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Note Analyse

L'analyse des Lettres Péruviennes explore les anachronismes et le renversement des perspectives à travers le regard critique de Zilia sur la colonisation européenne. Le texte remet en question les normes de son époque en humanisant les indigènes et en dénonçant la barbarie des colons, tout en utilisant un style poétique et subjectif. Cette œuvre complexe souligne la lutte pour l'authenticité et la critique des institutions religieuses à travers une voix féminine décolonisée.

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Note Analyse

L'analyse des Lettres Péruviennes explore les anachronismes et le renversement des perspectives à travers le regard critique de Zilia sur la colonisation européenne. Le texte remet en question les normes de son époque en humanisant les indigènes et en dénonçant la barbarie des colons, tout en utilisant un style poétique et subjectif. Cette œuvre complexe souligne la lutte pour l'authenticité et la critique des institutions religieuses à travers une voix féminine décolonisée.

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Analyse des Lettres Péruviennes:

Anachronisme et Renversement des


Perspectives

Résumé

Tổng quan

L'analyse porte sur des aspects clés des Lettres Péruviennes,


notamment les anachronismes, le renversement des
perspectives à travers le regard de Zilia, et l'utilisation de la
subjectivité féminine pour critiquer la colonisation.

Anachronismes et Authenticité Contestée

L'œuvre présente des anachronismes notables. Le rapt de


Zilia se situe au XVIe siècle, mais sa description de l'Europe
reflète le XVIIIe siècle.
Ces incohérences temporelles suggèrent que les lettres ne
sont pas authentiques, malgré la prétention du roman à
l'authenticité. Ce procédé était courant à l'époque.

Renversement des Perspectives

Le texte inverse les points de vue traditionnels. Zilia, une


Péruvienne, adopte un regard critique envers la civilisation
européenne, perçue comme barbare et sauvage.
Elle est présentée comme une représentante décolonisée qui
remet en question la supériorité de la civilisation
européenne, un concept central à la colonisation.
Les termes "barbares" et "sauvages" sont utilisés pour
désigner les Européens, contrairement à leur usage habituel
pour les peuples colonisés.

Analyse de la Lettre Une

La lettre une illustre la préférence de l'auteur pour les


"sauvages péruviens" par rapport aux Européens.
Le baron de Turgot s'oppose à cette vision, mais l'œuvre
adopte le point de vue de Zilia, humanisant les indigènes et
dénonçant la "déshumanisation" opérée par les colons.

Expression des Sentiments et Style Poétique

Zilia est humanisée à travers l'expression de ses sentiments,


employant un registre élégiaque pour exprimer son amour
malheureux.
Son style est poétique, intégrant des mots péruviens qui
ajoutent une dimension exotique et lui permettent
d'exprimer des réalités nouvelles.

Violence, Avidité et Humanisation

La violence et la barbarie des Espagnols sont mises en scène


à travers le pillage du temple et le rapt de Zilia. L'avidité des
colons est soulignée par leur intérêt pour les richesses.
L'humanisation de Zilia passe par l'expression de ses
sentiments, l'utilisation du registre élégiaque et sa
description en train de nouer les kippos.

Contexte Religieux et Moral

Le terme "impi" est utilisé pour désigner les colons,


soulignant un renversement religieux où le culte du soleil
des Incas est opposé à la religion des colons catholiques.
Ce renversement reflète la position déiste de l'auteur, qui
critique les institutions religieuses tout en croyant en une
puissance supérieure.

Conclusion

L'analyse met en lumière la complexité des Lettres


Péruviennes, un roman qui remet en question les normes de son
époque en inversant les perspectives et en critiquant la
colonisation à travers le regard d'une femme indigène.

Transcription

Quand elle parle de la médecine, elle dit que les femmes


femmes ne connaissent pas la médecine. Et pour autant même
que dans la lettreate, elle veut dire l'inverse. Par ailleurs, il va
être question d'un miroir un moment donné qui joue un rôle
important c'est dans la lettre 10 où Zilia se découvre dans le
miroir donc même chose en fait les miroirs existaient déjà chez
les péruviens. Alors plus important, c'est l'anachronisme. car le
rap dont ilia est victime s'est passé au XVIe siècle, le rap par les
Espagnols et pourtant la civilisation qu'elle va décrire en
arrivant en Europe, c'est la priation du XVIIIe siècle. Donc en
fait, c'est ce qui me passe comme si entre les deux premières
lettres, il me semble que le rap est raconté dans les lettres une et
deux Donc comme si les deux premières lettres étaient fixées
dans le XVIe siècle, et après on passait dans le XVIIIe siècle.
Voilà donc on a des incohérences qui sont intéressantes parce
que elles soulignent le fait que on n'a pas affaire à des lettres
authentiques, même si on y reviendra puisque cette fois-ci ça
concerne plus l'introduction historique, mais ça concerne
l'avertissement, elles sont présentées comme des lettres
authentiques. Mais après l'étude de Manon Lescaut, vous voyez
désormais que c'est un procédé classique. Cette prétention à
l'authenticité. D'accord Renoncourt est aussi un personnage
fictif qui est présenté comme un véritable noble. D'accord donc
c'est toujours cette idée de donner une authenticité, une garantie
de sérieux aussi de vraisemblance au roman. Et pourtant le
lecteur n'en est pas du même à l'époque, le lecteur avait
parfaitement compris que c'était c'était une pure prétention.
Alors J'aimerais qu'on lise ensemble la lettre une donc qui est le
passage à la question après cette introduction documentaire Et
je vous ai mis une citation donc du baron du baron de tbo, je
vous la lis préférez les sauvages entendus aux occidentaux est
une déclamation ridicule affirme le baron de turgo opposé à
Graffini. En quoi cette citation s'affique-t-elle à la lettre une En
quoi Françoise de Graffini vous semble-t-elle ici préférer les
sauvages péruviens ? Donc normalement vous l'avez ces
citations, vous l'avez sur l'affiche là que je vous ai mis sur le
drive c'est bon Vous l'avez En dessous du tableau Vas-y, Ah
non, j'ai pas de mise, je vais vous remettre. Ligne 20 27 donc
on peut parler avec cet adjectif d'une animalisation Et vous
voyez que dans l''introduction historique, on avait rencontré
cette idée d'une déshumanisation du peuple. Donc l'idée ici c'est
que on se retrouve avec un renversement des points de vue. On
va adopter le point de vue de la péruvienne, donc autrement dit
une représentante au féminin ça a son importance, une
représentante décolonisée qui va jeter un regard par conséquent
qu'on appelle en miroir inversé. Sur une civilisation qui se
prétend supérieure, puisque c'est c'est à la base de la
colonisation, il y a cette idée de supériorité. En se donnant
moins de conscience parce que on apporte quelque chose. Alors
mais à part cet adjectif féroce, qu'est-ce que vous avez relevé
dans le texte Émilie qualifié une nation par Oui donc une nation
barbare, c'est ce qu'on appelle une tellephrase qui pour l'instant
désigne l'Espagne qui par la suite désigne la France. Ce qui est
intéressant toutefois c'est que au cours du roman épistolaire, le
personnel de Zilia va se franciser sans pour autant perdre ses
racines, ses origines. À aucun moment, elle ne devient
totalement française. Mais néanmoins, elle arrive quand même
à apprécier la culture française à développer certains goûts
français, tout en gardant sa personnalité d'origine. Alors ces
termes de barbare et l'équivalent ligne 17, on a une autre
périphrase, c'est sauvage Zinie D'accord donc barbare ou bien
synonyme sauvage en fait à nouveau sont employés à concurant
et désignent les Européens et non les peuples colonisés des
indigènes comme c'est normalement le cas. Donc ça en fait ça
va être un peu une constante. On a aussi les barbares dor, ligne
30. Alors je poursuis ma lecture page 44. Hélas que la mienne
ait changée donc la mienne c'est ma vie. Comment se peut-il
que des jours si semblables entre eux aient par rapport à nous
de si funestes différences le temps s'écoule, les ténèbres
succèdent à la lumière. Aucun dérangement ne s'aperçoit dans
la nature et moi du suprême bonheur, je suis tombé dans
l'horreur du désespoir. sans qu'aucun intervalle ne m'ait préparé
à cet affreux passage. Tu le sais au délice de mon cœur, ce jour
horrible, ce jour à jamais épouvantable, devait éclairer le
triomphe de notre union. À peine commençait-il àaraître
qu'impatiente d'exécuter un projet que ma tendresse m'avait
inspiré pendant la nuit, je courus à mes kios et profitant du
silence qui régnait encore dans le temps, je me hâtais de les
nouer dans l'espérance qu'avec leur secours, je rendrais
immortelle l'histoire de notre amour et de notre bonheur À
mesure que je travaillais, l'entreprise me paraissait moins
difficile. De moment en moment, cet amas innombrable de
cordons devenait sous mes doigts, une peinture fidèle de nos
actions et de nos sentiments, comme il étaitfois l'interprète de
nos pensées pendant les longs intervalles que nous passions
sans nous voir tout entière à mon occupation, j'oubliais le temps
lorsqu'un bruit confus réveilla mes esprits et fit tressaillir mon
cœur. Je crus que le moment heureux était arrivé et que les 100
portes s'ouvraient pour laisser un libre passage au soleil de mes
jours. Je cachais précipitamment mes typots sous un pan de ma
robe et je courus au-devant de tes pas. Mais quel horrible
spectacle s'offrit à mes yeux jamais son souvenir affreux ne
s'effacera de ma mémoire. Les pavés du temple ensanglantés,
l'image du soleil foulée aux pieds nos vierges épergies, fuyant
devant une troupe de soldats furieux qui massacraient tout ceux
qui s'opposaient à leur passage. Nos mamas expirant sous leurs
p dont les habits brûlaient encore du feu de leur tonnerre, les
gémissements de l'épouvance, cris de la fureur, répandant de
toutes parts, l'horreur et l'effroi, m'èrent jusqu'au sentiments de
mon malheur. Revenu à moi-même, je me trouvais par un
mouvement naturel et presque involontaire, rangé derrière le tel
que je tenais embrasser. Là, je voyais passer ces barbares, je
n'osais donner un libre cours à ma respiration, je craignais
qu'elle ne me coûtait la vie. Je remarquais cependant qu'ils
ralentissait les effets de leur cruauté Elle a vu des armements
précieux, répondit dans le temple, qu'ils se saisissaient de ceux
dont l'éclat les frappait davantage et qu'ils arrachaient jusqu'aux
lames d'or dont les murs étaient revêtus. Je jugeais que le latin
était le motif de leur barbarie et que pour éviter la mort, je
n'avais qu'à me dérober à leur regard. Je formais le dessin de
sortir du temple de me faire conduire à ton palais, de demander
au Kapainka du secours et un asile pour mes compagnes et pour
moi, mais au premier mouvement que je fis pour m'éloigner, je
me sentis arrêté. Oh mon cher Aza, j'en frémise encore ces
impies osèrent porter leurs mains sacrilèges sur la fille du
soleil. Alors autre remarque sur ce passage. des idées
supplémentaires qui vous sont venues. Allez, ne soyez pas
passifs là, on entre dans le texte. On entre dans l'univers de
Françoise de Graffini. Donc quelles sont les idées qui se
rajoutent là ? Quels sont les mots nouveaux qui apparaissent
pour désigner les Espagnols ? Tout à fait, les impies alors c'était
vers la fin non ? Vous avez la ligne Oui, ces impies osèrent
porter leur main sac collège sur la fille du soleil. Alors les
impies étymologiquement, ça veut dire quoi Littéralement,
qu'est-ce que ça signifie impie ? Hein Programme de troisième,
le petit coco là un c'est quoi ça on se travaille Oui c'est le préfix
de la négation et puis ça vient de quoi On est dans quelle
famille de mots ? Un impi vous savez pas ce que ça veut dire
bon bah alors ça veut dire quoi ? Non quelqu'un qui n'a pas de
religion d'accord mais là vous avez raison, c'est le même la
même famille que le mot piété d'accord donc un impi c'est
quelqu'un qui n'a pas de religion. Ici à nouveau c'est intéressant
car ligne 87 ça apparaît dans la même ligne que fille du soleil.
Ligne 88. Ça désigne le culte du soleil qui est celui des Incas et
qui normalement est considéré comme une forme d'inquiété par
les colons, les colons qui sont catholiques chrétiens et qui vont
coloniser et aussi baptiser. Une partie de la colonisation, c'était
une colonisation religieuse. À nouveau, vous voyez ce
renversement des points de vue. Les imbies ce sont les colons
en l'occurrence catholiques, mais réaliser la religion catholique
n'est pas nécessairement visée. Rappelez-vous dans ma
biographie, on avait vu que Voltaire comme François de
Graffini, était déiste, c'est-à-dire qu'il croit en une puissance,
mais il ne croit pas en une institution religieuse. Donc en tout
cas autre renversement, mais ici un renversement religieux.
Alors quoi d'autre ? Oui, Une troupe de Oui, alors ici ça rajoute
une illustration à la barbarie et à la sauvagerie. D'accord, c'est-
à-dire qu'on va aller voir à l'œuvre dans l'administration
pratique à travers la violence du pillage et du rapt L'avidité est
aussi soulignée puisque elle va décrire ce regard posé sur les
richesses syn D'accord, donc je remarquais ta page 45
cependant qu'ils ralentissait les effets de leur cruauté à la vue
des armements précieux répandus dans le temps, qu'ils se
saisissaient de ceux dont l'éclat les frappait davantage Donc on
a les mots de cruauté pour souligner la violence, mais on a aussi
souligné l'avidité, la cupidité Donc on a une illustration
pratique de ce qui n'était au début que des mots. Et
inversement, ce qui est intéressant, c'est de voir que Zilia elle
est humanisée, on a une humanisation à travers je le dis, mais
j'aurais aimé que ça soit vous qui le disiez l'expression des
sentiments. On est dans le point de vue féminin et un point de
vue féminin qui va utiliser ici ce qu'on appelle le registre
etlégia L'amour malheureux, hélas, mon cher Aza, etc. Donc
utilisation du registreléia et Zilia qui est posé aussi comme un
double de l'auteur, en tout cas qui apparaît comme narratrice,
puisque on a ce geste de se saisir des kippo qui apparaît ici page
44. Je courus à mes kpo et elle est montrée en train de les nouer
pour le rendais immortel l'histoire de notre amour et de notre
bonheur. D'accord donc dans ce paragraphe ligne 45 à 48 elle
est déjà posée dans l'attitude de celle qu'on appelle l'épistolière,
celle qui va raconter celle qui va écrire les lettres dans la suite
du roman. Alors je termine la lecture. arraché de la demeure
sacrée, traînée ignominieusement hors du temple, j'ai vu pour la
première fois le seuil de la porte céleste que je ne devais passer
qu'avec les ornements de la royauté au lieu de fleurs qui
auraient été semées sous mes pas. des contrat de lecture qui est
passé, je pense que grâce à ses kios, elle va écrire à Haza et elle
va prétendre lui faire passer des lettres Donc ça c'est dans le
dernier paragraphe. Par ailleurs, toujours dans l'expression des
sentiments, on peut voir qu'elle a un style très poétique qui
passe justement par l'usage de mots péruviens. Qui font qui font
exotique, une forme d'exotisme. D'accord, elle elle va greffer
des mots incas pour décrire des réalités en fait qu'elle ne s'est
pas encore nommée parce qu'elle n'a pas les mots adéquats.
Voilà donc on va s'arrêter là

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