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Cours 2

Le document traite de l'histoire des équations du troisième degré, en mettant en lumière les contributions de mathématiciens comme Cardan et Tartaglia. Il décrit le conflit entre ces deux figures sur la résolution des équations cubiques, ainsi que la méthode de Cardan-Tartaglia pour résoudre ces équations. Enfin, il présente des exemples d'applications de cette méthode et les défis rencontrés lors de certaines résolutions.

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Le document traite de l'histoire des équations du troisième degré, en mettant en lumière les contributions de mathématiciens comme Cardan et Tartaglia. Il décrit le conflit entre ces deux figures sur la résolution des équations cubiques, ainsi que la méthode de Cardan-Tartaglia pour résoudre ces équations. Enfin, il présente des exemples d'applications de cette méthode et les défis rencontrés lors de certaines résolutions.

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CHAPITRE I

ELEMENTS D’HISTOIRE DE L’ALGEBRE

Leçon 1.2
Les équations du troisième degré
INTRODUCTION
Depuis les civilisations de l’antiquité, des algorithmes permettant de résoudre des
équations du premier et deuxième degré sont connus.
De même, dans l’enseignement secondaire, on sait résoudre des équations du second
degré, si bien qu’on sait toujours trouver leurs solutions, si elles existent, de façon
exacte ; on a aussi des critères pour connaître le nombre de leurs solutions.
Le cas des équations de degré trois est différent.
Si une racine particulière est connue, la factorisation est possible et l’on retrouve le
second degré ;
sinon, il faut chercher d’autres moyens de factoriser, ce qui n’est pas toujours
possible.
Si les mathématiciens grecs de l’antiquité (Archimède) puis arabes des XIIè et XIIè
siècles (Omar Khayam) ont pu résoudre des équations du troisième degré avec des
méthodes géométriques (intersection de coniques) ils ont buté sur la résolution
algébrique.
En occident, jusqu’au XVIè siècle, les efforts de résolution n’aboutiront pas vraiment.
Cependant, les mathématiciens italiens de la Renaissance vont se risquer à « percer
le mystère et les secrets du troisième degré ».
Une longue histoire va commencer, avec des mathématiciens comme Nicolo Tartaglia
(1500-1557), Girolamo Cardano (1501-1576), et Rafaele Bombelli (1526-1573).
LA FORMULE DE CARDAN-TARTAGLIA :
LES AUTEURS
CARDAN TARTAGLIA

Girolamo Cardano (1501-1576) de Niccolò Fontana dit Tartaglia


son francisé Jérôme CARDAN, était (1499-1557)
un Mathématicien, philosophe,
médecin et astrologue italien. Mathématicien italien
Il donne dans son ouvrage Ars Magna
(1545) une théorie des équations Surnom : le bègue (suite à une
algébriques du second et troisième blessure au palais) :
degré. Il est accusé de plagiat par le
mathématicien italien Tartaglia (1499- Tartagliare en italien = bégayer
1557). Accuse CARDAN de plagiat
Ses travaux sur les équations du 3ème
degré dans Ars Magna vont contribuer à
faire émerger les nombres imaginaires
et leurs paradoxes.
LA FORMULE DE CARDAN-TARTAGLIA :
LE CONFLIT
En 1535, à Bologne, lors d'un duel entre savants, Antonio Maria Fior lui
soumet trente équations du 3e degré qu'il résout en quelques heures et
invente la méthode générale de résolution de telles équations, méthode
qu'il garde pour lui.
Il réduit le nombre de type de cubiques à résoudre à seulement deux au lieu
de 14. À l'inverse, Fior fut incapable de résoudre les équations cubiques
soumises par Tartaglia.
Tartaglia cédera aux suppliques de Cardan lui demandant de dévoiler la
méthode sous le sceau du secret.
Sous le sceau du secret, Tartaglia lui dévoile la solution des équations du
troisième degré.
Lorsque Del Ferro annonce qu'il a la solution, Cardan se juge libre de
communiquer la solution. Il la publie dans son ouvrage: Ars Magna en
1545.
Il s'en suivra une profonde querelle entre les deux hommes.
La méthode de résolution sera longtemps baptisée méthode de Cardan,
désormais rectifiée en méthode Cardan-Tartaglia.
LA FORMULE DE CARDAN-TARTAGLIA
Voici le texte du poème de Tartaglia qui décrit sa méthode de résolution.
Quand le cube avec les choses
Est égalé à un certain nombre
Trouves-en deux autres qui diffèrent de ce dernier
Ensuite tu tiendras ceci pour habituel
Que leur différence soit égale
Au nombre égalé
Et que leur produit soit égal
Au cube du tiers, des choses exactement
Ensuite son reste général,
De leurs racines cubiques bien soustraites,
Vaudra ta chose principale.
LA FORMULE DE CARDAN-TARTAGLIA :
1. Traduisez ce poème dans un langage symbolique.
2. Vérifiez que la solution proposée convient.
[Link] alors une formule générale de résolution de ce type d’équation.
4.Déduisez en la formule donnant une solution de l’équation :
𝒙𝟑 + 𝒑𝒙 + 𝒒 = 𝟎
[Link]-vous ramener toutes les équations du troisième degré à cette
forme ?
6.Démontrer la formule obtenue au 4.
[Link] que chacune de ces équations admet une seule solution réelle
puis calculez cette solution en appliquant la formule de cardan :
a) 𝒙𝟑 = 𝟔𝒙 + 𝟗 b) 𝒙𝟑 -2x-5 = 0
[Link] se passe-t-il si on applique la formule de Cardan à l’équation
𝒙𝟑 = 𝟏𝟓𝒙 + 𝟒 ?
1. Traduisons ce poème dans un langage symbolique
Cas : 𝒙𝟑 + 𝒑𝒙 = 𝒒
Trouver u et v

Tels que 𝒖−𝒗 =𝒒


𝑝 3
Et tels que 𝑢𝑣 =
3

3
Alors : 𝑥 = 𝑢−3 𝑣

2. Simple vérification
LES FORMULES
3. Pour l’équation du type : 𝒙𝟑 + 𝒑𝒙 = 𝒒 , la solution est :

4. Pour l’équation du type : 𝒙𝟑 + 𝒑𝒙 + 𝒒 = 𝟎, la solution est :


Réponses3 aux2questions 5 et 6
Considérons l’équation : 𝑦 + 𝑎𝑦 + 𝑏𝑦 + 𝑐 = 0.
Il est possible d’éliminer le second terme en posant 𝑥 = 𝑦 + 𝑎3 ∙
On obtient ainsi une équation de la forme x3 + px + q = 0.
Si nous posons 𝑥 = 𝑢 + 𝑣, l’équation devient
𝑢3 + 𝑣3 + (3𝑢𝑣 + 𝑝)(𝑢 + 𝑣) + 𝑞 = 0.
Il serait commode d’éliminer le troisième terme de cette équation en posant :
𝑝
𝑢𝑣 = − ∙
3
Dans ce cas, pour que l’équation précédente soit vérifiée, on a
nécessairement 𝑢3 + 𝑣3 = −𝑞.
Les nombres 𝑢3 et 𝑣3 , s’ils existent, sont alors solutions de l’équation
𝑝3
𝑧2
+ 𝑞𝑧 − =0.
27
et on déduit par exemple comme solution :
3 3
𝑞 𝑞 2 𝑝3 𝑞 𝑞 2 𝑝3
𝑥= − + + + − − +
2 4 27 2 4 27
ETUDE D’EXEMPLES
7.a) Pour l’équation : 𝑥3 = 6𝑥 + 9, on obtient 𝑥 = 3

7.b) Pour l’équation : 𝑥3 − 2𝑥 − 5 = 0, la solution est


3 5 643 3 5 643
+ + −
2 6 3 2 6 3

8. Pour l’équation : 𝑥3 = 15𝑥 + 4, la formule n’a


pas l’air de marcher car on tombe sur une racine
carrée d’un nombre négatif.

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