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Note Presentation PASEC

Le Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux Risques Climatiques (PASEC) vise à renforcer la résilience et la productivité agricole au Niger face aux impacts du changement climatique, en s'inscrivant dans le cadre de l'initiative 3N et du Plan d’Actions pour la Gestion des Risques Agricoles. Financé par la Banque mondiale et d'autres partenaires, le projet se concentre sur 60 communes vulnérables, mettant en œuvre des interventions telles que l'amélioration des semences, l'irrigation et l'agroforesterie. Les bénéficiaires incluent des agriculteurs, éleveurs et groupes vulnérables, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes.

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Note Presentation PASEC

Le Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux Risques Climatiques (PASEC) vise à renforcer la résilience et la productivité agricole au Niger face aux impacts du changement climatique, en s'inscrivant dans le cadre de l'initiative 3N et du Plan d’Actions pour la Gestion des Risques Agricoles. Financé par la Banque mondiale et d'autres partenaires, le projet se concentre sur 60 communes vulnérables, mettant en œuvre des interventions telles que l'amélioration des semences, l'irrigation et l'agroforesterie. Les bénéficiaires incluent des agriculteurs, éleveurs et groupes vulnérables, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes.

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Réseau National des Chambres d'Agriculture du Niger

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Note information / projet

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Risques Climatiques (PASEC)

Avertissement : Les éléments contenus dans cette note ont été rassemblés par le RECA. Cette note
n’est pas le contenu officiel du PASEC. Seul le document officiel en anglais « PROJECT APPRAISAL
DOCUMENT / CLIMATE-SMART AGRICULTURE SUPPORT PROJECT » a une valeur juridique.
Ce document est disponible sur le site du RECA. Il est également proposé une version en français
« non officielle » de ce document. Cette version est globalement conforme mais peut contenir des
imprécisions ou des erreurs de traduction. Là encore seul le document officiel en anglais fait foi.

Le Projet d’Appui à l’Agriculture1 Sensible aux Risques


Climatiques (PASEC) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre
de l’initiative 3N et plus particulièrement du Plan d’Actions pour
la Gestion des Risques Agricoles (PAGRA) élaboré en juin 2014
avec le soutien de la Banque Mondiale. Son démarrage est
prévu en 2017.

Le Projet est placé sous la tutelle du Ministre de l’Agriculture et


de l’Elevage.

Le PASEC est en conformité avec les engagements du Niger pour une croissance agricole durable
telle que définie dans le Programme détaillé de développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA)
et ECOWAS Agricultural Policy (ECOWAP). Ses actions s’inscrivent aussi dans le cadre de la
réalisation des objectifs de l’Alliance mondiale pour une agriculture climato-intelligente (Climate
Smart Agriculture) dont le Niger est un des membres fondateurs.

L’agriculture intelligente face au climat (AIC)


L'agriculture intelligente face au climat est un concept de développement agricole qui tient compte
du changement climatique et contribue à la réalisation des objectifs de développement durable. Elle
intègre les trois dimensions du développement durable (économique, social et environnemental) en
s'attaquant à la fois aux défis de la sécurité alimentaire et du changement climatique. Elle repose
trois piliers principaux :
 l'augmentation durable de la productivité et des revenus agricoles ;
 l'adaptation et le renforcement de la résilience face aux impacts du changement climatique ;
 et la réduction et/ou l'élimination des émissions de gaz à effet de serre où cela est possible.
L'AIC n'est pas une technologie ou une pratique agricole spécifique qui peut être appliquée de
manière universelle, mais plutôt une démarche visant un « triple-gain ». Il s'agit d'une approche qui
exige des évaluations spécifiques au site pour identifier les bonnes technologies et pratiques

1
Par Agriculture, il faut entendre les productions végétales, animales, forestières et halieutiques.
1
intégrées de production agricole et qui pourrait donner lieu aux trois gains que sont l'augmentation
de la productivité, le renforcement de la résilience, et la réduction des émissions.
Un élément clé est l'approche intégrée du paysage, qui s'aligne sur les principes de la gestion des
écosystèmes et de l'utilisation durable des terres et de l'eau.

Le contexte spécifique du Niger exige de mettre l'accent sur deux des trois gains de l'AIC, à savoir la
productivité et la résilience. L'atténuation reste un objectif à remplir essentiellement comme avantage
connexe. Dans un contexte de ressources alimentaires limitées, l'atténuation est assurée par les
changements apportés aux technologies et pratiques de gestion qui permettent de réduire l'intensité
des émissions de GES par unité de produit, tout en augmentant la productivité et en renforçant la
résilience.

Le PASEC est financé par la Banque mondiale et l’Etat du Niger. La Millennium Challenge
Corporation (MCC) du gouvernement des États-Unis participera au cofinancement du PASEC.

La zone d’intervention du projet


La zone d'intervention du projet couvre les régions de Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéry, Zinder
et Diffa.

Les activités du projet seront concentrées dans 60 communes situées dans la zone bioclimatique se
trouvant entre 400 mm et 600 mm et reconnues pour leur forte vulnérabilité à l'insécurité alimentaire
due à la sécheresse fréquente et à la variabilité des précipitations, mais présentant des potentialités
d'accroissement de la productivité agricole.

Ces communes couvrent 4 % du territoire et abritent 3,9 millions d'habitants (23 % de la population
totale du Niger) répartis au sein de plus de 520.000 ménages (dont 86 % de ruraux). Le financement
de l'IDA (Banque Mondiale) couvrira 44 communes tandis que la MCC fournira un financement
parallèle pour soutenir les investissements à réaliser dans 16 autres communes.

Les systèmes agropastoraux mixtes dominent la production alimentaire au Niger. Si la partie


septentrionale du Niger est dominée par les systèmes pastoraux, les systèmes agropastoraux mixtes
sont prédominants dans la ceinture du sud, en dessous de l’isohyète de 400 mm de pluviométrie. Ces
systèmes assurent la majeure partie de la production alimentaire du pays, accueillant environ les deux
tiers de la population de ruminants du Niger, et produisant plus de 80 % du mil et du sorgho. La
production agricole est généralement destinée à assurer la sécurité alimentaire des ménages, mais la
majorité des ménages vend sa production agricole après la récolte pour avoir l’argent dont elle tant
besoin et beaucoup sont ceux qui rachètent des aliments pendant la période de soudure.
L’association agriculture-élevage permet une utilisation rationnelle des ressources naturelles grâce
au cycle des nutriments et de l’énergie qui opère dans le système, réduisant ainsi la dépendance à
l’égard des engrais minéraux, de la mécanisation et des aliments pour animaux importés. Les
systèmes mixtes offrent également des possibilités de diversification des revenus et d’atténuation des
risques agricoles.

Dans chaque commune, le projet interviendra dans certaines grappes de villages qui seront identifiés
sur la base de la vulnérabilité aux risques climatiques, du potentiel d'irrigation et du potentiel
d'amélioration du secteur agricole.

Les zones de concentration des investissements dans chaque commune ou groupe de communes
seront identifiées suivant une approche participative et sur la base des plans d'investissement

2
communaux pour une agriculture intelligente face au climat qui seront élaborés à partir du Plan de
développement communal (PDC).

Dans la zone ciblée, le projet favorisera la gestion durable du paysage avec des interventions
coordonnées à des échelles spatiales (communes) qui permettent d'essayer d'optimiser les interactions
entre un ensemble de types de couvert terrestre, d'institutions et d'activités. La gestion durable du
paysage permettra : i) d'optimiser la gestion des différentes activités en fonction des ressources
naturelles (agriculture, élevage, sylviculture) ; ii) de prendre en compte l'environnement extérieur
(contexte de la décentralisation, politiques, règlementations, marchés, etc.) qui pourrait modifier la
relation entre les parties prenantes ; et iii) d'encourager les consultations inclusives des parties
prenantes pour maintenir et améliorer les services qu'elles fournissent.

Les bénéficiaires du projet


Les bénéficiaires directs seront des agriculteurs, agropasteurs, agro-irrigants, éleveurs et les ménages
exploitant les ressources forestières et hydriques. Une attention particulière sera accordée aux
femmes, aux jeunes et aux groupes vulnérables. Ils représenteront au moins 50% des bénéficiaires.

Les bénéficiaires indirects seront les services techniques de l’administration publique du


développement rural, les services Communaux, les Institutions de Recherche, les services privés
d’appui-conseil aux producteurs, les organisations paysannes, les institutions financières, les
dispositifs nationaux de production ou de diffusion d’informations sur le climat et autres facteurs de
risques agricoles, les entreprises et multiplicateurs de semences, les microentreprises rurales, etc.

Type d’interventions du PASEC


Pour l’atteinte de ses objectifs, le projet a retenu de mettre en œuvre des interventions qui vont : (i)
améliorer le taux d’utilisation des semences sélectionnées, (ii) accroître le nombre d’exploitants
utilisant l’irrigation, (iii) accroitre l’utilisation des techniques d’agroforesterie et d’agriculture de
conservation pour minimiser les risques climatiques et d’insécurité alimentaire, (iv) promouvoir la
récupération des terres agro-sylvo-pastorales dégradées, (v) aménager des bassins versants et protéger
les sources d’eau utilisées pour l’irrigation.

Parallèlement, le PASEC va accroitre les capacités des collectivités territoriales, des organisations de
producteurs, des systèmes nationaux d’information, des prestataires de service en conseil agricole et
rural et des institutions financières à fournir des biens et services répondant aux attentes des
communautés et des producteurs agricoles.

Organisation / Composantes du PASEC


Le PASEC est structuré en 4 composantes.
- La première porte sur les investissements pour la mise à l’échelle de bonnes pratiques AIC à
travers des subventions aux Communes pour des sous-projets AIC et des subventions et du
crédit aux entreprises agricoles s’engageant dans l’AIC et l’économie des filières.
- La seconde composante vise à renforcer les capacités des institutions et des services nationaux
jouant un rôle dans le transfert de technologie, l’appui-conseil ou la diffusion d’informations
agricoles.
- La troisième concerne la contribution que le PASEC pourrait apporter lorsqu’une situation
d’urgence est déclarée et la dernière, la coordination, la gestion et le suivi-évaluation du projet.

3
Composante 1 – Investissements pour l’AIC

L’objectif de la composante est de favoriser l’application à grande échelle des techniques et


technologies AIC en facilitant l’accès des Communes, des organisations paysannes ou des micro
entreprises rurales à des services et produits financiers.

L’appui aux Communes se fera sur la base d’un plan d’investissements communal pour l’AIC (PIC-
AIC) qui couvre un ensemble de domaines permettant d’accroître la productivité agro-pastorale,
renforcer la résilience des systèmes de production et des ménages, de réduire les GES tout en
favorisant l’accès au marché et le développement d’une économie des filières. Ce plan découlera du
Plan de Développement Communal (PDC) et tiendra compte des besoins en investissements des
communautés, des organisations paysannes et des micros, petites et moyennes entreprises rurales.

Composante 2 – Accroissement de l’efficacité des structures d’appui à l’AIC

L’objectif de la composante est de créer les conditions d’une dissémination et d’une application à
grande échelle des techniques et technologies d’Agriculture climato-intelligente permettant d’obtenir
un triple gain. La Composante 2 comprendra trois sous-composantes :

 Sous-composante 2.1 « Transfert de technologie en vue d’une application à grande échelle


des bonnes pratiques AIC »
 Sous-composante 2.2 – Amélioration de l’accès à l’information en vue de permettre aux
acteurs de prendre des bonnes décisions en matière d’AIC et d’accès au marché.
 Sous-composante 2.3 – Renforcement des capacités des institutions en vue d’assurer la
réplication, la continuité et la durabilité des bonnes pratiques AIC.

Composante 3 : réponse en cas d’urgence

L’objectif de cette composante est d’offrir un « fonds de contingence » afin de renforcer les capacités
de réponse et de relèvement de l’Etat en cas d’urgence. Elle sera mise en œuvre suivant les
orientations fournies par l’Organe de Coordination du Mécanisme de Réponse Immédiate (MRI), et
ciblera essentiellement la réhabilitation et reconstruction d’infrastructures critiques, et les études
associées au travers du financement de travaux, de biens, fournitures et équipements, et de services
de consultants.
Cette composante n’est dotée d’aucune allocation initiale. Elle a été conçue de manière à offrir la
possibilité de réallouer des fonds en provenance des autres composantes, sans qu’il n’y ait nécessité
de restructurer le projet.

Composante 4 – Coordination, gestion et suivi-évaluation

L’objectif de la composante est d’assurer la planification stratégique et opérationnelle, l’exécution du


projet à temps et en conformité avec l’accord de prêt, le pilotage et la coordination des activités du
PASEC et à appuyer le Ministère de l’Agriculture et ses partenaires dans la mise en œuvre des
activités prévues.

Le document de projet est disponible sur le site du RECA.

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