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AEM Final

Le rapport traite de la mobilisation des ressources en eau pour l'irrigation, en soulignant son importance pour le développement humain et économique. Il aborde les types de ressources en eau, les techniques d'irrigation, ainsi que les technologies de contrôle et de sécurité nécessaires pour une gestion efficace. La qualité de l'eau et les méthodes de filtration sont également discutées pour garantir une irrigation optimale.

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AEM Final

Le rapport traite de la mobilisation des ressources en eau pour l'irrigation, en soulignant son importance pour le développement humain et économique. Il aborde les types de ressources en eau, les techniques d'irrigation, ainsi que les technologies de contrôle et de sécurité nécessaires pour une gestion efficace. La qualité de l'eau et les méthodes de filtration sont également discutées pour garantir une irrigation optimale.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
Union-Discipline-Travail
SCIENTIFIQUE

Rapport AEM en
[Date]

Irrigation en Mobilisation
des ressources en eau

NOM DE L’ENSEIGNANT

Dr. SAWADOGO épse KOUYATE ZOUNABO


NOM DE L’ENSEIGNANT

SOUMAHORO Tia Nouhoum


KOUASSI Ahou Ketty Rosine
SOMMAIRE
Introduction................................................................................................................................................................. 2
Importance de la Qualité de l'Eau..............................................................................................................................3
II- Types de ressources et caractérisation.........................................................................................................6
III- Technique d’rrigation...................................................................................................................................8
IV- Dimensionnement........................................................................................................................................12
V- Les différents groupes de barage et leurs caractérisations.......................................................................14
Conclusion..................................................................................................................................................................19

1
Introduction

L'eau, ressource vitale mais inégalement répartie et de plus en plus menacée, est au cœur des
enjeux de développement humain, économique et environnemental. La mobilisation des
ressources en eau désigne l'ensemble des techniques, des infrastructures et des stratégies mises
en œuvre pour capter, stocker, traiter et distribuer l'eau afin de la rendre disponible pour les
différents usages humains : agriculture, consommation domestique, industrie et production
d'énergie.

2
Importance de la Qualité de l'Eau

La qualité de l'eau est analysée selon trois critères principaux afin d'éviter le colmatage :
Type de Colmatage Cause Principale Mesure Préventive
Physique Particules en suspension (sable,Système de filtration adapté
argile, débris). (tamis, hydrocyclone, filtre à
sable).

Chimique Précipitation des sels (CarbonateInjection d'acide (sulfurique ou


de calcium, oxydes denitrique) pour abaisser le pH (pH-
fer/manganèse) due à un pH élevé. métrie).

Biologique Développement d'algues ou deTraitement au chlore ou à


bactéries dans les canalisations. l'hypochlorite de sodium
(chloration).

1- La Station de Contrôle : Rôle et Composants

La station de contrôle est l'unité centrale de pressurisation et de traitement de l'eau, garantissant


que le volume, la pression et la qualité de l'eau sont optimaux avant sa distribution.

1-1- Les Fonctions Principales

La station de contrôle remplit quatre fonctions essentielles :

 Prélèvement/Pressurisation : Réalisée par un groupe de pompage (pompe de


surface ou immergée) dont la puissance est calculée pour surmonter toutes les
pertes de charge et fournir la pression de service requise aux émetteurs.

3
 Filtration : Le type de filtre est choisi en fonction de la ressource. Le filtre à sable
est privilégié pour les eaux de surface très chargées, tandis que le filtre à tamis est
suffisant pour les eaux de forage propres ou après le filtre à sable.
 Mesure : Un compteur volumétrique est indispensable pour connaître la quantité
d'eau distribuée, permettant le calcul des doses d'irrigation et la détection
d'éventuelles fuites.
 Automatisation : Le programmateur central et le système de vannes motorisées
ou électrovannes permettent de séquencer les cycles d'irrigation par secteur
(parcellaire).

1-2- Composants de Gestion et de Sécurité

Outre la pompe et les filtres, la station de contrôle intègre des éléments de régulation et de
sécurité :

Vanne de Régulation de Pression (VRP) : Essentielle pour maintenir une pression constante en
aval, indépendamment des variations amont, garantissant l'uniformité.
Vannes de Secteur (Électrovannes) : Commandées par le programmateur, elles ouvrent et
ferment l'alimentation des différentes parcelles.
Soupapes de Sûreté et Purges d'Air : Les soupapes protègent le réseau contre les surpressions
(coups de bélier) et les purges d'air sont installées aux points hauts pour éviter l'accumulation d'air
et les obstructions.

2- Les Technologies d'Injection Automatisée

Deux types de dispositifs d'injection ont été étudiés :

4
Technologie Principe de Fonctionnement Précision et Application

Injecteur Venturi Crée une dépression grâce à laSimple, robuste, mais la dose
vitesse de l'eau qui traverse uninjectée est dépendante du débit
rétrécissement, aspirant l'engrais.général. Souvent utilisé pour les
Ne nécessite pas d'électricité. petites exploitations.

Pompe DoseusePompe électrique qui injecte unTrès précise, permet une gestion
Proportionnelle volume précis de solution mèremulti-engrais (plusieurs cuves),
par unité de temps ou de volumeindispensable pour les stations de
d'eau. Contrôlée par un automate. fertigation automatisées de
grande envergure.

2-1- Processus d'Installation et Sécurité

L'installation nécessite :

 Cuves Mères : Stockage des solutions d'engrais (souvent acide nitrique, phosphate
et potasse) qui doivent être préparées avec une concentration stable.
 Système Anti-Retour (Clapet) : Obligatoire pour empêcher le reflux de la solution
d'engrais vers la source d'eau potable ou le réseau principal en cas de panne de
pression.
 Contrôle pH/CE : La station automatisée est souvent couplée à des sondes de
conductivité électrique (CE) et de potentiel hydrogène (pH) pour ajuster
automatiquement l'injection d'acide ou d'engrais, maintenant la solution nutritive
dans la plage optimale.

3- Fonction et Pose des Vannes Parcellaires

5
Les vannes parcellaires (ou vannes de secteur) sont des éléments essentiels pour la gestion
hydraulique, permettant de diviser le réseau en unités d'irrigation homogènes.

3-1- Types de Vannes et Procédés de Pose

Les projections ont montré différents types de vannes, principalement :

 Vannes à Boisseau (Manuelles) : Utilisées pour l'isolement permanent ou semi-


permanent, nécessitent une intervention humaine pour l'ouverture/fermeture.
 Vannes à Sphère ou à Clapet (Électrovannes) : Le cœur du système automatisé.
Elles sont équipées d'un solénoïde (bobine électrique) qui, lorsqu'il est alimenté par
le programmateur, ouvre ou ferme la vanne.

Le procédé de pose des vannes parcellaires exige :

 Accessibilité : La vanne doit être installée dans un regard ou un local technique


accessible pour la maintenance ou l'intervention d'urgence.
 Raccordement Étanche : L'utilisation de raccords à compression ou de soudures
bout à bout est requise pour garantir l'étanchéité à haute pression.
 Câblage Protégé : Le câble électrique alimentant le solénoïde de la vanne doit être
enterré et protégé contre l'humidité et les dommages physiques.

II- Types de ressources et caractérisation

L'AEM a mis en lumière les trois principales sources d'approvisionnement :


Elles sont issues du cycle naturel de l'eau et représentent les sources traditionnellement
exploitées.

Nous avons:
- Eaux de Surface

Il s'agit de toutes les eaux présentes à la surface du sol, en contact direct avec l'atmosphère.

6
Type Caractéristiques
Cours d'eau (Rivières, Fleuves, Ruisseaux) Renouvellement rapide (court temps de résidence).
Facilement accessibles mais très vulnérables à la
pollution et aux variations climatiques (débit). Leur
qualité varie fortement selon les saisons et l'activité
humaine en amont.
Eaux stagnantes (Lacs, Étangs, Barrages) Stockage important et temps de résidence long.
Qualité généralement plus stable que celle des cours
d'eau, mais peuvent être sensibles à l'eutrophisation
(enrichissement en nutriments) et aux
cyanobactéries, surtout pour les lacs et retenues peu
profonds.

- Eaux Souterraines
Elles sont stockées dans les interstices et fissures des roches du sous-sol (aquifères). Elles
constituent la plus grande réserve d'eau douce liquide disponible.

Type Caractéristiques
Peu profondes, directement en contact avec
l'atmosphère et rechargées facilement par
l'infiltration des pluies. Très vulnérables à la
Nappes libres (ou phréatiques) pollution de surface (nitrates, pesticides). Leurs
niveaux varient rapidement.
Profondes, emprisonnées entre deux couches
imperméables, l'eau y est souvent sous pression.
Qualité généralement excellente car naturellement
filtrée et protégée de la pollution de surface. Se
Nappes captives (ou artésiennes) renouvellent très lentement (parfois appelées eaux
fossiles si la recharge est négligeable).

7
Type Caractéristiques
Nappes très profondes dont la recharge a eu lieu il y
Eaux fossiles a des milliers d'années. Considérées comme une
ressource non renouvelable à l'échelle humaine.

- Eau Non Conventionnelles

Type Caractéristiques
Eau de mer/saumâtre Abondante et illimitée, mais contient une forte
concentration de sels (haute conductivité). Nécessite
un dessalement coûteux et énergivore (osmose
inverse) pour être utilisable. Principalement
exploitée dans les régions côtières arides.
Eaux usées traitées (REUT) Eaux issues des stations d'épuration qui sont traitées
davantage pour un usage spécifique (irrigation,
industrie, alimentation des nappes, etc.). Augmente
la ressource disponible en créant une économie
circulaire de l'eau. Nécessite des normes de qualité
très strictes et l'acceptabilité sociale.
Eaux grises Eaux usées domestiques peu polluées (douches,
lavabos, machines à laver, hors toilettes). Peuvent
être réutilisées localement après un traitement léger
pour la chasse d'eau ou l'arrosage.
Eaux pluviales et de ruissellement Eaux de pluie collectées (sur les toitures, par
exemple). Qualité très variable (dépend de la zone
de collecte). Utilisée principalement pour les usages
non potables (arrosage, nettoyage).
Eau d'exhaure Eau pompée hors des mines ou des chantiers
souterrains. Souvent abondante mais sa qualité
(acidité, métaux lourds) nécessite souvent un
traitement lourd avant rejet ou réutilisation.

8
III- Technique d’rrigation

Les techniques d'irrigation sont classées selon la manière dont l'eau est distribuée à la culture,
allant des méthodes traditionnelles, peu efficaces, aux systèmes modernes de précision qui
maximisent l'économie d'eau. On distingue principalement trois grandes catégories : l'irrigation de
surface, l'irrigation par aspersion et la micro-irrigation.

Nous avons :

- Irrigation de Surface

C'est la méthode la plus ancienne, qui utilise la gravité pour faire circuler l'eau sur le sol. Elle est
simple, nécessite peu d'énergie (pas de pressurisation), mais est la moins efficace en termes
d'utilisation de l'eau.

Technique Description Efficience typique Avantages et


Inconvénients Clés
Par submersion (ou parInondation complète d'une40 - 50 % Avantages : Faible coût
bassin) parcelle entourée de initial, simple.
levées de terre (bassins). Inconvénients : Nécessite
un nivellement précis,
forte consommation d'eau,
risque de salinisation et
d'érosion.
Par sillons (ou à la raie) L'eau s'écoule par gravité55 - 70 % Avantages : Coût faible,
dans de petits canaux adapté aux cultures en
(sillons) creusés entre les ligne. Inconvénients :
rangs de culture. Faible efficience, pertes
par ruissellement, érosion
possible.

9
- Irrigation par Aspersion

Cette technique consiste à projeter de l'eau en l'air sous forme de gouttelettes, simulant une pluie
artificielle. Elle nécessite une pression plus élevée que la méthode gravitaire.

Technique Description Efficience potentielle Avantages et


Inconvénients Clés
Asperseurs classiques L'eau est distribuée par65 - 80 % Avantages : Bonne
des buses fixes ou homogénéité, convient à
rotatives (tels que la plupart des cultures et
l'arroseur rotatif, le des terrains non nivelés,
canon d'arrosage). peut protéger contre le
gel. Inconvénients :
Pertes importantes par
évaporation et dérive
dues au vent,
consommation
énergétique élevée pour
la pressurisation, risque
de maladies fongiques
(feuillage humide).
Pivot central ou RampeSystèmes mobiles,75 - 85 % Avantages : Forte
frontale automatisés, couvrant de automatisation,
grandes surfaces (rampe excellente uniformité sur
tournante autour d'un grandes parcelles.
pivot ou se déplaçant en Inconvénients : Coût
ligne droite). initial très élevé, adapté
uniquement aux grandes
cultures sur terrains plats
(pivot).

10
- Micro-irrigation

Elle apporte l'eau directement et lentement à proximité de la zone racinaire de la plante,


minimisant ainsi les pertes. C'est le système le plus efficace en termes d'économie d'eau.

Technique Description Efficience potentielle Avantages et Inconvénients


Clés
Goutte-à-goutte deL'eau est acheminée par85 - 95 % Avantages : Très haute
surface un réseau de tuyaux efficience (faibles pertes),
(goutteurs) posés sur le permet la fertigation (apport
sol, délivrant des gouttes d'engrais dissous), réduction
à faible débit. des adventices (mauvaises
herbes) car seule la zone
racinaire est mouillée.
Inconvénients : Coût initial
élevé, risque de colmatage
des goutteurs (nécessite une
filtration de l'eau),
maintenance minutieuse.
Goutte-à-goutte enterré Le réseau de goutteurs est> 95 % Avantages : Efficience
enfoui directement dans maximale (zéro évaporation
la zone racinaire. en surface), facilite le travail
du sol. Inconvénients : Coût
très élevé, maintenance
complexe (risques de
colmatage et d'obstruction par
les racines), difficilement
adaptable aux cultures
annuelles courtes.
Micro-aspersion /Petits asperseurs ou80 - 90 % Avantages : Apport plus
Micro-jets diffuseurs qui arrosent large que le goutte-à-goutte

11
Technique Description Efficience potentielle Avantages et Inconvénients
Clés
une zone limitée autour (utile pour la couverture du
de la plante (vergers, sol), basse pression.
serres). Inconvénients : Pertes par
évaporation légèrement
supérieures au goutte-à-
goutte pur, risque de mouiller
le feuillage.

IV- Dimensionnement

2.2. Dimensionnement et Choix des Matériaux

Le dimensionnement repose sur le respect de la vitesse maximale d'écoulement de l'eau dans les
canalisations (souvent limitée à 1,5 m/s) afin de minimiser les pertes de charge (frottements) et les
coups de bélier :

 Conduites Primaires (Canalisation Principale) : Généralement en PVC rigide ou


en polyéthylène haute densité. Elles acheminent l'eau de la source à la station de
contrôle.
 Conduites Secondaires (Porte-Rampe) : Souvent en polyéthylène haute densité.
Elles distribuent l'eau aux secteurs d'irrigation et sont équipées des vannes
parcellaires.
 Conduites Tertiaires (Rampe ou Aile de Goutteurs) : Tubes plus fins (souvent en
polyéthylène souple) équipés des goutteurs ou micro-asperseurs.
Le choix d'émetteurs autocompensants a été présenté comme essentiel pour les terrains en pente,
garantissant que le débit reste constant malgré les variations de pression.

3-2- Importance de la Qualité de l'Eau

La qualité de l'eau est analysée selon trois critères principaux afin d'éviter le colmatage :

12
Type de Colmatage Cause Principale Mesure Préventive

Physique Particules en suspension (sable,Système de filtration adapté


argile, débris). (tamis, hydrocyclone, filtre à
sable).

Chimique Précipitation des selsInjection d'acide (sulfurique ou


(Carbonate de calcium, oxydesnitrique) pour abaisser le pH
de fer/manganèse) due à un pH(pH-métrie).
élevé.

Biologique Développement d'algues ou deTraitement au chlore ou à


bactéries dans les canalisations. l'hypochlorite de sodium
(chloration).

4. La Station de Contrôle : Rôle et Composants

La station de contrôle est l'unité centrale de pressurisation et de traitement de l'eau, garantissant


que le volume, la pression et la qualité de l'eau sont optimaux avant sa distribution.

4.1. Les Fonctions Principales

La station de contrôle remplit quatre fonctions essentielles :

 Prélèvement/Pressurisation : Réalisée par un groupe de pompage (pompe de


surface ou immergée) dont la puissance est calculée pour surmonter toutes les
pertes de charge et fournir la pression de service requise aux émetteurs.
 Filtration : Le type de filtre est choisi en fonction de la ressource. Le filtre à sable
est privilégié pour les eaux de surface très chargées, tandis que le filtre à tamis est
suffisant pour les eaux de forage propres ou après le filtre à sable.
 Mesure : Un compteur volumétrique est indispensable pour connaître la quantité
d'eau distribuée, permettant le calcul des doses d'irrigation et la détection
d'éventuelles fuites.
 Automatisation : Le programmateur central et le système de vannes motorisées
ou électrovannes permettent de séquencer les cycles d'irrigation par secteur

13
(parcellaire).

4.2. Composants de Gestion et de Sécurité

Outre la pompe et les filtres, la station de contrôle intègre des éléments de régulation et de
sécurité :

 Vanne de Régulation de Pression (VRP) : Essentielle pour maintenir une pression


constante en aval, indépendamment des variations amont, garantissant l'uniformité.
 Vannes de Secteur (Électrovannes) : Commandées par le programmateur, elles
ouvrent et ferment l'alimentation des différentes parcelles.
 Soupapes de Sûreté et Purges d'Air : Les soupapes protègent le réseau contre les
surpressions (coups de bélier) et les purges d'air sont installées aux points hauts
pour éviter l'accumulation d'air et les obstructions.

V- Les différents groupes de barage et leurs caractérisations

Les barrages se classent principalement selon deux critères : les matériaux de construction et la
méthode par laquelle ils résistent à la poussée de l'eau.

Voici les principaux types de barrages et leurs caractérisations :

1- Barrages en Béton
a- Barrage-Poids

Principe de résistance : Il s'oppose à la poussée de l'eau uniquement par sa propre masse et son
poids.
Forme caractéristique : Section verticale généralement triangulaire, large à la base pour
assurer la stabilité.
Matériaux : Béton conventionnel, maçonnerie ou BCR.
Domaine d'application : Vallées larges où la roche de fondation est de bonne qualité mais où les
flancs de la vallée sont moins aptes à supporter des charges horizontales. Construction
relativement simple.
 Principe de résistance : Il s'oppose à la poussée de l'eau uniquement par sa propre masse et
son poids.

14
 Forme caractéristique : Section verticale généralement triangulaire, large à la base pour
assurer la stabilité.
 Matériaux : Béton conventionnel, maçonnerie ou BCR.
 Domaine d'application : Vallées larges où la roche de fondation est de bonne qualité mais
où les flancs de la vallée sont moins aptes à supporter des charges horizontales.
Construction relativement simple.

b- Barrage-Voûte
 Principe de résistance : Sa forme courbe (voûte) reporte la quasi-totalité de la poussée
hydrostatique de l'eau sur les flancs rocheux de la vallée (les appuis).
 Forme caractéristique : Mince et fortement cintrée.
 Matériaux : Béton.
 Domaine d'application : Idéal pour les vallées étroites et profondes avec des parois
rocheuses très solides et stables (points d'appui excellents) capables de résister aux forces
horizontales. Économise du béton par rapport au barrage-poids.

15
c- Barrage à Contreforts

Principe de résistance : C'est une variante du barrage-poids où la poussée de l'eau est retenue par
un masque amont (dalle mince) et reportée sur la fondation par une série de contreforts
triangulaires ou massifs.

Forme caractéristique : Série de voûtes ou de dalles s'appuyant sur des contreforts évidés à
l'intérieur.

Matériaux : Béton.

Domaine d'application : Permet une économie de matériaux par rapport au barrage-poids


classique. Souvent utilisé lorsque la roche de fondation est de qualité moyenne, mais moins
courant aujourd'hui.

2- Barrages en Remblai
Ces barrages sont constitués de matériaux naturels meubles (terre, enrochements) et
utilisent leur large section pour résister à la poussée de l'eau (fonctionnent comme des
barrages-poids).

16
a- Barrage en Terre

Principe de résistance : Résistance par la masse de l'ouvrage et le frottement interne des


matériaux.

Matériaux : Terre, argile, sable, gravier (matériaux locaux).

Sous-types selon l'étanchéité :

Homogène : Fait d'un seul type de matériau argileux (relativement imperméable).

À Noyau : Comprend un noyau central étanche (argile ou béton) pour stopper l'eau, soutenu de
part et d'autre par des remblais pour la stabilité.

À Masque Amont : L'étanchéité est assurée par un revêtement (masque) sur la face amont (béton,
asphalte ou géomembrane).

Domaine d'application : Vallées larges et peu profondes, sols de fondation médiocres ou


compressibles. C'est l'un des types les plus répandus.

b-
b-
b-
b-
Barrage en Enrochement

Principe de résistance : Similaire au barrage en terre (résistance par la masse), mais utilise des
roches fragmentées (enrochements) pour le corps de la digue.

Matériaux : Enrochements, avec un élément d'étanchéité interne (noyau) ou externe (masque


amont) en béton, argile ou asphalte.

17
Domaine d'application : Vallées étroites à fondations rocheuses solides, où la roche est facilement
disponible. Offre une meilleure stabilité en cas de séisme et peut être plus haut que les barrages en
terre.

18
Conclusion
L’irrigation est et demeure une composante essentielle de la sécurité alimentaire et du
développement agricole. Cependant, l'adoption de pratiques moins consommatrices est
impérative. La transition vers la micro-irrigation (goutte-à-goutte et aspersion basse pression) est
cruciale, car elle permet une efficacité hydrique maximale, tout en optimisant l'usage des intrants.
L'avenir de l'irrigation réside dans l'innovation technologique, la gestion de la demande et la
planification stratégique qui doivent concilier impératifs de productivité et de durabilité
environnementale, assurant ainsi une utilisation responsable et économe de cette ressource vitale.

19

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