ECOLE NORMALE SUPERIEURE
LE SYSTEME EDUCATIF
MODERNE DANS LA CLASSE
PRIMAIRE à Madagascar
Présenter par FEM :
N°2 – ANDRIANANTENAINA Tojosoa Alain
N°3- ANDRIANARIVELO Miora Voahasina Diadema Fihobiana
N°7- LALAHARINJAKA Mevatiana Olly Fanja
N°9- RABEARISOA Toky Andriamihaja Parfait
N°13- RAHARINJATOVO Mbolatiana Fanamby
N°16- RAKOTONARIVO Maheriniaina Sylvain
N°23- RANDRIANOARY Haingotiana Léa
N°32- RAVONISOLO Delphine
N°36- RAZAFINJATO Andoniaina Herimananiary
Enseignant: Monsieur MIHAMITSY
PLAN
INTRODUCTION
Le systeme éducatif Ière République
Le systeme éducatif IIère République
Le systeme éducatif IIIère République
CONCLUSION
ACRONYMES :
APC : Approche Par les Compétences.
APS : Approche Par les Situations.
B.E : Brevet Elémentaire
BEP : Bureau d’Etude des Programmes
BEPC : Brevet d’Etude du Premier Cycle
CAE : Certificat d’Aptitude Elémentaire
CEPE : Certificat d’Etude Primaire Elémentaire
CNEP : Commission Nationale d’Etude des Programmes
CP1C : Centre Pédagogique du Premier Cycle Primaire
CP2C : Centre Pédagogique du Second Cycle Primaire
CRESED : C pour le Renforcement du Système Educatif
CRINFP : Centre Régionale de l’Institut Nationale de Formation Pédagogique
CARAP : Centre Africain de Recherche d’Action Pédagogique
FRAM : Fikambanan’ny Ray Aman-dRenin’ny Mpianatra
INRFP : Institut Nationale de Recherche de Formation Pédagogique
OTEP : Organe Technique d’Elaboration de Programme
PNAE : Programme Nationale Amélioration pour de l’Education
PPO : Pédagogie Par Objectif
INTRODUCTION
L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde.
C’est dans cette vision que Madagascar a quitté le système éducatif traditionnel vers le
système éducatif moderne. Depuis l’indépendance jusqu’à présent, le système éducatif n’a
cessé d’innover selon le régime existant dans le but de développer Madagascar le biais de
l’éducation. Une réflexion se pose comment se présente le système éducatif malgache depuis
1960 jusqu’à maintenant ? Afin d’y répondre nous allons essayer de déterminer
chronologique les systèmes qui se sont succédés. Ainsi, le devoir se compose en trois parties,
En premier lieu, le système éducatif de la Première République, ensuite système éducatif de la
deuxième république, et enfin le système éducatif de la troisième République.
Le Système éducatif moderne
Définition
C’est l’ensemble des institutions qui participent à la fonction éducative et aussi de
l’organisation d’ensemble de l’architecture scolaire, c’est-à-dire de déroulement général des
études : cycles, filières, orientations …
Caractéristiques
Les caractéristiques des méthodes nouvelles vont à l’encontre de la traditionnelle :
- Elles sont centrées sur les sujets apprenants, individuelle, intuitive, globales, concrètes
et dynamiques.
- Elles développent le scepticisme, le sens de la liberté, le sens de la relativité, la notion
d’immanence et sont liées à la notion d’existence et du particulier.
I. Le système éducatif de la Première République
A. Le système éducatif de 1960 – 1972
Il n’est pas facile d’interrompre brusquement l’interdépendance entre Madagascar et la France
qui a duré soixante-quatre ans. Il y a encore renforcement de l’accord de coopération entre les
deux pays. La première coopération est dictée par la loi N° 60-009 : l’article premier confirme
l’intégration effective de Madagascar dans le cadre de la coopération franco-malgache. Les
accords de coopération franco-malgache maintiennent des liens étroits avec la France dans
divers domaines comme la défense, la monnaie, l’économie, la santé et l’enseignement.
Dans le domaine de l’enseignement, l’accord précise l’intégrité de la langue française dans le
cadre de la coopération culturelle. Il conditionne le maintien, l’expansion de la langue et de la
culture française à Madagascar. Le principe général dicté par l’ordonnance N° 60-049 fixe
« la formation professionnelle et la création de diverses catégories d’enseignement, de service
et des organismes relevant du ministère de l’éducation nationale ».
Organisation du système scolaire
L’enseignement général est divisé en quatre niveaux : l’enseignement du premier degré,
l’enseignement du second degré, les cours complémentaires, les lycées modernes et
classiques. Au début de l’indépendance, l’enseignement du premier degré est constitué par
l’école primaire et complémentaire.
A partir de 1962, la réorganisation précise la subdivision en deux cycles. Le premier cycle de
l’enseignement du premier degré est composé des cours préparations première et deuxième
année (CP1) et (CP2) et les cours élémentaires première année et deuxième année (CE1) et
(CE2). Ce niveau dure quatre ans. Le second cycle de l’enseignement du premier degré est
constitué par les cours moyens première et deuxième année qui dure deux ans (CM1 et CM2).
L’enseignement du premier degré est sanctionné par le certificat d’étude primaire (CEP). A
partir du niveau primaire élémentaire, le bilinguisme s’impose d’où l’existence des deux
options à l’examen du CEPE : une option malgache et une option française.
L’objectif de ce système est de mettre en place une formation de base pour éviter
l’analphabétisme au cas où certains élèves n’ont pas pu terminer le premier cycle de
l’enseignement du premier degré.
Les programmes scolaires :
La politique scolaire était calquée sur celle de la métropole : programme français,
personnels formés à la française. Les contenus de l’enseignement sous la Première
République ont été empreints d’un mimétisme du modèle français, car la finalité était double :
la première finalité était de préparer un individu acteur de développement. La seconde finalité
vise la formation d’un citoyen fier d’être indépendant et voulant valoriser à tout prix sa
malgachitude.
Approche pédagogique
A cette époque, la pédagogie est fondée sur l’autorité du maître et sa toute puissance.
le méthode qui en découle attribue donc au maître l’organisation du travail scolaire, depuis la
définition des objectifs d’apprentissage et d’enseignement, l’agencement et la dispensation
des disciplines, la vitesse d’assimilation de ces dernières et enfin la manière de travailler des
élèves. Cette méthode est centrée sur l’objet d’enseignement, elle est également collective,
formelle, analytique, abstraite et statique, elle développe le dogmatisme, le sens de l’autorité,
le sens de l’absolu, la notion de transcendance, et est fortement corrélative à la notion
d’essence et d’universel.
Langue d’enseignement
Dans les centres d’éducation de base, l’enseignement est donné principalement en
langue malgache. Dans les écoles primaires élémentaires, l’enseignement est bilingue. Les
connaissances instrumentales sont enseignées en langue malgache dont l’examen du certificat
d’étude primaire comporte obligatoirement une épreuve de langue malgache.
Manuel
Les pays Africains d’expression française ont édité ensemble des manuels dont le but
d’uniformiser l’enseignement par l’intermédiaire de la collection IPAM (Institut
Pédagogiques Afrique et Madagascar) A part cela, la maison d’édition française est en
compétition pour la conquête du marché des manuels. A part l’IPAM, le centre africain de
recherches et d’action pédagogique CARAP, Hachette commence à publier ses manuels en
1968.
Formation d’enseignants
L’amélioration qualitative de l’enseignement n’échappe pas à l’augmentation
progressive du nombre des enseignants, des centres de formation professionnelle constituée
par les « écoles normales » de différents catégories et surtout la valorisation de la formation
professionnelle des instituteurs. La réalisation est marquée par la mise en place des collèges
normaux, l’institut national de recherche et de formation pédagogique (INRFP). Les collèges
normaux formaient des instituteurs titulaires du brevet élémentaire (BE) et du certificat
d’aptitude élémentaire (CAE) par province. L’admission se faisait suivant un concours
d’entrée à la fin du primaire. Les six premiers du concours sont admis à l’école normale de
l’instituteur et d’institutrice d’Antananarivo.
Les collèges normaux préparaient les normaliens au brevet sous le régime de l’internat. La
formation à la profession a duré une année et sanctionné par le CAE. Cette formation initiale
était alignée avec celle des écoles normales françaises, aussi bien dans le programme de
formation que dans le corps de destination dans la fonction publique.
Avantages du système éducatif
Ce système conduit à la pratique très sévère de la fonction d’imposition. Dans cette
formation, les élèves sont bien structurés et bien disciplinés. Ils doivent strictement suivre
l’instruction de l’enseignant, capable de répéter et de reproduire les cours donnés par le
maître. La concrétisation de cette formation axée sur le contenu est l’obtention des diplômes.
L’objectif de l’enseignement consiste à valoriser la formation par des diplômes. Ceux qui
détiennent plus de diplômes sont des élites sans tenir compte la valeur des formations
dispensées.
La faiblesse de ce système éducatif
Les moyens entre les mains de l’Etat malgache sont insuffisants pour réaliser sa
politique. Le système éducatif de la Première République s’est développé grâce surtout à
l’appui des accords de coopération franco-malgache qui ont pu fournir des différents outils
pédagogique des matériels scolaires, le programme scolaire, des techniciens pédagogiques qui
assureraient des différentes formations. Cela oblige l’Etat malgache à conclure les accords de
coopération avec la France dans plusieurs domaines dont l’enseignement fait partie. Cette
situation ne permet pas à l’Etat malgache d’avoir des choix, des mesures, des décisions
précisées sur les programmes scolaires adaptés dans son pays.
Résumé
Malgré l’indépendance, la Première République malgache ne parvient pas à imposer la
langue officielle dans le fonctionnement de son administration et plus particulièrement dans
l’organisation et le développement de l’enseignement. Le français restait la langue
d’enseignement dont les manuels scolaires sont tous édités en français, les instructions sont en
français et même, le personnel enseignement est formé à la française. Pendant cette période,
les instituteurs travaillaient dans de bonne condition, et faisant partis des personnes les plus
respectées par la société. Grâce à la participation des techniciens étrangers dans la formation
des enseignants, l’amélioration qualitative et quantitative des infrastructures scolaires avec les
outils ou matériels didactiques la fonction d’enseignement est développée.
Ce système élitiste a été totalement remis en question par les événements de 1972
B. La restructuration du système éducatif de 1972 à 1975, période de transition
Des professeurs, des assistants techniques sont partis suite à la rupture des accords de
coopération franco-malgache qui a favorisé l’intégration progressive des cadres malgaches
dans l’administration scolaire, leur participation dans l’organisation et la profession
d’enseignement. Les chefs d’établissements étrangers furent remplacés par des malgaches.
Pour soutenir les écoles publiques, le Général Ramanantsoa fit appel à la contribution des
parents d’’élèves. La grande partie des Malgache, ressentaient la présence dominante des
français, sa forte pression dans le fonctionnement de l’administration de l’enseignement
malgache. Les étudiants malgaches reclament de l’enseignement efficace, adapté aux réalités
de la nation sans engagement avec la France. L’objectif fondamental est d’adapter les
programmes et les méthodes d’enseignement, aux réalités malgaches. Les programmes
scolaire demeuraient inchangés les changements du système éducatif n’étaient pas effectifs.
Depuis 1973, une seule catégorie d’établissement forme les enseignants du primaire : c’est le
centre de pédagogique. Chaque centre repartit en première et deuxième année. Par contrainte
budgétaire, un centre ne fonctionne qu’avec cinquante stagiaires environ pour l’ensemble des
deux années. Cela signifié qu’au lieu de produire cinq cent nouveaux instituteurs par an, ils
n’en fournissent que deux cent cinquante environ : un chiffre qui pèse déjà lourd sur le budget
à louer au paiement des salaires des instituteurs des catégories « C ». D’où le recours au
recrutement des volontaires au service national.
Les autres catégories du personnel enseignant sont ceux qu’on recrute à titre de volontaires ou
appelés du service national hors des forces armées. Ils sont titulaires du BEPC, du CAE.
Après leur recrutement, ils sont affectés directement sur le terrain. Leur salaire équivaut à un
tiers de la solde de ceux qui sortent des centres de formation. Pendant la transition, le
gouvernement était pressé pour former les encadreurs, inspecteurs de l’enseignement primaire
et les conseillers pédagogiques afin de remplacer les étrangers.
L’application du bilinguisme français – malgache au niveau du primaire ne favorise
pas la maîtrise effective des deux langues. Les difficultés sont amplifiées par l’inégalité des
manuels appropriés.
II. Le système éducatif de la Deuxième République, de 1975 jusqu’en 1991
Dans l’histoire du champ éducatif malgache, la décentralisation a déjà fait l’objet d’une
réforme engagée au temps de la Deuxième République. Le président Didier Ratsiraka était au
pouvoir, et il lançait dans le « Livre Rouge » sa nouvelle politique éducative basée sur les
revendications des étudiants de 1972. La loi d’orientation n° 78-040 détermine la mise en
place d’un nouveau système éducatif conforme aux revendications des étudiants des années
1972 basées sur les dispositions de la charte de la révolution socialiste malgache.
Organisation du système scolaire
Le niveau I ou « éducation de base » situé au niveau du fokontany a pour durer cinq
ans. Sa préoccupation majeure est d’éveiller l’intelligence de l’enfant à la connaissance
pratique des réalités locales régionales et nationales. L’éducation de base a une durée de cinq
ans et l’âge scolaire est de six ans. Les classes existantes étaient mixte et comme suit : T1, T2,
T3, T4, et T5. Le T5 prépare les élèves au certificat d’étude primaires et à l’examen d’entrée
en classe de 6ème. La durée de l’année scolaire est de neuf mois pour chaque classe et repartie
en trois trimestres. A la fin de chaque trimestre, les élèves étaient évaluées et étaient dotés de
note. Ces trois notes permettaient aux élèves d’admirer en classe supérieure.
L’objectif
Conformément au « Livre Rouge », la loi N° 78-040 à l’objectif final d’instaurer d’un
système d’enseignement gratuit pour tous, à tous les niveaux et dont la charge sera supportée
par la nation tout entière ; l’objectif de la République Démocratique de Madagascar est
d’enraciner définitivement l’enfant dans la perception concrète des réalités, basées sur
l’évolution ultérieure de ces études.
Les programmes scolaires :
L’Etat malgache à instaurer un nouveau cadre pour l’élaboration des programmes
scolaire, c’est ainsi que le bureau d’étude des programmes (BEP), l’organe technique
d’élaboration des programmes (OTEP) et la commission nationale d’étude des programmes
(CNEP) ont été instauré pendant la période transitoire du 1972 à 1975. La malgachisation
consiste primordialement à l’adaptation des programmes scolaires aux réalités nationales.
Ainsi les travaux à faire consistent prioritairement à la réorientation de toutes disciplines
scolaires, matières à enseigner, ouvrages ou manuels pédagogiques en malgache.
Ainsi les travaux à faire consistent prioritairement à la réorientation de toutes disciplines
scolaires, matières à enseigner, ouvrages ou manuels pédagogiques en malgache.
Approche pédagogique
La méthode adoptée était le Programme Par Objectif (PPO). Les caractéristiques des
méthodes nouvelles vont alors à l’encontre de la traditionnelle.
Langue d’enseignement
Le plan énoncé du « Livre-Rouge » tient compte l’emploi du « Malgache officiel ou
malgache dans ses variantes régionales » jusqu’à la mise au point du malgache commun. Pour
réaliser la malgachisation un calendrier déterminé par voie règlementaire met en place les
structures permettant la rationalisation et la rentabilisation des efforts de recherche. Les
commissions spécialisées pour la malgachisation des termes techniques et de toute discipline
ont été placées. L’école primaire et l’école secondaire changent de nouveau la langue
d’enseignement et abandonnent le français. La traduction des termes appropriés était marquée
par le changement radical de toutes appellations des disciplines scolaires françaises en
malgache : « Kajy » pour le calcul, « fahalalana tsotsotra » pour les connaissances usuelles. A
cet époque, l’école primaire ou éducation de base est appelé : « sekoly fanabeazana fototra ou
SFF ».
Formation des enseignants
Les difficultés rencontrées par le régime précédent, la cherté du coût de la formation
répercutent à des changements radicaux du système de formation des enseignants. Faute de
moyens les créations de la Première République sont abandonnées. Les différents centre de
formation pédagogique sont abandonnées : Centre Pédagogique du Premier Cycle Primaire, et
Centre Pédagogique du Second Cycle Primaire, l’Ecole normale d’instituteurs, l’institut
pédagogique. Le nouveau système de formation a pour objectif de préparer : des formateurs
capables d’initier des étudiants à la vie active, à la production et les intégrer dans la lutte pour
l’édification d’une nouvelle société socialiste. Des jeunes titulaires du BEPC, sans emploi et
ne continue plus leur études seront recrutés pour servir l’enseignement avec une formation
continue pendant 24 mois, la durée du service. Cette mobilisation générale nécessite des
moyens efficaces sur le plan humain et matériel. La formation procurée consiste plus
particulièrement à donner aux nouveaux enseignants toutes stratégies possible pour
promouvoir un enseignement de qualité, efficace, conforme aux objectifs tenus de la
République Démocratique Malgache dans le sens du progrès de la révolution.
Avantages de la décentralisation
La démocratisation de l’enseignement consiste à donner à tout enfant malgache la
même chance d’accéder au savoir, de recevoir un enseignement de base, de s’instruire et de
s’informer selon leurs aptitudes aussi bien en ville qu’à la campagne. Les villages scolaires
consistent à dispenser aux enfants des villages les mêmes chances de poursuivre leurs études.
Les cantines scolaires sont installées pour faire face aux obstacles à la scolarisation complète
causés par l’éloignement ou autres difficultés socio-économique.
L’évolution quantitative était satisfaisante et le système de décentralisation de l’enseignement
atteint en grande partie son objectif. Le plan, élaboré par la révolution socialiste était louable
mais les difficultés persistent.
Faiblesse de la décentralisation et de la malgachisation
Faute de crédit et de budget, l’Etat ne parvient pas à construire des bâtiments scolaires.
La construction des infrastructures scolaire primaire et secondaire appartenait à collectivités
décentralisées et le fonctionnement des écoles était financé par les parents d’élèves. Les salles
de classes ne sont pas aux normes et moins équipées ; la motivation des enseignants est
presque absente. Ils sont mal payés, le non maitrise et le manque d’encadrement pédagogique
entraîne la dégradation du système éducatif. Les matériels didactiques, des manuels ou des
ouvrages pédagogiques sont insuffisants. La malgachisation a creusé davantage le fossé qui
sépare les élites urbaines de l’immense majorité de la population qui n’a jamais cessé de
s’exprimer en malgaches. La priorité de l’Etat ne plaçait dans le cadre de renforcement
quantitatif du nombre d’enseignants non fonctionnaire sans prévoir les conséquences néfastes
provoquées par l’insuffisance de la formation des enseignants. Il est évident que la qualité de
l’enseignement primaire restait médiocre.
A partir de 1982, l’Etat malgache doit renouer avec l’ouest et accepter l’engagement, des
négociations proposées par les institutions internationales dans le cadre politique d’ajustement
structurel. Il s’agit des reformes très importants élaborées en fonction du « Plan d’Ajustement
Structurel », initié par le Fond Monétaire International et financé par les différentes projets
soutenus par les grandes bailleurs de fonds internationaux. Pour restructurer le système
éducatifs, l’Etat prendrait l’initiative de renouveler les conditions prioritaires pour valoriser
l’enseignement en adoptant une nouvelle politique d’ouverture et de réajustement dans le
cadre du programme d’ajustement structurel. L’action menée par la banque mondiale et le
FMI pour combattre la pauvreté et à améliorer le système éducatif reposent sur la mise en
œuvre des investissements destinés à l’éducation. L’objectif principal du programme national
pour l’amélioration de l’enseignement première phase (PNAE 1) est de rejeter le système
éducatif de la révolution socialiste et de mettre en place une nouvelle politique dans le cadre
de l’ « universalisation de l’enseignement primaire ». Les stratégies adoptées sont centrées sur
l’élève et basées sur l’école par le biais de la démarche ascendante. Le crédit pour le
renforcement du système éducatif (CRESED) phase I a été mis en œuvre en 1990 consacré
dans le secteur de l’éducation dans l’enseignement primaire. La remise en cause et la mise en
œuvre de la nouvelle approche pédagogique étaient entre les mains du projet CRESED. Le
programme de formation d’enseignant reste obscur.
Faute de moyens, l’insuffisance des études préalables, la maladresse dans la réalisation des
différents programmes énoncés, les objectifs ne sont plus atteints et largement contestés. Cette
maladresse favorise le retour brusquement de situation de dépendance dans tous les domaines
de développement.
III. Le système éducatif de la Troisième République.
A. La III e République :
Première partie :
A la fin de la Deuxième République, en 1991, lasse des gargarismes idéologiques
progressistes et sociologiques de cette période, l’opinion des Malgaches en matière
d’éducation voulait couper court à toute forme d’idéologie pour marquer une orientation vers
un libéralisme culturel. La loi d’orientation N° 94-033 défend le droit de toute personne à
l’éducation et à la formation.
Organisation du système éducatif
L’enseignement primaire est procuré dans les écoles primaires ou élémentaires
publiques et privées. L’âge scolaire est de six ans. Le niveau primaire dure cinq ans. La
formation élémentaire se traduit par des apprentissages effectifs et assurent l’acquisition
cohérente des instruments fondamentaux de la connaissance à commencer par la lecture,
l’écriture et le calcul. A la fin de l’étude primaire, les élèves sont sanctionnés par un diplôme
CEPE. Après, ils ont le choix entre le collège d’enseignement général et le centre de
formation professionnelle.
L’objectif
L’objectif de cette loi est de favoriser l’épanouissement physique, intellectuel, moral
et artistique de la personnalité de l’individu dans la pleine jouissance de sa liberté.
Les programmes scolaires
L’organisation du nouveau programme est inspirée du programme scolaire français.
Dans l’enseignement primaire, le retour de l’enseignement en français s’est effectué
lentement. L’enseignement demeure en grande partie en malgache ainsi que les disciplines
procurées, sauf le français.
Approche pédagogique
Le programme CRESED I suspendu en 1991 reprend sa place. La mise en œuvre des
PNAE phase I de 1989 – 1990 s’est développée en 1995 avec la collaboration des différents
partenaires dans le cadre de la mise en application du « contrat-programme ». On a adopté la
Pédagogie Par Objectif (PPO).
Langue d’enseignement
Dans le cadre de l’universalisation de l’enseignement, la réorganisation fondamentale
de la langue d’enseignement fait partie de la préoccupation primordiale exigée, d’où le retour
à la langue française. Le français redevient la langue d’enseignement dans la grande partie des
disciplines à partir de la rentrée scolaire 1990 – 1991. Le malgache n’est utilisé que dans
l’enseignement de la malagasy, de la morale, de l’instruction civique et l’histoire de
Madagascar.
Manuels :
L’introduction de la pédagogie par objectif comme méthode pédagogique dans les
écoles primaires s’est faite par le biais de la production des manuels pédagogiques
« Garabola, Haivola, Rosovola, Kingavola et Tongavola » afin d’éviter de se contenter des
vieux manuels français.
Formation d’enseignants :
Conscient de la dégradation de l’enseignement, le gel du recrutement est maintenu et
la formation continue fait sont entrée dans le dispositif de formation des maîtres. L’essentiel
était de renforcer les compétences des instituteurs qui ont évolué dans la malgachisation et qui
sont désormais amenés à enseigner de nouveau en français.
8- Avantages du système éducatif :
Ce système de décentralisation de l’enseignement de la troisième république malgache
permet à l’amélioration qualitative et quantitative des outils scolaires entrainant la hausse du
taux de scolarisation.
9- Faiblesse du système éducatif
Les acquis scolaires restaient trop théoriques ainsi trop difficiles pour être utilisé dans
les organisations de la vie quotidienne. L’école n’a aucun intérêt pour tous. Elle sujette à
l’échec scolaire, au redoublement, à l’abandon et à la déperdition scolaire.
La pédagogie par objectif est considérée comme saucissonnage pédagogique puisqu’il
y aurait émiettement, fragmentation et parcellarisation de la démarche intellectuelle de
l’apprenant.
B. La III eme République deuxième partie :
L’année 1994 -1995 ne constituait qu’un début de la mise en œuvre du contrat
programme. Elle ne reprendra qu’à partir de 1999 lors de quatrième mandat du Président
Didier Ratsiraka. Le projet prioritaire à cours terme consiste à la généralisation de l’accès à un
enseignement de base de qualité raisonnable se percute ensuite au niveau de développement
des autres niveaux. Au niveau de l’enseignement primaire, les défis lancés se sont basés sur
l’amélioration et de la rétention des élèves à l’école primaire et la réduction du taux de
redoublements. A partir de 1999, l’effort a été porté sur l’amélioration qualitative de
l’enseignement et les résultats d’apprentissage. Le rôle prioritaire des parents d’éduquer leurs
enfants. Ils peuvent également constituer des mains d’œuvre dans la constitution des
bâtiments, à l’embellissement du domaine scolaire, sur le plan financier avec la rémunération
des enseignants FRAM. Et finalement, les projets se sont également chargés des luttes contre
l’absentéisme, la réduction du taux des élèves non-scolarisés en recensant les enfants d’âge
scolaire et de sensibiliser leurs parents.
C. La III eme République troisième partie :
Depuis 2001, une étude sur le fonctionnement de l’enseignement a été réalisée par le
gouvernement malgache et la banque mondiale. L’analyse de la situation a fourni un
diagnostic détaille du système éducatif dans son ensemble et identifie les principaux obstacles
qui freinent le développement de l’éducation afin de ressortir les principaux défis auxquels le
système éducatif doit faire face. Le plus important pour l’éducation c’est d’assurer une
éducation primaire universelle pour tous. Tous les enfants doivent terminer l’école primaire
en 2015. Pour atteindre l’objectif du Millénaire pour le Développement, la réorganisation de
la politique éducative est incontournable. Les premières années du 21 e Siècle sont marquées
par la relance des objectifs de la scolarisation pour tous en vue de lutter contre la pauvreté. Le
nouveau programme a été lancé lors de la conférence de Jomtier avec 155 pays participants
dont Madagascar fait partie.
Organisation du système scolaire :
En 2006,le Madagascar Action Plan allonge la durée du primaire à sept ans dont la
durée de l’éducation fondamentale du niveau I ; cycle primaire est de cinq à sept ans,
l’éducation fondamentale du niveau II cycle collège est de 4 ans à 3 ans et l’enseignement
secondaire au niveau du Lycée de 3 à 2 ans. L’allongement de la durée du primaire à 7 ans
provoque le rétrécissement du cycle collège à 3 ans et du lycée à 2 ans. On parle du système
7-3-2. Avec ce système, tous les élèves du primaire du 11 ème au 5ème devraient étudier dans un
même établissement scolaire.
L’objectif :
Elle a pour objectif généraux de réduire le taux de redoublement et d’abandon, de
réduire les disparités entre ville et campagne, entre fort et faible, de donner un sens à
l’apprentissage en montrant à l’élève l’utilité dans la vie pratique de tout ce qu’il a appris à
l’école, de permettre à l’élève d’intégrer les acquis scolaires en vue de résoudre les problèmes
inhérents à la vie quotidienne ou les utiliser efficacement en cas de besoin et de pouvoir
évaluer l’élève sur sa capacité à s’améliorer à partir de ce qu’il sait.
Les programmes scolaires :
Aucun changement n’a été aux principaux éléments du curriculum. Les mêmes
disciplines ont été reprises avec les mêmes contenus académiques publics. Les programmes
scolaires tracés par la première république restent encore appliquer jusqu’en 2003. Avec la
dernière réforme, spécifiée par la mise en œuvre de l’APC ou l’Approche par les
compétences ». Le programme en vigueur n’a fait l’objet qu’une réécriture des programmes
des années 1990. Or ce programme est surchargé : il concerne 11 à 13 matières.
Approche pédagogique :
L’Etat malgache a décidé d’introduire dans son système éducatif la reforme
pédagogique au niveau de l’enseignement primaire. C’est l’APC ou « l’approche par les
compétences » ou « l’approche par compétence » ou encore « la pédagogie de l’intégration »
il s’agit d’une pédagogie innovante sur la résolution des situations problèmes significatives.
Langue d’enseignement :
L’enseignement est bilingue : français et malgache mais simultanément est introduit
l’idée d’une troisième langue officielle avec la complexification que cela entraîne au niveau
même de son application. C’est la langue anglaise
Manuels :
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’APC : la réforme du programme scolaire
insiste davantage sur l’appropriation intense des matériaux didactiques en rapport avec le
curriculum. Des manuels scolaires sont édités en malgache et en français, la « serie vola »
pour le bon fonctionnement de la lecture dans l’enseignement fondamentale. Des nouveaux
manuels de calcul de géographie et de connaissances usuelles ont été également distribués,
9 900 000 cahiers de situations ont été commandés et 3 705 000 manuels bilingues ont été
distribués pour la cours élémentaires (CE).
Formation d’enseignants :
La formation pédagogique pour les enseignants « sémi-spécialisé » est effectué au
niveau du centre régional de l’institut national de formation pédagogique en 2007. Les
enseignants « semi-spécialisés » sont repartis en trois « semi-spécialités », une première qui
assurera l’enseignement du malagasy et des sciences sociales. Une deuxième spécialisée dans
l’enseignement des sciences mathématiques et technologie et une troisième en langues
(français et anglais).
Avantages du système éducatif :
L’APC réduit la dépense de l’Etat parce qu’elle procure à la continuité de l’étude par
la diminution du taux de redoublement. Pour les nouveaux entrants, l’Etat programme chaque
année une distribution de Kits scolaire. L’allongement du primaire à sept ans va permettre à
l’enfant d’avoir l’opportunité de rester à l’école jusqu’à ses premières années d’adolescence et
lui permettra aussi de renforcer ses compétences en matière de sante et de valeur civique, des
compétences qui sont importantes pour assurer la cohésion sociale et le développement en
général. L’APC facilite le travail des enseignants parce que le curriculum est beaucoup plus
détaillé par rapport au programme officiel. Pas de droit d’inscription.
Faiblesse du système éducatif :
Insuffisance des enseignants et des salles de classes. Les horaires fixés pour les élèves
de primaire sont très limités. Une partie des élèves étudient seulement le matin ou seulement
le soir pendant une semaine et vice versa à cause de l’insuffisance des salles de classes.
L’inefficacité de l’Education pour tous trouve également des explications dans des
niveaux de vie de la population et l’insuffisance des infrastructures scolaires. Quand l’école
est loin de la zone d’habitation, seulement 67% des plus pauvres y accèdent. Le manque des
outils didactiques, l’absentéisme des enseignants, l’absence d’un mécanisme de suivi régulier
des acquis des élèves détériorent l’efficacité de l’éducation pour tous. L’enseignement set
demeure trop théorique et les élèves sont restés non opérationnels faces aux difficultés des
différentes situations. Le fait de se baser sur l’objectif ; redoublement zéro, la zone
administrative pédagogique concours à ce résultat sans tenir compte le niveau générale des
élèves.
Il est donc évident de constater que malgré la restructuration lancée par l’éducation
pour tous les problèmes fondamentaux régissant le système éducatif persistent davantage. Le
non maîtrise des stratégies de mise en œuvre détériore l’efficacité du système. De même la
majorité de la population ne comprend même pas les objectifs prioritaires énoncés par le plan.
C’est pourquoi le nouveau sytèle basé sur la mise en application du système 7-3-2 était
largement critiquée par différentes entités politiques avec la grande partie de la population. La
faiblesse de la détérioration des acquis scolaires depuis 2005 s’expliquent par différentes
facteurs : un environnement physique inadapté et une infrastructure insuffisant, un temps
d’apprentissage insuffisante mais surtout un manque de compétence du corps enseignant ainsi
qu’une stratégie pédagogique confuse liée à une insuffisance flagrante de matériel didactique.
L’insuffisance d’enseignant qualifié est aggravée par un manque d’encadrement de proximité.
La reforme prévu dans le plan Education pour tous (EPT) 2008 visant à allonger le
cycle primaire de 5 à 7ans mais n’a pratiquement pas été appliqué.
D. La III e République quatrième partie ou transition :
En 2009, les mouvements favorables à la mise en place de la IV e République ont
sonné le glas du régime précédent et ont préconise en matière d’enseignement. Après
l’expérience peu convaincante de l’APC, une approche pédagogique est appliquée. Les
enseignants semi-spécialisés formés au CRINFP ont déjà initié cette approche en 2008.
Organisation du système éducatif :
L’éducation fondamentale est dispensée sur une durée de neuf ans et accueille les
enfants à partir de l’âge de six ans.
- L’éducation fondamentale du premier cycle (EF1) de cinq ans
- L’éducation fondamentale du second cycle (EF2) de quatre ans
L’objectif :
Les objectifs généraux de l’approche par les situations sont les changements de
comportement en vue de transformer le milieu, la construction de compétences en action en
situation à partir de traitement de situation réelles, le développement socio-économique et
culturel durable sans impact négatif pour les futurs générations.
Enseigner en faisant apprendre à apprendre tout au long de la vie, apprendre à
entreprendre.
Les programmes scolaires :
Les programmes scolaires de l’APC sont maintenus.
Approche pédagogique :
Approche par les situations (APS)
C’est une approche pédagogique basée sur le traitement de situations réelles à
problème. Cybernétique et traditionnelle.
Langue d’enseignement :
La langue d’enseignement est bilingues (français et malgache)
Manuels :
Série vola, nouveaux manuels, cahier de situation...
Formation d’enseignant :
La formation des enseignants a été entièrement assurée par l’INFP avec des ateliers de
travailles regroupant tous les enseignants de l’INFP avec l’appui de la coopération française.
Le recrutement des enseignants « sémi-spécialisés » s’effectuait par voie de concours pour les
nouveaux bacheliers, et sur demande et examen de dossiers pour les enseignants bacheliers
fonctionnaires ou FRAM, issu des collèges et des EPP. Ils ont été répartis en trois catégories ;
les enseignants fonctionnaires ou FRAM des CEG (EF 2), les enseignants fonctionnaires ou
FRAM des EPP et les nouveaux bacheliers. Cette catégorisation a été faite dans le but de faire
une différenciation dans les modalités et les dispositifs de formation.
En guise de conclusion, le programme scolaire n’est pas effectivement changé, le
français prédomine davantage la langue d’enseignement, l’autonomie du système éducative
est contesté. Avec la mobilisation de l’approche pédagogique, le système de formation des
enseignants s’est améliorer, mais la qualité de l’enseignement reste faible. La méthode
traditionnelle persiste et constitue la réserve quotidienne des pratiques enseignantes.
L’enseignement n’a plus une indépendance mais sous la domination du politique politicien.
L’éducation et l’enseignement ne doivent pas être des simples outils pour demander des fonds
venant du bailleurs étrangers à chaque changement politique ou de régime du pays si l’on veut
avancer et le faire développer vraiment. Le régime actuel est actuellement en train d’élaborer
le Plan Sectoriel d’Education (PSE), qui sera projeté et appliqué en 2020. Et cela a encore un
avenir incertain car on ne sait pas s’il verra le jour puisque le régime qui va succéder va le
mettre en compte ou pas.
BIBLIOGRAPHIE et WEBOGRAPHIE
Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique :
Centre de documentation
Legislation
« Méthodes générales d’enseignement dans le primaire à Madagascar de 1960 à 2014»
de Samuel ANDRIAR
Système éducatif moderne à Madagascar de Velomihanta Ranaivo. Maitre de
conférences, université d’Antananarivo, présidente du comité préparatoire LMD ENS
[Link]