Introduction : Définition et division
LA LOGIQUE
Logique vient du mot grec logos qui signifie raison a R la science ayant
pour objet de déterminer les règles pour condui- C’est re sa pensée vers la
vérité, Comment notre pensée doit-elle fonctionner pour atteindre son
objet ? Quelles sont les règles à suivre pour que notre connaissance soit
vraie ? En ce sens, on dira que la logique est une science normative, par-
ce qu’elle donne des normes, des règles, par opposition aux sciences
descriptives, comme la psychologie par exemple, qui se contente de
décrire le fonctionnement de l’esprit, comment il perçoit, comment il se
souvient, comment il invente etc.
On divise la logique en :
1. Logique formelle : science des règles pour bien conduire sa pensée
en général. Elle prétend donc régler a priori la forme du raisonnement,
quelle que soit la matière à laquelle ce raisonnement puisse être
appliqué. L’exemple suivant montre trois propositions qui en elles-
mêmes sont vraies, mais dont l’enchaînement n’est pas logique :
Certains métaux sont liquides
Or le mercure est un métal
Donc le mercure est liquide.
C’est par hasard que ce syllogisme est correct : il suffit de changer les
propositions pour se rendre compte que la forme du raisonnement est
invalide
Certains hommes sont des saints Or les criminels sont des hommes Donc
les criminels sont des saints.
Logique des sciences : science des re 2. Logique matérielle, ou tels que les
mathématiques. Les sciences positives les sciences gles pour bien
conduire la pensée dans les domaines particuliers, humaines. Voici un
exemple de syllogisme dont la forme est correcte, mais dont une des
propositions (la première) est matériellement fausse ; ce sera dans ce cas-
ci le rôle de la science P en détermi- ner la vérité Tous les métaux sont
solides Or le mercure est un métal Donc le mercure est solide. Tous les
métaux sont solides = est faux de dire que une proposition qui ne
correspond pas à la réalité ; mais la forme C’ est du raisonnement est
valide ; c’est d’ailleurs, comme nous le ver- rons, la forme la plus classique
du syllogisme Tous les hommes sont mortels Or Socrate est un homme
Donc Socrate est mortel.
1
LOGIQUE FORMELLE
(pour toutes les sections)
La logique formelle établit les conditions de l’accord de la les au pensée en
général. Elle envisage donc les opérations intellectuel- point de vue de le
ur validité en elle-même. Or tout rai- ou concepts il T sonnement se
compose de jugements et tout jugement d’idées e lectuelles
spécifiquement différentes : donc lieu de distinguer trois opérations intel-
1° |’appréhension consistant à concevoir une idée ou un con- cept ; 2° le
jugement, consistant à affirmer ou nier un rapport entre deux idées ; 3° le
raisonnement, opération par laquelle, de deux ou plu- sieurs jugements
donnés, on tire un autre jugement qui en découle nécessairement. La
logique étudie ces trois opérations en elles-mêmes, à sa- voir en tant
qu’elles sont des actes de l’esprit, et dans leurs expressions verbales, qui
sont
1° pour I’appréhension, le terme ; 2 pour le jugement, la proposition ;
3 pour le raisonnement, l’argument, Nous verrons également dans ce
chapitre que le raisonnement constitue, à côté de l’analyse et de la
synthèse, une forme de connaissance indirecte, S’opposant à l’intuition
qui, elle, représen- te la connaissance directe. 5
Art.1 : L’APPREHENSION ET LE TERME
A. Définitions : 1. Le terme est l’expression verbale d’un être concret ou
d’un concept.
2. Le concept (ou Idée) est le substitut mental de l’objet c.-à-d. la
représentation présente à l’esprit quand on pense à quelque chose.
Le concept diffère essentiellement de l’image qui est la représentation
déterminée d’un objet sensible. « Homme « , « triangle « , .bonté. sont
des Idées ou concepts, en tant que faisant abstraction de toute réalisation
singulière. Au contraire, . cet homme Kabongo, ce Isocèle (inscrit au
tableau), cet acte de bonté triangle (l’acte de Kabongo faisant telle
aumône a un pauvre) sont des images. Ainsi on peut dire que le concept
est une idée générale (abstraction faite de ses caractères individuels) et
abstraite (à part de la réalité)
3. L’appréhension (« appréhender > signifie « saisir « , « prendre >) est
l’acte par lequel l’esprit conçoit une idée sans en rien affirmer ni en rien
nier.
Réfléchissons à la formation du concept < grandeur : on parle une grande
classe, d’un grand homme, d’un grand exploit dune grande surprise etc…
De là nait le concept de « grandeur , qui exclut toutes les particularités et
est à part de la réalité.
B. Propriétés du concept On peut considérer un concept, et par suite un
terme, au point de vue de la compréhension et au point de vue de
l’extension. Cette distinction est d’une importance capitale en logique.
1. La compréhension est l’ensemble des caractères que le concept
comprend. Ainsi le concept . homme comprend : être, vivant sensible,
raisonnable_ etc… Le concept . jeunesse > inclut : une certaine faculté de
s’enthousiasmer, une manière de voir le mon- de un âge qui attend
beaucoup de l’avenir. Le concept # chat « s pour compréhension tous les
caractères des félins et ceux qui différencient le chat parmi les félins Dans
nos définitions nous recourons constamment à la compréhension.,
préhension, car définir un terme consiste à expliciter sa compréhension et
l'extension est l'ensemble des individus auxquels s'étend le homme
d'hommes sur la terre; S étend aux trois milliards 2. jeunesse recouvre
tous les jeunes en- tre 15 et 25 ans; félin inclut les chats les tigres les
panthè- res etc...
C. Règles selon leur compréhension. T. Tous les concepts peuvent être pris
selon leur extension et 1 S agira parfois de bien discerner dans quel sens
on emploie un concept : s'agit-il de son extension ou de sa comprenension
? Ainsi dans la phrase . 1 est des humains qui n'ont plus rien d'humain le
premier terme (o des humains p) est employé se- Ion son extension tandis
que le second terme R rien d'humain ) est employé selon sa
compréhension 2 La compréhension dun concept est en raison. inverse de
son extension. Prenons par exemple la série des concepts suivants: être -
hom- me- Zaïrois - Kabongo. Tous ces concepts sont en extension décrois-
sante alors qu'ils sont en compréhension croissante. - Etre est I'idée la
moins riche de toutes (plus petite compréhen- sion), mais c'est aussi la
plus universelle (la plus grande extension); homme >, comprenant des
éléments plus nombreux que . être -, ne s'ap- plique pourtant qu'à une
partie des êtres; . Zairois ajoute à l'idée d'homme de nouveaux éléments,
mais s'étend à moins d'individus. - Ka- bongo enfin, dont la compréhension
sera la plus riche, est aussi la plus limitée dans son extension.
D. Classification des concepts On peut établir une classification des
concepts (ou des ter- mes) suivant qu'on prend un concept selon la totalité
ou selon une partie seulement de son extension. Ainsi on distingue 1. Le
concept particulier : celui qui est pris selon une partie de son extension.
Exemple :
quelques hommes
2. Le concept universel: tension.
celui qui est pris selon toute son ex-
des arbres
trois tables etc...
Exemple : les arbres – toutes les tables. Aux concepts universels sont
assimilés les concepts collectifs les so|- de la République « : es concepts
sont également considéres selon toute dats du bataillon ) et les concepts
singuliers (- Napoléon, le Président leur extension.
Art. 2 : LE JUGEMENT ET LA PROPOSITION
A. Définitions : 1. La proposition est |’expression verbale dun jugement.
2. Le Jugement est l’affirmation d’un rapport de convenance ou de
disconvenance entre deux termes.
Exemple : ◦L’homme est mortel. : iIy [Link] rapport de convenance entre .
homme, et – mortel. Par contre si je dis : « le mur n’est pas propre « ,
j’établis un rapport de disconvenance,.
B. Composition du jugement Le jugement se compose : 1. D’un sujet :
l’être dont on affirme ou nie quelque chose ; 2. D’un prédicat : (ou attribut)
la chose que l’on affirme ou nie du sujet ; 3. D’une copule : ce qui marque
le rapport entre les deux concepts (le plus souvent le verbe . est ).
C. Classification des jugements La classification des jugements peut se
faire selon différents cri- tères : 1. Point de vue de la qualité : on aura des
jugements affirmatifs venance ou de disconvenance. Ou négatifs suivant
que le rapport exprimé est un rapport de con- 2, Point de vue de la
quantité B proposition, on pourra distinguer selon l’extension du sujet de
la 58
.... … « … ..ef …. Wy MUBeI…[Link]…. dhlossphroptes :
Te sujet est un concept universel. Quand le sujet est un concept particulier
qyana tout homme est mortel ; Kabongo est mortel . jugement particulier
jugemen : Exemple N
Quelques hommes sont vertueux. Exemple
« **
DATE … . …… PROFESSEUR …….. Ko……….. ……. …. «
Important pour la suite np 1sə 1. I cours de remarquer que l’extension ou
quantité de l’attribut dépend de la qualité de la proposition . .. l’attribut
d’une affirmative est particulier dans la proposition les horn~ les hommes
mes sont mortels « K ne constituent qu’ l’une partie de l’exten- mortels f
de UOjs En effet, cette proposition veut dire que tous les hor- rangent
parmi les mortels. Mais cela ne veut Əs mes sed dire que tous les hommes
constituent l’ensemble des mortels ; les plantes et les animaux sont aussi
mortels. Xnə l »attribut d’une négative est universel : dans la proposition –
aucun hom- me n’est pur esprit « , on prend en considération tous les purs
esprits et on n’y trouve pas un seul homme. Nous ne pouvons prononcer
un jugement né gatif que quand nous avons examiné toute l’extension de
l’attribut. 2. En combinant le point de vue de la qualité et celui de la
quantité, on obtient quatre espèces de jugements, que l’on peut
symboliser au moyen des qua- tre premières voyelles : A ……. Universelle
affirmative : I’homme est mortel …… . E ……. » … …. ...... universelle
négative I’homme n’est pas pur esprit .. ⁃ particulière affirmative :
quelques hommes sont blancs ………….. – particulière négative : quelques
hommes ne sont pas blancs ………. 3. L’opposition des propositions : les
propositions sont dites opposées quand elles diffèrent soit en qualité (A et
E, 1 et O), soit en quantité (A et l, E et O), soit en qualité et en quantité à
la fois (A et O, E el ). Lest neces : 1S0,u aucun homme saire de distinguer
I’opposition de contrariété et l’opposition de contradiction, ‘en qualité. Nb
fausses ne diffèrent tous les hommes sont honnêtes jnb ) Les contraires
04ẹ la fausseté de la fois, mais elles peuvent honnête 2) sont des
propositions universelles CƠ C on peut conclure être vraies sed əun,| Elles
ne peuvent « quelques hom- à la fois. Par suite de la vérité de l’autre. Mais
de la fausseté de ‘une on ne peut conclure à la verité de l’autre. 59 Les
contradictoires ( tous les hommes sont honnêtes
NOTES