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TP2 Transfertthermiquecombinéconvection/rayonnement: Compte Rendu TP Transfertdechaleur

Ce document présente un compte rendu d'un TP sur le transfert thermique combiné par convection et rayonnement. Il explique les principes de la convection naturelle et forcée, ainsi que les lois des flux de chaleur, et fournit des résultats expérimentaux détaillés. Les données incluent des calculs de coefficients de transfert et des nombres adimensionnels pour différentes configurations expérimentales.

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Ce document présente un compte rendu d'un TP sur le transfert thermique combiné par convection et rayonnement. Il explique les principes de la convection naturelle et forcée, ainsi que les lois des flux de chaleur, et fournit des résultats expérimentaux détaillés. Les données incluent des calculs de coefficients de transfert et des nombres adimensionnels pour différentes configurations expérimentales.

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RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUEET

POPULAIREMINISTÈREDEL’ENSEIGNEMENTSUPÉRIEUR
ET DE LA RECHERCHESCIENTIFIQUE

UNIVERSITÉ[Link]
BEJAIAFACULTÉDETECHNOLOGIE
DÉPARTEMENTDEGÉNIE
MÉCANIQUE

Compte rendu TP
Transfertdechaleur

TP2
Transfertthermiquecombinéconvection/rayonnement

Étudiants

1.

Sous-groupe:CM1

Annéeuniversitaire2025/2026
I. Introduction

Laconvection est un modedetransportd’énergieparl’actioncombinéede la conduction,


de l’accumulation de l’énergie et du mouvement du milieu. La convection est le
mécanisme le plus important de transfert d’énergie entre une surface solide et un liquide
ou un gaz.
Letransfertd’énergieparconvection d’unesurfacedontla températureest
supérieureàcelledufluidequil’entoures’effectueen plusieursétapes.D’abord la chaleur
s’écoule par conduction de la surface aux molécules Du fluide adjacentes. L’énergie ainsi
transmise sert à augmenter la température et l’énergie interne de ces molécules du fluide.
Ensuite les molécules vont se mélanger avec d’autres molécules situées dans une région à
basse température et transférer une part de leur énergie. Dans ce cas l’écoulement
transporte le fluideetl’énergie.L’énergieest,à présent,emmagasinéedanslesmoléculesdu
fluideet elleesttransportéesousl’[Link] chaleur par
convection estdésignée, selon le moded’écoulementdu fluide, par convection
libreetconvection forcée. Lorsqu’ilseproduitau sein du fluidedes courants dus simplement
aux différences de température, on dit que la convection est naturelle ou libre. Par contre
si le mouvement du fluide est provoquéparuneactionexterne,telleune pompeou un
ventilateur,leprocessus est appelé convection forcée.
Onpeutexprimer laquantitédechaleurtransmiseparconvectionentreune paroi solide et
unfluide aumoyende l’équation : Q= hS(T1-T2)

II. Partie Théorique


1. Différence entre convection forcée, naturelle et mixte
• Convection naturelle (libre) : le mouvement du fluide est généré par les seules différences de densité dues aux
gradients de température, sous l'effet de la gravité. Aucun dispositif extérieur n'est nécessaire. Exemple :
refroidissement d'un corps chaud dans l'air ambiant.

• Convection forcée : le fluide est mis en mouvement par un dispositif extérieur (ventilateur, pompe…)
indépendant des échanges thermiques. Les coefficients d'échange sont généralement plus élevés qu'en
convection naturelle.

• Convection mixte : superposition des deux régimes précédents, lorsque les effets inertiels (convection forcée) et
la poussée d'Archimède (convection naturelle) sont du même ordre de grandeur.

2. Lois des flux de chaleur


Conduction (loi de Fourier) :
Φ = −λ · S · (dT/dx)
Convection (loi de Newton) :
Φ = h · S · (T₂ − T₁)
Rayonnement (loi de Stefan-Boltzmann) :
Φ = σ · ε · S · (T₂⁴ − T₁⁴)

3. Dépendance du coefficient de transfert par convection h


Le coefficient h dépend principalement de : la géométrie du système (forme et dimensions de la surface), la
nature et les propriétés thermophysiques du fluide (λ, μ, ρ, Cp), le régime d'écoulement (laminaire ou turbulent,
caractérisé par Re ou Ra), la vitesse du fluide (en convection forcée), et la différence de température ΔT (en
convection naturelle).

4. Signification des nombres adimensionnels


Nombre de Reynolds Re = ρ·v·D / μ = U·D / ν
Rapport entre forces inertielles et forces visqueuses. Il caractérise le régime d'écoulement : laminaire (Re <
2300) ou turbulent (Re > 4000).

Nombre de Rayleigh Ra = Gr · Pr = g · β · ΔT · d³ · Pr / ν²
Rapport entre la flottabilité et la diffusion thermico-visqueuse. Il pilote l'intensité de la convection naturelle.

Nombre de Prandtl Pr = μ · Cp / λ = ν / α
Rapport entre diffusivité de la quantité de mouvement et diffusivité thermique. Pour l'air, Pr ≈ 0.71.

Nombre de Nusselt Nu = h · d / λ
Rapport entre le transfert convectif et le transfert conductif à la paroi. Il est l'objectif principal des corrélations
de transfert thermique.
III. Partie Pratique
Données géométriques : d = 0,016 m | L = 0,0742 m | S = π·d·L = 3,73×10⁻³ m² | ε = 0,746 | σ = 5,67×10 ⁻⁸ W/m²K⁴ |
D_canal = 0,067 m
Formules principales :
hrc = Φ / [S·(T₂−T₁)] | hr = σ·ε·(T₂²+T₁²)·(T₂+T₁) [T en K] | hcv = hrc − hr
Nu_exp = hcv·d / λ_air | Nu_th (naturel) = Churchill-Chu | Nu_th (forcé) = C·Re^m·Pr^(1/3)

1/ Convection Naturelle — Φ = 10 W
a) Relevés expérimentaux

Test1 Test2 Test3 Test4 Test4

(=0) (=45) (=90) (=135) (=180)

=10W

T1 23,6 18,2 18,7 19,1 24,2

T2 124,8 124,6 123,9 123,9 123,3

T3 43,6 32,1 37,1 39 46

Qv(l/min) 0 0 0 0 0

b) Application numérique (détaillée pour θ = 0°)


Pour θ = 0° : T₁ = 23,6°C, T₂ = 124,8°C → Tm = 74,2°C, ΔT = 101,2°C
Propriétés de l'air à Tm = 74,2°C (interpolation) :
λ = 29,51×10⁻³ W/m°C | ν = 20,33×10⁻⁶ m²/s | Pr = 0,7066 | α = 28,77×10⁻⁶ m²/s
Calcul de hrc :
hrc = 10 / (3,73×10⁻³ × 101,2) = 26,49 W/m²°C
Calcul de hr :
T₁K = 296,75 K | T₂K = 397,95 K
hr = 5,67×10⁻⁸ × 0,746 × (397,95² + 296,75²) × (397,95 + 296,75) = 7,241 W/m²°C
Calcul de hcv = hrc − hr :
hcv = 26,49 − 7,241 = 19,25 W/m²°C
Nombre de Nusselt expérimental :
Nu_exp = 19,25 × 0,016 / 29,51×10⁻³ = 10,44
Nombre de Rayleigh :
β = 1/Tm(K) = 1/347,35 = 2,879×10⁻³ K⁻¹
Ra = 9,81 × 2,879×10⁻³ × 101,2 × (0,016)³ × 0,7066 / (20,33×10 ⁻⁶)² = 20 017
Nusselt théorique (Churchill-Chu) :
Nu_th = {0,6 + 0,387 × 20017^(1/6) × [1+(0,559/0,7066)^(9/16)]^(-8/27)}² = 5,17
hcv_th = 5,17 × 29,51×10⁻³ / 0,016 = 9,53 W/m²°C
c) Tableau récapitulatif — Convection Naturelle Φ = 10 W
=10W

=0 =45 =90 =135 =180

hrc (W/m2°C)
26,494 25,203 27,292 25,442 27,049
PartieExpérience

hr (W/m2°C)
8,736 8,550 8,551 8,552 8,696

hcv (W/m2°C)
17,757 16,653 16,741 16,890 18,353

Nuexp
9,63 9,02 9,09 9,17 9,95
PartieThéorique

Pr
2*104 2,16*104 2,13*104 2,13*104 1,98*104

Rad
0,7066 0,7065 0,7065 0,7065 0,7066

Nuth
2,273 2,298 2,295 2,293 2,269

hcvth (W/m2°C)
4,19 4,21 4,20 4,20 4,18
2/ Convection Forcée
a) Cas 1 : Effet du chauffage Φ — Qv = 1000 l/min
Relevés expérimentaux (Φ = 10 W et Φ = 15 W) :

Test1 Test2 Test3 Test4 Test4


(┒=0 ) (┒=45 ) (┒=90 ) (┒=135 ) (┒=180 )

=10W
T1 18,7 19,1 19,3 19,5 19,9
T2 59,1 59 59,1 57,8 57
T3 20,9 21,3 21,5 21,4 21,8
Qv(l/min) 1000 1000 1000 1000 1000
=15W
T1 20,1 20,6 20,3 20,6 20,7
T2 74,9 76,2 76,1 75,5 73,5
T3 22,9 23,4 23,5 23,3 23,5
Qv(l/min) 1000 1000 1000 1000 1000

Détail du calcul pour θ = 0°, Φ = 10 W, Qv = 1000 l/min :


T₁=18,7°C, T₂=59,1°C → Tm=38,9°C, ΔT=40,4°C
Propriétés de l'air à Tm=38,9°C : λ=26,96×10⁻³ W/m°C | ν=16,89×10⁻⁶ m²/s | Pr=0,7102
hrc = 10 / (3,73×10⁻³ × 40,4) = 66,37 W/m²°C
hr = σ·ε·(332,25² + 291,85²)·(332,25+291,85) = 5,163 W/m²°C
hcv = 66,37 − 5,163 = 61,21 W/m²°C | Nu_exp = 61,21×0,016/26,96×10 ⁻³ = 36,30
Vitesse : U = (1000/1000/60) / (π×0,067²/4) = 0,0167/3,526×10⁻³ = 4,73 m/s
Re = 4,73 × 0,016 / 16,89×10⁻⁶ = 4 487 → C=0,027, m=0,805
Nu_th = 0,027 × 4487^0,805 × 0,7102^(1/3) = 20,97 | hcv_th = 20,97×26,96×10 ⁻³/0,016 = 35,37 W/m²°C
Tableau récapitulatif — Cas 1 (Φ = 10 W & 15 W, Qv = 1000 l/min) :
=10W

=0 =45 =90 =135 =180

hrc (W/m2°C)
26,494 25,203 27,292 25,442 27,049

hr (W/m2°C)
8,736 8,550 8,551 8,552 8,696

hcv (W/m2°C)
17,757 16,653 16,741 16,890 18,353

Nuexp
9,63 9,02 9,09 9,17 9,95

Pr
2*104 2,16*104 2,13*104 2,13*104 1,98*104

Rad
0,7066 0,7065 0,7065 0,7065 0,7066

Nuth
2,273 2,298 2,295 2,293 2,269

hcvth (W/m2°C)
4,19 4,21 4,20 4,20 4,18
b) Cas 2 : Effet du débit d'air Qv — Φ = 20 W

Cas1: Effetduchauffagedu cylindre (W)


Test1 Test2 Test3 Test4 Test4
(┒=0 ) (┒=45 ) (┒=90 ) (┒=135 ) (┒=180 )

=10W
T1 18,7 19,1 19,3 19,5 19,9
T2 59,1 59 59,1 57,8 57
T3 20,9 21,3 21,5 21,4 21,8
Qv(l/min) 1000 1000 1000 1000 1000
=15W
T1 20,1 20,6 20,3 20,6 20,7
T2 74,9 76,2 76,1 75,5 73,5
T3 22,9 23,4 23,5 23,3 23,5
Qv(l/min) 1000 1000 1000 1000 1000

Cas2: Effetdudébitd’airQv

Test1 Test2 Test3 Test4 Test4


(┒=0 ) (┒=45 ) (┒=90 ) (┒=135 ) (┒=180 )
Qv=1000l/min

T1 17.2 17,6 18,1 18,5 18,8


T2 90,3 91,3 93 91,5 89,2
T3 20,9 21,3 22,1 22 22,4
(W) 20 20 20 20 20
Qv=1400l/min
T1 20,7 21 20,7 20,2 19,9
T2 83,4 84,7 84,3 82,2 81,1
T3 23,5 24 23,6 22,9 22,7
(W) 20 20 20 20 20
IV. Analyse et Commentaires
1. Convection naturelle — Nu_exp vs Nu_th en fonction de θ
Les résultats montrent que Nu_exp (≈ 10) est systématiquement supérieur à Nu_th (≈ 5,2)
pour toutes les positions angulaires. Cet écart s'explique par le fait que la corrélation de
Churchill-Chu est valable pour un cylindre horizontalement isolé dans un milieu infini, alors
que l'expérience peut présenter des effets de confinement dans le conduit et de pertes
supplémentaires.
Les deux Nusselt restent relativement stables en fonction de θ, ce qui est cohérent avec la
nature isotrope de la convection naturelle autour d'un cylindre horizontal à faible Ra (Ra ≈ 20
000).

2. Convection forcée — Effet de Φ (Cas 1)


Pour Qv = 1000 l/min fixe, augmenter Φ de 10 W à 15 W augmente modérément hcv (de ≈
62 à ≈ 68 W/m²°C) et donc Nu_exp (de ≈ 37 à ≈ 39). Cet effet s'explique par une légère
augmentation de la viscosité à des températures plus élevées, mais l'effet dominant est le
débit d'air imposé.
Le Nu_th reste quasi-constant car Re dépend principalement de Qv et peu de Φ. L'écart
Nu_exp > Nu_th est typique des corrélations cylindre-externe qui sous-estiment le coefficient
réel dans un conduit.

3. Convection forcée — Effet du débit d'air (Cas 2)


Pour Φ = 20 W fixe, augmenter Qv de 1000 à 1400 l/min (augmentation de 40 %) provoque :
• Augmentation de hcv : ≈ 68 → ≈ 80 W/m²°C (+17 %)
• Augmentation de Nu_exp : ≈ 38 → ≈ 46 (+20 %)
• Augmentation de Re : ≈ 4130 → ≈ 5850 (+40 %)
• Augmentation de Nu_th : ≈ 19,6 → ≈ 25,9 (+32 %)
La hausse du débit améliore significativement le transfert convectif, ce qui confirme
l'importance de la vitesse d'écoulement.

4. Quel cas présente le taux de transfert le plus élevé ?


La convection forcée à Qv = 1400 l/min et Φ = 20 W présente les coefficients les plus élevés
(hcv ≈ 80 W/m²°C contre ≈ 19 W/m²°C en convection naturelle). Cela confirme que la
convection forcée est bien plus efficace pour le transfert de chaleur que la convection
naturelle.
V. Conclusion
Ce TP a permis d'étudier le transfert de chaleur combiné convection/rayonnement autour
d'un cylindre horizontal chauffant dans deux régimes : convection naturelle et convection
forcée.
Les principaux résultats sont : (1) le coefficient de rayonnement hr est relativement stable (≈
5–7 W/m²°C) et peu dépendant de θ ; (2) en convection naturelle, hcv ≈ 18–20 W/m²°C avec
un Ra ≈ 20 000 ; (3) en convection forcée (Qv = 1000 l/min), hcv est multiplié par ≈ 3,
atteignant 60–70 W/m²°C ; (4) augmenter le débit Qv améliore encore davantage le transfert.
Les écarts entre Nu_exp et Nu_th s'expliquent par les hypothèses des corrélations (milieu
infini, géométrie idéale) qui ne correspondent pas exactement aux conditions expérimentales
du banc d'essai. Néanmoins, les tendances sont bien reproduites, validant l'approche

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