LDR sensor
Photorésistance (ou LDR) : symbole,
caractéristiques, fonctionnement
Par définition, une photorésistance est un composant électronique dont la résistance varie
en fonction de la luminosité auquel il est soumis. Oui, mais : quelle est la valeur de cette
résistance en fonction de l’intensité lumineuse reçue ? Comment la raccorder au reste du
circuit électronique ? Peut-on tirer du courant sur celle-ci comme on veut ?
Une photorésistance est composée d'un semi-conducteur à haute résistivité. Si la
lumière incidente est de fréquence suffisamment élevée (donc d'une longueur
d'onde inférieure à la longueur d'onde seuil), elle transporte une énergie importante.
Au-delà d'un certain niveau propre au matériau, les photons absorbés par le semi-
conducteur donneront aux électrons liés assez d'énergie pour passer de la bande de
valence à la bande de conduction. La compréhension de ce phénomène entre dans
le cadre de la théorie des bandes. Les électrons libres et les trous d'électron ainsi
produits abaissent la résistance du matériau2. [ ]
Lorsque le photon incident est suffisamment énergétique, la production des paires
électron-trou est d’autant plus importante que le flux lumineux est intense. La
résistance évolue donc inversement à l’éclairement3. Cette relation peut être
[ ]
modélisée par la relation suivante2 :
[ ]
Géométrie optimale (ruban).
Principe d'une photorésistance.
Pour conserver la conduction, il faut limiter le nombre de recombinaisons des paires
électron-trou. La surface réceptrice du flux lumineux est un ruban. Cette forme
minimise la largeur séparant les électrodes et les laissent en contact avec le ruban
sur une grande surface. C’est cette configuration qui donne la résistance la plus
faible. Seules les photorésistances utilisées sous haute tension sont constituées d’un
ruban [Link] effet le courant traversant la photorésistance s'écrit :
Dans cette expression :
q est la charge de l’électron
μ est la mobilité de l’électron
n est la densité d’électrons présents
A est l’aire de la surface de contact entre les électrodes et la zone photosensible
L est la largeur du ruban
On constate que pour augmenter cette intensité il faut maximiser A et minimiser L.
C'est pourquoi le ruban est la forme la plus efficace.
Avantages et inconvénients
Avantages
Faible coût
Larges gammes spectrales
Facilité de mise en œuvre
Rapports de transferts statiques
Sensibilité élevée
Inconvénients
Non linéarité de la réponse en fonction du flux.
La vitesse de variation de R avec l'éclairement est faible et non symétrique
Sensibilité thermique
Refroidissement nécessaire dans certains cas (capteurs thermiques)
Temps de réponse élevénote 1 (0,1 µs à 100 ms)
[ ]
Bande passante limitée
Instabilité dans le temps (vieillissement dû aux échauffements)
Applications
Les photorésistances trouvent leurs applications principales dans la détection d'une
différence de flux plutôt que dans la mesure précise du niveau de flux reçu
(impulsions lumineuses, variation d'éclairage par exemple). La mesure en
photométrie nécessite une détermination précise et une stabilisation
des caractéristiques. Cette stabilisation ainsi que la déter
mination de ces caractéristiques passent par un étalonnage rigoureux et l'intégration
de la photorésistance dans un conditionneur de capteurs résistifs. D'après les
considérations précédentes, le type de mesurande que les photorésistances sont en
mesure de détecter a été défini. Cependant, le type de rayonnement détectable
dépend du type de semi-conducteur composant la photorésistance. Par exemple, les
photorésistances au CdSe (séléniure de cadmium) permettent de détecter un
rayonnement dans les proches IR et le visible alors que celles de ZnO (oxyde de
zinc) permettent de détecter un rayonnement UV. L'utilisation de ce type de
détecteur est très variée
Les détecteurs de flammes qui sont des photorésistances à détection d’infrarouges ou d’UV.
À savoir que seule une forte fumée cause une inhibition du capteur UV et que la foudre ou
une soudure peut le déclencher accidentellement. Pour la photorésistance à infrarouges, la
présence de vapeur d’eau atténue fortement sa sensibilité.
Les détecteurs de présence se déclinent sous deux principes différents. Un premier détectant
l’augmentation du flux induit par la présence d’un corps dans le champ (principalement des
capteurs à infrarouges), le second détectant la diminution du flux induit par l’ombre du corps
présent dans le champ du capteur qui est plus limité que celui à infrarouges (détection dans
le visible et capteur LDR plus directif).
Les récepteurs infrarouges permettent de faire communiquer deux appareils sans contact.
L’un des appareils possède un émetteur infrarouge et le second la photorésistance.
Les détecteurs à UV qui permettent de mettre en évidence toute source d’UV et ainsi asservir
la source ou détecter une fuite par exemple.
L’allumage des lumières lorsque la luminosité diminue (éclairage public ou domestique).
La mesure de la luminosité extérieure dans les appareils photographiques ou les ordinateurs.
Les applications de ce composant sont donc très variées, que ce soit dans le monde
industriel ou domestique. Étant peu cher, il présente un bon rapport qualité/prix pour
les industriels souhaitant l’intégrer dans leurs systèmes.
Pour nous :
Les capteurs LDR, quant à eux, servent à détecter les variations
d'intensité lumineuse,ce qui les rend utiles pour la régulation des
systèmes devant s'adapter aux cycles jour-nuit (Matta et al., 2023). Dans
les systèmes de lutte antiparasitaire agricole, les LDR peuvent activer des
dispositifs comme des lampes UV la nuit pour attirer et piéger les
ravageurs. Cette méthode est particulièrement efficace pour
les petits insectes volants attirés par les sources lumineuses à la nuit
tombée.
1. Principe de fonctionnement des capteurs LDR
Les capteurs LDR (Light Dependent Resistor), également appelés photorésistances, sont des
composants électroniques passifs dont la résistance varie en fonction de l’intensité lumineuse
reçue.
Leur fonctionnement repose sur le phénomène de photoconductivité : lorsque la lumière
frappe la surface du capteur, elle libère des électrons, ce qui augmente la conductivité du
matériau et diminue sa résistance électrique.
Ainsi :
En présence de lumière → résistance faible
Dans l’obscurité → résistance élevée
Cette variation permet de convertir une grandeur physique (la lumière) en une grandeur
électrique exploitable par un système électronique.
2. Intégration dans un système électronique
Dans la pratique, la LDR est généralement utilisée dans un montage en pont diviseur de
tension avec une résistance fixe. Cette configuration permet de transformer la variation de
résistance en une variation de tension mesurable.
La tension de sortie peut ensuite être :
lue par un microcontrôleur (ex : Arduino),
ou utilisée pour commander directement un composant (transistor, relais,
etc.).
Ce type de montage permet de définir un seuil de luminosité, au-delà duquel une action
automatique est déclenchée.
3. Application dans la lutte antiparasitaire agricole
Dans le cadre des systèmes de lutte contre les ravageurs, les capteurs LDR jouent un rôle
essentiel dans l’automatisation du dispositif.
Ils permettent de détecter le passage du jour à la nuit et d’adapter le fonctionnement du
système en conséquence.
Plus précisément :
Pendant la journée : la lumière est élevée → la LDR présente une faible
résistance → le système reste désactivé
Pendant la nuit : l’intensité lumineuse diminue → la résistance augmente → le
système s’active automatiquement
Cette détection est utilisée pour déclencher des dispositifs tels que des lampes UV, connues
pour attirer les insectes volants nocturnes.
4. Avantages de l’utilisation des LDR
L’intégration des capteurs LDR dans ce type de système présente plusieurs avantages :
Simplicité de mise en œuvre : composant facile à utiliser et à intégrer
Faible coût : solution économique pour des projets agricoles
Consommation énergétique optimisée : activation uniquement la nuit
Automatisation complète : fonctionnement sans intervention humaine
Fiabilité : réponse directe aux conditions environnementales
5. Limites et améliorations possibles
Malgré leurs avantages, les LDR présentent certaines limites :
Sensibilité aux variations brusques de lumière (ex : ombres, nuages)
Temps de réponse relativement lent
Précision limitée par rapport à des capteurs optiques plus avancés
Pour améliorer les performances, il est possible de :
ajouter un filtrage logiciel (dans le cas d’un microcontrôleur),
utiliser un comparateur avec hystérésis,
combiner la LDR avec d’autres capteurs (PIR, capteur de température, etc.).
Caractéristiques électriques des LDR
1. Résistance dans la lumière contre l'obscurité
Résistance dans l'obscurité (R_dark) : varie généralement entre 1 MΩ et 10 MΩ dans
l'obscurité totale (selon le modèle).
Résistance à la lumière (R_light) : chute à 100 Ω à 10 kΩ sous une lumière vive (par
exemple, lumière directe du soleil ou source de 100 lux).
Exemple : une LDR CdS courante peut avoir une résistance de 1 MΩ dans l'obscurité et de
500 Ω sous une lumière vive, soit une différence de 2000 fois !
2. Sensibilité et réponse spectrale
Sensibilité : les LDR sont plus sensibles à la lumière verte (550 nm), avec une certaine
sensibilité aux infrarouges (IR) et à la lumière visible.
Courbe spectrale : graphique représentant la sensibilité en fonction de la longueur d'onde
(par exemple, le CdS atteint son pic à 550 nm, tandis que le sulfure de plomb (PbS) est
sensible aux IR).
3. Temps de réponse
Lents mais pratiques : les LDR ont un temps de réponse lent (de quelques dizaines de
millisecondes à quelques secondes), ce qui signifie qu'ils mettent du temps à s'adapter aux
changements soudains de luminosité.
Temps de montée : temps nécessaire pour atteindre 90 % de la faible résistance lorsque
la lumière augmente (par exemple, 20 ms à 1 s).
Temps de descente : temps nécessaire pour revenir à 90 % de la résistance élevée
lorsque la lumière diminue (souvent plus long que le temps de montée, jusqu'à 10 s).
4. Consommation électrique
Faible consommation : les LDR ne nécessitent pas d'alimentation électrique,
elles utilisent la lumière incidente pour moduler leur résistance, ce qui les rend
économes en énergie pour les projets alimentés par batterie.