0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues21 pages

Reduction 1

Le document traite des endomorphismes et de leurs éléments propres dans divers espaces de fonctions. Il aborde des concepts tels que les valeurs propres, les automorphismes, et les propriétés des matrices, en incluant des théorèmes comme celui de Perron-Frobenius. Des exercices sont fournis pour illustrer ces concepts, avec des applications à la théorie des matrices et des espaces vectoriels.

Transféré par

aboubacar berthe
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues21 pages

Reduction 1

Le document traite des endomorphismes et de leurs éléments propres dans divers espaces de fonctions. Il aborde des concepts tels que les valeurs propres, les automorphismes, et les propriétés des matrices, en incluant des théorèmes comme celui de Perron-Frobenius. Des exercices sont fournis pour illustrer ces concepts, avec des applications à la théorie des matrices et des espaces vectoriels.

Transféré par

aboubacar berthe
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MP*1

Réduction des endomorphismes (I)

1 Éléments propres : dimension quelconque


1. Déterminer les éléments propres de l'endomorphisme de dérivation sur
l'espace des fonctions de classe C ∞ de [0, 1] dans C.
2. Soit E l'espace des fonction continues de R+ dans R admettant une limite
nie en +∞. Pour f dans E , soit
T (f ) : x ∈ R+ 7−→ f (x + 1).

Montrer que T est un endomorphisme de E et trouver ses valeurs propres.


3. (*) Soient E le C-espace des fonctions continues de [0, 1] dans C et T
l'endomorphisme de E qui à l'élément f de E associe sa primitive nulle
en 0. Montrer que T n'a pas de valeur propre. En déduire que T n'a pas
de sous-espace stable de dimension nie non trivial.
4. Soit E l'espace des fonctions continues de [0, 1] dans C. Pour f ∈ E et
x ∈ [0, 1], on pose :
Z 1
T (f )(x) = min(x, t) f (t) dt.
0

Montrer que T est un endomorphisme de E . Calculer les valeurs propres


de T et les sous-espaces associés.
5. Soient E l'espace des fonctions de classe C ∞ de R dans R, p dans ]0, 1[.
Pour f dans E , la fonction fp est dénie par :
∀x ∈ R, fp (x) = f (px + 1 − p).

On note Tp l'endomorphisme de E qui à f associe fp .


a) Montrer que Tp est un automorphisme de E .
b) Montrer que l'ensemble des valeurs propres de Tp est contenu dans
] − 1, 1].
c) Soit f un vecteur propre de Tp . Montrer qu'il existe m dans N∗ tel
que :
f (m) = 0.
d) Déterminer les éléments propres de Tp .
6. Trou spectral
Soient E l'espace des fonctions continues de [0, 1] dans C et T l'endomor-
phisme de E qui à f associe :
 
1 x+1 x
T (f ) : x 7→ f( ) + f( ) .
2 2 2

1
a) Justier la dénition de T .
b) Montrer que les valeurs propres de T sont de module ≤ 1.
c) Déterminer l'espace propre de T associé à 1.
d) On note L le sous-espace des fonctions lipschitziennes de [0, 1] dans
C. Vérier que L est stable par T . Montrer que les valeurs propres de
1
l'induit de T sur L autres que 1 sont de module au plus .
2
7. Trou spectral, suite
Déterminer les valeurs propres de T puis de la restriction de T à L.
Indication. Chercher des fonctions propres de la forme
+∞ +∞

X X
x 7−→ cn e2iπnx , |cn | < +∞.
n=0 n=0

2 Éléments propres : dimension nie


8. (**) Trouver les valeurs propres et vecteurs propres de :
ϕ : Rn [X] → Rn [X]
.
P 7→ (X 2 − 1)P 0 − nXP

9. Soient R et S deux polynômes de C[X] de degré n, ϕ l'endomorphisme


de Cn−1 [X] qui à P associe le reste de la division euclidienne de P R par
S.
a) À quelle condition ϕ est-il un isomorphisme ?
b) Si R ∧ S = 1 et si S n'a que des racines simples, trouver les valeurs
propres et les vecteurs propres de ϕ.
10. (*) Montrer que le corps K est algébriquement clos si et seulement si, pour
tout n de N∗ , toute matrice de Mn (K) a au moins une valeur propre dans
K.
11. Quels sont les entiers n de N∗ tels que toute matrice de Mn (R) ait une
valeur propre réelle ?
12. Existence d'un plan ou d'une droite stable si K = R
Soient E un R-espace vectoriel de dimension nie n ≥ 1 et u dans L(E).
Montrer que u a un sous-espace stable de dimension 1 ou 2.
13. Soient m dans N∗ , V un C-espace vectoriel de dimension nie, u un
endomorphisme de E , V1 , . . . , Vm des sous-espaces de E tels que
V = ⊕m
i=1 Vi .

On suppose que u envoie V1 dans V2 , V2 dans V3 , ..., Vm−1 dans Vm et


Vm dans V1 . Montrer que, si λ est valeur propre de u, il en est de même
de ωλ pour tout ω dans Um .

2
14. Soient E un K-espace vectoriel de dimension n ≥ 2, u ∈ L(E), et V un
sous-espace ane de E ne contenant pas 0 et stable par u. Montrer que
1 est valeur propre de u.
15. Soient E un K-espace vectoriel de dimension nie n ≥ 1, u dans L(E),
x1 , . . . , xn+1 des vecteurs propres de u tels que, pour toute partie I de
cardinal n de {1, . . . , n + 1}, (xi )i∈I soit libre. Que dire de u ?
16. (***) Sous-espaces de L(E) sont tout élément non nul est inversible
Soient E un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ et V un sous-espace
de L(E) tel que V \ {0} ⊂ GL(E).
a) Montrer que dim V ≤ n.
b) Si K = C, montrer que dim V ≤ 1.
c) Le résultat de b) subsiste-t-il pour K = R ?
17. Soient A, B, C dans M2 (C) \ {0}. Montrer qu'il existe une matrice de
Vect (A, B, C) \ {0} ayant une seule valeur propre.
18. L'équation AB − BA = αA 1
Soient A et B dans Mn (C) et α ∈ C∗ tels que :
AB − BA = αA.

Calculer Ak B − BAk en fonction de Ak . En interprétant cette relation


en termes d'éléments propres, en déduire que A est nilpotente.
19. Soient A et B dans Mn (C) et α dans C∗ tels que :
AB 2 − B 2 A = αB.

Montrer que B est nilpotent d'indice impair.


20. Soient A et B dans Mn (C) telles que
AB 5 − B 3 AB 2 = B.

Montrer que B = 0.
21. (*) Soient λ ∈ R et A = (ai,j )1≤i,j≤n dans GLn (R) telle que :
n
X
∀i ∈ {1, . . . , n}, ai,j = λ.
j=1

Si A−1 = (bi,j )1≤i,j≤n , calculer, pour i ∈ {1, . . . , n} :


n
X
bi,j .
j=1

22. (**) Soit n ≥ 2 un entier. Existe-t-il une forme linéaire ϕ sur Mn (C)
telle que, pour toute M de Mn (C), ϕ(M ) soit une valeur propre de M ?
23. Soient A dans Mn (K), λ et µ dans K. On suppose qu'il existe X et Y
dans Mn,1 (K) \ {0} tels que AX = λX , t AY = µY et que A − λIn est
de rang n − 1. Déterminer la multiplicité de λ dans χA .
1. Cette équation, qui intervient fréquemment en théorie de Lie, est à la base de nombreux
exercices de concours.

3
24. Soient u et v deux endomorphismes du K-espace vectoriel E de dimension
nie n ≥ 2. On suppose que w = [u, v] est de rang 1.
a) Montrer que, si x est un élément de l'image de w, alors, pour tout
k ∈ N, uk (x) est dans le noyau de w.
b) Montrer que χu n'est pas un irréductible de K[X].
25. Soient n ∈ N∗ , a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn , c1 . . . , cn des nombres complexes.
Donner une condition nécessaire et susante pour qu'il existe A et B
dans Mn (C) telles que
n
Y n
Y n
Y
χ1 = (X − ai ), χB = (X − bi ), χA+B = (X − ci ).
i=1 i=1 i=1

26. Disques de Gerschgörin 2


a) Montrer que si M = (Mi,j )≤i,j≤n ∈ Mn (C), le spectre de M est
contenu dans la réunion des disques fermés Di pour 1 ≤ i ≤ n, où Di a
pour centre Mi,i et pour rayon :
X
|Mi,j |.
j6=i

b) Que se passe-t-il si les n disques Di sont deux à deux disjoints ?


27. (**) Valeurs propres des matrices stochastiques 3
Soit M = (Mi,j )1≤i,j≤n dans Mn (R) telle que :
- ∀(i, j) ∈ {1, . . . , n}2 , Mi,j ∈ R+ ,
n
- ∀i ∈ {1, . . . , n}, Mi,j = 1.
X

j=1

a) Montrer que les valeurs propres de M dans C sont de module majoré


par 1.
b) On suppose :
∀(i, j) ∈ {1, . . . , n}2 , Mi,j ∈ R+∗ .

Montrer que la seule valeur propre de module 1 de M est 1. Quel est


l'espace propre associé ?
c) Dans le cas général, montrer que, pour toute valeur propre λ de M de
module 1, il existe j ∈ {1, . . . , n} tel que λj = 1.
 
x1
. 
 ..  ∈ C vérie M X = λX , si i ∈ {1, . . . , n}
Indication. Si X =  n

xn
est tel que |xi | soit maximal, montrer qu'il existe i0 ∈ {1, . . . , n} tel que
xi 0 = λxi .
2. Variante très utile du théorème d'Hadamard sur les matrices à diagonale strictement
dominante, explicitée par le mécanicien Gerschgörin en 1931.
3. Les matrices stochastiques apparaissent naturellement en probabilités comme matrices
de transition de chaînes de Markov à ensemble d'états nis. Les résultats de cet exercice ont
des applications à ce contexte.

4
28. (**) Théorème de Perron-Frobenius
Le théorème de Perron-Frobenius est un ensemble de résultats spectraux
sur les matrices à coecients ≥ 0 4 . On étudie dans cet exercice le cas des
matrices à coecients > 0. L'exercice suivant établit le premier énoncé
relatif aucas général.
  
x1 |x1 |
 ..   .. 
Si X =  .  est dans C , on note : |X| =  . .
n

xn |xn |
   
x1 y1
Pour X =  .   . 
 ..  et Y =  ..  dans Rn , on écrit : X ≥ Y si et
xn yn
seulement si ∀i ∈ {1, · · · , n}, xi ≥ yi . Enn, soit A = (Ai,j )1≤i,j≤n dans
Mn (R) avec :
∀(i, j) ∈ {1, · · · , n}, Ai,j > 0.
a) Soit
E = r ≥ 0, ∃X ∈ R+ \ {0} tel que AX ≥ rX .
 n

Montrer que E est non vide majoré et que Sup E = ρ est dans E .
Indication. On pourra utiliser une suite (Xk ) d'éléments de (R+ )n de
norme 1 (pour une norme xée quelconque) telle que, pour tout k, on
ait : AXk ≥ (ρ − 1/k)Xk .
b) Soit X dans R+ n \ {0} tel que AX ≥ ρX . On pose Y = AX − ρX .
Montrer que si Y 6= 0, alors AY > 0. Obtenir une contradiction avec la
dénition de ρ.
Ainsi : AX = ρX .
c) Montrer que ρ = ρ(A).
Dans les questions d) à f), λ est une valeur propre de A dans C de module
ρ, Eλ désigne l'espace propre correspondant.
d) Montrer que si Y ∈ Eλ \ {0}, M |Y | = ρ|Y | ; en déduire que les
coordonnées de Y sont toutes dans R+∗ .
e) Montrer que dim Eλ = 1 et que λ = ρ.
f) Montrer que ρ est racine simple du polynôme caractéristique de A.
g) Étudier (A/ρ)k lorsque k → +∞.
29. Théorème de Perron-Frobenius (suite)
En utilisant les questions b) et c) de l'exercice précédent, montrer que si
A = (ai,j )1≤i,j≤n est dans Mn (R) avec ∀(i, j) ∈ {1, · · · , n}2 , Ai,j ≥ 0,
alors il existe X ∈ R+ n \ {0} tel que : AX = ρ(A)X.
30. Décrire les M de Mn (K) telles que l'image de M soit un sous-espace
propre de M .
4. Ces résultats, qui ont de nombreuses applications, remontent au début du vingtième
siècle.

5
31. Fonctions polynomiales invariantes par similitude sur Mn (C)
Montrer que les fonctions polynomiales dénies sur Mn (C) et invariantes
par similitude. sont les fonctions polynomiales en les coecients du po-
lynôme caractéristiques.
32. Soit α un nombre complexe algébrique de degré d sur Q. Quel est le
minimum du rang de M − αIn pour M dans Mn (Q) ?

3 Endomorphismes diagonalisables
33. Endomorphismes de rang 1
Soit u un endomorphisme de rang 1 d'un K-espace vectoriel de dimension
nie. Montrer que u est diagonalisable si et seulement s'il est de trace
non nulle.
34. Montrer que l'endomorphisme de Cn [X] déni par :
∀P ∈ Cn [X], f (P ) = (X 2 − 1)P 00

est diagonalisable.
35. Soient f l'endomorphisme de Rn [X] déni par :
 
n 1
f (P ) = X P ,
X
D l'endomorphisme de dérivation sur Rn [X]. Montrer que f et D ◦ f sont
diagonalisables.
36. (*) Soit n dans N∗ , A dans Rn [X] et ϕA l'endomorphisme de Rn [X] tel
que :
∀P ∈ Rn [X], ϕA (P ) = (AP )(n) .
L'endomorphisme ϕA est-il diagonalisable ?
37. Soient A, B dans Mn (K) et :
u : Mn (K) → Mn (K)
.
M 7→ Tr (AM ) B + M
L'endomorphisme u est-il diagonalisable ?
38. Transposition
On suppose K de caractéristique diérente de 2. Soit
ϕ : Mn (K) → Mn (K)
t .
M 7→ M

Vérier que ϕ est diagonalisable, déterminer ses espaces propres et son


polynôme caractéristique.
39. Endomorphismes de multiplication par une matrice
Soient A dans Mn (K), B dans Mp (K).
a) Montrer que :
LA : Mn,p (K) → Mn,p (K)
M 7→ AM

6
est diagonalisable si et seulement si A l'est.
b) Montrer de même que
RB : Mp (K) → Mp (K)
M 7→ MB
est diagonalisable si et seulement si B l'est.
40. L'application M 7−→ AM + M B
a) Soient A dans Mn (K), B dans Mp (K). On suppose A et B diago-
nalisables. Montrer que les endomorphismes SA,B et PA,B de Mn,p (K)
dénis par
∀M ∈ Mn,p (K), SA,B (M ) = AM + M B, PA,B (M ) = AM B
sont diagonalisables. On pourra commencer par le cas où A et B sont
diagonales.
b) Soient A un sous-anneau de C, A l'ensemble des nombres complexes
annulant un polynôme unitaire à coecients dans A. Montrer que A est
un sous-anneau de C.
Indication. Si a et b sont dans A et A[a, b] le sous-anneau de C engendré
par a et b, vérier que A[a, b] est un A-module de type ni et utiliser la
question précédente.
41. (***) Version géométrique du précédent
Soient E un K -espace vectoriel de dimension nie, a et b dans L(E) et :
ϕa,b : L(E) → L(E)
f 7→ a ◦ f + f ◦ b
a) Si a et b sont diagonalisables, montrer que ϕa,b l'est aussi.
b) On suppose que ϕa,b est diagonalisable et que b admet au moins une
valeur propre. Montrer que a est diagonalisable, puis que b l'est aussi.
c) Donner un exemple où ϕa,b est diagonalisable et a et b n'ont pas de
valeur propre.
42. (*) Sous-espaces stables d'un endomorphisme diagonalisable
Soit u un endomorphisme du K-espace vectoriel de dimension nie E .
Décrire les sous-espaces stables de u. En particulier, si K est inni, dire
à quelle condition u n'a qu'un nombre ni de sous-espaces stables.
43. (**) Commutant et bicommutant d'un endomorphisme diagonalisable
Soit u un endomorphisme diagonalisable d'un K-espace vectoriel de di-
mension nie E .
a) Décrire le commutant de u et calculer sa dimension.
b) Décrire le bicommutant de u.
44. (**) Caractérisation des endomorphismes diagonalisables sur un corps
algébriquement clos
Supposons K algébriquement clos. Montrer, si f ∈ L(E), l'équivalence
entre :
i) f est diagonalisable,
ii) tout sous-espace de E a un supplémentaire stable par f ,
iii) tout sous-espace de E stable par f a un supplémentaire stable par f .

7
45. Endomorphismes cycliques et diagonalisables
Soit u un endomorphisme d'un K-espace vectoriel de dimension nie n.
Montrer que u est cyclique et diagonalisable si et seulement si χu est
simplement scindé sur K.
46. Soit A une matrice de Mn (K) admettant n valeurs propres distinctes.
Décrire les matrices qui sont semblables à A et commutent à A.
47. (**) Soient E un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ et f ∈ L(E).
Montrer que f est diagonalisable si et seulement s'il existe n hyperplans
H1 , . . . , Hn stables par f tels que ∩ni=1 Hi = {0}.

4 Matrices diagonalisables : exemples


48. (*) Montrer que si A est la matrice :
 
5 6, 9
,
−3 −4

tous les coecients de A1024 sont de valeur absolue majorée par 10−78 .
49. (*) Montrer que la matrice :
 
0 1 0
 0 0 1 
6 7 0

est diagonalisable sur Q, la diagonaliser eectivement et calculer ses puis-


sances.
50. Montrer que la matrice
 
0 3 2
 −2 5 2 
2 −3 0

est diagonalisable sur R, la diagonaliser eectivement, et calculer ses


puissances.
51. Soient    
2 1 1 0 0 4
A= 0 0 −2  et B =  1 0 −8  .
0 1 3 0 1 5
Montrer que A est diagonalisable sur R, la diagonaliser eectivement. La
matrice B est-elle diagonalisable sur R ?
52. Montrer que la matrice :
 
0 1 0 0
 3 0 2 0 
 
 0 2 0 3 
0 0 1 0

est diagonalisable sur R. La diagonaliser eectivement.

8
53. Montrer qu'une matrice de M2 (R) symétrique est diagonalisable sur R. 5
54. Montrer qu'une matrice antisymétrique de M2 (R) est diagonalisable sur
C. 6
55. (*) Décrire l'ensemble des (x, y, z) de R3 tels que
 
x −z
M=
z y

ne soit pas diagonalisable sur C.


56. A quelle condition la matrice
 
0 a c
 b 0 c 
b −a 0

de M3 (C) est-elle diagonalisable ?


57. Soit λ ∈ C. La matrice :
 
0 1 0 0
 1 λ 1 1 
 
 0 1 0 0 
0 1 0 0

est-elle diagonalisable ?
58. Soient λ et µ deux scalaires distincts et :
∗ ··· ··· ··· ∗
 
λ
.. .. ..
. . .
 
 0 
.. .. .. ..
 
. . . .
 
 λ 
M = ..
.
..
.. ..
. . . .
 
 µ 
.. .. ..
 
. . .
 
 ∗ 
0 ··· ··· ··· 0 µ

À quelle condition M est-elle diagonalisable ?


59. (**) Soient a1 , . . . , an des éléments de K, b1 , . . . , bn−1 des éléments de
K∗ ,  
a1 b1 0 ··· 0
 0 a2 b2 0 0 
.. .. ..
 
M = . . . .
 
 
 0 0 ··· an−1 bn−1 
0 0 ··· 0 an
La matrice M est-elle diagonalisable ?
5. Ce résultat sera généralisé aux matrices symétriques de Mn (R) dans le cours sur les
endomorphismes des espaces euclidiens ( théorème spectral ).
6. Même commentaire que dans l'exercice précédent.

9
60. Soit (a, b) ∈ R2 . Donner une matrice diagonale réelle semblable à
 
a b ··· b
.. .. 
. . 

 b a
.. .. .. .
 
. . .

 b 
b ··· b a

61. Soient  
y1
L = (x1 , . . . , xn ) et C =  ... 
 

yn
où les xi et les yi sont dans K. Quel est le polynôme caractéristique de
CL ? À quelle condition cette matrice est-elle diagonalisable ?
62. Soient a1 , . . . , an des nombres réels. Donner une matrice diagonale sem-
blable à (ai aj )1≤i,j≤n .
63. Soient a ∈ R et M = (Mi,j )1≤i,j≤n où
(i, j) 6= (1, n) =⇒ Mi,j = a ; M1,n = a.

Pour quels a la matrice M est-elle diagonalisable ?


64. Soient a1 , . . . , an des éléments de C. La matrice :
 
0 ··· 0 a1
.. .. ..
. . .
 
 
 
 0 ··· 0 an−1 
a1 ··· an−1 an

est-elle diagonalisable ? Dans le cas où elle l'est, la diagonaliser.


65. Montrer que la matrice réelle :
−1 ···
 
0 0 0
.. .. .. 
. . . 

 −1 0
.. .. ..
 
. . .
 
 0 0 
 . .. .. ..
 
 .. . . .

−1 
0 ··· 0 −1 0

est diagonalisable ; donner une matrice diagonale qui lui soit semblable.
66. Quel est le spectre de la matrice de Mn (C) :
 
0 −1 ··· −1
.. .. 
. . 

 1 0
.. .. ..  ?
 
. . . −1 


1 ··· 1 0

Est-elle diagonalisable ?

10
67. (*) Si t ∈ R, soit M (t) la matrice
 
1 1 1
M (t) =  1 1 0 .
1 0 t

a) Prouver qu'il existe α(t) ∈ R−∗ , β(t) ∈]0, 2[ et γ(t) ∈]2, +∞[ tels que
M (t) soit semblable à :
 
α(t) 0 0
 0 β(t) 0 .
0 0 γ(t)

b) Trouver un équivalent de γ(t) lorsque t → +∞.


c) Montrer que si n ∈ N∗ est assez grand,Tr(Mo n ) est l'entier le plus
proche de γ(0)n .
68. Soit Mn = (min(i, j))1≤i,j≤n . Déterminer le spectre de Mn . En déduire
une matrice diagonale semblable à Mn .
69. Soit  
1 1 ··· 1
.. .. 
. . 

 1 2
Mn =  .. .
.. ..

. . .

 1 
1 ··· 1 n
Montrer que Mn a, si n ≥ 2, exactement une valeur propre dans chacun
des intervalles : ]0, 1[, ]1, 2[, . . . , ]n − 2, n − 1[, et ]n − 1, +∞[.
70. Soient a1 , . . . an , b1 , . . . , bn des réels avec ai > 0 pour tout i et b1 < b2 <
· · · < bn . Calculer le polynôme caractéristique de
 
a1 + b1 a1 a1 ··· a1
 a2 a2 + b2 a2 · · · ··· a2 
M = .. .. ..
 
. . .

 
an an ··· an an + bn
et montrer que cette matrice est diagonalisable sur R.
71. (**) Soient a1 , . . . , an des réels tels que : 0 < a1 < · · · < an , et
 
0 a2 ··· ··· an
 a1 0 a3 ··· an 
M =  ... .. .. 
 
. .  .

 
 a1 a2 ··· 0 an 
a1 a2 ··· an−1 0
Montrer que M admet n valeurs propres réelles distinctes.

11
5 Matrices diagonalisables : exemples, suite
72. Produit tensoriel
Si A ∈ Mn (K) et B ∈ Mp (K) sont diagonalisables, montrer que A ⊗ B
est diagonalisable et déterminer ses éléments propres en fonction de ceux
de A et B .
On pourra chercher des vecteurs propres de A ⊗ B sous la forme X ⊗ Y
où X (resp. Y ) est un vecteur propre de A (resp. B .
73. Produit tensoriel, suite
Les notations sont celles de l'exercice précédent.
a) On suppose A diagonalisable et non nulle. Montrer que A ⊗ B est
diagonalisable si et seulement si B est diagonalisable.
b) On suppose A non diagonalisable. Montrer que A⊗B est diagonalisable
si et seulement si B est nulle.
74. (*) On dénit (An )n≥0 par :
   
1 1 An An
A1 = et ∀n ∈ N∗ , An+1 = .
1 −1 An −An

Montrer que An est diagonalisable sur R et calculer son polynôme carac-


téristique.
75. Matrices antidiagonales
Soit (a1 , . . . , an ) ∈ Cn La matrice M = (mi,j )≤i,j≤n telle que
∀(i, j) ∈ {1, . . . , n}2 , mi,j = δi,n+1−j ai

est-elle diagonalisable ?
76. (**) Matrices de permutation
Si σ est une permutation de {1, . . . , n}, soit Pσ la matrice de Mn (C)
telle que :
∀i ∈ {1, . . . , n}, Pσ (ei ) = eσ(i)
où (e1 , . . . , en ) est la base canonique de Cn . 7
a) Montrer que Pσ est diagonalisable.
b) Quel est le polynôme caractéristique de Pσ ?
c) Une matrice M de Mn (C) est dite monomiale si et seulement s'il existe
σ ∈ Sn et (a1 , . . . , an ) dans C∗ n tels que :

∀i ∈ {1, . . . , n}, M ei = ai eσ(i) .

Montrer qu'une matrice monomiale est diagonalisable.


d) Calculer, en fonction de la décomposition en cycles de σ , la dimension
de Ker (Pσ − In ). En déduire le nombre minimum de transpositions dont
σ est un produit.
7. On notera que σ 7−→ Pσ est un morphisme de groupes de Sn dans GLn (C), i.e. une
représentation de Sn dans Cn .

12
77. Variante du c) du précédent
Si M est dans Mn (C) et a au plus un terme non nul par ligne et par
colonne, à quelle condition est-elle diagonalisable ?
78. Soient A et B dans Mn (K). La matrice :
 
A B
M=
A

est-elle diagonalisable ? Étudier le cas particulier où AB = BA.


79. Soient A dans Mn (K), B dans Mn,p (K) et :
 
A B
M= ∈ Mn+p (K).

Montrer que M est diagonalisable si et seulement si A est diagonalisable


et Im B ⊂ Im A.
80. (***) Généralisation des exercices précédents
Soient A dans Mn (K), B dans Mp (K), C dans Mn,p (K), M la matrice
 
A C
.
B

Montrer que M est diagonalisable si et seulement si A et B sont diago-


nalisables et s'il existe X dansMn,p (K) telle que :
AX − XB = C. 8

81. Soient A ∈ Mn (C) et :


 
In
B= .
A

La matrice B est-elle diagonalisable ?


82. Soient A ∈ Mn (C) et :
 
In
B= .
2A A

A quelle condition B est-elle diagonalisable ?


83. Soient A ∈ Mn (C) et :
 
In A
B= .
−A In

La matrice B est-elle diagonalisable ?


8. Plus généralement, M est semblable à Diag(A, B) si et seulement s'il existe X dans
Mn,p (K) telle que C = AX − XB ( lemme de Roth , 1955).

13
6 Diagonalisabilité : divers
84. Soient A, B , M dans Mn (K) avec A et B diagonalisables, m dans N∗ .
On suppose :
Am M B m = 0.
Montrer :
AM B = 0.
85. (*) Soit A dans Mn (C) triangulaire supérieure dont les termes diagonaux
sont les exp 2ikπ
n , 0 ≤ k ≤ n − 1. Calculer An .
86. Soient E un R-espace vectoriel de dimension nie et f ∈ L(E) diagonali-
sable de spectre {−1, 2}. Montrer que si k ≥ 0, f k s'écrit de façon unique
ak I + bk f où (ak , bk ) ∈ R2 , et calculer ak et bk .
87. Trouver les matrices M de Mn (K) telles que la comatrice de M soit
diagonalisable sur K.
88. (*) Trouver toutes les matrices A de Mn (K) telles que, pour tout P de
GLn (K), P A soit diagonalisable.
89. (*) Sous-espaces constitués de matrices diagonalisables
Soit V un sous-espace de Mn (K) dont tous les éléments sont diagona-
n(n + 1)
lisables. Montrer que la dimension de V est majorée par . Si
2
K = R, montrer que cette majoration est optimale. 9

90. Soit K un corps ni de cardinal q ≥ n. Quel est le nombre de matrices


de Mn (K) ayant n valeurs propres distinctes dans K ?
91. Soit K un corps ni de cardinal q . Si n ∈ N∗ , on note Dn le nombre de
matrices diagonalisables de Mn (K). Calculer D2 et D3 .
92. Montrer que toute matrice de Mn (C) est produit de matrices diagonali-
sables.
93. (***) Déterminer le sous-groupe de GLn (K) engendrés par les matrices
diagonalisables de GLn (K).
94. Soient A et B dans Mn (C) diagonalisables. Montrer que A et B sont
semblables si et seulement si :
∀k ∈ {1, . . . , n}, Tr(Ak ) = Tr(B k ).
Le résultat subsiste-t-il si on ne suppose plus A et B diagonalisables ?
95. Soit A une matrice diagonale de Mn (C). Donner une condition nécessaire
et susante pour que A soit semblable à une matrice de Mn (Q).
96. Soient A et B dans M2 (C) tels que, pour tout λ dans C, A + λB soit
diagonalisable. Montrer que AB = BA.
97. Soient m un entier ≥ 2, Em l'espace des fonctions de Z2 dans C qui sont
m-périodiques par rapport à chaque variable, Dm l'endomorphisme de
Em déni par :
∀u ∈ Em , ∀(p, q) ∈ Z2 ,
9. Pour K = C, on peut majorer la dimension de V par n. Ce résultat ( théorème de
Motzkin-Taussky ) est dicile.

14
Dm (u)(p, q) = 4u(p, q) − u(p, q − 1) − u(p, q + 1) − u(p − 1, q) − u(p + 1, q).
a) Déterminer une base propre de Dm .
b) Si Pm est le polynôme caractéristique de Dm , donner un équivalent
de ln(|Pm0 (0)|).

7 Trigonalisabilité
98. Trigonaliser :
 
  3 1 0 0
0 3 3  −4 −1 0 0 
A =  −1 8 6  et B=
 7
.
1 4 4 
2 −14 −10
17 −6 −1 0

99. Soit M dans Mn (R). On suppose M 2 triangulaire supérieure, de termes


diagonaux 1, 2, . . . , n. Montrer que M est triangulaire supérieure.
100. Produit tensoriel
Si A ∈ Mn (K) et B ∈ Mp (K) sont trigonalisables, montrer que A ⊗ B
est trigonalisable et déterminer son polynôme caractéristique.
101. Presque diagonalisabilité dans Mn (C)
Soient M dans Mn (C) et ε dans R+∗ . Montrer que M est semblable à
une matrice triangulaire supérieure dont les termes surdiagonaux sont de
module majoré par ε.
102. Déterminer les matrices A de Mn (R) telles que, pour toute P dans
GLn (R), P A soit trigonalisable.
103. (**) Caractérisation des matrices nilpotentes par la trace 10
Soit M dans Mn (C). Montrer que les conditions suivantes sont équiva-
lentes :
i) M est nilpotente,
ii) ∀j ∈ N∗ , Tr M j = 0,
iii) ∀j ∈ {1, . . . , n}, Tr M j = 0.
104. Quand [A, B] commute à A
a) Déduire de l'exercice précédent que, si A et B sont dans Mn (C) et α
dans C∗ et que l'on a AB − BA = αA, alors A est nilpotente.
b) Plus généralement, montrer que si AB − BA = C commute à A, la
matrice C est nilpotente.
105. Soient A et B dans Mn (C), C = AB − BA. On suppose :
AC = 0.

a) Montrer que pour tout k dans N∗ :


(AB)k = Ak B k .

b) Montrer que C est nilpotent. On pourra calculer la trace de C k pour


k dans N∗ .
10. Résultat classique et très utile.

15
106. Soient p dans N∗ , M dans Mn (C) telle que :
∀j ∈ {1, . . . , n}, Tr(M pj ) = 0.
Montrer que M est nilpotente.
107. Que dire d'une matrice M de Mn (C) telle que :

∀j ∈ {1, . . . , n}, Tr(M j ) = n?


108. Que disent les traces des puissances d'une matrice ?
Montrer que deux matrices A et B de Mn (C) ont même polynôme ca-
ractéristique si et seulement si :
∀k ∈ {0, . . . , n}, Tr(Ak ) = Tr(B k ).

109. Soient M ∈ Mn (Z) et p un nombre premier. Montrer : la congruence


Tr(M p ) ≡ Tr(M ) [p].

Indication. Soit M̄ la projection de M dans Mn (Fp ) ; trigonaliser M̄ dans


une extension adéquate de Fp .
110. Déterminer les M de GLn (Z) trigonalisables sur Q et telles que
|Tr(M )| ≥ n.

111. Soit A = (Ai,j )1≤i,j≤n dans Mn (C). Pour tout j on pose :


n
X
Sj = |Ai,j |.
i=1

a) On suppose que tous les Sj sont majorés par 1. Montrer que les valeurs
propres de A sont de module majoré par 1.
b) On note J l'ensemble des j tels que Sj soit non nul. Montrer que le
rang de A est majoré par
X |Aj,j |
.
Sj
j∈J

112. Déterminant d'une matrice à diagonale strictement dominante


Soit M = (Mi,j )1≤i,j≤n dans Mn (C) telle que
X
∀i ∈ {1, . . . , n}, |Mi,i | > |Mi,j |.
1≤j≤n
j6=i

Démontrer
 
n
|det(M )| ≥ |Mi,j | . 11
Y X
|Mi,i | −
 
i=1 1≤j≤n
j6=i

11. Ce résultat précise le théorème de Gerschgörin sur la localisation des valeurs propres.

16
113. (**) Minoration de la dimension du commutant
a) Si M est une matrice de Mn (C), montrer que le commutant C(M )
est de dimension ≥ n.
Indication. Supposer d'abord M = T triangulaire supérieure et considé-
rer l'application qui à une matrice triangulaire supérieure A de Mn (C)
associe AT − T A.
b) Étendre le résultat à un corps quelconque.
114. Une caractérisation des endomorphismes nilpotents
Soient u une endomorphisme du C-espace de dimension nie E . Montrer
que u est nilpotent si et seulement si, pour tout sous-espace non nul F
de E stable par u, l'induit de u sur F n'est pas inversible.
115. Soit A dans Mn (C). Pour z dans C de module assez petit, prouver

(−1)k−1 Tr(Ak )
+∞
!
det(In + zA) = exp
X
k
z .
k
k=1

116. Fonction ζ d'un graphe


Soient m ∈ N∗ , G un graphe non orienté dont l'ensemble des sommets
est VG = {1, . . . , m},
MG = (Mi,j )≤i,j≤m ∈ Mn (Z)

sa matrice d'adjacence : Mi,j = 1 si et seulement s'il existe une arête


reliant i et j .
a) Montrer que le nombre de chemins fermés de longueur n de G est
Nn (G) = Tr(MG n ).

b) La fonction ζ du graphe est dénie par


+∞
!
X Nn (G) n
ζG (z) = exp z .
n=1
n

Soit
ρ(M ) = max {|λ| ; λ ∈ σ(M )} ,
Montrer, pour z dans C de module strictement inférieur à 1/ρ(MG )
1
ζG (z) = .
det(In − zMG )
On démontrera que, pour z dans C de module strictement inférieur à 1
+∞ n
!
X z 1
exp = .
n=1
n 1−z

17
117. Dimension maximale d'un sous-espace de Mn (K) ne contenant que des
matrices nilpotentes 12
Soient K un corps de caractéristique diérente de 2, V un sous-espace de
Mn (K) dont tous les éléments sont des matrices nilpotentes.
a) Montrer que, pour A et B dans V , Tr(AB) = 0.
b) On note Tn++ (K) le sous-espace de Mn (K) constitué des matrices tri-
angulaires supérieures strictes, π le projecteur de Mn (K) sur Tn++ (K) pa-
rallèlement au sous-espace Tn− (K) des matrices triangulaires inférieures.
Montrer que V1 = Ker(π|V et V2 = {t M ; M ∈ π(V )} sont deux sous-
espaces du sous-espace Tn−− (K) des matrices triangulaires inférieures
strictes tels que
∀(M1 , M2 ) ∈ V1 × V2 , Tr(t M1 M2 ) = 0.
n(n − 1)
c) Montrer que la dimension de V est majorée par .
2
d) On prend V = {Ma,b ; (a, b) ∈ K2 }, où
 
0 a 0
Ma,b =  −b 0 a .
0 b 0

Montrer que V n'est pas cotrigonalisable.


118. (**) a) Soient U et V dans Mn (C) telles que :
χU = χV .

Montrer :

Tr(U 2 ) = Tr(V 2 ).
b) Soient A et B dans Mn (C). Montrer qu'il y a équivalence entre :
i) ∀M ∈ Mn (C), χAM +B = χAM ,
ii) B est nilpotente et BA = 0.
119. (***) Soient A et B dans Mn (C). Montrer qu'il existe P et Q dans
GLn (C) telles que P AQ et P BQ soient triangulaires supérieures.
120. a) À quelle condition la matrice
···
 
1 0 0 1
..
.
 
 1 1 0 
.. .. .. 
 
. . . 

 0 1
.. .. .. ..
 
. . . .
 
 0 
0 ··· 0 1 1
de Mn (F2 ) est-elle nilpotente ?
12. Résultat dû à Gerstenhaber (1959).

18
b) Soit
ϕ : Zn → Zn
.
x = (x1 , . . . , xn ) 7→ (|x1 − x2 |, |x2 − x3 |, . . . , |xn−1 − xn |, |xn − x1 |)
Montrer que l'on a équivalence entre :
i) ∀z ∈ Zn , ∃n ∈ N∗ , ϕ(n) (x) = 0,
ii) n est une puissance de 2.
121. Soit M dans Mn (K) telle que, pour toute partie non vide de {1, . . . , n},
la matrice (Mi,j )(i,j)∈I 2 soit non inversible. Montrer qu'il existe σ dans
Sn telle que Pσ M Pσ−1 soit triangulaire supérieure stricte.
122. Dimension des sous-espaces stables par un endomorphisme
Soit E un K-espace vectoriel de dimension nie n et f ∈ L(E).
a) On suppose χf scindé sur K. Montrer, si k ∈ {0, . . . , n}, que f a un
sous-espace stable de dimension k.
b) On suppose K = R et χf sans racine réelle. Montrer, si k ∈ {0, · · · , n},
il y a équivalence entre :
i) f a un sous-espace stable de dimension k,
ii) k est pair.
c) Si K = R, décrire en fonction de χf l'ensemble des k ∈ {0, · · · n}
tels que χf ait un sous-espace stable de dimension k. Que dire si n est
impair ?
123. Analogue réel de la trigonalisation
Soient E un R-espace vectoriel de dimension nie et u ∈ L(E). Montrer
qu'il existe une base e de E telle que M ate (u) soit de la forme :
∗ ··· ··· ··· ∗
 
λ1
.. ..
. .
 
 0 ∗ (∗) 
.. .. ..
 
. . .
 
 0 λn 
.. .. .. ..
   
a1 b1
. . . . .
 

 −b1 a1 
.. .. ..
 
. . . 
 

 (0) ∗ 
 
 ap bp 
0 ··· ··· ··· 0
−bp ap
Interprétation matricielle ?

8 Classes de similitude
124. (*) Similitude dans M2 (C)
Montrer que toute matrice
 de M2
(C) non diagonalisable est semblable à
λ 1
une matrice de la forme où λ ∈ C.
0 λ
125. Similitude dans M2 (K)
Montrer que deux matrices non scalaires de M2 (K) sont semblables si et
seulement si elles ont même polynôme caractéristique.

19
126. Montrer que deux matrices de rang 1 de Mn (K) sont semblables si et
seulement si elles ont même trace.
127. Matrices carrées de taille 2 sur un corps ni
Soit K un corps nie de cardinal q Dans M2 (K) dénombrer :
a) les matrices diagonalisables,
b) les matrices trigonalisables,
c) les matrices nilpotentes.
d) les classes de similitude.
128. Classes de similitude dans M2 (R)
Soit M dans M2 (R) sans valeur propre réelle. Montrer que M est sem-
blable à une unique matrice de la forme
 
a −b
, avec(a, b) ∈ R × R+∗ .
b a
129. (**) Soit A dans Mn (C) non nilpotente. Montrer que l'ensemble des
complexes λ tels que A soit semblable à λA est ni de cardinal au plus
n.
130. Pour M dans M2 (C), soit E(M ) l'ensemble des A de M2 (C) semblables
à M et commutant à M . Déterminer les M telles que E(M ) soit ni. 13
131. Produit de deux symétries en dimension 2
Montrer, si M ∈ M2 (C), qu'il y a équivalence entre :
i) il existe A et B dans M2 (C) telles que A2 = B 2 = I2 et M = AB ,
ii) la matrice M est inversible et semblable à son inverse. 14
132. (***) Lemme de Brauer
Soient σ et σ 0 dans Sn . Montrer que σ et σ 0 sont conjuguées dans Sn si
et seulement si Pσ et Pσ0 sont semblables dans GLn (C).
133. Soient A et B dans M2 (C) telles que AB = BA. Montrer que soit A ∈
C[B], soit B ∈ C[A]. Cette propriété reste-t-elle vraie dans M3 (C) ?
134. (**) Matrices complexes diagonales semblables à une matrice entière
Soit D dans Mn (C) diagonale. À quelle condition existe-t-il une matrice
de Mn (Q) semblable sur C à D ? Même question en remplaçant Q par
Z.
135. Combien y-a-t-il de classes de similitude de matrices A de Mn (K) telles
que
Im(A) ⊂ Ker(A − In ) ?
136. Soient A et B dans GL2 (K) telles que A et B commutent à C = ABA−1 B −1 .
Montrer : C = ±I2 .
137. Soit M dans SL2 (R). Démontrer qu'il existe une matrice S de M2 (R),
symétrique et non nulle, telle que 15 :
t
M SM = S.
13. Le lecteur courageux (et connaissant la réduction de Jordan) pourra résoudre l'exercice
en dimension n.
14. Même commentaire que pour l'exercice précédent.
15. Ce résultat signie qu'un endomorphisme de déterminant 1 d'un plan vectoriel réel
préserve une forme quadratique non nulle. Il est facile de voir que cet énoncé est faux en
dimension supérieure ou égale à 3, par exemple en déterminant les matrices diagonales de
Mn (R) telles qu'existe S dans Mn (R) symétriques et non nulles vériant t M SM = S.

20
9 Équations matricielles
138. Résoudre dans M2 (R) les équations
   
2 0 1 2 1 0
M = , M = , M 2 = I2
0 0 0 0

139. Résoudre dans M2 (C) :


 
1 1
M2 + M = .
1 1

140. Soient E un C-espace vectoriel de dimension nie, u un endomorphisme


diagonalisable de E et P ∈ C[X] non constant.
a) Montrer que l'ensemble L = {v ∈ L(E), P (v) = u} est non vide.
b) Si | Sp u| = n, montrer que L est ni.
c) On suppose que P = X 2 . Calculer le cardinal de L si | Sp u| = n, et
montrer que L est inni si | Sp u| < n.
141. (**) Si E est un R-espace vectoriel de dimension nie et u ∈ L(E) est
diagonalisable, à quelle condition existe-t-il v ∈ L(E) tel que v 2 = u ?
142. (**) Soient A et B dans Mn (K) telles que : A3 = B 3 .
a) Si K = R et si A et B sont diagonalisables, montrer : A = B .
b) Le résultat subsiste-t-il si K = C ? si K = R et si on ne suppose pas A
diagonalisable ?
143. Matrice sans racine carrée dans Mn (K)
Si J ∈ Mn (K) est nilpotente d'indice n, montrer que l'équation X 2 = J
d'inconnue X ∈ Mn (K) n'a pas de solution dans Mn (K).
144. (**) Soit D l'endomorphisme de dérivation de R[X]. Existe-t-il un endo-
morphisme T de R[X] tel que T 2 = D ?
145. Résoudre dans M3 (K) l'équation
 
0 0 1
M2 =  0 0 0 .
0 0 0

146. Soit u un endomorphisme diagonalisable du K -espace vectoriel de dimen-


sion nie E . Déterminer la dimension de
{v ∈ L(E) ; v ◦ u = −u ◦ v}.

21

Vous aimerez peut-être aussi