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Le document traite des propriétés physiques des fluides, définissant un fluide comme un milieu matériel continu, déformable et capable d'écoulement. Il aborde des concepts tels que la masse volumique, la compressibilité, la viscosité et les forces agissant sur les fluides, en distinguant entre fluides parfaits et réels. Des applications pratiques et des méthodes de mesure de la viscosité sont également présentées.

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Le document traite des propriétés physiques des fluides, définissant un fluide comme un milieu matériel continu, déformable et capable d'écoulement. Il aborde des concepts tels que la masse volumique, la compressibilité, la viscosité et les forces agissant sur les fluides, en distinguant entre fluides parfaits et réels. Des applications pratiques et des méthodes de mesure de la viscosité sont également présentées.

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Propriétés physiques des fluides

Qu’est-ce qu’un fluide

C’est un milieu matériel :

continu ; ses propriétés varient d’une façon continue, propriétés


considérées comme caractéristiques non d’un point sans volume mais
d’une particule, volume de fluide extrêmement petit autour d’un
point géométrique ; par exemple, on affecte à chaque point P, pour
chaque instant t, une masse volumique ρ représentative de la
population des molécules intérieures au volume dV de la particule ;
déformable (il n’a pas de forme propre) ; les molécules peuvent
facilement glisser les unes sur les autres ; cette mobilité fait que le fluide
prendra la forme du récipient qui le contient ;

qui peut s’écouler ; mais tout fluide peut s’écouler plus ou moins
facilement d’un récipient à un autre ou dans une conduite : des forces de
frottements qui s’opposent au glissement des particules de fluide les
unes contre les autres peuvent apparaître car tout fluide réel a une
viscosité.
L’état fluide englobe deux des trois états de la matière : le
liquide et le gaz. Les liquides et gaz habituellement étudiés
sont isotropes, c’est-à-dire que leurs propriétés sont
identiques dans toutes les directions de l’espace.
Masse volumique
Considérons un milieu continu fluide à l’intérieur d’un volume V, et soit dV
un volume élémentaire défini autour d’un point M du volume V. Désignons
par dm la masse de fluide contenue dans le volume dV. Le rapport ρ=dm/dV
représente la masse volumique moyenne du fluide contenu dans le volume
dV.
On définit la masse volumique au point M par :

La masse m du fluide contenue dans le volume V est alors :


Les liquides sont caractérisés par une masse volumique relativement
importante ;

Pour les gaz, la masse volumique dépend de la température et de la


pression.
Densité

Dans le cas des liquides en prendra l’eau comme fluide de référence.


Dans le cas des gaz on prendra l’air comme fluide de référence.
Compressibilité

La compressibilité traduit la diminution de volume en réponse à un


accroissement de pression. Pour quantifier cet effet on introduit le
coefficient de compressibilité isotherme défini par :

Où : v= 1/ρ est le volume massique (m3/kg).

Un accroissement de pression entraîne une diminution de volume, et


inversement ; d’où la nécessité de mettre un signe moins devant le
coefficient de compressibilité.
Ordres de grandeur des compressibilités

Pour les gaz parfaits, on déduit de l’équation d’état des gaz parfaits :

1 v
Pour les liquides on suppose : 
v p

Application : Calculez la pression à exercer sur un liquide tel que


l’eau pour observer une variation de volume de 1 pour 1000.
1 v 1 v
  p 
v p v 
1 1 1
v   
1001 1000 1000x1001
1
1 1000x1001
p  10
 22.7 10 Pa
5

1000  4.410
Relation entre masse volumique et compressibilité

Le volume (et donc la masse volumique) peut varier sous l’effet de la


pression ou de la température. En plus du coefficient de
compressibilité isotherme, on définit donc un coefficient de
dilatation thermique à pression constante :

Dans un fluide en mouvement les trois grandeurs p, v = 1/ρ et T ne


sont pas uniformes et l’équilibre thermodynamique n’est réalisé
que localement, à l’échelle de la particule. L’équation différentielle
d’état :
peut être transformée en faisant apparaître les deux coefficients χ et α :

Nous n’étudierons que des écoulements de liquides ou de gaz dans


lesquels la température peut être considérée comme constante (dT =
0). L’approximation suivante sera donc faite :

Liquide = fluide incompressible (χ = 0) ⇒ ρ = cte : fluide isovolume (dv = 0)

En pratique, il est raisonnable de dire qu’un fluide est isovolume si Δρ /ρ ≤ 4 %


au cours de son mouvement. La variation pour l’eau est Δρ /ρ = 5 10-4 pour
une variation de température ΔT = 1 K et Δρ/ ρ = 2 10-4 pour une variation de
pression Δp = 1 bar. On peut donc souvent traiter l’eau comme un fluide
incompressible et utiliser dans les équations du mouvement une masse
volumique ρ = cte.
Viscosité

La viscosité d’un fluide est la propriété qui exprime sa résistance à une


force tangentielle. La viscosité est due essentiellement à l’interaction
entre les molécules du fluide.

Loi de viscosité de Newton


La loi de viscosité de Newton, établie pour un écoulement bien
ordonné où les particules fluides se déplacent en lignes droites et
parallèles.

La contrainte tangentielle de cisaillement  sur un élément de surface dS

tangent à la direction de l’écoulement, est proportionnelle à la


dérivée de la vitesse suivant la direction normale à dS
dV

dn
Où  est le coefficient de viscosité dynamique du fluide

La force de frottement sur dS s’écrit alors : dF  dS


Unité de 
Système CGS : le Poise (P ou Po) 1 Poise = 102 centipoise (cP) = 1 g/cm/s
Système SI : le Poiseuille (Pl) 1 Poiseuille = kg/m/s = Pa.s = N.s/m2 = 10 Poises

Le coefficient de viscosité  est beaucoup plus important pour les


liquides que pour les gaz. Il varie avec la pression. La viscosité du fluide
varie aussi avec la température.

- Viscosité cinématique

Elle est définie par le rapport : 

Système CGS : le Stokes (St) 1 St = 1 cm2/s
Système SI : le m2/s 1 m2/s = 104 St = 106 cSt
Mesurage de viscosités
Viscosimètre d'Ostwald

On mesure la durée d'écoulement t d'un volume V de liquide à travers un


tube capillaire. On montre que la viscosité cinématique ν est
proportionnelle à la durée t. Si on connaît la constante de l'appareil (K)
fournie par le constructeur : ν = K·t
Si on ne connaît pas cette constante, on la détermine préalablement à
l'aide de l'eau.
Viscosimètre à chute de bille ou viscosimètre d'Hoepler

Une bille sphérique tombe lentement


dans un tube bien calibré renfermant le
liquide visqueux. On mesure la durée t
que met la bille pour parcourir une
certaine distance. On montre que la
viscosité dynamique η est
proportionnelle à la durée t : η = K·t
Viscosimètre rotatif ou viscosimètre de Couette

Un cylindre plein (A) tourne à vitesse constante


dans un liquide contenu dans un récipient
cylindrique (B) ; celui-ci, mobile autour de son axe
de révolution, est entraîné par le liquide. Un
ressort, exerçant un couple de torsion après avoir
tourné d'un angle α, retient (B) en équilibre.
On montre que la viscosité dynamique η est
proportionnelle à l'angle α :
η = K·α
Application 1 :

Un bloc cubique, de poids 1 kN et de coté 200 mm, glisse sur un plan incliné
lubrifié. Le film d’huile a une épaisseur e=0.005 mm et une viscosité dynamique
 = 7 10-2 P. Calculer la vitesse finale du bloc.
F
On a F  S donc 
S
F  P sin 20

P sin 20 103 sin 20


   8.55103
0.2 * 0.2 0.04
e 8.55103 x0.005103
V  3
 6.11m / s
 710
Application 2 :

L’eau s’écoule dans un tube cylindrique avec un profil de vitesse parabolique :

u
a
4

R 2  r2 
avec a une constante, R rayon du tube et  la viscosité de l’eau.
1/ calculer la contrainte de cisaillement sur la paroi.
2/ calculer la force de frottement sur une longueur L du tube.
1/
 a 
d
4

R 2  r2 

du
     ar
dr dr 2
aR
Pour r=R : 
2
2/
Pour une longueur L la surface latérale du cylindre est S=2RL

aR
F  S  2RL  aR 2 L
2
Fluide parfait et fluide réel
Fluide parfait (idéal)

- Un fluide parfait ne subit des parois que des forces normales et


n’exerce que des pressions normales.

- Il n’existe aucune force s’opposant au glissement des particules les


unes sur les autres et le long des parois.

Fluide réel
En réalité la déformation du fluide s’accompagne d’une résistance
s’opposant au glissement des couches fluides les unes sur les autres
et le fluide réel est dit visqueux. Contrairement aux forces de
frottement entre solides, les forces de viscosité sont fonctions du
gradient de vitesse et s’annulent avec ce dernier.
Forces appliquées à un milieu fluide

L’un des buts de la mécanique étant de définir la position ou le


mouvement des particules matérielles sous l’action des forces
qui les sollicitent, il faut donc définir le genre de forces que nous
aurons à considérer en mécanique des fluides.
Force de volume : force de pesanteur
Les champs de force (de pesanteur, magnétique, électrique, etc.)
exercent sur les particules fluides des actions à distance qui sont
proportionnelles aux volumes des particules. Ce sont les forces de
volume.

15:45 23
Considérons un petit volume élémentaire dV et soit dF la force élémentaire
qui s’exerce sur dV. On désigne par force volumique f (ou densité de force
par unité de volume) la limite, si elle existe, de la quantité :

La densité des forces exercées par la gravité sur un milieu continu est
l’un des exemples les plus classiques. C’est celle qui interviendra dans
nos problèmes

Par conséquent, la densité volumique de


force à laquelle est soumis le fluide est f = ρg.
Forces de surface

Les forces de surface ou de contact : elles sont proportionnelles à


la surface. On les note :

   
df S  TdS et f S   TdS

Pression en un point d’un fluide au repos

En tout point d'un fluide existe une certaine pression. Soit un point M
dans un fluide. Si on considère une surface imaginaire dS passant par
M, la résultante de toutes les forces dues aux chocs sur dS des
particules de fluides en mouvement désordonné est perpendiculaire à
cette surface dS et on peut écrire :
n
  M
df  p n dS dS


n étant le vecteur unitaire de la normale à dS orienté vers l'extérieur.
Cette force df dépend évidemment de la surface dS envisagée, mais la
pression pM au point M du fluide ne dépend pas de dS (indépendante
de l’orientation autour de ce point).

Unités normalisées de pression :


Dans le système SI : le Pascal 1 Pa = 1 N/m2
Le multiple recommandé est le bar 1 bar = 105 Pa
La pression atmosphérique est : pa = 1 atm = 1,01325 bar
Dans le système CGS : le barye 1 barey = 1 dyne/cm2 = 10-1 Pa
Unités industrielles :
Le millimètre d’eau : 1 mm d’eau = 9,81 Pa
Le millimètre de mercure : 1 mmHg = 13,595 mm d’eau = 133,3 Pa
1 m d’eau = 9810 Pa
10 m d’eau = 98100 Pa  105 Pa = 1 bar
1 atm = 10,33 m d’eau
Equations générales de la statique des fluides
Equation fondamentale de la statique des fluides
z M

F

p1 dz y

dx
p2 dy
x
Variation de la pression suivant Ox
p dy p dz
p1  p  
y 2 z 2
p p dy p dz
p2  p  dx  
x y 2 z 2

p
p1  p 2   dx
x
Le fluide étant en équilibre, on peut écrire pour P la loi de Dalembert

 f ext  0

Dans notre cas les forces extérieures sont la force massique F et les
forces de pression. En projetant l’équation de Dalembert suivant Ox,
nous obtenons

 p1  p2 dydz  Xdxdydz  0   p dxdydz  Xdxdydz  0


x
p
 X
x
On répète la même procédure suivant Oy et Oz. On obtient après
simplification et en faisant tendre dx, dy et dz vers zéro :
 p
 x  X

 p  
  Y  grad p  F
 y
 p
  Z
 z

C’est Equation fondamentale de la statique des fluides :

Dans ce qui suit, on considère seulement le cas des fluides incompressibles

 p  p  p 
grad p  i j k
x y z
Statique des fluides incompressibles pesants

p   
 0 
z
g
x
p   p  pz  y
 0   dp  dz  0 O
y  
x

p 
 g  
z 

C’est l’équation fondamentale de la statique des fluides pesants. Pour


intégrer cette équation il faut connaître la loi    p , z ,T 

Dans le cas des fluides incompressibles (liquides)   Cte


L’équation fondamentale intégrée entre deux points d’un même fluide
z1 , p1  et z 2 , p2  s’écrit alors :

p2  p1  z1  z 2 
La différence de pression est égale au poids d’une colonne de liquide ayant
pour base l’unité des sections et pour hauteur la différence des côtes.

Pression motrice

L’intégrale générale de l’équation fondamentale s’écrit :

p  z  Cte  p 

La pression p*, appelée pression motrice, tient compte de la pression


proprement dite et de l’influence du poids du liquide.
Hauteur ou côte piézométrique

La relation fondamentale peut s’écrire :


p
 z  Cte  H

p  : la hauteur représentative de la pression au point considéré


z : la côte
H : la hauteur ou la côte piézométrique au point considéré

p1 p2
 
H

z1 Extrémité du tube fermée


z2
Pression absolue et pression effective

z
L’équation fondamentale écrite entre un Plan de charge hydrostatique

point Az a , p a  de la surface libre et un point p



pa

A
M z , p  de profondeur h donne :
Surface libre

p  p a  z a  z   p a  h M

C’est la pression absolue qui est toujours positive.

On appelle plan de charge hydrostatique absolue un plan fictif situé au


dessus de la surface libre à une distance p . Ce plan est l’origine des
pressions absolues.
La pressionp  p a  h , c'est-à-dire la pression au-dessus de la pression
atmosphérique, est la pression effective ( p eff  p  p a ). La surface libre est
l’origine des pressions effectives.

La pression effective peut être positive ou négative. La valeur maximale


négative correspond à la pression absolue 0 c'est-à-dire peff   pa ou
p eff pa p eff
 (pour l’eau  10,33 m ).
  

La hauteur h   p  pa   est la hauteur statique équivalente ou hauteur de pression.


Lorsque la pression effective est négative, on l’appelle pression du vide.
Surfaces isobares

Les surfaces isobares sont définies par


dp  0

dz  0 c'est-à-dire z=Cte

Les surfaces isobares sont donc des surfaces planes horizontales.

La surface libre est donc horizontale car p  pa


Mesure de pression

Baromètre : pression atmosphérique

Une lecture directe du niveau du mercure dans le


tube donne la pression atmosphérique en hauteur
(de mercure) qui peut être convertie en unités
usuelles.
pa   Hg h
Tube piézométrique

Un tube est relié aux parois du récipient (ou


conduit) dans lequel se trouve le liquide; ce
dernier peut ainsi monter dans le tube. En
déterminant la hauteur à laquelle le liquide
s’élève, on obtient la pression dans le
h

récipient (ou conduit). Un tel appareil est


connu sous le nom de piézomètre.
p A  p a  h

App : Le récipient contient de la glycérine (d =1,262) sous pression.


Trouver la pression effective au point A si le tube indique une hauteur de
1,04 m.
Tube en U

Si la pression est importante on utilise un


tube en U (manomètre) contenant du
mercure. Lorsqu’on l’utilise, on a
généralement à une extrémité du tube une
pression connue (qui peut être la pression
atmosphérique) et on mesure la pression
inconnue appliquée à l’autre extrémité.
Pour calculer la pression en A due à la
dénivellation du mercure dans le tube en U
représenté dans la figure 1.10 on peut
procéder comme suit en utilisant
l’équation (1.23)

p A   H 2O z A  p B   H 2O z B 
 p A  p a   Hg z D  z C    H 2O z A  z B 
p B  p C même niveau  
  soit
p C   Hg z C  p D   Hg z D 
 p A  p a   Hg h2   H 2O h1
pD  pa 

p A  p a  13600 9;81 3,8  3  1000 9;81 3,6  3  100847 Pa


De cette démonstration, on déduit la méthode pratique suivante :

Pour calculer la pression en un point d’un fluide à l’aide d’un manomètre


différentiel à deux ou plusieurs liquides, on part d’une pression de
référence, par exemple la pression atmosphérique, et on ajoute ou on
retranche le poids du liquide par unité de section selon que le
déplacement dans le liquide considéré se fait vers le bas ou vers le haut.
Manomètre différentiel

Dans certains cas, on désire connaître


uniquement la différence de pression entre
les deux extrémités du tube manométrique
plutôt que chacune d’entre elles. Le
manomètre donnant cette différence de
pression se nomme manomètre différentiel

Lorsque la différence des côtes h piézométriques est grande ou petite


(figure 1.11), on utilise un manomètre différentiel à deux liquides, pour
lequel on a :  p1   p2  '   '
h    z1     z2   h
      
D’après la méthode pratique précédente on peut écrire :

p1  p 2  h 2   ' h '  h1  p1  p 2   ' h '  h 2  h1 


 
h 2  h1  h '  z1  z 2   p1  p 2  z1  z 2    '   h '

En divisant par  , on obtient :

p1 p 2 '   '
  z1  z 2   h
  

D’où la formule d’un manomètre différentiel :

'   '
h h

PA  PC  eau x

PC  PD  0,8

PB  PD  eau x  0,8  1.7 

PA  PB  PC  PD  eau x  x  0,8  1.7 


PC  PD   0,8

PA  PB   0,8  eau 0,9

PA  PB  eau 0,9
   134124,75
0,8  134124,75
   13600
g 9,81
Application : Fluides incompressibles

Principe de Pascal

Soit deux points d’un fluide incompressible.

p2  p1  z1  z 2 

Supposons que, sans troubler l’équilibre, on puisse faire varier la pression p1 en M1


qui deviendra p1  p1

En M2 la pression deviendra p2  p2

 p2  p2    p1  p1   z1  z 2 

En comparons ces deux equations il vient p1  p2


D’où l’énoncé du principe de Pascal :

Dans un liquide en équilibre, les variations de pressions se transmettent


intégralement à tous les points de la masse liquide.

Le principe de pascal trouve ses applications dans les systèmes de


transmission hydraulique tels que les presses hydrauliques, les freins
hydrauliques et les vérins hydrauliques.

f F S
p    F f
s S s
Une quantité de mercure est versée dans un tube de
diamètre uniforme occupe une longueur de 375 mm
du tube. Un volume égal d’eau est versé dans la
branche gauche du tube.
On demande de localiser la surface libre de l’eau et
du mercure par rapport à la branche horizontale du
tube et de déterminer la pression maximale dans le
tube. On donne d (Hg) = 13.6
Calcul de pression sur les surfaces immergées dans
un liquide

Les forces hydrostatiques sur une surface proviennent des forces de


pressions du fluide agissant sur cette surface. Il convient, donc dans un
premier temps, de caractériser la pression du fluide sur une surface.
Pour cela, on a besoin de :

- l’intensité : la pression dépend de la profondeur h du liquide,


- la zone d’application : la pression s’applique sur une surface (ds),
- la direction : la pression est toujours perpendiculaire à la surface
d’application.
Le calcul des forces hydrostatiques sur une surface quelconque plongée
dans l’eau, consiste à déterminer les trois caractéristiques suivantes :

- l’intensité de la force de pression qui s’applique sur la surface ds,

- le point d’application de cette force,

- sa direction.
Paroi plane en position inclinée:

G(xG,yG) est le centre de gravité de


la section

L’intensité de la force résultante


agissant sur la surface S est
définie par :

F   dF    p  pa ds   hds   hds  hG S  pGeff S


S S S S

hG : hauteur d’eau du centre de gravité de la paroi immergée,

S : surface de la paroi immergée.


Le point d’application de la force résultante des pressions P(xp,yp) est
appelé : centre de pression ou de poussée (Généralement P≠G). La
position de ce point est définie par la position du barycentre des surfaces
élémentaires (ds) pondérées par la pression sur chaque surface, ce qui
revient à calculer le moment équivalent des forces de pression, c’est-à-
dire: calculer les moments par rapport à Ox et Oy.

•Moment / Ox :

 sin I xx
Fy P   ydF   yhds   sin   y 2 ds   sin I xx  y P 
S S S F
Ixx : est le moment quadratique de S par rapport à Ox. D’aprés le théorème
d’Huygens
2  sin I Gx  sin I Gx
I xx  yG S  I Gx  y P  yG   y P  yG 
F F

IGx : est le moment quadratique de S par rapport à l’axe Gx. De


même on peut écrire :
I
hP  hG  Gx sin 2   hG
hG S
•Moment / Oy :

 sin I xy
Fx P   xdF   xhds   sin   xyds   sin I xy  x P 
S S S F

Ixy : est le moment produit(ou produit d’inertie) de S par rapport à Ox et Oy.


15:46 54
Il s’agit donc d’un torseur-vecteur. L’axe central détermine le centre de poussée G0 de
cote z0, situé toujours sous G :

15:46 55
60 kN
B
Surface libre D

h1
F
h
E
60°
A

15:46 56
Surface de la partie immergée :
4
S  2 AD  h  2,309h m 2
3
Position du centre de la partie immergée :
h 60 kN
h G   0,5 h B
2
Surface libre D
Force totale sur le barrage :

F  gSh G  11,326 h 2 kN h1
F
Le centre de poussée est situé à : h

I G sin 2  60°
h1   hG
h GS A

2 AD 3
Avec : IG   0,2566h 3
12

15:46 57
0,2566h 3 x sin 60
2
h1   0,5 h  0,667 h m
2,309 h x 0,5 h

La somme des moments des forces au point A est nulle :

F x AE  60 x AB

60 kN
11,326 h x 0,384 h  60 x 6
2
B

60 x 6 Surface libre D
h 
3
 82,774
11,326 x 0,384
h1
h=4,36 m F
h
E

60°
A
15:46 58
Paroi à surface gauche ou courbe:
Z

dF  pM ds cos   pM dS x


  x
dF  dFy  pM ds cos  pM dS y Surface libre Y
O

dFz  pM ds cos   pM dS z
Mz Mx
dSz
dSx
h
 
dF  pNds
X My
M
dSy ds
S

 F  dF  pM dS x   pM x dS x  pGx S x


 x S x M S M S x
 
F   F y   dFy  
S M S
pM dS y  
M S y
 
p M y dS y  pGy S y

 F  dF 
 z S z M S pM eff dS z  M S hdS y  
Fx z C   zdFx   z M  pM dS x   z M x  pM x dS x  Fx z C x
S M S M x S x

* Théorème 1 :
Soit un fluide au repos dans un réservoir quelconque, la poussée Fx
sur une paroi S dans une direction horizontale quelconque Ox est
identique (résultante et ligne d’application) à la poussée s’exerçant sur
la projection Sx de cette paroi sur un plan vertical Oyz perpendiculaire
à la direction horizontale considérée.
* Théorème 2 :
La poussée Fz sur une paroi S, dans la direction verticale Oz est égale au
poids de la colonne liquide verticale, s’appuyant sur le contour de la paroi,
limitée vers le bas par la paroi et vers le haut par la surface libre. Fz passe
par le centre de gravité de cette colonne.
Application : Calculer en grandeur et en
 Fz
position la résultante des forces de
pression sur la vanne cylindrique  R
FxX F
représentée sur la figure ci-contre
(largeur 1m).
Vanne
Z cylindrique
 R 2 
Fz  V    h1 R  
 4 

 R  R2   Fz
Fx  hG S    h1   R    h1 R  
 2  2 
 R
 R 2   R 2  F
  h1 R    h1 R   FxX

tg  z  
F 4   4 

Fx  R2   R2 
  h1 R    h1 R   Vanne
 2   2  Z cylindrique
Poussée d’Archimède

Analysons ce qui se passe du point de vue de l’équilibre mécanique sur


un flotteur, c’est à dire réfléchissons aux forces auxquelles il est soumis.
Tout d’abord le flotteur est soumis à son propre poids, dirigé vers le bas et
d’intensité m· g. Mais le poids n’est pas la seule force, sinon le flotteur
coulerait. Il est donc soumis à une force dirigée en sens inverse du poids
(donc vers le haut) et égale en intensité pour assurer l’équilibre des forces.
Cette force est appelée Poussée d’Archimède. Le principe d’Archimède permet
de relier l’intensité de cette poussée au volume de flotteur immergé et à la
masse volumique du liquide. L’énoncé traditionnel du principe d’Archimède
est le suivant :

Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée verticale dirigée vers le
haut dont l’intensité est égale au poids de liquide déplacé. Il est toutefois
possible d’en donner une présentation plus simple. Ainsi, si l’on appelle Vimm.
le volume de la partie du flotteur qui est immergée dans le liquide, alors
l’intensité A de la poussée d’Archimède s’exprimera de la façon suivante :
A = liquide ·g ·Vimm

Pour que le flotteur soit en équilibre, c’est à dire pour qu’il flotte, il faut que la
poussée d’Archimède soit égale en intensité au poids du flotteur. Or le poids
du flotteur vaut m f lotteur ·g. On aura donc :

m f lotteur ·g = liquide ·g ·Vimm

En remplaçant m f lotteur par f lotteur ·V f lotteur, on obtient :

f lotteur ·g ·V f lotteur = liquide ·g ·Vimm.


Le volume immergé Vimm. est toujours plus petit que le volume total du flotteur
V f lotteur. Par conséquent, pour que la précédente relation soit satisfaite et que le
flotteur flotte, il faut que la masse volumique du flotteur soit plus faible que
celle du liquide.

Une poutre en bois (d = 0.64) de dimensions (140 mm) x (140 mm) x (5 m )est
articulée en A. Calculer la longueur L immergée de la poutre et l’angle

eau
P
Cinématique des fluides
Particule fluide

La particule fluide est choisie comme entité élémentaire


permettant une description complète des écoulements ; il s’agit
d’un « paquet » de molécules entourant un point donné qui se déplace
avec le fluide. La particule fluide est caractérisée du point de vue
thermodynamique par sa masse volumique ρ, sa pression p et sa
température T. Pour l’étude du mouvement, on introduit la position et
la vitesse de la particule qui se translate, tourne sur elle-même et se
déforme quand elle s’écoule.
Description de Lagrange et trajectoire

Cette description de l’écoulement consiste à suivre une particule


donnée au cours de son mouvement au sein du fluide. C’est
l’évolution de la position des particules qui permet la description du
mouvement.
À chaque instant, correspond une position de P. Les coordonnées Xi(t)
de la particule P sont appelées variables de Lagrange. Le vecteur
vitesse instantanée de la particule P est :

Ainsi, le lieu géométrique des positions successives occupées par


une particule, lorsque t varie, constitue ce qu’on appelle la
trajectoire de cette particule.
Pour visualiser les trajectoires fluides, on injecte par exemple un
colorant en un point de l’écoulement qui, à l’instant t0, marque le point
P et on suit l’évolution du colorant en fonction du temps. On peut
également injecter de fines particules métalliques, chacune s’identifiant
à une particule fluide, et photographier l’écoulement pendant un temps
suffisamment long. On observe les trajectoires décrites par ces
particules sous forme de traits continus.
Analytiquement, dans un repère cartésien, les trajectoires sont définies
par les coordonnées X1, X2, X3 de la particule en fonction du temps et des
conditions initiales à la date t0.

La trajectoire de la particule se situant en M0 à l’instant t = 0 est


solution de l’équation différentielle :
Description d’Euler et lignes de courant

Concept de champ

Le concept de champ est extrêmement important dans l’étude de la


mécanique des fluides, comme il l’est dans les autres théories des champs
comme en électricité et en magnétisme, en mécanique du solide et en
transport de chaleur et de masse.

Le champ de vitesse donne l’intensité et la direction de la vitesse


en chaque point (x,y,z) à chaque instant.
Description d’Euler

En mécanique des fluides, on ne s’intéresse généralement pas à la trajectoire


individuelle des particules. Ce qui intéresse, c’est de savoir comment varie la
vitesse en tout point de l’écoulement à tout instant (champ de vitesse).

Définition : La description Eulérienne correspond à observer la


vitesse d’une particule fluide à un instant donné pour une
position fixe

Les 3 projections sur un système d’axes cartésien de la vitesse…………


de la particule fluide qui passe à l’instant t au point M sont appelées
variables d’Euler.
La vitesse du fluide en ce point M, à l’instant t est :
15:46 76
Ligne de courant : En régime stationnaire, on appelle ligne de courant la
courbe suivant laquelle se déplace un élément de fluide. Une ligne de
courant est tangente en chacun de ses points au vecteur vitesse du
fluide en ce point.

Tube de courant : Ensemble de lignes de courant s'appuyant sur une


courbe fermée

Filet de courant : Tube de courant s'appuyant sur un petit élément de surface ∆S.
La section de base ∆S du tube ainsi définie est suffisamment petite pour que la
vitesse du fluide soit la même en tous ses points (répartition uniforme)

15:46 77
Écoulement permanent

Un écoulement est dit permanent (ou stationnaire) lorsque toutes les


grandeurs caractéristiques du mouvement sont invariables dans le temps
(vitesse, masse volumique, pression, température, etc.) ce qui se traduit
symboliquement par :
Mouvement permanent ⇔

Vitesse - Débits
Profil de vitesse

Le profil de vitesses donne la norme et la direction de la vitesse en fonction de la


position dans l’écoulement, en fonction de l’éloignement de la paroi, ou à
l’intérieur d’un tube de courant par exemple :
- Pour des fluides parfaits, la vitesse est constante sur toute la section.
- Pour des fluides réels, la vitesse est quasi-nulle sur la paroi et maximale
au centre.
Simplification

Dans de nombreux cas, on peut définir une vitesse moyenne sur la


section, et considérer que cette vitesse moyenne est celle en tout point
de la section. Cette façon de raisonner, quand elle est réalisable, permet
alors de considérer un écoulement unidimensionnel, sans variations
transversales (tuyaux, conduites, canaux…).

Exemple : Vitesse moyenne pour un profil de vitesses parabolique


dans un tube :
Débits

En appelant « dV » et « dm » respectivement le volume élémentaire et la


masse élémentaire traversant une section donnée S pendant le temps
élémentaire « dt », on définit :

- le débit volumique :

Rq : Si la section S de l’écoulement est constante, on a alors :


- le débit massique :

Rq : Pour un fluide incompressible (ρ= cte), dans une section S constante,


ce débit devient :

Application : Ecoulement d’un fluide réel dans un tube

En considérant l’écoulement dans un tube de section R, et en reprenant le


profil de vitesse parabolique d’un fluide réel, on vérifie que :
Conservation de la masse

Dans le mouvement d’un fluide s’écoulant à la vitesse Vr, s’il n’y a ni


accumulation de matière (pas de condensation, évaporation…), ni
apparition de matière (pas de tuyau raccordé…), la matière se
conserve :
Dans le cas d’un écoulement unidimensionnel, on peut appliquer cette
relation sur un tube de courant élémentaire associé à l’écoulement
limité par sa section d’entrée dS1 , sa section de sortie dS2 et sa section
latérale dSL.

La conservation de la matière se traduit par :

En intégrant sur tous les tubes de courant traversant la section S1 de


l’écoulement et aboutissant sur la section S2 , on obtient :
Il y a donc conservation du débit massique dans l’écoulement

Dans le cas de fluides incompressibles, comme la masse volumique


reste constante dans l’écoulement, on a donc ρ1=ρ2
Le raisonnement sur les tubes de courant donne donc dans ce cas :

Il ya donc dans ce cas conservation du débit volumique

(Le débit massique est conservé, mais le débit volumique ne l’est que si le
fluide est incompressible )
Conservation de l’énergie

Considérons un système fluide en mouvement et


désignons par :
-E l’énergie stockée dans le système
-Q la quantité de chaleur fournie au système
-W le travail effectué par le système sur le milieu
extérieur.

Le premier principe de la thermodynamique s’exprime par :


dE dQ dW
 
dt dt dt
V2
Posons : E   ed où e   gz  u est l’énergie stockée par unité de
 2
masse, u est l’énergie interne. Le théorème du transport de Reynolds
conduit à : dE d   dQ dW

dt dt  ed  
t 
e d   SeV n dS 
dt

dt

  V 2
  V 2
  t dQ dW
   gz  u d     gz  u V ndS 
t   2  
S 2


dt dt
Cette puissance résulte du :

     dWs
  TVdS    [Link]  F tVd
S S  dt
Travail des forces de Travail des forces de Puissance technique
surface (travail volume autre que le (turbine pompe)
d’écoulement) poids
  V2   V2 p  t dQ dWs


t  2
 gz  u d   
 S
 2
 gz  u  V ndS 
 dt

dt

p
h  u  p  u

h est l’enthalpie de la particule fluide.


Système à une entrée et une sortie

  V2   V2   t dQ dWs



t  2
 gz  u d   

 S

 2

 gz  h V ndS 
 dt

dt

Ecoulement permanent et variables d’écoulement à l’entrée et à la sortie supposées


constantes

S0
 2   2 
 gz  V1  h  dm1  dQ   gz  V2  h  dm2  dWs  N1
dWs
 1 2
1
dt dt  2 2
2 V1
    dt dt
1,V1, S1, p1,U1
dt

2 ,V2 , S2 , p2 ,U 2
dm1 dm2 dm
  dQ
N2
dt dt dt 
dt V2

Système à une entrée et une sortie


 V 2  dm dQ  V 2  dm dWs
 gz1  1  h1   
  gz2  2  h2  
 2  dt dt  2  dt dt
   
Système à deux entrées et une sortie

S0
N1
 dWs
V1
dt
1,V1, S1, p1,U1

3 ,V3 , S3 , p3 ,U 3
 N2 N3
V2 
V3
2 ,V2 , S2 , p2 ,U 2 dQ
dt
Système à deux entrées et une sortie

 V1
2
 dm1  V2
2
 dm 2 dQ  V3
2
 dm 3 dWs
 gz1  
 h1  
  gz 2  
 h2   
  gz 3   h 3  

 2  dt  2  dt dt  2  dt dt

dm1 dm2 dm3


 
dt dt dt
Puissance d’une turbine ou d’une pompe

 V 2  dm dQ  V 2  dm dWs  V12   V2 2  dm dWs


 gz1  1  h1   
  gz2  2  h2   
 gz1   
 h1  gz2   h2   P
    dt 
   
 2  dt dt  2  dt 2   2  dt dt

 2   2 
 PW 
 V   V  dWs
 gz1  1  h1  gz2  2  h2 Q 

   
2   2  dt
V V
1 2
Turbine Pompe

dW dW
2 dt 1
dt

Formule adéquate dWs


P
dt
 QH 2  H1   QH p  QH1  H 2   QH T
dWs dWs
Ppompe   Pturbine 
dt dt

V2 P
H z
2g 

Application
37.3 kW sont nécessaire pour faire fonctionner une pompe à eau. La
pression effective de l’eau au point 2 est 2.1 bar et au point 1, entrée
de la pompe, elle est égale à 0.7 bar. Calculer le débit de cette
pompe.
Conservation de la quantité de mouvement

 
      t
STdS   Fd 

  


t 
Vd   V V n dS
 S

  
forces de forces de Taux d'accroissem ent Flux à travers S
surface volume de la quantité de mvt. de la quantité de mvt.

 

    
t 

   t
et  r  TdS    r  Fd   r  Vd   r  V V n dS  
S
      
S

moment des forces moment des forces Flux à travers S
Taux d'accroissem ent
de surface de volume du moment cinétique du moment cinétique.

Dans le cas de l’écoulement permanent on obtient :

 
    t
 TdS   Fd   V V n dS
S  S

 
S
 

   t
et  r  TdS    r  Fd   r  V V n dS
S
 
Application
Action d’un écoulement permanent incompressible sur une
conduite

   
        

S1
 p1n1dS    p 2 n 2dS  R  P   V1 1V1n1 dS   V2 2 V2 n 2 dS
S2 S1 S2

où R : est la réaction de la paroi de la conduite

P : est le poids du volume fluide considéré
 
 
p1S1  p 2S2 cos   R x  m  V1  V2 cos 
 
     
 p1n1S1  p 2 n 2S2  R  P  m
 V2  V1   
 p 2S2 sin   R y  P  m
 V2 sin 

 
 

 R x  p1S1  p 2S2 cos   m V1  V2 cos 
 
 R y  p 2S2 sin   P  m
  V2 sin 
Théorème de BERNOULLI

V2
  gz  p  cte
2

p est la pression statique

ρgz est la pression de pesanteur


V2
 est la pression cinétique
2

15:46 97
On peut également envisager cette équation comme la conservation de
l'énergie mécanique

1
Pour l'énergie cinétique E cin  dmv 2
2

dm
Pour l'énergie potentielle de pression E pression  Fdx  pSdx  pdV  p

Pour l'énergie potentielle de pesanteur E pesanteur  dmgz

D'où la conservation de l'énergie mécanique de l'élément de fluide de masse dm


V2 dm
dm  dmgz  p  cte
2 
V2 p
Ce qui donne par unité de masse du fluide  gz   cte
2 
15:46 98
par unité de poids : V2 p
z  H  cte
2g g

H est la Hauteur totale

p
est la Hauteur de Pression
g

z est la cote

V2
est la Hauteur cinétique
2g

p
z est la Hauteur piézomètrique
g
15:46 99
Cas d'un écoulement (1)→(2) sans échange de travail

1
2
 
 V22  V12  g z 2  z1   p 2  p1   0

ou

  p  p1 
V22  V12  z 2  z1   2
1
0
2g g

15:46 100
Cas d'un écoulement (1)→(2) avec échange d’énergie

Lorsque le fluide traverse une machine hydraulique, il échange de l’énergie avec


cette machine sous forme de travail ∆W pendant une durée ∆t.

W
La puissance P échangée est : P
t

P > 0 si l’énergie est reçue par le fluide (ex. : pompe)

P< 0 si l’énergie est fournie par le fluide (ex. : turbine).

1
2
 
 V22  V12  gz 2  z1   p 2  p1  
P
qv

15:46 101
Tube de pitot

1
p B  V 2  p A
2
1
V 2  gh
2
En mesurant la dénivellation h du liquide dans les deux tubes, on peut en déduire
la vitesse v d'écoulement du fluide.

15:46 102
Phénomène de Venturi

VB > VA ⇒ pB < pA

1 1 1
Le théorème de Bernoulli s'écrit ici : p A  V A2  p B  V B2  p C  VC2
2 2 2
D'après l'équation de continuité, VBS B  VA S A  q v et VB > VA donc pB < pA

1  1 1 
pA  pB   2  2 q 2  kq 2
2  SB SA 
15:46 103
Théorème de Torricelli

V12 V22
  gz1  p1    gz 2  p 2
2 2
Or p1 = p2 = pression atmosphérique.

Et v1<<v2 d'où V2  2gz

15:46 104
15:46 105
15:46 106
On réalise la célèbre expérience de TORRICELLI. Un réservoir de grande
dimension est rempli d’un liquide de densité d=0,85. On perce un trou dans la
paroi du réservoir à une hauteur Dh=1 m sous la surface supérieure du liquide.
Le réservoir est tout d’abord ouvert à l’atmosphère dans sa partie supérieure.
1. Écrivez le bilan de charge totale entre la surface du liquide et l’orifice de
vidange.
2. Calculez la vitesse du liquide au niveau de cet orifice.
3. Le diamètre du trou est de 5 mm. Calculez les débits volumique et
massique de la fuite.
4. On ferme maintenant le haut du réservoir. On maintient la pression de l’air
au dessus du liquide à une pression de 2 bar. Recalculez la vitesse au niveau
du trou.
EQUATIONS DIFFERENTIELLES DE LA MECANIQUE DES FLUIDES

Equation de continuité

 
   Vx Vy Vz  
 div V  0     0   divV  0
t t x y z t

 

- Cas d’un écoulement permanent : div V  0

- Cas d’un écoulement incompressible :   Cte divV  0

dV  1
Equation d’ Euler (fluide parfait)  g  gradp
dt 

Equation de Navier-Stokes (fluide visqueux newtonien)


 

dt t 2

dV V 1   2     1
 
 V    V  V  F - grad p  V

15:46 111
15:46 112
15:46 113
15:46 114
15:46 115
15:46 116
15:46 117
Il est parfois utile d’exprimer le nombre de Reynolds d’une manière un peu
différente de celle de l’équation

De même, on dispose plus souvent du débit volumique QV de fluide que de sa


vitesse moyenne u. Pour une conduite cylindrique de diamètre D, on rappelle que :

Si on remplace u dans l’expression du nombre de Reynolds on obtient

15:46 118
Cette dernière relation est particulièrement intéressante car elle fait apparaître la
dépendance du nombre de REYNOLDS avec le débit volumique qui est une
grandeur très utilisée en pratique.

Ainsi, lorsque l’on choisit une conduite pour transporter un débit donné de
fluide, plus le diamètre de cette conduite sera faible, plus le nombre de
Reynolds sera grand et par conséquent plus les pertes de charge seront
importantes.

15:46 119
CONDUITES NON-CYLINDRIQUES – DIAMETRES HYDRAULIQUE

S : SURFACE DE LA SECTION

p : PRIMETRE DE CETTE SECTION QUI EST MOUILLE PAR LE FLUIDE

15:46 120
15:46 121
PERTES DE CHARGE

15:46 122
PERTES DE CHARGE LINEAIRES

le coefficient de perte de charge l dépend du nombre de REYNOLDS, Re,


de l’état de surface de la conduite (sa rugosité) et du régime d’écoulement

k
Rugosité relative =
D

15:46 123
0,028

7 105

15:46 124
0,6

15:46 125
15:46 126
Ecoulement laminaire (Re < 2000)

64
l
Re
C'est la loi de Poiseuille.

Ecoulement turbulent modéré (2000 < Re < 105)

l  0,316Re 0, 25

C'est la loi de Blasius.

Ecoulement turbulent rugueux (Re > 105)


k
l  0,79
D

C'est la loi de Blench. k traduit la rugosité de la paroi de la conduite, c'est la


dimension moyenne des aspérités de cette paroi.

15:46 127
Dans une conduite cylindrique de diamètre 0, 3 m et de longueur 400 m l’eau
circule avec un débit de 50 l/s du point A vers le point B.
Le point B se trouve à 30 mètre du point A.
Donnée :
rugosité k=0,5mm
PB=1,962 bar
1/ Calculer la vitesse de l’écoulement.
2/ Calculer le nombre de Reynolds.
3/ Calculer la pression au point A. B

30 m
A

128
Q v 0, 05
v   0, 7074m / s
S D2

4
vD 1000x0, 707x0,3
Re    2,110 5

 103

k 0,5
  0, 0016 donc : l  0, 024
D 300

PA v A2 PB v 2B
  zA    zB  Jf
g 2g g 2g

v2 L 0, 707 2 400
Jf  l  0, 024  0,815 mCE
2g D 2x9,81 0,3

OR vA =vB

PA  PB  g  z B  z A  J f  PA  4,98 bar

129
PERTES DE CHARGE SINGULIÈRES

130
D2/D1 D1/D2

131
7,8

7,8

132
4
1

2 3

D4=0,5 m
D1=0,5 m D2=0,25 m D3=0,25 m P4=?
P1=105 Pa P2=7104 Pa P3=7104 Pa

133
P1 V12 P2 V22
   J
g 2g g 2g

V22
J  0,46
2g
S2 V2
V1S1  V2S2  V1  V2 
S1 4
P1 V22 P2 V22 V22
    0,46
g 16X 2g g 2g 2g

P1 P2 V22  1 P1  P2
  1  0,46    V2  V2  6,55 m / s
g g 2g  16  0,693
D 22
Q v  V2S2  6,55  0,32 m 3 / s
4 134
P3 V32 P4 V42
   J
g 2g g 2g
V32
J  0,56
2g
P3 V32 P4 V42 V32
    0,56
g 2g g 2g 2g

P4 P3 V32  1
  1  0,56  
g g 2g  16 

V32
P4  P3  0,38  7,8104 Pa
2
V32
P4  P1   0,56  0, 46   7,810 4 Pa
2
135
Surface libre
A

8m

V2 B
V1

L1=25m
L2=15m
d1=0,15 m
l  0,04 d2=0,3 m

V2
Perte de charge à l’entrée d’un tube est : J  0,5
2g

Trouver le débit d’eau à la sortie du tube

136
PA VA2 PB VB2
 zA    zB  J
g 2g g 2g
0
V22
zA  zB  J
2g
V22 V12 V12 L1 V12 V22 L2
zA  zB   0,5  0,04  0,56  0,04
2g 2g 2g D1 2g 2g D2
S1 V1
VS1 1  V S
2 2  V 2  V1 
S2 4
2 L2  2 L1 
2g  z A  z B   V2 1  0, 04    4V2   0,5  0, 04  0,56 
 D2   D1 

157  127V22  V2  1,1m / s  Q  7,77102 m3 / s

137
Surface libre

Surface libre

H1 L=400m
d1=0,3 m
H2
V

V2
Pertes de charge à la sortie d’un tube est : J 
2g

Débit d’eau 300 litres/s

Trouver la différence des hauteurs des deux réservoirs

138
P1 V12 P2 V22
 H1    H2  J
g 2g g 2g

V2  L 
H1  H 2  J   0,5  l  1
2g  D 

Q 0,3
V   4, 25m / s
S  0,152

4, 252  400 
H1  H2  J   0,5  0,04  1
2x9,81  0,3 

H1  H 2  50, 48 m

15:46 139
Notion de longueur droite équivalente

On appellera longueur droite équivalente, Le, la longueur que devrait avoir une conduite
fictive (de même diamètre D que la conduite qui porte la singularité) pour engendrer la
même perte de charge Jsing.

140
141
v

142
On calcule finalement J :

V2  L1  L2 Le  1,32  1  0,5 
Jl     0,025   13   0,19 mCE
2g  D D 2x9,81  0,02 
D’une autre façon :

V2  L1  L2  V2 1,32  1  0,5  1,32


Jl    0,025    0,3  0,19 mCE
2g  D  2g 2x9,81  0,02  2x9,81

143

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