يلتزم الطرف األول بتشغيل الطرف الثاني لديه بصفة [ذكر الخطة،بمقتضى هذا العقد
وقد قبل الطرف الثاني بذلك،]... تقني، متصرف، محاسب: مثًال،الوظيفية.
) مدة العقد (اختر الخيار المناسب:الفصل الثاني
سنة واحدة] تبتدئ من: مثًال، ُأبرم هذا العقد لمدة [ذكر المدة:)الخيار أ (محدد المدة
][التاريخ] وتنتهي في [التاريخ.
ُأبرم هذا العقد لمدة غير محددة تبتدئ من تاريخ:)الخيار ب (غير محدد المدة
][التاريخ.
فترة التجربة:الفصل الثالث
وخالل هذه الفترة يمكن ألي،] أشهر6 أشهر أو3 :يخضع الطرف الثاني لفترة تجربة مدتها [مثًال
من الطرفين إنهاء العقد دون إشعار مسبق أو تعويض.
مكان العمل ومواقيته:الفصل الرابع
أو بأي مكان آخر تقتضيه مصلحة العمل،]يمارس األجير مهامه بمقر الشركة بـ [المدينة.
وفقًا للتوقيت المعمول به داخل المؤسسة، ساعة] أسبوعيًا48 أو40 :تحدد ساعات العمل بـ [مثًال
Introduction
La fiscalité est indispensable dans le fonctionnement des économies modernes. Les impôts et taxes
permettent aux gouvernements d’assurer les finances publiques et de réguler l'activité économique
alors la fiscalité se réfère à l'ensemble des règles, des lois et des pratiques qui régissent la perception
des impôts et des taxes par l'administration fiscale.
L'obligation fiscale est un concept clé dans le domaine de la fiscalité. Elle est déterminée en fonction
du revenu, des dépenses, des actifs et des passifs d'une personne ou d'une entreprise, ainsi que du
taux d'imposition applicable. Elle est nécessaire pour se conformer à la législation fiscale, évaluer les
coûts et les risques fiscaux, ainsi que pour optimiser la fiscalité.
Dans le cadre de ce chapitre, nous allons essayer de mettre l’accent sur les concepts généraux de la
fiscalité en premier lieu et en deuxième lieu, nous allons présenter d’abord les obligations fiscales en
Tunisie et les rôles de professionnel comptable pour réduire et minimiser le risque fiscal.
Section 1 : Les concepts généraux de la fiscalité
1. Définition de la fiscalité
La fiscalité, du point de vue des auteurs, englobe l'ensemble des règles et des lois régissant la
perception des impôts et des taxes par un État. Elle concerne les modalités de détermination, de
recouvrement et de gestion des contributions financières des citoyens et des entreprises, dans le but
de financer les dépenses publiques et de mettre en œuvre des politiques publiques
Aussi la fiscalité selon :
• Gaston Jèze :
Dans une optique classique, il définit l'impôt comme une "prestation pécuniaire requise des
particuliers par voie d'autorité, à titre définitif et sans contrepartie, en vue de la couverture des
charges publiques".
• Michaël Girardin
Propose une définition plus large, considérant comme fiscal "tout transfert de valeur par un individu
ou une collectivité à une autorité qui l'attend de lui de façon périodique ou à certaines occasions
spécifiques".
2. Les avantages de la fiscalité
La fiscalité est le moyen par lequel la richesse est redistribuée à travers la population afin de
combattre les inégalités économiques. Ce faisant, on finance adéquatement des services publics de
qualité et on alloue liquidités et prestations sociales à ceux et celles qui sont dans le besoin.
2.1 Pour les finances publiques
Les recettes fiscales en Tunisie représentent une part majeure des finances publiques. Cela reflète
l’importance de la fiscalité pour maintenir l'équilibre budgétaire, particulièrement dans un contexte
où les financements extérieurs et les emprunts internationaux sont utilisés avec prudence.
Les dépenses publiques en Tunisie sont principalement orientées vers les secteurs de la santé, de
l'éducation, de l'infrastructure et de la sécurité. L’imposition directe (comme l'impôt sur les sociétés)
et indirecte (telles que la TVA) contribuent à financer ces dépenses, soutenant le développement de
la nation.
2.2 Pour les citoyens
Les citoyens bénéficient directement des recettes fiscales sous forme de services publics,
d’infrastructures et d’aides sociales. L’impôt en Tunisie, notamment sous forme de TVA et d’impôt
sur le revenu, soutient des programmes d’éducation gratuite et de soins de santé publics. La fiscalité
contribue aussi à l’équité sociale, en finançant des prestations sociales pour les plus vulnérables.
Les subventions sur certains produits de base (comme les carburants ou le pain) sont financées par
les recettes fiscales. Ces mécanismes ont pour but de garantir une protection sociale aux citoyens,
notamment aux plus vulnérables, et de maintenir un équilibre social dans un contexte de défis
économiques.
2.3 Pour les entreprises
Les entreprises tunisiennes, qu’elles soient locales ou étrangères, sont également influencées par le
cadre fiscal. La fiscalité joue un rôle important dans leurs choix d'investissement et de localisation.
L’impôt sur les sociétés, bien qu'un facteur de financement public, peut également être perçu
comme un facteur limitant la compétitivité des entreprises, en particulier dans un contexte de
mondialisation et de compétitivité fiscale internationale.
Alors la fiscalité dispose un rôle primordial pour les entreprises dans la prise de décision stratégique.
Section 2 : Les différents régimes d’imposition
Le régime fiscal d’une entreprise est généralement déterminé par son statut juridique, son chiffre
d’affaires et la nature de ses revenus. Néanmoins, il est parfois possible d’en changer sous certaines
conditions.
1. Régime forfaitaire
Le régime d'imposition forfaitaire en Tunisie est un régime fiscal simplifié destiné principalement aux
petits contribuables exerçant des activités commerciales, artisanales ou de services, dont le chiffre
d'affaires annuel ne dépasse pas un certain seuil fixé par la législation fiscale.
Ce régime faciliter la gestion fiscale des petits contribuables en leur appliquant un impôt calculé de
manière forfaitaire (et non selon les bénéfices réels).
On peut dire que l’imposition de ce régime selon un bénéfice forfaitaire détermine par
l’administration fiscale ainsi pas de comptabilité complète requise.
Donc on peut résumer les caractéristiques de ce régime :
Plafond de chiffre d'affaires : Ce régime s'applique généralement aux entreprises dont le
chiffre d'affaires ne dépasse pas certain seuil, défini par la loi fiscale. Ce seuil peut varier selon le type
d'activité (commerce, services, etc.).
Calcul de l'impôt : L'impôt est calculé en fonction de la nature de l'activité et du chiffre
d'affaires. Par exemple, un commerçant pourrait payer un impôt forfaitaire fixe sur ses ventes,
indépendamment de ses coûts ou bénéfices réels.
Simplification administrative : L'un des avantages majeurs de ce régime est la simplicité qu'il
offre. Il n'est pas important de tenir une comptabilité complexe ou de soumettre des déclarations
détaillées de revenus et de dépenses. Cela réduit les charges administratives pour les petites
entreprises et les travailleurs indépendants.
Montant de l'impôt : Le montant de l'impôt forfaitaire varie selon l'activité et le type de
régime appliqué. Par exemple, certains secteurs peuvent être soumis à un taux fixe annuel ou
mensuel, tandis que d'autres peuvent avoir des montants différents.
Exemples de secteurs concernés : Les travailleurs indépendants (artisans, petits
commerçants, professions libérales) et les petites entreprises de taille modeste peuvent bénéficier
de ce régime.
Conditions d'éligibilité : Pour pouvoir bénéficier de ce régime forfaitaire certaines conditions
doivent être remplies, comme ne pas avoir de comptes complexes à rendre, ne pas dépasser un
chiffre d'affaires spécifique, et respecter certaines exigences formelles.
Le régime du forfait d’assiette
Le régime du forfait d’assiette commun aux BNC et à certains revenus fonciers, ainsi que les revenus
agricoles mais selon des modalités différentes, est de loin le régime dominant dans l’imposition des
BNC.
Les avantages du régime forfaitaire :
• Simplicité : Facilité de gestion et moins de formalités administratives.
• Prévisibilité des coûts : L'impôt est prévisible, car il ne dépend pas des bénéfices réels, mais
d'un forfait déterminé à l'avance.
• Réduction des coûts de comptabilité : Il n'est pas nécessaire d'embaucher un comptable ou
d'investir dans un logiciel de comptabilité complexe.
Les inconvénients du régime forfaitaire :
• Pas de déduction des charges : Contrairement au régime réel, les charges d'exploitation
(comme les salaires, les achats de matières premières, etc.) ne sont pas prises en considération pour
réduire l'impôt.
• Inflexibilité : En cas de variations importantes des recettes, ce système peut ne pas être le
plus avantageux par rapport à un système où l'impôt est basé sur le bénéfice réel.
Le régime d'imposition forfaitaire est donc principalement adapté aux petites structures avec une
gestion simplifiée et des recettes relativement faibles. Les entreprises plus grandes, ou celles ayant
des coûts élevés, doivent opter pour un autre régime fiscal plus complexe mais potentiellement plus
avantageux.
2. Régime réel simplifié
Le régime réel simplifié (parfois appelé régime simplifié d’imposition) est un régime fiscal qui
concerne principalement les petites et moyennes entreprises (PME). Il vise à alléger certaines
obligations comptables et fiscales, tout en assurant une imposition fondée sur les résultats réels de
l’entreprise. C’est un régime d’imposition fondé sur le résultat réel de l’activité, mais avec des
formalités allégées par rapport au régime réel normal. Il s’applique généralement à certaines
entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas un seuil déterminé.
Donc ce régime concerne :
Les entreprises individuelles ou les sociétés exerçant une activité commerciale, industrielle,
artisanale ou de services et les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à un certain seuil
(exclues du régime forfaitaire) mais ne dépasse pas un plafond fixé par la loi fiscale.
Caractéristiques du régime réel simplifié
Tenue d’une comptabilité simplifiée : pas besoin de comptabilité en partie ne double comme dans le
régime réel normal, mais tenue obligatoire de certains documents (livres d’achat, de ventes, etc.).
Déclaration du bénéfice réel : le bénéfice imposable est calculé sur la base des recettes réelles
diminuées des charges déductibles.
TVA : assujettie à la TVA si l’activité le nécessite, avec possibilité de déduction.
Les avantages du régime réel simplifié
L’un de principal avantage se caractérise par moins de lourdeurs comptabilité que le régime réel
normal ainsi qu’imposition plus juste que le régime forfaitaire (car elle se base sur les bénéfices
réels).
Les inconvénients du régime réel simplifié
Obligation de tenir certains registres comptables.
Nécessite une gestion un peu plus structurée qu’en régime forfaitaire.
Peut nécessiter l’assistance d’un comptable.
Alors, Bien que les entreprises doivent tenir une comptabilité détaillée, les obligations sont plus
simples que dans le régime réel normal.
3. Régime réel
Le régime réel d'imposition est un système fiscal qui s'applique principalement aux personnes
morales (sociétés) et aux entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse certains seuils fixés par la
législation fiscale. Ce régime basé sur la détermination du bénéfice réel de l'entreprise, c'est-à-dire
qu'il consiste à soumettre l'entreprise à une imposition sur ses bénéfices effectifs, après prise en
compte des charges et des de revenus réels de l'entreprise.
Donc ce régime concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires supérieur aux plafonds
du régime simplifié.
Les caractéristiques de ce régime sont :
• Tenue complète de la comptabilité (Bilan, journal, grand livre…)
• Déclaration de TVA mensuelle
• Imposition selon le résultat réel comptable
• Application de la TVA sur les opérations
3.1 Avantages du régime réel
Déduction des charges réelles : Les entreprises peuvent déduire l'ensemble de leurs frais
réels, ce qui peut réduire leur base imposable et donc leur impôt à payer.
Adapté aux entreprises ayant des charges importantes : Si une entreprise a des dépenses
conséquentes (location de locaux, frais de personnel, investissements, etc.), elle peut récupérer une
partie de ces frais sous forme de déductions fiscales.
3.2 Inconvénients
Obligation de tenir une comptabilité détaillée : Ce régime nécessite de tenir des livres
comptables précis et de gérer la TVA, ce qui peut être complexe et coûteux (d’autant plus si
l’entreprise doit faire appel à un expert-comptable).
Coût administratif : Le régime réel implique davantage de paperasse et un suivi plus
rigoureux des recettes et des dépenses.
Les principales différences avec le régime forfaitaire :
• Comptabilité détaillée : En régime réel, une comptabilité complète et précise est exigée, avec
un suivi de tous les achats, ventes, et charges. En revanche, le régime forfaitaire est beaucoup plus
simple et ne demande que peu de justificatifs.
• Déduction des charges réelles : Contrairement au régime forfaitaire, où une partie des
recettes est systématiquement considérée comme non-imposable, le régime réel permet de déduire
des charges réelles comme le loyer, les frais professionnels, etc.
• Plafond de chiffre d'affaires : Le régime réel est destiné aux entreprises qui dépassent les
seuils du régime micro ou qui choisissent de passer à un régime plus complexe en raison de la nature
de leur activité.
Section 3 : Les obligations fiscales en Tunisie
1. Définition
La définition des obligations fiscales consiste à préciser les impôts et taxes dont l'entreprise est
redevable en précisant les modalités de leur liquidation (assiette, taux, fait générateur, exonération,
suspensions, etc.) ainsi que les modalités de leur déclaration (périodicité, formulaires à utiliser,
documents à joindre, documents à conserver pour expliquer les montants déclarés, etc.) ; les
obligations de fond et de forme mises à la charge de l'entreprise en vertu des dispositions fiscales en
vigueur. Le souci fiscal est de ne pas se limiter à garantir une bonne application de la loi fiscale en
minimisant les erreurs matérielles. Il doit également garantir une traçabilité parfaite des opérations
concernant l'entreprise et susceptible d'avoir impact fiscal.
Les obligations fiscales sont des contraintes légales édictées par l'Administration fiscale en vue de
faciliter ses rapports avec les contribuables en général, et la société en particulier.
Le système fiscal tunisien a fait l’objet d’une profonde réforme qui s’inscrit dans le cadre des
réformes structurelles des différents secteurs économiques et financier entreprises par la Tunisie.
Cette réforme a concerné tous les types d’impôt. Elle a permis d’instaurer un système fiscal moderne
et ce par restructuration, allégement de ses taux, l’élargissement de l’assiette et de rationalisation
des avantage fiscaux ainsi que par l’octroi de plus de garanties aux contribuables au niveau du
contrôle et du contentieux fiscal.
2. L’obligation de payement l’impôt sur les revenus des personne physiques (IRPP)
L’IRPP est due par toute personne physique ayant sa résidence habituelle en Tunisie. Les non-
résidents sont également soumis à l’impôt sur le revenu a raison de revenus de source tunisienne.
Ainsi chaque personne physique doit déposer chaque année la déclaration de l’impôt sur le revenu
dans les délais concernés.
Donc L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) est un impôt direct qui frappe les revenus
perçus par les individus. Ainsi chaque personne physique est tenue de payer l’impôt sur le revenu.
2.1 Les catégories de revenu imposable
Les catégories des revenus imposables sont :
• Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ;
• Les bénéfices des professions non commerciales (BNC) ;
• Les bénéfices des exploitations agricoles et de pèche ;
• Les traitements, salaires, pensions et rentes viagères ;
• Les revenus de valeurs mobilières et les revenus de capitaux mobiliers ;
• Les revenus fonciers ;
• Les revenus de source étrangère s’ils n’ont pas subi l’impôt dans le pays de la source.
Chacune des catégories de revenu est régie par des règles propres de détermination du revenu
imposable.
2.2 Les caractéristiques de l’impôt sur le revenu
1) C’est impôt qui s’applique aux personnes physiques
2) Il s’agit d’un impôt annuel
3) C’est un impôt qui frappe le revenu mondial pour les personne physique résident. Il ne
frappe que les revenus de source tunisienne pour les personnes physiques no, résidentes
habituellement en Tunisie.
4) Cet impôt s’applique sur le revenu net global du contribuable. Mais, bien que le revenu soit
imposé globalement par le regroupement des différentes catégories de revenus, chaque catégorie de
revenu peut avoir ses propres règles de détermination
Le total des revenus catégoriels duquel sont déduits les déficits catégoriels représente le revenu brut.
Du revenu, il est déduit un certain nombre de charges limitativement définies par la loi, dites
déductions communes, pour obtenir le revenu net global imposable.
5) L’impôt sur le revenu est impôt progressif. Il comporte des taux par tranche de revenu de telle
sorte que plus le revenu est élevé, plus le taux d’imposition est fort avec un taux maximum de 35%
du revenu imposable.
6) L’impôt sur le revenu est impôt strictement personnel. Ainsi, la femme mariée est imposée de
façon séparée de son [Link] même, les enfants mineurs peuvent, a la demande du chef de famille,
être imposés de façon séparée pour les revenus qu’ils réalisent, quelle qu’en soit la nature (article 5
dernier paragraphe de code IRPP et de L’IS)
7) L’impôt sur le revenu est un impôt déclaratif. Il est liquidé aux vues d’une déclaration annuelle
souscrite par le contribuable et soumise au droit de contrôle de l’administration. Néanmoins, dans
une large mesure, il est recouvré par voie de retenues à la source opérées sur les salaires ou le chiffre
d’affaires lors du paiement par l’employeur ou le client.
8) La détermination de l’impôt sur le revenu est régie par différentes modalités qui peuvent résulter
de régimes spéciaux telles que l’évolution du revenu selon les signes extérieurs de richesse ou de
l’accroissement des richesses ou encore l’imposition de la plus-value immobilière ou de plus-value
mobilière.
9) Certains revenus sont expressément ou implicitement exonérés d’impôt sur le revenu ou soumis a
une retenus a la source libératoire. Ils doivent, néanmoins faire l’objet d’une mention dans la
déclaration annuelle des revenus.
2.3 Les personnes imposables
Les personnes ayant leur résidence habituelle en Tunisie :
Aux termes de l’article 2 du code de l’IRPP et de l’IS, l’impôt sur le revenu est dû au premier janvier
de chaque année. Par toute personne physique ayant en Tunisie une résidence habituelle, sur
l’ensemble de ses bénéfices ou revenus réalisés pendant l’année précédente.
Au sens fiscal, la résidence habituelle est définie selon trois critères :
(1) Est résidente habituellement en Tunisie toute personne qui y dispose, à titre onéreux ou gratuit,
d’une habitation principale, c’est-à-dire elle occupe un logement en tant que propriétaire, locataire,
usufruitier ou en tant qu’occupant un logement mis gratuitement à sa disposition. La notion
d’habitation principale suppose la permanence de l’installation de la personne en Tunisie.
(2) Est résident aussi toute personne qui, sans disposer d’habitation principale en Tunisie, y séjourne
pendant une période au moins égale à 183 jours au cours de l’année civil, que le séjour soit continué
ou discontinu et quelles que soient les modalités de ce jour.
(3) De même, sont résident tunisiens les fonctionnaires et agent de l’Etat exerçant leur fonction ou
chargés de mission dans un pays étranger dans la mesure où ils ne sont pas soumis, dans ce pays, a
un impôt personnel frappant l’ensemble de leur revenu.
Les personnes physique non résident en Tunisie mais qui réalisent des revenus de source
tunisienne :
Sous réserve de disposition résultant des conventions fiscales internationales lorsqu’elles sont plus
favorables pour elle. Les personnes physiques n’ayant pas résidence habituelle en Tunisie sont
imposable en Tunisie a raison des revenus de source tunisienne a l’exception des revenus suivant :
Des intérêts des dépôts et des titres en devises ou en dinars convertibles ;
Des rémunérations pour affrètement de navires ou d’aéronef affectés au trafic international.
Schéma de détermination du revenu net global imposable :
Pour la détermination du revenu net imposable, il est procédé ainsi :
1-Détermination du revenu net catégoriel pour chacune des catégories de revenu compte tenu des
règles qui lui sont propres.
2-Détermination du revenu net global avec compensation entre catégories bénéficiaires et autre
déficitaires lorsque le déficit est justifié par une comptabilité régulière, y compris la comptabilité
simplifiée tenue conformément aux dispositions de l’article 62 du code de l’IRPP et de l’IS.
Revenu net global=Somme des revenus catégoriels - Déficits des années antérieures non imputés
3-Détermination du revenu net soumis à l’impôt après la déduction des charges et déductions
communes, c’est-à dire celles qui ne se rapportent pas à une catégorie déterminée de revenus ou
bénéfices.
4-Calcul de l’IRPP par application du barème progressif.
2.4 Les déductions communes
Pour déterminer le revenu net global imposable, il suffit de déduire de la somme des revenus nets
catégoriels imposables un certain nombre de déductions dites communes lorsqu’elles ne sont pas
prises en compte dans l’évaluation de l’une des catégories de revenus.
Ces déductions constituent en quelque sorte des charges déductibles du revenu global.
Revenu net global = La somme des revenus nets catégoriels après déduction des déficits éventuels.
Revenu net imposable = Revenu net global - déductions communes
• La déduction au titre de chef de famille (article 40.I du code de l’IRPP et de l’IS)
En sa qualité de chef de famille, tout contribuable a droit à une déduction du revenu global de 300
dinars par an.
Aux termes de l’article 5 du code de l’IRPP et de l’IS, est considérés comme chef de famille :
- L’époux ;
- Le divorcé ou la divorcée qui a la garde des enfants ;
- Le veuf ou la veuve ;
- L’adoptant ou l’adoptante ;
- L’épouse qui justifie que le mari ne dispose d’aucune source de revenu durant l’année précédant
celle de l’imposition ;
- La femme remariée qui a la garde d’enfants issus d’un précédent mariage.
• Les enfants à charge : (article [Link] et III du code de l’IRPP et de l’IS)
Selon l’article 42et 43 du code IRPP et l’IS le chef de famille a droit à une déduction du revenu global
au titre des enfants à charge calculée selon le nombre d’enfants, leur rang et leur statut.
Est considérés fiscalement comme enfants à charge et à la condition de ne pas avoir de revenus
déclarés distinctement de ceux du chef de famille les quatre premiers enfants ou les enfants adoptés
âgés de moins de 20 ans au 1er janvier de l’année d’imposition ou de moins de 25 ans au 1er janvier
de l’année d’imposition si l’enfant poursuit des études supérieures sans bénéficier d’une bourse
d’études ainsi que tout enfant infirme quels que soient son âge ou son rang.
La déduction au titre des enfants à charge est fixée aux sommes suivantes :
Apport de la loi de finance 2018
Les articles 54 et 55 de la loi de finances pour l’année 2018 ont prévu le relèvement des abattements
au titre des charges de famille et des enfants infirmes dont bénéficie le chef de famille, et ce comme
suit :
- 100 dinars au titre de chaque enfant, et ce, dans la limite des quatre premiers enfants à charge
(revenus réalisés à partir de 1er janvier 2019 et à déclarer au cours de l’année 2020 et les années
ultérieures).
-2 000 dinars pour chaque infirme quels que soient son âge e son rang
-1 000 dinars par enfant poursuivant des études supérieures sans bénéfice de bourse et âge de moins
de 25 ans au 1er janvier de l’année d’imposition (dans la limite des quatre premiers enfants à
charge). (LF 2014).
• Déduction pour parents à charge
Elle est fixée à 5% du revenu net imposable avec un maximum de 450 dinars par parent à charge et
avec des conditions :
- Les montant déduit chez le contribuable figure en revenu sur la déclaration des revenus du parent
bénéficiaire en tant que pension reçue.
-La déclaration annuelle des revenus du parent bénéficiaire est dépose en même temps avec la
déclaration annuelle du contribuable qui mentionne la déduction au titre du parent à charge.
-Le revenu du ou des parents à charge, augmenté du montant de la déduction, n’excède pas le SMIG
Lorsque la charge des parents est assurée par plus d’un enfant, le montant de la déduction est
reparti entre tous les enfants.
2.5 Le barème progressif
Le nouveau barème de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) applicable en Tunisie à
partir du 1ᵉʳ janvier 2025, selon la Loi de Finances 2025 (article 36 modifiant l’article 44 du Code de
l’impôt) :
Tableau 1: Barème IRPP
Revenu annuel net global (TND) Taux d’imposition
0 à 5000 0%
5 001 à 10 000 15%
10001 à 20 000 25%
20001 à 30 000 30%
30 001 à 40 000 33%
40 001 à 50 000 36%
50 001 à 70 000 38%
Plus de 70 000 40%
• Le minimum d’impôt sur le revenu :
Le minimum d’impôt sur le revenu des personnes physiques en Tunisie peut se comprendre selon
deux volets : le barème de l’impôt progressif sur le revenu net, et le minimum d’impôt calculé selon
le chiffre d’affaires.
• Minimum d’impôt basé sur le chiffre d’affaires
Indépendamment de la déclaration du revenu net, certaines catégories (commerçants, professions
commerciales ou libérales) sont soumises à un minimum d’impôt basé sur le chiffre d’affaires :
• 0,2 % du chiffre d’affaires local ou des recettes brutes, avec un minimum de 300 DT même s’il
n’y a pas de revenu déclaré.
• Si les revenus proviennent de l’exportation ou de la vente de produits soumis à homologation
avec marge brute ≤ 6 % : 0,1 % du chiffre d’affaires, avec un minimum de 200 TND
En conclusion, le minimum d’impôt sur le revenu pour une personne physique en Tunisie est de 0 %,
tant que le revenu net imposable annuel n’excède pas 5 000 DT. Mais pour les indépendants ou
professionnels assujettis au chiffre d’affaires, un payement minimum basé sur le CA s’applique,
même sans revenu net imposable.
Ainsi conformément aux articles 44 et 49 du code de l'IRPP et l'IS, le minimum d'impôt est majoré de
50% en cas de paiement après 30 jours de l'expiration des délais légaux. Cette majoration constitue
un impôt et non pas des pénalités de retard et par voie de conséquence, elle fait partie de la base de
calcul des acomptes provisionnels.
2.6 Les délais de dépôt déclarations de l’impôt sur le revenu
Jusqu’au 25 avril : Déclaration des revenus des activités commerciales
Jusqu’au 25 Mai : Déclaration de l’IRPP (régime réel et forfaitaire) sur les ; Activités industrielles ;
Revenus des professions non commerciales ; Prestataires de services ; Revenus des personnes
réalisant plusieurs activités ou qui réalisent plus d’une catégorie de revenus
Jusqu’au 25 juillet : Déclaration des revenus des activités artisanales, ce délai s'applique également
lorsque ces personnes réalisent des revenus de capitaux mobiliers, des revenus fonciers et des
revenus de source étrangère en sus du revenu tiré de l'artisanat.
Jusqu'au 25 août : Pour les personnes réalisant des bénéfices provenant d'une exploitation agricole
ou de pêche
Jusqu'au 5 décembre : pour les salariés, pensionnés et personnes bénéficiant de rentes viagères. Ce
délai s'applique également lorsque ces personnes réalisent en sus de ces revenus, des revenus de
capitaux mobiliers, des revenus fonciers
3. L’obligation de payement l’impôt sur les sociétés (IS)
L'impôt sur les sociétés (IS) est un impôt annuel, qui touche l'ensemble des bénéfices réalisés en
Tunisie par les sociétés et autres personnes morales.
Ainsi l'impôt sur les sociétés (IS) est une composante cruciale de la fiscalité tunisienne, touchant
directement les entreprises opérant dans le pays. Donc l’IS s’applique aux personnes morales
soumises à l’impôt sur les sociétés, aux établissements stables de sociétés de capitaux étrangères
établies en Tunisie ainsi qu’à certains revenus versés aux personnes morales étrangères non établies
en Tunisie.
3.1 Les personnes imposables
L'impôt sur les sociétés concerne les personnes morales en Tunisie, qui réalisent leurs activités
habituelles sur le territoire tunisien.
L’impôt sur les sociétés est dû à toutes les sociétés suivantes sauf quelques exceptions :
• Les sociétés de capitaux et assimilées établies en Tunisie (forme juridique SARL, SUARL, SA et
SCA)
• Les sociétés étrangères établies en Tunisie
• Les coopératives et les établissements publics à caractère non administratif ayant un but
lucratif,
• Les personnes morales non-résidentes et non établies en Tunisie sont imposées uniquement
sur les bénéfices réalisés en Tunisie. Les bénéfices réalisés à l’étranger, par le biais de succursales par
exemple, ne sont pas soumis à l’IS, alors que les sociétés résidentes sont imposées sur tous leurs
revenus (nationaux et internationaux).
3.2 Territorialité de l'impôt sur les sociétés
3.2.1 Principe
En vertu disposition de l'article 47 de code d'IRPP et l'IS, les bénéfices passibles de I'IS sont ceux
réalisés dans le cadre d'exploitation sis en Tunisie.
De ce fait, l'IS ne s'applique qu'aux activités exercées en Tunisie par une entreprise
Tunisienne ou un établissement stable d'une société étrangère non établie ni domiciliée en Tunisie,
ainsi, les bénéfices réalisés par un établissement stable situé à l'étranger ne sont pas soumis à l'IS
chez la société Tunisienne. Parallèlement, le déficit d'un établissement stable situé à l'étranger ne se
déduit pas de bénéfices imposables des activités exercés en Tunisie.
3.2.2 Exception
Par dérogation à ce principe, l'article 47 susvisé ne prévoit que l'imposition des exploitations situées
à l'étranger et qui peut avoir lieu en Tunisie lorsqu' une convention de non double imposition
accorde à la Tunisie le droit de les imposer.
Ace titre, toutes les conventions de non double imposition, celles des bénéfices provenant de
l'exploitation en trafic international sont concernées par cette exception.