TD néphrologie
Cas clinique
Vous recevez en consultation un patient âgé de 42 ans avec une notion de
comportement sexuel à risque. L’interrogatoire rapporte une notion de
bouffissure du visage et d’augmentation du volume des membres inférieurs
évoluant depuis 4 mois. A l’examen, il a un œdème des membres inférieurs
mou, indolore, bilatéral, symétrique, prenant le godet. Il présente aussi une
altération de l’état général, un prurigo et une trichopathie soyeuse. Le reste de
l’examen est normal.
La bandelette urinaire montre une protéinurie +++ et une hématurie++.
Les constantes : la pression artérielle est à 185/100 mmHg, le pouls à 96
battements/mn, la température à 37°C, le poids à 45 kg.
1/ le résumé syndromique de ce patient est fait de :
A/un syndrome d’immunodépression clinique
B/ un syndrome de néphropathie tubulo-interstitielle chronique
C/un syndrome de néphropathie vasculaire
D/ un syndrome de néphropathie glomérulaire chronique
E/un syndrome de néphropathie glomérulaire chronique
Les examens complémentaires montrent à l’ionogramme sanguin une natrémie
à 138 mmol/l, une kaliémie à 4,2 mmol/l, une chlorémie à 102 mmol/l, la
créatinine sérique à 56 mg/l, l’urée sanguine à 0,61g/l. L’hémogramme montre
un taux d’hémoglobine à 10,6 g/dl, VGM 88 fl., CCMH à 32g/dl, les globules
blancs à 3800/mm³, les plaquettes à 200 000/mm³. L’albuminémie à 17 g/l et la
protidémie à 40 g/l. Le taux de CD4 est à 50/mm3 et la charge virale VIH1 est à
12000 copies/ml.
L’analyse des urines retrouve : protéinurie à 4,2 g/24h, sédiment urinaire :
GB=1/champ, GR= 12/champ (dysmorphiques).
2/ le diagnostic syndromique est :
A/ syndrome néphritique aigu
B/syndrome de GNRP
C/syndrome de glomérulonéphrite chronique au stade d’IRC
D/syndrome néphrotique impur
E/syndrome néphrotique pur
3/ L’étude anatomopathologique met en évidence une occlusion des lumières
capillaires, une sclérose glomérulaire, des dépôts hyalins endo-membraneux et
des synéchies flocculo-capsulaires.
Le diagnostic lésionnel est :
A/ une hyalinose segmentaire et focale classique
B/ une glomérulonéphrite extramembraneuse
C/ une hyalinose segmentaire et focale collapsante
D/une glomérulonéphrite membrano-prolifératie
E/une lésion glomérulaire minime
4/Concernant la cause de cette lésion :
A/ elle est primitive
Car
B/ le VIH ne peut pas l’entrainer
5/ Le traitement repose sur :
A/ les corticoïdes
B/les bloqueurs du système rénine angiotensine aldostérone
C/ les antirétroviraux
D/ les mesures hygiéno-diététiques
E/les diurétiques
Election
L’hyponatrémie est définie par :
A/un ensemble de signes cliniques et paracliniques en rapport à une natrémie
inférieure à 135 mmol/l.
B/un ensemble de signes cliniques et paracliniques en rapport à une natrémie
inférieure à 125 mmol/l.
C/ un ensemble de signes cliniques et paracliniques en rapport à une natrémie
inférieure à 135 mmol/l, associée à une osmolarité plasmatique inférieure à 280
mosmol/l.
D/un ensemble de signes cliniques et paracliniques en rapport à une natrémie
inférieure à 135 mmol/l, associée à une osmolarité plasmatique inférieure à 300
mosmol/l.
E/ un ensemble de signes cliniques et paracliniques en rapport à une natrémie
inférieure à 140 mmol/l
Groupage
A propos des assertions suivantes, quelles sont celles qui vraies ?
1/Devant toute hyperkaliémie, l’ECG est systématique
2/La présence de signe à l’ECG traduit une hyperkaliémie sévère
3/Le gluconate de calcium fait partie du traitement d’urgence d’une
hyperkaliémie sévère
4/Le protocole insuline-glucose ne fait pas partie du traitement d’urgence d’une
hyperkaliémie
5/le salbutamol peut être utilisé dans le traitement en urgence d’une
hyperkaliémie
Groupage
Au cours de la crise aigue hypercalcémique :
1/l’ECG n’est pas demandé systématiquement
2/ la réhydratation fait partie du traitement
3/la calcitonine fait partie des moyens thérapeutiques
4/un régime pauvre en calcium suffit pour le traitement
5/l’hémodialyse est indiquée d’emblée
Election
L’acidose métabolique est définie par :
A/bicarbonates sériques < 22 mmol/l, PaCO2 <38 mmHg, pH plasmatique <7,38
B/bicarbonates sériques ˃ 22 mmol/l, PaCO2 <38 mm Hg, pH plasmatique
<7,38
C/bicarbonates sériques < 22 mmol/l, PaCO2 <38 mm Hg, pH plasmatique
˃7,38
D/bicarbonates sériques < 22 mmol/l, PaCO2 ˃ 38 mm Hg, pH plasmatique
<7,38
E/bicarbonates sériques ˃22 mmol/l, PaCO2 <38 mm Hg, pH plasmatique ˃7,38
Groupage
Q3/A propos de la classification de la néphropathie lupique de l’ISN, quelles
sont les propositions vraies ?
1/la classe III correspond à la glomérulonéphrite proliférative diffuse
2/la glomérulonéphrite extra membraneuse correspond à la classe V
3/la classe IV est une glomérulonéphrite proliférative
4/ dans la classe I, la microscopie optique est normale
5/une classe III peut évoluer en classe IV
Censure
Q2/Concernant les atteintes rénales de la drépanocytose, une seule proposition
est fausse:
A/la HSF peut survenir au cours de la drépanocytose
B/la GNMP peut être une atteinte rénale de la drépanocytose
C/la drépanocytose n’entraine pas de microangiopathie thrombotique
D/l’atteinte tubulo-interstitielle peut survenir au cours de la drépanocytose
E/la nécrose papillaire peut être une atteinte rénale au cours de la drépanocytose
Censure
Q4/A propos de la néphropathie à cylindres myélomateux :
A/ elle se manifeste par un syndrome tubulaire aigu
B/ une anurie est souvent observée
C/ il n’y a souvent pas d’œdème
D/ on note une protéinurie faible à la bandelette urinaire
E/elle se manifeste par un syndrome hémolytique et urémique
Censure
Q3/ Au cours de la HIVAN :
A/ on note un syndrome néphrotique impur
B/une insuffisance rénale rapidement progressive
C/un collapsus des anses capillaire à la microscopie optique
D/une dilatation pseudo-kystique des tubules
E/ il n’y a pas une atteinte tubulo-interstitielle associée
Groupage
Au cours de l’insuffisance rénale aigue :
1/ on observe une dégradation lente, progressive et irréversible de la fonction
excrétrice rénale.
2/il n’y a pas d’anémie
3/ la calcémie et la phosphatémie sont normales
4/les éléments de gravité sont : l’hyperkaliémie sévére, l’OAP, l’anurie, la
polyurie
5/ l’IRA ne peut être que d’origine organique ou obstructive