Chapitre: Cinématique Du Point Matériel
Chapitre: Cinématique Du Point Matériel
2.1 Introduction
La cinématique s’intéresse à la description mathématique du mouvement des objets sans se
préoccuper des causes qui les animent. Elle permet d’étudier les relations entre les paramètres
permettant de décrire le mouvement (position, vitesse, accélération...) et leurs expressions ou
transformations dans divers systèmes de coordonnées ou en cas de changement de référentiel. En
cinématique, on utilise différents systèmes de coordonnées pour étudier des mouvements.
2.3 Référentiel
Un référentiel est un lieu où l’observateur décide d’observer le mouvement ou un objet par
rapport auquel on étudie le mouvement. Tout mouvement est relatif au référentiel utilisé. A un
référentiel, on peut associer : un repère d’espace et un repère de temps.
Un repère d’espace est défini par une origine O qui est fixe dans le référentiel et des axes de
référence orthonormés c’est-à-dire orthogonaux et munis d’une unité de longueur (vecteur unitaire
de norme égale à 1) qui vont permettre à l’observateur de juger dans quelle direction se trouve le
1
point. Les trois axes forment un trièdre direct.
2.4 Trajectoire
La trajectoire d’un point matériel mobile dans un repère donné est la courbe formée par
l’ensemble de positions successives occupées par le point au cours du temps.
La position d’un point M est donnée par son déplacement par rapport à l’origine et on peut
aussi repérer ce point en utilisant les différents systèmes de coordonnées. Elle est définit par le
# »
vecteur OM .
La vitesse est une grandeur vectorielle qui représente le rapport de la distance parcourue au
#»
temps. La vitesse du point M par rapport au référentiel R est notée par V (M/R) .
— vitesse moyenne
Supposons qu’à l’instant t1 le point matériel est à la position M (t1 ) = M1 et à l’instant
ultérieur t2 il est en M (t2 ) = M2 , la vitesse moyenne du point matériel entre t1 et t2 est
définie par :
# » # » # » # »
#» M1 M2 OM2 − OM1 ∆OM
V moy (M/R) = = = (2.1)
t2 − t1 ∆t ∆t
Le sens de la vitesse est le même que le sens de déplacement (de M1 vers M2 ) si t2 > t1
2
Figure 2.2 – Variation de la position dans le temps : vitesse moyenne
— vitesse instantanée
La vitesse instantanée est la vitesse à chaque instant t pour les différentes positions du
mobile au cours de son mouvement. Elle peut être définie à partir de la vitesse moyenne en
prenant t1 = t et t2 = t + ∆t, où ∆t représente une durée très faible. Le vecteur position
# » # »
OM = OM (t) est une fonction du temps et la vitesse instantanée correspond alors à la
dérivée par rapport au temps du vecteur position. La vitesse instantanée est donc donnée
par la relation suivante :
# » # »
#» #» ∆OM dOM
V (M/R) = lim V moy (M/R) = lim = (2.2)
∆t→0 ∆t→0 ∆t dt
R
Le vecteur accélération du point M dans le référentiel R est la dérivée du vecteur vitesse par
rapport au temps t.
#» # »
#» dV (M/R) d2 OM
γ (M/R) = = (2.3)
dt dt2
R
3
Le vecteur accélération moyenne est définie de façon similaire au vecteur vitesse et il mesure la
variation de la vitesse sur un intervalle de temps ∆t .
#» #» #»
La vitesse du point M dans le référentiel R(0, i , j , k ) est :
# »
#» dOM
V (M/R) =
dt
R
(2.5)
dx #» dy #» dz #»
= i + j + k
dt dt dt
4
#» #» #»
car i , j , k sont fixe dans R, leurs dérivées par rapport au temps sont nulles.
On utilise aussi la notation suivante :
#» #» #» #»
V (M/R) = ẋ i + ẏ j + ż k (2.6)
#»
#» dV (M )
γ (M/R) =
dt
R
(2.7)
#» #» #»
= ẍ i + ÿ j + z̈ k
où les deux points sur une variable signifie la dérivée seconde de la variable par rapport au temps.
La position du point M dans le plan (Oxy) est définie par les variables ρ(t) (coordonnée
radiale ) et θ(t) (coordonnée angulaire ou angle polaire ou azimut) . Ces variables s’appellent les
coordonnées polaires de M. Cependant, elles ne correspondent pas aux composantes du vecteur
# »
OM comme dans le système de coordonnées cartésiennes. Les composantes de ce vecteur sont (ρ,
0) ou
# »
OM = ρ #»
uρ (2.8)
où
# »
ρ = kOM k; ρ>0
# (2.9)
\»
»
θ = Ox, #
OM ; 0 6 θ 6 2π
5
Les coordonnées polaires sont reliées aux coordonnées cartésiennes par les relations :
x = ρ cos(θ)
(2.10)
y = ρ sin(θ)
ou inversement : p
ρ = x2 + y 2
(2.11)
θ = arctan y
x
La base polaire est aussi reliée à la base cartésienne par :
#» #» #»
u ρ = cos(θ) i + sin(θ) j
#» #» (2.12)
#»
u θ = − sin(θ) i + cos(θ) j
#» #»
En effet, La projection de ( #»
u ρ , #»
u θ ) sur ( i , j ) est donnée par :
#» #» #» #» #»
u ρ = ( #»
u ρ . i ) i + ( #»
u ρ. j ) j
#» #» #» #» (2.13)
#»
u θ = ( #»
u θ . i ) i + ( #»
u θ. j ) j
#» #» #»
u ρ . i = ku#»ρ k .k i k cos(θ) = cos(θ)
#» #» #» π
u ρ . j = ku#»ρ k .k j k cos( − θ) = sin(θ)
2
#» #» #» π
u θ . i = ku#»θ k .k i k cos(θ + ) = − sin(θ)
2
#» #» #»
u θ . j = ku#»θ k .k j k cos(θ) = cos(θ)
#» #»
car : #»
u ρ , #»
u θ , i et j sont des vecteurs unitaires, donc leur norme respective vaut 1, d’où les
relations sur (2.12) .
# »
#» dOM d[ρ #»
u ρ] dρ #» d #»
uρ
V (M/R) = = = uρ + ρ (2.14)
dt dt dt dt
R
or #»
u ρ est une fonction de l’angle polaire θ et que cet angle est une fonction du temps lorsque le
6
point M est en mouvement.
d #»
uρ d #»
u ρ dθ
= .
dt dθ dt
d #»
uρ
= θ̇
dθ
d h #» #»i (2.15)
= θ̇ cos(θ) i + sin(θ) j
dθ
h #» #»i
= θ̇ − sin(θ) i + cos(θ) j
= θ̇ #»
uθ
donc
#»
V (M/R) = ρ̇ #»
u ρ + ρθ̇ #»
uθ (2.16)
où :
θ̇ est la vitesse angulaire.
Vρ = ρ̇ est la composante radiale du vecteur vitesse dans la base polaire
et Vθ = ρθ̇ est sa composante orthoradiale.
Remarques :
— la dérivée d’un vecteur unitaire #»
u (qui ne dépend que de l’angle θ) par rapport à l’angle
polaire θ est un vecteur unitaire directement perpendiculaire à #»
u (rotation de π dans le
2
sens positif).
d #»
uρ d2 #»
uρ d #»
uθ
exemple : = #»
uθ ; 2 = = − #»
uρ
dθ dθ dθ
Figure 2.6 – Dérivation successive par rapport à l’angle polaire d’un vecteur unitaire. Chaque
dérivation fait tourner le vecteur d’un angle droit.
#»
#» dV (M/R)
γ (M/R) =
dt
d #»
= [ρ̇ u ρ + ρθ̇ #»
u θ]
dt
d #» d
= [ρ̇ u ρ ] + [ρθ̇ #»
u θ]
dt dt
(2.17)
dρ̇ #» d #»
u ρ dρ #» dθ̇ d #»
uθ
= u ρ + ρ̇ + θ̇ u θ + ρ #» u θ + ρθ̇
dt dt dt dt dt
= ρ̈ #»
u ρ + ρ̇(θ̇ #»
u θ ) + ρ̇θ̇ #»
u θ + ρ(θ̈ #»
u θ ) + ρθ̇(−θ̇ #»
u ρ)
= (ρ̈ − ρθ̇2 ) #»
u ρ + (ρθ̈ + 2ρ̇θ̇) #»
uθ
où :
γρ = ρ̈ − ρθ̇2 est la composante radiale de l’accélération
et γθ = ρθ̈ + 2ρ̇θ̇ est l’accélération orthoradiale.
# » # » # »
OM = Om + mM
#» (2.18)
= ρ #»
u +zk ρ
8
Figure 2.7 – Repère cylindrique
ou inversement : p
ρ = x2 + y 2
y
θ = arctan (2.20)
x
z = z
#» #» #»
u = cos(θ) i + sin(θ) j
ρ
#» #» #»
u θ = − sin(θ) i + cos(θ) j (2.21)
#» #»
k = k
# »
#» dOM
V (M/R) =
dt
R
d h #» #»i
= ρuρ + z k
dt
(2.22)
#»
dρ #» d #»
u ρ dz #» dk
= uρ + ρ + k +z
dt dt dt dt
#»
= ρ̇ #»
u ρ + ρθ̇ #»
u θ + ż k
9
#»
#» dk
car k est un vecteur fixe et sa dérivée est nulle =0.
dt
#»
#» dV (M/R)
γ (M/R) =
dt
d h #» #» #»i
= ρ̇ u ρ + ρθ̇ u θ + ż k
dt
d #» d h #» i d h #»i
= [ρ̇ u ρ ] + ρθ̇ u θ + ż k
dt dt dt
(2.23)
dρ̇ #» d #»
u ρ dρ #» dθ̇ #» d #»
uθ #»
= u ρ + ρ̇ + θ̇ u θ + ρ u θ + ρθ̇ + z̈ k
dt dt dt dt dt
#»
= ρ̈ #»
u ρ + ρ̇(θ̇ #»
u θ ) + ρ̇θ̇ #»
u θ + ρ(θ̈ #»
u θ ) + ρθ̇(−θ̇ #»
u ρ ) + z̈ k
#»
= (ρ̈ − ρθ̇2 ) #»
u ρ + (ρθ̈ + 2ρ̇θ̇) #»
u θ + z̈ k
# »
OM = r #»
ur (2.24)
10
où
# »
r = kOM k; r>0
#\
» # »
θ = Ox, Om; 0 6 θ 6 2π (2.25)
#\
» # »
ϕ = Oz, OM ; 06ϕ6π
θ : longitude ou azimut
ϕ : colatitude
Le repère défini par la base ( #»
u r , #»
u θ , #»
u ϕ ) est appelé repère sphérique. Les coordonnées sphérique
sont reliées aux coordonnées cartésiennes par les relations :
x = r sin(ϕ) cos(θ)
y = r sin(ϕ) sin(θ) (2.26)
z = r cos(ϕ)
ou inversement : p
r = x2 + y 2 + z 2
y
θ = arctan
x ! (2.27)
z
ϕ = arccos p 2
x + y2 + z2
La base sphérique est aussi reliée à la base cartésienne par :
#» #» #» #»
u = cos(θ) sin(ϕ) i + sin(θ) sin(ϕ) j + cos(ϕ) k
r
#» #» #»
u θ = − sin(θ) i + cos(θ) j (2.28)
#» #» #» #»
u ϕ = cos(θ) cos(ϕ) i + sin(θ) cos(ϕ) j − sin(ϕ) k
# »
#» dOM
V (M/R) =
dt
R
d #»
= [r u r ]
dt
(2.29)
dr #» d #»
ur
= ur + r
dt dt
d #»
ur
= ṙ #»
ur + r
dt
or #»
u r est une fonction des angles θ, ϕ et que ces angles sont une fonction du temps lorsque le
11
point M est en mouvement.
d #»
ur d #»
u r dθ d #»
u r dϕ
= . + .
dt dθ dt dϕ dt
d #»
ur d #»
ur
= θ̇ + ϕ̇
dθ dϕ
#» #» #» #» #»
= θ̇[− sin(θ) sin(ϕ) i + cos(θ) sin(ϕ) j ] + ϕ̇[cos(θ) cos(ϕ) i + sin(θ) cos(ϕ) j − sin(ϕ) k ]
= θ̇ sin(ϕ) #»
u θ + ϕ̇ #»
uϕ
(2.30)
donc
#»
V (M/R) = ṙ #»
u r + rθ̇ sin(ϕ) #»
u θ + rϕ̇ #»
uϕ (2.31)
#» #»
γ (M/R) = V (M/R)
d h #»
ṙ u r + rθ̇ sin(ϕ) #»
u θ + rϕ̇ #»
i
= uϕ
dt
(2.32)
Le repère de Serret-Frenet est un repère mobile dont l’origine est la position M du point
matériel à la date t et muni de trois vecteurs unitaires : #»
u τ est le vecteur tangent à la trajectoire
et orienté dans le sens de celle-ci ; #»
u le vecteur normale perpendiculaire à #»
n u et orienté vers la
τ
#» #»
concavité de la trajectoire ; le vecteur B = #»
u τ ∧ #»
u n pour compléter le trièdre ( #»
u τ , #»
u n , B).
Abscisse curviligne
Dans le cas d’un mouvement curviligne, il est parfois utile d’utiliser l’abscisse curviligne pour
repérer la position du point matériel. Pour cela, on fixe un point A de la trajectoire. L’abscisse
curviligne s(t) est alors définie comme étant la distance curviligne du point fixe A au point M (t)
qu’occupe le point matériel à l’instant t : AM
d = arc(AM ) = s(t).
12
Figure 2.9 – Repère de Frenet
A l’instant t0 = t+dt, le point matériel occupant la position M 0 (t0 ) on aura le vecteur position :
[0 = arc(AM 0 ) = s(t0 ). Le déplacement élémentaire s’écrit alors : M
AM \ M 0 = arc(M M 0 ) =
s(t0 ) − s(t) = ds. ds est un arc de cercle de centre C et de rayon RC , appelé rayon de courbure.
# »
#» dAM
V (M/R) = (2.33)
dt
R
# » # »
or dOM = M M 0 = ds #»
u τ ce qui donne :
#» ds #»
V (M/R) = uτ (2.34)
dt
13
Composantes du vecteur accélération
#»
#» dV (M/R)
γ (M/R) =
dt
R
d ds #» (2.35)
= uτ
dt dt
ds d #»
d ds #» uτ
= uτ +
dt dt dt dt
or :
ds
V =
dt #»
d #»
uτ d u τ ds d #»
uτ
= . = V.
dt ds dt ds
#» d #»
uτ d #»
uτ
u n est le vecteur directement perpendiculaire au vecteur #»
u τ ( #»
un = = RC car ds =
dθ ds
RC dθ) , donc
d #»
uτ V #»
= un (2.36)
dt RC
Au final,
#» dV #» V 2 #»
γ (M/R) = uτ + un (2.37)
dt RC
où :
#» dV #»
γτ = u τ est l’accélération tangentielle.
dt
2
#» V #»
γn = u n est l’accélération normale.
RC
V2
Remarque : la composante de l’accélération normale est toujours positive, ce qui signifie
RC
que l’accélération normale est toujours orientée vers la concavité de la trajectoire.
Le mouvement rectiligne est caractérisé par une trajectoire sous forme d’une droite. Le mobile
M est repéré par les coordonnées cartésiennes selon la droite Ox (si le mouvement est linéaire
suivant Ox). Si la trajectoire du mobile est dans le plan, nous étudions le mouvement suivant les
coordonnées cartésiennes ou suivant les coordonnées polaires.
14
Mouvement rectiligne uniforme
Un mouvement rectiligne est uniforme lorsque la valeur de la vitesse reste constante au cours
du temps.
Le vecteur position s’écrit :
# » #»
OM = x i (2.38)
# »
#» dOM #» #»
V (M/R) = = ẋ i = V0 i (2.39)
dt
dx
V0 = = constante (2.41)
dt
⇒ x(t) = V0 t + x0 (2.42)
1
x(t) = γ0 t2 + V0 t + x0 (2.45)
2
15
2.7.2 Mouvement circulaire
Dans un référentiel donné, le mouvement d’un point matériel est circulaire lorsque sa trajectoire
est un cercle de rayon R. Pour étudier ce mouvement il est plus commode d’utiliser les coordonnées
polaires. On a donc :
# »
OM = ρ #»
u ρ = R #»
uρ (2.46)
# »
#» dOM d dR #» d #»
uρ
V (M/R) = = [R #»
u ρ] = uρ + R (2.47)
dt dt dt dt
R
or :
dR
R est constante ⇒ =0.
dt
d #»
uρ
et = θ̇ #»
uθ
dt
#»
⇒ V (M/R) = Rθ̇ #»u θ donc seule la composante orthoradiale de la vitesse qui n’est pas nulle (la
composante radiale étant nulle).
Le vecteur accélération est donné par :
#»
#» dV (M/R)
γ (M/R) =
dt
d
= [Rθ̇ #»
u θ]
dt
dR #» dθ̇ d #»
uθ
θ̇ u θ + R #»
(2.48)
= u θ + Rθ̇
dt dt dt
= R(θ̈ #»
u θ ) + Rθ̇(−θ̇ #»
u ρ)
= −Rθ̇2 #»
u ρ + Rθ̈ #»
uθ
dR dθ̇ d #»
uθ
car : = 0, = θ̈ et = −θ̇ #»
uρ .
dt dt dt
Remarque : il existe une correspondance entre la base ( #» u ρ , #»
u θ ) et la base de Frenet ( #»
u τ , #»
u n) :
#»
u τ = #»
u θ , #»
u n = − #»
u ρ . La comparaison entre l’expression (2.37) obtenue dans la base de Frenet
et (2.48) obtenue dans la base polaire permet d’écrire :
#» dV #»
γτ = u τ = Rθ̈ #»
uθ (2.49)
dt
16
qui est l’accélération tangentielle du point matériel et θ̈ son accélération angulaire.
#» V 2 #»
γn = u n = Rθ̇2 #»
u n = −Rθ̇2 #»
uρ (2.50)
R
Figure 2.11 – Vecteurs vitesse et accélération dans le cas d’un mouvement circulaire
Un mouvement circulaire est uniforme lorsque la vitesse angulaire, notée ω, reste constante au
cours du temps, c’est à dire que l’accélération angulaire est nulle.
θ̇ = ω = Constante (2.51)
θ̈ = 0 (2.52)
L’accélération tangentielle étant nulle, l’accélération n’a qu’une seule composante, la composante
normale :
#»
γ (M/R) = #»
γ n = −Rθ̇2 #»
u ρ = −Rω 2 #»
u ρ = Rω 2 #»
un (2.53)
Remarque : Dans le cas d’un mouvement circulaire uniforme l’accélération est toujours normale
à la trajectoire et orientée vers le centre du cercle : l’accélération est centripète.
θ = ωt + θ0 (2.54)
17
Figure 2.12 – Vecteurs vitesse et accélération dans le cas d’un mouvement circulaire uniforme
Les vecteurs vitesse et accélération peuvent être exprimer en fonction du vecteur vitesse an-
#» = ω #»
gulaire ω
#»
k = θ̇ k caractérisant la rotation des vecteurs de la base polaire ( #»
u , #»
u ).
ρ θ
#»
Comme le produit vectoriel de deux vecteurs de base pris dans l’ordre ( #»
u ρ , #»
u θ , k , #»
u ρ , #»
u θ ) donne
le troisième et si l’ordre n’est pas respecté on obtient l’opposé du troisième vecteur, c’est à dire :
#» #»
u θ = k ∧ #»
uρ (2.58)
18
Le vecteur vitesse s’écrit alors :
#»
V (M/R) = Rω #»
uθ
#»
= Rω( k ∧ #» u ρ)
#»
= (ω k ∧ R #»u ρ)
#» ∧ OM# »
= ω (2.59)
#» d #»
γ (M/R) = V (M/R)
dt
d #» # »
= ( ω ∧ OM )
dt
#» # » # »
dω #» dOM
= ∧ OM + ω ∧
dt dt
dω#» # » # »
= ∧ OM + ω #» ∧ ( ω
#» ∧ OM )
dt
= #»
γ τ + #»
γn (2.60)
Le mouvement d’un point matériel est hélicoïdal si sa trajectoire est une hélice circulaire, en-
roulée sur un cylindre de rayon R. Les équations paramétriques réduites de toutes hélice circulaire
#» #»
dans un repère orthonormé (O, i , j , k) sont de la forme :
x = R cos(θ)
y = R sin(θ) (2.61)
z = aθ
19
où :
a est le pas réduit de l’hélice.
R est le rayon de l’hélice.
θ est une fonction quelconque du temps t.
Quand le point M fait un tour, sa cote z varie de 2πa qui est appelé le pas de l’hélice (h = 2πa).
On dit que M est animé d’un mouvement cycloïdale si sa trajectoire est une cycloïde. Les
#» #»
équations paramétriques de la cycloïde dans un repère orthonormé (O, i , j , k) sont :
x = R [θ − sin(θ)]
y = R [θ − cos(θ))] (2.62)
z = 0
20
2.8 Cinématique du point matériel avec changement de ré-
férentiel
# » # » # »
O1 M = O1 O2 + O2 M (2.63)
# » #» #» #»
= O1 O2 + x2 i 2 + y2 j 2 + z2 k 2 (2.64)
21
Le vecteur vitesse absolu est donné par :
#» #»
V a = V (M/R1 )
# »
dO1 M
=
dt
R1
# » # »
dO1 O2 dO2 M
= +
dt dt
R1 R1
# » #» #» #»
dO1 O2 #» #» #» di2 dj 2 dk2
= + ẋ2 i 2 + ẏ2 j 2 + ż2 k 2 + x2 + y2 + z2 (2.65)
dt dt dt dt
R1 R1 R1 R1
Posons :
# » #» #» #»
#» dO1 O2 di2 dj 2 dk2
Ve = + x2 + y2 + z2 (2.66)
dt dt dt dt
R1 R1 R1 R1
et
#» #» #» #»
V r = ẋ2 i 2 + ẏ2 j 2 + ż2 k 2 (2.67)
donc
#» #» #»
Va =Ve+Vr (2.68)
22
2.8.3 La loi de composition des accélérations
#»
γ a = #»
γ (M/R1 )
#»
dV a
=
dt
# » !
d dO1 M
=
dt dt
" # » R1 #» #» #» #
d dO1 O2 #» #» #» di2 dj 2 dk2
= + ẋ2 i 2 + ẏ2 j 2 + ż2 k 2 + x2 + y2 + z2
dt dt dt dt dt
R1 R1 R1 R1
# » #» #» #»
d2 O1 O2 #» #» #» di2 dj 2 dk2
= 2
+ ẍ2 i 2 + ÿ2 j 2 + z̈2 k 2 + ẋ2 + ẏ2 + ż2 +
dt dt dt dt
R1 R1 R1 R1
#» #» #» 2 #» 2 #» 2 #»
di2 dj 2 dk2 d i2 d j2 d k2
ẋ2 + ẏ2 + ż2 + x2 2 + y2 2 + z2 2 (2.69)
dt dt dt dt dt dt
R1 R1 R1 R1 R1 R1
Posons : # » #»
#» #»
#» d2 O1 O2 d2 i 2 d2 j 2 d2 k 2
γe = + x2 2 + y2 2 + z2 2 (2.70)
dt2 dt dt dt
R1 R1 R1 R1
#» #» #» !
#» di2 dj 2 dk2
γ c = 2 ẋ2 + ẏ2 + ż2 (2.71)
dt dt dt
R1 R1 R1
et
#» #» #» #»
γ r = ẍ2 i 2 + ÿ2 j 2 + z̈2 k 2 (2.72)
donc
#»
γ a = #»
γ e + #»
γ c + #»
γr (2.73)
On considère deux cas particuliers de mouvement du référentiel relatif par rapport au référentiel
absolu.
— Mouvement rectiligne
23
Si le référentiel relatif R2 est en translation rectiligne par rapport au référentiel absolu R1 ,
#» #» #»
di2 dj 2 dk2 #»
= = = 0 (2.74)
dt dt dt
R1 R1 R1
# »
#» dO1 O2 #»
Va = +Vr (2.75)
dt
R1
# »
dO1 O2 #»
où = V a (O2 ) est la vitesse absolue du point O2 .
dt
R1
De même, la loi de composition des accélérations s’écrit :
# »
#» d2 O1 O2
γa = + #»
γr (2.76)
dt2
R1
# »
d2 O1 O2
où = #»
γ a (O2 ) est l’accélération absolue du point O2 .
dt2
R1
Si de plus le mouvement relatif est rectiligne uniforme, on aura la vitesse du référentiel relatif
#»
par rapport au référentiel absolu qui est constante, c’est à dire et V a (O2 ) = constante et
#»
γ (O ) = 0 .
a 2
#»
di2 #»
= θ̇ j 2
dt
R1
#» #»
= ω( k 2 ∧ i 2 )
#» #»
= ωk2 ∧ i 2
#» ∧ #»
= ω i 2, (2.77)
#»
dj 2 #» ∧ #»
= ω j 2, (2.78)
dt
R1
#»
dk2 #» ∧ #»
= ω k 2. (2.79)
dt
R1
24
La vitesse d’entrainement dévient :
# »
#»
Ve =
dO1 O2 #» ∧ #»
+ x2 ( ω #» ∧ #»
i 2 ) + y2 ( ω #» ∧ #»
j 2 ) + z2 ( ω k 2)
dt
R1
# »
dO1 O2 # »
#» ∧ O
= +ω 2M (2.80)
dt
R1
L’accélération d’entrainement #»
γ e et de Coriolis #»
γ e deviennent :
# »
d2 O1 O2 d( ω#» ∧ #»
i 2) #» ∧ #»
d( ω j 2) #» ∧ #»
d( ω k 2)
#»
γe = + x2 + y2 + z2
dt2 dt dt dt
R1 R1 R1 R1
# » #» #»
=
d2 O1 O2
| + x
dω
∧ i 2 + x2 ω #» ∧ #»
#» ∧ ( ω i 2) +
2 R 1 2
dt dt
#» #» #» #»
y2
dω
∧ j 2 + y2 ω #» ∧ ( ω#» ∧ #»
j 2 ) + z2
dω
∧ k 2 + z2 ω #» ∧ #»
#» ∧ ( ω k 2)
dt dt
# » #» # »
d2 O1 O2 dω #» ∧ ( ω#» ∧ O# »
= 2
|R1 + ∧ O2 M + ω 2M ) (2.81)
dt dt
et
#» #» ∧ #»
γ c = 2[ẋ2 ( ω #» ∧ #»
i 2 ) + ẏ2 ( ω #» ∧ #»
j 2 ) + ż2 ω k 2]
#» ∧ V#»
= 2ω (2.82)
r
Si de plus R2 est en rotation uniforme par rapport à R1 et que la rotation s’effectue autour
d’un axe passant par l’origine commun aux deux référentiels O = O1 = O2 . Dans ce cas
#»(R /R ) = constante, c’est à dire
ω 2 1
#»
dω #»
= 0 (2.83)
dt
Les expressions de la vitesse d’entrainement et de l’accélération d’entrainement deviennent
particulièrement simples :
#» # »
#» ∧ OM
Ve = ω (2.84)
#» #» ∧ ( ω # »
#» ∧ OM
γe = ω ) (2.85)
25