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Cours

Le document traite de l'éthique et de la déontologie des affaires, définissant les principes fondamentaux qui régissent les relations contractuelles et professionnelles. Il aborde les conditions de validité des contrats, les effets de ceux-ci, ainsi que les abus de droit et leur impact sur l'équilibre contractuel. Enfin, il souligne l'importance de l'intégrité, de l'indépendance et de la responsabilité dans le cadre professionnel.

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Le document traite de l'éthique et de la déontologie des affaires, définissant les principes fondamentaux qui régissent les relations contractuelles et professionnelles. Il aborde les conditions de validité des contrats, les effets de ceux-ci, ainsi que les abus de droit et leur impact sur l'équilibre contractuel. Enfin, il souligne l'importance de l'intégrité, de l'indépendance et de la responsabilité dans le cadre professionnel.

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L’éthique, de façon générale, c’est un ensemble de règles, de morales et de conduites.

Quant à l’éthique des affaires, ce sont des règles de morale et de conduite liées aux relations
externes des entreprises ou des professionnels indépendants avec leurs clients, fournisseurs, les
pouvoirs publics. Elle concerne aussi les relations internes entre les personnes, c-à-d le personnel et
les dirigeants dans l’entreprise.

La déontologie c’est l’ensemble des règles et des devoirs régissant une profession.

PARTIE I : FONDEMENTS DE L’ETHIQUE ET DE LA DEONTOLOGIE DES AFFAIRES

Chapitre I : Le respect des principes de droit commun

Section 1 : Les règles générales du contrat

Article 1108 : Quatre conditions sont essentielles pour la validité d'une convention : le consentement
de la partie qui s'oblige ; sa capacité de contracter ; un objet certain qui forme la matière de
l'engagement ; une cause licite dans l'obligation.

Paragraphe 1 : Les éléments constitutifs du contrat

• Le consentement de la partie qui s'oblige ;

• Sa capacité de contracter ;

• Un objet certain qui forme la matière de l'engagement ;

• Une cause licite dans l'obligation.

A. Le consentement

Le consentement doit être libre et éclairé. Autrement dit, le consentement n’est pas valable s’il a été
donné par erreur, par violence ou par dol.

 L’erreur : « L'erreur n'est une cause de nullité de la convention que lorsqu'elle tombe sur la
substance même de la chose qui en est l'objet. » article 1110, alinéa 1.
« Elle n'est point une cause de nullité, lorsqu'elle ne tombe que sur la personne avec laquelle
on a intention de contracter. » article 1110, alinéa 2.

Exemple : Selon l’article 3 de l’Acte Uniforme sur le contrat de transport de marchandises par routes,
Le contrat de transport de marchandise existe dès que le donneur d’ordre et le transporteur sont
d’accord pour le déplacement d’une marchandise moyennant un prix convenu.

Il en résulte que les éléments substantiels de ce contrat sont le prix et les moyens de transport. Par
conséquent une erreur sur ses éléments entraine la nullité du contrat.

Exemple du contrat de vente : Selon l’article 1583 du code civil, Elle est parfaite entre les parties et
la propriété est acquise de droit à l'acheteur à l'égard du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose
et du prix, quoique la chose n'ait pas encore été livrée ni le prix payé.
Il en résulte que les éléments substantiels de ce contrat sont la chose et le prix. Par conséquent une
erreur sur ses éléments entraine la nullité du contrat.

L’erreur n’est pas une cause de nullité du contrat si elle concerne la personne avec laquelle on a
l’intention de contracter à moins que la considération de cette personne ne soit la cause principale
de la convention.

Exemple du contrat de travail : Selon l’article 14.1 du code de travail, le contrat de travail est un
accord de volontés par lequel une personne physique s’engage à mettre son activité professionnelle
sous la direction et l’autorité d’une autre personne physique ou d’une personne morale, moyennant
rémunération.

Il en résulte que la conclusion du contrat de travail repose sur la personne du salarié. Autrement dit
la personne du salarié est déterminante pour ce contrat. Ainsi une erreur sur la personne du salarié
est une cause de nullité du contrat.

 La violence : « Il y a violence, lorsqu'elle est de nature à faire impression sur une personne
raisonnable, et qu'elle peut lui inspirer la crainte d'exposer sa personne ou sa fortune à un
mal considérable et présent » article 1112, alinéa 1.
« La violence exercée contre celui qui a contracté l'obligation est une cause de nullité, encore
qu'elle ait été exercée par un tiers autre que celui au profit duquel la convention a été faite.
» article 1111
 Le dol : « Le dol est une cause de nullité de la convention lorsque les manœuvres pratiquées
par l'une des parties sont telles, qu'il est évident que, sans ces manœuvres, l'autre partie
n'aurait pas contracté. Il ne se présume pas, et doit être prouvé. » article 1116

B. La capacité

Selon l’article 1123, « Toute personne peut contracter, si elle n'en est pas déclarée incapable par la
loi. » Pour être partie au contrat, il faut avoir la capacité juridique. Ainsi, ne peuvent conclure un
contrat, les mineurs, les interdits et généralement tous ceux à qui la loi interdit certains contrats.

 Les mineurs :
 Les interdits : Selon l’article 489 du code civil ivoirien, le majeur qui est dans un état habituel
d’imbécilité, de démence ou de fureur, doit être interdit, même lorsque cela présente des
intervalles lucides.

C. L’objet

Selon l’article 1126, « Tout contrat a pour objet une chose qu'une partie s'oblige à donner ou qu'une
partie s'oblige à faire ou à ne pas faire ».

L’objet est ce qui forme la matière de l’engagement.

L’objet doit être déterminé.

Selon l’article 1127, « Le simple usage ou la simple possession d'une chose peut être, comme la
chose même, l'objet du contrat. »
D. La cause

C’est la raison qui fonde l’engagement des parties. Elle doit être licite, autrement dit elle ne doit pas
être contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

Paragraphe 2 : Les effets du contrat

A. Les effets entre les parties (article 1134 du code civil ivoirien)

 Tout contrat doit être obligatoirement exécuté.

Il en résulte que le débiteur est obligé de faire ce qu’il a promis, ce qui signifie que celui envers lequel
il s’est engagé peut exiger l’exécution de la prestation. Par exemple, dans le contrat de transport de
marchandises, le transporteur est le débiteur de l’obligation de transporter les marchandises en bon
état jusqu’à destination.

Dans le contrat de vente, le vendeur est tenu de livrer la chose et l’acheteur est tenu de payer le prix.

Dans le contrat de travail, le travailleur est et en contrepartie, l’employeur doit verser au salarié une
rémunération.

Du fait de l’exécution obligatoire, tout contrat non exécuté ou mal exécuté peut donner lieu à une
action en responsabilité civile contractuelle qui va permettre au créancier d’obtenir l’exécution
forcée ou éventuellement des dommages et intérêts.

 Tout contrat doit être exécuté de bonne foi.

Le débiteur doit exécuter fidèlement ses obligations sous réserve des cas de force majeure. En tout
état de cause, les deux parties au contrat sont tenues d’une obligation de loyauté et doivent
s’abstenir de manœuvres dolosives. Tout contrat doit être irrévocable. Par principe le lien
contractuel est irrévocable jusqu’à ce qu’un nouveau contrat vienne effacer le premier. Par
conséquent, le contrat ne peut être rompu de façon unilatérale à moins que cette possibilité de
rompre soit prévue dans le contrat ou par des dispositions légales

Par exemple, le contrat de dépôt peut cesser par la seule volonté du déposant.

B. Les effets à l’égard des tiers

Selon l’article 1165, « Les conventions n'ont d'effet qu'entre les parties contractantes ; elles ne
nuisent point au tiers, et elles ne lui profitent que dans le cas prévu par l'article 1121. »

On peut pareillement stipuler au profit d'un tiers, lorsque telle est la condition d'une stipulation que
l'on fait pour soi-même ou d'une donation que l'on fait à un autre. Celui qui a fait cette stipulation ne
peut la révoquer, si le tiers a déclaré vouloir en profiter. (Article 1121)

On peut pareillement stipuler au profit d’un tiers lorsque tel est la condition sur stipulation que l’on
fait pour soit même ou d’une donation que l’on fait à un autre. Celui qui fait cette stipulation ne peut
la révoquer.
Section 2 : Les limites aux règles générales de contrat

Paragraphe 1 : Le contrat d’adhésion

Le contrat d’adhésion est celui qui comprend un ensemble de clauses non négociables déterminées à
l’avance par l’une des parties. (Art 1110 Code Civil français)

Il s’oppose au contrat de gré à gré qui est celui dont les stipulations sont négociables entre les
parties.

Quelques exemples de contrat d’adhésion :

- Le contrat d’assurance il est défini comme celui par lequel une personne dénommée
assureur s’engage à assurer la couverture d’un risque en cas de réalisation de celui-ci
moyennant le versement d’une somme d’argent par une autre personne, le souscripteur,
somme appelée la prime. (Code CIMA)
- Le contrat bancaire (Article L312-1-1 du code monétaire et financier français) c’est un
contrat écrit établit entre la banque et le client pour la gestion d’un compte de dépôt
- Le contrat de service ce type de contrat concerne les contrats d’abonnement à l’eau, à
l’électricité (contrats de fourniture de service public) ainsi que les abonnements à internet ou
à la téléphonie mobile.
- Le contrat de transport il concerne les déplacements à bord d’un transport en commun
- Le contrat de travail car dans certains contrats le salarié ne peut pas négocier librement les
conditions de travail. Conditions lui étant imposées par l’employeur.
- Le contrat de consommation concerne l’achat d’un produit dans une boutique ou un
supermarché dont le prix est fixé d’avance par le vendeur sans possibilité pour l’acheteur de
négocier.

Paragraphe 2 : L’abus de droit

C’est une notion qui est définie par la jurisprudence (Arrêt Clément-Bayard 03 août 1915). En effet,
l’abus de droit désigne l’usage abusif d’un droit. C’est le fait d’utiliser un droit en dehors des limites
de son exercice en vue de nuire à autrui.

De façon générale, la théorie d’abus de droit vise à rétablir un équilibre au profit de la partie en
position de faiblesse dans une relation juridique. Ou vise à prohiber l’usage d’un droit qui est réputé
comme nocif pour la collectivité.

Autrement dit, cette théorie répare le déséquilibre contractuel.

Cette théorie est rattachée à l’éthique qui prône les valeurs d’équilibre contractuel ou de loyauté
contractuelle. La théorie de l’abus de droit est donc l’outil qui permet de rétablir ce qui est juste.

A. En droit des contrats

L’on peut considérer qu’il y a usage abusif du droit en cas de dol dans la mesure où l’une des parties
au contrat induit l’autre en erreur pour obtenir un avantage de la signature du contrat.

Il y a également usage abusif du droit et donc déloyauté lorsque l’une des parties au contrat abuse
de son droit de rompre un contrat de façon unilatérale.
La violation de l’équilibre contractuel est sanctionnée soit par la nullité du contrat en cas de dol soit
par le paiement de dommages et intérêts en cas de rupture unilatérale abusive du contrat.

B. En droit des sociétés

Les abus de majorité, de minorité ou d’égalité sont interdits.

Il y a abus de majorité lorsque les associés majoritaires ont voté une décision dans leur seul intérêt,
contrairement aux intérêts des associés minoritaires, sans que cette décision ne puisse être justifiée
par l'intérêt de la société. (Article 130 AUSCGIE)

Il y a abus de minorité ou d'égalité lorsque, en exerçant leur vote, les associés minoritaires ou
égalitaires s'opposent à ce que des décisions soient prises, alors qu'elles sont nécessitées par l'intérêt
de la société et qu'ils ne peuvent justifier d'un intérêt légitime. (Article 131 AUSCGIE)

Dans ces hypothèses d’abus, les associés fautifs peuvent voir leurs responsabilités engagées en
réparation du préjudice subi.

C. En droit de la concurrence

Les pratiques anti-concurrentielles abusives sont interdites. Ces pratiques abusives consistent
notamment à :

- Imposer de façon directe ou indirecte des prix d'achat ou de vente ou d'autres conditions de
transactions non équitables
- Limiter la production, les débouchés ou le développement technique au préjudice des
consommateurs
- Appliquer à l'égard des partenaires commerciaux des conditions inégales à des prestations
équivalentes, en leur infligeant de ce fait un désavantage dans la concurrence
- Subordonner la conclusion de contrat à l'acceptation, par les partenaires, de prestations
supplémentaires, qui, par leur nature ou selon les usages commerciaux, n'ont pas de lien
avec l'objet de ces contrats.

Sont également interdits les abus de position dominante. Il s’agit d’opérations de concentration qui
créent ou renforcent une position dominante, détenue par une ou plusieurs entreprises, ayant
comme conséquence d'entraver de manière significative une concurrence effective sur le marché.

D. En droit de la consommation

Il y a 2 nouveaux types d’abus de droit :

- L’abus de faiblesse (article 56 loi sur la consommation) constitue un abus de faiblesse,


l’exploitation de la vulnérabilité, de l’ignorance ou de l’état de sujétion psychologique ou
physique d’une personne afin de la conduire à prendre des engagements dont elle ne peut
apprécier la portée.
- Les clauses abusives (article 69 loi sur la consommation) Sont abusives, dans les contrats
conclus entre professionnels et non professionnels ou consommateurs, les clauses qui ont
pour objet ou pour effet de créer, au détriment du non‐professionnel ou du consommateur,
un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat.
PARTIE 2 : MISE EN ŒUVRE DE L’ETHIQUE ET DE LA DEONTOLOGIE DES AFFAIRES

Chapitre 1 : Principe d’éthique et de déontologie

Section 1 : Définition de l’éthique et de la déontologie

Paragraphe 1 : L’éthique

L’éthique se défini comme une branche de la philosophie qui vise à s’interroger sur la manière de
vivre bien avec et pour les autres dans des institutions justes.

Dans le cadre professionnel, l’éthique est un outil permettant l’arbitrage que chacun doit effectuer
entre les valeurs et les règles à observer avec intransigeance et les exigences souvent contradictoire
de l’ensemble des parties prenantes.

Autrement dit, l’éthique est un ensemble de règles morales, de conduites individuelles et collectives
propres au milieu professionnel.

Paragraphe 2 : La déontologie

La déontologie se défini comme un ensemble de règles, de valeurs et de devoirs qui régissent une
profession. La conduite de ceux qui exercent cette profession, les rapports entre ceux-ci et les
usagers. La particularité des règles de déontologie est que leur violation expose à des sanctions

Section 2 : L’identification des principes d’éthique et de déontologie

Paragraphe 1 : Les principes d’éthiques fondamentaux

A. L’intégrité, l’honnêteté, la probité et la loyauté

S’entend comme :

 L’adoption et le maintien d'une conduite honnête et sincère ;


 Un comportement décent et incorruptible ;
 Le respect des règles, procédures et politiques de l’entreprise, ainsi que du droit national.

B. L’indépendance, la neutralité, l’équité et l’impartialité

S’entend comme :

 Une manière d'agir impartiale et objective ;


 Le fait de s'abstenir de demander ou de recevoir des directives ou instructions de la part
d'une entité ou personne extérieure à l’entreprise ;
 Le fait de s'abstenir de se mêler des affaires d’un salarié, ou d’un partenaire, fournisseur de
l’entreprise ;
 Le fait de se montrer loyal envers l’entreprise et sa mission.

C. La responsabilité
S’entend comme :

 L’adoption d'une conduite professionnelle diligente et prudente et l'exercice consciencieux


de ses fonctions ;
 Les agissements dans l'intérêt supérieur de l’entreprise ;
 Le fait de s'abstenir de toute action susceptible de porter préjudice à l’entreprise ;
 Le signalement de tout comportement contraire à l’éthique.

D. L’efficience et l’efficacité

S’entendent comme :

 L’utilisation optimale des ressources humaines, intellectuelles et financières, ainsi que des
outils, avoirs, services et partenariats dans l'exercice de ses fonctions professionnelles ;
 La quête permanente du meilleur niveau de performance, de renforcement des
compétences et de pratiques de gestion.

E. Le respect de la dignité humaine

S’entend comme :

 Le respect de la valeur, de la dignité, de l'individualité et des droits humains intrinsèques de


chacun, indépendamment du statut social ou économique et des attributs personnels ;
 L’exercice des activités professionnelles dans le strict respect d'autrui et de la diversité ;
 La courtoisie dans toutes nos communications ;
 Le fait de s'abstenir de toute tentation de créer une atmosphère d'hostilité, d'iniquité et de
frustration.

On y retrouve également la courtoisie, le respect de la hiérarchie, le respect mutuel, le respect des


collaborateurs, la bienveillance.

F. L’engagement, le dévouement et l’ardeur au travail

S’entend comme :

 L’effort et l'abnégation dans l'exercice de ses fonctions professionnelles ;


 L’attachement aux fonctions professionnelles avec toute l'assiduité requise.

On retrouve dans ce principe le professionnalisme, la compétence, l’assiduité, la ponctualité,


l’obligation de réserve, le secret professionnel

Paragraphe 2 : Les principes d’éthique institutionnelle

A. Un milieu de travail équitable, favorable et porteur

Il s’agit de promouvoir un milieu de travail sain et propice à la créativité et à la productivité.

B. L’égalité des chances et de traitement


Il s’agit pour l’entreprise dans sa prise de décision à l’embauche de ne pas discriminer sur la base des
considérations ethniques, des croyances culturelles ou religieuses, l’état familial ou matrimonial, le
sexe, le handicap, l’âge, la race, le statut socio-économique.

De même l’entreprise ne doit pas prendre en compte ces éléments discriminants lors de l’évaluation,
la promotion, la rémunération et la formation.

C. L’interdiction de certains comportements jugés inacceptables

Sont interdits :

 Le harcèlement
 La discrimination
 Le favoritisme
 L’abus d’autorité et de pouvoir
 Les représailles
 La violence verbale ou physique

D. Le respect des règles de santé et sécurité

Il s’agit pour l’entreprise d’être en conformité avec les articles 42.1 à 44.4 du code du travail qui
prévoit la mise en place d’un service de santé au travail, d’un comité de santé et sécurité au travail
(CSST) et d’un service social.

Chapitre 2 : L’engagement managérial

Section 1 : Le management éthique

Il repose sur la création par les dirigeants de l’entreprise d’un environnement de travail inclusif,
bienveillant et respectueux dans lequel chaque salarié peut se sentir pleinement lui-même sans
crainte d’être discriminé, rabaissé ou mis de côté.

Autrement dit, c’est un engagement profond des dirigeants d’entreprise sur les questions de
comportement éthique et déontologique personnel et sur celles des salariés.

Section 2 : Les implications du management éthique

Paragraphe 1 : L’exigence d’un cadre de travail sain

Pour créer et préserver un environnement de travail sain, les dirigeants doivent :

- Faire confiance aux équipes


- Etre régulièrement à l’écoute des équipes
- S’entourer de collaborateurs(rices) aux profils divers
- Encourager les salariés à prendre certaines initiatives, à proposer des projets et à donner leur
point de vue

Paragraphe 2 : L’exemplarité des dirigeants


Les dirigeants doivent promouvoir l’éthique de façon pertinente et de manière visible pour tous les
acteurs de l’entreprise. Dans ce sens, ils ont une responsabilité éthique accrue. Ainsi, ils doivent
donner l’exemple aux autres salariés de l’entreprise en respectant les normes de conduite pour
assurer un bon climat de travail.

Les responsables de l’entreprise doivent diriger par l’exemple en adoptant un ensemble de


comportement qui serviront de modèles de bonne conduite, d’attitude approprié à l’égard du
personnel de l’entreprise.

Chaque dirigeant doit s’assurer que les travailleurs qui relèvent de leur autorité respectent
rigoureusement le code d’éthique.

Paragraphe 3 : La mise en place d’un code éthique ou d’une charte éthique

A. Définition du code éthique

Le code éthique est un document dans lequel l’entreprise défini :

- Les valeurs auxquelles elle est attachée


- Les principes généraux qui gouvernent son activité
- Les comportements moraux attendus des salariés

Autrement dit, le code éthique est un document qui fixe l’ensemble des normes applicables à une
entité. Il s’agit de valeurs et de règles de comportement qu’une entreprise entend promouvoir ou
faire respecter par ses acteurs et ses partenaires.

B. Contenu du code éthique

Le code éthique précise généralement les responsabilités et les devoirs qui incombent aux salariés
dans l’exécution de leur contrat de travail.

Ainsi, le code éthique est composé de 3 parties :

- La première partie concerne les énoncés de valeurs c-à-d les grands principes et valeurs de
l’entreprise qui sont censés être fédérateurs. Les énoncés de valeur se reconnaissent souvent
par des expressions telles que « les valeurs que nous privilégions » ou « nos valeurs ». Il s’agit
notamment de la responsabilité, du travail d’équipe, de la créativité, du professionnalisme.
- La deuxième partie concerne les engagements de l’entreprise afin de respecter les principes
et énoncés de valeur.
- La troisième partie est relative aux comportements attendus des salariés autrement dit, à la
conduite des salariés.

Paragraphe 4 : La sensibilisation et la formation du personnel

Dans sa stratégie d’éthique, l’entreprise doit concevoir une formation pour les salariés aux règles
d’éthique et de déontologie.

La formation en éthique est nécessaire pour que les travailleurs acquièrent une bonne
compréhension de l’éthique et la prennent en compte dans leur travail.
Le personnel doit être régulièrement sensibilisé au respect du code éthique de l’entreprise.

Chapitre 3 : L’identification des actes interdits

Section 1 : La corruption

C’est l’abus d’un pouvoir confié, public ou privé, pour obtenir un avantage pour soi-même ou pour
un tiers. Cet avantage peut être

Conformément à l’ordonnance n 2013-660 du 20 Septembre 2013 relative à la prévention et à la


lutte contre la corruption et les infractions assimilées, la corruption est un délit pénal qui est
sanctionné.

Peu importe que la corruption soit active ou passive, elle est sanctionnée.

Section 2 : Le conflits d’intérêts

Il est interdit à tout salarié d’avoir des intérêts économiques

Conformément à l’ordonnance n 2013-660 du 20 Septembre 2013 relative à la prévention et à la


lutte contre la corruption et les infractions assimilées, les situations de conflit d’intérêts dont le
salarié a connaissance et qu’il ne déclare pas sont sanctionnées pénalement.

Section 3 : L’acceptation de certains cadeaux et marques d’hospitalité

Pour sauvegarder l’indépendance et l’impartialité des travailleurs, il est interdit à ceux-ci d’accepter
des cadeaux ou marques d’hospitalité d’une certaine valeur.

Le terme « cadeau » désigne toute forme d'avantage, de faveur, de promesse, de prêt, d'avance, de
rémunération, de commission, d'argent, d'honoraire, de coût, de service gratuit, de paiement, de
décoration, d'honneur, de remise pour l'achat de biens ou de services, ou de tout autre bien (meuble
ou immeuble), de tout article ou objet fourni, proposé ou offert à un membre du personnel ou à un
membre de sa famille.

Le fait pour un salarié d’accepter d’un tiers, un cadeau ou tout avantage indu dans l’exercice ou à
l’occasion de sa fonction, de sa mission ou de son mandat est sanctionnée. Il en est de même du
donateur.

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