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Le document décrit des fouilles archéologiques dans un quartier de la ville, mettant en lumière des édifices datant principalement de l'époque antonine et sévérienne, ainsi que des remaniements byzantins. Il évoque la complexité architecturale des structures, notamment des thermes et une basilique, ainsi que des inscriptions retrouvées sur des blocs de pierre. La datation des éléments architecturaux et des inscriptions est discutée, reliant les découvertes à des figures historiques et à des événements de l'époque romaine.

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Le document décrit des fouilles archéologiques dans un quartier de la ville, mettant en lumière des édifices datant principalement de l'époque antonine et sévérienne, ainsi que des remaniements byzantins. Il évoque la complexité architecturale des structures, notamment des thermes et une basilique, ainsi que des inscriptions retrouvées sur des blocs de pierre. La datation des éléments architecturaux et des inscriptions est discutée, reliant les découvertes à des figures historiques et à des événements de l'époque romaine.

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1 description

L'inscription des juvenes n'a pas été découverte en place dans l'un des
édifices qu'elle consacrait à Domitien. Le bloc brisé en deux sur lequel elle est
gravée était remployé dans un escalier dépendant de petits thermes construits
certainement à une époque assez récente, que nous déterminerons par la suite.
Aucun d'ailleurs des édifi-ces mactarois explorés jusqu'ici, entièrement ou
partiellement, ne peut remonter jus-qu'au I s. L'arc d'entrée du Forum, et sans
doute ses portiques furent élevés sous Trajan; le temple d'Apollon paraît
sensiblement contemporain. Mais la majorité des grands mo-numents de la ville
peut être datée de l'époque antonine et sévérienne. Le temple d'Ha-thor Miskar,
celui de Liber, furent alors reconstruits entièrement. Encore ces édifices éprouvés
par la suite par les guerres, ou simplement par le défaut d'entretien, furent-ils
maintes fois remaniés, parfois partiellement reconstruits, jusqu'au début du
Moyen-Age. Dans ces conditions, n'est-il pas inutile de rechercher la basilica et
les horrea cons-truits en 88?
Avant de répondre à la question, il convient pourtant d'examiner attentivement
l'en-semble architectural où se situent les thermes qui recélaient le texte. Cet
ensemble est extrêmement complexe, à cause notamment de l'enchevêtrement
de constructions d'épo-ques très diverses qui le constituent. Jusqu'en 1944, rien
n'en apparaissait plus à la sur-face du sol que quelques hauts de colonnes.
Depuis lors, la pioche nous a rendu son dernier état, datable de la fin de l'époque
byzantine. Mais il est évident à première vue que la plupart de ces constructions
chrétiennes sont seulement le remaniement d'é-difices antérieurs. Or, la
destination et la datation de ceux-ci posent des problèmes que nous allons
d'abord essayer d'exposer.
Ce quartier qui forme l'angle Sud-Ouest de la ville, est limité à l'Est par une rue
Nord-Sud bien dallée, qui longe le côté Ouest du Vieux Forum, et que nous
appellerons (353). Deux portes faisaient communiquer la cour vestibule, d'une
part avec la cour Dans le puits se déversaient des draina amenant les eaux de la
cour a portiques portiques, d'autre part avec le couloir A qui la longe au Nord.
Cour à por-tique.
L'aire découverte mesure 10 m, 65 de long sur 7 m. 70 de large (354). Elle est po
vée d'un dallage où ont été remployés notamment des montants de porte. Des
sonda. ges effectués sous ce sol ont permis de trouver une terre meuble,
contenant des tes sons de poterie, parmi lesquels des débris de lampes
chrétiennes.
Les excellentes proportions de la cour (Pl. XXX, b, XXXI) sont calculées par l'appli
cation des règles du nombre d'or (355). La partie centrale, encadrée par les
stylobates, un rectangle, dont le long côté est égal à la diagonale du carré
construit sur le petit côte (356). Le point 4 du long côté tombe sur l'axe d'une
colonne et détermine l'entraxe, qui est de 2 m. 26 (357), sur le long côté Nord, de
2 m, 30 sur le long côté Sud. Sur les petits côtés atteint 2 m, 70 à l'Est; à l'Ouest
les deux colonnes du milieu, qui précèdent l'entrée de la basilique sont distantes
de 2 m, 90 de sorte que les entraxes latéraux sont réduits à 2 m, 60. Le stylobate
est très solidement fondé pour éviter le fléchissement du sol meu ble de remblai
sur lequel est assis tout l'édifice; ses constructeurs ont tassé jusqu'au sol vierge,
à plus de 2 m. de profondeur, un solide blocage de maçonnerie. Le stylobate s'a
baisse dans l'axe du petit côté Quest et du long côté Est afin de faciliter l'accès
de la basilique, et de la pièce à abside E. Les bases encadrant ces deux passages
ont un coussinet de pose plus épais, de manière à compenser cette dénivellation.
La cinquie me colonne du long côté Sud était encore entière et dressée sur sa
base. Les quatre fûts du petit côté Quest, repris dans le mur du narthex de la
basilique sont aussi en place, mais tronqués à mi-hauteur. Tous les autres
gisaient près de leurs bases, où ils ont été replacés. Toutes les bases sont
corinthiennes à double scotie, séparées par des ba quettes plates au lieu de tores
(358). Trois fûts de colonnes l'Ouest, l'entrée de la basilique et une autre du long
côté Nord, qui se trouvait peut-deux précédant à être devant la pièce E sont en
calcaire noir veiné; les deux autres fûts du côté Quest, et quatre autres sur les
deux autres côtés, sont en calcaire jaune à lumachelles; tous sont sommés d'un
tore classique. Les sept autres fûts sont en calcaire blanc et ont au lieu tore, une
baguette plate. Ces fûts mesurent 3 m, 50 de haut, ce qui donne une proportion
supérieure à celle que recommandent les traités classiques. Un grand nombre de
chapiteaux les accompagnaient (Pl. XXXIX). La majorité appartient à l'ordre
corinthien, huit présentent sur sur l'acanthe, de chaque côté de la nervure
médiane, de petits trous ronds forés au trépan. Cette caractéristique, qui se
retrouve sur les chapiteaux de l'ar de Trajan, et sur ceux du temple d'Apollon,
permet de dater leur exécution du début du Il siècle; ils ont d'ailleurs été
probablement apportés du temple d'Apollon, en même temps que les colonnes
placées à l'époque byzantine dans la basilique. D'autres se distinguent parar la
minceur de la foliole centrale, l'absence des trous de trépan, les crosses d'angle
moins détachés, la minceur de l'abaque. Nous inclinerions à croire qu'ils
appartenaient, dès l'origine, à la colonnade de la cour. A l'époque chrétienne
enfin, quelques pièces d'un type beaucoup plus original ont été ajoutées à la
série. Nous les étudierons dans la seconde partie de ce travail. L'ordre composite
est représenté aussi par un chapiteau de colonne (Pl. XXXIX, F) et deux
chapiteaux de pilastre (PI. XXXIX, D), l'ordre ionique par un chapiteau à riche
décor d'acanthe (Pl. XХХIХ, B), аppartenant à une famille dont d'autres éléments
sont épars sur le reste du site notamment dans la basilique d'Hilde guns.
L'épistyle a presqu'entièrement péri. De l'architrave nous n'avons plus qu'un
fragment, décoré d'une baquette et de trois bandeaux lisses, dont la hauteur
(0,30) correspond aux proportions de l'ordre. Un débris de corniche très usé, haut
de 0 m. 22 porte les trois larmiers inférieurs ornés d'oves, de perles et pirouettes
et de rais de cœur. Mais une partie importante de la frise, qui était inscrite, a
survécu grâce à son remploi dans le mur byzantin qui ferme le narthex de la
basilique. Nous avons là quatre blocs, portant un même texte, gravé sur deux
lignes en lettres de 15 cm. 1 Bloc trapézoidal : grande base en haut: 1 m, 11;
petite base : 1 m. hauteur : 0 m. 39; épaisseur 0 m, 40 (PІ. XXXIII, a) VOR VMVIRT
DEM DED 2Bloc trapézoïdal tronqué aux extrémités ex : grande base en haut : 1
m. 15; petite base : 1 m. 04 hauteur: 0 m, 39; épaisseur id. (Pl. XXXIII, a).
DENTIAOM ANTEREMPRVPI Bloc trapézoidal tronqué : grande base en bas : 0 m,
87; petite base en haut: 0 m. 81 - hauteur 0 m, 44. NIAINME LIOPISONIA 4- Bloc
trapézoīdal: grande base en haut : 1 m, 17; petite base: 1 m. 05- hauteur: 0 m,
42; épaisseur 5 id. LIVSREFO OEV Un cinquième bloc semblable existe à l'ancien
Contrôle Civil: - Bloc trapézoidal : grande base en bas : 1 m, 15; petite base: 1 m,
022 - hauteur: 0 m, 40; épaisseur: 0 m. 375. CLETIANIPII VSARISTOBVLVS Tous
ces éléments appartiennent à une frise déchargeant l'architrave, c'est& dire
formée d'elements trapézoidaux s'emboltant (39). Ceux dont la grande base eet
endive sont les blocs porteurs dont l'axe coincide avec celui de la colonne. Iis
supportent for leurs extrémités tailles en biseau, les blocs portés, trapézes dont
la grande b est en [Link] blocs 1, 2 et 4 se rangent dans la seconde catégorie,
blocs 3 et 5 dans la première. Tous ces blocs, dont certains et notamment bloc 3,
sont aujourd'hui mutilés, avaient primitivement les mêmes dimensions: 1 m. 17
pour la grande base, 1 m, 05 pour la petite. L'entraxe des colonnes qui les
portaient égal à la somme des deux bases, puisqu'il correspond à la longueur
d'un bloc porté et de deux demi-blocs porteurs : soit 2 m, 22. En fait l'entraxe
mesuré entre les bases da péristyle varie entre 2 m, 26 et 2 m, 30 sur les longs
côtés. La différence étant négligea. ble, l'appartenance de la frise au portique est
démontrée. Les blocs 1, 2, 3,4 proviennent d'un même secteur correspondant à
peu près à la fin de l'inscription, et il ne manque entre eux qu'un élément porteur
qui s'insérait entre 1 et 2 (360). Le bloc 5 porte une partie du début du texte. La
date est donnée par le proconsulat d'Aristobulus qui gouverna l'Afrique de 290 à
294; la dédicace est d'autre part antérieure à la désignation des Césars en 293.
La restitution de l'inscription est aisée grâce aux textes contemporains de Mididi,
qui célèbrent aussi l'activité reconstructrice de M. Aurelius Aristobulus et de ses
adjoints, et qui sont parvenus complets ou entièrement reconstituables. Ils
permettent théoriquement deux restitutions : une «longue» dans laquelle le nom
du curator civitatis serait suivi d'une formule analogue à celle de C 11 774
(mention des fêtes de dédicace) et une courte » où cette formule serait omise,
comme dans C 608 - 11 772. La première correspondrait à la longueur d'une
trentaine de blocs, c'est-à-dire qu'elle cou. vrirait toute la frise. La seconde n'en
occuperait qu'une vingtaine, soit les deux longs côtés seulement. Or, celle-ci
seule s'accorde à la conformation architecturale des élé ments conservés (361).
D'autre part, il semble bien que sur le bloc 4 l'inscription s'arrête à la ligne 2
après E V. Dans ces conditions la lacune non restituable est courte : elle
correspond seulement, à la 1'te ligne au dernier bloc du second côté, à la 2º aux
deux pre miers du premier : soit au total une trentaine de lettres dont le défaut
nous dérobe malheureusement le nom de l'édifice. Il doit manquer aussi un ou
deux mots, indiquant la nature des travaux (restitutum ou a solo extructum par
ex..), après le nom du légat; on arrive ainsi à la lecture suivante (fig. 7) :
Felicissimo Saeculo D.D.N.N. C. Valeri Dio]cletiani Pii[Felicis Invicti Augusti et M.
Aure- li Valeri Maximiani Pii Felicis Invicti Augusti, qluorum virtute et provildentia
omlnia in melius refolrmantur../..M. Aurelilus Aristobulus [v.c. procos Africae per
instantiam Macrini Sossiani c(larissimi) v(iri)...[ cum eo]dem dedlicavit curlante
remp(ublicam) Rupilio Pisoniano e(gregio) v(iro). Il est fort probable que sur le
côté Ouest l'entablement du portique était interrompu par une arcade précédant
l'entrée de la basilique. Ainsi s'expliquerait l'élargissement de
l'entrecolonnement. On comprendrait aussi que le graveur de l'inscription ait
préféré la répartir sur les longs côtés seuls, pour éviter de la couper par cette
haie. Les portiques sont larges de 3 m, 552 (11 pieds). L'aile Ouest a été isolée, à
l'épоque byzantine, par le mur où sont remployés les débris de la frise de Rupilius
Pisonianus, pour servir de narthex à l'église. Des colonnettes ont été placées
sous ce portique, dans le prolongement des colonnades Nord et Sud; sous le
portique Sud deux colonnettes prolongent aussi la colonnade Ouest; on en
retrouve en pendant deux autres, alignées sur la deuxième colonne en partant de
l'entrée, et une dernière, jumelée à la qua. trième. Le sol est dallé en divers
points; comme dans la cour, des blocs d'origine diverse ont été remployés à cet
usage notamment sous le portique Nord, où nous avons retrouvé une dalle
épigraphe malheureusement tout à fait usée : quelques lettres seulement
demeurent à peine lisibles à la ligne 1 et à la ligne 4 où nous croyons déchiffrer
allexan[dri. Antérieurement à l'établissement de ce dallage, le sol était formé
d'une mosaïque, dont d'assez nombreux cubes ont été retrouvés. Elle se
compose d'un couloir dallé A établi à peu près dans l'axe de la cour à portiques,
et communiquant d'une part avec elle, de l'autre avec la cour vestibule - d'une
série d'installations hydrauliques comprenant - un cabinet d'aisance B contigu à
la cour à portiques. Il est traversé par un égout sur lequel est bâtie une lunette
en ciment; elle portait sans doute une dalle forée de deux trous, qui a été
replacée à basse époque au-dessus de l'extrémité orientale de l'égout. Des
accoudoirs ornés de dauphins, re trouvés dans une autre partie de la fouille,
complétaient probablement le siège; deux piscines et leurs bassins
d'alimentation. L'une d'elles est aménagée dans la pièce C de forme
rectangulaire qui est attenante au Nord à la partie Est du couloir A. La moitié Sud
de cette pièce avait son sol de plain-pied avec le dallage du couloir. La partie
Nord séparée par un mur en grand appareil dont un bloc est encore en place,
conserve un dallage régulier, en blocs calcaires exactement jointés, à un niveau
inférieur d'un pied et demi. Les parois sont formées d'une assise de grand
appareil calcaire, dont la hauteur correspond exactement à celle de la
dénivellation, portant des murs en moellons, sauf à l'Est, sur la rue, où une
seconde assise de grand appareil surmonte la première. Ainsi est délimité un
bassin large d'environ 1 m, long de 3, profond de 0 m, 45. La présence sur les
blocs de grand appareil d'un mortier particulièrement abondant dans les angles,
montre qu'ils étaient revêtus intérieurement d'un placage. En fait, une quantité
considérable de plaques minces de marbre vert et jaune de Chemtou ont été
retrouvées dans le puits de la cour, et quelques autres débris du même re
vêtement relevés, çà et là, dans la fouille. L'écoulement des eaux était assuré par
un égout analogue à celui des latrines, qui tra versait le mur Est, pour dre le
collec, teur de la rue; cette ouverture dans le mur a été bouchée par la suite, par
Vinsertion d'un petit bloc au milieu des assises de grand appareil. L'alimentation
en e u devoit la une petite piéce carrée, sane provenir d'un réservoir attenant à
l'Ouest; il y a lá и ture sur l'extérieur, dallée au mêms niveau que le basin C. A
bamse 6poque, zervi à construire un escaller conduisant á l'élage supérieur, ce
qui a entrciné сn d te la disparition des arrivées d'eau, encore bien visibles dana
le réservoir voain La pièce D plus vaste que C, dont elle est séparée par une
porte au seuil surhauaa la forme d'un rectangle dans lequel a été ménagé, á
l'angle Sud Ouest le réservoir d mentation d. Ce dernier n'a pas subi de trop
graves remaniements, et son agencement per met de comprendre comment
fonctionnait tout le système hydraulique de cette pari de l'édifice; l'eau arrivait
par un canal qui traverse le sous-sol de la piece G contig à l'Ouest au bassin d; ce
canal débouchait dans ce dernier par un pertuis rectangu laire, ménagé à l'angle
Nord-Ouest [Link] de l'assise de grand appareil qui porte le murs. A l'angle
opposé un autre pertuis semblable, déterminé par la juxtaposition de deux
pierres taillées en sifflet (362) permettait aux eaux, décantées dams d, de débos
cher dans D (PI. XXXII, a). D'autre part, au sommet du mur qui sépare d de la
pièce C encastrée une dalle en pente vers l'extérieur, entourée d'un rebord dans
lequel sont encore enchâssés les pieds de deux tiges métalliques; celles-ci
supportaient, à notre avis, une poulie permettant de descendre un seau dans le
réservoir (363). Il est probable que toute l'étendue de D était occupée par un seul
bassin. Le dalla ge de celui-ci a disparu à l'exception des éléments engagés sous
les murs qui suffisent montrer qu'il était établi au même niveau que celui de C.
L'écoulement se faisait probablement près de l'angle Sud-Est par un égout
analogue à celui de C. a A basse époque les bassins des chantiers C et D furent
remblayés au niveau de l'ensemble du bâtiment; on dispose alors à travers D une
série d'auges de pierres ali gnées Est-Ouest, et supportées par une murette (P1.
XXXII, b et c); le bord de ces auges est profondément entaillé par des traces de
corde; à leur extrémité Est, était placée en contre-bas une pierre d'évier, dont le
trop plein se déversait au-dessous dans une bouche d'égout. Aucune canalisation
n'aboutissait d'aileurs à celle-ci, soit qu'on eût jugé superflu d'en établir, soit que
les tuyaux, sans doute de terre cuite, aient disparu ultérieu rement. Bien que tout
cet ensemble soit fort complexe, et qu'il ait subi de multiples remaniements,
l'interprétation générale ne nous semble pas pouvoir être contestée: les pièces C
et D constituent certainement des piscines. On ne concevrait pas autrement que
leur sol se trouve en contre-bas de celui du reste du bâtiment. La présence du
dallage, par faitement conservé dans le bassin C ne permet pas de contester la
réalité de cette dé vellation, et nous assure en méme temps que l'assise de
grand apporeil qui rеgsе sur ce dallage, n'appartient pas cuz fondations, mais
forme bien le rebord de la pia nes different assurément de la plupart de ceflee
que nous cine elle-même. Ces piscines mes accoutumés de voir dans les thermes
d'Afrique, et qui sont généralement boti en petit appareil recouvert d'un enduit
hydraulique; mais il est possible d'observer crussi des piscines de grand appareil;
celles du frigidarium des Thermes d'Ao Carthage, avaient leurs parois formées de
gros blocs de grés d'El Hooucric, qui ot pillés par les chercheurs de pierres, mais
dont la cicatrice est encore biem visibie condition essentielle pour une une
piscine est évidemment I'étanchéité: a Mactar e asurée par le placage de marbre,
dont la présence du mortier sur la faice erxtreroe dee blocs d'assise ne nous
permet pas de douter. De méme il est impossible de douter que les chambres c
et d aient été des hrzaiza de décantation: l'adduction d'eau à d, le méat de
sortie, les dépôts qui y ont été tetzem vés, le support de poulie qui le surmonte
en sont la preuve incontestable. Assurément il est certain que cette pièce a dú
subir de nombreuses réparations. Dams l'état actuel le mur médiocrement
construit qui sépare d et D ne peut remonter a une bien horute antiquité (364). Il
faut d'ailleurs se rappeler que nous n'avons conservé que le squelette en
maçonnerie, sur lequel les placages et les installations de tuyauterie métallique
ou céramique venaient s'appliquer. Nous ignorons encore quelle était l'origine
premiere des eaux que la conduite amenait au bassin d. Nous perdons en efiet
trace de cette ad duction dans la chambre F. Peut-être rejoignait elle la rue qui
qurait été suivie par une canalisation alimentée par l'aqueduc. Peut être aussi
recueillait elle seulement des ecux de ruissellement provenant des toitures. En ce
cas il était sans doute nécessaire d'ajou ter souvent de l'eau de puits, sans doute
puisée dans la cour vestibule, et déversée dans d, à l'aide de la poulie dont nous
avons reconnu la trace. Il demeure en tout cas certain que depuis la construction
de l'édifice jusqu'a la fin de l'antiquité les pièces de l'aile Est ont été occupées
par des installations sanitai res, bains froids et latrines. Le caractère rustique de
cette organisation méme nous invi te à postuler son ancienneté. Nous verrons
bientôt quelles conséquences découlent de cette constatation essentielle (365).
Elle est ordonnée de part et d'autre d'une piece médiane à abside que nous
appellerons E, flanquée à l'Est et à l'Ouest de deux pièces à peu pres symétriques
F et G. d'une part, H et I de l'autre. Lors de la construction ces pièces formaient la
façade septentrionale de l'édifice; elles ouvraient, par plusieurs fenêtres, sur une
petite rue Est-Ouest dont on retrouve encore le tracé à hauteur de l'abside de la
basilique. La partie Est de cette voie a été à basse époque envahie par des
constructions dont deux états peuvent avent étre reconnus. On accola d'abord à
hauteur de lo moitile Quest de la pic qui lui font suite vers l'Ouest, deux piéces
pavé abside E et des chambres H et I qui lul H mosaiques. Elles étcient limitées
vers l'Occident par un mur perpendiculaire a la de Nord de l'édifice à péristyle,
ene encore conservé en artie, et au Bud par cotte taçana me. L'une,
rectangulaire, a un pavement géométrique (fig. 9 a). L'autre, à l'Ouestdo a un tde
la centre d'un tableau à figures,entouré d'une guirlande prо mière, était ornée en
son cen de rier, et d'une bordure ne bordure géométrique; celle ci figure des
carrés régulièrement dintribru kau angles par des croix décussées; aux gammée
ils enferment alternativement ur osace quadrilobée. Le tableau figurait proba
molf en forme de crolk gaminee et une rosace qu blement Orphee au milieu des
animaux. Dans la faible partie subsistante on reconneci rutres oiseaux plus petits,
et l'arrière trosn ment préservé) trois autres core un canard (seul entièrement
d'un daim (Fig. 9, c; PL XXXVII e et f). La partie de l'encadrement géométrique la
ain proche du mur de la salle l a été détruite lors d'une réfection de cet édifice.
Ses ріс par mosaiques ont été en grande partie détruites au V s. et leur
emplacement occupé des tombes à ciste. Plus tard une vaste construction en
grand appareil1 fut fut accolée au mur Nord de l'édifice à péristyle. Elle se
compose ompose d'une grande pièce en forme de carré irré un couloir da gulier
longée sur sa face Ouest par u dans lequel s'ouvre l'orifice d'un puita Un autre
couloir au Nord sépare cette construction d'autres pièces accolées à la face Sud
de l'édifice qui fait face à l'escalier du Vieux Forum. Les pièces E, F, G, H et I ont
été à plusieurs reprises remaniées. La pièce E, à absi de, appartenait
certainement en tout cas à l'état premier de l'édifice à péristyle, comme le
prouve l'abaissement du stylobate devant son entrée (366). Elle était pavée
d'une mosaique qui a entièrement disparu. Les pièces F et G, qui lui font suite à
l'Est, ainsi que la pièce H, qui la jouxte à l'Ouest sont coupées en deux par un
mur dans leur axe transversal. Nous appelons Fl Gl et Hl la partie antérieure
donnant sur le péristy. le. Ces salles, également mosaïquées à l'origine,
communiquaient tant avec la cour qu'avec la pièce E, dont elles constituaient
probablement les dépendances. A l'origine elles étaient soigneusement décorées
d'enduits stuqués et peints. Les pièces de fond F2 G2 H2 étaient au contraire des
salles de service. Les installations hydrauliques de l'aile Est sont complétées ici,
par la canalisation qui traversait le sous-sol de G2 et qui aboutissait à F2; cette
dernière chambre, dont le sol est au même niveau que celui des bassins Cc et
Dd, était probablement une citerne. Dans le sous-sol de H2 on a trouvé un
fragment de pressoir à huile qui semble avoir été au contraire indépendant de
l'ensemble centré sur E; l'entrée s'y faisait à l'Ouest, par une porte donnant sur
l'area qui borde au Nord la basilique; cette salle soigneusement bâtie et ornée,
est la seule qui ait gardé quelques éléments en place de sa mosaique (367); lors
de la construction d'un étage, on éleva un escalier dans sa partie méridionale. Un
beau buste féminin en marbre, avec piedouche, malheureusement décapité y a
été découvert.
Elle se présente aujourd'hui sous l'aspect d'une église à trois nets, à narthex et
ab Il est formé par l'aile Ouest du péristyle, fermée à l'aide d'un mur de grand
appa reil,où sont remployés notamment quatre blocs de l'inscription de Rupilius
Pisonianus. Le seul accès est une poterne au Nord. Le sol est un dallage qui a
remplacé la mosai que antérieure. Il comporte de nombreux blocs remployés, et
notamment deux éléments de caniveaux, dont un avait été lui-même taillé dans
un bloc épigraphe, portant lettres monumentales TICLAV D (368). les Au milieu
du narthex se dresse le cippe funéraire de G. Iulius Victor Piso (Pl. ХХХІП, Ь) C'est
un bloc calcaire parallèlépipédique mesurant 1 m, 06 de haut sur 0 m, 60 et 0 m,
56. Les angles sont taillés en pilastres; la partie supérieure était évidée pour
recevoir les cendres; elle a été arasée à la masse. La face antérieure, tournée
vers l'Est est convexe; au-dessus du régistre de l'épitaphe (369) on distingue les
traces d'un relief repré sentant un homme en toge sacrifiant. Sur la face opposée
le relief également détruit représentait un objet à peu près carré, très
vraisemblablement une ciste; au Sud on retrouve les restes d'une pelle, au Nord
celles de pincettes (370). Ce cippe était abrité par un ciborium tétrastyle dont les
bases sont noyées dans le dallage. Ces bases ont le même profil que celles du
péristyle. Les fûts sont en calcaire coquillier. On a re trouvé deux chapiteaux
corinthiens leur convenant, dont le travail est le même que celui des chapiteaux
du péristyle du deuxième groupe. La hauteur totale des colonnes aveс base et
chapiteau est de 3 m. Cippe et bases de colonnettes reposent sur une fondation
en blocage analogue à celle du stylobate, au même niveau que lui. Ce niveau
était celui du sol mosaiqué du portique. De chaque côté du cippe le dallage
recouvre une tombe chrétienne : au Nord celle de la religieuse Benenata, dit
Iambaria; au Sud, l'épitaphe est à peu près complètement effacée. Le portique
est fermé à l'Ouest par le mur qui forme la façade de la basilique; bâti en blocs
calcaires rectangulaires, soigneusement dressés sur leurs faces externes, comme
ceux qui forment les murs du péristyle, il est percé de cinq portes, celles du Nord
et du Sud conduisaient dans les ailes latérales de la basilique démolies lors d'un
remanie ment. Les trois portes du centre ouvrent dans la nef; elles mesurent 1 m,
20 pour les portes latérales, 2 m, 80 pour l'entrée centrale. Les dimensions de
cette ouverture permettent de lui rapporter un élément architectural d'une
importance capitale pour l'histoire de l'édifice. Il s'agit d'un claveau découvert
sous les portiques à l'angle Sud-Ouest du péristyle. In portait l'image de Mars au
trophée (Pl. XLII, a). Le dieu appuyé sur une lance bifide presente de face, en
armure complète: casque corinthien à cigrette, cuirasse musclée рo sée sur une
cotte d'armes de cuir et une tunique plissée, clipeus ovale bombé. Le trophee
forme d'une petite cuirasse et d'un casque corinthien vu de profil, est fiché en
terre derriere le bouclier. Nous avons déja etudié le style de l'œuvre qui porte la
marque des ateliers mactarois du I s., surtout dans l'exagération de la tête et du
cou, contrastant avec lа trophie des membres, et dans le rendu des yeux en
amande (370 bis). Une datation plus precise peut d'ailleurs être atteinte: notre
Mars présente, en effet, une ressemblance, qui fortuite, avec un Mars au trophée
sculpté en [Link] sur un bloc de Mayenne peut être for ce (371). Cette cœuvre
est assurément moins grossière que la nôtre bien qu'elle soit le produit d'un art
militaire fort éloigné du classicisme. Le dieu conservé à mi-corps se présente de
face, dans la même attitude et le même équipement que le nôtre: casque
corinthien, cuirasse musclée, lance sur laquelle il s'appuie - ici de la main droiteet
trophée, ici tenu dans le bras gauche. Le sculpteur germanique a fait porter tout
son ffort. comme son confrère mactarois moins habile, sur l'expression du visage,
qui expri me ici une brutalité assez féroce, bien que non dépourvue d'une
certaine bonhomie; cet effet résulte surtout du rendu des yeux, abrités par
d'énormes arcades sourcillières, et presque mangés par la barbe qui envahit tout
le bas du visage. On remarque aussi dans le détail, des rencontres significatives
entre ces deux euvres: par exemple la chevelure touffue, qui émerge du casque,
au-dessus du front bas. Il est ainsi indubitable que les deux reliefs dérivent d'un
même prototype, statue de culte qui était distribuée aux légions comme aux
unités paramilitaires, pour être placée dans leurs sanctuaires (372). Or. M. Kahler
a démontré que le bloc de Mayence provient, comme d'autres reliefs extraits
aussi des remparts de la ville, et représentant des scènes triomphales, d'un
monumentent flavien, qui commémore peut-être la conquête des champs
Décumates, ou les victoires germaniques de Domitien (373). Le claveau de Mars
est donc contemporain du linteau portant l'inscription des juve nes cultores
Martis Augusti. Il existe ainsi entre ces deux pièces une liaison à la fois
chronologique et organique. L'une et l'autre ont certainement été destinées au
décor des entrées du local de la juventus placé sous la protection du dieu patron
de la société. Leurs dimensions comme leur forme excluent cependant qu'il
puisse s'agir d'une même porte. Malgré la mutilation du claveau on peut en effet
calculer qu'il formait la clef d'un arc d'environ 3 m. d'ouverture; il est épais de 0
m, 50. Le linteau, aujourd'hui brisé en deux fragments inégaux, mesure au total 2
m, 28 de long sur 0 m, 52 d'épaisseur et 0 m, 33 de long; à sa partie inférieure
on distinque encore les traces du cadre de la porte rectangulaire dans laquelle il
était en œuvre. Cette ouverture avait une portée d'environ 2 m. L'histoire des
deux pièces est également différente. Le linteau a été trouvé remployé dans un
escalier des Thermes du mégalithe, construits comme onon ver. portique du
péristyle; la conservation parfaite de son décor ne s'explique que s'il était de ra
cicaprae a la fin du I s. Le clavesns a ee on décor he s explie Sud Ouer meuré
jusqu'à la fin de l'antiquité en place dans la maçonnerie de l'édifice, dans une
tuation qui le mettait à l'abri du i du zèle iconoclaste des chrétiens; ceux-ci
n'eussen sient pas cutrement respecté le dieu des armées romcine que les
imoges, d'une idole moins provocante, qui décoraient les tombecux de Julius Piso
et de Julia Spesina. Les dimensions de l'are pour lequel le clavecu était taillé
s'accordent avec cel de l'entrée principale de la basilique. Nous pensons donc
que le Mars Augustus pueophore surmontait cette entrée, comme le claveau du
temple d'Apollon, sculpté l aussi de l'image cultuelle du dieu, gardait le propylée
du temple de l'aqueduc. S doute la façade actuelle de la basilique ne peut
remonter à l'époque flavienne. No montrerons en effet qu'il y a eu succession de
trois phases principales de construction: l'état bb correspond à l'époque
flavienne; l'état c au début du II s.; l'état d, à la fin de III' s. Le sol de l'état b se
trouve à 0 m, 70 sous celui de l'état d, tandis que le talon de fondation des murs
est seulement à 0 m, 24. Ses murs ont donc été reconstruits à l'épo que c; les
architectes ont alors remis en place le claveau déposé lors de la destruction de
l'édifice a. De tels remplois qui conservaient le souvenir des premiers
constructeurs apportaient à l'édifice reconstruit l'énergie sacrée accumulée par le
temps dans les sanctuaires traditionnels, sont déjà attestés, à Mactar même,
dans le temple d'Hathor Miskar: on a vu que les reconstructeurs du IIIs. qui ont
donné son apparence actuelle vénérable maqdsh y replaçèrent soigneusement
les dédicaces puniques vieilles de deux cents ans. et au Le lintecu inscrit dut être
lui aussi réutilisé par les architectes sévériens, pour des raisons analoques: sa
taille correspond aux dimensions de la porte d'entrée de la cour vestibule sur la
rue des juvenes. Mais cette porte dut être ruinée postérieurement et entièrement
rebâtie lors de la phase d : le retaillage d'une base dans un bloc épi graphe,
provenant d'un tombeau, ne s'expliquerait pas antérieurement. A ce moment
linteau brisé ne put être remis en place, et fut abandonné, comme matériau sans
valeur, aux constructeurs des petits thermes. le Les entrées de la basilique ont
naturellement été encore modifiées lors de la construction du narthex. La porte la
plus septentrionale, pourvue d'un nouveau bati dormant qui est encore en place,
est devenu alors le seul accès de l'église; les seuils des cutres portes ont été
refaits à plusieurs reprises (374). Très tardivement enfin toutes ces ouvertures
ont été très qrossièrement bouchées. C'est une salle rectangulaire de 10 m, 80 ×
8 m, 84 divisée en trois vaissecux par deux ces colonnes séries de à six colonnes
alignées à 2 m, 20 des murs longitudinaux. La première de l'Est se dresse au
contact du mur de façade; les autres sont échelonnées à des intervalles
irréguliers, variant de 2 m, 20 à 3 m. Les deux dernières colonnes sont jumelées.
La première à l'Est de la série Sud était encore en place sur sa base. Les autres
gisaient à côté des leurs et nous lesy avons replacées. Ces bases sont attiques, a
une seule scotie; M. Lézine considère qu'elles ont été empruntées aux portiques
du temple d'Apollon, qui en ont en effet de toutes semblables, en même temps
que les à trous de trépan qui ont déjà été décrits. chapiteaux Ces colonnes ont
été en effet mises en place à une époque très récente, car dé ourvues de
stylobate et de toute fondation, elles sont simplement posées sur la mopourvu
saique qui pave la salle. Cette mosaique (fig. 9, b; pl. XXXVII, b, c et d) est
différente dams la nef et dans les bas-côtés, la ligne séparant les motifs
coïncidant à peu près avec l'axe des colonnades (375). Dans la nef, ce sont des
cercles qui se recoupent en formant des tantinus, Honorata et Conataniia,ont été
inaérés dane le pavement au pied da Coceur a été maladroitement refait, les
lignes courbes quil entre elles le motif de triangles a été n mitent étant
remplacées par des droites. Au voisinage de la porte centrale, la mos mosaique
hrétien construit en dalles à une profondeur de 67 cm été brisée et un tombeau
chrétien étaient réunies entre niveau de la mosaique. Les colonnes étaient cm.
sous entre elles par un cancel, qui isolk la partie centrale de la nef. en blocs
calcaire de Les murs latéraux épais de 0 m, 52 (377) sont construits e e de grand
appreil, stries sur les foces visibles: is sont coupés par deux baies symétriques
rapport à l'axe transversal, larges de 1 m. 83 (378) et séparées par un pied droi
de grand appareil long de 1 m, 03 (379) sur lequel retombait l'arc (380)
encadrant la feed tre; la partie inférieure de l'ouverture était remplie à mi-
hauteur par une maçonnere de moellons portant une assise régulatrice dans
laquelle était encastré le bati dorm en bois ou en métal. A basse époque ces
ouvertures ont été rebouchées a l'aide d'el ments très divers. A l'extérieur les
murs portent encore l'arrachement d'autres mure perpendiculaires,
complètement détruits, qui se liaient à eux à leur extrémité Oues Ils sont pourvus
à la base, immédiatement au-dessous du niveau du sol antique. d'un talon
débordant à l'extérieur. L'abside est séparée de la nef par deux retours de mur en
grand appareil laissant entre eux une ouverture de 6 m, 54. A l'extrémité de ces
retours, on a encustré posté rieurement une base moulurée de pilastre, en
retirant l'assise inférieure du mur. Les pi lastres eux-mêmes ont été retrouvés
dans la fouille. Ce remaniement date évidemment de l'époque à laquelle a été
construite l'abside. Avant l'édification de cette dernière, k salle rectangulaire qui
forme aujourd'hui la nef, était limitée à hauteur des retours pdar un mur, dont les
assises inférieures arasées ont été conservées pour servir de stylobate aux deux
dernières colonnes de la basilique. Ce mur présente le même talon de fondation
que les parois longitudinales. Il servait donc comme eux de clôture à la salle: les
faces terminales des retours sont soigneusement ravalées; elles étaient donc
visibles avant la pose des pilastres, ce qui implique que le mur ait été coupé à cet
endroit par des portes. L'assise supérieure conservée présente de chaque côté de
l'axe médiom deux trous ronds, qui ont pu servir à encastrer un cancel fermant
de ce côté le chceur. avec un passage médian pour l'officiant (Pl. XXXVIII, a).
qui forme une plate-forme légèrement surélevée audessous de la mosaique. Ce
choeur it les quatre colonnettes d'un ciborium tout semblable à celui qui abritait
le tomportait beaui dede Pison. Au milieu nous avons trouvé en place (PI. XXXV,
a) le cippe de Julia Spesina, dont l'emplacement était marqué par une entaille
carrée dans le dallage. Cette entaille est plus large que le pied du cippe, qu'elle
déborde sur chaque face de 9 cm, 5. Le tombeau a donc reposé autrefois sur un
socle indépendant, aujourd'hui disparu; il devait porter la moulure inférieure du
cippe qui manque aujourd'hui sous le registre épigraphe et les pilastres latéraux
(381). La partie supérieure du tombeau, ornée extérieurement d'une corniche
moulurée, est creusée intérieurement d'une cavité carrée, destinée certainement
à recevoir une boîte (métallique) contenant les cendres de la morte; on a vu que
le cippe de Pison présentait la même particularité. Nous étudierons plus tard le
symbolisme du décor. La face principale (qui lors de la découverte était tournée
vers le Sud, mais devait à l'origine regarder l'entrée) est creusée d'une niche
coquillée, à l'intérieur de laquelle on distingue l'arrachement d'une statuette
féminine taillée en bosse qui a été entièrement brisée (PІ. XXXV, Ь). A peu près à
mi-hauteur la niche est coupée par une entaille horizontale ménagée après la
destruction de la statuette pour permettre l'encastrement d'une planchette
horizontale. La cavité ainsi aménagée servait certainement de reliquaire. Les
angles au-dessus de la coquille sont meublés de fleurons. Sous la niche le
registre épigraphe porte l'épitaphe de Julia Spesina, fille de Quintus: D.M.S. Julia.
Spesina. Q. fil./pia vix. ann. XVIII h.s.e. (382). Les pilastres latéraux sont couverts
d'un décor formé de rais de cœur superposés verticalement. Ces mêmes pilastres
se retrouvent sur les autres faces; ils encadrent à gauche un relief représentant
trois grandes graminées à épis, sur lesquelles sont posées des sauterelles et de
petits oiseaux qui les becquettent (Pl. XXXVI); sur la face postérieure un grand
panier débordant de fleurs, entre deux guirlandes suspendues au-dessus de lui
sur des rubans (Pl. XXXV, c); sur la face droite, un cratère, d'où sort une vigne
aux ceps enlacés en 8 (PI. XXXV, a). Aux angles supérieurs du cippe sont forés de
petits trous, permettant la suspension de quirlandes. Un sondage effectué sous le
dallage a montré qu'il reposait sur le sol de remblai, mêlé de débris divers (dents
de porc, fragments de verre, cubes de mosaiques), dont aucun ne donne
d'éléments de datation. Elle a été ajoutée postérieurement à la construction de la
nef. A son emplacement existait antérieurement une fosse à incinération, qui a
été déjà décrite (382 bis). Rappе lons qu'elle est de forme trapéroidale, limitee
par des murs de pierres seches,eet mesure 1 m, 50 de large sur 2 m. de lonqueur
moyenne. Son niveau superieur est a 2 m. sous le sol dallé, et sa profondeur
atteint 1 m, 20 (soit 3 m, 20 sous le dallage). Elle . Elle était remplie le mobilier
se trouvait un tess de couches stratifiées de terre et de charbon. Dans le m un
tesson de po terie punique peinte, qui peut peu être daté au plus tard du II' s. av.
J.-C. La couche che de 2 m. existant entre le dallage et la fosse a été bouleversée
par des inhumations chrétien chrétiennes, installées à 0 m, 98 sous le dallage (PI.
XXXVII,b). Sous le synthronos ont éte trouveanes, debris d'un bol d'El Aouja,
décoré sur le rebord de feuilles cordiformes, dont d'au des fragments ont été
extraits d'un sondage pratiqué à l'extérieur sous l'angle Sud-Ouestutres la
maçonnerie rectangulaire englobant l'abside. Celle-ci est construite en petit
appareil de moellons, avec harpes verticales; à l'e térieur elle forme un rectange
de 6 m, 50 de long sur 10 de large, dans lequel est ins. crite intérieurement une
exèdre de 7 m. de diamètre se raccordant à des murs droit longs de 1 m, 70.
Dans l'angle Nord-Ouest un puits (383) est abrité par une niche voûtée (Pl. XXXV,
d). Un synthronos de trois gradins est établi sur tout le pourtour. Il est entière
ment formé de blocs remployés, claveaux longs de 1.86 avec lesquels on peut
recone tituer deux voûtes de grand appareil, tout à fait semblables à celles que
l'on voit encore dans les ruines des thermes occidentaux. Dans l'axe plusieurs
blocs ont été superposés pour servir de base au trône épiscopal. Ce synthronos
recouvre une mosaique blanche. bordée d'une grecque, qui s'étendait
primitivement à toute l'abside; cette ett mosaique péné trait aussi dans la niche
du puits, dont le synthronos barrait l'accès. Elle figure là un dauphin (Pl. XXXVII,
a). Dans le centre de l'abside, la mosaique a été remplacée par un dallage
grossier, abritant des tombeaux construits, sans épitaphe. L'un d'eux contenait
une boucle de ceinture en cuivre. Trois fenètres s'ouvrent, au sommet de l'abside,
et aux dé parts de l'arc. La couverture était une voûte en cul de four retombant
sur un arc frontal dont plusieurs claveaux ont été retrouvés. Pour en assurer la
stabilité, les parties droites des murs extérieurs ont été renforcés en contreforts
épais de 0 m, 80 (384). de ployés De dans nombreux les fragments
architecturaux gisaient dans la basilique, où étaient rem Deux bouchages de
basse époque. Nous avons déjà traité des chapiteaux. 1 m, 59, éléments larges
de d'architrave 0 m, à soffite ont été trouvés à l'entrée de l'abside; longs corée
de rais de cœur 53 et hauts de 0 m, 37 ils portent sur une face une architrave dé
tes sont ornés de riches et de perles et pirouettes sur l'autre des bandeaux lisses.
Les soffiau début du III s. et rinceaux d'acanthes et de rosaces; le travail peut
être attribué s'apparente directement à celui du cippe de Julia Spesina. Leur
longueur actuelle résulte d'un retaillage qui a permis de les placer au-dessus des
en trées latérales de l'abside, entre les pilastres et les colonnes correspondantes,
Deux représentent l'un et I'cutre les larmiers inlérivurs, soue lee modillone; le
plus potit coré de denticules, oves et ters de lances, perles ei pirouetes ef rals de
cceur 1d présente seulement deux séries de rais de cosur, celle du haut
richement détotute feuillages, séparées par les oves. Une corniche lsse a été
retrouvée au Sud de ks t peut-être sommait-elle le mur à l'extérieur. Dans le mur
Sud de la net étaient remo des débris épigraphes : deux grands blocs portant les
quatre derniers hexamètres d épitaphe versitiéeque la déccuverte ultérieure
d'une cutre édition permet de rap ter à un certain Pinarius Mustulus. Et vixit satis
et genui feliciter et rem non modicam, e minimo quaestu, fraude sine ulla Atque
meis propriis et natorum honoribus auctus Aeternam moriens famam claramque
reliqui (385). On aperçoit à côté un débris d'inscription monumentale, avec les
lettres N VASV (386). Plusieurs blocs rectangulaires, en calcaire, présentent à
l'angle une saillie qui fos sait partie d'un pilastre (Pl. XL). L'un d'eux porte le
chapitecu terminal. Il s'agit certaine ment d'éléments empruntés à un mausolée
détruit. Lorsqu'on a franchi la porte ouverte au fond du portique Sud de la cour
péristyle, on se trouve dans un secteur particulièrement confus, en grande partie
envahi par des cons tructions récentes. Au Nord de la porte en entrant, le mur de
la basilique est raccordé au mur du porti que par un arrondi soigneusement taillé;
on distingue encore au Sud les traces d'un élé ment analogue, qui servait de
départ à un mur Est-Ouest parallèle à celui de la basilique. Ces murs devaient
délimiter un salle allongée, terminée à l'Ouest par le mur dont les hor pes de
raccordement sont encore chainées avec la maçonnerie de la basilique, à hauteur
du départ de l'abside; cette salle qui communiquait alors avec la nef par les deux
baies du mur Sud, probablement complètement ouvertes, formait par conséquent
une sorte de bas côté ou d'aile semi-indépendante de la basili que. A l'extérieur
du mur Sud de cette aile (Pl. XLI, a), qui était pas conséquent la véritable clôture
externe de la basilique, un chemin dallé prolongeait une circulation établie au
Sud de la cour à péristyle et rejoignait à l'Est la rue des juvenes. En suivant ce
chemin dans l'autre direction on aboutissait à une aire également dallée, qui
devait s'étendre large ment au Sud-Ouest de la basilique, et se prolongeait peut-
être à l'Ouest, à l'emplacе ment ou fut construite plus tard son abside
Antérieurement encore à cet état, d'autres constructions avaient occupé le
secteur; les seuls vestiges subsistant sont les ruines de trois murs Nord-Sud, qui
ont été recon- nues truction au-dessous de cette du dernière. la piècece allongée
qui formait son aile Sud fut détruite. On laissa subsister un étroit pas sage le long
du mur de la nef devenu mur externe.

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