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Le Président de la République évoque la nécessité de transformation des institutions et des actions à entreprendre suite au mandat clair reçu du peuple français. Il souligne l'importance de l'amour de la patrie et de l'engagement collectif pour répondre aux attentes des citoyens face aux défis actuels. Le discours appelle à une action résolue et réaliste pour restaurer la confiance et faire face aux réalités économiques et sociales.

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Le Président de la République évoque la nécessité de transformation des institutions et des actions à entreprendre suite au mandat clair reçu du peuple français. Il souligne l'importance de l'amour de la patrie et de l'engagement collectif pour répondre aux attentes des citoyens face aux défis actuels. Le discours appelle à une action résolue et réaliste pour restaurer la confiance et faire face aux réalités économiques et sociales.

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En son article 18, la Constitution permet au Président de la République de prendre la parole

devant le
parlement réuni à cet e et en Congrès. Il est des heures qui de cette possibilité font une
nécessité, les heures
que nous vivons sont de celles-là. Le 7 mai dernier, les Français m’ont con é un mandat clair, le
18 juin ils en
ont ampli é la force en élisant à l’Assemblée nationale une large majorité parlementaire. Je veux
aujourd’hui
vous parler du mandat que le peuple nous a donné, des institutions que je veux changer, et des
principes
d’action que j’entends suivre.
Ce sont mille chemins di érents qui nous ont conduits ici, aujourd’hui, vous et moi, animés par le
même désir
de servir et même si ce désir n’a pas le même visage, pas la même forme, même s’il n’emporte
pas les mêmes
conséquences, nous en connaissons vous et moi la source, ce simple amour de la patrie.
Certains font de la
politique depuis longtemps ; pour d’autres au nombre desquels je me range, ça n’est pas le cas.
Vous
soutiendrez ou vous combattrez selon vos convictions le gouvernement que j’ai nommé mais à la
n, nous
savons tous que quelque chose de très profond nous réunit, nous anime, et nous engage. Oui, le
simple amour
de la patrie que celle-ci s’incarne dans la solitude des collines de Haute-Provence ou des
Ardennes, dans la
tristesse des grands ensembles où une partie de notre jeunesse s’abîme, dans la campagne
parfois dure à vivre
et à travailler, dans les déserts industriels mais aussi dans la gaité surprenante des
commencements.
De cet amour, nous tirons tous, je crois, la même impatience qui est une impatience d’agir. Elle
prend parfois
les traits de l’optimisme volontaire, d’autres fois ceux d’une colère sincère, toujours elle découle
de cette même
origine.
Nous avons vous et moi reçu le mandat du peuple ; qu’il nous ait été donné par la Nation entière
ou par les
électeurs d’une circonscription ne change rien à sa force ; qu’il ait été porté par le su rage direct
ou par le
su rage indirect ne change rien à sa nature ; qu’il ait été obtenu voici un certain temps déjà ou
bien récemment
à l’issue d’une campagne où toutes les opinions ont pu s’exprimer dans leur diversité et que vous
incarniez ces
opinions di érentes ici aujourd’hui ne change rien à l’obligation collective qui pèse sur nous.
Cette obligation est celle d’une transformation résolue, et profonde tranchant avec les années
immobiles ou
avec les années agitées toutes aux résultats également décevants, c’est par cette voie que nous
retrouverons ce
qui nous a tant manqué, la con ance en nous, la force nécessaire pour accomplir nos idéaux. Ce
qui nous est
demandé par le peuple, c’est de renouer avec l’esprit de conquête qui l’a fait pour, en n, le
réconcilier avec lui-
même. En vous élisant, dans votre nouveauté radicale à l’Assemblée nationale, le peuple français
a montré son
impatience à l’égard d’un monde politique trop souvent fait de querelles et d’ambitions creuses
où nous avions
vécu jusqu’alors.
C’est aussi à une manière de voir la politique qu’il a donné congé. En accordant leur con ance à
des femmes et
des hommes ici réunis, les Français ont exprimé une impérieuse attente, la volonté d’une
alternance profonde
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et je suis sûr que vous êtes ici tous aussi conscients que moi et je sais bien aussi que les
sénateurs en ont une
pleine conscience bien que leur élection soit plus ancienne, parce qu’ils ont perçu eux si attentifs
par nature aux
mouvements du temps les espoirs nouveaux que l’expression du su rage universel direct a fait
naître.
Etre dèle à ce que le peuple français a voulu suppose donc une certaine forme d’ascèse, une
exigence
renforcée, une dignité particulière et sans doute plus encore aujourd’hui qu’hier. Les mauvaises
habitudes
reviennent vite ; marqués par une époque de cynisme, de découragement, et j’ose le dire de
platitude,
reviennent vite ; marqués par une époque de cynisme, de découragement, et j’ose le dire de
platitude,
nombreux sont ceux encore qui spéculent sur un échec qui justi erait leur scepticisme. Il vous
appartiendra, il
nous appartiendra de les démentir et il nous appartiendra aussi de convaincre tous ceux qui
attendent qui nous
font con ance du bout des lèvres, tous ceux qui n’ont pas voté, tous ceux aussi que la colère et
le dégoût
devant l’ine cacité, notre ine cacité bien souvent ont conduit à des choix extrêmes d’un bord ou
de l’autre de
l’échiquier politique et qui sont des choix dont la France dans sa grandeur comme dans son
bonheur n’a rien à
attendre.
Ce mandat du peuple que nous avons reçu, quel est-il exactement ? Pour le savoir, il faut sortir de
ce climat de
faux procès où le débat public nous a enfermés trop longtemps. Il nous faut retrouver de l’air, de
la sérénité, de
l’allant ; il y faut un e ort parce que ces faux procès sont nombreux.
S’agit-il de réformer le droit du travail pour libérer, dynamiser l’emploi au béné ce d’abord de
ceux qui n’en ont
pas ? On nous dira qu’il s’agit d’adapter la France aux cruautés de l’univers mondialisé ou de
satisfaire aux
diktats de Bruxelles !
S’agit-il de réduire nos dépenses publiques pour éviter à nos enfants de payer le prix de nos
renoncements ?
On nous dira que nous remettons en cause notre modèle social.
S’agit-il de sortir de l’état d’urgence ? On nous dira d’un côté que nous laissons la France sans
défense face au
terrorisme, et de l’autre que nous bradons nos libertés.
Eh bien, rien, rien de tout cela n’est vrai.
Derrière tous ces faux procès, on trouve le même vice, le vice qui empoisonne depuis trop
longtemps le débat
public : le déni de réalité, le refus de voir le réel en face dans sa complexité et ses contraintes ;
l’aveuglement
face à un état d’urgence qui est autant économique et social que sécuritaire.
Là-dessus, j’ai toujours considéré que le peuple français était plus sage et plus avisé que
beaucoup ne le croient.
Si bien que je pense profondément que le mandat que nous avons reçu du peuple est un mandat
à la fois
exigeant et profondément réaliste, et que pour l’accomplir, nous devons nous placer au-delà de la
stérilité de
ces oppositions purement théoriques et qui, si elles garantissent de beaux succès de tribune,
n’apportent rien.
Notre premier devoir est tout à la fois de retrouver le sens et la force d’un projet ambitieux de
transformation de
notre pays et de rester arrimés au réel. De ne rien céder au principe de plaisir, aux mots faciles,
aux illusions
pour regarder en face la réalité de notre pays sous toutes ses formes.
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ffi
ff
ffi
fi
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Ce mandat du peuple français donc, quel est-il ?
C’est d’abord le mandat de la souveraineté de la Nation. C’est de pouvoir disposer de soi-même,
malgré les
contraintes et les dérèglements du monde. Voyons la réalité en face. Les forces de l’aliénation
sont
extrêmement puissantes.
Aliénation à la nouvelle division du travail qui s’esquisse dans un univers en transformation
profonde, où le
numérique recompose des secteurs entiers de l’économie, bouscule des équilibres et des
emplois.
Aliénation à la misère, à la pauvreté, ou même seulement à l’insatisfaction, si nous ne permettons
pas à chacun
de trouver un travail qui lui corresponde, qu’il soit heureux d’accomplir, une place et une dignité
qui soit la
sienne dans la société.
Aliénation à la contrainte nancière, si nous ne rétablissons pas notre budget, si nous ne
réduisons pas notre
dette publique.
Aliénation à la volon
fi

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