Module2 (notion de base sur les réseaux)
Vue d’ensemble
Les décisions relatives à la bande passante comptent parmi les aspects les plus importants de
la conception d’un réseau. Ce module expose l’importance de la bande passante et explique la
façon de la mesurer.
On se sert de modèles en couches pour décrire les différentes fonctions de réseau. Le présent
module décrit les deux modèles les plus importants, à savoir le modèle OSI (Open System
Interconnection) et le modèle TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol). Il
présente également les différences et les similitudes entre les deux modèles.
Il retrace également un bref historique des réseaux. Les étudiants découvriront les
équipements de réseau et les différents types de dispositions physiques et logiques. Ce module
décrit et compare également les réseaux LAN, MAN, WAN, SAN et les VPN.
Il porte sur certains des objectifs des examens CCNA 640-801, INTRO 640-821 et ICND
640-811.
À la fin de ce module, les étudiants doivent être en mesure de réaliser les tâches suivantes:
Expliquer l’importance de la bande passante dans le réseau
Décrire la bande passante en utilisant une analogie
Identifier les unités de mesure de bande passante, c’est-à-dire bits/s, kbits/s,
Mbits/s et Gbits/s
Expliquer la différence entre bande passante et débit
Calculer la vitesse de transfert de données
Expliquer pourquoi les modèles en couches sont utilisés pour décrire la
communication des données
Expliquer le développement du modèle OSI
Dresser la liste des avantages d’une approche en couches
Identifier chacune des sept couches du modèle OSI
Identifier les quatre couches du modèle TCP/IP
Décrire les similitudes et les différences entre les deux modèles
Retracer brièvement l’historique des réseaux
Identifier les équipements utilisés dans les réseaux
Comprendre le rôle des protocoles dans les réseaux
Définir les réseaux LAN, WAN, MAN et SAN
Expliquer les réseaux VPN et leurs avantages
Indiquer les différences entre les intranets et les extranets
2.1. Terminologie de réseau
2.1.1. Réseaux de données
Ce sont les applications d’entreprise écrites pour les micro-ordinateurs qui ont conduit au
développement des réseaux de données. >1Les micro-ordinateurs n’étant pas interconnectés,
il n’existait alors aucun moyen efficace de partager les données. >2Pour les entreprises, il
n’était ni efficace ni rentable d’utiliser des disquettes pour partager des données. Le «réseau
disquettes» multipliait les copies des données. Chaque fois qu’un fichier était modifié, il
fallait le partager à nouveau avec toutes les autres personnes qui en avaient besoin. Si deux
personnes modifiaient le fichier puis essayaient de le partager, l’un des ensembles de
modifications était perdu. Il fallait aux entreprises une solution qui apporte des réponses aux
trois problèmes suivants:
Comment éviter la duplication de l’équipement et des ressources
Comment communiquer de manière efficace
Comment mettre en place et gérer un réseau
Les entreprises ont vite réalisé que la mise en réseau des ordinateurs pouvait augmenter leur
productivité et leur faire économiser de l’argent. Les réseaux furent implantés partout,
favorisés par l’éclosion rapide de nouvelles technologies et de nouveaux produits de réseau. À
ses débuts, le développement des réseaux était quelque peu désorganisé. Les technologies de
réseau créées au milieu des années 80 étaient basées sur des implémentations matérielles et
logicielles diversifiées. À cette époque, chaque société qui créait des matériels et des logiciels
de réseau utilisait ses propres normes. Ces normes individuelles permettaient de contrer la
concurrence. En conséquence, la plupart des technologies réseau étaient incompatibles entre
elles. Il devenait donc de plus en plus difficile de faire communiquer les réseaux qui
utilisaient des spécifications différentes. Il fallait souvent remplacer des équipements de
réseau pour pouvoir implémenter de nouvelles technologies.
L’une des premières solutions a été l’élaboration des normes de réseau local (LAN). >3Les
normes de réseau local ont établi un ensemble de directives ouvert sur lequel les sociétés se
sont basées pour créer des matériels et des logiciels de réseau. De ce fait, les équipements des
différentes sociétés sont devenus compatibles. Un autre effet positif a été la stabilité dans les
implémentations de réseau local.
Dans un système de réseau local, chaque service de l’entreprise peut être comparé à un îlot
électronique. Lorsque l’utilisation des ordinateurs dans les entreprises s’est généralisée, les
réseaux locaux se sont vite avérés insuffisants. >4
Il fallait une nouvelle technologie pour partager les informations de façon efficace et rapide
au sein de l’entreprise comme entre les entreprises. >5La solution du moment fut de créer des
réseaux métropolitains (MAN) et des réseaux étendus (WAN). Comme les réseaux WAN
pouvaient relier des réseaux utilisateurs géographiquement éloignés, ils permettaient aux
entreprises de communiquer entre elles sur de grandes distances. La figure >6illustre les
tailles relatives des réseaux locaux et des réseaux étendus.
2.1.2. Historique des réseaux
L’histoire des réseaux informatiques est assez complexe. Des acteurs du monde entier y ont
participé ces 35 dernières années. Cette page présente une vue simplifiée de l’évolution
d’Internet. Les processus d’invention et de commercialisation sont bien plus complexes, mais
il est utile d’examiner le développement de fond.
Dans les années 40, les ordinateurs étaient de gigantesques machines électromécaniques
sujettes à des pannes fréquentes. En 1947, l'invention du semi-conducteur ouvrit de
nombreuses perspectives pour réaliser des ordinateurs plus petits et plus fiables. Dans les
années 50, les grandes organisations commencèrent d’utiliser de gros ordinateurs de gestion
fonctionnant avec des programmes sur cartes perforées. À la fin des années 1950 apparut le
circuit intégré, qui combinait alors quelques transistors –il en comporte aujourd'hui des
millions- sur une minuscule «puce» de matériau semi-conducteur. Dans les années 60, la
mode était aux ordinateurs centraux desservant des terminaux et l’usage des circuits intégrés
se répandit encore davantage.
À la fin des années 60 et au cours des années 70, de plus petits ordinateurs, appelés mini-
ordinateurs, furent créés. Cependant, ces ordinateurs étaient encore très grands par rapport à
aujourd’hui. En 1977, Apple Computer lança le premier micro-ordinateur, également appelé
Mac. En 1981, IBM introduisit son premier PC. Le Mac, convivial, le PC IBM à architecture
ouverte et la poursuite de la miniaturisation des circuits intégrés donnèrent naissance aux
micro-ordinateurs utilisés tant à la maison qu'au bureau.
Au milieu des années 80, les utilisateurs de PC commencèrent à utiliser des modems pour
partager des fichiers avec d’autres ordinateurs. C’est ce que l’on appelle encore la
communication point-à-point ou par ligne téléphonique. Ce concept se développa du fait de
l’utilisation d’ordinateurs comme point central de communication dans la connexion par ligne
téléphonique : les BBS (bulletin board). Les utilisateurs pouvaient se connecter aux BBS,
laisser et relever des messages et télécharger des fichiers. Ce type de système présentait
l’inconvénient de ne permettre qu’une communication directe très limitée, et seulement avec
les utilisateurs qui connaissaient l’existence du BBS. L’autre limitation était que l’ordinateur
BBS avait besoin d’un modem pour chaque connexion. Ainsi, si cinq personnes se
connectaient simultanément, il fallait disposer de cinq modems sur cinq lignes distinctes. Ce
système ne pouvait résister longtemps à l’augmentation du nombre des utilisateurs. Imaginez
en effet le cas de figure où 500 personnes souhaitaient se connecter en même temps.
Entre les années 60 et 90, le ministère américain de la Défense (DoD) développa de grands
réseaux étendus (WAN) fiables à des fins militaires et scientifiques. Cette technologie était
différente de celle mise en œuvre pour la communication point-à-point typique des BBS. Elle
permettait à plusieurs ordinateurs de s’interconnecter en empruntant différents chemins. C’est
le réseau lui-même qui déterminait comment transférer les données d’un ordinateur à l’autre.
Il était possible d’atteindre plusieurs ordinateurs à la fois en utilisant une seule connexion. Le
réseau étendu développé par le ministère américain de la Défense devint plus tard le réseau
Internet.
2.1.3. Equipement de réseau
On appelle équipement tout matériel qui se connecte directement à un segment du réseau. Il y
a deux catégories d’équipement. La première est celle des équipements d’utilisateur final. Ces
équipements sont notamment les ordinateurs, imprimantes, scanneurs et autres matériels qui
fournissent des services directement à l’utilisateur. La deuxième catégorie est celle des
équipements de réseau. Elle comprend tout le matériel servant à interconnecter les
équipements d’utilisateur final pour leur permettre de communiquer.
Les équipements d’utilisateur final qui fournissent une connexion à un réseau sont également
appelés hôtes.>1Ces équipements permettent aux utilisateurs de partager, créer et obtenir des
informations. Les équipements hôtes peuvent exister indépendamment du réseau, mais leurs
capacités sont alors considérablement réduites. Les équipements hôtes sont connectés
physiquement au média de réseau au moyen de cartes réseau (NIC). Ils utilisent cette
connexion pour envoyer du courrier électronique, imprimer des rapports, numériser des
images ou accéder à des bases de données.>2
Une carte réseau est une carte de circuits imprimés qui se loge dans le connecteur d’extension
d’un bus sur la carte mère d’un ordinateur. Elles existent également sous forme de
périphérique. On emploie également le terme d’adaptateur réseau. Sur les ordinateurs
portables, la carte réseau a généralement la taille d’une carte PCMCIA. >3Chaque carte
réseau est identifiée par un code unique appelé adresse MAC (Media Access Control). Cette
adresse permet de contrôler la communication des données de l'hôte sur le réseau. Nous
aborderons ce sujet plus en détail ultérieurement. Comme son nom l’indique, la carte réseau
contrôle l’accès des hôtes au réseau.
L’industrie des réseaux n’a pas défini de symboles normalisés pour représenter les
équipements d’utilisateur final. >4Chaque équipement est représenté fidèlement pour une
reconnaissance rapide.
Les équipements de réseau assurent le transport des données qui doivent être transférées entre
les équipements d’utilisateur final. >5 Les équipements de réseau sont utilisés pour étendre les
connexions de câbles, concentrer les connexions, convertir les formats de données et gérer les
transferts de données. Les répéteurs, concentrateurs, ponts, commutateurs et routeurs sont des
exemples d’équipements qui assurent ces fonctions. Tous les équipements de réseau
mentionnés ici sont traités de façon approfondie plus loin dans ce cours. Pour le moment,
voici un bref descriptif de chacun de ces équipements. .5.
Un répéteur est un équipement réseau qui sert à régénérer un signal. Les répéteurs régénèrent
les signaux analogiques ou numériques qui sont déformés par la perte de transmission due à
l’atténuation. Contrairement à un routeur, un répéteur n’effectue pas un routage intelligent.>6
Les concentrateurs concentrent des connexions. En d’autres termes, ils rassemblent un groupe
d’hôtes et permettent au réseau de les voir comme une seule unité. Cela est effectué de façon
passive, sans aucun autre effet sur la transmission des données. Les concentrateurs actifs
concentrent les hôtes et régénèrent également les signaux.
>7 Les ponts convertissent les formats des données réseau et effectuent une gestion
élémentaire de la transmission des données.>3Les ponts assurent les connexions entre les
différents réseaux locaux. Ils contrôlent également les données afin de déterminer si elles
peuvent les traverser. Chaque partie du réseau est ainsi plus efficace.
Les commutateurs de groupe de travail apportent de l’intelligence à la gestion du transfert des
données. >8 Ils sont capables de déterminer si les données doivent rester sur un réseau local et
de ne les transférer que vers la connexion qui en a besoin. Une autre différence entre un pont
et un commutateur réside dans le fait qu’un commutateur ne convertit pas les formats de
transmission de données.
.8.
Les routeurs offrent l’ensemble des capacités précédemment citées. >9Les routeurs peuvent
régénérer les signaux, concentrer plusieurs connexions, convertir les formats de transmission
de données et gérer les transferts de données. Ils peuvent également se connecter à un réseau
étendu, ce qui leur permet d’interconnecter des réseaux locaux séparés par de grandes
distances. Aucun des autres équipements ne peut fournir ce type de connexion.
.9.
[Link] de réseau
La topologie réseau définit la structure du réseau. La topologie est définie en partie par la
topologie physique, qui est la configuration proprement dite du câblage ou du média. L’autre
partie est la topologie logique, qui définit de quelle façon les hôtes accèdent aux médias pour
envoyer des données. Les topologies physiques couramment utilisées sont les suivantes (1) (2)
Une topologie de bus fait appel à un câble de backbone unique qui est terminé aux
deux extrémités. Tous les hôtes se connectent directement à ce backbone.
Dans une topologie en anneau, chaque hôte est connecté à son voisin. Le dernier
hôte se connecte au premier. Cette topologie crée un anneau physique de câble.
Dans une topologie en étoile, tous les câbles sont raccordés à un point central.
Une topologie en étoile étendue relie des étoiles individuelles en connectant les
concentrateurs ou les commutateurs. Cette topologie peut étendre la portée et la
couverture du réseau.
Une topologie hiérarchique est similaire à une topologie en étoile étendue.
Cependant, plutôt que de lier les concentrateurs ou commutateurs ensemble, le
système est lié à un ordinateur qui contrôle le trafic sur la topologie.
On implémente une topologie maillée afin de garantir une protection maximale
contre l’interruption de service. Par exemple, une topologie maillée représente une
solution idéale pour les systèmes de contrôle en réseau d’une centrale nucléaire.
Comme vous pouvez le voir dans le schéma, chaque hôte possède ses propres
connexions à tous les autres hôtes. Bien qu’Internet emprunte de multiples
chemins pour atteindre un emplacement, il n’adopte pas une topologie
complètement maillée.
.1.
La topologie logique d'un réseau détermine de quelle façon les hôtes communiquent sur le
média. Les deux types de topologie logiques les plus courants sont le broadcast et le passage
de jeton.
L’utilisation d’une topologie de broadcast indique que chaque hôte envoie ses données à tous
les autres hôtes sur le média du réseau. Les stations peuvent utiliser le réseau sans suivre un
ordre déterminé. Ethernet fonctionne ainsi, comme nous l’expliquerons plus loin dans le
cours.
La deuxième topologie logique est le passage de jeton. Dans ce type de topologie, un jeton
électronique est transmis de façon séquentielle à chaque hôte. Dès qu'un hôte reçoit le jeton,
cela signifie qu'il peut transmettre des données sur le réseau. Si l'hôte n'a pas de données à
transmettre, il passe le jeton à l'hôte suivant et le processus est répété. Token Ring et FDDI
(Fiber Distributed Data Interface) sont deux exemples de réseaux qui utilisent le passage de
jeton. Arcnet est une variante de Token Ring et de FDDI. Il s’agit d’un passage de jeton sur
une topologie de bus.
Le schéma de la figure (2) illustre de nombreuses topologies différentes raccordées par des
équipements de réseau. Il représente un réseau de complexité moyenne, comme celui qu'on
retrouve habituellement dans une école ou une petite entreprise. Le schéma comporte de
nombreux symboles et concepts de réseau dont l’apprentissage peut prendre du temps.
.2.
2.1.5. Protocoles de réseau
Les suites de protocoles sont des ensembles de protocoles qui permettent à des hôtes de
communiquer sur un réseau. Un protocole est une description formelle d’un ensemble de
règles et de conventions qui régissent un aspect particulier de la façon dont les équipements
communiquent sur un réseau. Les protocoles déterminent le format, la chronologie, le
séquençage et le contrôle d’erreur dans la communication de données. Sans protocole,
l’ordinateur ne peut pas constituer ou reconstruire dans le format original le flux de bits
entrants provenant d’un autre ordinateur. (1)
Les protocoles contrôlent tous les aspects de la communication de données, dont:
Comment est construit le réseau physique
Comment les ordinateurs se connectent au réseau
Comment les données sont formatées pour la transmission
Comment ces données sont envoyées
Comment traiter les erreurs
Ces règles de réseau sont créées et actualisées par un grand nombre d’organisations et de
comités. Il s’agit notamment de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronic Engineers), de
l’ANSI (American National Standards Institute), de la TIA (Telecommunications Industry
Association), de l’EIA (Electronic Industries Alliance), ainsi que l’ITU (International
Telecommunications Union) précédemment nommée CCITT (Comité Consultatif
International Téléphonique et Télégraphique).
.1.
2.1.6. Réseaux locaux
Les réseaux locaux comprennent les éléments suivants:
Ordinateurs
Cartes réseau
Équipements périphériques
Médias réseau
Équipements de réseau
Les réseaux locaux permettent aux entreprises de partager localement des fichiers et des
imprimantes de manière efficace et rendent possibles les communications internes. Le
courrier électronique est un bon exemple de cette technologie. Les réseaux locaux gèrent les
données, les communications locales et l’équipement informatique.
Voici quelques technologies courantes de réseau local:
Ethernet
Token Ring
FDDI
2.1.7. Réseaux étendus (WAN)
Les réseaux étendus interconnectent des réseaux locaux, qui, à leur tour, donnent accès aux
ordinateurs ou aux serveurs de fichiers situés en d'autres lieux. Comme les réseaux étendus
relient des réseaux utilisateurs géographiquement dispersés, ils permettent aux entreprises de
communiquer entre elles sur de grandes distances. Les réseaux étendus permettent le partage
d’ordinateurs, imprimantes et autres équipements raccordés à un LAN situé sur un lieu
distant. Les réseaux étendus fournissent des communications instantanées à l’intérieur de
grandes zones géographiques.
Les logiciels de collaboration fournissent l’accès à des informations et des ressources en
temps réel et permettent de tenir des réunions à distance. Les réseaux étendus ont contribué à
créer une nouvelle catégorie de travailleurs appelés télétravailleurs. Ces personnes ont la
possibilité de travailler sans quitter leur domicile.
Les réseaux WAN sont conçus pour effectuer les tâches suivantes:
Fonctionner dans des zones étendues ou géographiquement dispersées
Permettre aux utilisateurs de disposer de capacités de communication en temps
réel avec d’autres utilisateurs
Fournir des ressources distantes en temps réel connectées aux services locaux
Fournir des services de courrier électronique, Internet, de transfert de fichiers et de
commerce électronique
Voici quelques technologies courantes liées aux réseaux étendus:
Modems
RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Services)
DSL (Digital Subscriber Line)
Frame Relay
T1, E1, T3 et E3
SONET (Synchronous Optical Network)
2.1.8. Réseaux métropolitains (MAN)
Un réseau MAN est un réseau qui s’étend à une zone métropolitaine telle qu’une ville ou une
zone de banlieue. Un réseau MAN comprend habituellement au moins deux réseaux LAN
situés dans une zone géographique commune. Par exemple, une banque possédant plusieurs
agences peut utiliser ce type de réseau. En général, on fait appel à un fournisseur de services
pour connecter au moins deux sites de réseau local au moyen de lignes de communication
privées ou de services optiques. Les technologies de pont sans fil qui envoient des signaux à
l’intérieur de zones publiques peuvent également être utilisées pour créer un réseau MAN.
2.1.7. Réseaux SAN
Un réseau de stockage (SAN) est un réseau à haute performance dédié qui permet de
transférer des données entre des serveurs et des ressources de stockage. Du fait qu’il s’agit
d’un réseau dédié distinct, il évite tout conflit de trafic entre les clients et les serveurs.
La technologie SAN permet de bénéficier d’une connectivité haut débit pour différentes
configurations : serveur/stockage, stockage/stockage ou serveur/serveur. Cette méthode
recourt à une infrastructure de réseau séparée qui résout tout problème associé à la
connectivité réseau existante.
Les réseaux SAN offrent les caractéristiques suivantes:
Performance – les réseaux SAN permettent un accès simultané à haut débit, par
deux serveurs ou plus, aux matrices de disques et de bandes. Cela améliore les
performances du système.
Disponibilité – Les réseaux SAN intègrent la tolérance aux sinistres. Les données
peuvent être dupliquées sur un réseau SAN situé jusqu’à 10 km de distance.
Évolutivité – Un réseau SAN peut utiliser les technologies les plus variées. Cela
facilite le déplacement des données de sauvegarde, des opérations, la migration des
fichiers et la réplication des données entre les systèmes.
2.1.10. Réseau privé virtuel (VPN)
Un réseau privé virtuel (VPN) est un réseau privé construit au sein d’une infrastructure de
réseau publique telle que le réseau mondial Internet. Au moyen d’un réseau privé virtuel, un
télétravailleur peut accéder à distance au réseau du quartier général de sa société. Via
Internet, il est possible de construire un tunnel sécurisé entre le PC du télétravailleur et un
routeur VPN installé au quartier général de la société.
2.1.11. Avantages des réseaux privés virtuels
Les produits Cisco prennent en charge les dernières technologies VPN. Un réseau privé
virtuel est un service qui offre une connectivité sécurisée et fiable sur une infrastructure de
réseau public partagée telle qu’Internet. (1) Les VPN maintiennent les mêmes politiques de
sécurité et de gestion qu’un réseau privé. L’utilisation d’un réseau privé virtuel est la façon la
plus rentable d’établir une connexion point-à-point entre des utilisateurs distants et un réseau
d’entreprise.
Voici une liste des trois principaux types de VPN :
Les VPN d’accès fournissent aux utilisateurs mobiles et de petits bureaux/bureaux
à domicile (SOHO) l’accès distant à un intranet ou à un extranet sur une
infrastructure partagée. Les VPN d’accès utilisent des technologies analogiques,
d’accès par ligne téléphonique, RNIS, DSL, IP mobile et câble afin de connecter
en toute sécurité les utilisateurs mobiles, les télétravailleurs et les agences.
Les VPN d’intranet font appel à des connexions dédiées pour raccorder des
bureaux régionaux et des bureaux distants à un réseau interne sur une
infrastructure partagée. Les VPN d’intranet diffèrent des VPN d’extranet en ce
qu’ils n’autorisent l’accès qu’aux employés de l’entreprise.
Les VPN d’extranet utilisent des connexions dédiées pour relier des partenaires
commerciaux à un réseau interne sur une infrastructure partagée. Les VPN
d’extranet diffèrent des VPN d’intranet en ce qu’ils permettent l’accès aux
utilisateurs en dehors de l’entreprise.
2.1.12. Intranets et extranets
Un intranet est une configuration de réseau local très répandue. Les serveurs Web intranet
diffèrent des serveurs Web publics en ce que le public doit posséder les autorisations et mots
de passe appropriés pour accéder à l’intranet d’une organisation. Les intranets sont conçus
pour autoriser les utilisateurs qui ont des privilèges d’accès à accéder au réseau local interne
de l’organisation. Au sein d’un intranet, les serveurs Web sont installés dans le réseau. La
technologie de navigateur sert de frontal commun pour accéder aux informations, telles que
les données financières, graphiques ou textuelles.
Le terme extranet fait référence à des applications et à des services qui sont basés sur intranet,
et qui utilisent un accès étendu et sécurisé pour les utilisateurs ou entreprises externes. Cet
accès s’effectue habituellement au travers de mots de passe, ID utilisateur et autres dispositifs
de sécurité au niveau applicatif. Un extranet est une extension de deux stratégies intranet au
moins, avec une interaction sécurisée entre les entreprises participantes et leurs intranets
respectifs.
Cette leçon est terminée. La leçon suivante traite de la bande passante. La première page
explique pourquoi la bande passante est importante.
2.2. Bande passante
2.2.1. Importance de la bande passante
La bande passante est définie comme la quantité d’informations qui peut transiter sur une
connexion réseau en un temps donné. Il est important de comprendre le concept de bande
passante pour les raisons suivantes.
La bande passante est finie. Quel que soit le média qui est utilisé pour construire un réseau, il
y a des limites à la capacité du réseau à transporter des informations. La bande passante est
limitée par les lois de la physique et aussi par les technologies utilisées pour placer des
informations sur le média. Par exemple, la bande passante d’un modem conventionnel est
limitée à environ 56 kbits/s, à la fois par les propriétés physiques des fils téléphoniques à
paires torsadées et par la technologie du modem. La technologie DSL utilise les mêmes fils
téléphoniques à paires torsadées. Cependant, elle délivre bien plus de bande passante que les
modems conventionnels. Ainsi, même les limites imposées par les lois de la physique sont
quelques fois difficiles à définir. La fibre optique possède le potentiel physique pour fournir
une bande passante pratiquement illimitée. Malgré cela, la bande passante de la fibre optique
ne pourra être pleinement exploitée avant que des technologies ne soient développées pour
tirer pleinement parti de son potentiel.
La bande passante n’est pas gratuite. Il est possible d’acquérir des équipements pour un réseau
local qui fourniront une bande passante quasiment illimitée sur une longue période. Pour les
connexions WAN, il est généralement nécessaire d’acquérir de la bande passante auprès d’un
fournisseur de services. Dans un cas comme dans l’autre, l’utilisateur individuel ou
l’entreprise pourra faire des économies significatives en comprenant bien la notion de bande
passante et l’évolution de la demande avec le temps. L’administrateur doit prendre les bonnes
décisions sur les types d’équipement et de services à acheter.
La bande passante est un facteur important qui est indispensable pour analyser les
performances du réseau, concevoir de nouveaux réseaux et comprendre Internet. Un
professionnel des réseaux doit comprendre l’impact considérable de la bande passante et du
débit sur la performance et la conception du réseau. Les informations circulent sous forme de
chaîne de bits d’un ordinateur à l’autre à travers le monde. Ces bits constituent des quantités
énormes d’informations qui transitent d’un bout à l’autre de la planète en quelques secondes à
peine.
La demande en bande passante ne cesse de croître. Dès que des nouvelles technologies et
infrastructures de réseau sont créées pour fournir une bande passante plus large, on voit
apparaître de nouvelles applications qui tirent parti de cette capacité supérieure. La remise sur
un réseau de contenus multimédias tels que la vidéo et l’audio en continu nécessite une
quantité considérable de bande passante. Les systèmes de téléphonie IP sont à présent
installés couramment à la place de systèmes vocaux traditionnels, ce qui augmente encore le
besoin en bande passante. Tout professionnel de réseau digne de ce nom doit anticiper le
besoin en bande passante accrue et agir en conséquence.
2.2. Bande passante
2.2.2 Le bureau
La bande passante a été définie comme la quantité d’informations qui peut transiter sur un
réseau en un temps donné. Cette page présente deux analogies qui peuvent vous permettre de
mieux visualiser la bande passante dans un réseau.
La bande passante est semblable au diamètre d’un tuyau. (1)Un réseau de canalisations
apporte de l’eau potable à des foyers et à des entreprises et évacue les eaux usées. Ce réseau
d’eau est constitué de tuyaux de différents diamètres. Le diamètre des principales
canalisations d’une ville peut atteindre 2 mètres, tandis que 2 cm suffisent pour le tuyau d’un
robinet de cuisine. La largeur du tuyau détermine sa capacité de transport en eau. Par
conséquent, l’eau peut être comparée aux données, et la largeur du tuyau à la bande passante.
Les experts réseau vous diront qu’il faut installer de plus gros tuyaux pour disposer d’une
capacité de transport des informations supérieure.
La bande passante peut être comparée au nombre de voies d’une autoroute. (2)Un réseau de
routes dessert chaque ville ou village. Les grandes autoroutes aux nombreuses voies sont
rejointes par de plus petites routes comportant moins de voies. À leur tour, ces routes
conduisent à des routes plus étroites qui mènent aux voies d’accès des résidences et des
entreprises. Lorsque le système autoroutier est peu fréquenté, chaque véhicule est en mesure
de se déplacer librement. Lorsqu’il y a davantage de trafic au contraire, chaque véhicule se
déplace plus lentement. C’est sur les routes qui comportent le moins de voies que cela est le
plus évident. Dès qu’il y a affluence sur le système routier, il y a des ralentissements, voire
des bouchons, y compris sur les routes qui comportent beaucoup de voies. Un réseau de
données est très semblable à un système routier. Les paquets de données sont comparables
aux automobiles et la bande passante au nombre de voies de la route. En se figurant un réseau
de données comme un système routier, il est facile de réaliser comment les connexions à
faible bande passante peuvent provoquer la congestion du trafic dans tout le réseau.
2.2.3 Mesures
Dans les systèmes numériques, l’unité de base de la bande passante est le bit par seconde
(bit/s). La bande passante est la mesure de la quantité de bits d’informations pouvant transiter
d’un endroit à un autre en un temps donné. Bien que l’on puisse exprimer la bande passante
en bits/s, il existe des unités de mesure supérieures. La bande passante réseau est
généralement exprimée en milliers de bits par seconde (kbits/s), millions de bits par seconde
(Mbits/s), milliards de bits par seconde (Gbits/s) et billions de bits par seconde (Tbits/s).
(1)Bien que les termes bande passante et vitesse soient souvent utilisés indifféremment, ils ne
se rapportent pas exactement au même concept. On pourrait dire, par exemple, qu’une
connexion T3 à 45 Mbits/s est plus rapide qu’une connexion T1 à 1,544 Mbits/s. Cependant,
si une partie minime de leur capacité de transport de données est utilisée, chacune de ces
connexions transportera les données à approximativement la même vitesse. De la même
manière, un petit filet d’eau s’écoulera à la même vitesse dans un gros comme dans un petit
tuyau. Il est donc plus précis de dire qu’une connexion T3 a une bande passante supérieure à
celle d’une connexion T1. Cela vient de la capacité de la connexion T3 à transporter
davantage d’informations en un temps donné, et non pas de sa vitesse supérieure.
2.2.4 Limitations
La bande passante varie en fonction du type de média ainsi que des technologies LAN et
WAN utilisées. La caractéristique physique du média entre en compte dans la différence. Les
signaux peuvent circuler sur du fil de cuivre à paires torsadées, sur du câble coaxial, de la
fibre optique ou par voie hertzienne. De ces différences physiques découlent des limitations
fondamentales dans la capacité de transport des informations d’un média donné. Cependant,
la bande passante proprement dite d’un réseau résulte d’une combinaison des médias
physiques et des technologies choisis pour la signalisation et la détection des signaux du
réseau.
Par exemple, les spécifications actuelles sur la physique du câble à paires torsadées non
blindées (UTP) placent la limite théorique de la bande passante au-delà de 1 Gbit/s.
Cependant, dans la pratique, la bande passante dépend de l’utilisation de 10BaseT,
100BaseTX ou 1000BaseTX Ethernet. La bande passante effective est déterminée par les
méthodes de signalisation, les cartes réseau, ainsi que par les autres équipements de réseau
choisis. Par conséquent, elle ne dépend pas uniquement des limitations du média.
La figure (1) illustre certains types de médias de réseau ainsi que leurs limites en termes de
distance et de bande passante.
La figure (2) présente un récapitulatif des services de réseau étendu courants et de la bande
passante associée à chacun d’eux.
La bande passante est la mesure de la quantité d’informations pouvant transiter sur le réseau
en un temps donné. Par conséquent, la quantité de bande passante disponible est un paramètre
essentiel de la spécification du réseau. On peut construire un réseau local pour fournir 100
Mbits/s à chaque station de travail, mais cela ne veut pas dire que chaque utilisateur aura
réellement la possibilité de transmettre 100 mégabits de données sur le réseau à chaque
seconde d’utilisation. Cela ne peut être vrai que dans un cas de figure idéal.
Le terme débit se rapporte à la bande passante réelle mesurée, à une heure particulière de la
journée, en empruntant des routes Internet particulières et lors de la transmission sur le réseau
d’un ensemble de données spécifique. Malheureusement, pour de multiples raisons, le débit
est souvent inférieur à la bande passante numérique maximale prise en charge par le média
utilisé. Voici certains des facteurs déterminants pour le débit:
Équipements d’interréseau
Type de données transmises
Topologie de réseau
Nombre d’utilisateurs sur le réseau
Ordinateur de l’utilisateur
Ordinateur serveur,
Conditions d’alimentation
La bande passante théorique d’un réseau est un facteur essentiel dans sa conception, du fait
que la bande passante du réseau ne dépassera jamais les limites imposées par le média et par
les technologies choisis. Cependant, il est tout aussi important pour un concepteur et un
administrateur réseau de tenir compte des facteurs pouvant affecter le débit proprement dit.
En mesurant régulièrement le débit, l’administrateur réseau pourra suivre les variations de
performance du réseau ainsi que l’évolution des besoins de ses utilisateurs. Il paramètrera le
réseau en conséquence.
2.6. Calcul du taux de transfert des données
Les concepteurs et administrateurs réseau sont souvent amenés à prendre des décisions à
propos de la bande passante. Il peut s’agir par exemple de savoir s’il faut augmenter la taille
de la connexion WAN afin de prendre en charge une nouvelle base de données, ou encore de
déterminer si le backbone actuel du réseau local a une bande passante suffisante pour un
programme de vidéo en continu. Il n’est pas toujours facile de trouver la réponse à des
problèmes tels que ceux-ci, mais un simple calcul du taux de transfert des données est un
excellent point de départ.
L’utilisation de la formule délai de transfert = taille de fichier / bande passante (D=T/BP)
permet à l’administrateur du réseau d’évaluer plusieurs facteurs déterminants de la
performance du réseau. Si l’on connaît la taille de fichier type pour une application donnée, il
suffit de diviser la taille de fichier par la bande passante réseau pour obtenir une estimation du
délai de temps de transfert le plus court pour le fichier. (1)
Deux points importants doivent être pris en compte lors de ce calcul.
Le résultat n’est qu’une estimation, parce que la taille du fichier n’inclut pas la
surcharge due à l’encapsulation.
On obtiendra un résultat pour un cas de figure idéal, or la bande passante
disponible n’est presque jamais au maximum théorique de ses capacités pour le
type de réseau. Il est possible d’obtenir une estimation plus précise en posant le
débit plutôt que la bande passante dans l’équation.
Bien que le calcul du transfert de données soit assez simple, il faut veiller à utiliser les mêmes
unités dans toute l’équation. En d’autres termes, si la bande passante est exprimée en
mégabits par seconde (Mbits/s), la taille du fichier doit être elle aussi en mégabits, et pas en
méga-octets (Mo). Étant donné que les tailles de fichier sont presque toujours exprimées en
méga-octets, vous devrez multiplier par huit le nombre de méga-octets pour obtenir la valeur
en mégabits.
Essayez de répondre à la question suivante, en utilisant la formule D=T/BP. Convertissez les
unités de mesure comme il se doit.
Parmi les deux propositions suivantes, laquelle serait la plus rapide : envoyer le contenu d’une
disquette pleine (1,44 Mo) sur une ligne RNIS ou envoyer le contenu d’un disque dur plein de
10 Go sur une ligne STM-16?
2.2..7 Numérique et analogique
La majorité des transmissions radiophoniques, télévisuelles et téléphoniques s’effectue encore
aujourd’hui au moyen d’ondes électromagnétiques empruntant la voie des airs ou des câbles.
Ces ondes sont dites analogiques car elles ont la même forme que les ondes lumineuses et
sonores produites par les émetteurs. Lorsque les ondes lumineuses et sonores changent de
taille et de forme, le signal électrique qui transporte la transmission change en proportion. En
d’autres termes, les ondes électromagnétiques sont analogues aux ondes lumineuses et
sonores.
La bande passante analogique est mesurée en fonction du taux d’occupation du spectre
électromagnétique par chaque signal. L’unité de base de la bande passante analogique est le
hertz (Hz), ou nombre de cycles par seconde. En général, comme pour la bande passante
numérique, on utilise des multiples de cette unité de base de bande passante analogique. Les
unités de mesure les plus usitées sont le kilohertz (KHz), le mégahertz (MHz) et le gigahertz
(GHz). Ces unités sont utilisées pour décrire la fréquence des téléphones sans fil, qui
fonctionnent habituellement à 900 MHz ou à 2,4 GHz. Elles servent aussi pour indiquer les
fréquences des réseaux sans fil 802.11a et 802.11b, qui fonctionnent à 5 GHz et 2,4 GHz. (1)
Bien que les signaux analogiques soient capables de transporter une grande variété
d’informations, ils n’offrent pas autant d’avantages que les transmissions numériques. Le
signal vidéo analogique, du fait qu’il occupe une large plage de fréquences, ne peut pas être
comprimé en une bande plus étroite. Par conséquent, si l’on ne dispose pas de la bande
passante analogique nécessaire, il est impossible d’envoyer le signal.
Dans la signalisation numérique, toutes les informations, quel que soit leur type, sont
envoyées sous forme de bits. La voix, la vidéo et les données sont convertis en flux de bits
lors de leur préparation pour une transmission via des médias numériques. Ce type de
transmission procure à la bande passante numérique un avantage décisif par rapport à la bande
passante analogique. Il est possible d’envoyer des quantités illimitées d’informations via un
canal numérique, même de faible bande passante. Quel que soit le temps nécessaire à leur
transfert et à leur réassemblage, les informations numériques peuvent toujours être
visualisées, écoutées ou traitées dans leur forme originale.
Il est important de comprendre les différences et les similitudes entre la bande passante
numérique et la bande passante analogique. On rencontre régulièrement ces deux types de
bandes dans le domaine des technologies de l’information. Cependant, étant donné que ce
cours traite principalement de réseaux numériques, le terme «bande passante» sous-entendra
«bande passante numérique».
2.3.1 Utilisation des couches pour analyser les problèmes de flux
La figure (1) présente un ensemble de questions liées au flux, qui est défini comme le
mouvement, à travers un système, d’objets physiques ou logiques. Ces questions montrent
comment le concept de couches aide à décrire en détail le cheminement du flux. Ce processus
peut s’appliquer à n’importe quel type de flux, qu’il s’agisse du flux du trafic sur un réseau
routier ou du flux de données au sein d’un réseau informatique. La figure (2) montre divers
exemples de flux et de façons de décomposer le cheminement du flux en détails ou couches.
Une conversation entre deux personnes constitue un champ idéal pour tester l’approche en
couches afin d’analyser des flux d’informations. Lors d’une conversation, chaque personne
qui souhaite communiquer commence par avoir une idée. Elle prend ensuite une décision sur
la façon de communiquer cette idée correctement. Par exemple, une personne pourra choisir
de parler, chanter ou crier dans une langue donnée. Enfin l’idée est exprimée. La personne
émet le son qui transporte le message.
Ce processus peut être décomposé en couches distinctes applicables à toutes les
conversations. La couche supérieure correspond à l’idée qui sera communiquée. La couche du
milieu à la décision, ou à la façon dont l’idée doit être communiquée. La couche inférieure
correspond à la création de sons pour transporter la communication.
La même méthode de subdivision en couches nous permet de définir comment un réseau
informatique distribue des informations entre une source et une destination. Lorsque des
ordinateurs envoient des informations sur un réseau, toutes les communications doivent
provenir d’une source et se diriger vers une destination. (3)
On appelle généralement données, ou paquet, les informations qui transitent sur un réseau. Un
paquet est constitué d’une unité d’informations groupées de manière logique qui circule entre
des ordinateurs. Lorsque les données traversent les couches, chaque couche ajoute des
informations supplémentaires qui permettent une communication efficace avec la couche
correspondante de l’autre ordinateur.
Les modèles OSI et TCP/IP comportent des couches qui spécifient comment les données
doivent être communiquées d’un ordinateur à l’autre. Les modèles différent en fonction du
nombre et de la fonction des couches. Cependant, chaque modèle peut être utilisé pour décrire
et préciser le flux d’informations entre une source et une destination.
-2-
-1-
2.3.2 Utilisation de couches pour écrire la communication des données
Pour que des paquets de données puissent se rendre d’un ordinateur source à un ordinateur de
destination sur un réseau, il est important que toutes les unités du réseau communiquent selon
la même langue ou dans le même protocole. Un protocole consiste en un ensemble de règles
qui augmentent l’efficacité des communications au sein d’un réseau. Par exemple, lorsqu’ils
pilotent un avion, les pilotes obéissent à des règles très précises pour communiquer d’un
appareil à l’autre ou d’un appareil à la tour de contrôle.
Un protocole de communications de données est un ensemble de règles, ou convention, qui
détermine le format et la transmission des données.
La couche 4 de l’ordinateur source communique avec la couche 4 de l’ordinateur de
destination. (1) Les règles et conventions utilisées pour cette couche sont appelées protocole
de couche 4. Il est important de se souvenir que les protocoles préparent les données de façon
linéaire. Un protocole d’une couche effectue un certain nombre d’opérations sur les données
lorsqu’il les prépare pour les envoyer sur le réseau. Les données sont ensuite transmises à la
couche suivante, où un autre protocole effectue une série d’opérations différentes.
Une fois que le paquet a été envoyé vers sa destination, les protocoles annulent la constitution
du paquet qui a été effectuée côté source. L’opération est effectuée à rebours. Les protocoles
de chaque couche de destination rétablissent la forme originale des informations, pour que
l’application puisse lire correctement les données.
2.3.3. Modèle OSI
À ses débuts, le développement des réseaux était désorganisé à de nombreux égards. Le début
des ann��es 1980 a été marqué par une croissance exceptionnelle du nombre et de la taille
des réseaux. Pour profiter des avantages de l’utilisation de la technologie réseau, les sociétés
se mirent à installer et à étendre des réseaux, à un rythme presque aussi rapide que
l’introduction des nouvelles technologies.
Vers le milieu des années 80, ces sociétés commencèrent à rencontrer des problèmes,
justement en raison de cette extension rapide. Tout comme il est difficile pour les gens qui ne
parlent pas la même langue de communiquer, il devenait difficile pour des réseaux qui
utilisent des spécifications et des implémentations différentes d’échanger des informations.
Les sociétés qui développaient des solutions de réseau privé ou propriétaire furent confrontées
au même problème. Le terme « propriétaire » signifie ici qu’une entreprise ou un petit groupe
d’entreprises contrôle entièrement l’utilisation de la technologie. Les technologies réseau qui
suivaient strictement des règles propriétaires ne pouvaient pas communiquer avec des
technologies qui respectaient des règles propriétaires différentes.
Pour résoudre le problème de l’incompatibilité des réseaux, l’OSI (International Organization
for Standardization) examina les modèles réseau tels que DECnet (Digital Equipment
Corporation net), SNA (Systems Network Architecture) et TCP/IP afin de trouver un
ensemble de règles applicable de façon générale à tous les réseaux. Sur la base de ces
recherches, l’ISO a mis au point un modèle de réseau pour aider les fournisseurs à créer des
réseaux compatibles avec d’autres réseaux.
Le modèle de référence OSI (Open System Interconnection) publié en 1984 fut le modèle
descriptif de réseau créé par l’ISO. Ce modèle propose aux fournisseurs un ensemble de
normes assurant une compatibilité et une interopérabilité accrues entre divers types de
technologies réseau produites par de nombreuses entreprises à travers le monde. (1)
Le modèle de référence OSI s’est imposé comme le principal modèle pour les
communications réseau. Bien qu’il existe d’autres modèles, la plupart des constructeurs de
réseau se fondent sur le modèle de référence OSI pour la conception de leurs produits. Cela
est particulièrement vrai lorsqu’ils souhaitent éduquer les utilisateurs à l’utilisation de leurs
produits. Ce modèle est considéré comme le meilleur outil disponible pour décrire l’envoi et
la réception de données sur un réseau.
2.3.4. Couches OSI
Le modèle de référence OSI constitue un cadre qui aide à comprendre comment les
informations circulent dans un réseau. Ce modèle explique comment les paquets transitent à
travers les différentes couches vers un autre équipement du réseau, même si l’émetteur et le
destinataire utilisent des types de média réseau différents.
Le modèle de référence OSI comporte sept couches numérotées, chacune illustrant une
fonction réseau bien précise. Le découpage du réseau en sept couches présente les avantages
suivants:
Il permet de diviser les communications sur le réseau en éléments plus petits et
plus gérables.
Il uniformise les éléments du réseau afin de permettre le développement et le
soutien multiconstructeur.
Il permet à différents types de matériel et de logiciel réseau de communiquer entre
eux.
Les modifications apportées à une couche n'affectent pas les autres couches.
Il divise les communications sur le réseau en éléments plus petits, ce qui permet de
les comprendre plus facilement.
2.3.5. Communication d’égal à égal
Afin de permettre l’acheminement des données entre l’ordinateur source et l’ordinateur de
destination, chaque couche du modèle OSI au niveau de l’ordinateur source doit
communiquer avec sa couche homologue sur l’ordinateur de destination. Cette forme de
communication est appelée communication d’égal à égal. Au cours de ce processus, les
protocoles de chaque couche s’échangent des informations, appelées unités de données de
protocole (PDU). Chaque couche de communication, sur l’ordinateur source, communique
avec l’unité de données de protocole propre à une couche, ainsi qu’avec la couche
correspondante sur l’ordinateur de destination, comme l’illustre la figure.
Dans un réseau, les paquets de données proviennent d’une source et sont acheminés vers une
destination. Chaque couche dépend de la fonction de service de la couche OSI sous-jacente.
Pour fournir ce service, la couche inférieure utilise l’encapsulation pour placer les PDU de la
couche supérieure dans son champ de données. Elle ajoute ensuite les en-têtes et les en-
queues de PDU nécessaires à l’exécution de sa fonction. Par la suite, à mesure que les
données traversent les couches du modèle OSI, d’autres en-têtes et en-queues sont ajoutés.
Dès que les couches 7, 6 et 5 ont ajouté leurs informations, la couche 4 en ajoute d’autres. Ce
regroupement des données, ou unité de données de protocole de couche 4, est appelé segment.
(2)
Ainsi, la couche réseau fournit un service à la couche transport, qui présente les données au
sous-système de l’interréseau. La couche réseau est chargée de déplacer les données dans
l’interréseau. Pour ce faire, elle encapsule les données et leur annexe un en-tête de manière à
créer un paquet (soit la PDU de couche 3). L’en-tête contient les informations requises pour
effectuer le transfert, notamment les adresses logiques de source et de destination.
La couche liaison de données fournit un service à la couche réseau. Elle encapsule le paquet
de la couche réseau dans une trame (le PDU de couche 2). L’en-tête de trame contient les
informations (par exemple des adresses physiques) nécessaires à l’exécution des fonctions de
liaison de données. La couche liaison de données fournit donc un service à la couche réseau
en encapsulant les informations de couche réseau dans une trame.
La couche physique fournit également un service à la couche liaison de données. Elle code la
trame de liaison en une série de uns et de zéros (bits) en vue de la transmettre sur un média
(habituellement un fil) dans la couche 1.
2.3.6. Modèle TCP/IP
Le ministère américain de la Défense a créé le modèle de référence TCP/IP parce qu’il avait
besoin de concevoir un réseau pouvant résister à toutes les conditions, même à une guerre
nucléaire. Dans un monde connecté par différents types de médias de communication tels que
les fils de cuivre, micro-ondes, fibres optiques et liaisons satellite, le ministère de la défense
souhaitait une transmission de paquets capable d’aboutir à coup sûr et sous n’importe quelle
condition. Ce problème de conception extrêmement ambitieux a conduit à la création du
modèle TCP/IP.
Contrairement aux technologies réseau propriétaires mentionnées précédemment, TCP/IP a
été développé en tant que norme ouverte. Cela voulait dire que n’importe qui pouvait utiliser
TCP/IP. Cela contribua à accélérer le développement de TCP/IP en tant que norme.
Le modèle TCP/IP comporte les quatre couches suivantes:
La couche application
La couche transport
La couche Internet
La couche d’accès au réseau (1)
Bien que certaines couches du modèle TCP/IP aient le même nom que les couches du modèle
OSI, elles ne correspondent pas exactement. Il est à noter que la couche application assure
différentes fonctions dans chaque modèle.
Les concepteurs du modèle TCP/IP estimaient que la couche application devait inclure les
détails des couches session et présentation OSI. Ils ont donc créé une couche application qui
gère les questions de représentation, le code et le contrôle du dialogue.
La couche transport est chargée des questions de qualité de service touchant la fiabilité, le
contrôle de flux et la correction des erreurs. L’un de ses protocoles, TCP (Transmission
Control Protocol - protocole de contrôle de transmission), fournit d’excellents moyens de
créer, en souplesse, des communications réseau fiables, circulant bien et présentant un taux
d’erreurs peu élevé.
Le protocole TCP est orienté connexion. Il maintient un dialogue entre l’ordinateur source et
l’ordinateur de destination pendant qu’il prépare les informations de couche application en
unités, appelées segments. Un protocole orienté connexion ne signifie pas qu’il existe un
circuit entre les ordinateurs en communication. Ce type de fonctionnement indique qu’il y a
un échange de segments de couche 4 entre les deux ordinateurs hôtes afin de confirmer
l’existence logique de la connexion pendant un certain temps.
L’objectif de la couche Internet est de diviser les segments TCP en paquets et de les envoyer
depuis n’importe quel réseau. Les paquets arrivent au réseau de destination indépendamment
du chemin qu’ils ont emprunté pour y parvenir. Le protocole qui régit cette couche est appelée
protocole IP (Internet Protocol). La détermination du meilleur chemin et la commutation de
paquets ont lieu au niveau de cette couche.
La relation entre IP et TCP est essentielle. Chaque protocole joue un rôle particulier : IP
pointe le chemin pour les paquets, tandis que TCP assure un transport fiable.
Le nom de la couche d'accès au réseau a un sens très large et peut parfois prêter à confusion.
On lui donne également le nom de couche hôte-réseau. Cette couche concerne tous les
composants, à la fois physiques et logiques, qui sont nécessaires pour créer une liaison
physique. Elle comprend les détails sur les technologies de réseau, ainsi que tous ceux qui
concernent les couches physique et liaison de données du modèle OSI.
La figure (2) présente certains protocoles communs spécifiés par les couches du modèle de
référence TCP/IP. Certains des protocoles de couche application les plus courants sont:
FTP (File Transfer Protocol)
HTTP (HyperText Transfer Protocol)
SMTP (Simple Mail Transfer Protocol)
DNS (Domain Name System)
TFTP (Trivial File Transfer Protocol)
Les protocoles les plus courants de la couche transport sont notamment:
TCP (Transport Control Protocol)
UDP (User Datagram Protocol)
Le protocole principal de la couche Internet est:
IP (Internet Protocol)
La couche d’accès réseau se rapporte à toute technologie particulière utilisée sur un réseau
spécifique.
Quels que soient les services d’application réseau fournis et les protocoles de transport
utilisés, il n’y a qu’un protocole Internet : IP. Il s’agit là d’un choix délibéré dans la
conception. IP est un protocole universel qui permet à tout ordinateur de communiquer en tout
temps et en tout lieu.
En comparant le modèle OSI au modèle TCP/IP, vous remarquerez des similitudes et des
différences. (3)
Les similitudes sont les suivantes:
Tous deux comportent des couches.
Tous deux comportent une couche application, bien que chacune fournisse des
services très différents.
Tous deux comportent des couches réseau et transport comparables.
Les professionnels des réseaux doivent connaître ces deux modèles.
Tous deux supposent que les paquets sont commutés. Cela signifie que chaque
paquet peut prendre des chemins différents pour atteindre une même destination.
Cela est différent des réseaux à commutation de circuits, où tous les paquets
prennent le même chemin.
Les différences sont les suivantes:
TCP/IP intègre la couche présentation et la couche session dans sa couche
application.
TCP/IP regroupe la couche physique et la couche liaison de données du modèle
OSI dans la couche d’accès réseau.
TCP/IP paraît plus simple, car il comporte moins de couches.
Les protocoles TCP/IP constituent la norme sur laquelle s’est développé Internet.
Aussi, le modèle TCP/IP a-t-il bâti sa réputation sur ses protocoles. En revanche,
les réseaux ne sont généralement pas architecturés autour du protocole OSI, même
si le modèle OSI puisse être utilisé comme guide.
Bien que les protocoles TCP/IP constituent les normes sur lesquelles repose Internet, le
modèle OSI a été choisi pour les raisons suivantes dans le cadre de ce cursus:
Il s’agit d’une norme générique et indépendante du protocole.
Ce modèle comporte davantage de détails, ce qui le rend plus utile pour
l’enseignement et l'étude.
Cette richesse de détails peut également s’avérer fort utile au moment du
dépannage.
L’opinion de nombreux professionnels des réseaux diffère quant au modèle à utiliser. En
raison des tendances de l’industrie, il est nécessaire de se familiariser avec les deux. Tout au
long de ce cursus, il sera fait référence aux modèles OSI et TCP/IP. L’accent sera mis sur les
points suivants:
TCP en tant que protocole de couche 4 OSI
IP en tant que protocole de couche 3 OSI
Ethernet en tant que technologie de couche 2 et de couche 1
Souvenez-vous qu’il existe une différence entre un modèle et un protocole réel utilisé dans les
réseaux. Le modèle OSI est utilisé pour décrire les protocoles TCP/IP. (4)
-2-
-3-
-4-
2.3.7. Processus d’encapsulation détaillé
Dans un réseau, toutes les communications proviennent d’une source et sont acheminées vers
une destination. On appelle données, ou paquets de données, les informations qui transitent
sur un réseau. Si un ordinateur (hôte A) veut envoyer des données à un autre ordinateur (hôte
B), les données doivent d’abord être préparées grâce à un processus appelé encapsulation.
Ce processus conditionne les données en leur ajoutant des informations relatives au protocole
avant de les transmettre sur le réseau. Ainsi, en descendant dans les couches du modèle OSI,
les données reçoivent des en-têtes, des en-queues et d’autres informations.
Pour comprendre comment se déroule l’encapsulation, examinons la manière dont les données
traversent les couches, comme l’illustre la figure (1). Les données qui sont envoyées par
l’ordinateur source traversent la couche application et les autres couches. Comme vous
pouvez le constater, la présentation et le flux des données échangées subissent des
changements au fur et à mesure que les réseaux fournissent leurs services aux utilisateurs
finaux. Comme le montre la figure (2) , les réseaux doivent effectuer les cinq étapes de
conversion ci-dessous afin d’encapsuler les données:
1. Construction des données – Lorsqu’un utilisateur envoie un message électronique,
les caractères alphanumériques qu’il contient sont convertis en données pouvant
circuler dans l’interréseau.
2. Préparation des données pour le transport de bout en bout – Les données sont
préparées pour le transport interréseau En utilisant des segments, la fonction de
transport s’assure que les systèmes hôtes situés à chaque extrémité du système de
messagerie peuvent communiquer de façon fiable.
3. Ajout de l’adresse IP du réseau à l’en-tête – Les données sont organisées en
paquets, ou datagrammes, contenant un en-tête de paquet constitué des adresses
logiques d'origine et de destination. Ces adresses aident les unités réseau à acheminer
les paquets dans le réseau suivant un chemin déterminé.
4. Ajout de l’en-tête et de l’en-queue de la couche de liaison de données – Chaque
unité réseau doit placer le paquet dans une trame. La trame permet d’établir la
connexion avec la prochaine unité réseau directement connectée dans la liaison.
Chaque unité se trouvant sur le chemin réseau choisi doit effectuer un verrouillage de
trame pour pouvoir se connecter à la prochaine unité.
5. Conversion en bits pour la transmission – La trame doit être convertie en une série
de uns et de zéros (bits) pour la transmission sur le média. Une fonction de
synchronisation permet aux unités de distinguer ces bits lorsqu’ils circulent sur le
média. Tout au long du trajet suivi dans l’interréseau physique, le média peut varier.
Ainsi, le message électronique peut provenir d’un réseau local, traverser le backbone
d’un campus, sortir par une liaison WAN pour atteindre sa destination sur un autre
LAN éloigné.
-1-
-2-
Résumé
Les réseaux informatiques ont été développés en réponse à des besoins informatiques,
commerciaux et gouvernementaux. L’application de normes aux fonctions du réseau a donné
lieu à un ensemble de directives afin de créer des logiciels et des matériels pour le réseau, et a
assuré la compatibilité entre les équipements de différentes sociétés. Les informations
pouvaient ainsi circuler au sein de la société et d’une entreprise à l’autre.
Les équipements de réseau, tels que les répéteurs, concentrateurs, ponts, commutateurs et
routeurs interconnectent les équipements hôtes pour leur permettre de communiquer. Les
protocoles fournissent un ensemble de règles pour la communication.
La topologie physique d’un réseau spécifie la disposition effective des fils ou médias. La
topologie physique définit comment les équipements hôtes accèdent au média. Les topologies
physiques couramment utilisées sont la topologie en bus, la topologie en anneau, la topologie
en étoile, la topologie en étoile étendue, la topologie hiérarchique et la topologie maillée. Les
deux types de topologie logique les plus courants sont le broadcast et le passage de jeton.
Un réseau local (LAN) est conçu pour fonctionner dans une zone géographique limitée. Les
réseaux locaux permettent un accès multiple à des médias à large bande passante, assurent un
contrôle privé du réseau sous administration locale ainsi qu’une connectivité continue aux
services locaux, et connectent physiquement les services adjacents.
Un réseau étendu (WAN) est conçu pour fonctionner sur une zone géographique étendue. Les
réseaux étendus permettent l’accès sur des interfaces série fonctionnant à basse vitesse,
fournissent une connectivité continue et intermittente et raccordent les équipements
disséminés sur des zones étendues.
Un réseau métropolitain (MAN) est un réseau qui s’étend à une zone métropolitaine telle
qu’une ville ou une zone de banlieue. Un réseau MAN consiste habituellement en deux
réseaux LAN au moins, situés dans une zone géographique commune.
Un réseau de stockage (SAN) est un réseau à haute performance dédié qui sert à transférer des
données entre des serveurs et des ressources de stockage. Un réseau SAN fournit des
performances système améliorées, il est évolutif et il intègre la tolérance aux sinistres.
Un réseau privé virtuel (VPN) est un réseau privé construit au sein d’une infrastructure de
réseau publique. Les VPN d’accès, d’intranet et d’extranet sont les trois principaux types de
VPN. Les VPN d’accès fournissent aux utilisateurs mobiles et de petits bureaux/bureaux à
domicile (SOHO), l’accès distant à un intranet ou à un extranet. Les intranets sont uniquement
disponibles pour les utilisateurs qui ont des privilèges d’accès au réseau interne de
l’organisation. Les extranets sont conçus pour délivrer aux utilisateurs et entreprises externes
des applications et des services qui sont basés sur intranet.
On appelle bande passante la quantité d’informations pouvant transiter sur une connexion
réseau en un temps donné. La bande passante du réseau est généralement exprimée en milliers
de bits par seconde (kbits/s), millions de bits par seconde (Mbits/s), milliards de bits par
second (Gbits/s) et billions de bits par seconde (Tbits/s). La bande passante théorique d’un
réseau est un facteur essentiel dans la conception d’un réseau. Si l’on connaît la bande
passante théorique d’un réseau, la formule D=T/BD (délai de transfert = taille de fichier /
bande passante) peut être utilisée pour calculer le délai de transfert potentiel. Cependant, la
bande passante effective, appelée débit, est affectée par de multiples facteurs tels que les
équipements de réseau et la topologie utilisée, le type de données, le nombre d’utilisateurs, le
matériel et les conditions d’alimentation.
Les données peuvent être codées sur des signaux analogiques ou numériques. La bande
passante analogique est une mesure du taux d’occupation par chaque signal du spectre
électromagnétique. Par exemple, le signal vidéo analogique qui nécessite une large plage de
fréquences pour sa transmission ne peut pas être comprimé dans une bande plus étroite. Par
conséquent, si la bande passante analogique nécessaire n’est pas disponible, il est impossible
d’envoyer le signal. Dans la signalisation numérique, toutes les informations sont envoyées
sous forme de bits, et ce, quel que soit leur type. Il est possible d’envoyer des quantités
illimitées d’informations sur un canal numérique de faible bande passante.
Le concept de couches est utilisé pour décrire la communication d’un ordinateur à l’autre. Le
découpage du réseau en couches présente les avantages suivants:
Il réduit la complexité.
Il uniformise les interfaces.
Il facilite la conception modulaire.
Il garantit l’interopérabilité.
Il accélère l’évolution.
Il simplifie l’enseignement et l’acquisition des connaissances.
Les modèles réseau OSI (Open System Interconnection) et le TCP/IP sont des modèles en
couches. Le modèle de référence OSI comporte sept couches numérotées, chacune illustrant
une fonction réseau bien précise. Application, présentation, session, transport, réseau, liaison
de données et physique Le modèle TCP/IP comporte les quatre couches suivantes :
application, transport, Internet et accès réseau
Bien que certaines couches du modèle TCP/IP aient le même nom que les couches du modèle
OSI, les couches des deux modèles ne correspondent pas de façon exacte. La couche
application TCP/IP est équivalente aux couches application, présentation et session de l’OSI.
Le modèle TCP/IP regroupe la couche physique et la couche liaison de données du modèle
OSI dans la couche d’accès réseau.
Quel que soit le modèle appliqué, les couches réseau effectuent les cinq étapes de conversion
ci-dessous afin d’encapsuler et de transmettre les données:
1. Les images et le texte sont convertis en données.
2. Les données sont regroupées en segments.
3. Le segment de données est encapsulé dans un paquet avec les adresses source et de
destination.
4. Le paquet est ensuite encapsulé dans une trame avec l’adresse MAC source en plus de
celle du prochain équipement directement connecté.
5. La trame est convertie en une série de uns et de zéros (bits) pour la transmission sur le
média.