proportionnelle au nombre de
substitutions)
Seq D Seq D
racine Seq C racine Seq C
Seq A
Seq A
Seq B
Seq B
145
Phylogénie
Notions de bases (arbres)
Racine
Pour un arbre sans racine (unrooted), il existe plusieurs arbres avec racine
Position de la racine ?
Seq A 2 4 Seq C
Seq B 1 Seq D
3 5
A A B C D
B B A D C
C C C A A
D D D B B
1 2 3 4 5
Pour n = 5 taxons:
[Link] (2n-5)!
2n-5 = 2×5-5 = 5
5! = 5×4×3×2×1 = 120
[Link] 2(n−3)2^{(n-3)} 2(n−3)
n-3 = 5-3 = 2
22=42^2 = 4 22=4
[Link] (n-3)!
(5-3)! = 2! = 2×1 = 2
[Link] la formule complète:
120 ÷ (4×2) = 120 ÷ 8 = 15
→ Avec 5 taxons, il existe 15 arbres non-racinés possibles.
Exemple 2: Arbres enracinés avec 4 taxons
La formule pour calculer le nombre d'arbres enracinés avec n taxons est:
Pour n = 4 taxons:
[Link] (2n-3)!
1. 2n-3 = 2×4-3 = 5
2. 5! = 5×4×3×2×1 = 120
[Link] 2(n−2)2^{(n-2)} 2(n−2)
1. n-2 = 4-2 = 2
2. 22=42^2 = 4 22=4
[Link] (n-2)!
1. (4-2)! = 2! = 2×1 = 2
[Link] la formule complète:
1. 120 ÷ (4×2) = 120 ÷ 8 = 15
→ Avec 4 taxons, il existe 15 arbres enracinés possibles.
Principales méthodes de construction d'arbres phylogénétiques
Principe
Algorithme:
[Link] la matrice de distance entre tous les taxons
[Link] les deux taxons les plus proches en un cluster
[Link] les distances entre ce nouveau cluster et les autres taxons
4.Répéter jusqu'à ce que tous les taxons soient connectés
Calcul de la matrice de distance entre taxons
Données de départ
Pour calculer une matrice de distance, vous avez généralement:
•Des séquences d'ADN/ARN/protéines alignées
•Des caractères morphologiques codés
•D'autres données comparables entre taxons
Méthodes de calcul de distance
Taxon A: ATGCTATCGGTA
Taxon B: ATGCAATCGGTA
Taxon C: ACGATACCGGTA
Taxon D: ACGATACAAGTA
A B C D
A 0 0,08 0,25 0,33
B 0,08 0 0,25 0,33
C 0,25 0,25 0 0,17
D 0,33 0,33 0,17 0
Cette matrice servira ensuite d'entrée pour des algorithmes comme UPGMA ou
Neighbor-Joining pour construire l'arbre phylogénétique.
Exemple 2 avec 4 taxons - Matrice de distance:
A B C D
A 0 5 9 9
B 5 0 10 10
C 9 10 0 8
D 9 10 8 0
Solution:
[Link] petite distance: A-B (5) → Fusion en cluster (AB)
[Link] de (AB) aux autres: d(AB,C) = (9+10)/2 = 9.5, d(AB,D) = (9+10)/2 = 9.5
[Link] petite distance: C-D (8) → Fusion en cluster (CD)
[Link] finale: d(AB,CD) = 9.5 → Fusion des clusters
174
Phylogénie
A B C D
A 0 5 9 9
B 5 0 10 10
C 9 10 0 8
D 9 10 8 0
Étape 1 : Calculer les sommes des distances (Sᵢ) pour chaque taxon
Pour chaque taxon ii, calculer Si=∑kd(i,k)Si=∑kd(i,k) (somme de toutes ses
distances).
•SA=5+9+9=23
•SB=5+10+10=25
•SC=9+10+8=27
•SD=9+10+8=27
175
Phylogénie
Neighbor-Joining (NJ)
Etape 2 : calcul de la nouvelle matrice en utilisant la formule
A 4
On applique à l’arbre
en construction :
1 U C
D
E 166
Phylogénie
Enraciner un arbre
180
Nouvelle matrice
U C D
U 0 7 7
C 7 0 8
D 7 8 0
On compte ensuite pour chaque nœud le nombre de fois où il est présent dans les T'. Cette
fréquence avec laquelle on retrouve un nœud est la valeur de bootstrap (plus elle est
élevée plus la fiabilité de la branche est importante)
184
Bootstrap
A A
75
99 B 99 B
95 C 95 C
D D
100 100
E E
F F
185
Bioinformatique des méthodes de
séquençage à haut débit
1- Les méthodes de séquençage : Première, deuxième et troisième
génération
Séquencage de novo : séquençage d’un génome pour lequel il n’existe pas de séquence
deréférence, détermination d’une sequence inconnue
Epigénétique : étude des changements d'activitédes gènes qui sont transmis au fil des
divisionscellulaires ou des générations sans faire appel àdes mutations de l'ADN.
Modifications Principales :
[Link] des fluorochromes
1. Petits composés chimiques émettant une
lumière colorée.
2. Chaque nucléotide (A, T, G, C) est marqué
par une couleur spécifique.
[Link] de la réaction
1. Séquençage réalisé dans un seul tube
capillaire.
2. Mélange unique contenant tous les
nucléotides marqués.
[Link] automatisée
1. Laser éclaire le tube.
2. Chaque bande colorée émet une lumière
détectée par un capteur.
4.Résultats
1. Le détecteur génère un graphique de pics.
2. Chaque pic représente une base
nucléotidique.
évolution des modèles (1990-
1987 - 1er séquenceur 2000)
automatique
Deuxième génération (NGS - Next Generation Sequencing)
2005- Next Genration Sequencing
ou « high-throughput sequencing »
Nouvelles technologies de séquencage à Haut Débit
Récentes:
1ere commercialisé en 2005 (actuellement Roche 454),
Depuis x autres ont suivi (Illumina Solexa, Applied Biosystems, SOLiD [moribond], Ion
torrent, Pacbio, …)
Rapides:
~ 3 jours au lieu de 3 mois
Coût initial + production en baisse régulière
ex: 1000 génomes humains à « 1000$ »
3. Amplification clonale
L’amplification clonale garantit que chaque fragment produit suffisamment de signal pour être détecté.
•PCR en pont (Bridge Amplification) :
• Les fragments d’ADN s’étendent en créant des clusters d’ADN identiques sur la surface de la flow cell.
• Chaque cluster représente plusieurs copies d’un fragment unique.
4. Séquençage par synthèse
Cette étape est propre à la technologie utilisée, mais la méthode la plus courante est le séquençage
par synthèse (Illumina).
•Principe général :
• Les nucléotides marqués par des fluorophores (A, T, C, G) sont ajoutés un par un.
• Un laser détecte la fluorescence émise lorsque chaque nucléotide est incorporé.
• La machine enregistre la couleur correspondant à chaque nucléotide incorporé.
•Résultat :
• Une image est générée pour chaque cycle, correspondant à l'ajout d'un nucléotide.
5. Lecture et assemblage
•Les données brutes générées sont des millions
de courtes lectures (short reads).
•Ces lectures sont alignées sur une séquence de
référence ou assemblées pour reconstruire le
génome.
Les 5 étapes du NGS
1. Préparation
Librairie
2. Amplification
clonale
3. Séquençage
4. Analyse bio-
informatique
5. Interprétation
biologique
La librairie
1. Préparation
Librairie
2. Amplification
clonale
3. Séquençage
Multiplexage
d’échantillons
4. Analyse bio-
informatique
Code-barre
5. Interprétation
biologique
L’enrichissement par capture
Génome
1. Préparation
Librairie
2. Amplification
clonale
4. Analyse bio-
informatique
5. Interprétation
biologique
Le séquençage
1. Préparation
Librairie
2. Amplification
clonale
3. Séquençage
4. Analyse bio-
informatique
Étapes principales
1. Extraction de l'ADN ou de l'ARN 2. Préparation de la bibliothèque
•Extraction de molécules d'ADN/ARN de haute •Les adaptateurs spécifiques sont fixés à l’ADN ou à l’ARN.
qualité et non fragmentées (préservation des •Contrairement à la deuxième génération, il n'y a
longues chaînes). généralement pas d’amplification, ce qui préserve la structure
•Préparation adaptée à la technologie utilisée. originale des fragments.
3. SAM/BAM/CRAM
1. FASTA (FAST-All) Objectif : Stocke les alignements des lectures avec un
Objectif : Stocke des séquences biologiques (ADN, ARN, génome de référence.
protéines). Formats :
Format : •SAM : Format texte lisible.
•Une ligne de description (précédée de ">"), suivie de la •BAM : Version binaire de SAM, plus efficace pour le
séquence. stockage.
>Sequence_1 Exemple SAM :
ATCGTGCATGCA @SQ SN:ref LN:45
read1 99 ref 7 30 8M2I4M1D3M = 37 39
TTAGATAAAGGATACTG *
2. FASTQ (FAST-QuaLity)
Objectif : Extension du format FASTA avec les scores de qualité pour
chaque base.
4. BED/GTF
Format :
Objectif : Représente les annotations génomiques (gènes,
•Quatre lignes : identifiant de la séquence, séquence, un "+" et les scores
exons, etc.).
de qualité.
Format :
Exemple :
•BED : Format simple, tabulé
@SEQ_ID
EX: chr1 100 200 gene1 0 +
GATTTGGGGTTCAAAGCAGTATCGATCAAATAGTAAATCCATTTGTTC
•GTF : Format plus détaillé.
AACTCACAGTTT
EX: chr1 . gene 100 200 . + . gene_id "gene1";
+
!''*((((***+))%%%++)(%%%%).1***-+*''))**55CCF>>>>>>CCCCCCC65
L’analyse bio-informatique des données
1. Préparation
Librairie
1. Détermination de la séquence « Base calling »
2. Amplification
(Fastq)
clonale 2. Alignement de la séquence sur le génome de
référence
• « Mapping » (BAM/SAM)
3.
Séquençage 3. Détection des variants « Variant calling » (VCF)
4. Annotation des variants (VCF)
4. Analyse bio-
informatique 5. Filtrage des variants
5. Interprétation
biologique
L’analyse bio-informatique des données
1. Préparation • Scores de qualité « QC Metrics »
Librairie Séq. Brutes Séquences utiles globalement
➣ Eliminer duplicats de PCR, off target
• Attribuer index (dé-multiplexage)
2. Amplification
clonale
1. Détermination de la séquence « Base calling » (Fastq)
2. Alignement de la séquence sur le génome de référence
3. • « Mapping » (BAM/SAM)
Séquençage 3. Détection des variants « Variant calling » (VCF)
4. Analyse bio- 4. Annotation des variants (VCF)
informatique
5. Filtrage des variants
5. Interprétation
biologique
L’analyse bio-informatique des données
• Scores de qualité « QC Metrics »
Séq. Brutes Séquences utiles globalement
➣ Eliminer duplicats de PCR, off target
1. Préparation • Attribuer index (dé-multiplexage)
Librairie
1. Détermination de la séquence «
Base calling » (FASTQ)
2. Amplification
clonale
2. Alignement de la séquence sur le
génome de référence
« Mapping » (BAM/SAM)
3. Séquençage 3. Détection des variants « Variant
calling » (VCF)
4. Analyse bio- 4. Annotation des variants (VCF)
informatique
5. Filtrage des variants
Deux paramètres
essentiels
5. Interprétation
biologique ➣ Profondeur de
lecture
➣ Couverture de
séquence
L’analyse des données
1. Préparation
Librairie
1. Détermination de la séquence « Base calling »
(FASTQ)
2. Amplification
clonale 2. Alignement de la séquence sur le génome de
référence
« Mapping » (BAM/SAM)
3. Séquençage 3. Détection des variants « Variant calling » (VCF)
4. Annotation des variants (VCF)
4. Analyse bio- 5. Filtrage des variants
informatique
1. Détermination de la séquence «
2. Amplification Base calling » (FASTQ)
clonale
2. Alignement de la séquence sur le
génome de référence
3. Séquençage « Mapping » (BAM/SAM)
3. Détection des variants « Variant
calling » (VCF)
4. Analyse bio-
informatique 4. Annotation des variants (VCF)
5. Filtrage / « priorisation » des
5. Interprétation variants
biologique