INTRODUCTION
La connaissance des saisons est une caractéristique indispensable dans le domaine
agricole et agronome. Cela peut paraitre facile aux vues des informations que l’on a sur les
différentes zones climatiques réparties sur l’ensemble de la terre. Des normes sont établies
pour caractériser chaque zone climatique en fonction de sa situation géographique. Le
Burkina Faso, étant un pays sahélien situé au centre de l’Afrique de l’ouest, bénéficie d’une
zone tropicale sèche avec deux saisons : la saison sèche et la saison pluvieuse variable
d’année en année. C’est un pays dans lequel l’agriculture constitut un pilier majeur pour son
développement économique donc il est important de connaitre l’étendue de ses saisons et
surtout la disponibilité en eau car nous sommes de plus en plus confrontés au changement
climatique qui fausse certaines normes déjà établi par quelques chercheurs. Ces normes qui
étaient de six mois de saisons sèches et de six mois de saisons pluvieuses en 1970 n’est plus le
cas en 2022. À la vue de ce changement il nous ait paru nécessaire de faire une mise à jour de
nos informations pour que cela puisse être profitable aux producteurs en générales et à ceux
de la SOFITEX en particulier.
L’objectif principal de cette étude est de fournir des informations précises sur les périodes
sèches et humides dans la zone SOFITEX, qui peuvent être utilisées pour la planification
agricole et la gestion des ressources en eau. Nous allons également examiner les tendances à
long terme de la pluviométrie et de l’évapotranspiration dans la région, afin de mieux
comprendre les changements climatiques en cours.
PRESENTATION DE LA FILIERE
L’université Nazi BONI (UNB) est une université publique située dans la ville de
Bobo-Dioulasso. Au sein de l’université lors de la rentrée universitaire 2011-2012, a été créée
la filière licence en statistique et informatique (LSI) par des spécialistes et des professionnels
des données. LSI est l’une des quatre (04) formations offertes dans l’Unité de Formations et
de Recherche en Sciences Exactes et Appliquées (UFR/ SEA auparavant UFR/ ST). Cette
filière professionnelle s’appuie sur trois (03) piliers indispensables à la prise de décision; il
s’agit de l’Informatique, de la Statistique et de l’Économie. A la fin de ses études dans la
filière, l’étudiant devrait être capable de :
— concevoir des techniques de sondage,
— organiser des collectes de données,
— décrire, stocker et traiter des résultats d’une enquête,
— construire et administrer une base de données,
— créer et gérer un site internet,
— analyser et modéliser des séries chronologiques,
— décrire, analyser et segmenter les grandes bases de données,
— mener des discussions efficientes ou conciliantes dans les domaines qui peuvent
faire appel à la statistique.
La formation de la filière s’étend sur trois (03) ans répartis en six (06) semestres. Elle
est composée d’une partie théorique de cinq (05) semestres suivis d’un stage pratique
obligatoire de trois (03) mois minimum au sein d’un milieu professionnel. Le stage se termine
par la rédaction d’un rapport qui sera défendu devant un jury composé de Professeurs de
l’UNB et du Maitre de stage. Dans l’optique de donner une formation complète et de qualité
aux étudiants en liant la théorie à la pratique, la direction de l’Université met à la disposition
des étudiants des enseignants chevronnés et qualifiés. C’est dans cette perspective que nous
avons effectué un stage pratique à la SOFITEX plus précisément à la Direction Du
Développement De La Production Cotonnière (DDPC). Toute erreur dans ce document nous
incombe entièrement et ne relève en aucun cas de la responsabilité de la SOFITEX, encore
moins de celle de l’Université Nazi BONI.
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL
1.1. Généralités sur la SOFITEX
Le développement de la production cotonnière est confié à la Société burkinabé des fibres
textiles (SOFITEX), créée par N° 79-248/PRES/DR du 20 juin 1979, qui tire son nom de la
"CFDT" avec un capital initial de 1 100 000 000 CFA. Son capital actuel est de trente huit
milliard huit cent mille franc (38 800 000 CFA). En effet, les besoins industriels nés de la
colonisation ont amené à élaborer des politiques afin de promouvoir le développement de
cette culture de rente. C'est ainsi que la Compagnie Française pour le Développement des
Textiles (CFDT) s'est installée en Haute-Volta afin d'organiser au mieux la culture du coton
qui, jusqu’alors était cultivé de façon traditionnelle. Suite à la libéralisation de la filière
cotonnière, le pays fut subdivisé en trois (03) Zones :
L'Ouest et le Sud du pays exploité par la SOFITEX
Le Centre du pays exploité par des entrepreneurs privés sous la dénomination de
FASO COTON
L'Est du pays exploité par GEOCOTON (ex-DAGRIS) et porte la dénomination de
SOCOMA (Société Cotonnière du Gourma).
L'objectif de la SOFITEX est la promotion de la culture du coton dans les régions où les
conditions s'y prêtent. C'est ainsi que le 20 juin 1979, le gouvernement voltaïque prit son
autonomie et créa la Société Voltaïque des fibres textiles avec un capital d’un milliard cent
million de franc CFA (1 100 000 000 CFA) reparti en 55% pour l’État Voltaïque, 1% pour les
privés Voltaïque et 44% pour la CFDT. Le domaine cotonnier exploité par la SOFITEX est
découpé en cinq (05) régions que sont la région des Cascades, des Hauts-Bassins, de la
Boucle du Mouhoun, du Sud-Ouest et du Centre-Ouest.
A ce titre, la SOFITEX assume les plus larges responsabilités au sein de la filière dans les
domaines suivantes :
L'aide au développement de la culture cotonnière, par son appui technique de ses
services et sa participation au financement des mesures nécessaires aux recherches et au
développement de la production du coton ;
La promotion directe de la culture des fibres textiles ;
L'achat, l’égrenage du coton et la vente de la fibre ainsi que de la graine ;
La commercialisation, le transport, le magasinage, l'exportation et la vente des
produits placés sous son contrôle ; et généralement toutes opérations mobilières,
immobilières, industrielles, commerciales et financières se rattachant directement ou
indirectement à son objet social.
Figure 01 : la carte des 7 régions cotonnière.
En 1984, avec l’avènement du changement de nom de Haute-Volta en Burkina Faso ;
la Société des fibres textiles devient « SOFITEX » avec un nouveau capital de quatre
milliards de Franc CFA (4 000 000 000 FCFA) repartie en 65% pour l’État Burkinabè, 34%
pour la CFDT et 1% pour les Privés Burkinabè.
Avec l'entrée des producteurs (UNPCB) dans le capital 1999(cf. Conseil
d'administration du 15 juin 1999), le capital est désormais reparti en 35% pour l’État
Burkinabè, 34% pour DAGRIS (ex-CFDT), 30% pour l’Union Nationale des Producteurs du
Coton du Burkina et 1% pour les privées Burkinabè (BIB et BICA-B).
Organisation
La structure hiérarchique et fonctionnelle de la SOFITEX est composée de quatre (04)
ensembles homogènes qui évoluent dans un cadre commun au regard des textes.
Ce sont :
Le Cabinet du Directeur Général ;
Le Secrétariat Général ;
Les Directions, Départements et Services Centraux.
Les régions cotonnières.
Le Cabinet du Directeur Général comprend :
Les Conseillers Techniques (CT) ;
La Direction de l'Audit Interne et du Contrôle de gestion (DAICG) ;
Le Secrétariat du Cabinet ;
Le Service Communication et Relations Publiques (SCRP) ;
La Délégation SOFITEX à Ouagadougou (DO) ;
Les Régions Cotonnières ;
Relèvent du domaine de la coordination du Général, les directeurs suivants :
La Direction du système d'information (DSI)
Lla Direction du développement de la production cotonnière (DDPC) ;
La Direction des Intrants et du Crédit Agricole (DICA) ;
La Direction Industrielle (DI) ;
La Direction des Ressources Humaines et des Affaires Administratives (DRHA) ;
La Direction des Finances et de la Comptabilité (DFC) ;
La Direction des Approvisionnements et du transit (DAT) ;
La Direction des Études et de la Prospective (DEP).
1.1.3. Effectifs de la SOFITEX
La SOFITEX emploie 5295 agents (à la date du 30 août 2015), il s'agit de 168 cadres, 303
Agents de maîtrise et 4824 Employés ouvriers.
1.2. La Direction du Développement de la Production Cotonnière.
1.2.1. L’Organisation de la Direction du Développement de la Production Cotonnière.
Crée en 1996 pour remplacer la Direction Agricole et de la Logistique (DAL), suite à une
réorganisation qui a accompagné la mise en œuvre en 1996 du plan d'action pour la relance de
la production.
La direction du développement de la production cotonnière (DDPC) est une direction
technique, opérationnelle qui s'occupe de la mise en œuvre de la politique de production
cotonnière de la SOFITEX. A ce titre elle est garante du fonctionnement et responsable de la
conception de l'ensemble du dispositif de mise en œuvre dans le cadre de la promotion et du
suivi de la production cotonnière.
Elle conduit l'ensemble des mesures d'information, d’amélioration technique, d’appui
logistique et méthodologie aux producteurs et leurs groupements ; garantie à la SOFITEX un
approvisionnement en coton graine de qualité et en quantité conforme aux choix et objectifs.
1.2.2. Activités de la Direction du Développement de la Production Cotonnière.
Les activités de la DDPC comprennent notamment :
L’élaboration des plans de campagne (prévision de production et besoin associés) et le
suivi de leur réalisation ;
La liaison recherche et développement a travers la pré-vulgarisation des innovations
techniques mises au point par la recherche cotonnière ;
Le suivi et l'orientation des programmes de recherche sur le coton dans les domaines
agricole, variétal et phytosanitaire des systèmes de culture cotonnière et textile ;
La gestion du plan semencier ;
L'appui conseil des producteurs à travers l'encadrement, l’information, la formation
des producteurs et le conseil exploitations cotonnières ;
Le suivi-appui des agents de terrains à travers l'information et la formation continue ;
L'organisation et gestion de la commercialisation primaire (collecte et achats du coton
graine)
la participation a l'identification de solutions alternatives de diversification des
revenus et de développement des exploitations cotonnières et partant, de la SOFITEX.
1.3. Région cotonnière de Bobo
La région de Bobo se divise en deux (02) zones de production agricoles Nord et Sud:
La zone Sud appelée « Zone Bobo Sud » est constituée des départements situés au Sud
de la province (Bobo ; Karangasso-Vigué ; Léna ; Péni ; Satiri ; Toussiana ; et une
partie de Sidéradougou) et
La zone du Nord « Zone Bobo Nord » regroupe les départements suivants : Bama ;
Dandé ; Faramana ; Fo ; Karangasso-Sambla ; Koundougou et Padéma.
TABLEAU I : les sept (07) régions cotonnières.
Région cotonnière Province concernées
Banfora Comoé, Léraba
Bobo-Dioulasso Houet
Dédougou Banwa, Kossi, Mouhoun, Bâle (partie)
Diébougou Bougouriba, Ioba, Noumbiel, Poni
Houndé Bâle (Partie), Tuy
Koudougou Boulkiemdé, Nayala, Sanguié, Sissili, Ziro
N’Dorola Kénédougou
Les unités industrielles de la SOFITEX.
Présentation de l’étude
Cette partie a pour but de situer notre travail dans le cadre contextuel des
réalités par d’autres chercheurs sur les connaissances des périodes sèches et humides dans la
zone ouest du Burkina Faso. Il aborde de ce fait les objectifs de l’étude, la définition des
concepts, la revue de littérature et la démarche méthodologique.
Problématique
Quelles peuvent-être la période propice de début de campagne agricole ?
Objectif Générale
Identifier les mois sèches et les mois humides à travers les données d’évapotranspiration et
de pluviométrie
Objectifs Spécifiques
Déterminer les périodes sèches à travers les données de pluviométrie et
d’évapotranspiration
Déterminer les périodes humides à travers les données de pluviométrie et
d’évapotranspiration
Hypothèses
Une période sèche dure de Novembre à Mai
Une période humide s’étend de Juin à Octobre
Les précipitations et évapotranspiration sont plus élevées dans les périodes humides et moins
élevées dans les périodes sèches
Définitions des concepts
L’évapotranspiration est la quantité d’eau transféré vers l’atmosphère, par l’évaporation au niveau du
sol et par transpiration au niveau des plantes. Il est important pour expliquer et quantifier les
transferts d’eau dans les écosystèmes, pour calculer les besoins en eau des forêts, des cultures
agricoles et plus globalement pour la gestion de l’eau de l’espace végétal naturel et semi-naturel.
Nous avons différents types d’évapotranspiration à savoir l’évapotranspiration réelle,
l’évapotranspiration de référence et l’évapotranspiration potentielle.
A) Evapotranspiration de référence
L’évapotranspiration de référence est la quantité d’eau évaporée à la fois du sol et d’une
culture spécifique appelé plante de référence (ASCE, 1990). Il faut savoir que c’est un concept
introduit par la FAO (Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture) définissant
ainsi le potentiel d’évaporation d’un couvert végétal abondamment approvisionné en eau. La luzerne
(Jensen, 1974) et le gazon (ASCE, 1990) sont souvent utilisés comme plante de référence. Elle se
calcule à partir de l’équation dite de Penman-Monteith.
B) Evapotranspiration potentielle
L’évapotranspiration potentielle est l’eau susceptible d’être perdue dans les même conditions
(des plantes et du sol) quand elle n’est plus facteur limitant. Elle dépend des conditions climatiques,
de l’environnement naturel, de l’espèce végétale, de la propriété pédologique du sol, de la surface de
feuilles développé par le végétal (Brochet et Gerbien, 1975). Elle couvre différente concept du
phénomène à savoir la limite vers laquelle tend un couvert végétal dense qui ne souffre d’aucun
déficit hydrique. Ce concept fut développé par THORNTHWAITE en 1948, TURC (1961), JENSEN et
HAISE (1963), BAIER et ROBERTSON (1965). Le concept d’évapotranspiration potentielle a
probablement été introduit par Thornthwaite (1948 ; Brutsaert 1982). Compte tenu des données
disponibles à l’époque, il a établi une formule purement empirique, utilisée aujourd’hui encore aux
Etats-Unis pour surveiller les cas de sécheresse. Mais ce sont Penman (1948) et plus tard Monteith
(1965), qui ont défini les principes théoriques conduisant au développement d’une méthode de calcul
physique. L’équation PM (Penman – Monteith) qui porte leur nom constitue aujourd’hui encore la
base des simulations du processus d’évapotranspiration, ainsi que de la méthode développée par la
FAO (Allen et al. 1998). La méthode de détermination utilisée est l’Ajustement statistique de mesure
expérimentale. Les mesure de l’évapotranspiration potentielle sont : les mesures sur bacs et les
mesures par évaporomètre.
b1) La mesure sur bacs
Il existe deux principaux types de bacs pour la mesure de l’évapotranspiration. Ils sont utilisés
avec le concours d’un pluviomètre qui va servir pour l’estimation de la hauteur des pluies recueillies
par les bacs. Nous avons le bac de type Weather Bureau encore appelé bac type A, il est placé à
même le sol pour son utilisation. Il est normalisé par les services américains de météorologie et est le
plus couramment utilisé pour les mesures d'évaporation. (Chuzeville, 1990). Aussi, nous avons le bac
type «Colorado» qui est enterré et est par conséquent moins sensible que le premier aux influences
parasites d'échauffement mais il peut présenter des fuites ou même recevoir des gouttes de pluie par
éclaboussures sur le sol environnant (ChuzevilIe, 1990).
b2) les mesures par évaporation
Un évaporomètre est un instrument utilisé pour mesurer la quantité d’eau s’évaporant dans
l’atmosphère pendant un intervalle de temps donné4. Il s’agit d’un appareil comportant un réservoir
d’eau relié à l’extérieur par un médium poreux qui laisse s’évaporer l’eau. Les surfaces mouillées sont
constituées, soit par des sphères, des cylindres ou des plaques de porcelaine poreuse, soit par des
rondelles de papier filtre, maintenues mouillées en permanance5. Il existe quatre types
d’évaporomètre qui sont Bellani, Livingston, Piche et Wild.
b.2.1) Bellani
L’atmomètre ou la plaque de Bellani est constitué d’une cuve cylindrique graduée, environ
30 cm de haut, qui alimente par l’intermédiaire d’un tuyau d’aspiration, une surface d’évaporation
constituée par un disque d’environ 7,5 cm de diamètre de céramique poreuse. Le dispositif est placé
à environ 120 cm du sol6. L’eau qui s’évapore par le disque est remplacée immédiatement par une
quatité égale venant de la cuve qui est sous pression. L’utilisateur peut ainsi noter le changement du
niveau d’eau dans la cuve et donc l’évaporation. Il est utilisé en particulier dans les stations agro-
météorologiques au Canada.
b.2.2) Livingston
L’atmosphère de Livingston est formée par une sphère creuse de porcelaine poreuse
d’environ cinq centimètres de diamètre et d’un centimètre d’épaisseur. Elle est remplie d’eau distillée
provenant d’un réservoir gradué qui permet son alimentation permanente7. La perte d’eau par la
sphère est notée par la graduation du réservoir et constitue la mesure de l’évaporation.
b.2.3) Piche
Actuellement le seul appareil de cette nature couramment utilisé en France est
l'évaporomètre Piche. Il est constitué d'un tube gradué en forme de U, ou droit, rempli d’eau distillée.
L'un des bouts est scellé alors que l'autre est ouvert mais recouvert d'un papier buvard qui s'enfonce
également en partie dans le tube. L'évaporation à la surface externe du papier est constamment
remplacée par l'eau provenant du tube ce qui laisse un espace vide du côté scellé. L'opérateur peut
alors mesurer la perte de liquide par unité de temps en suivant la descente du liquide8.
b.2.4) Wild
L’évaporomètre de Wild est un petit bac de 250 cm2 de surface et 25 mm d’épaisseur
reposant sur une balance équipée d'un enregistreur. L'appareil est placé à 2 mètres du sol dans un
abri permettant la circulation de l'air mais dont le toit empêche la pluie d'atteindre le bac9. Ce genre
de balance d'évaporation n'est pas très représentative de l'évaporation naturelle en raison de sa
faible surface libre. De plus, le faible volume de l'eau permet aux variations de température des
parois d'influencer celle du liquide et donc de changer le taux d'évaporation10.
C) Evapotranspiration réelle
L’évapotranspiration réelle est l’eau dissipée dans l’atmosphère sous forme de vapeur. C’est
aussi la quantité d’eau évapotranspirée dans une culture donnée dans des conditions spécifiques de
sol. Deux méthodes sont utilisées pour déterminer l’évapotranspiration réelle parmi lesquelles nous
avons : les méthodes basées sur les mesures et les méthodes basées sur les calculs.