Université d’Alger 2 Abou Kacem Saadallah
Faculté des sciences sociales
Département d’orthophonie
Classification des troubles oral et écrit
Groupe 09
Sousla supervisionDu professeur :
Bengali imane Noms des élèves :
Aya thouri
Ouaguennouni mira
Ferial fellah
Gherbi Yasmine
Daoud Abdesselam
El djouher manar
Boukhetala wafa
Le langage, qu’il soit oral ou écrit, est un moyen essentiel de
communication chez l’être humain. Il permet d’exprimer des pensées, des
émotions et des besoins. Le langage oral repose sur la parole et l’écoute,
tandis que le langage écrit repose sur la lecture et l’écriture. Ces deux
formes sont complémentaires et jouent un rôle fondamental dans la vie
quotidienne.
Le langage est indispensable dans la communication humaine, car il
permet d’échanger des informations, de construire des relations sociales et
de favoriser les apprentissages scolaires. Sans langage, il serait difficile
pour l’individu de s’intégrer dans la société et de développer ses capacités
cognitives.
Cependant, certaines personnes peuvent présenter des troubles du
langage, qui se manifestent par des difficultés à comprendre ou à produire
le langage. Ces troubles peuvent toucher l’expression, la compréhension
ou les deux à la fois, et peuvent apparaître dès l’enfance. Ils nécessitent
souvent une prise en charge spécialisée, notamment en orthophonie.
Dans ce contexte, la problématique de notre travail est la suivante : quels
sont les troubles du langage oral, leurs causes et leurs impacts sur la
communication humaine ?
Ainsi, les objectifs de ce travail sont de comprendre la notion des troubles
du langage, d’identifier leurs différents types, d’analyser leurs causes
possibles et d’étudier leurs effets sur la communicatio
1) Définition des troubles du langage oral
Les troubles du langage oral sont des altérations durables de la capacité à
comprendre (langage réceptif) ou à produire (langage expressif) la parole.
Ils peuvent toucher l’articulation, le vocabulaire ou la structure des
phrases, et peuvent apparaître même chez des enfants ayant une
intelligence normale.
2) Différence entre trouble, retard et difficulté
• Trouble :
Dysfonctionnement durable, souvent d’origine neurologique ou
développementale, qui persiste dans le temps.
• Retard :
Décalage dans l’acquisition du langage, mais qui suit le développement
normal et peut être rattrapé.
• Difficulté :
Problème léger ou temporaire, souvent lié à des (comme l’école ou
l’environnement).
3) Causes des troubles du langage oral
Causes neurologiques
• Lésions des zones cérébrales du langage (comme l’aire de
Broca et l’aire de Wernicke)
• Troubles de la coordination motrice de la parole (ex : dyspraxie)
• Déficience intellectuelle (dans ce cas, le trouble du langage est
secondaire)
Causes génétiques et héréditaires
• Mutations génétiques (ex : gène FOXP2 impliqué dans le
langage)
• Antécédents familiaux de troubles du langage
Causes environnementales et sociales
• Manque de stimulation langagière
• Faible interaction avec l’enfant
• Environnement familial défavorable
Classification des troubles du langage oral
Le trouble primaire du langage oral, ou la dysphasie, : est un trouble
neurodéveloppemental du langage qui affecte la compréhension et/ou
l’expression d’un message verbal, peu importe la modalité de présentation,
langage oral ou écrit. La dysphasie est un trouble. Elle persiste tout au long
de la vie, mais les manifestations varieront et le degré de sévérité peut lui
aussi changer. Ce trouble n’est pas la conséquence d’un manque de
stimulation, d’un déficit sensoriel (par exemple auditif), ni d’une déficience
intellectuelle.
Le bégaiement :est un trouble de la communication qui affecte le rythme
et la fluidité de la parole. Il peut survenir aussi bien chez l’enfant que chez
l’adulte, bien qu’il soit plus fréquent chez les jeunes enfants, en pleine
croissance. Son intensité peut varier et être influencée par divers facteurs,
comme le stress, l’excitation ou la fatigue.
De nombreux muscles sont sollicités pour articuler et projeter la parole. Il
s’agit des muscles du visage, des lèvres, de la langue et de la gorge, ainsi
que des muscles respiratoires. La dysarthrie, une forme d’ataxie de la
parole
La dysarthrie : est un trouble de l’ articulations de la parole ,alors que
l’aphasie est un trouble du langage .
Les troubles du langage écrit : définition générale
Les troubles du langage écrit sont des difficultés durables qui affectent la
lecture, l’écriture et l’orthographe, malgré une intelligence normale et une
scolarisation adéquate.
La lecture et l’écriture sont essentielles, car elles permettent d’apprendre,
de communiquer et de réussir à l’école. Ainsi, ces troubles peuvent avoir un
impact négatif sur le parcours scolaire et la confiance en soi.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces troubles, notamment des facteurs
neurologiques, génétiques et environnementaux. Il est important de
préciser qu’ils ne sont pas liés à un manque d’intelligence, mais à un
trouble spécifique du langage.
Dyslexie
La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage qui gêne
principalement le décodage et la reconnaissance des mots écrits. L’enfant
lit souvent lentement, confond des lettres ou des sons, ou a du mal à lire
correctement des mots nouveaux.
Exemple : lire “fidélité” comme “videlité”, ou inverser des syllabes dans un
mot.
Dysorthographie
La dysorthographie est un trouble qui affecte l’orthographe des mots et la
production écrite. La personne a du mal à écrire les mots correctement et à
appliquer les règles d’orthographe grammaticale ou d’usage.
Exemple : écrire “fain” au lieu de “fin”, ou “tble” au lieu de “table”.
Dysgraphie
La dysgraphie est un trouble qui touche le geste d’écriture et la qualité du
tracé. L’écriture peut être lente, irrégulière, peu lisible, avec des lettres mal
formées ou une organisation difficile sur la page.
Exemple : un élève écrit très mal lisiblement, avec des lettres de tailles
différentes, une ligne qui monte et descend, et une écriture très lente.
Différence simple
Dyslexie = difficulté à lire.
Dysorthographie = difficulté à orthographier.
Dysgraphie = difficulté à écrire à la main
Diagnostic et prise en charge :
Le diagnostic des troubles du langage (oral et écrit) repose sur une
évaluation clinique et psychométrique progressive, menée par des
professionnels spécialisés (orthophoniste, neuropsychologue, médecin,
psychologue, ergothérapeute selon les cas).
Cadre général du diagnostic
On commence par un repérage clinique (parent, enseignant, médecin) puis
par un bilan spécialisé pour confirmer la nature du trouble (dysphasie,
trouble développemental du langage, dyslexie, dysorthographie,
dysgraphie, etc.). Des troubles sensoriels (ouïe, vision) sont habituellement
écartés au préalable (bilan ORL, ophtalmologique, audiologie).
Évaluation du langage oral
L’orthophoniste réalise un bilan de langage oral en évaluant :
La compréhension (lexique, syntaxe, consignes) ;
L’expression (vocabulaire, syntaxe, articulation, phonologie, discours) ;
La mémoire auditive/visuelle, la discrimination auditive, la conscience
phonologique et certains aspects attentionnels.
Les résultats sont comparés à des normes d’âge et permettent de
distinguer un retard de langage fonctionnel d’un trouble développemental
du langage (ou dysphasie).
Évaluation du langage écrit
Pour le langage écrit, un bilan orthophonique ou neuropsychologique
évalue :
La lecture (déchiffrage, fluidité, compréhension) ;
L’écriture (orthographe, grammaire, lexique) ;
La graphie (forme, lisibilité, vitesse, fatigabilité) si dysgraphie suspectée.
Des tests standardisés (tests de copie, de lenteurs, de lecture, de dictée)
sont utilisés, parfois complétés par un bilan psychométrique (QI, fonctions
exécutives, attention).
Bilan pluridisciplinaire et interprétation
Le diagnostic final résulte souvent d’un avis pluridisciplinaire (médecin,
orthophoniste, neuropsychologue, éventuellement ergothérapeute,
psychologue scolaire) et d’une synthèse des observations à l’école et à la
maison. L’objectif est de préciser le type de trouble, son degré de sévérité et
de proposer un projet de rééducation et d’aménagements adaptés (PPCD,
PAP, aides pédagogiques, logiciels, etc.).
Conclusion
Résumé des points importants :
Nous avons vu que le langage, qu’il soit oral ou écrit, est essentiel à la
communication humaine.
Les troubles du langage oral (comme la dysphasie, le bégaiement, la
dysarthrie ou l’aphasie) et les troubles du langage écrit (dyslexie,
dysorthographie, dysgraphie) peuvent toucher aussi bien l’expression que
la compréhension.
Nous avons également distingué trouble, retard et difficulté, et souligné le
rôle des causes neurologiques, génétiques ou environnementales.
Importance de la détection précoce :
Plus un trouble du langage est repéré tôt, plus la prise en charge
(orthophonie, rééducation, aménagements pédagogiques) est efficace.
Une détection précoce permet d’éviter des conséquences sur
l’apprentissage, l’estime de soi et l’intégration sociale.
Ouverture – impact sur la vie scolaire et sociale :
À l’école, ces troubles peuvent entraîner des difficultés en lecture, écriture,
et donc dans toutes les matières. Socialement, ils peuvent isoler l’enfant
ou l’adulte, limiter les échanges et parfois mener à du harcèlement ou de
l’anxiété.
Une meilleure compréhension de ces troubles par les enseignants, les
familles et les pairs est donc cruciale pour favoriser l’inclusion et permettre
à chaque personne de développer son potentiel.