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R)
MINES - RABAT
Par
Rachida BOUACHERA & Hajar NAMOUH
Département Mines
Filière : Aménagement et exploitation des sols et sous-sols
Sujet : Etude géotechnique et planification minières du nouveau site
Amekssa
(Société minière de Bou-Gaffer)
Jury :
DEDICACES
REMERCIEMENTS
Nous tenons ici vivement à remercier Monsieur [Link], Directeur SOCIETE MINIERE
DE BOU-GAFFER (SOMIFER), pour nous avoir offert l’occasion de passer trois mois de stage
de fin d’études.
Nous remercions Monsieur MAKHFI, chef d’exploitation SOMIFER, pour son aimable
accueil, et qui a toujours pris le temps de nous écouter et de nous suivre malgré ses occupations.
Nos sincères remerciements s’adressent à [Link], agent de maitrise carrières aux chantiers
Jbel Laassel et Amekssa ainsi que le personnel du service mines et carrières de nous avoir aidé à
apprendre les notions relatives à la carrière à travers leurs remarques et leurs conseils.
Nous remercions également les membres des services géologie, géométrie et géomatique dont
la disponibilité, la pertinence ont été constaté à notre égard et que nous ont toujours considérés
comme faisant partie de leur équipe durant la période de notre stage.
Nos vifs remerciements s’adressent également à tous les personnels de la mine de SOMIFER
pour leur soutien permanent et leur fraternité.
Enfin nous adressons notre profonde gratitude au corps professoral de l’ENSMR et plus
particulièrement à Monsieur le chef du département [Link] Kissai.
RESUME
L’exploitation à ciel ouvert nécessite tout d’abord la réalisation d’une étude du projet dont
l’objectif est d’assurer la stabilité de la fosse et de garantir sa rentabilité économique. Une fois la
rentabilité garantie, il faut passer aux travaux de développement. Un parc d’engin de production
sera alors indispensable pour entamer l’exploitation d’un gisement.
L’accès à Amekssa se fait par piste dont le choix est basé sur le respect des normes de sécurité
et la minimisation des coûts de terrassement.
L’exploitation par fosse est la méthode d’exploitation retenue pour ce petit gisement. Afin de
produire 10 000 t/mois. Il faut disposer d’un parc d’engin de production.
Le dimensionnement du parc d’engin se base essentiellement sur les objectifs annuels fixés par
l’entreprise. Le dimensionnement du plan de tir prend en compte sur les caractéristiques des
roches et des explosifs utilisés (Tovex A et Ammonix aluminisé) et sur la base des résultats
obtenus par la méthode empirique (Longefors & Kihlstrom), le nombre des engins nécessaire pour
chaque opérations du cycle d’exploitation a été déterminer. L’étude de rentabilité d’Amekssa pour
les cours du métal 4 500$ et 5 500$ a confirmé la rentabilité du gisement avec une valeur actuelle
nette (VAN) des deux cours respectivement en ordre est de 3 245 291.1 $ et 923 021.6 $.
Mots clés :
Exploitation à ciel ouvert, Parc d’engins, Fosse ultime, Levé de fracturation, Berme, Rampe,
Pente intégratrice, Tovex, Ammonix, Valeur actuelle nette.
ABSTRACT
The opening of a mining deposit firstly requires the production of a mining project study whose
objective is to ensure stability of the steps of the pit and to ensure the economic profitability .a
time profitability is guaranteed you have to go to development work and preparations for the
deposit. A production machine park is indispensable for begun operating a deposit.
The dimensioning of the geometric parameters of the ultimate pit is using Dips software
swedge, RocPlan, Excel from the survey conducted fracturing and mechanical testing data Jebel
Laassel. These parameters were dimensioned with the empirical method, semi-empirical,
analytical and geometric. The results obtained (berm width: 4 m, ramp width 11 m, inclusive
slope: 54 °, average gradient of 75 ° steps). An analysis of the stability of the pit via the finite
element method with the geometrical parameters in design appliques, justified stability. The
algorithm Lerchs-Grossmann pit 2D led to the optimization of the ultimate pit Amekssa to
determine the limits of economically profitable pit.
Access to Amekssa is via track whose selection is based on compliance with safety standards
and minimizing excavation costs.
The pit is operating by withholding mining method for this small deposit. To produce 10 000 t /
month, you have to have a production machine park. The size of the latter is based on the
geomechanical characteristics of the rock used when explosives choice (Tovex A and Ammonix
aluminized) and based on results of the empirical method (Longefors & Kihlstrom), the number of
machines needed to operations each operating cycle was determined. The Amekssa profitability
study for classes 4 metal $ 500 and $ 5 500 confirmed the profitability of the deposit with a net
discounted value (NPV) of the two in order respectively is 3 245 291.1 $ and 923 021.6 $.
DEDICACES ...................................................................................................................................2
REMERCIEMENTS .......................................................................................................................3
RESUME .........................................................................................................................................4
ABSTRACT ....................................................................................................................................5
LISTE DES FIGURES ....................................................................................................................9
LISTE DES TABLEAUX .............................................................................................................11
INTRODUCTION GENERALE ...................................................................................................13
Chapitre I : Données Générales du Projet .....................................................................................14
I. Présentation de l’organisme d’accueil ................................................................................15
1. Situation et historique .....................................................................................................15
2. Historique :......................................................................................................................16
II. Contexte géologique d’Amekssa ........................................................................................18
1. Cadre géologique ............................................................................................................18
2. Situation géographique ...................................................................................................18
3. Lithologie d’Amekssa .....................................................................................................19
4. Description géologique des différents faciès ..................................................................20
5. Contexte structural ..........................................................................................................21
6. Genèse de la minéralisation ............................................................................................22
Chapitre II : Caractérisation géotechnique du site minier Amekssa .............................................24
I. Etude Structurale des discontinuités ...................................................................................25
1. Les types des discontinuités ............................................................................................25
2. Les paramètres des discontinuités ...................................................................................25
3. Levé des discontinuités ...................................................................................................26
II. Classification mécanique des faciès d’Amekssa ................................................................33
1. Méthodes de classification ..............................................................................................33
2. Indice de Qualité de la Roche (RQD) .............................................................................34
3. Rock Massif Rating (RMR) ............................................................................................36
4. Rock Massif Quality Q-Système ....................................................................................40
INTRODUCTION GENERALE
L’exploitation minière d’un gisement à ciel ouvert est le résultat d’une succession des études
depuis l’exploration jusqu’à la planification minière.
1. Situation et historique
La société minière de Bou-Gaffer (SOMIFER), située à une altitude d’environ 1300 m, est
localisée au sud-est du Maroc.
Plus précisément elle est située au Sud-Ouest de la Boutonnière de Bou Azzer, à 150 km au
Sud-Est de la ville d’Ouarzazate. La mine est accessible par la route nationale reliant la ville
d’Ouarzazate et Zagora et passant par la ville d’Agdez à travers la route d’Agdez-Bleida d’environ
90 [Link] mine est située à environ 70 km à l’Ouest de Zagora (figure 1).
La mine est située dans l’Anti-Atlas central, dans la boutonnière de Bou Azzer. Elle est
localisée dans une vaste dépression géologique orientée WNW/ESE, longue de 60 km et large de 5
à 20 km. Cette cuvette est délimitée par des falaises culminantes à 1600 m alors que l’altitude
moyenne de la cuvette est de 1100 m (figure 2).
2. Historique :
Le gisement de cuivre de Bleida a été découvert par les anciens habitants qui l’ont exploité de
façon artisanale. Leurs traces d’exploitation ainsi que les indices de minéralisation sous forme de
Malachite ont incité de nombreuses sociétés à entreprendre des travaux d’exploration et
d’exploitation dans cette zone.
En 1959, l’Omnium Nord-Africain (ONA) institua, en son nom, les titres miniers couvrant les
gisements de Bleida (figure 3).
En 1962, d’importants travaux de recherche par sondages furent menés par la société
canadienne North Field en collaboration avec l’ONA. Ils ont permis de mettre en évidence des
zones minéralisées (Amas 1 à 7) dans la partie Sud.
En 1985, deux chantiers (Bleida Ouest et Palmeraie) furent ouverts. D’autres zones ont été
découvertes, grâce aux travaux géophysiques.
En 1988, Le démarrage de la carrière des oxydés (Amas 4) a été effectif en 1989. Le démarrage
de l’exploitation du gisement de Bleida Sud, de l’Usine des oxydes ainsi que la découverte
d’autres anomalies ont eu lieu en 1990.
En 1992 eut lieu le lancement d’une campagne canadienne de géophysique (MELIS). Au début
de l’année 1997, la SOMIFER a clôturé suite à la baisse des cours de cuivre.
En 2007, La mine a commencé l’exploitation de l’or palladifère (Pd) à Bleida Far Ouest
encaissé dans les séries volcano-sédimentaires. La flambée des cours de cuivre sur le marché
mondial a conduit aux nouveaux travaux d’exploration et de développement d’anciens travaux
miniers d’exploitation de cuivre qui avaient été abandonnés depuis 1997.
Actuellement, l’exploitation de l’or est suspendue vu la non rentabilité des gisements actuels,
mais la découverte des nouveaux gisements et la flambée des cours de l’or va permettre la reprise
de son exploitation.
1. Cadre géologique
La région de Bleida, ou l’Anti-Atlas Central, est caractérisé par un cadre géologique intéressant
et par l’existence des ressources minérales en cour d’exploitation (Bleida Centrale, Jbel El Assel).
Bleida appartient à la boutonnière Bou-Azzer El-Graara, qui est un socle précambrien couvert par
la couverture adoudounienne (chaîne Anti-Atlas).
La minéralisation est découverte soit dans le socle tel que celle de Bleida central (les amas,
cratère 7) soit dans la couverture tel que celle de Jbel El Assel. A la périphérie nord de Jbel El
Assel, des indices de l’existence des ressources minéralisées ont été remarqué à la surface, ce qui a
déclenché les travaux d’exploration des nouvelles ressources dans le site d’Amekssa
2. Situation géographique
Le site d’Amekssa se situe au Nord –Ouest de la carrière de Jbel El Assel approximativement à
1,5 km à vol d’oiseau et 7 km par la piste de l’exploration. (figure 4).
3. Lithologie d’Amekssa
Les sondages effectués à Amekssa ont prouvé que la minéralisation se localise au niveau des
charnières. En effet, ces dernières constituent la zone de concentration de la minéralisation qui
apparait au niveau de deux collines principales, d’où la nomination « Amekssa Nord » et
« Amekssa Sud ».
Grés supérieurs.
Grés inférieurs.
Grès :
Le grès est une roche détritique, issue de l’agrégation et la cimentation (ou diagenèse) de
grains de sable. Il peut s'agir d'une roche cohérente et dure. Ces grains sont souvent composés
de silice (et parfois même de grains de feldspath et de micas noirs), mais ils peuvent avoir
d’autres compositions. On parle alors plutôt d'arénite, en particulier si les grains sont
carbonatés.
Carbonates
Les carbonates sont des roches sédimentaires constituées en proportion variable d’au moins
CaCO3 et / ou CaMg(CO3)2 (Dolomite) + d’autres minéraux.
Siltites
Les siltites sont les sédiments détritiques meubles dont le grain est compris entre 1/256 mm
(= 3,9 microns) et 1/16 mm (= 62,5 microns) (classe des lutites). Ce terme désigne souvent,
aussi, les roches sédimentaires plus ou moins consolidées qui en dérivent.
Une coupe géologique a était réalisé en se basant sur les sondages effectuées à Amekssa (figure
7).
5. Contexte structural
La zone d’Amekssa est formée structuralement par deux familles de plis isopaques qui
affectent toutes les formations géologiques du site. Les charnières de ces plis sont souvent
soulignées par un réseau des fractures soulignant une schistosité de fracture plus intense dans les
pélites que dans les carbonates.
La structure majeure est une faille sub-verticale de direction Nord-140 décalé par rapport à
celle de Jbel Lassl par un chevauchement de direction Nord-45 (figure 8). En effet cette faille se
poursuit au Nord -Ouest d’Amekssa Nord, cette faille est donc plurikilométrique, et elle se traduit
par le chevauchement tectonique où la série de grés inférieur recouvre les calcaires supérieur par
le biais d’un contact anormal. Des mouches de malachite ont été observées dans les carbonates.
6. Genèse de la minéralisation
La minéralisation cuprifère d’Amekssa se concentre dans des réseaux de fractures soulignant
soit les axes de plis, soit la stratification S0 (figure 9). Elle se concentre dans les dolomies et les
siltites de la série carbonatée supérieure plissée principalement sous formes de malachite et de
chalcosine. La minéralisation est sous forme de veinules ou de mouches dans les dolomies ou de
veinules dans les siltites.
Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer l’origine de la minéralisation cuprifère de
d’Amekssa dont la plupart sont unanimes sur l’effet de la circulation des courants hydrothermales
dans les fractures et dans la stratification S0. D’où le dépôt de la minéralisation dans les charnières
(le modèle proposé par [Link] et [Link]).
Failles : Des surfaces de rupture dont les deux lèvres ont glissé l'une par rapport à
l'autre, elles présentent donc un rejet. Leur longueur varie d’une dizaine de centimètres à
plusieurs centaines de kilomètres;
Stratification : Surface parallèle à la surface de dépôts de couches de roches
sédimentaires. Elle peut être soit horizontale ou soit inclinée selon le contexte tectonique
de la zone;
Foliation : Orientation parallèle des plaquettes ou des bandes de minéraux dans les
roches métamorphiques;
Clivage : Discontinuité induite par des particules minérales d’orientation parallèle. La
distribution de ce système régulier est guidée par la maille cristalline des minéraux;
Schistosité : Arrangement parallèle des grains minéraux dû à une compression de la
roche donnant à celle-ci un aspect lamellaire ou prismatique;
Fracture : Contrairement aux failles, une fracture est une discontinuité le long de
laquelle il n’y a pas de mouvements relatifs des deux surfaces, avec ou sans remplissage.
En général, les fractures affectent la stratification, la schistosité et le clivage. Une série
parallèle des fractures est appelée famille de fracture.
L’orientation d’une fracture est définie par son pendage et sa direction de pendage
(figure 10). Le pendage (ou inclination, plongement) correspond à l’angle aigu mesuré
entre le plan de fracture et le plan horizontal. La direction de pendage correspond à
l’angle formé par le Nord et la ligne d’intersection du plan de fracture avec un plan
horizontal. De nombreuses conventions existent pour exprimer la mesure de ces deux
angles. La convention nord-américaine suivante est communément adoptée :
les deux angles sont exprimés en degré ;
la valeur du pendage est mesurée entre 0°et 90°
S = Sapp* sin(α)
Avec α : l’angle entre la face et le plan de la discontinuité.
L’analyse stéréographique est un moyen efficace pour identifier les différentes familles de
discontinuités dans la mesure où il permet d’analyser les données de fracturation dans une
représentation en deux dimensions. La projection stéréographique est une représentation
sphérique dans laquelle le plan équatorial est horizontal et ses orientations (Pendage/Direction
de pendage) sont fixées par rapport au nord (figure 12).
Pour ce faire, l’outil utilisé est le logiciel Dips développé par Rocscience. Il permet
l’analyse des données de la fracturation en se basant sur la projection stéréographique. Ainsi il
permet de visualiser les données structurales et de les manipuler facilement. Le traitement
consiste à représenter les fractures sous forme de pôles sur un stéréogramme des pôles et
ensuite les regrouper sur un stéréogramme des densités de pôles. Cela permet de faire une
classification des différentes discontinuités en familles en se basant sur le pendage et la
direction de pendage et aussi de mettre en évidence l’importance de chaque famille de fissures.
Zone Nord
Le levé de fracturation dans la zone Nord a été effectué au niveau des gradins et en surface.
La zone est constituée des carbonates, qui sont caractérisées par quatre familles de
discontinuités (figure 14 et tableau 1).
Zone Ouest
Quatre familles de discontinuités majoritaires ont été identifiées au niveau de la zone Ouest
(figure 15 et tableau 2).
Zone Est
Le traitement du levé de la zone limité par l’oued (zone Est) a mis en évidence cinq familles
de discontinuités y compris la S0 avec un pendage sub- horizontale de 28° et la fracture F3 dont
le pendage est verticale (figure 16 et tableau 3).
F1 21 80 5 0,3 RU Planaire
F2 80 131 15 0,3 RU Planaire
F3 86 236 25 0,2 RU Planaire
F4 61 223 10 0,5 RU Planaire
F5 87 150 20 0,3 RU Planaire
Zone Sud
Cette zone présente la particularité de l’affleurement des grès à la surface, le levé des
discontinuités dans cette zone a mis en évidence existence de quatre familles de discontinuités
(figure 17 et tableau 4).
Amekssa Nord
1. Méthodes de classification
Les classifications des massifs rocheux fracturés continuent à évoluer depuis plus d’un siècle.
Leur utilisation a un intérêt considérable lors de l’étude de faisabilité et de dimensionnement
préliminaire d’un projet, surtout quand les informations mécaniques, hydrologiques et l’état de
contrainte in-situ du massif rocheux ne sont pas disponibles.
Les systèmes de classification consistent à quantifier un massif rocheux par une note
empirique décrivant sa qualité par une série de termes allant d’un très bon rocher à un rocher très
médiocre. En effet ils prennent en considération plusieurs facteurs affectant la stabilité des
massifs rocheux. Ces facteurs sont reliés notamment à la résistance de la matrice rocheuse, la
présence de l’eau et la description des discontinuités (nombre de familles, espacement, rugosité,
altération des épontes, matériau de remplissage…).
Plusieurs systèmes de classification ont été développés. En se basant sur un grand nombre de
références, Palmström [1995] a rassemblé un recueil de ces systèmes les plus utilisés, desquels on
sélectionnera les mieux adaptés aux carrières.
∑( )
Plus tard, Palmström (1982) a proposé une nouvelle méthode calculant le RQD, lorsque les
carottes de forage ne sont pas disponibles. En effet, cette méthode se base sur le compte
volumétrique des joints Jv via la relation suivante :
( )
b. Résultats
La bonne estimation de la qualité des massifs rocheux nécessite la disponibilité des sondages
carottés montrant les détails des formations, chose qui n’est pas assurée vu les conditions
financières de la société porteuse du projet d’Amekssa. Par conséquent, on adoptera la deuxième
méthode de calcul de l’RQD, par le biais du compte volumétrique des joints.
Les résultats obtenus présentés dans le tableau 7 montrent que l’ensemble des faciès
géologiques sont de bonne qualité (75< RQDmoyen = 88< 90). Toutefois, le RQD reste insuffisant
à lui seul pour fournir une description adéquate du massif rocheux.
En comparant les valeurs de RQD des deux sites Amekssa et Jbel Laassel, on remarque
qu’ils sont pratiquement similaires. Chose qui renforce l’hypothèse stipulant que le site Amekssa
représente une continuité des faciès géologiques formant le gisement de Jbel Laassel.
La détermination de la note RMR est régie par les paramètres illustrés sur la figure 18 :
Espacement des joints (C) : C’est un paramètre qui décrit les espacements de toutes les
discontinuités.
Conditions des eaux souterraines (E) : C’est un paramètre qui tient compte de l'influence
de la pression des eaux souterraines ou leur débit sur la stabilité des talus, le rapport de la
pression d'eau commune à la contrainte principale majeure, ou par une observation
qualitative générale des conditions des eaux souterraines.
L’orientation des fractures (F) : c’est un facteur correctif qui est en rapport avec l’effet de
la direction de pendage et du pendage des familles de discontinuités sur la stabilité de
l’ouvrage.
La note RMR basique ne tient compte que des notes des cinq premiers paramètres et elle est
régie par la relation :
La somme des cinq premiers indices caractérise le RMR de base. Quant aux travaux
souterrains, il faut ajouter l’effet du facteur correctif (Bieniawski [1989]). Le RMR89 s’écrit alors
:
Les valeurs des six paramètres du système de classification RMR sont présentées en annexe
II.2.
Avec le RMR basique, le massif rocheux est subdivisé en cinq classes (Tableau 8). Cette
classification est également utilisée pour estimer d’autres paramètres tels que : l’angle de
frottement interne du massif rocheux, la cohésion, le module de Young et la pente des talus
(Waltham, 2002).
Paramètres Classes
Quant au module de Young, on distingue deux cas pour le calculer à partir de la note RMR,
chose illustrée par les deux relations suivantes :
b. Résultats
Quant aux paramètres géo-mécaniques des faciès géologiques d’Amekssa issus des résultats
de la classification RMR, sont regroupés dans le tableau 10 :
Le Q-Système est un paramètre de classification des massifs rocheux proposé par Barton &
al. (1974). Il est obtenu à partir des six paramètres caractéristiques du massif rocheux régis par la
relation suivante :
( ) ( ) ( )
Avec :
RQD : est le Rock Quality Designation
Jn (Nombre des familles des joints) : Représente le nombre des familles des
discontinuités dans le massif rocheux.
SRF (Stress Reduction Factor) : Facteur représentant l’effet des contraintes appliquées
au massif rocheux.
Le tableau 11 résume la qualité du massif rocheux par la méthode Q-Système (Barton & al,
1974).
Tableau 11: Qualité du massif rocheux par Q-Système (Barton &al., 1974).
Barton (2008) a proposé deux relations pour obtenir l’angle de frottement (φ) et la cohésion
(c) du massif rocheux à partir des différents paramètres du Q-Système. Ces relations sont les
suivantes :
( ) ( ) ( ) ( )
( ) ()
Comme pour le RMR (Bieniawski, 1978 ; Serafim & Pereira, 1983), le module de
déformation du massif rocheux peut être obtenu à partir du Q-système (Barton, 2008) par la
relation suivante :
⁄
( ) ( )
b. Résultats
Les résultats de classification mécanique du massif rocheux pour chaque faciès par la
méthode Q-système des fosses étudiées sont résumés dans le tableau 12.
Quant aux caractéristiques géo-mécaniques des massifs rocheux estimés depuis les résultats
de la classification par la méthode du Q-système, ils sont regroupés dans le tableau 13.
Bieniawski (1976) a été le premier à proposer des corrélations empiriques entre le RMR et le
Q-system :
( )
( )
Le tableau 14 résume les valeurs de RMR calculé par les relations de Bieniawski, Rutledge
et Preston à partir du Q-système.
Paramètres Notes Dolomies Notes Grès
Q-système 21.8 3.1
RMR- Bieniawski 71.7 54.2
RMR- Rutledge& Preston 61.2 50
2. Rupture Planaire
Trois conditions sont nécessaires pour qu’un glissement suivant un plan puisse se produire :
Le pendage du talus doit être supérieur à celui de la discontinuité (𝛹𝐴 < 𝛹𝑓) ;
la différence entre la direction du pendage du talus et celle de la discontinuité, en valeur
absolue, soit inférieur à 20° (⎹ 𝜶 − 𝜶𝒇⎹ > °) ;
Le pendage du plan de rupture potentiel doit être un angle supérieur à son angle de friction
(𝛹𝐴>φ).
la discontinuité doit déboucher dans la pente du talus.
Pour le glissement planaire le facteur de sécurité (voir l’annexe III pour plus de détails) est de
:
( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( 𝒇)
( ) ( )
( ) ( 𝒇)
Avec :
𝛹𝐴 : le pendage de la discontinuité.
𝛹𝑓 : le pendage du talus.
C : la cohésion du joint.
H : la hauteur du talus.
ρ : la masse volumique du massif(t/m3).
g : l'accélération de la pesanteur (m⋅s-2).
3. Rupture Dièdre
Le glissement en coin ou dièdre est le plus difficile à détecter et pour que ce type de rupture se
produit il faut que le point d'intersection des deux plans formant le dièdre se situe à l’intérieur ou
proche de la zone critique formée par l’intersection du cône de l’angle de frottement des deux
joints et le plan représentant le talus dans la projection stéréographique. C’est-à-dire :
φ <Ψi <Ψfi
Avec :
Le facteur de sécurité du glissement dièdre (coin) (voir l’annexe pour plus de détails) :
* ( ) ( ) +
Avec :
C1, C2 : la cohésion des deux joints.
A1, A2 : les aires des plans de glissements des deux joints respectivement 1et 2.
φ1 et φ2 : les angles de frottement des deux joints.
Fg : la force due au poids du dièdre forme par les deux joints.
Les ruptures par basculement se retrouvent habituellement dans des roches dont les systèmes
de joints favorisent le développement des colonnes ou des blocs allongés verticaux. Si la
direction du plan principal contrôlant l’allongement des blocs est plus ou moins parallèle à celle
du talus est fortement incliné (pente> 90°), il y aura un risque potentiel de rupture par
basculement.
Généralement, ce type de rupture se produit lorsque les conditions suivantes sont vérifiées :
La direction des joints doit être subparallèle à celle du talus avec une différence de 20°.
Où : αp (α ± 180°) ±20°
α : direction de pendage du talus ;
αp : direction de pendage du plan de la fracture.
Le pendage des joints doit être vers l’intérieur du talus ;
Markland (1972) a proposé une formule pour calculer le facteur de sécurité avec l’analyse
cinématique qui ignore l’implication de toute force y compris la cohésion (avec ψj : le pendage
du plan de glissement et φ: l’angle de frottement.) :
( )
( )
Pour déterminer les types de rupture possible sur le site d’Amekssa, il faut tout d’abord
déterminer la face du talus pour chaque zone. Les directions de pendage de ces flancs sont
résumées dans la figure et le tableau suivants (figure 24 et tableau 15):
Flanc F1 F2 F3 F4 F5
Direction (°) 75 156 24 90 173
Direction de Pendage(°) 165 246 294 270 83
Dans cette étude, l’analyse de stabilité a été effectuée à l’aide du logiciel Dips qui permet
d’informer sur les possibilités des glissements plans, dièdres et par basculement à partir de
l’analyse de la géométrie des blocs délimités par les plans des discontinuités découpant les fronts
des talus. Il représente sur le même stéréogramme les différentes familles de fracturation et
permet de situer dans chaque zone les instabilités possibles.
Les résultats de l’analyse cinématique pour ces zones sont regroupés dans le tableau
suivant :
Dip Dip
Zone Flanc Familles Dip Type de rupture
Direction Direction
F1 50 47
Rupture Dièdre
F4 87 164
Nord Fl 1 165
F3 31 21 Basculement
F4 87 164 Glissement Plan
F2 81 131
Rupture Dièdre
F4 61 223
F4 61 223
Rupture Dièdre
F5 88 150
F5 88 150
Rupture Dièdre
Fl 2 246 F3 80 236
F2 81 131
Rupture Dièdre
F3 80 236
Est
F2 81 131 Basculement
F3 80 236 Glissement Plan
F4 61 223 Glissement Plan
F5 88 150
Rupture Dièdre
F3 80 236
Fl 3 294 F4 61 223
Rupture Dièdre
F5 88 150
F2 81 131 Basculement
F3 81 285 Basculement
F2 62 16
Ouest Fl 5 83 Rupture Dièdre
F3 81 285
F4 24 271 Basculement
6. Conclusion
On remarque que la zone sud est stable pour les trois types de rupture est cela peut être
justifié par la direction du front qui favorise la stabilité du talus. Ainsi qu’au niveau de la zone
Ouest (figure 29), il y aura formation des petits blocs pour la rupture en coin (F2/F3) qui vont
être stables.
L’étude cinématique permet de déterminer les instabilités pour une direction précise du
front du talus et même les résultats de cette étude vont servir lors du dimensionnement des
paramètres géométriques de la fosse.
( )
La pente intégratrice de la fosse est dimensionnée par le biais de l’abaque de la figure 31.
Celui-ci est un moyen permettant de déterminer la valeur optimale de la pente intégratrice,
connaissant la note MRMR (Mining Rock Mass Rating : Laubscher, 1977) sur l’axe des abscisses
et la profondeur totale de la fosse sur l’axe des ordonnées. Pour chaque couple de données
Duran & Douglas (2002), ont posé une corrélation qui permet de déterminer la note MRMR à
partir de l’indice GSI :
( )
L’indice GSI (Geological Strenght Index) peut être estimé à partir de la valeur du RMR en
utilisant la formule de Hoek & al, (1995) :
En tenant compte de ces relations empiriques, les résultats des calculs sont récapitulés dans le
tableau 17.
2. La berme
La largeur de la berme est la distance entre le pied du gradin supérieur et la crête du gradin
inférieur (figure 30). La berme a pour rôle de retenir les matériaux instables pouvant chuter des
gradins supérieurs. La formule de Ritchie (1963) permet de calculer la largeur de la berme selon la
relation:
( ) ( )
Avec :
D’autre part, Hustrulid & Kuchta (2006) ont estimé la largeur de la berme au 1/3 de la hauteur
de gradin.
L’étude est faite sur quatre hauteurs différentes. Les résultats du calcul sont regroupés dans le
tableau 18 :
3. Rampe
La rampe est une voie de roulage laissée au moment de l'exploitation sur la paroi de la fosse
afin de garantir un accès permanent des engins d'extraction à la cote la plus basse de la fosse
optimale. Elle est caractérisée par sa largeur et sa pente. Monenco (1989) a proposé une équation
pour déterminer la largeur minimale de la rampe par la relation suivante (figure 32):
( )
Avec :
Pour deux voies, Couzens (1979) a proposé, pour une largeur minimale de la rampe, la relation
suivante :
Afin d’assurer plus de sécurité, on retient la largeur maximale parmi les valeurs calculées qui
est de 10 m.
La géométrie des bancs a été développée en supposant un massif rocheux sec. Il est supposé
que les eaux de surfaces sont contrôlées et que le niveau de la nappe phréatique est maintenu
suffisamment bas à proximité des fosses proposées. Si ces conditions ne sont pas réalisées, les
pentes des fosses devront être revues et ajustées. Amekssa appartient à une zone d’une faible
activité sismique, d’où l’effet de cette dernière est négligeable (figure 33)
Les résultats de l’étude cinématique ont montrés qu’il faut prendre en considération les trois
types de rupture possible (rupture plane, rupture dièdre et en basculement) .pour cela on va
calculer le facteur de sécurité minimale pour les ruptures planes alors que pour les ruptures en
dièdres on va se base sur les résultats d’une simulation faite par le logiciel Swedge. En ce qui
concerne le basculement on se contente d’une évaluation des paramètres géométriques choisis.
L’analyse de stabilité des différentes pentes du gradin a été effectuée par le logiciel Swedge.
Cet outil de calcul permet d’évaluer la potentialité de rupture le long d’un plan, de deux plans ou
un basculement de blocs suspendus sur un talus. Deux cas peuvent se présenter, lors du premier
cas, il y a formations des blocs suite à l’intersection entre les joints et le talus alors que lors du
deuxième pas d’intersection entre les joints et le talus ce cas est représenté par des tirets (---).
Le calcul du facteur de sécurité pour ce type de rupture a été programme sur le logiciel du
calcul Excel en utilisant la formule de facteur de sécurité déjà mentionné dans l’analyse
cinématique (chapitre II). Les résultats du calcul de facteur de sécurité pour les quatre zones ont
été regroupés sur des tableaux pour les différentes hauteurs des gradins testés (voir annexe), les
résultats obtenus par Excel ont été vérifié à l’aide du logiciel RocPlane.
Le calcul a mis en évidence les zones instables pour chaque pente testées vis-à-vis le
glissement plan pour les différentes zones. Seule la zone Est présente un facteur de sécurité
inférieur à 1,5 pour une pente supérieure à 85° et 75° respectivement pour des hauteurs du gradin
7,5 et (10, 12,5).
Zone Est
9
8,5
8
7,5
7
6,5
6 H=5m
Facteur de sécurité
5,5
5 H=7.5m
4,5
4 H=10m
3,5
3 H=12.5m
2,5
2 FS=1.5
1,5
1 fs=1,2
0,5
0
-0,5 65 70 75 80 85 90
-1
Pendage du talus (°)
Tableau 19: les pentes de gradin en fonction des hauteurs pour chaque zone étudiée.
SMR=RMR+ (A*B*C) +D
Les paramètres A, B et C sont les facteurs d’ajustements d’orientation des joints par rapport à
l’orientation du talus et le paramètre D est un facteur associé à la méthode d’excavation (voir
l’annexe).
Evaluation SMR
Dip Dip/Dip Type de
Zone Talus Familles Note Evaluation
Direction Direction rupture Evaluation
SMR Globale
F1 50/47 Rupture
62 Bon
F4 87/164 Dièdre
Nord 75° 165 F3 31/21 Basculement 62 Bon Stable
Glissement
F4 87/164 62 Bon
Plan
F2 81/131 Rupture
59,6 Normal
F4 61/223 Dièdre
F4 61/223 Rupture
59,6 Normal
F5 88/150 Dièdre
F5 88/150 Rupture
57,8 Normal
F3 80/236 Dièdre Partiellement
75° 246
F2 81/131 Rupture instable
57,8 Normal
F3 80/236 Dièdre
Est F2 81/131 Basculement 58,25 Normal
Glissement
F3 80/236 62 Bon
Plan
Glissement
F4 61/223 59,6 Normal
Plan
F5 88/150 Rupture
61,1 Bon
F3 80/236 Dièdre
75° 294 F4 61/223 Rupture Stable
62 Normal
F5 88/150 Dièdre
F2 81/131 Basculement 58,25 Normal
F3 81/285 Basculement 52 Normal
F2 62/16 Rupture
Ouest 75° 83 62 Bon Stable
F3 81/285 Dièdre
F4 24/271 Basculement 62 Bon
Les résultats de calcul (tableau 21) ont montré que la pente intégratrice d’Amekssa est de 54°.
a. Résultats
Les résultats obtenus sont présentés ci-dessous :
Zone Sud :
Les résultats de l’analyse qualitative de l’effet du basculement sur les fronts ont prouvés la
stabilité les deux zones Nord et Sud (fig.) vis-à-vis le basculement (note de SMR de 62) au
contraire des deux zones Est et Ouest qui présentent le risque du basculement. Le front de
direction de pendage de 294 (zone Est) (fig.) est partiellement instable d’après l’évaluation par
SMR et d’après l’analyse qualitative, ce risque du basculement est dû à l’instabilité des fractures
de la famille F2 (81/131) avec un pourcentage très élevé, alors qu’il présente 15,18 % de
l’ensemble des fractures .De même pour la zone Ouest, la famille F3(81/285) présente ce risque
avec un pourcentage 17,24 % (15 /87),ce dernier a été identifier par SMR dont de 52 .
c. Interprétation :
La stabilité au niveau de la zone Sud peut être justifié par l’orientation du front qui favorise la
stabilité de telle sorte que la condition direction de pendage du joint= direction de pendage du
talus±20° ne soit jamais vérifiée et par conséquent pas de risque d’instabilité, pourtant pour les
deux zones Est et Ouest cette condition est vérifiée. Donc pour éliminer ou réduire ce risque on
propose de changer les directions de pendage des flancs étudiés pour ces deux zones de telle
sorte que la condition qui concerne le parallélisme ne soit jamais vérifiée (tableau 22).
Les paramètres pris en considération lors des calculs et des simulations sont :
La hauteur du gradin : 10 m ;
La pente du gradin : 75° ;
La cohésion : 3,3 t/m² ;
L’angle de frottement : 33°.
Le tableau ci-dessous (tableau 23) regroupe les résultats de l’analyse cinématique, du calcul du
facteur de sécurité de la rupture en coin (simulations Swedge) ainsi que les résultats de
l’évaluation de la stabilité globale par le SMR des deux zones.
L’analyse qualitative des deux zones Est (F 280) et Ouest (F 69) montre que cette solution
proposée permet de réduire le risque du basculement par la diminution du pourcentage des
fractures existantes dans la zone critique. Pour la zone Est le pourcentage des fractures dans la
zone critique est devenu 7,5% et de 5,74% pour la zone Ouest, il s’agit d’une réduction du risque
avec 50%.
5. Conclusion
L’étude réalisée dans cette partie a permis de dimensionner les paramètres géométriques de la
fosse d’Amekssa (pente et hauteur des gradins, pente intégratrice, largeur de la rampe et largeur de
la berme). La détermination de ces paramètres a été faite par le biais des méthodes empiriques,
semi-empiriques ainsi que les méthodes analytiques. Les résultats obtenus sont regroupés dans le
tableau suivant (tableau 24):
Paramètres Dimensions
Pentes des gradins 75°
Hauteur des gradins 10 m
Pente intégratrice 54°
Largeur de la berme 4m
Profondeur moyenne de la fosse 41 m
Largeur de la rampe 10 m
Pente de la rampe 10°
1. Construction du modèle
Les analyses ont été réalisées en utilisant le critère de rupture de Mohr-Coulomb avec un
maillage uniforme du modèle géométrique de la fosse ultime. Ce dernier est discrétisé en 800
éléments triangulaires à 6 nœuds. Deux conditions aux limites sont requises :
Au niveau de la surface libre, les déplacements horizontaux ainsi que les verticaux sont
considérés.
Au niveau des périphéries, tout type de déplacement est nul.
L’analyse de stabilité globale de la fosse d’Amekssa se base sur les résultats des paramètres
mécaniques des massifs comme étant les éléments d’entrée de l’étude. Les dolomies ont été
considérées comme matériel d’entrée vu qu’il présente la formation la plus dominante. Le tableau
suivant (tableau 25) regroupe les caractéristiques d’entrée du matériel en question :
Tableau 25: Les paramètres inputs des simulations por les dolomies
Concernant le champ des contraintes d’Amekssa, il est supposé que la contrainte horizontale et
la contrainte verticale sont égales.
L’influence de l’eau souterraine n’est pas prise en considération car la fosse est peu profonde
(40 m), alors que la nappe phréatique s’est abaissée à des profondeurs plus importantes.
Une série d’analyses ont été réalisées en utilisant l’option de réduction des propriétés de
cisaillement (Shear Strength Reduction analyses_SSR) de phases 2. Cette analyse permet de
réaliser plusieurs analyses avec des propriétés de résistance c et φ réduites d’un certain facteur
nommé SRF (Strength Reduction Factor). Le facteur de sécurité (FS) est alors défini comme
correspondant au facteur SRF par lequel les paramètres de résistance doivent être divisés pour
amener la pente à la limite de la rupture globale. Pour ce type d’analyse, il est supposé que le
massif rocheux se comporte de manière parfaitement plastique.
Figure 45: Résultat de simulation de stabilité globale de la fosse suivant la coupe AB talus nord
Figure 46: Résultat de simulation de stabilité globale de la fosse suivant la coupe AB talus sud
Le SRF critique (approximation du facteur de sécurité de la pente) est de 2.58 pour le talus
Nord et de 2.5 pour le talus Sud. On constate que le SRF est supérieur à 1.2 donc la fosse est
stable pour ces paramètres testés.
I. Introduction
L’optimisation de la fosse est une étape clé d’un projet minier pour l’évaluation de du profit
maximal possible. Ce chapitre a pour objectif d’optimiser la fosse d’Amekssa avec les paramètres
technico-économiques.
A la base, le travail d’optimisation d’une fosse consiste à déterminer, à partir des teneurs des
blocs du modèle géologique les valeurs nettes pour obtenir un modèle économique (blocs minerai
+ blocs stérile) en tenant compte des paramètres économiques liés au frais de minage (foration et
abattage), de traitement, de fusion, de raffinage et de transports.
La valeur nette de chaque bloc dépend principalement de sa teneur, de sa taille et des coûts qui
lui sont liés. Les coûts de minage, de transport et de traitement sont exprimés en valeur par unité
de masse (exemple $/tonne). La valeur nette obtenue est l’élément majeur pour toutes les
simulations minières. Elle est soit positive ou négative. La valeur positive correspond au minerai
alors que la valeur négative se réfère au stérile.
De façon globale, le processus de l’optimisation d’une fosse se réalise en appliquant les étapes
suivantes :
Dans un premier temps, une étude de blocs modèle sera réalisée à l'aide du logiciel
Datamine.
Dans un second temps, optimisation de la géométrie des fosses finales avec le logiciel
NPV Scheduler en tenant compte des différents paramètres techniques et économiques.
Dans un troisième temps, il faut revenir au logiciel Datamine pour dessiner les fosses
optimales.
Se déplacer sur les blocs de gauche vers la droite en débutant par la rangée supérieure des
blocs de la fosse. Les blocs de valeurs positives sont extraits ;
Le profit de cette section est déterminé en sommant les valeurs des blocs extraits;
Le stripping ratio peut être déterminé en divisant le nombre de blocs à valeusr négative
par le nombre de blocs à valeurs positives.
2. Algorithme de Lerchs-Grossmann
L’algorithme de Lerchs-Grossmann a été mis au point en 1965 par ces deux auteurs selon deux
approches. La première approche simple et dynamique exécute l’algorithme en deux dimensions
de la fosse alors que dans la deuxième approche la mieux élaborée, l’algorithme s’opère en trois
dimensions appliquant la théorie des graphes et celle de fermeture de flot maximal. Pour le présent
travail, nous allons nous limiter à l’approche en deux dimensions.
Affecter les valeurs de blocs : les valeurs négatives pour les blocs stérile (coûts d’extraction) et
les valeurs positives pour les blocs minerai (valeur du métal – les charges). Pour compléter le
modèle, on identifie les blocs par leurs indices matriciels.
Calculer V’, valeur nette du bloc, par addition de la valeur V de chaque bloc à la somme des
valeurs des blocs en colonne au-dessus de lui.
Dans une colonne, le bloc ayant V’ la plus élevée représente la profondeur la plus rentable.
Ajouter un niveau artificiel au sommet partant de la gauche de la matrice et noté i=0 avec
V0j=0 pour toute les colonnes.
Sur chaque colonne, depuis la gauche et en partant du haut, on relie chaque bloc au bloc qui a
la plus grande valeur parmi les trois qui lui sont adjacents à sa gauche. Donc pour le bloc de
valeur V’ij, on cherche max (Pi+1, j-1, Pi, j-1, Pi-1, j-1) et on relie les deux blocs et on remplace sa
valeur par :
( )
On constate que les cases qui ne satisfont pas la limite du modèle sont éliminées.
Dessiner la fosse à partir de la valeur la plus importante dans la première ligne en suivant les
flèches. L’absence de valeurs positives sur la première ligne signifierait que la fosse rentable
est inexistante.
Initialement, une base de données élaborée par les géologues est utilisée comme matière
première pour construire, par un traitement géostatistique un bloc modèle géologique représentant
l’estimation des ressources (figure 55). L’optimiseur reçoit comme entrée ce bloc model
géologique mais entouré et englobé d’un volume important de stérile.
Figure 53: Base de données géologiques (à gauche) et le bloc modèle géologique (à droite)
En effet, optimiser une fosse commence par l’importation du bloc mine qui renferme les
informations telles que les cordonnées géographique, la densité, la teneur et les dimensions des
blocs. Le bloc mine contient des milliers de bloc rocheux de dimensions, pour notre cas, de 5*5*5
m3 d’après le service géomatique. L’algorithme de Lerchs-Grossmann a permis d’affecter la
valeur nette à chaque bloc à partir de sa teneur moyenne en tenant en compte les paramètres
techniques et économiques utiles à l’optimisation de la fosse.
Finalement, ce processus génère une fosse optimisée (figure 56) avec les paramètres tels que la
teneur de coupure, la teneur minerai, le tonnage minerai, le tonnage stérile, le stripping ratio, la
durée de vie et le tonnage métal.
Paramètres Valeurs
Dilution 10 %
Densité (minerai et stérile) 2.45 t/m3
Récupération gisement 95 %
Récupération métal 74 %
Pente intégratrice 54 °
Nombre de jours ouvrables 312 jours
A l’usine de traitement, seul le cuivre est sujet de traitement, les autres composants ne sont pris
en compte ni au moment de valorisation ni au moment de la commercialisation.
Quant aux paramètres économiques permettant la valorisation des réserves, ils sont regroupés
dans le tableau 27 :
Les cours de cuivre varient continuellement, alors pour en apprécier l’influence, l’optimisation
a été faite pour deux valeurs des cours fixés par le service géomatique à savoir : 5500 $/T et 4500
$/T.
Valeurs
Paramètres Unités
5 500 $ 4 500 $
Tonnage minerai T 452 838 242 379
Tonnage stérile T 859 506 517 264
Stripping ratio 1.9 2.1
Teneur de coupure % 0.2 0.4
Teneur minerai % 0.83 0.96
Tonnage métal T 3 759 2 321
Durée de vie an 3.8 2
IV. Conclusion
L’optimisation du site d’Amekssa se basant sur les paramètres technico-économiques a conduit
à la distinction entre deux scénarios :
Le premier scénario est celui de la fosse optimisée selon le cours de tendance qui est de
5500 $/t de cuivre, dont les réserves seront exploités pendant une durée de 4 ans avec
un stripping ratio de 1.9.
Le deuxième scénario est celui de la fosse optimisée selon le cas le plus défavorable
ayant un cours de 4500 $/t de cuivre, dont les réserves seront exploités pendant une
durée de 2 ans avec un stripping ratio de 2.1.
Amekssa présente l’avantage de sa proximité du chantier Jbel Laassal qui est équipé d’une
station de concassage et d’une piste de circulation des camions pour le transport du minerai vers
l’usine de traitement. Par conséquent la mise en place de la piste d’Amekssa sera établie
seulement à partir de la carrière de Jebl Laassal tout en bénéficiant de la piste de ce dernier.
I. Piste D’Amekssa
La piste est un ouvrage qui servira à la circulation des engins et qui doit avoir les
caractéristiques suivantes :
Trois scénarios ont été proposés pour la piste d’Amekssa (figure 59). Pour choisir entre ces
scénarios il faut se baser sur les critères suivants tout en tenant compte de la contrainte
économique :
Scénario 2 :
Distance de 3,5 Km ;
Traverse des profils topographique complexes (7oueds) ;
Volume de remplissage important ;
Risque de détérioration par les averses.
Scénario 3 :
Distance de 3,5 Km ;
Traverse des profils topographique complexes (7oueds) ;
Un risque minimale de la destruction suite aux précipitations.
Tous ces paramètres justifient que la méthode d’exploitation adéquate à ce gisement ne peut
être autre que la méthode d’exploitation à ciel ouvert.
En plus, d’après l’étude géologique, les formations d’Amekssa se caractérisent par une bonne
résistance, chose qui favorise la formation des gradins stable d’où le choix du mode d’exploitation
par fosse (figure 62).
L’exploitation par fosse est réservée à l’extraction de minerai encaissé dans des roches dures,
disséminées ou en veines profondes. Cette méthode se développe verticalement en contre bas par
fosse successives comportant du minerai et du stérile que l’on est obligé d’excaver, et de déplacer
au fur et à mesure de l’approfondissement des travaux d’exploitation . Les parois de la fosse, pour
des raisons de sécurité, doivent avoir une inclinaison horizontale limitée de 54° pour le cas du
gisement d’Amekssa.
On propose que l’ouverture d’Amekssa soit faite à partir du centre vers les périphéries de la
carrière pour que l’opération d’abattage soit dans deux sens et qu’on aura la chance de mélanger
les teneurs afin de respecter la teneur de coupure économique.
La méthode d’abattage à l’explosif est en général utilisée dans les carrières de roches massives
et dures. En effet, dans le cas de roches dures, les procédés d’extraction continus ne sont pas
possibles, l’abattage à l’explosif est alors une alternative qui présente l’avantage de fragmenter des
volumes de roche importants, et ce avec des moyens limités en termes d’engins (foreuse et engins
de chantiers pour la reprise) et une mise en œuvre assez facile. De plus, l’étendue actuelle des
possibilités en termes d’explosifs et les compétences qui existent aujourd’hui dans le domaine ont
contribué à la banalisation de ce procédé.
assurer la sécurité, c’est à dire pas de projections et pas de tirs ratés ou pans non abattus ;
abattre un grand volume de roche, avec :
une granulométrie adaptée aux installations, avec une proportion de blocs et de
fines la plus réduite possible ;
un épanchement du tas et un foisonnement adapté aux engins de reprise du tas .
𝜶 √ 𝒇
Avec :
Ø : diamètre de foration en mm ;
k : constante égale à 37 ;
Lf : longueur de foration ;
α : coefficient dépend de la dureté de la roche déterminé à partir du tableau 29.
Généralement les carbonates sont caractérisés par une dureté moyenne mais à cause du manque
des résultats des essais, on va estimer α égale à 1,06. D’après les résultats de l’optimisation des
réserves, l’exploitation du gisement sera effectuée par tranche de 5 m, d’où la longueur de foration
retenu est de 5 m, sans oublier que les gradins de stérile sont de 10 m.
Profondeur 5m 10 m
Øf 67 mm 84 mm
La qualité des trous forés influence directement la qualité de l’abattage, il faut donc déterminer
les caractéristiques des forages qui dépend de l’engin de foration dont le choix est en fonction du
diamètre de foration et la profondeur à forer. En utilisant le tableau ci-dessous (tableau 31), on
trouve que l’engin de foration de type Crawl moyen sera efficace dans notre cas.
Dans la carrière de Jbel Laassel on se dispose d’un engin de foration de type Crawl
hydraulique qui satisfait les critères de choix et par conséquent, il assure une bonne qualité des
forages réalisés.
Diamètre de foration en mm
Profondeur (m)
45 51 64 76 - 102 102 - 127
3-6 Oui Oui Oui Oui Oui
c. Choix de l’explosif
Les explosifs utilisés pour le chargement d’un tir doivent être adaptés au massif rocheux dans
lequel ils travaillent. Pour guider le choix de l’explosif, on peut s’appuyer sur une théorie
expérimentale. Rappelons que l’énergie libérée lors de la détonation d’un explosif se manifeste
sous deux formes : une énergie de choc (détonation), portée par une onde de contrainte, qui se
transmet dans le milieu extérieur, et l’énergie des gaz d’explosion (déflagration).
Le choix de l’explosif se base sur le rapport des impédances (0,4<z<0,7) et le coefficient CPF
de Teller (CPF>0,7) (voir l’annexe IV) a été programmé sur Excel. En utilisant les caractéristiques
de la minéralisation (carbonates), on obtient les résultats (tableau 32 et 33).
Pour un diamètre de Ø = 67 mm
On remarque que les quatre types de Tovex vérifient les deux conditions. On va choisir le
Tovex A (explosif primaire) raisonnant sur son efficacité dans les carbonates de Jbel Laassel
dont les formations sont les mêmes qu’Amekssa. De plus on n’aura pas besoin de Tir d’essai.
Pour un diamètre de Ø= 84 mm
vitesse de
Explosif densité Øc densité réelle D*e Z Pd(Kbar) CPF
détonation
Tovex A 1,15 60 0,58673469 3800 2229,59184 0,27 53,78 0,665753407
Tovex S
1,25 70 0,86805556 4000 3472,22222 0,42 59,59 0,600842450
extra
Tovex T 1,1 70 0,76388889 3700 2826,38889 0,34 50,98 0,702226384
Tovex B 1,32 60 0,67346939 3500 2357,14286 0,28 45,62 0,784773812
Superagel
1,4 40 0,31746032 5500 1746,03175 0,21 112,65 0,317800965
30
Pour ce diamètre de foration seule le Tovex S extra est efficace dont le rapport d’impédance
est de 0,42 mais avec un CPF de 0,6. On remarque que pour les autres types de Tovex (explosif
primaire) la différence entre le diamètre de la cartouche et le diamètre du trou est supérieur à 10
mm. Pour que l’explosif primaire soit efficace il faut que le diamètre de la cartouche soit supérieur
ou égal à 74 mm. Faute de non disponibilité de ce type de Tovex au Maroc et que seule le Tovex
A est disponible, On recommande que le diamètre de la cartouche Tovex A soit de 80 mm.
ANFO (ammonix) est utilisé comme explosif secondaire. Une vérification de son efficacité est
effectuée à l’aide des deux paramètres Z et CPF dont les résultats sont (tableau 34) :
Ø densité vitesse de
Explosif densité D*e Z Pd(Kbar) CPF
cartouche réelle détonation
Ammonix
0,95 84,00 0,95 3500,00 3325,00 0,40 45,62 0,78
aluminisé
On constate que l’Ammonix aluminisé vérifie les deux conditions (0,4≤Z ≤0,7 et CPF >0,7)
donc que l’explosif secondaire dans notre cas sera l’Ammonix aluminisé.
d. Calcul de la maille
Les chercheurs suédois Langefors et Kihlström ont établi une règle empirique de calcul de la
banquette maximale admissible en fonction des caractéristiques de la roche, paramètres relatifs à
la maille souhaitée (ratio espacement sur banquette, diamètre de foration, inclinaison) et du type
d’explosifs employés.
√
𝒇
Avec :
B : banquette maximale admissible (m) ;
Ø : diamètre de foration (mm) ;
P : densité de chargement (0,6 kg/m3) ;
s : strength de l’explosif (sans dimension), pris pour l’explosif en pied ;
č: facteur d’abattage de la roche corrigé (c= 0,416kg/m 3) ;
f : facteur de contrainte ;
S/B’ : rapport écartement sur banquette.
𝒇 ( )
P = 0.92 pour H = 5 m
P = 0.59 pour H = 10 m
Avec Q et V étant l’énergie et le volume des gaz de l’explosif employé, Q0 et V0 ceux d’un
explosif de référence (tableau 35).
Alpha 0 10 20 30
On prend f= 0,95, pour une inclinaison de 15° (angle du talus, d’après l’étude géotechnique).
Le bourrage a pour objectif de diminuer et d’améliorer l’effet du gaz des explosifs. Il dépend
du type d’amorçage. Dans notre cas il s’agit d’un amorçage fond de trous. Le bourrage s’écrit :
Pour assurer une bonne sortie du pied, il faut ajouter une surprofondeur (p) lors de la foration.
Cette surprofondeur est liée essentiellement à la banquette .Elle doit être voisine de 0,3 fois la
banquette.
Profondeur 5m 10 m
Banquette maximale 2 ,24 m 2,86m
Banquette Retenu 2m 2,5m
Espacement 2 ,5m 3m
Surprofondeur 0,40 0,50 m
Bourrage 1,34 m 1,68m
La charge du pied 1 ,2m 1,5 m
e. Consommation spécifique
La consommation spécifique désigne la quantité d’explosif nécessaire que l’on charge dans un
trou pour abattre un m3 de la roche :
Avec :
B : banquette ;
E : espacement ;
H : profondeur du trou.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 100 Projet de fin d’étude 2015-2016
____________________________________________________________________________________
Le tableau ci-dessous présente la consommation spécifique pour les deux profondeurs (tableau
38) :
5m 10 m
Amorçage Fond de trou Fond de trou
Type de chargement Etagé Etagé
Nombre de Tovex A 4 5
Quantité Tovex A en kg 4 5
Ammonix aluminisé en kg 9,61 39,17
Charge par trou en kg 13,61 44,17
Consommation spécifique en kg/m3 0,54 0,59
Tonnage Stérile
Cours en $ Tonnage Minerai (t/mois) Stripping Ratio
(t/mois)
5 500 10 000 19 000 1,9
4 500 10 000 21 000 2,1
On constate que le taux de découverture varie légèrement en fonction du cours de métal. Lors
du dimensionnement du parc d’engin on va considérer un taux de découverture de 2 (tableau 40).
Le minerai extrait d’Amekssa est transporté sous forme de bloc vers la station de concassage
installe à Jbel Laassel. Après concassage la minerai concasse est transporté vers l’usine de
traitement.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 101 Projet de fin d’étude 2015-2016
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a. Engins de la production
Pour repondre au besoin de 10 000 t/mois, il faut disposer d’un parc d’engin de même type que
celui de Jbel Laassel. Les données générales utilisées sont :
Camion 1,25 t/ m3
Minerai Stérile
Tonnage Journalier (t/j) 385 770
3
Volume Journalier (m /j) 157 314
Mètre linéaire de foration (ml /j) 31,4 42
Nombre des hydrofores 1
Mètre linéaire de foration (ml /Tir) 102 136
Nombre de poste de foration/tir 1
Nombre des heures de foration/tir ( h) 2,448 3,264
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 102 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Foration
Pour chaque semaine, le nombre d’heures dont on aura besoin sont répartis comme suit :
Minerai : 04 h 54 min.
Stérile : 06 h 32 min.
Transport / Transfert
La station de concassage :
La vitesse limite (d’après les normes de sécurité) est de 40 Km/h, et la longueur de la
piste est de 4 Km. Le temps de voyage moyen du camion est 20 min.
La mise à terril :
La vitesse limite (d’après les normes de sécurité) est de 30 Km/h, et la langueur de la
piste est de 2 Km. Le temps de voyage moyen est de 15 min.
Le tableau suivant (tableau 43) met en évidence le nombre des camions nécessaire pour
répondre au besoin journalier.
Minerai Stérile
Tonnage Journalier (t/j) 385 770
Nombre des camions / jour 1 2
Tonnage par Semaine (t/semaine) 2 695 5 390
Nombre des jours nécessaires/ semaine 6 5
Apres concassage, le minerai concassé est transporté vers l’usine de traitement. Pour se faire il
faut disposer de 3 camions supplémentaires.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 103 Projet de fin d’étude 2015-2016
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b. Engins auxiliaires
Camion d’arrosage ;
Niveleuse (mise à terril) ;
Pelle (mise à terril).
c. Conclusion
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 104 Projet de fin d’étude 2015-2016
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BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 105 Projet de fin d’étude 2015-2016
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I. Introduction
L’étude d’un projet minier qui est, dans notre cas, l’ouverture du nouveau site minier Amekssa,
nécessite une étude de rentabilité de sa réalisation.
En effet, cette étape est primordiale vu qu’elle permet l’évaluation économique du projet.
Autrement dit, elle a pour objet de prévoir et d’une manière aussi précise que possible, si les
investissements engagés, généralement lourds, sont rentables ou pas.
Différents critères et outils de calcul sont utilisés pour l’évaluation de la rentabilité des
investissements consacrés au projet à savoir :
Le Cash-Flow (CAF) ;
La valeur actuelle nette (VAN) ;
Le taux de rentabilité interne (TRI).
L’évaluation économique du projet revient donc à prévoir cette comptabilité. Pour se faire, il
est recommandé d’annualiser les mouvements de trésoreries prévisionnels et à ne s’intéresser
qu’aux soldes annuels qui constituent ce qu’on appelle le Cash-Flow.
Pour estimer les Cash-flows annuels, on fera la différence entre les recettes et les dépenses
prévisionnelles, en y ajoutant quelques considérations d’analyse financière (remboursements des
emprunts et intérêts, impôts et taxes etc.). Ce qui permettra d’obtenir un tableau appelé échéancier
des Cash-flows annuels, obtenu en faisant la somme des échéanciers qui rentrent dans sa
composition à savoir :
Afin que les calculs soient réalistes, il est important de calculer, en plus du cash-flow, le cash-
flow actualisé qui dépend du taux d’actualisation ce qui permet d’informer sur la valeur réelle du
flux monétaire en une année donnée.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 106 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Dans le cas du site d’Amekssa, on ne prendra en compte pour le calcul du cash-flow que les
coûts opératoires et les recettes, vu qu’il constitue un petit gisement annexe au site de Jbel Laassel,
et que celui-ci supportera toute charge auxiliaire.
Recettes
Ce sont les gains de l’entreprise générés par la vente du concentré et se calculent comme
suit :
Dépenses
Ce sont les charges que supportent l’entreprise lors de l’exploitation, le traitement et la vente
du minerai et se calculent comme suit :
( ) (𝒇 )
Avec :
TTV : tonnage tout venant.
Tc : tonnage concentré.
Cash-Flow
Dans notre cas, il sera calculé de la façon suivante :
Cash-Flow actualisé
Il représente la valeur réelle du cash-flow à l’année n et donné par :
𝒇
( )
Avec :
a : taux d’actualisation.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 107 Projet de fin d’étude 2015-2016
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De façon similaire au chapitre de l’optimisation, l’étude se fera en se basant sur deux cours de
cuivre à savoir 5500$/t et 4500 $/t.
La cadence de production est de 10 000 tonnes par mois à savoir 120 000 tonnes par an. Par
conséquent, le gisement sera exploité pendant une durée de 4 ans pour le cours de 5500 $/T et
pendant 2 ans pour le cours de 4500 $/T
Les résultats du calcul selon les cours du cuivre sont les suivants (tableaux 46 et 47) :
Dans ce cas, les réserves exploitables sont de 452 838 tonnes donnant 3759 tonnes de
concentré.
Année 1 2 3 4
Tonnage tout venant (t) 120 000 120 000 120 000 92 838
Tonnage concentré (t) 996 996 996 771
Recettes ($) 3 087 489.6 3 087 489.6 3 087 489.6 2 388 636.3
Dépenses ($) 2 003 675.76 2 003 675.76 2 003 675.76 1 550 602.8
Cash-Flow ($) 1 074 813.84 1 074 813.84 1 074 813.84 838 033.5
Cash-Flow actualisé ($) 977 103.5 888 275.9 807 523.5 572 388.2
Tableau 46: Echéancier des cash-flows annuels pour les cours de 5500 $
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 108 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Pour un cours de 4500 $/t
Dans ce cas, les réserves exploitables sont de 242 379 tonnes donnant 2321 tonnes de
concentré.
Année 1 2
Tonnage tout venant (t) 120 000 120 000
Tonnage concentré (t) 1 150 1 150
Recettes ($) 2 526 130.9 2 526 130.9
Dépenses ($) 2 018 469 2 018 469
Cash-Flow ($) 507 661.9 507 661.9
Cash-Flow actualisé ($) 461 510.8 461 510.8
Tableau 47: Echéancier des cash-flows annuels pour les cours de 4500 $
La valeur actuelle nette permet ainsi de définir si un investissement va s'avérer rentable ou non,
et surtout s'il va pouvoir répondre aux attentes de rendement fixées par les bailleurs de fond.
Ainsi, on définit la Valeur Actuelle Nette (V.A.N) du projet par la somme des cash-flows
actualisés :
∑
( )
Avec :
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 109 Projet de fin d’étude 2015-2016
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En effet, un projet est commercialement acceptable si sa valeur actuelle nette est supérieure ou
égale à zéro.
La valeur actuelle nette associée au projet d’Amekssa est calculée pour les deux cours de cuivre
5500 $/t et 4500 $/t et les résultats sont les suivants (tableau 48) :
La valeur actuelle nette est bien positive pour les deux cas, donc ce projet est bien rentable sous
les conditions définies.
Le taux de rentabilité interne (TRI) d’un projet peut être aussi défini comme étant le taux
d’actualisation qui annule la valeur actuelle nette de ce projet.
Dans le cas du site d’Amekssa, le calcul du taux de rentabilité interne ne sera pas significatif
car on n’a pas pris en compte des investissements.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 110 Projet de fin d’étude 2015-2016
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SYNTHESE GENERALE
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 111 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Etude Géotechnique
Evaluation de la stabilité des Evaluation par la SMR (Slope Mass Rating) et Analyse
fronts qualitatif (Dips….)
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 112 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Planification minière
Abattage Chargement et
transport/transfert
Détermination
du diamètre de
foration 0,4≤Z≤0,7
Nombre de Nombres de Nombre de Niveleuse
CPF>0,7 hydrofores pelles camions
Bulldozer
Non
Oui Camion
d’arrosage
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 113 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Conclusion et Recommandations
Ce travail est effectué a base des résultats des essais mécaniques du site Jbel Laassel, c’est pour
cela nous recommandons d’effectuer les sondages carottés, des essais mécaniques, une étude
hydrogéologique ainsi qu’une étude contre-expertise.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 114 Projet de fin d’étude 2015-2016
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ANNEXES
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 115 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Annexe I : Données de fracturations
1. Zone Nord
ID Dip(°) Dip direction (°) Type Ouverture (cm) Espacement (cm) Remplissage Faciès
1 14 85 S0 0.3 7 avec Dolomies
2 13 84 S0 0.3 7 Avec Dolomies
3 15 87 S0 0.2 6 Avec Dolomies
4 17 85 S0 0.2 6 Avec Dolomies
5 13 85 S0 0.3 7 Avec Dolomies
6 14 85 S0 0.2 7 Avec Dolomies
7 45 95 S0 --- 5 --- Dolomies
8 47 256 Fracture 2 2 Avec Dolomies
9 90 165 Fracture 3 2 Avec Dolomies
10 54 40 S0 0.3 10 Avec Dolomies
11 90 60 Fracture 0.5 25 Sans Dolomies
12 47 50 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
13 32 20 S0 0.4 12 Avec Dolomies
14 22 45 S0 0.1 5 Sans Dolomies
15 32 51 S0 1 5 Avec Dolomies
16 32 51 S1 0.1 1 Avec Dolomies
17 55 250 S2 0.1 2 Sans Dolomies
18 55 250 Fracture 0.1 4 Sans Dolomies
19 28 120 S0 0.2 3 Avec Dolomies
20 82 226 Fracture 0.1 10 Avec Dolomies
21 90 308 Fracture 0.5 10 Avec Dolomies
22 13 87 S0 0.3 7 Avec Dolomies
23 16 88 S0 0.3 7 Avec Dolomies
24 13 83 S0 0.3 7 Avec Dolomies
25 16 84 S0 0.3 7 Avec Dolomies
26 14 88 S0 0.3 7 Avec Dolomies
27 47 256 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
28 48 250 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
29 46 257 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
30 45 256 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
31 49 255 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
32 47 258 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
33 48 260 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
34 45 258 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 116 Projet de fin d’étude 2015-2016
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35 43 257 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
36 48 256 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
37 46 256 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
38 45 256 Fracture 0.2 2 Avec Dolomies
39 90 164 Fracture 0.3 2 Avec Dolomies
40 87 160 Fracture 0.3 2 Avec Dolomies
41 88 165 Fracture 0.3 2 Avec Dolomies
42 85 165 Fracture 0.3 2 Avec Dolomies
43 89 167 Fracture 0.3 2 Avec Dolomies
44 90 160 Fracture 0.3 2 Avec Dolomies
45 90 166 Fracture 0.3 2 Avec Dolomies
46 85 168 Fracture 0.3 2 Avec Dolomies
47 87 166 Fracture 0.3 7 Avec Dolomies
48 89 162 Fracture 0.3 7 Avec Dolomies
49 88 160 Fracture 0.3 7 Avec Dolomies
50 13 85 S0 0.3 7 Avec Dolomies
51 14 87 S0 0.3 5 Avec Dolomies
52 13 86 S0 0.3 5 Avec Dolomies
53 16 88 S0 0.3 5 Avec Dolomies
54 32 20 S0 0.3 5 Avec Dolomies
55 28 21 S0 0.3 5 Avec Dolomies
56 33 19 S0 0.3 5 Avec Dolomies
57 29 23 S0 0.3 5 Avec Dolomies
58 30 19 S0 0.3 5 Avec Dolomies
59 31 22 S0 0.3 5 Avec Dolomies
60 32 18 S0 0.3 5 Avec Dolomies
61 33 20 S0 0.3 5 Avec Dolomies
62 34 26 S0 0.3 5 Avec Dolomies
63 33 25 S0 0.3 6 Avec Dolomies
64 30 24 S0 0.3 8 Avec Dolomies
65 48 54 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
66 45 52 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
67 47 53 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
68 46 55 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
69 50 49 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
70 48 48 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
71 44 52 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
72 49 50 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
73 49 51 Fracture 0.2 10 Avec Dolomies
74 50 41 S0 0.3 10 Avec Dolomies
75 58 42 S0 0.3 10 Avec Dolomies
76 52 40 S0 0.3 10 Avec Dolomies
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 117 Projet de fin d’étude 2015-2016
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78 51 44 S0 0.3 10 Avec Dolomies
79 56 39 S0 0.3 10 Avec Dolomies
80 50 42 S0 0.3 10 Avec Dolomies
81 53 45 S0 0.3 10 Avec Dolomies
2. Zone Est
ID Dip (°) Dip direction (°) Type Ouverture (cm) Espacement (cm) Remplissage Faciès
1 23 80 0.2 5 Avec Dolomies
2 81 235 0.1 25 Avec Dolomies
3 90 150 0.3 20 Avec Dolomies
4 28 85 1 7 Avec Dolomies
5 61 227 0.5 10 Avec Dolomies
6 90 145 1 15 Avec Dolomies
7 45 30 1 7 Avec Dolomies
8 35 205 0.5 50 Avec Dolomies
9 83 130 0.3 15 Avec Dolomies
10 18 65 0.5 5 Avec Dolomies
11 23 80 0.2 5 Avec Dolomies
12 81 235 0.1 25 Avec Dolomies
13 23 80 0.2 5 Avec Dolomies
14 81 235 0.1 25 Avec Dolomies
15 23 80 0.2 5 Avec Dolomies
16 81 238 0.1 25 Avec Dolomies
17 79 237 0.1 25 Avec Dolomies
18 77 235 0.1 25 Avec Dolomies
19 83 236 0.1 25 Avec Dolomies
20 76 234 0.1 25 Avec Dolomies
21 83 229 0.1 25 Avec Dolomies
22 80 240 0.1 25 Avec Dolomies
23 78 237 0.1 25 Avec Dolomies
24 19 84 0.2 5 Avec Dolomies
25 25 80 0.2 5 Avec Dolomies
26 25 77 0.2 5 Avec Dolomies
27 22 80 0.2 5 Avec Dolomies
28 21 79 0.2 5 Avec Dolomies
29 19 80 0.2 5 Avec Dolomies
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 118 Projet de fin d’étude 2015-2016
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30 18 78 0.2 5 Avec Dolomies
31 19 82 82 5 Avec Dolomies
32 20 80 80 5 Avec Dolomies
33 22 81 81 5 Avec Dolomies
34 23 88 88 5 Avec Dolomies
35 22 79 79 5 Avec Dolomies
36 89 153 153 20 Avec Dolomies
37 88 151 151 20 Avec Dolomies
38 86 152 152 20 Avec Dolomies
39 90 150 150 20 Avec Dolomies
40 88 144 144 20 Avec Dolomies
41 89 149 149 20 Avec Dolomies
42 90 148 148 20 Avec Dolomies
43 88 159 159 20 Avec Dolomies
44 85 151 151 20 Avec Dolomies
45 90 155 155 20 Avec Dolomies
46 23 80 0.2 5 Avec Dolomies
47 22 81 0.2 5 Avec Dolomies
48 21 79 0.2 5 Avec Dolomies
49 22 77 0.2 5 Avec Dolomies
50 23 78 0.2 5 Avec Dolomies
51 19 83 0.2 5 Avec Dolomies
52 18 80 0.2 5 Avec Dolomies
53 20 83 0.2 5 Avec Dolomies
54 21 88 0.2 5 Avec Dolomies
55 59 220 0.5 10 Avec Dolomies
56 58 223 0.5 10 Avec Dolomies
57 60 224 0.5 10 Avec Dolomies
58 64 225 0.5 10 Avec Dolomies
59 63 219 0.5 10 Avec Dolomies
60 62 218 0.5 10 Avec Dolomies
61 60 220 0.5 10 Avec Dolomies
62 61 227 0.5 10 Avec Dolomies
63 66 227 0.5 10 Avec Dolomies
64 65 223 0.5 10 Avec Dolomies
65 59 226 0.5 10 Avec Dolomies
66 80 130 0.3 15 Avec Dolomies
67 84 133 0.3 15 Avec Dolomies
68 79 134 0.3 15 Avec Dolomies
69 78 128 0.3 15 Avec Dolomies
70 79 130 0.3 15 Avec Dolomies
71 80 129 0.3 15 Avec Dolomies
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 119 Projet de fin d’étude 2015-2016
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72 81 130 0.3 15 Avec Dolomies
73 82 135 0.3 15 Avec Dolomies
74 83 130 0.3 15 Avec Dolomies
75 79 133 0.3 15 Avec Dolomies
76 78 129 0.3 15 Avec Dolomies
77 83 136 0.3 15 Avec Dolomies
78 82 135 0.3 15 Avec Dolomies
79 83 130 0.3 15 Avec Dolomies
3. Zone Sud
ID Dip (°) Dip direction (°) Type Ouverture (cm) Espacement (cm) Remplissage Faciès
1 39 193 S0 0.1 10 Sans Dolomies
2 39 193 S1 0.1 1 Sans Dolomies
3 90 245 S2 0.2 2 Sans Dolomies
4 28 230 S0 0.1 10 Sans Dolomies
5 28 230 S1 0.1 1 Sans Grès
6 78 160 S2 0.2 5 Sans Grès
7 80 152 Fracture 0.3 10 Avec Dolomies
8 60 225 Fracture 1 20 Avec Dolomies
9 35 147 S0 0.1 5 Avec Dolomies
10 60 328 Fracture 1 30 Avec Dolomies
11 90 363 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
12 35 147 S1 0.1 3 Avec Dolomies
13 80 263 S2 0.1 --- Avec Dolomies
14 38 193 S0 0.1 10 Sans Dolomies
15 37 193 S0 0.1 10 Sans Dolomies
16 40 190 S0 0.1 10 Sans Dolomies
17 39 193 S0 0.1 10 Sans Dolomies
18 40 190 S0 0.1 10 Sans Dolomies
19 41 188 S0 0.1 10 Sans Dolomies
20 38 189 S0 0.1 10 Sans Dolomies
21 37 196 S0 0.1 10 Sans Dolomies
22 36 194 S0 0.1 10 Sans Dolomies
23 42 196 S0 0.1 10 Sans Dolomies
24 41 196 S0 0.1 10 Sans Dolomies
25 40 194 S0 0.1 10 Sans Dolomies
26 39 197 S0 0.1 10 Sans Dolomies
27 38 190 S0 0.1 10 Sans Dolomies
28 28 230 S1 0.1 1 Sans Grès
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 120 Projet de fin d’étude 2015-2016
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29 27 230 S1 0.1 1 Sans Grès
30 26 230 S1 0.1 1 Sans Grès
31 30 230 S1 0.1 1 Sans Grès
32 31 230 S1 0.1 1 Sans Grès
33 29 232 S1 0.1 1 Sans Grès
34 28 229 S1 0.1 1 Sans Grès
35 27 228 S1 0.1 1 Sans Grès
36 26 231 S1 0.1 1 Sans Grès
37 29 228 S1 0.1 1 Sans Grès
38 28 233 S1 0.1 1 Sans Grès
39 29 230 S1 0.1 1 Sans Grès
40 28 229 S1 0.1 1 Sans Grès
41 30 230 S1 0.1 1 Sans Grès
42 33 232 S1 0.1 1 Sans Grès
43 28 235 S1 0.1 1 Sans Grès
44 27 231 S1 0.1 1 Sans Grès
45 26 229 S1 0.1 1 Sans Grès
46 74 159 S2 0.2 5 Sans Grès
47 78 158 S2 0.2 5 Sans Grès
48 75 160 S2 0.2 5 Sans Grès
49 80 157 S2 0.2 5 Sans Grès
50 81 192 S2 0.2 5 Sans Grès
51 78 161 S2 0.2 5 Sans Grès
52 79 165 S2 0.2 5 Sans Grès
53 80 170 S2 0.2 5 Sans Grès
54 81 160 S2 0.2 5 Sans Grès
55 82 164 S2 0.2 5 Sans Grès
56 77 158 S2 0.2 5 Sans Grès
57 78 159 S2 0.2 5 Sans Grès
58 77 161 S2 0.2 5 Sans Grès
59 75 160 S2 0.2 5 Sans Grès
60 76 162 S2 0.2 5 Sans Grès
61 88 245 S2 0.2 2 Sans Dolomies
62 89 245 S2 0.2 2 Sans Dolomies
63 90 245 S2 0.2 2 Sans Dolomies
64 88 245 S2 0.2 2 Sans Dolomies
65 89 245 S2 0.2 2 Sans Dolomies
66 86 245 S2 0.2 2 Sans Dolomies
67 89 245 S2 0.2 2 Sans Dolomies
68 85 328 Fracture 1 30 Avec Dolomies
69 87 329 Fracture 1 30 Avec Dolomies
70 84 330 Fracture 1 30 Avec Dolomies
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 121 Projet de fin d’étude 2015-2016
____________________________________________________________________________________
71 90 326 Fracture 1 30 Avec Dolomies
72 90 324 Fracture 1 30 Avec Dolomies
73 60 322 Fracture 1 30 Avec Dolomies
74 58 363 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
75 57 363 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
76 59 362 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
77 56 364 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
78 60 367 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
79 64 364 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
80 62 359 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
81 61 367 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
82 60 365 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
83 89 363 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
84 86 362 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
85 84 360 Fracture 0.5 30 Avec Dolomies
86 32 150 S0 0.1 5 Avec Dolomies
87 33 153 S0 0.1 5 Avec Dolomies
88 38 150 S0 0.1 5 Avec Dolomies
89 37 147 S0 0.1 5 Avec Dolomies
90 34 146 S0 0.1 5 Avec Dolomies
91 35 144 S0 0.1 5 Avec Dolomies
4. Zone Ouest
ID Dip (°) Dip direction (°) Type Ouverture (cm) Espacement (cm) Remplissage Faciès
1 62 13 S0 0.1 7 Sans Dolomies
2 24 270 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
3 81 285 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
4 23 160 S0 --- 7 Sans Dolomies
5 23 160 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
6 71 320 S2 0.2 2 Sans Dolomies
7 38 30 S0 0.3 15 Avec Dolomies
8 40 150 S0 0.2 3 Avec Dolomies
9 66 240 Fracture 0.3 10 Avec Dolomies
10 42 320 Fracture 0.5 7 Avec Dolomies
11 40 150 S1 0.2 1 Avec Dolomies
12 66 240 S2 0.3 3 Avec Dolomies
13 18 142 S0 0.5 5 Avec Dolomies
14 90 140 Fracture 0.5 5 Avec Dolomies
15 90 30 Fracture 0.5 10 Avec Dolomies
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 122 Projet de fin d’étude 2015-2016
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16 32 105 S0 0.4 3 Avec Dolomies
17 90 190 Fracture 0.4 10 Avec Dolomies
18 60 255 Fracture 0.3 15 Avec Dolomies
19 62 15 S0 0.2 7 Sans Dolomies
20 60 20 S0 0.1 6 Sans Dolomies
21 61 18 S0 0.1 7 Sans Dolomies
22 63 13 S0 0.1 7 Sans Dolomies
23 62 19 S0 0.1 7 Sans Dolomies
24 64 17 S0 0.1 7 Sans Dolomies
25 60 19 S0 0.1 8 Sans Dolomies
26 61 15 S0 0.1 7 Sans Dolomies
27 63 16 S0 0.1 7 Sans Dolomies
28 64 17 S0 0.1 7 Sans Dolomies
29 62 13 S0 0.1 7 Sans Dolomies
30 24 275 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
31 24 267 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
32 25 272 Fracture 0.2 22 Sans Dolomies
33 23 271 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
34 23 273 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
35 25 272 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
36 24 271 Fracture 0.2 24 Sans Dolomies
37 22 270 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
38 24 270 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
39 24 270 Fracture 0.2 28 Sans Dolomies
40 24 268 Fracture 0.2 25 Sans Dolomies
41 23 269 Fracture 0.2 26 Sans Dolomies
42 80 285 Fracture 0.3 31 Sans Dolomies
43 83 282 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
44 82 285 Fracture 0.3 29 Sans Dolomies
45 80 286 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
46 81 280 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
47 83 286 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
48 84 285 Fracture 0.3 28 Sans Dolomies
49 81 283 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
50 81 284 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
51 79 286 Fracture 0.3 32 Sans Dolomies
52 80 287 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
53 81 285 Fracture 0.3 30 Sans Dolomies
54 20 160 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
55 22 161 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
56 21 163 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
57 23 160 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 123 Projet de fin d’étude 2015-2016
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58 23 162 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
59 22 160 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
60 25 160 S1 0.1 0.3 Sans Dolomies
61 24 159 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
62 23 158 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
63 23 160 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
64 23 166 S1 0.1 0.2 Sans Dolomies
65 21 164 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
66 22 163 S1 0.1 0.4 Sans Dolomies
67 22 162 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
68 22 159 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
69 22 159 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
70 23 152 S1 0.1 0.6 Sans Dolomies
71 23 160 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
72 24 160 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
73 25 161 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
74 22 159 S1 0.1 0.4 Sans Dolomies
75 21 162 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
76 21 163 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
77 22 160 S1 0.1 0.5 Sans Dolomies
78 24 158 S1 0.1 0.7 Sans Dolomies
79 23 161 S1 0.1 0.3 Sans Dolomies
80 22 159 Fracture 0.1 5 Sans Dolomies
81 87 140 Fracture 0.5 5 Avec Dolomies
82 89 145 Fracture 0.5 5 Avec Dolomies
83 88 139 Fracture 0.5 5 Avec Dolomies
84 90 141 Fracture 0.5 5 Avec Dolomies
85 89 142 Fracture 0.5 5 Avec Dolomies
86 87 145 Fracture 0.5 5 Avec Dolomies
87 90 138 Fracture 0.5 5 Avec Dolomies
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 124 Projet de fin d’étude 2015-2016
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1. Tableau des valeurs de la densité des joints (Jv) selon la taille des blocs
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 125 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Espacement de discontinuités
Description Espacement (cm) Note C
Très large > 200 20
Large 60 - 200 15
Modéré 20 - 60 10
Etroit 6 - 20 8
Très étroit 2-6 5
Condition de discontinuités
Ouverture
Nature de joints Note D
(mm)
Très rugueuse et non altérée, joints étroits et discontinus,
0 30
très dure
Rugueuse et légèrement altérée, très dure <1 25
Légèrement rugueuse et modérément à très altérée <1 20
Surface de glissement ou boue, joints continus 1-5 10
Remplissage mou, joints ouverts et continus >5 0
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 126 Projet de fin d’étude 2015-2016
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BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 127 Projet de fin d’étude 2015-2016
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BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 128 Projet de fin d’étude 2015-2016
____________________________________________________________________________________
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 129 Projet de fin d’étude 2015-2016
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2.5
ouverts
Contrainte moyenne, condition tectonique favorable 1
Forte contrainte, structure très sollicitée (souvent
favorable à
0,5 - 0,2
la stabilité mais peut être nuisible à la stabilité du
contrainte
mur)
Simple coup de charge (>1heure) dans le massif
5 - 50
rocheux
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 130 Projet de fin d’étude 2015-2016
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1. Rupture planaire
Sur la figure ci- dessous, on distingue l’axe T, dont la direction positive correspond au sens du
glissement éventuel du bloc, et l’axe N, perpendiculaire au précédent, orienté vers la paroi, dans le
sens de la compression du plan de glissement. Les forces dirigées dans le même sens que T
déstabilisent le bloc rocheux, alors que les forces alignées dans le sens de N le stabilisent.
La force due à la pesanteur s’applique au centre de gravité du bloc (figure 35). Elle s’exprime
en newton et s’écrit :
Où :
Figure 57: Décomposition de la force due au poids propre du bloc susceptible de glisser
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 131 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Si l’on suppose que les contraintes sont uniformément réparties sur le plan de glissement, on
peut multiplier chaque côté de l’équation du critère de rupture par la surface A sur laquelle sont
distribuées les contraintes. On obtient :
Avec : 𝐴 𝐴 𝐴 (m²)
Fc, Ft et Fn sont respectivement les forces dues à la cohésion, les forces de cisaillement
tangentielles au plan de discontinuité et les forces normales.
Les forces déstabilisatrices Ft sont continuellement compensées par les forces stabilisatrices Fc
et Fn. Le facteur de sécurité est donc :
Avec
Donc : ( )
Finalement : ( )
( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( 𝒇)
( ) ( )
( ) ( 𝒇)
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 132 Projet de fin d’étude 2015-2016
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2. Rupture dièdre
Admettons que l'analyse de stabilité a démontré que le mode d'instabilité potentiel est le
glissement sur les deux plans structuraux A et B. La figure 40 représente une section verticale
contenant la ligne d'intersection des plans A et B sur laquelle on montre la force Fg représentant le
poids propre du dièdre ainsi que les composantes normale Fgn et tangentielle Fgt à la droite
d'intersection qui constitue la direction du glissement. Si θ est la plongée de la ligne d'intersection,
on peut écrire:
Figure 58: Coupe verticale contenant la ligne d'intersection des plans A et B présentant
les composantes de la force Fg due au poids du dièdre.
La figure 65 montre une section perpendiculaire à la droite d'intersection des plans structuraux
A et B. Ra et Rb sont les réactions à la composante normale du poids (Fg×cosθ) à la droite
d'intersection suivant les plans A et B respectivement. Soit le référentiel cartésien (I, x, y) contenu
dans la section.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 133 Projet de fin d’étude 2015-2016
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𝜶 ( )
𝜶 ( )
𝜶
𝜶 𝜶
Et
𝜶 𝜶
Soit χ l'angle entre les plans structuraux A et B. Cet angle apparaît en vraie grandeur à la figure
3 puisque la section montrée est perpendiculaire à la droite d’intersection de ces deux plans.
L'angle ξ montré sur cette même figure est l'angle que fait le plan bissecteur de l'angle dièdre
formé par les plans A et B et l'horizontale. Le plan bissecteur est montré par la ligne tiretée à la
figure 41. La géométrie de cette figure permet d'écrire :
Et
𝜶 ( )
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 134 Projet de fin d’étude 2015-2016
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𝜶 ( )
Et
(𝜶 )
En introduisant dans cette dernière formule les expressions de Ra et Rb, on aboutit à la formule
suivante :
* ( ) ( ) +
Avec :
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 135 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Facteur de sécurité --- --- --- --- --- --- --- --- --- --- 5,84
80/236 --- --- --- --- --- --- --- --- --- 3,14 1,63
Est F2/246
61/223 --- --- --- --- --- 4,21 2,2 1,51 1,23 1,05 0,94
Facteur de sécurité --- --- --- --- --- 4,21 2,2 1,51 1,23 1,05 0,94
Facteur de sécurité ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- 10,05
80/236 ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- 3,16 6,18
Est F2/246
61/223 ---- ---- ---- ---- ---- 8,1 3,92 2,71 2,13 1,79 1,55
Facteur de sécurité ---- ---- ---- ---- ---- 8,1 3,92 2,71 2,13 1,79 1,55
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 136 Projet de fin d’étude 2015-2016
____________________________________________________________________________________
Facteur de sécurité ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- 6,71
80/236 ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- 4,15 2,14
Est F2/246
61/223 ---- ---- ---- ---- ---- 5,5 2,71 1,91 1,53 1,29 1,14
Facteur de sécurité ---- ---- ---- ---- ---- 5,5 2,71 1,91 1,53 1,29 1,14
Facteur de sécurité ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- 4,03
80/236 ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- 2,53 1,32
Est F2/246
61/223 ---- ---- ---- ---- ---- 3,43 1,75 1,27 1,04 0,9 0,81
Facteur de sécurité ---- ---- ---- ---- ---- 3,43 1,75 1,27 1,04 0,9 0,81
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 137 Projet de fin d’étude 2015-2016
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BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 138 Projet de fin d’étude 2015-2016
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BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 139 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Le rapport des impédances s’appuie sur une série de mesures expérimentales donnant un
intervalle de valeurs intéressantes pour le rapport d’impédances Z. On indique ainsi de prendre Z
entre 0,4 et 0,7 (coefficients correctifs établis expérimentalement).
Avec :
𝒇 ( )
Avec :
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 140 Projet de fin d’étude 2015-2016
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Avec :
( )
Où :
D: densité de l’explosif ;
C: vitesse de détonation en pied/s sachant que 1pied = 0,3048m.
BOUACHERA Rachida & NAMOUH Hajar 141 Projet de fin d’étude 2015-2016