Module1 (présentation des réseaux)
Vue d’ensemble
Pour comprendre le rôle des ordinateurs dans un réseau, pensez à Internet. Les connexions à
Internet sont essentielles dans les entreprises et les établissements d’enseignement. Il convient
de planifier avec beaucoup de soin la construction d’un réseau permettant d’accéder à
Internet. La connexion d’un ordinateur personnel (PC) à Internet requiert elle-même un
minimum de réflexion et de planification préalables. Ainsi, les ressources informatiques
nécessaires à cette connexion doivent être étudiées. Ceci inclut le type d’équipement – carte
réseau ou modem – à utiliser pour connecter le PC à Internet. Il est également nécessaire de
configurer les protocoles ou les règles permettant d’établir cette connexion. Enfin, la sélection
d’un navigateur Internet approprié est importante.
Au terme de cette section, les étudiants doivent maîtriser les notions et les opérations
suivantes:
Connaître la connexion physique à mettre en place pour relier un ordinateur à Internet
Identifier les composants de l’ordinateur
Installer les cartes réseau et/ou les modems et résoudre les problèmes pouvant les
affecter
Utiliser des procédures de test élémentaires pour vérifier le fonctionnement de la
connexion à Internet
Savoir utiliser les navigateurs Internet et les modules d’extension
1.1. Connexion à Internet
1.1.1. Eléments requis pour une connexion à Internet
Cette page présente les éléments physiques et logiques requis pour une connexion à Internet.
Internet représente le plus important réseau de données au monde. Il est formé d’une
multitude de réseaux de plus ou moins grande taille, reliés entre eux. Les ordinateurs
personnels constituent les sources et les destinations de l’information qui circule sur Internet.
La connexion à Internet englobe en réalité trois éléments: la connexion physique, la
connexion logique et plusieurs applications.
Le premier élément implique de relier une carte d’interface de PC – modem ou carte réseau –
à un réseau. La connexion physique assure le transfert des signaux entre les PC d’un réseau
LAN et les équipements distants du réseau Internet.
La connexion logique, quant à elle, utilise des normes, plus précisément appelées protocoles.
Un protocole correspond à un ensemble formel de règles et de conventions régissant le mode
de communication des unités réseau entre elles. Les connexions à Internet font appel à
plusieurs protocoles, parmi lesquels les protocoles TCP/IP (Transmission Control
Protocol/Internet Protocol) sont les plus largement utilisés. Formant un ensemble, ces
protocoles assurent conjointement la transmission des données ou des informations.
La connexion à Internet inclut enfin les applications, ou programmes logiciels, servant à
interpréter les données et à les afficher sous une forme compréhensible. Ces applications
utilisent les protocoles pour envoyer des données sur le réseau Internet et recevoir celles qui
en émanent. Pour afficher le code HTML sous forme de page Web, un navigateur Internet, tel
que Internet Explorer ou Netscape, est nécessaire. Le protocole FTP (File Transfer Protocol)
permet, lui, de télécharger des fichiers et des programmes à partir d’Internet. Ajoutons enfin
que les navigateurs Internet peuvent utiliser des modules d’extension pour afficher certains
types de données comme les films ou les animations Flash.
Cette première présentation d’Internet peut laisser croire à une technologie et des processus
exagérément simples. Au fur et à mesure qu’ils étudieront le sujet, les étudiants constateront
cependant que la transmission de données via Internet est une opération complexe.
La page suivante présente les composants principaux d’un PC.
1.1.2. Notions de base sur les PC
Les ordinateurs sont des éléments constitutifs importants d’un réseau. Pour cette raison, les
étudiants doivent être en mesure d’en identifier les principaux composants. De nombreux
équipements de réseau sont des ordinateurs à usage déterminé et contiennent un grand nombre
de composants identiques à ceux d’un PC polyvalent.
Pour permettre d’accéder à des informations telles que des pages Web, un ordinateur doit
fonctionner correctement. Les étudiants, qui seront amenés à résoudre des problèmes
élémentaires concernant le matériel et les logiciels, doivent donc connaître certains
composants, petits et discrets mais essentiels, d’un PC:
Transistor – dispositif qui amplifie un signal ou qui ouvre et ferme un circuit.
Circuit intégré – dispositif constitué d’un matériau semi-conducteur, qui contient de
nombreux transistors et remplit une fonction précise.
Résistance – composant électrique qui limite ou régule le flux de courant électrique
dans un circuit électronique.
Condensateur – composant électronique qui emmagasine de l’énergie sous forme de
champ électrostatique ; il est constitué de deux plaques de métal conducteur séparées
par un matériau isolant.
Connecteur – partie d’un câble qui se branche sur un port ou une interface.
Diode électroluminescente ou LED (Light Emitting Diode) – dispositif semi-
conducteur qui émet de la lumière lorsqu’un courant le traverse.
Les étudiants doivent également se familiariser avec les sous-systèmes PC suivants:
Carte de circuits imprimés – carte de circuits portant des pistes conductrices
superposées, ou imprimées, sur l’une ou chacune de ses faces. Elle peut également
comporter des couches internes pour le routage des signaux, ainsi que des plans de
masse et d’alimentation. Des microprocesseurs, des puces, des circuits intégrés et
d’autres composants électroniques sont montés sur la carte.
Lecteur de cédérom – unité permettant de lire les informations stockées sur un
cédérom.
Processeur – unité de contrôle et de calcul d’un ordinateur. Le processeur assure
l’interprétation et l’exécution des instructions en plus d'effectuer les opérations
logiques et mathématiques.>1
Lecteur de disquette – unité de l’ordinateur, assurant la lecture et l’écriture de
données sur un disque de plastique souple de 3,5 pouces, recouvert de métal. La
capacité de stockage d’une disquette standard est d’environ 1 Mo de données.>2
Unité de disque dur – dispositif de stockage de l’ordinateur, utilisant un empilement
de plateaux recouverts d’une surface magnétisée pour enregistrer des données ou des
programmes. Il existe des disques durs de différentes capacités.
Microprocesseur – processeur de très petite taille, dont les éléments sont fixés sur
une puce de silicium spéciale. Le microprocesseur utilise la technologie de
l’intégration à très grande échelle (VLSI – Very Large-Scale Integration) pour réunir la
mémoire, l’unité logique et l’unité de contrôle de l’ordinateur sur une seule puce.
Carte mère – principale carte de circuits imprimés d’un ordinateur. Elle contient le
bus, le microprocesseur et les circuits intégrés utilisés pour contrôler les périphériques
tels que le clavier, les dispositifs d’affichage graphique et de texte, les ports série et
parallèles, une manette de jeu et la souris.>3
Bus – ensemble de lignes électriques sur la carte mère, permettant le transfert de
données et de signaux de synchronisation entre les différents éléments d’un ordinateur.
Mémoire vive (RAM) – également désignée sous le nom de mémoire en
lecture/écriture, elle permet l’enregistrement de nouvelles données et la lecture des
données stockées. Cette mémoire nécessite une alimentation électrique pour assurer la
conservation des données. En cas de mise hors tension de l’ordinateur ou de coupure
de courant, toutes les données stockées dans la mémoire RAM sont perdues.
Mémoire morte (ROM) – mémoire de l’ordinateur qui contient des données
préenregistrées. Les données stockées sur la puce de mémoire ROM sont accessibles
uniquement en lecture et ne peuvent pas être supprimées.
Unité centrale – partie principale d’un PC, comprenant le châssis, le microprocesseur,
la mémoire centrale, le bus et les ports. Le clavier, le moniteur et les différents
périphériques externes connectés à l’ordinateur ne font pas partie de l’unité centrale.
Emplacement d'extension – fente d'extension permettant d’insérer une carte de
circuits sur la carte mère pour augmenter les capacités de l’ordinateur. La figure 4
présente des emplacements d’extension PCI (Peripheral Component Interconnect) et
AGP (Accelerated Graphics Port). La spécification PCI assure une connexion rapide
utilisée notamment pour les cartes réseau, les modems internes et les cartes vidéo. Le
port AGP quant à lui offre une connexion à haut débit entre le dispositif graphique et
la mémoire système. Il permet une connexion rapide utilisée pour l’infographie
tridimensionnelle.
Alimentation – composant qui fournit le courant à l’ordinateur.
Les composants de fond de panier ci-après sont également importants:
Fond de panier – carte de circuits électroniques offrant des circuits et des connecteurs
pour le branchement de cartes d’équipements électroniques supplémentaires ; dans un
ordinateur, le fond de panier est généralement synonyme de la carte mère ou compris
dans celle-ci.
Carte réseau – carte d’extension installée dans un ordinateur pour pouvoir connecter
ce dernier à un réseau.
Carte vidéo – carte installée dans un PC et qui lui donne ses capacités d’affichage.
Carte son – carte d’extension permettant à un ordinateur de gérer et de produire des
sons.
Port parallèle – port capable de transférer plusieurs bits à la fois. Il est utilisé pour
connecter des unités externes telles que des imprimantes.
Port série – ce port, qui ne transmet qu’un seul bit à la fois, peut être utilisé pour la
communication série.
Port souris – port utilisé pour connecter une souris à un ordinateur.
Port USB – connecteur pour périphérique USB (Universal Serial Bus). Ce port permet
de connecter aisément et rapidement un périphérique comme une souris ou une
imprimante à l’ordinateur.
Firewire – norme d’interface série qui garantit des communications à haut débit et
offre des services de données en temps réel, transmises en mode isochrone.
Cordon d’alimentation – cordon servant à brancher un équipement électrique sur une
prise de courant qui alimente l’équipement en électricité.
Considérez les composants internes d’un PC comme un réseau d’équipements, tous
reliés au bus système.
Grâce aux travaux pratiques, les étudiants apprendront à trouver et identifier les
différents composants d’un PC.
1.1.3. Carte réseau
Cette page définit une carte réseau et décrit son fonctionnement. Elle permet également
d’apprendre à choisir la carte réseau la plus appropriée à un PC.
Une carte réseau, également nommée adaptateur réseau, est nécessaire à l’ordinateur pour
envoyer des informations au réseau et en recevoir de celui-ci. Dans les ordinateurs de bureau,
il s’agit d’une carte de circuits imprimés insérée dans un emplacement de la carte mère pour
établir la connexion avec le média réseau >1Dans les ordinateurs portables, ce composant est
généralement intégré à l’ordinateur ou disponible sous la forme d’une carte PCMCIA aussi
petite qu’une carte de crédit >2Les cartes PCMCIA (Personal Computer Memory Card
International Association) sont également désignées sous le nom de cartes PC. Le type de
carte doit être choisi en fonction du média et du protocole utilisés par le réseau local.
La carte communique avec le réseau via une connexion série et avec l’ordinateur par le bus
interne de celui-ci. Elle utilise une demande d’interruption ou IRQ, une adresse d’entrée/sortie
(E/S) et de l’espace en mémoire haute pour communiquer avec le système d’exploitation. Une
valeur d’IRQ (Interrupt Request) désigne une adresse donnée, utilisée par un périphérique
particulier pour interrompre le processeur et lui envoyer des signaux sur son fonctionnement.
Ainsi, lorsqu’une imprimante termine un travail d’impression, elle envoie un signal
d’interruption à l’ordinateur. Durant cette interruption momentanée, l’ordinateur peut décider
du processus suivant à exécuter. Pour éviter toute confusion liée à l’envoi de plusieurs
signaux à l’ordinateur via une même ligne d’interruption, il est nécessaire de spécifier, pour
chaque périphérique, une valeur d’IRQ unique et la ligne reliant ce composant à l’ordinateur.
Avant l’apparition des périphériques «plug-and-play», les utilisateurs devaient souvent définir
manuellement les valeurs d’IRQ ou connaître ces valeurs pour pouvoir installer un nouveau
périphérique sur un ordinateur.
Les critères ci-après sont à prendre en compte pour choisir une carte réseau :
Protocoles – Ethernet, Token Ring ou FDDI.
Types de média – câble à paires torsadées, câble coaxial ou fibre optique.
Type de bus système – PCI ou ISA.
Carte réseau Carte réseau PCMCIA
1.1.4. Installation d’une carte réseau et d’un modem
Cette page explique de quelle façon un adaptateur, qui peut être un modem ou une carte
réseau, assure la connectivité à Internet. Elle apprend également aux étudiants à installer ce
type de composant.
Le modem, ou modulateur - démodulateur, est un équipement nécessaire pour relier
l’ordinateur à une ligne téléphonique. Il convertit les signaux numériques formés par les
données issues de l’ordinateur en signaux analogiques compatibles avec une ligne
téléphonique standard. Dans l’ordinateur qui reçoit les données, le modem démodule les
signaux, autrement dit les retransforme en données numériques. Les modems peuvent être
installés comme des composants internes >1ou reliés de manière externe à l’ordinateur et
connectés à une ligne téléphonique.>2
Tout équipement inclus dans un réseau doit être pourvu d’une carte réseau, qui réalise
l’interface entre chaque hôte et le réseau. Plusieurs types de cartes sont disponibles selon les
configurations des équipements du réseau. La figure >3présente des cartes PCMCIA avec et
sans fil, ainsi qu’un adaptateur Ethernet USB (Universal Serial Bus). Les ordinateurs de
bureau utilisent un adaptateur interne>4, appelé carte réseau, ou un adaptateur externe >5qui
assure la connexion au réseau via un port USB.
Les situations suivantes requièrent l’installation d’une carte réseau :
Installation sur un PC qui n’en est pas encore pourvu.
Remplacement d’une carte endommagée ou qui présente un dysfonctionnement.
Mise à niveau d’une carte réseau de 10 Mbits/s vers une carte de 10/100/1000
Mbits/s.
Installation d’une carte de type différent, par exemple sans fil.
Ajout d’une carte secondaire ou de secours pour garantir la sécurité du réseau.
Les conditions ci-après peuvent être nécessaires à l’installation d’une carte réseau ou d’un
modem :
Connaissance de la configuration de l’adaptateur, des cavaliers et des logiciels
plug-and-play.
Disponibilité d’outils de diagnostic.
Capacité à résoudre des conflits entre ressources matérielles.
1.1.5. Vue d’ensemble des solutions de connectivité haut débit et commutée
Cette page décrit l’évolution des technologies de connectivité, des modems aux services à
haut débit. >1
Apparus au début des années 1960, les modems servaient à connecter des terminaux passifs à
un ordinateur central. De nombreuses entreprises recouraient alors à la location de services de
traitement informatique car le coût à payer pour posséder un système sur site était trop élevé.
La connexion par modem atteignait une vitesse de 300 bits par seconde (bits/s) seulement, ce
qui correspond à environ 30 caractères par seconde.
Dans les années 1970, le prix des PC est devenu plus abordable et les systèmes BBS (Bulletin
Board System) sont apparus. Ces systèmes offraient des services informatisés d’échange
d’informations, auxquels les utilisateurs pouvaient se connecter notamment pour afficher des
messages et y répondre. La vitesse de 300 bits/s était acceptable puisqu’elle était supérieure à
la capacité de lecture à l’écran ou de frappe au clavier des utilisateurs. Au début des années
1980, l’utilisation des BBS a connu un développement exponentiel et la vitesse de 300 bits/s
s’est rapidement avérée insuffisante pour le transfert de fichiers et de graphiques volumineux.
Dans les années 1990, le débit des modems est passé à 9 600 bits/s. En 1998, la vitesse
standard actuelle de 56 000 bits/s, ou 56 Kbits/s, a été atteinte. Les services à haut débit
utilisés dans les environnements d’entreprise, tels que la technologie DSL (Digital Subscriber
Line) et les connexions par modem câble, sont ensuite devenus accessibles aux particuliers.
Ces services ne requièrent plus d’équipement coûteux ni de ligne téléphonique
supplémentaire. Toujours actifs, ils offrent un accès instantané à Internet et ne requièrent pas
d’établir une nouvelle connexion à chaque session. Ces avancées technologiques, garantes
d’une fiabilité et d’une flexibilité accrues, ont simplifié la mise en place de connexions
partagées à Internet dans les réseaux domestiques ou de petites entreprises.
La page suivante décrit l’un des principaux ensembles de protocoles réseau.
1.1.6. TCP/IP : Description et configuration
Cette page présente le standard TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol).>1
TCP/IP désigne un ensemble de protocoles et de règles mis au point pour permettre aux
ordinateurs de partager les ressources d’un réseau. Pour configurer cet ensemble de protocoles
sur une station de travail, il convient d’utiliser les outils du système d’exploitation. Le
processus de configuration diffère très peu d’un système d’exploitation Windows à un
système d’exploitation Macintosh.
L’activité de TP porte sur l’affichage des informations de configuration TCP/IP essentielles.
La page suivante décrit la commande ping.
1.1.7. Test de connectivité avec la commande ping
Cette page explique comment utiliser la commande ping pour tester la connectivité du réseau.
La commande ping lance un utilitaire qui vérifie l’existence d’une adresse IP et son
accessibilité. Cet utilitaire fonctionne sur le modèle du sonar et tire également son nom de
l’analogie avec le bruit émis par cet appareil.
La commande ping utilise des paquets de données IP (Internet Protocol) spéciaux, nommés
datagrammes ICMP (Internet Control Message Protocol), pour envoyer des messages de
demande d’écho à une destination donnée. Chaque paquet envoyé équivaut à une demande de
réponse. La réponse renvoyée indique le taux de réussite et le temps de parcours aller-retour
entre les équipements source et de destination. Ces informations déterminent la connectivité
avec l’équipement de destination. La commande ping sert à tester les fonctions de
transmission et de réception de la carte réseau, la configuration TCP/IP et la connectivité
réseau. Les différentes utilisations possibles de la commande ping sont les suivantes :
ping [Link] – Utilisée pour tester la boucle locale interne, cette commande
permet de vérifier la configuration réseau TCP/IP.
ping Adresse IP d’un ordinateur hôte – Envoyée à un hôte du réseau, cette
commande vérifie la configuration de l’adresse TCP/IP pour l’hôte et la
connectivité avec ce dernier.
ping Adresse IP de la passerelle par défaut – L’exécution de la commande ping
vers la passerelle par défaut sert à vérifier si le routeur qui relie le réseau local à
d’autres réseaux est accessible.
ping Adresse IP d’un hôte distant – Permet de tester la connectivité avec un hôte
distant.
1.1.8. Navigateurs Web et modules d’extension
Cette page décrit un navigateur Web et la façon dont il exécute les fonctions suivantes:
Contacter un serveur Web
Demander des informations
Recevoir des informations
Afficher les résultats à l’écran
Un navigateur Web est un logiciel conçu pour interpréter le langage HTML – l’un des
langages utilisés pour coder le contenu des pages Web. Certaines technologies nouvelles font
appel à d’autres langages de balisage offrant des fonctionnalités plus perfectionnées. Le
langage le plus couramment utilisé demeure toutefois le HTML, qui permet d’afficher des
graphiques, de lire des fichiers audio ainsi que des films et d’exécuter d’autres fichiers
multimédia. Les liens hypertexte incorporés dans une page Web permettent d’accéder
rapidement à un emplacement différent dans une même page ou à une adresse Internet
différente.
Microsoft Internet Explorer et Netscape Communicator sont deux des navigateurs Web les
plus utilisés. Ces deux produits effectuent les mêmes opérations mais diffèrent toutefois sur
quelques points. Certains sites Web, développés spécifiquement pour l’un des navigateurs, ne
permettent pas l’affichage dans un autre produit. Il est donc préférable d’installer les deux
programmes sur son ordinateur.
Les caractéristiques principales de Netscape Navigator sont les suivantes:
Fut le premier navigateur très répandu.
Occupe moins d’espace disque.
Affiche les fichiers HTML.
Prend en charge le transfert de fichiers, le courrier électronique et d’autres
fonctions.
Caractéristiques d’Internet Explorer (IE):
Étroitement intégré aux autres produits Microsoft.
Occupe davantage d’espace disque.
Affiche les fichiers HTML.
Prend en charge le transfert de fichiers, le courrier électronique et d’autres
fonctions.
Il existe également de nombreux types de fichier spéciaux ou propriétaires que les navigateurs
Web standard ne peuvent pas afficher. Dans ce cas, il est nécessaire de configurer les
navigateurs pour activer l’utilisation de modules d’extension. Ces derniers fonctionnent
conjointement avec les navigateurs et lancent les programmes requis par les fichiers spéciaux.
Flash – exécute les fichiers multimédia créés avec Macromedia Flash.
Quicktime – exécute les fichiers vidéo créés avec Apple.
Real Player – lit les fichiers audio.
Pour installer le module d’extension Flash, procédez comme suit:
1. Accédez au site Web de Macromedia.
2. Téléchargez la dernière version du fichier d'installation du module d'extension.
3. Lancez l’installation du module d’extension dans Netscape ou Internet Explorer.
4. Accédez au site Web Cisco Networking Academy Program pour vérifier que
l’installation s’est déroulée correctement et que le module fonctionne.
Parmi leurs utilités multiples, les ordinateurs offrent également à de nombreux employés la
possibilité d’exploiter plusieurs applications proposées sous la forme d’une suite bureautique
telle que Microsoft Office. Ces applications sont généralement les suivantes :
Le tableur contient des tableaux constitués de colonnes et de lignes. Ce type de
programme est souvent utilisé avec des formules pour traiter et analyser les
données.
Le traitement de texte est une application servant à créer et à modifier des
documents texte. Les traitements de texte modernes permettent de créer des
documents comportant des images et des mises en forme complexes.
Le logiciel de gestion de base de données permet de stocker, de mettre à jour,
d’organiser, de trier et de filtrer des enregistrements. Un enregistrement est un
ensemble d’informations identifiées par un sujet commun tel que le nom d’un
client.
Le logiciel de présentation est utilisé pour concevoir et élaborer des exposés qui
seront présentés lors de réunions, devant une classe ou devant des clients.
Le gestionnaire personnel offre généralement des fonctions de courrier et de carnet
d’adresses, un agenda, ainsi qu’une liste de tâches.
A l’instar des machines à écrire avant l’apparition des PC, les applications bureautiques font
aujourd’hui partie de notre environnement de travail quotidien.
1.2. Aspects mathématiques des réseaux
1.2.1. Présentation binaire des données
Cette page décrit l’utilisation du système de numération binaire par les ordinateurs pour
représenter les données.
Les ordinateurs gèrent et stockent les données à l’aide de commutateurs électroniques pouvant
prendre deux états : « En fonction » et « Hors fonction » (ON et OFF). Ils ne peuvent traiter
que les données répondant à ce format à deux états, dit binaire. Les chiffres 0 et 1 servent à
représenter les deux états possibles d’un composant électronique de l’ordinateur. La valeur 1
correspond à l’état En fonction et la valeur 0, à l’état Hors fonction. Ces valeurs sont appelées
chiffres binaires ou bits.
Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) – code le plus
couramment utilisé pour représenter les données alphanumériques dans les ordinateurs –
>1emploie des chiffres binaires pour symboliser les caractères saisis au clavier. Les 0 et les 1
désignant les états Hors fonction et En fonction sont transmis par les ordinateurs d’un réseau
sous la forme d’ondes électriques, lumineuses ou radio. Il est important de savoir que chaque
caractère du clavier est représenté par une combinaison unique de huit chiffres binaires qui lui
est propre.>2
Les ordinateurs étant conçus pour fonctionner avec des commutateurs En fonction/Hors
fonction, ils sont naturellement capables de traiter des chiffres et des nombres binaires. Les
humains quant à eux utilisent le système décimal, système relativement simple comparé aux
longues séries de 1 et de 0 traitées par les ordinateurs. Par conséquent, les ordinateurs doivent
pouvoir effectuer la conversion entre les nombres binaires et les nombres décimaux.
Les nombres binaires sont parfois convertis en nombres hexadécimaux (hex), ce qui permet
de réduire une longue chaîne de chiffres binaires en quelques caractères hexadécimaux. Ces
derniers sont plus simples à mémoriser et à manipuler.
1.2.2. Bits et octets
Le chiffre binaire 0 est représenté par une tension électrique de 0 volts.
Le chiffre binaire 1 est représenté par une tension électrique de +5 volts.
Les ordinateurs sont conçus pour traiter des groupes de huit bits, chaque groupe constituant un
octet . Dans un ordinateur, un octet représente un emplacement de mémoire adressable
unique. Chacun de ces emplacements correspond à une valeur ou un caractère unique de
données, tel qu’un caractère du code ASCII. Les huit commutateurs susceptibles de prendre
chacun la valeur 0 ou 1 peuvent donner lieu à un nombre total de 256 combinaisons.
1.2.3. système de numération décimal
Un système de numération consiste en un ensemble de symboles dont l’utilisation est définie
par des règles. Cette page traite du système de numération le plus largement utilisé �� le
système décimal ou système à base 10.
La base 10 utilise les dix symboles 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9, qu’elle permet de combiner
pour représenter toutes les valeurs numériques possibles.
Le système de numération décimal repose sur les puissances de 10. Dans un nombre, que l’on
doit lire de droite à gauche, chaque chiffre est multiplié par le nombre de base 10, élevé à une
certaine puissance (l’exposant). La puissance à laquelle on élève la base 10 dépend du rang
occupé par le chiffre à gauche de la virgule décimale. La lecture d’un nombre décimal en
partant de la droite fournit les informations suivantes : le tout premier rang à droite (rang
numéro 0) correspond à 100, qui est égal à 1 ; le deuxième rang (rang n° 1) correspond à 101
qui est égal à 10 ; le troisième rang (rang n° 2) correspond à 102, qui est égal à 100 ; ainsi de
suite jusqu’au septième rang (rang n° 6), qui correspond à 106, c’est-à-dire à 1 000 000. Ces
règles s’appliquent quel que soit la longueur d’un nombre.
Voici un exemple:
2134 = (2 x 103) + (1 x 102) + (3 x 101) + (4 x 100)
Cette révision du système décimal vise à faciliter la compréhension des systèmes à base 2 et à
base 16, qui fonctionnent selon les mêmes règles.
1.2.4. Systèmes de numération à base 2
le système binaire ou système à base 2.
Le système binaire utilise seulement deux symboles, le 0 et le 1. Dans un nombre binaire lu de
droite à gauche, le rang de chaque chiffre correspond à 2, le nombre de base, élevé à la
puissance (exposant) 0, puis à la puissance 1 et ainsi de suite jusqu’à la puissance 7. Les
valeurs respectives des rangs, de droite à gauche, sont donc les suivantes : 20, 21, 22, 23, 24, 25,
26 et 27, ou 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64 et 128.
Voici un exemple:
101102 = (1 x 24 = 16) + (0 x 23 = 0) + (1 x 22 = 4) + (1 x 21 = 2) + (0 x 20 = 0) = 22 (16
+ 0 + 4 + 2 + 0)
Cet exemple montre que le nombre 10110 en base 2 est égal au nombre décimal 22.
1.2.5. Conversion de nombres décimaux en nombres binaires à 8 bits
Il existe plusieurs façons de convertir les nombres décimaux en nombres binaires.
L’organigramme de la figure >1décrit une méthode parmi les différentes disponibles. Il est
recommandé aux étudiants de choisir une méthode et de s’exercer à l’utiliser aussi longtemps
que nécessaire pour trouver le résultat correct à chaque fois.
Exercice de conversion
Utilisez l’exemple ci-après pour convertir le nombre décimal 168 en un nombre binaire:
128 est inférieur à 168 donc le bit le plus à gauche du nombre binaire est 1. 168 – 128 =
40.
64 n’est pas inférieur ou égal à 40 donc le deuxième bit en partant de la gauche est 0.
32 est inférieur à 40 donc le troisième bit en partant de la gauche est 1. 40 – 32 = 8.
16 n’est pas inférieur ou égal à 8 donc le quatrième bit en partant de la gauche est 0.
8 est égal à 8 donc le cinquième bit en partant de la gauche est 1. 8 – 8 = 0. Les trois
derniers bits de droite sont donc tous égaux à 0.
Cet exemple montre que le nombre décimal 168 est égal au nombre 10101000 en base 2
1.2.6. Représentation de nombres binaires à 32 bits par une notation décimale à 4 octets
avec points de séparation
Cette page indique la marche à suivre pour représenter des nombres binaires par la notation
décimale avec points de séparation.
A l’heure actuelle, les adresses affectées aux ordinateurs pour les identifier sur le réseau
Internet sont définies par des nombres binaires de 32 bits. >1Pour faciliter l’utilisation de ces
adresses, les nombres binaires de 32 bits sont décomposés en plusieurs nombres décimaux. Le
nombre binaire est tout d’abord partagé en quatre groupes de huit chiffres binaires. Puis,
chaque groupe de huit bits, autrement dit chaque octet, est converti en son équivalent décimal.
Cette conversion est effectuée selon la méthode décrite à la page précédente.
A l’écrit, le nombre binaire complet est représenté sous la forme de quatre groupes de chiffres
décimaux séparés par des points. Cette règle d’écriture, appelée notation entière avec points
de séparation, offre un moyen simple et concis de citer une adresse de 32 bits. Il est nécessaire
de bien comprendre ce mode de représentation, employé à de nombreuses reprises dans les
pages qui suivent. Pour les conversions de notation entière avec points de séparation vers
nombres binaires, rappelez-vous que chaque groupe de un à trois chiffres décimaux
correspond à un groupe de 8 chiffres binaires. Si le nombre décimal à convertir est inférieur à
128, vous devez ajouter au nombre binaire équivalent autant de zéros que nécessaire pour
atteindre 8 bits au total.
Effectuez les conversions ci-après pour vous entraîner.
Convertissez [Link] en son équivalent binaire de 32 bits.
Convertissez 10000000 01011101 00001111 10101010 en notation entière avec points de
séparation.
1.2.7. Systèmes hexadécimal
Le système de numération hexadécimal ou système à base 16 est couramment utilisé pour
représenter les nombres binaires sous une forme plus lisible. Les ordinateurs exécutent tous
les calculs en mode binaire. Toutefois, il existe plusieurs situations dans lesquelles la valeur
binaire renvoyée par un ordinateur est exprimée sous sa forme hexadécimale pour une lecture
plus facile.
Ainsi, le registre de configuration des routeurs Cisco requiert souvent des conversions de
valeurs hexadécimales en valeurs binaires et inversement. Les routeurs Cisco possèdent un
registre de configuration d’une longueur de 16 bits. Un nombre binaire de 16 bits peut donc
être représenté comme un nombre hexadécimal à quatre chiffres. Par exemple, le nombre
binaire 0010000100000010 est égal à 2102 dans le système hexadécimal. Les nombres
hexadécimaux ont souvent comme préfixe 0x. On écrira par exemple le nombre hexadécimal
2102 de la façon suivante : 0x2102.
Tout comme les systèmes binaire et décimal, la notation hexadécimale repose sur l’utilisation
de symboles, de puissances et de rangs. Les symboles utilisés sont les chiffres 0 à 9 et les
lettres A à F.
Pour représenter n’importe quelle combinaison de quatre chiffres binaires, il suffit d’un seul
symbole hexadécimal, contre un à deux symboles décimaux. La représentation d’une
combinaison de huit chiffres binaires requiert deux chiffres en format hexadécimal, tandis
qu’elle peut en nécessiter trois dans le système décimal. Par ailleurs, la représentation de
quatre bits par un ou deux chiffres décimaux peut être source de confusion. Par exemple, le
nombre binaire à 8 bits 01110011 est égal à 115 après conversion vers le système décimal.
Dans ce cas, la représentation décimale est-elle 11 et 5 ou 1 et 15 ? Si l’on considère 11 et 5,
le nombre binaire représenté est alors 1011 0101, qui n’est pas le nombre initial converti. En
revanche la représentation hexadécimale est 1F, qui donne toujours 00011111 après
reconversion en base 2.
Un nombre binaire de huit bits peut être représenté par deux chiffres hexadécimaux. Ceci
réduit les risques de confusion liés à la lecture de longues chaînes de nombres binaires et
l’espace requis pour écrire les nombres binaires. Rappelez-vous qu’il est possible d’utiliser les
caractères 0x pour désigner une valeur hexadécimale. Le nombre hexadécimal 5D peut donc
s’écrire 0x5D.
Pour convertir un nombre hexadécimal en nombre binaire, il suffit de remplacer chaque
chiffre hexadécimal par son équivalent binaire de quatre bits.
1.2.9. Logique booléenne ou binaire
La logique booléenne se rapporte aux circuits numériques acceptant une ou deux tensions
électriques d’entrée. De la tension d’entrée dépend la tension de sortie générée. Pour les
ordinateurs, les deux tensions possibles correspondent aux états En fonction et Hors fonction.
A ces deux états sont associés les valeurs binaires un et zéro.
La logique booléenne est une logique binaire qui permet de comparer deux valeurs et
d’effectuer un choix d’après ces valeurs. Ces choix reposent sur les opérations logiques ET,
OU et NON. A l’exception de NON, les opérations booléennes remplissent la même fonction.
Elles acceptent deux valeurs – 1 ou 0 – et génèrent un résultat d’après la règle de logique
appliquée.
L’opération NON considère la valeur d’entrée et génère son opposé. La valeur 1 donne 0 et
inversement. Rappelons que les portes logiques sont des dispositifs électroniques conçus
spécialement pour exécuter une fonction particulière. Pour la fonction NON, la règle logique
appliquée consiste à générer, quelle que soit la valeur d’entrée, la valeur opposée en sortie.
L’opération ET compare deux valeurs d’entrée. Si les deux valeurs sont égales à 1, la porte
logique génère la valeur de sortie 1. Sinon, elle renvoie la valeur 0. Il existe quatre
combinaisons de valeurs d’entrée ; trois d’entre elles donnent 0 comme valeur de sortie de 0
et une seule génère la valeur 1.
L’opération OU prend également en compte deux valeurs d’entrée. Si l’une d’elles au moins
est égale à 1, alors la valeur de sortie est de 1. Comme pour l’opération ET, quatre
combinaisons de valeurs d’entrée sont possibles. Trois de ces combinaisons donnent une
valeur de sortie de 1, tandis que la quatrième génère un 0.
Dans un réseau, deux types d’opérations font appel à la logique booléenne : la création de
masques de sous-réseau et de masques génériques, qui permettent de filtrer des adresses.
Utilisées pour identifier les équipements du réseau, les adresses peuvent être regroupées en
plusieurs sous-ensembles ou contrôlées par des outils réseau différents. Toutes ces fonctions
font l’objet d’une présentation détaillée dans la suite du cursus.
1.2.10. Adresses IP et masques de réseau
Dans l’adresse IP affectée à un ordinateur inclus dans un réseau, plusieurs bits situés à gauche
du numéro IP de 32 bits servent à représenter le réseau. Le nombre de bits réservés à cet effet
dépend de la classe de l’adresse. >1 Les bits restants de l’adresse IP à 32 bits identifient un
ordinateur particulier sur le réseau. Le terme « hôte » est employé pour désigner un
ordinateur. L’adresse IP de chaque ordinateur se compose donc d’une partie réseau et d’une
partie hôte.
Pour définir la décomposition de l’adresse IP à 32 bits d’un ordinateur, un second numéro de
32 bits, appelé masque de sous-réseau, est utilisé. Ce masque fournit un guide pour
l’interprétation de l’adresse IP. Il indique combien de bits sont réservés à l’identification du
réseau dont fait partie l’ordinateur. La partie gauche du masque de sous-réseau est formée
d’une série de 1 successifs. Tous les bits du masque qui correspondent à l’adresse du réseau
ont la valeur 1, tandis que le reste du masque comporte des zéros. Les bits du masque de sous-
réseau qui portent la valeur 0 identifient l’hôte.
Les exemples ci-après sont des masques de sous-réseau.
11111111000000000000000000000000 ou, en notation entière avec points de séparation,
[Link]
11111111111111110000000000000000 ou, en notation entière avec points de séparation,
[Link]
Dans le premier exemple, les huit premiers bits en partant de la gauche représentent la partie
réseau de l’adresse et les 24 autres bits, la partie hôte. Dans le second exemple, les 16
premiers bits représentent la partie réseau de l’adresse et les 16 autres bits, la partie hôte.
L’adresse IP [Link] correspond, en représentation binaire, à :
00001010.00100010.00010111.10000110
L’opération booléenne ET appliquée à l’adresse IP [Link] et au masque de sous-réseau
[Link] permet d’obtenir l’adresse du réseau dont fait partie l’hôte:
00001010.00100010.00010111.10000110
11111111.00000000.00000000.00000000
00001010.00000000.00000000.00000000
Après conversion en notation entière avec points de séparation, cette adresse devient [Link]
et représente la partie réseau de l’adresse IP lorsque le masque [Link] est utilisé.
L’opération booléenne ET appliquée à l’adresse IP [Link] et au masque de sous-réseau
[Link] permet d’obtenir l’adresse du réseau dont fait partie l’hôte:
00001010.00100010.00010111.10000110
11111111.11111111.00000000.00000000
00001010.00100010.00000000.00000000
Après conversion en notation entière avec points de séparation, cette adresse devient
[Link] et représente la partie réseau de l’adresse IP lorsque le masque [Link] est
utilisé.
Ceci illustre brièvement la signification d’un masque de sous-réseau pour une adresse IP. La
réalisation d’activités supplémentaires concernant les adresses IP permettra de comprendre
plus précisément l’utilité de tels masques. Au stade actuel, assurez-vous seulement de
comprendre la notion de masque.
Résumé
La connexion à un réseau d’ordinateurs se compose d’une connexion physique, d’une
connexion logique et des applications requises pour interpréter les données et afficher les
informations. Pour établir la connexion physique et en assurer la maintenance, il est
nécessaire de connaître les composants et les périphériques des PC. La connectivité à Internet
nécessite un adaptateur, qui peut être un modem ou une carte réseau.
Apparus au début des années 1960, les modems assuraient alors la connectivité à un
ordinateur central. Depuis, les méthodes d’accès ont évolué pour offrir aujourd’hui des
services garantissant une connexion permanente à haut débit.
La connexion logique, quant à elle, utilise des normes, plus précisément appelées protocoles,
parmi lesquels les protocoles TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) sont
les plus largement utilisés. Différents utilitaires du système d’exploitation permettent de
configurer la connexion TCP/IP sur une station de travail. L’utilitaire ping sert à tester la
connectivité du réseau.
Un navigateur Web est un logiciel installé sur un PC pour permettre l’accès aux pages Web
locales et aux sites Internet. Outre le navigateur, des modules d’extension sont parfois
nécessaires : ces applications fonctionnent conjointement avec le navigateur pour lancer le
programme permettant d’afficher certains fichiers propriétaires ou spéciaux.
Les ordinateurs reconnaissent et traitent les données à l’aide du système de numération binaire
(base 2). Souvent, les valeurs binaires générées par un ordinateur sont exprimées au format
hexadécimal pour un meilleur confort de lecture. La capacité à convertir des nombres
décimaux en nombres binaires s’avère importante, notamment pour représenter des adresses
IP en notation entière avec points de séparation par des adresses au format binaire, lisible par
l’ordinateur. La conversion de nombres hexadécimaux en nombres binaires et inversement est
une opération courante dans le registre de configuration des routeurs Cisco.
La logique booléenne est une logique binaire qui permet de comparer deux valeurs et
d’effectuer un choix d’après ces valeurs. Dans un réseau, deux types d’opérations font appel à
la logique booléenne : la création de masques de sous-réseau et de masques génériques.
Les adresses binaires à 32 bits utilisées sur le réseau Internet sont appelées adresses IP
(Internet Protocol