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Infrastructure

Le document présente une étude détaillée sur les barrages, incluant leur définition, types, terminologie, rôles techniques, économiques et environnementaux, ainsi que les impacts potentiels et les étapes de conception et de construction. Il aborde également les formules hydrauliques, de stabilité et énergétiques nécessaires pour leur étude et dimensionnement. Enfin, il souligne l'importance de l'acceptabilité sociale et des études environnementales dans le cadre de projets de barrages.

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CHAPITRE I : BARRAGE

1
1. Définition

Un barrage est une construction hydraulique conçue pour retenir, ou stocker régulièrement l’eau
d’un cours d’eau. Qui a pour fonction hydroélectricité, irrigation, régulation des crue, stockage
d’eau potable, …

2. Différent type de barrage

Il existe différent type de barrage mais nous allons citer quelque type :

- Barrage en poids

- Barrage en voute

- Barrage contre forts

2
3. Terminologie :

Bassin de décantation : Zone où se déposent les sédiments avant distribution.

Bief : Section de canal entre deux ouvrages de régulation.

Canal d’amenée : Conduit ou canal amenant l’eau depuis la retenue vers les terres.

Canal principal : secondaire – Réseau de distribution de l’eau.

Canal secondaire : Canal complémentaire pour acheminer l’eau vers d’autres zones.

Conduite forcée : Tuyau acheminant l’eau sous pression.

Contre-digue : Digue secondaire de protection.

Contre-ouvrage : Structure complémentaire renforçant le barrage.

Corps du barrage : Structure principale qui retient l’eau.

Crête : Partie supérieure du barrage, souvent utilisée comme passage ou point de contrôle.

Déversoir : Ouvrage permettant l’évacuation de l’excès d’eau pour éviter les débordements.

3
Drain : Dispositif recueillant les eaux d’infiltration.

Écran étanche : Barrière verticale dans le sol pour limiter l’infiltration.

Éperon : Saillie renforçant la structure ou dirigeant le flux.

Épis : Ouvrages en saillie dans l’eau, souvent utilisés pour diriger le courant ou protéger les
berges.

Evacuateur de crues : Canal ou système conçu pour évacuer les eaux en période de crue.

Fosse : Dépression ou bassin situé en aval, où l’eau est recueillie après avoir franchi le barrage.

Fosse de dissipation: Zone absorbant l’énergie de l’eau évacuée.

Masque amont : Revêtement imperméable sur le parement amont.

Noyau étanche : Partie centrale imperméable empêchant les infiltrations.

Parement amont : Face du barrage en contact direct avec l’eau du réservoir.

Parement aval : Face du barrage tournée vers l’aval.

Passage à batraciens ou poisons: Ouvrage écologique pour la migration aquatique.

4. Rôle d’un barrage

Le barrage présente de différente norme tel que les rôle technique et hydraulique, rôle agricoles
et économique, rôle environnementaux et sociaux.

4.1.Rôle technique et hydraulique :


• Gérer le débit d’eau fluviale
Il permet de contrôler les crues en saison de pluie et de maintenir un débit
minimal en saison sèche.
• Stockage de l’eau :
Il constitue une réserve d’eau pour divers usages à savoir irrigation, adduction
d’eau potable, production d’électricité, …
• Production d’énergie
Les barrages hydroélectriques transforment l’énergie potentielle de l’eau en
électricité renouvelable.

4.2.Rôles agricoles et économiques


• Irrigation
L’eau stoker est utiliser pour irriguer les terres agricoles pour augmenter la
productivité.

4
• Développement économique local
Les barrages favorisent l’essor de l’agriculture, de la pêche, du tourisme et
parfois de l’industrie.
• Création d’emploie
La construction et l’exploitation du barrage génèrent des emplois directs et
indirects.

4.3.Rôles environnementaux et sociaux


• Lutte contre la déforestation
En maintenant la zone humide et en favorisant la végétation
• Approvisionnement en eau potable
Pour les populations locales, surtout en zones arides
• Amélioration des conditions de vie
Accès à l’électricité, à l’eau, et parfois à des infrastructure nouvelles (route,
école)

5. Impact potentiel d’un barrage


5.1.Déplacement de population
Certaines zones peuvent être submergées
[Link] des écosystèmes
Perturbation de la faune et flore aquatique
5.3.Sédimentation
Accumulation de sédiment qui peut réduire la capacité du réservoir.

6. Formule intervenant dans l’étude de barrage


[Link] hydraulique

• Débit d’évacuation (Q = C × A × √ (2 × g × H))

Dimensionner un déversoir ou une prise d’eau.

Q = C × A × √ (2 × g × H)

Q : débit (m³/s)

C : coefficient de déversement

A : surface de l’orifice (m²)

g : accélération gravitationnelle (9,81 m/s²)

H : hauteur d’eau au-dessus de l’orifice (m)

Le coefficient C dépend de la forme de l’orifice (souvent entre 0,6 et 0,8).

5
• Volume de retenue (V = S × h)

Permet d’estimer la capacité du réservoir derrière le barrage, pour connaitre le volume d’eau
stocker

V=S×h

V : volume (m³)

S : surface du plan d’eau (m²)

h : hauteur moyenne d’eau (m)

Cette formule est une approximation. Pour des retenues irrégulières, on utilise des courbes
bathymétriques ou des logiciels.

• Temps de remplissage ou de vidange (T = V / Q)

Pour planifier le temps nécessaire à remplir ou vider le barrage.

T=V/Q

T : temps (s ou h)

V : volume (m³)

Q : débit (m³/s)

6.2. Formules de stabilité

• Poids du béton (P = ρb × g × Vb)

C’est un calcul qui permet de connaitre la force stabilisatrice contre l’eau.

P = ρ b × g × Vb

P : Poids du béton (N)

ρb : Masse volumique du béton (Kg/m3)

6
g : Unité de pesanteur (N/kg)

Vb : Volume de béton (m3)

• Poussée hydrostatique (P = 0,5 × ρ × g × H²)

Servir à la force exercée par l’eau sur le barrage. C’est la pression latérale qui peut faire glisser
ou renverser le barrage.

P = 0,5 × ρ × g × H²

P : force de poussée (N/m)

ρ : masse volumique de l’eau (1000 kg/m³)

g : gravité (9,81 m/s²)

H : hauteur d’eau (m)

• Moment de renversement (M = P × h / 3)

Vérification si le barrage risque de basculer sous la poussée de l’eau. Comparent à celui de


stabilisation (poids du barrage × bras de levier).

M=P×h/3

M : moment (N.m)

h : hauteur du barrage (m)

6.3. Formules énergétiques

• Puissance théorique (P = ρ × g × Q × H)

Estimation de la puissance brute disponible pour une centrale hydroélectrique.

P=ρ×g×Q×H

P : puissance (W)

Q : débit (m³/s)

7
H : hauteur de chute (m)

• Puissance utile (P utile = P × η)

Connaître la puissance réellement exploitable.

P utile = P × η

η : rendement global (souvent entre 0,7 et 0,9)

Formule géotechnique

• Pression verticale sur le sol (σ = P / A)

C’est de vérifier si le sol peut supporter le poids du barrage.

σ=P/A

σ : contrainte (Pa ou N/m²)

P : poids total du barrage (N)

A : surface de fondation (m²)

7. Différente étape d’étude


7.1. Étude préliminaire

A pour objectifs de définir les fonctions principales du barrage (irrigation, eau potable,
hydroélectricité, régulation des crues, loisirs). Et identifier les besoins des populations locales
et les usages de l’eau.

Et de choisir le site en fonction des :

- Analyse topographique : pente, altitude, accessibilité.

- Étude géologique : nature des roches, failles, stabilité.

- Étude hydrologique initiale : présence de cours d’eau, régime de débit.

Collecte de données

8
- Données climatiques : pluviométrie, évaporation.

- Données sociales : population concernée, activités économiques.

- Données environnementales : biodiversité, zones protégées.

7.2. Étude hydrologique approfondie

Analyse du bassin versant pour savoir la superficie, pente moyenne, couverture végétale. Pour
éviter les risques d’érosion ou de sédimentation.

Le bassin versant permet de calculer les débits d’eau soit :

- Débit moyen annuel : pour dimensionner la retenue.

- Débit de crue : pour concevoir les évacuateurs.

- Débit d’étiage : pour garantir un débit minimal écologique.

Logiciels utiliser : QSis

7.3. Étude géotechnique et géologique


• Etude des fondations

- Sondages géotechniques : carottages, essais de pénétration.

- Analyse de la portance et de la perméabilité du sol.

• Risque géologique

- Glissements de terrain, liquéfaction, instabilité des versants

• Choix du type de barrage

Type de barrage Conditions favorables

Barrage-poids en béton Sol rocheux stable, vallée étroite

Barrage en terre Sol argileux, large vallée, matériaux locaux

Barrage voûte Vallée étroite, roches résistantes

9
Barrage en enrochement Sols perméables, matériaux disponibles

7.4. Étude de conception et dimensionnement


• Calculs de stabilité

- Poussée hydrostatique, glissement, renversement.

- Coefficients de sécurité selon les normes (Eurocode, CEB, etc.).

• Ouvrages annexes

- Déversoir de crue : dimensionné pour évacuer les crues extrêmes.

- Prise d’eau : pour irrigation ou alimentation en eau potable.

- Conduites forcées : si production hydroélectrique.

• Plans techniques

- Profils en travers, plans de masse, coupes longitudinales.

- Modélisation 3D (AutoCAD, Civil 3D, Revit…)

6. Étude environnementale et sociale

* Impacts potentiels

Nécessiter de chercher des solutions pour éviter les :

- Inondation de terres agricoles ou villages.

- Perturbation des écosystèmes aquatiques et terrestres.

* Mesures d’atténuation pour l’économie publics

- Reboisement, corridors écologiques.

- Relogement des populations, compensation financière.

10
* Étude d’acceptabilité sociale

- Consultations publiques.

- Intégration des besoins locaux dans le projet.

7. Étude économique et financière

Estimation des coûts

- Travaux de génie civil.

- Maintenance et exploitation.

Analyse de rentabilité

- Coût par m³ d’eau stockée ou par kWh produit.

- Durée d’amortissement, taux de rentabilité interne (TRI).

Financement

- Subventions, prêts, partenariats public-privé (PPP).

8. Planification et exécution

Phasage des travaux

- Terrassement, fondations, corps du barrage, ouvrages annexes.

Organisation du chantier

- Base vie, accès, stockage des matériaux.

Suivi et contrôle

- Contrôle qualité des matériaux.

- Surveillance géotechnique et hydrologique.

8. Etape de construction
[Link]éparation du chantier
11
Installation de chantier : construction de maison provisoire et prévoir plus d’espace pour
stockage des matériaux.

Marquage et implantation : repérage précis à l’aide de niveau et théodolite.

Installation de matériels : bétonnière, vibrateur, scie à fer, matériel de coffrage,…

9.2.Dérivation de la rivière

Tourner la trajectoire de l’eau hors de la zone de fondation en utilisant de batardeaux en gabions


ou sacs de sable pour isoler la zone de travail.

[Link]éparation des fondations

Décapage jusqu’au rocher sain ou sol porteur.

Nettoyage haute pression pour enlever boue et poussières.

Injection (si nécessaire) de coulis de ciment dans les fissures du rocher pour assurer l’étanchéité.

[Link] en place de l’armature (béton armé)

Découper, plier et lier les barres selon les plans.

Installer les aciers d’ancrage dans le rocher (perçage + scellement chimique ou mortier si
nécessaire).

Mettre en place les armatures de reprise pour les différentes levées.

[Link]

Monter les panneaux de coffrage en bois ou métallique.

Huiler les faces intérieures pour faciliter le décoffrage.

Vérifier aplomb et alignement.

12
9.6.Bétonnage / Maçonnerie

Cas béton armé :

Préparer béton (rapport courant 350 kg/m³ pour résistance 25–30 MPa).

Couler par couches de 30–50 cm, vibrer pour éliminer l’air.

Cas maçonnerie de moellons :

Poser les pierres avec mortier riche (ciment + sable 0/5).

Bien croiser les joints, remplir tous les vides.

Incorporer des chaînages béton armé aux endroits stratégiques (crête, angles, liaison).

9.7.Évacuateur de crues et prise d’eau

Construire le déversoir en béton armé, coffré et ferraillé selon calculs.

Installer la conduite de prise d’eau et les vannes avant fermeture définitive.

[Link] et protection

Arroser régulièrement le béton pendant 7 jours minimum pour éviter fissures.

Protéger contre la pluie directe et le soleil intense avec bâches.

[Link] et contrôle

Remplir progressivement le bassin.

Surveiller fissures, suintements, tassements.

Tester toutes les vannes et évacuateurs.

13
9.10. Entretien

Inspection annuelle de la structure (fissures, corrosion aciers apparents).

Nettoyage des déversoirs et prises d’eau.

Réparation rapide des défauts.

14
CHAPITRE II : ROUTE

15
TECHNOLOGIE DE BASE DE PROJET ROUTIÈRE

GÉNÉRALITÉ

L
a route est une partie de l’écorce terrestre aménagée pour recevoir la circulation
(déplacement) des moyens de transport. La route c’est une science d’application de plusieurs
autres sciences comme le Géotechnique routière, le Mécanique des Sols, le Géologie, la
Chimie, le Topographie, le Psychologie, l’Assainissement, l’Hydrologie, l’Hydrogéologie, la
Gestion (Personnel, Matériaux), l’Economie (Choix d’une variante, Rentabilité, Méthode PERT, Etude
de factibilité). En fait, c’est la science qui étudie les caractéristiques physico-chimiques des sols ou
des matériaux routières.

1. Principes de dimensionnement

- Adapter la structure de la chaussée aux charges prévues (trafic, type de véhicules, climat).
- Prendre en compte la portance du sol (CBR ou module EV2).
- Respecter la sécurité, le confort de roulement, la durabilité et l’entretien.
- Assurer le bon écoulement des eaux de ruissellement.

2. Règles de calcul intégral

- Calcul de dimensionnement basé sur la méthode CEBTP ou méthode LCPC-SETRA.


- Prise en compte des modules des couches de chaussée (formule de Burmister ou équivalente).
- Intégration du trafic en nombre cumulé d’essieux lourds (N) sur 10, 15 ou 20 ans.

3. Formules essentielles

- Épaisseur équivalente :

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heq = h1 + k * h2 + k² * h3 (1)
(Avec hi les épaisseurs et k les coefficients de transmission)
- Trafic cumulé :

N = T × 365 × P × C × F (2)

où T : trafic journalier, P : proportion PL, C : coefficient de croissance, F : facteur d’équivalence.

4. Normes applicables

- NF P 98-086 : classification des sols


- SETRA – Guide technique chaussées
- Normes PIARC ou OCDE pour dimensionnement routier
- Code de la route malgache

❖ Normes spécifiques à Madagascar (Climat)

- Zone cyclonique : renforcer les dispositifs de drainage.


- Région pluvieuse (Est) : prévoir couche drainante et fossés bétonnés.
- Région sèche (Sud-Ouest) : stabilisation de sol avec ciment/chaux.
- Norme MS 109 / BTP Madagascar pour routes secondaires.

TECHNOLOGIES ROUTIÈRES
Pour la construction d’une route, on y face à deux situations possibles soit qu’il existe une piste déjà
existante ou bien d’un terrain qui ne contient pas d’une trace d’un certain passage ou bien d’une
certaine piste qu’on peut plus ou moins à suivre dit une piste inexistante. Dans ces deux situations,
lorsqu’il s’agit d’une piste existante, l’axe de la route soit à rectifier si nécessaire soit à laisser tel qu’il
est. Par contre, lorsqu’il s’agit d’un terrain nu, on choisit le choix de l’axe de la route ; qui doit être
optimale ou qu’il doit être économique.

17
Voici les étapes principales durant la réalisation d’une route, quel que soit son type ; la réalisation d’un
projet routier.

1- Etude topographique :
C’est une étude nécessaire pour savoir l’axe de la route.

2- Etude Géotechnique :
Etude établir, enfin de donner la portance du sol, au niveau de l’axe de la route, au niveau
d’autre zone sensible qu’on peut étudier.
3- Etude de Conception :
Cette étude doit être faite par un bureau d’étude spécialiser ; au fur et à mesure d’obtenir les
tracé routier ou profils du projet (plan routier).

4- Travaux de réalisation + Contrôles et suivis :


Il faut noter que l’ensemble des études ou bien, toutes les étapes seraient détaillées
moyennement aux constructeurs sur site à titre d’explicatif intégralement. Voici les grandes
lignes de projet qu’on doit suivre.

18
1) ETUDE TOPOGRAPGIQUE

C’est une étape primordiale et base de tous projet routier. Il sert à savoir, quels sont les
composants de ce terrain : en ce qui concerne le relief du terrain, les éléments existants (des
bâtiments, des rivières, partie forestière ou végétation ; à titre indicatif surtout le relief ; le
terrain ne soit pas bien plat mais multiforme selon le relief). Du coup, le fait du choisir l’axe
de la route doit être optimale ; pour choisir d’aller à droite ver la gauche, peut-être il y a des
virages peut être moins ou très aigues, beaucoup des montagne (grands rayons de courbure)
de gêner la circulation ou moins de différences d’altitudes).

A titre indicatif, le jaune dans la figure ci-dessus n’est pas optimale il existe des montagnes
tous simplement ; par contre que l’axe en rouge ici essaie d’éviter les zones qui contient les
grandes différences d’altitude et aussi ne contient pas de grande montagne ou virage très
aiguille.
La carte topographie nous donnerai aussi l’idée sur les éléments existants quelque soit des
bâtiments, des villages, des écoulements d’eau, comme ici dessous ; l’indication des fleuves :
du tracé en plan de l’axe de la route ou on veut surprendre en considération de ces éléments
pour qu’il n’est pas gêner le véhicule.

19
2) ETUDE GÉOTECHNIQUES

Il est aussi important que la phase du donné topographique ; sauf qu’il y a ici bien sûr lorsqu’il
vient déterminer l’axe de notre route, il est nécessaire de réaliser une reconnaissance sur
site. C’est-à-dire, à nos sommes de prélèvement, à nos sommes de sondage.
Normalement la norme nous dit qu’à raison de chaque 100ml, il faut installer le sondage
ayant une profondeur d’au moins 3m au-dessous du niveau à lesquels sera construire la route.
Il sera judicieux de n’est pas procéder à l’étape de la mise en place de sondage géotechnique
que lorsque le terrassement sera réalisé (on fait le sondage à deux niveaux, par la suite
déblayer et sur de grande hauteur).

Donc le but est primordial de ce sondage est tout simplement de faire sortir des carottages du
sol et qui vont bien sûr de laisser, faciliter la reconnaissance de ce sol. C’est-à-dire,
20
reconstituer la couche au niveau de notre route tous simplement ; et bien sûre ça va aider les
géotechniciens à choisir quel est la plateforme adéquate qui va donner le maximum et la
bonne portance du sol qui sera déposer la structure de la chaussée.

Le but principal d’après l’étude géotechnique c’est tout simplement de déterminer la portance
du sol (lorsqu’on choisit une certain catégorique de sol ou bien certaine couche du sol être qui
va bien sûr à être l’assise de la chaussée ; il faut savoir du maximum de charge qu’il peut
supporter. Et bien sûr qu’on va comparer à la contrainte admissible (de la charge) qu’on
peut transmettre sur la route.

On l’a comparé à la charge qui va utiliser cette route. Mais aussi on va se baser sur la durée
de vie de cette route ; construire une route à longue durée de vie donc on doit chercher la
bonne couche du sol sinon s’il s’agit la dimensionnent du chausser à courte terme, c’est-à-dire
le moins disant ; donc en générale, ici le sol de moyenne portance. On doit savoir, quelle est

21
de la portance de ce sol nous permettre de choisir ou d’affecter les épaisseurs ainsi les
matériaux au droit de la structure des chaussés.

3) ETUDE DE CONCEPTIONS (TRACÉ EN PLAN)

L’étape suivante consiste à une étude de conception, qui doit être réaliser de la part du
bureau d’étude. Ici on parle du tracé routier lorsqu’on parle de la route bruite ; c’est-à-dire, le
tracé en plan vient de vue de haut, le tracé en long vient de vue latérale. On parle aussi de ce
qui est un profil transversal, ou bien qu’on l’appelle : profil en travers.

Donc, ces tracés en générale ne sont pas réalisés d’une manière manuelle par le bureau
d’étude ; par contre, il y a une notion des logiciels qui peuvent aider à cette étape. Comme
voici :
- Principalement, l’AUTO PISTE 5
- AUTOPISTE
- AUTOCAD
- COVADIS
- AUTODESK Civil 3D
- Global mapper

22
Mieux de travailler avec l’ensemble de ces logiciels, et il y a aussi des autres logiciels
qu’on peut nous aider à cette étape.

Le bureau d’étude en fait, ne se contente pas à réaliser l’ensemble de ces tracés ; mais aussi
lorsqu’il s’agit des certains écoulements avec lesquelles nous avons certain axe d’intersection
avec notre route. Du coup, le bureau d’étude censé à dimensionnés les ouvrages appelés :
ouvrage hydraulique principalement qui doit garantir à la fois le passage de notre route, mais
aussi la continuité de l’écoulement de l’eau déjà existant. Donc s’il s’agit de l’ouvrage
hydraulique, tels que les dalots, des buses, parfois des radier, il est nécessaire de procéder à
un moyennant des ouvrages d’art (comme les ponts, ou des petits ponts…etc)

4) TRAVAUX DE REALISATION AVEC CONTRÔLES ET SUIVI

23
Finalement, l’étape de la concrétisation c’est-à-dire toutes les études citer ici avant ; l’étape de la
réalisation est une étape qui mettre toutes les études en phase de la réalité (réalisation).

Cette étape commence par le terrassement (déblayage ou remblayage) toute en garantissant les
mêmes dimensions citées par le bureau d’étude, c’est-à-dire déblayé et remblayé toute en garantissant
les mêmes niveaux cités par le bureau d’étude de l’axe concerner.
Par suite, il y a lieu de faire appel aux matériaux de constructions dicté par le laboratoire (LNTPB et
LNCPC) les matériaux des structures soient pour la couche de base, la couche de fondation, la couche
de forme.
Par la suite, il y a lieu de faire de nivellement et le compactage, à la fin de garantir les mêmes
épaisseurs citer par les laboratoires ; et les mêmes largeurs bien sûr citer par le bureau d’étude (en ce
qui concerne la largeur de chaussée et les accotement).
Par la suite, il y a lieu l’étape de l’Imprégnation et accrochage : ici, en ce qui concerne les liaisons
entre les différentes couches de la structure.
Ensuite, l’Aménagement de signalisation : c’est une étape finale après avoir établir toute (la
chaussée, les accotement, etc). Donc, il reste à faire la signalisation à la fois horizontale, à la fois
verticales.
Et en fin, il faut faire à réaliser l’ensemble de ces étapes moyennant à contrôle continue et à suivi les
travaux qui était arranger avec enchaînement logique. Ces suivis et contrôle soient fait à la fois du
côté de bureau d’étude et aussi par le laboratoire afin de contrôler la qualité des matériaux, le
respect de ce qui dicter par le bureau d’étude et le laboratoire.
MODELE DQE (DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF) CONSTRUCTION ROUTIÈRE

N° Série Désignations U QAM PU MONTANT


I_TRAVAUX DE
PREPARATION
101 Installation de Chantier Fft

24
102 Replie de Chantier Fft
II_ TERRASSEMENT
201 Décapage et préparation du
sol
202 Terrassement couche de
forme plateforme
203 Terrassement plateforme
III_OUVRAGES
INFRASTRUCTURES
303 Pose des couches de fondation
(grave naturelle, grave
traitée…) selon le choix de
l’ouvrage à exécuté
304 Pose de la couche de base
(GB3, GB2…)
305 Pose de la couche de
roulement (BBM, enrobé,
etc.)
IV- OUVRAGE
SUPERSTRUCTURE
401 Signalisation horizontale
402 Signalisation verticale

25
CHAPITRE III : OUVRAGE D’ART

26
a) TYPES D’OUVRAGE D’ART :

1-PONTS

2-VIADUCS

3-TUNNELS

4-PASSERELLES

5-AQUEDUCS

6-MURS DE SOUTENEMENT

7-DALLES SUR PIEUX / PILES

8-ECLUSES ET OUVRAGES HYDRAULIQUES

b) Quelque exemples ouvrage d’art hydraulique et sa technologie d’Infrastricture

I - Dalots

TYPES

DEFINITION

Les dalots : sont des ponts de faible portées (jusqu’à 5 ou 6 m) sous forme de cadres à

27
Section moyenne rectangulaire (les plus répandus en Tunisie) en béton armé. Ils sont fondés
Sur semelle si le terrain est rocheux ou sur radier en béton armé dans

Matériaux principaux :

• Béton armé (dosage courant : 350 kg de ciment/m³ pour dalots routiers).


o Ciment Portland (type CEM I ou CEM II).
o Granulats (graviers, sable lavé).
o Eau propre (sans impuretés).
• Acier pour armatures (HA Fe500 ou équivalent) : barres longitudinales, cadres,
épingles.
• Coffrage : bois, contreplaqué marine, ou panneaux métalliques réutilisables.
• Ferraillage de fondation : armatures de semelles et cadres verticaux.
• Produit de cure ou bâches humides pour maintenir l’humidité du béton.
• Mortier de jointoiement (si plusieurs éléments préfabriqués sont assemblés).
• Remblai : grave ou sable bien compacté autour et au-dessus du dalot.

1. Principe de Dimensionnement

• Fonction : Un dalot (ou ponceau à section rectangulaire ou carrée) permet le passage


de l’eau sous une infrastructure (route, voie ferrée, piste), en maintenant la continuité
hydraulique et en assurant la stabilité de la plateforme.
• Comportement structurel :
o Travaille comme une poutre-caisson ou cadre rigide en béton armé.
o Les charges sont reprises par les parois et la dalle supérieure, et transmises aux
fondations.
• Critères de dimensionnement :
o Débit de crue à évacuer.
o Hauteur libre nécessaire (tirant d’air) pour éviter les surverses.
o Charges permanentes (poids propre, remblai) et d’exploitation (trafic).
o Capacité portante du sol.

2. Règles de Calcul Intégral

• Hydraulique : basé sur le calcul de section de passage selon les méthodes de débit de
crue (Rational, SCS, etc.).
• Structure :
28
o Théorie des poutres continues et cadres rigides.
o Prise en compte des charges verticales (remblai, trafic, surcharge ponctuelle).
o Pression hydrostatique et dynamique en cas de submersion.
• Vérifications :
o Contraintes dans le béton ≤ résistance admissible (fcd).
o Contraintes dans l’acier ≤ limite élastique / coefficient de sécurité.
o Flèche et fissuration dans les limites prescrites.

3. Formules Essentielles

• Débit :
Q=V×SQ = V \times S
avec S=largeur x hauteurs, V estimée par la formule de Manning-Strickler.
• Charges verticales :
P=γremblai×H+Ptrafic
• Moment fléchissant :
𝑞𝐿2
M= 8𝑀 (pour travée simple, à ajuster pour cadre fermé).
• Quantité d’armature :
𝑀
As=𝑓 ×z
𝑦𝑑
• Pression hydrostatique :
p =γeau×h

4. Étapes de Construction et Matériel sur Chantier

1. Implantation et piquetage.
2. Excavation et préparation du fond de fouille (nivellement, compactage).
3. Mise en place des fondations (semelles en béton armé).
4. Coffrage et ferraillage des parois et de la dalle.
5. Bétonnage (coulage en continu pour éviter les joints faibles).
6. Cure du béton (7 jours minimum, idéalement 28 jours pour résistance optimale).
7. Remblayage latéral et compactage par couches.
8. Rétablissement de la chaussée.

• Matériel nécessaire : pelle mécanique, bétonnière ou centrale à béton, vibreur,


coffrages métalliques ou bois, compacteur.

5. Normes Applicables

• NF EN 1992 (Eurocode 2) : Calcul des structures en béton armé.


• NF EN 206 : Béton – spécifications, performances et production.
• AASHTO LRFD (pour charges routières et dimensionnement).

29
• Normes ASTM C150 / C33 (ciment et granulats).
• Spécifications locales du Ministère des Travaux Publics de Madagascar.

6. Déroulement des Tâches sur Site

1. Réception des études hydrauliques et structurelles.


2. Implantation sur le terrain.
3. Terrassement et préparation du sol de fondation.
4. Coffrage et ferraillage.
5. Bétonnage et vibrage.
6. Cure et décoffrage.
7. Remblayage et finition.
8. Contrôle qualité et réception des travaux.

7. Données Nécessaires

• Débit de crue calculé.


• Hauteur d’eau maximale à évacuer.
• Largeur et hauteur de section utile.
• Nature et résistance du sol.
• Type et intensité du trafic.
• Résistance du béton et type d’armature.
• Conditions environnementales (pluviométrie, risque d’inondation, érosion).

8. Remarques et Recommandations Techniques

• Toujours prévoir un radier ou semelle suffisamment large pour éviter l’affouillement.


• Installer des bajoyers ou têtes maçonnées pour protéger l’entrée et la sortie.
• Prévoir des dispositifs anti-affouillement (enrochements, gabions).
• Contrôler soigneusement la cure du béton, surtout en climat chaud.
• Éviter les angles vifs à l’entrée pour limiter les pertes de charge.

9. Normes Spécifiques à Madagascar (Climat, Conditions Locales)

• Pluviométrie importante en saison des pluies → surdimensionner la section pour


débit exceptionnel.
• Cyclones : prévoir résistance accrue aux débits rapides et aux débris charriés.
• Disponibilité des matériaux : adapter les sections pour limiter les coffrages
complexes.
• Sol latéritique : attention aux fondations, risque de tassement différentiel si remblai
mal compacté.
• Références nationales :

30
o Spécifications techniques routières malgaches (inspirées de normes françaises
et SADC).
o Directives hydrauliques locales pour ouvrages de franchissement.

II-BUSES

[Link]

a) Buses rigides
Définition
Ce sont des ouvrages hydrauliques ou routiers (ou conduites qui fournissent l’air au
mineurs et mettent les produits de même en communication) en béton armé ou en acier, de
forme cylindrique, rectangulaire, ovale ou en arc.
En général ces ouvrages sont des tubes de sections courantes (normalisées) noyées dans
le remblai à la surface du sol naturel.

b) Buses souples, métallique

Définition

31
Elles peuvent fournir une solution compétitive dans la gamme des portées allant

de 2 à 6m (elles peuvent atteindre une dizaine de mètres d’ouverture), leur souplesse permet
d’absorber des charges assez importantes sous l’effet d’un fort remblai. L’exécution
doit être particulièrement soignée et les conditions de durabilité examinées avec
attention.

Figure : buses circulaire , métallique

1. Principe de Dimensionnement

Le dimensionnement d’un bus rigide repose sur plusieurs paramètres essentiels :

• Longueur standard : généralement entre 9 et 12 mètres pour un bus rigide.


• Capacité : entre 60 et 100 passagers selon l’aménagement intérieur.
• Nombre d’essieux : souvent 2, avec une répartition équilibrée de la charge.
• Contraintes mécaniques : poids total autorisé en charge (PTAC), résistance du
châssis, rigidité de la structure.
• Configuration des portes et circulation intérieure : impacte la répartition des
charges.
• Accessibilité : respect des dimensions pour PMR (personnes à mobilité réduite).

2. Règles de Calcul Intégral

Les calculs portent principalement sur les efforts et contraintes mécaniques :

32
• Répartition de la charge : calculée sur chaque essieu selon la position du moteur, des
passagers, et des équipements.
• Efforts longitudinaux : dus à l’accélération et au freinage.
• Efforts transversaux : dus au virage et aux vents latéraux.
• Intégration des efforts :
𝑏
∫𝑎 б(𝑥)𝑑𝑥 : pour déterminer les contraintes sur une section de châssis.

o Calculs de flèche et de déformation sous charge continue (passagers répartis).

3. Formules Essentielles

Voici les formules clés utilisées :

• PTAC = Poids à vide + Charge utile


• Effort de traction : F=m × a
𝑞𝐿2
• Moment fléchissant (poutre simplement appuyée) : M= 8
𝐹
• Tension admissible : σ =𝑆 , où S est la section droite
5𝑞𝐿4
• Déflexion maximale : δ=384𝐸𝐼 pour un châssis rigide

4. Étapes de Construction et Matériel sur Chantier

➤ Étapes principales :

1. Préparation du châssis :
o Soudure et assemblage des longerons et traverses
2. Montage du groupe motopropulseur :
o Moteur, boîte de vitesses, arbre de transmission
3. Installation du système de direction et suspension
4. Montage de la carrosserie
5. Pose des équipements intérieurs :
o Sièges, éclairage, ventilation, plancher
6. Essais de roulage, sécurité et performance

➤ Matériel nécessaire :

• Pont élévateur hydraulique


• Postes de soudure MIG
• Outils pneumatiques
• Banc d’essai moteur
• Appareils de levage et de mesure
• Station de peinture

5. Normes Applicables

Voici les principales normes techniques pour les bus rigides :

• ISO 16240 : exigences générales pour les véhicules de transport public


33
• UNECE R107 : sécurité (résistance au feu, évacuation, etc.)
• EN 12640 : ancrage des charges
• NF EN 13452-1 : conception intérieure et accessibilité

6. Déroulement des Tâches sur Site

• Planning de chantier :
o Semaine 1-2 : préparation et logistique
o Semaine 3-6 : assemblage châssis + moteur
o Semaine 7-9 : carrosserie et aménagement
o Semaine 10-11 : peinture + finitions
o Semaine 12 : tests et livraison
• Équipe-type :
o Chef de chantier
o Ingénieurs mécaniques
o Techniciens en soudure et électricité
o Carrossiers et peintres
o Contrôleur qualité

7. Données Nécessaires

Avant de concevoir ou d’implanter un bus rigide :

• Caractéristiques des routes locales : largeur, pente, état du revêtement


• Température et humidité : influence sur les matériaux
• Tonnage maximal autorisé sur les ponts
• Données sur le trafic : flux passagers, fréquence
• Hauteur libre sous les ponts et câbles électriques

8. Remarques et Recommandations Techniques

• Utiliser de l’acier galvanisé ou aluminium pour limiter la corrosion


• Prévoir une ventilation naturelle + climatisation pour les zones chaudes
• Adapter la suspension à la nature des routes (pistes, routes en terre)
• Intégrer des freins ABS et systèmes anti-renversement
• Vérifier l’étanchéité (pluie tropicale fréquente)

9. Normes Spécifiques à Madagascar (Climat, Conditions Locales)

• Climat tropical (chaud et humide) : attention à la corrosion et surchauffe moteur


• Routes souvent en mauvais état en zones rurales : suspensions renforcées et pneus
adaptés
• Normes locales :
o Décret n°2004-512 : régit les transports publics en agglomération
o Règlementation ANM (Agence Nationale de Normalisation de Madagascar)
o Hauteur maximale souvent limitée dans certains axes secondaires

Buses souples métalliques

Matériaux principaux :

34
• Tôle ondulée en acier galvanisé ou acier aluminisé (épaisseur selon diamètre et
hauteur de remblai).
• Boulons, rondelles, écrous (acier galvanisé) pour assemblage des sections.
• Joint d’étanchéité (bande bitumineuse ou caoutchouc) entre les sections.
• Couche de pose : sable, gravier roulé, ou tout-venant compacté.
• Remblai latéral : grave bien graduée, compactée par couches.
• Protection anticorrosion : peinture bitumineuse, galvanisation à chaud, ou polymère
selon l’environnement.
• Tête maçonnée : béton armé ou maçonnerie en pierre pour entrée/sortie.

35
CHAPITRE IV : BATIMENT

36
I. Généralité

Le bâtiment est un secteur qui englobe la conception, la construction et la gestion des


édifices, que ce soit résidences, bureaux, commerces ou infrastructures publiques.

II. Quelque terminologie


Acier pour béton : Acier fabriqué sous forme de barres cylindriques par laminage à chaud,
armé suivi d’un écrouissage par torsion ou traction améliorant ses propriétés
mécaniques. Les nuances d’acier pour béton armé utilisées en France
sont essentiellement le Fe E 235 (barres d’acier lisse) et le Fe E 500
(barres et treillis soudés à haute adhérence).
CHARPENTE : Assemblage de pièces de bois, de poutrelles de béton ou de profilés
métalliques composant l’ossature ou squelette d’un édifice.
CHEVRON : Chacune des pièces de bois équarri fixées sur les charpentes suivant la
ligne de pente, pour porter les supports horizontaux des matériaux de
couverture.
D.T.U : Document qui réunit l'ensemble des "règles de l'art" et technique de
construction (Document technique unifié)
DEBLAI : Volume de sol ou de roche enlevé au terrain naturel
FISSURE : Petite fente provoquant une discontinuité mécanique d'un matériau
MADRIER : Bois d'œuvre, brut de sciage, de section carrée ou rectangulaire, surtout
utilisé en charpente (panne, arbalétrier, entrait).
MAITRE : Celui qui est chargé de la conception et des études, puis du suivi des
D'ŒUVRE travaux et de la coordination, pour le compte de son client
MAITRE : C'est le client, personne physique ou morale, pour qui les travaux sont
D'OUVRAGE exécutés
Ossature : Ensemble d'élément de stabilité qui composent la structure porteuse
d'un édifice (poteaux, chaînage, …).
PANNE : Pièce horizontale d'une charpente de comble, en bois ou en métal. La
panne repose sur les arbalétriers des fermes et sert de support aux
chevrons
PARPAING : Désigne tout élément de construction taillé ou moulé, par extension
désigne aujourd'hui le bloc de béton de granulats plein ou creux

37
PEINTURE : Produit de finition pigmenté, qui crée un film étanche (Les peintures
microporeuses peuvent être utilisées pour laisser respirer notamment le
bois en extérieur)
PLINTHE : Bandeau rapporté le long de la base d'un mur, pour protéger celle-ci, et
pour masquer la jonction entre le mur et le revêtement de sol
POUTRE : Elément de structure présentant une dimension nettement supérieure
aux deux autres
PUISARD : Puits à parois grossièrement maçonnées, ou en pierres sèches, ou même
simplement creusé en pleine terre ; rempli de caillasse et de sable, il
absorbe les eaux de pluie ou d'infiltration collectées
SOLIVE : Longue pièce de bois ou profilé métallique dont les extrémités prennent
appui sur les murs porteurs ou sur une poutre
VANTAIL : Ouvrant : fixe ou semi fixe.
VERANDA Galerie couverte en construction légère, rapportée en saillie le long d'une
façade, pouvant être fermée

III. Processus à suivre aux constructions de bâtiment

En général, pour construire un bâtiment on a les étapes ci-après à suivre :

- Conception
- Etude
- Demande de permis de construction
- Réalisation
3.1. Conception

La conception c’est un processus de création d’un bâtiment depuis l’idée du client transformer
en plan. Cette conception c’est une image organiser et planifier par un Architect ou ingénieur.

[Link] de construction

L’étude de construction c’est l’ensemble des analyses technique, calculs de structure et


préparation nécessaire avant de commencer les travaux qui assure la stabilité de bâtiment.
L’étude de construction est faite par un ingénieur.

L’ingénieur doit intégrer beaucoup de connaissance sur les éléments structuraux, et ci-après
nous allons parler quelque exemple :

Etat limite
1. Généralité

38
L’état limite sont des états qui satisfaire la stabilité, la résistance, et la déformation
nuisible sous l’effet de l’action des charges applique à l’ouvrage.

On distingue deux types d’état limite, ce sont :

- Etat limite ultime


- Etat limite de service
-
2. Etat limite ultime (ELU)

L’état limite ultime assure parfaitement la sécurité de bien et des personnes.


Ils correspondent à la valeur maximale de la capacité portante, dont le dépassement
équivaut à la ruine de la structure.

- Limite de l’équilibre statique (pas de glissement, pas de renversement)


- Limite de la résistance de matériaux (pas de rupture de sections critiques de la
structure)
- Limite de la stabilité de forme (pas de flambement)

3. Etat limite de service (ELS)

L’état limite de service assure la durabilité de l’ouvrage et conditionne le bon


fonctionnement d’utilisation de l’ouvrage.

Dans ce cas l’état limite de service conditionne aux :

- Limite de compression de béton (bornée la contrainte de compression par le règlement


B.A.E.L).
- Limite de déformation (limitation des flèche)
- Limite d’ouverture des fissures (pour éviter la corrosion trop rapide des aciers)

3.1. Etat limite d’ouverture des fissures

En est amené en outre à effectuer une vérification des contraintes de traction de l’acier
dans le but de limiter l’ouverture des fissures, les risque de corrosion et la déformation de la
pièce.

On distingue trois catégories d’ouvrages :

✓ L’ouvrage où la fissuration est peu préjudiciable ce qui peut correspondre aux


locaux clos et couverts non soumis à des condensations.

39
✓ L’ouvrage où la fissuration est préjudiciable lorsque les éléments en cause sont
exposés aux intempéries, à des condensations ou peuvent être alternativement
noyés et émergés en eau douce.
✓ L’ouvrage où la fissuration est très préjudiciable lorsque les éléments en cause
sont exposés à un milieu agressif (eau de mer, atmosphère marine, gaz ou sols
corrosifs) ou lorsque les éléments doivent assurer une étanchéité.

4. Combinaison d’action

Il existe deux types de combinaison d’action tel que :

- Combinaison d’action à l’état limite ultime.


- Combinaison d’action à l’état limite de service.

Tableau N°14 : Combinaison d’action des charges

ELU ELS
Combinaison d’action 𝑃𝑢 = 1.35𝐺 + 1.5𝑄 𝑃𝑠 = 𝐺 + 𝑄

𝑃𝑢 : Effort normal ultime

𝑃𝑠 : Effort normal de service

𝐺 : Charge permanant

𝑄 : Surcharge d’exploitation

I. Béton
1. Définition

Le béton est un mélange homogène des liants hydraulique avec des granulats (Sable +
Gravillon) et de l’eau. Il est dit béton armé s’il est composé d’armature en acier haute adhérence.

2. Résistance caractéristique du béton

Le béton résiste à la compression ou à la traction à j jours.

2.1. Résistance à la compression du béton

40
Au point de vu mécanique le béton résiste caractéristique à la compression de j jours d’âge
du béton est notée 𝑓𝑐𝑗 . Dans le cas courant, le béton résiste à la compression de 28j d’âge (𝑓𝑐28 ).

2.2. Résistance à la traction du béton

La résistance caractéristique à la traction 𝑓𝑡𝑗 du béton est déduire à celle de la résistance


caractéristique à la compression du béton 𝑓𝑐𝑗 par la relation suivante :

𝑓𝑡𝑗 = 0.6 + 0.06𝑓𝑐𝑗

𝑓𝑡𝑗 = résistance caractéristique à la traction du béton [MPa]

𝑓𝑐𝑗 = résistance caractéristique à la compression du béton [MPa]

2.3. Résistance caractéristique habituelle du béton

Tableau : caractéristique habituelle du béton

Condition courantes Auto-contrôle surveillé


𝑓𝑐𝑗 𝑓𝑡𝑗 Dosage par kg/m3 Dosage par kg/m3
45 et 45R 55 et 55R 45 et 45R 55 et 55R
16 1.56 300
20 1.8 350 325 325 300
25 2.1 375 400 350
30 2.4
Cas justifier par une étude appropriée.

3. Coefficient de sécurité de béton 𝛾𝑏

Tableau N°16 : Coefficient de sécurité de béton

Cas normal Cas accidentelle


𝛾𝑏 1.5 1.15

𝛾𝑏 = coefficient de sécurité du béton

4. Coefficient d’application de charge du béton 𝜃

Tableau N°17 : Durée d’application de charge du béton


Durée d'application 𝜃
t > 24h 1

41
1h < t < 24h 0,9
t <1h 0,85

𝜃 = Coefficient d’application de charge

5. Contrainte de calcul du béton

0.85 × 𝑓𝑐𝑗
𝑓𝑏𝑐 =
𝜃𝛾𝑏

𝑓𝑏𝑐 = contraint de de calcul [MPa]

II. Acier
1. Définition

C’est l’ensemble des pièces en acier pour les constructions des bétons armés (acier TOR ou
acier lisse).

2. Comportement général de l’acier

L’acier en armature de béton armé peut jouer à la traction ou à la compression.

3. Différent type d’acier

Il existe trois types d’acier tel que

- Acier rond lisse


- Acier à haute adhérence
- Treillis soudés

Remarque : parmi ces trois types, le plus utiliser couramment c’est l’acier à haute adhérence.
Pour une raison que ce type d’acier assure une bonne liaison entre le béton et l’acier.

4. Limite élastique de l’acier


▪ Acier rond lisse
o Fe E215 ; limite élastique 𝑓𝑒 = 215𝑀𝑃𝑎

42
o Fe E235 ; limite élastique 𝑓𝑒 = 235𝑀𝑃𝑎
▪ Acier à haute adhérence
o Fe E400 ; limite élastique 𝑓𝑒 = 400𝑀𝑃𝑎
o Fe E500 ; limite élastique 𝑓𝑒 = 500𝑀𝑃𝑎

Dans le cas de ce projet nous allons utiliser l’acier à haut adhérence Fe E500

5. Allongement à la rupture de l’acier


▪ Acier rond lisse : 22%
▪ Acier à haute adhérence
➢ Fe E400 : 14%
➢ Fe E500 : 12%

6. Diamètre nominale des aciers


▪ Acier rond lisse : 6 – 8 – 10 – 12
▪ Acier à haute adhérence : 6 – 8 – 10 – 12 – 14 – 16 – 20 – 25 – 32 – 40
7. Coefficient de sécurité de l’acier 𝛾𝑠

Tableau N°18 : Coefficient de sécurité d’acier

Cas normal Cas accidentelle


𝛾𝑠 1.15 1.00

𝛾𝑠 = coefficient de sécurité de l’acier

8. Contrainte de calcul de l’acier

𝑓𝑒
𝜎𝑠 =
𝛾𝑠

𝜎𝑠 = contrainte de calcul de l’acier [MPa].

𝑓𝑒 = limite élastique de l’acier [MPa].

9. Enrobage normale des aciers

L’enrobage normale des aciers est défini à partir du type de fissuration. Le tableau suivant
nous indique la valeur des aciers correspondant à la fissuration.
43
Tableau 9.1 : enrobage des aciers

Type de fissuration Zone d’application Enrobage


Peu préjudiciable Eléments situés dans des
1,5 cm
locaux couverts et clos.
Préjudiciable Dans les eaux plateaux 2,5 à 3 cm
Très préjudiciable Ouvrage dans l’eau 3,5 à 5 cm

[Link] de permis de construction

3.4.Réalisation

44
CHAPITRE V : PONT

45
❖ 1. Types de ponts

Les ponts sont classés selon la forme de leur structure porteuse principale :
Type de pont Description Exemples
Pont à poutres Le tablier est soutenu par des poutres en Très courant pour les
béton ou acier reposant sur des appuis. petites et moyennes
portées.

Pont en arc L’arc supporte la charge en compression, le Ex : Pont du Gard


tablier repose au-dessus ou suspendu à l’arc. (France).

Pont haubané Le tablier est suspendu à des pylônes par des Ex : Pont de
câbles tendus (haubans). Normandie.

Pont suspendu Le tablier est suspendu par des câbles Ex : Golden Gate
porteurs eux-mêmes suspendus à des Bridge.
pylônes.

Pont à voussoirs Construction segmentaire en béton Utilisé en milieu urbain


précontraint (souvent encorbellement). ou zones difficiles
d'accès.

❖ 2. Composants d’un pont

Voici les éléments structurels typiques d’un pont :

46
Élément Fonction
Tobier (tablier) Partie sur laquelle circulent les véhicules.
Poutres Supportent le tablier (poutres en béton armé, précontraint ou
acier).
Piles Appuis verticaux intermédiaires entre les culées.
Culées Appuis aux extrémités du pont.
Appareils d’appui Permettent la transmission des charges et la liberté de
mouvement (neoprène, pot, glissant).
Joints de dilatation Permettent au tablier de se dilater sans dommage.
Garde-corps / Barrières Assurent la sécurité des usagers.
Équipements hydrauliques Systèmes de drainage du tablier pour évacuer les eaux de
pluie.

❖ 3. Technologies de construction

Les technologies varient selon le type et l’environnement :


Technologie Application
Béton précontraint: Augmente la portée sans augmenter la section.
Poutres préfabriquées:Réduit les délais de chantier.
Encorbellement successif: Construction segmentaire sans étaiement pour les ponts à grande.
portée.
Méthode par poussage: Le tablier est assemblé sur une rive puis poussé sur les appuis.
Coffrage auto-lançable: Utilisé pour les viaducs urbains ou ponts difficiles d'accès
Fondations profondes: Par pieux forés ou battus en terrain instable (lit de rivière).

❖ 4. Étapes de construction d’un pont

Voici les étapes typiques de construction d’un pont en béton armé :


1. Étude de faisabilité et levés topographiques
• Étude géotechnique
• Étude hydrologique (débit du fleuve)
• Choix du type de pont

47
2. Conception technique
• Plans structurels et d’exécution
• Calculs de structure
• Autorisations administratives

3. Implantation et terrassement
• Réalisation de pistes d’accès
• Implantation géométrique

4. Fondations
• Semelles superficielles ou pieux
• Coffrage et ferraillage

5. Élévation des piles et culées


• Béton armé coulé en place
• Installation des appareils d’appui

6. Montage du tablier
• Poutres préfabriquées ou coulées sur place
• Pose du tablier (encorbellement, poussage…)

7. Travaux de finition
• Garde-corps, étanchéité, revêtement de roulement
• Signalisation et éclairage

8. Réception et ouverture à la circulation


• Essais de charge
• Réception provisoire puis définitive
❖ 5. Méthodes de surveillance et d’entretien

Un pont nécessite une surveillance régulière :


Méthode Objectif
Inspection visuelle Détection de fissures, corrosion,
déformation.

Capteurs embarqués (IHM) Mesure en temps réel des efforts, vibrations,


température.

Essais de charge Vérification de la capacité portante.

48
Entretien courant Nettoyage, remplacement des joints de
dilatation, peinture anti-corrosion.

Renforcement ou réhabilitation Si l’état structurel est dégradé ou en cas de


changement d’usage (augmentation de
trafic).

❖ 6-METHODE DE CALCULE

1- Conception de la structure transversale : predimensionnement


2- CALCUL DU TABLIER : Sollicitations
Objectif : détermination des réactions du tablier sur la pile et la culée
2-1. Dues aux charges permanentes
Modélisation : poutre isostatique uniformément chargée
Calcul de g : poids au mètre linéaire du tablier :
- Tablier : en BA et revêtement en enrobé
- Entretoise : rapporté au mètre linéaire du pont
Ainsi, pour l’ensemble du tablier :
g 2
Mg = = kgm
8
g
et Vg = = kg
2
2-2. Effets de A(ℓ)
Modélisation (le plus défavorable) : poutre isostatique uniformément chargée
A(ℓ) = kg/m2
Valeur par mètre linéaire du tablier : la totalité de la largeur est surchargée
qA(ℓ) = largeur chargeabl* A(ℓ) = … kg/m
Ainsi, pour l’ensemble du tablier :
q A(  )  2
MA(ℓ) = = …..kgm
8
q A(  ) 
et VA(ℓ) = = ……kg
2
2-3. Effets de Bc
On ne considère qu’un seul camion Bc.
Position la plus défavorable : par le théorème de Barré.
Calcul de xg de la force équivalente :
xg = …. m

49
1er Cas : 1er essieu arrière et F sont symétriques
M = ….. tm
V = ……. t
2 Cas : 2ème essieu arrière et F sont symétriques
ème

M = ……… tm
V = ……… t
ème
3 Cas : essieu avant et F sont symétriques
M = ……. tm
V = ……… t
D’où, pour le convoi Bc :
M = …. tm
V = …… t
Coefficient de majoration dynamique :  = 1,…...
2-4. Effets de Bt
Modélisation : les 2 essieux sont placés symétriquement sur le tablier
M = …. tm
V = ….. t
Remarque : la prise en compte de Bt doit être soumise à l’avis du Maître d’œuvre, notamment pour
les ponts sur route en terre ou non revêtue (trafic faible).
Coefficient de majoration dynamique :  = 1,…..
2-5. Effets de Br
Modélisation : roue isolée appliquée au milieu de la travée
M = …. tm
V = ….. t
Coefficient de majoration dynamique :  = 1,…...
2-6. Surcharge de trottoir
Surcharge générale : 150 kg/m2
Modélisation : poutre uniformément chargée
qt = 150 * 2 * 1 = 300 kg/ml
Mqt = …. tm
Vqt = ….. t

4- STABILITE DE LA PILE
4-1. Poids propre de la pile
G = ….. t
Bras de levier : ….. m
4-2. COURANT TRANSVERSAL
Vitesse du courant : v = 8 m/s
Pression unitaire : p = 38v2 = …. kg/m2
Pression unitaire appliquée : pa = p*l = ….. kg/m

50
Pression au fond du lit : pb = … kg/m
Pression résultante pour les deux piles (pas d’effet de masque) :
Pr = Ct = 2 * ….. = 2*…. kg = …. kg
Bras de levier : … m
4-3. EFFET DU VENT
Vent cyclonique : q = 400 kg/m2
Surface frappée sur garde-corps : … m2
q = 0,2*400 = 80 kg/m2
V1 = kg
Bras de levier = … m
Surface frappée sur tablier : … m2
V2 = kg
Bras de levier = … m
Surface frappée sur chevêtre : … m2
V3 = kg
Bras de levier = … m
Surface frappée sur fût : … m2
V4 = kg
Bras de levier = … m

4-4. REDUCTION DES EFFORTS AU NIVEAU DE LA SURFACE DE CONTACT


SEMELLE ET SOL DE FONDATION
4-5. Stabilité au renversement
MS
= 14,26 /16,21/5,55  1,5
MR
Donc, la pile est stable au renversement.
4-6. Stabilité au glissement
f = 0,60 (béton sol)
V 1
* f = * 0,60 = 15,10 / 4,49  1,5
H 1
Donc, la pile est stable au glissement.
4-7. Stabilité au poinçonnement
Contrainte admissible du sol = 3,5 bars
V M
A/B =  v = ……kg/cm2
S I

5- STABILITE DE LA CULEE : dans le sens LONGITUDINAL


5-1. Poids propre de la culée
G = …. t

51
Bras de levier : m
5-2. POUSSEE DU REMBLAI
Ka = tg2(45° – /2)
E a = (1/2)*Ka**H2
Poussée totale = E a*largeur du mur = t
Bras de levier =

5-3. EFFET DE LA SURCHARGE q = 1 t/m2


Kaq = Ka = 0,
q = Kaq*q
Poussée totale due à q Pq = q*H*largeur du mur
5-4. FREINAGE
Supposons qu’un essieu arrière de BC freine, donc F = 12 t
. REDUCTION DES EFFORTS AU NIVEAU DE LA SURFACE DE CONTACT SEMELLE
ET SOL DE FONDATION

5-5. Stabilité au renversement


MS
= =  1,5
MR
Donc, la culée est stable au renversement.
5-5. Stabilité au glissement
f = 0,60 (béton sol)
V
* f =  1,5
H
Donc, la culée est stable au glissement.
7-3. Stabilité au poinçonnement
Contrainte admissible du sol = 3 bars
V M
A/B =  v= kg/cm2
S I

ℎ0
𝑃𝑟 = 𝑃𝑏 ×
2

52
CHAPITRES VI : RESERVOIRE

53
TECHNOLOGIE D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE
‘’RESERVOIR’’

Introduction
L'approvisionnement en eau potable est un enjeu majeur de santé publique et de
développement. Il ne se limite pas à la simple distribution de l'eau, mais représente un
processus complexe et structuré, allant de la source jusqu'au robinet du consommateur. Au
cœur de ce processus se trouve l'adduction d'eau potable, qui est l'étape cruciale du transport
de l'eau.

CONCEPTION ET ÉTUDES PRÉLIMINAIRES

Dimensionnement des reseaux


Etape cruciale de l’ingénierie hydraulique. Cela consiste à déterminer les diamètres des
canalisations, la puissance des pompes, et la capacité des réservoirs afin garantir un
approvisionnement en eau.

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Alimentation en eau potable

• Captage :
La technologie utilisée ici dépend de la source d'eau. Il peut s'agir de :

Puits ou forages : Utilisation de techniques de forage et de tubage pour accéder à l'eau


souterraine. Des pompes immergées ou de surface sont utilisées pour extraire l'eau.

Prise d'eau en rivière ou lac : Construction de structures de captage (barrages de


dérivation, seuils, grilles) pour prélever l'eau de surface. Des pompes sont également
nécessaires pour acheminer l'eau.

• Adduction :
Le transport de l'eau brute se fait principalement par un réseau de canalisations. Ces tuyaux
peuvent être en différents matériaux (PVC, fonte, acier) en fonction de la pression, du débit et
de la nature de l'eau. Des stations de pompage sont installées le long du réseau pour maintenir
la pression et acheminer l'eau sur de longues distances ou en hauteur.

• Traitement :
Les usines de traitement utilisent une combinaison de technologies pour rendre l'eau potable :
Dégrillage et tamisage : Élimination des gros débris.

• Décantation et coagulation-floculation :
Séparation des particules en suspension. Des produits chimiques sont ajoutés pour
agglomérer les particules.
Le processus de décantation est un moyen efficace de séparer les solides de l'eau, améliorant
ainsi sa qualité avant d'être distribuée comme eau potable. Il est important de noter que la
conception du bassin de décantation, la durée de rétention, et d'autres paramètres sont
soigneusement pris en compte pour garantir une efficacité optimale du processus.

• Filtration :

55
Passage de l'eau à travers des filtres (sable, charbon actif) pour éliminer les particules
fines et améliorer le goût et l'odeur.
Désinfection : Élimination des micro-organismes pathogènes par chloration, ozonation ou
traitement aux ultraviolets.

• Réservoir : Le stockage de l'eau traitée se fait dans des réservoirs. Ces structures,
souvent élevées (châteaux d'eau), permettent de :
Réguler la pression dans le réseau de distribution.
Compenser les variations de consommation.
Constituer une réserve en cas d'urgence (incendie, panne).
C'est la phase où tout commence. Un bureau d'études structurelles est mandaté pour concevoir
le réservoir.

Objectif: Définir la géométrie (cylindrique, rectangulaire, enterré, semi-enterré, surélevé),


les dimensions, et les matériaux.

Calculs: Les ingénieurs calculent les forces et contraintes que le réservoir devra supporter.
Cela inclut la pression hydrostatique de l'eau, le poids propre de la structure, les charges du
sol (pour un réservoir enterré), ou les charges de vent et sismiques (pour un réservoir
surélevé).

Résultat: Un plan détaillé avec les dimensions précises et le plan de ferraillage qui spécifie
le type, la quantité, et la position des armatures en acier. Ce document est essentiel pour la
phase d'exécution.

PREPARATION DU SITE ET FONDATION


Le site doit être préparé.
Décapage et nivellement: Le terrain est débarrassé de la végétation et nivelé pour obtenir une
surface plane et stable.
Excavation: Pour un réservoir enterré ou semi-enterré, on procède à l'excavation du sol à la
profondeur requise.
Fondation: Un radier (une dalle de fondation) est mis en place. Il doit être capable de répartir
uniformément le poids du réservoir sur le sol. Une fois la fondation en place, la dalle de
propreté est coulée pour offrir une base de travail propre et stable.

56
Ferraillage des Éléments
C'est l'étape où la structure en acier est construite.
Mise en place des armatures: Les barres d'acier, ou armatures, sont coupées et pliées selon les
plans de ferraillage. Elles sont ensuite positionnées sur la fondation et dans l'emplacement des
murs.
Ligature: Les barres sont ligaturées entre elles avec du fil de fer pour former une cage
d'armatures rigide.
Passage des réseaux : C'est également à ce moment que sont positionnés les conduits et autres
éléments techniques qui seront intégrés dans le béton.

Coffrage
Le coffrage est le moule qui donnera sa forme au réservoir.
Installation: Des panneaux de coffrage (en bois, en métal ou en plastique) sont installés pour
former les parois du réservoir.
Stabilité: Le coffrage doit être parfaitement étanche et suffisamment solide pour résister à la
pression du béton frais lors du coulage. Il est renforcé par des étais et des entretoises.
Étanchéité: Les joints de reprise (là où le bétonnage est interrompu) et les joints de dilatation
sont mis en place pour garantir l'étanchéité future. On utilise souvent des bandes d'étanchéité
en PVC.

: Coulage et Vibration du Béton


Cette étape est l'une des plus critiques pour la qualité finale de l'ouvrage.
Coulage: Le béton est acheminé sur le chantier et coulé dans le coffrage. Pour les grands
volumes, cela peut se faire à l'aide d'une pompe à béton.

57
CHAPITRES VII : PICINE

58
Construction d’une piscine en béton : les
étapes clés du chantier
Pourquoi choisir une piscine en béton pour votre projet ?
Lorsque l’on décide d’investir dans une piscine, le choix du matériau de construction est
déterminant. Parmi les différentes solutions disponibles sur le marché — piscine coque,
piscine en kit, structure modulaire — la piscine en béton s’impose comme le choix haut de
gamme par excellence.

Voici pourquoi.

Une solidité à toute épreuve

Le béton armé, matériau de structure utilisé dans le bâtiment et les ouvrages d’art, garantit une
durabilité incomparable. Résistant aux mouvements de terrain, aux aléas climatiques et au
temps qui passe, il offre une stabilité structurelle sur plusieurs décennies. Chez Diffazur, nous
utilisons la technique du béton projeté (la Gunite) pour créer des piscines monobloc sans
joints, gage d’une étanchéité parfaite et d’une longévité exceptionnelle.

Une piscine vraiment sur mesure

Contrairement aux piscines coques ou kits préformés, le béton permet une liberté totale dans
la conception : forme libre, escaliers intégrés, plages immergées, bords miroir, couloir de

59
nage… Chaque bassin est entièrement personnalisé, en fonction de vos envies, de votre
terrain et de vos usages (nage sportive, détente, jeux pour enfants, esthétique paysagère…).

Piscine sur mesure avec débordement

Une finition haut de gamme

Le béton est compatible avec des revêtements minéraux exclusifs, bien plus durables et
esthétiques qu’un simple liner. Chez Diffazur, nous vous proposons une large gamme de
finitions naturelles, douces au toucher, plus faciles à entretenir et au rendu visuel saisissant.
Résultat : une piscine unique qui s’intègre harmonieusement dans votre jardin.

Une valeur patrimoniale renforcée

Investir dans une piscine en béton, c’est aussi faire un choix patrimonial. Ce type de
construction apporte une réelle plus-value à votre bien immobilier. Non seulement la piscine
devient un élément de confort, mais elle valorise également la qualité architecturale de votre
extérieur, ce qui peut être un argument de poids en cas de revente.

Piscine de forme libre construite en 2004

L’assurance d’une construction pérenne et conforme

Faire construire une piscine en béton par un professionnel comme Diffazur, c’est aussi
bénéficier d’une garantie décennale, d’un accompagnement réglementaire (permis, normes
de sécurité) et de l’expertise de spécialistes qui maîtrisent chaque étape du chantier, du
terrassement à la mise en eau.

60
Etape 1 – L’élaboration des plans et la demande de permis
de construire
Avant de creuser le premier coup de pelle, il est essentiel de bien concevoir les plans de
votre future piscine. Cette étape détermine à la fois l’esthétique, la fonctionnalité et la
faisabilité technique du projet.

Elaboration des plans pour la construction d’une piscine

Des plans adaptés à votre terrain et à vos envies

La conception de votre bassin dépend de plusieurs facteurs :

• La configuration de votre terrain (pente, ensoleillement, accès, surface disponible)


• L’usage principal de la piscine : nage sportive, détente familiale, valorisation
paysagère…
• Vos préférences esthétiques : bassin rectangulaire épuré, forme libre plus organique,
plage immergée, escaliers intégrés…

Un couloir de nage conviendra parfaitement aux amateurs de natation, tandis qu’une piscine
aux courbes douces séduira les adeptes de la détente ou des espaces paysagers plus naturels.

Chez Diffazur, nos équipes conçoivent chaque plan sur mesure, en fonction de votre projet et
des contraintes spécifiques de votre terrain. Cette personnalisation en amont permet
d’optimiser l’implantation de la piscine tout en anticipant les travaux nécessaires.

Déclaration préalable ou permis de construire : que dit la réglementation ?

Avant de lancer les travaux, vous devez également vous conformer aux règles d’urbanisme
en vigueur dans votre commune.

• Pour une piscine enterrée ou semi-enterrée de moins de 100 m², une déclaration
préalable de travaux suffit dans la majorité des cas. Ce formulaire (Cerfa
n°13703*07) est à déposer en mairie accompagné d’un plan de masse, d’un plan de
situation et d’une description du projet.
• Au-delà de 100 m², ou si votre terrain est situé en zone protégée (site classé, secteur
sauvegardé…), un permis de construire est obligatoire. Ce dossier, plus complet, doit
inclure les plans détaillés de la piscine, une notice explicative, des photos du terrain et
éventuellement des documents d’intégration paysagère.

Bon à savoir : les délais de traitement varient selon les communes, de 1 mois pour une
déclaration préalable à 2 à 3 mois pour un permis de construire. Il est donc essentiel
d’anticiper ces démarches dès la phase de conception.

Retrouvez toutes les informations sur la réglementation sur les piscines privées dans notre
article dédié.

61
Permis de construire pour la construction d’une piscine

Étape 2 – Le choix de la technique de construction


Le succès de votre projet de piscine repose en grande partie sur la technique de construction
que vous allez choisir. Ce choix impacte la solidité, la durabilité, la forme et même la valeur
ajoutée de votre piscine. Chez Diffazur, nous avons fait le choix du béton armé projeté par
voie sèche, aussi appelé procédé Gunite, pour ses nombreux avantages techniques et
esthétiques.

Projection du béton par voie sèche

Les principales techniques de construction de piscines

Sur le marché, on distingue plusieurs méthodes de construction :

• La piscine en coque polyester : rapide à poser, mais peu personnalisable et moins


durable dans le temps.
• La piscine en kit (panneaux ou blocs à bancher) : plus économique, mais exige
souvent un effort d’auto-construction et présente des limites de personnalisation.
• La piscine en béton coulé : robuste, mais complexe à mettre en œuvre et moins
souple en termes de formes.
• La piscine en béton projeté (notre spécialité) : la solution la plus solide, souple et
durable pour un bassin 100 % sur mesure.

Vous hésitez entre une piscine coque ou béton ? Découvrez notre article dédié.

Pourquoi choisir le béton projeté par voie sèche ?

Le procédé Gunite repose sur la projection de béton à très haute pression sur une armature en
acier, directement sur place. Cette méthode offre de nombreux avantages :

• Monobloc et sans joints : la structure est d’un seul tenant, garantissant une étanchéité
exceptionnelle.
• Liberté de formes : escaliers, plages immergées, formes libres, débordements… tout
est possible.
• Résistance supérieure : idéale pour les terrains complexes ou les bassins de grande
taille.
• Durée de vie incomparable : un investissement patrimonial qui valorise votre bien
immobilier.

Chez Diffazur, chaque piscine est sculptée à la main, dans les règles de l’art, par nos artisans
spécialisés. Le béton est projeté sur une armature en ferraillage sur mesure, assurant une
tenue exceptionnelle dans le temps, même en cas de mouvements de terrain.

62
Projection du béton par voie sèche

Étape 3 – Le terrassement de la piscine


Une fois les plans finalisés et les autorisations administratives obtenues, les travaux peuvent
réellement commencer. Le terrassement est la première grande étape physique du chantier. Il
s’agit de préparer le sol en creusant l’emplacement exact de votre future piscine. Cette
opération, bien que souvent invisible une fois la piscine terminée, est pourtant essentielle pour
assurer la stabilité et la pérennité de votre bassin.

Terrassement d’une piscine creusée

En quoi consiste le terrassement ?

Le terrassement consiste à excaver la terre selon les dimensions précises définies lors de la
phase de conception. Il s’agit de créer un “moule” dans le sol qui accueillera ensuite la
structure en béton armé projeté.

Cette phase comprend plusieurs opérations techniques :

• Le piquetage : délimitation précise au sol de la piscine et de ses équipements (plages,


escaliers, local technique, etc.).
• L’excavation : creusement de la terre avec des engins adaptés (mini-pelles, pelles
mécaniques) selon la profondeur, la forme et le type de sol.
• L’évacuation des déblais : la terre extraite est soit réutilisée sur place (si possible),
soit évacuée vers une décharge ou un centre de traitement agréé.
• Le nivellement et le compactage du fond : pour assurer une assise stable, un lit de
gravier peut être mis en place et compacté avant la pose du ferraillage.

Une étape clé pour la durabilité de votre piscine

Le terrassement est bien plus qu’un simple creusement. C’est une opération technique de
précision, qui doit prendre en compte :

• La nature du sol (argileux, sableux, rocheux…),

63
• La pente naturelle du terrain,
• Les contraintes d’accès pour les engins,
• La proximité des réseaux enterrés (eau, électricité, assainissement),
• La profondeur souhaitée du bassin, notamment dans le cas de piscines à fond incliné
ou avec fosse à plonger.

Une erreur de niveau ou un tassement insuffisant peuvent avoir de lourdes conséquences sur
la structure à long terme. Chez Diffazur, nous réalisons un diagnostic du sol avant chaque
chantier et nous adaptons nos techniques de terrassement à chaque configuration.

Piscine en béton sur un terrain en pente

Piscine aménagée avec local technique en faux rocher

Anticiper les aménagements périphériques

Le terrassement ne concerne pas uniquement la piscine elle-même. Il peut également intégrer


:

• Les futures plages ou terrasses,


• Le local technique ou les canalisations,
• Une plage immergée ou un accès PMR,

64
• L’aménagement paysager prévu autour du bassin.

C’est pourquoi cette étape est toujours planifiée avec rigueur, en tenant compte de
l’ensemble du projet, et non uniquement du bassin en lui-même.

Étape 4 – Le ferraillage et la projection de béton


Après le terrassement, place à la mise en œuvre de la structure porteuse de votre piscine.
Cette étape cruciale garantit la solidité, la durabilité et l’étanchéité de votre bassin. Chez
Diffazur, cette étape repose sur un savoir-faire exclusif : la construction en béton armé
projeté par voie sèche, une technique maîtrisée depuis plus de 50 ans.

Ferraillage d’une piscine creusée en béton projeté

Le ferraillage : le squelette de votre piscine

Le ferraillage consiste à créer une armature métallique en acier haute résistance, qui
viendra supporter la projection du béton. Ce maillage est conçu sur mesure en fonction des
dimensions, de la forme et de la profondeur du bassin.

Chez Diffazur, nos équipes spécialisées réalisent cette structure à la main, avec des ligatures
manuelles pour garantir une homogénéité parfaite. Ce savoir-faire artisanal permet une
adaptation fine à chaque courbe du bassin, même en forme libre.

Pourquoi est-ce important ?

• Il assure une résistance structurelle optimale face aux mouvements du sol, à la


pression de l’eau et aux charges extérieures (terrasse, plages…),
• Il contribue à la longévité de la piscine, évitant les fissurations ou déformations avec
le temps,
• Il permet une construction 100 % sur mesure, adaptée à toutes les envies

Le réseau hydraulique intégré

Avant la projection du béton, les plombiers interviennent pour installer le réseau


hydraulique : buses de refoulement, prises balai, bonde de fond, skimmers, nage à contre-
courant, etc. Ce réseau est intégré directement dans l’armature pour un résultat plus fiable
et durable.

Chaque canalisation est mise en pression et testée avant le coulage, afin de s’assurer de son
étanchéité.

65
Plomberie intégrée à la piscine

La projection de béton : la technique Gunite

Vient ensuite la phase emblématique de la construction : la projection du béton par voie


sèche, aussi appelée Gunite, une exclusivité Diffazur.

Cette technique consiste à projeter du béton à haute pression, directement sur l’armature
métallique, grâce à une lance tenue par un opérateur expérimenté. Cette méthode, plus
performante que le béton coulé ou préfabriqué, offre plusieurs avantages majeurs :

• Une parfaite adhérence entre le béton et les armatures,


• Une structure monobloc sans joints, limitant les risques d’infiltration ou de fragilité,
• Une liberté totale de formes : escalier sur mesure, banquette, plage immergée,
couloir de nage incurvé…
• Une durabilité incomparable face aux contraintes du temps, des saisons et de
l’usage.

Cette technique est également reconnue par les organismes professionnels comme
ASQUAPRO et la Fédération des Professionnels de la Piscine (FPP), dont Diffazur est
membre actif.

Étape 5 – L’installation du local technique

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Le local technique est le centre névralgique de votre piscine : il regroupe les équipements
essentiels au bon fonctionnement du bassin (pompe, filtre, traitement de l’eau, coffret
électrique…).

Son emplacement doit être réfléchi dès la conception du projet. Il est idéalement situé à moins
de 10 mètres du bassin, à un niveau équivalent ou inférieur à celui de l’eau pour garantir une
bonne circulation hydraulique. Il peut être enterré, semi-enterré ou hors-sol, selon la
configuration de votre terrain.

Diffazur conçoit un local technique sur mesure, adapté aux besoins de votre bassin et
conforme aux normes en vigueur. Une bonne installation permet de profiter d’une eau saine,
claire et facile à entretenir, tout en limitant la consommation énergétique.

Étape 6 – Les finitions et le revêtement de la piscine


Cette dernière étape donne vie à votre piscine en sublimant son esthétique et son confort.
Après la structure, place aux finitions extérieures : pose des margelles, création de plages et
aménagements paysagers pour harmoniser l’ensemble avec votre jardin.

À l’intérieur du bassin, le choix du revêtement est déterminant pour l’aspect visuel, la


durabilité et l’entretien. Chez Diffazur, nous recommandons les revêtements minéraux
naturels, qui surpassent largement les liners traditionnels en termes de longévité, de toucher et
de résistance.

Ces revêtements offrent :

• Une finition élégante et personnalisée,


• Une surface douce et agréable au toucher,
• Une excellente résistance aux chocs et aux UV,
• Une facilité d’entretien au quotidien.

Avec Diffazur, vous bénéficiez d’un accompagnement expert pour choisir le style et les
matériaux qui correspondent à vos envies, assurant un rendu unique et un bassin prêt à être
apprécié pendant de nombreuses années.

La construction d’une piscine en béton est un projet ambitieux qui nécessite une maîtrise
rigoureuse de chaque étape, du choix des plans à la finition. En optant pour Diffazur, leader
européen de la piscine en béton armé, vous vous assurez d’un chantier parfaitement orchestré,
réalisé par des experts passionnés. Cette expertise garantit non seulement une qualité de
construction irréprochable, mais aussi la durabilité et la pérennité de votre bassin sur le long
terme. Grâce à un accompagnement personnalisé et un savoir-faire reconnu, votre piscine
deviendra un véritable espace de vie, adapté à vos besoins et à votre style de vie.

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68
CHAPITRES VIII : MURE DE
SOUTIENNEMENT

69
INTRODUCTION
Un mur de soutènement en béton armé est un ouvrage de génie civil conçu pour retenir
des terres ou d'autres matériaux granulaires et empêcher les glissements de terrain. Il est utilisé
lorsque la pente naturelle d'un terrain est trop raide pour être stable, comme dans le cas de la
construction de routes, de plateformes de bâtiments ou de l'aménagement de jardins en terrasse.
Le rôle principal d'un mur de soutènement est de maintenir la différence de niveau entre deux
terrains.

L'objectif principal d'un mur de soutènement est de stabiliser le sol et de prévenir


l'érosion. Son rôle est de supporter les charges générées par la poussée des terres, les surcharges
éventuelles (trafic, bâtiments) et l'eau. Ces ouvrages sont dimensionnés pour résister à la fois
aux forces horizontales (poussée des terres) et aux forces verticales (poids du mur et des terres
sur la fondation).

Définition

Un mur de soutènement en béton armé est une structure de genie civil conçue pour retenir des
terres ou d’autre matériaux matériaux granulaires.
• Composants d'un Mur de Soutènement en Béton Armé

Un mur de soutènement en béton armé est une structure conçue pour retenir des terres ou
d'autres matériaux. Il est principalement composé de trois éléments:
Le fruit: est l'inclinaison de la face visible du mur de soutènement. Il est exprimé par la pente
donnée à cette face, généralement vers l'intérieur de la terre retenue. Le rôle principal du fruit
est d'améliorer la stabilité du mur et de réduire les contraintes sur sa fondation.
le parement amont: est la face du mur qui est en contact direct avec la terre qu'il retient.
C'est donc le côté "arrière" du mur. Il s'oppose au parement aval, qui est la face visible du
mur, celle que l'on voit du côté où le terrain est plus bas.
Le fût (ou voile) : C'est la partie verticale du mur qui fait face à la terre. Il est conçu pour
résister à la poussée horizontale du sol. Le fût peut être droit ou incliné (on parle alors de
fruit). Sa dimension et son armement sont calculés en fonction de la hauteur du remblai et des
contraintes du sol.
Le talon : C'est la partie de la fondation qui s'étend sous le remblai. Son rôle principal est
d'utiliser le poids du remblai pour augmenter la stabilité du mur et le protéger du glissement
ou du renversement.
La semelle (ou patin) : C'est la partie de la fondation qui s'étend à l'avant du fût, du côté de la
face visible. Elle est conçue pour résister à la pression verticale exercée par le mur et les
charges additionnelles. Le talon et la semelle forment ensemble la fondation du mur.

70
• Composants additionnels

Béton de propreté : Une fine couche de béton maigre, non armé, posée directement sur le sol
avant la fondation. Son rôle est d'assurer une surface propre et plane pour le coffrage et la
mise en place des armatures de la fondation.
Drain de pied : Un système de drainage (généralement un tuyau perforé entouré de gravier)
placé à la base du mur. Il collecte l'eau qui s'infiltre dans le remblai et la dirige loin du mur,
réduisant ainsi la pression hydrostatique derrière le mur.
Barbacanes : Ce sont des petits orifices ménagés dans le fût du mur à intervalles réguliers.
Elles permettent d'évacuer l'eau qui s'accumule derrière le mur et contribuent à réduire la
pression de l'eau.

Figure 1: Les différents Composants d’un mur de soutènement

• Hypothèses de calcul

71
Les calculs d'un mur de soutènement sont basés sur plusieurs hypothèses pour garantir sa
stabilité et sa résistance.
Poussée des terres : On estime la pression latérale exercée par le sol sur le mur. Les théories
de Rankine et de Coulomb sont souvent utilisées pour déterminer cette poussée.
Surcharge : On prend en compte les charges additionnelles agissant sur le remblai, comme le
poids d'un véhicule, d'un bâtiment ou la charge d'exploitation.
Résistance des matériaux : On utilise les caractéristiques techniques du béton et de l'acier
(résistance à la compression du béton, limite d'élasticité de l'acier) et les coefficients de
sécurité spécifiés par les normes.
Capacité portante du sol : On évalue la capacité du sol sous la fondation à supporter le poids
total du mur et des terres.
Stabilité : Le calcul doit vérifier trois types de stabilité :
Stabilité au glissement : Le mur doit résister à la poussée horizontale sans glisser sur sa
fondation.
Stabilité au renversement: Le mur doit résister au moment de renversement causé par la
poussée des terres.
Stabilité au poinçonnement: Le sol sous la fondation doit pouvoir supporter les contraintes
sans se déformer de manière excessive.
Analyse
L'image que vous avez fournie représente un mur de soutènement en béton armé de type T (ou
en T inversé). Sa fonction est de retenir les terres et de prévenir leur glissement.
• Technologie

La technologie utilisée pour construire ce type de mur est celle du béton armé (B.A.) coulé en
place. Cette technique est choisie pour sa capacité à résister à la fois aux forces de
compression et de traction.
Béton : Matériau de base du mur, il résiste très bien à la compression exercée par le poids du
mur lui-même et par la poussée des terres.
Armatures en acier : Des barres d'acier sont insérées dans le béton pour absorber les forces
de traction. Elles sont essentielles dans la semelle (la base) et dans le voile (la partie verticale)
du mur, là où les contraintes de traction sont les plus importantes.
Ce mur est conçu pour être stable grâce à son propre poids et à la géométrie de sa base (la
semelle). La poussée des terres est compensée par la masse du mur et le poids des terres
reposant sur la semelle arrière.
Matériels :
Coffrage : Moules en bois ou en métal pour donner la forme désirée au béton frais.
Vibrateur à béton : Outil électrique ou pneumatique pour tasser le béton et éliminer les bulles
d'air, garantissant ainsi sa compacité.

72
Engins de terrassement : Pelles mécaniques pour excaver et mettre en place les remblais.
Outils de ferraillage : griffe ; Pinces à ligaturer pour assembler les armatures.

• Exemple d'application

Ce type de mur de soutènement est couramment utilisé dans de nombreux projets de


construction pour retenir des remblais ou des talus.
Construction de routes et d’autoroutes: Pour stabiliser des talus de déblai ou de remblai,
notamment dans les zones montagneuses ou pour la construction de ponts.
Aménagements urbains: Pour créer des paliers ou des terrasses dans des terrains en pente,
comme la création d'un parking en contrebas ou d'un jardin en pente.
Construction de sous-sols et de fondations: Pour retenir la terre autour d'un bâtiment enterré.
Tâches de construction d'un mur de soutènement en B.A.
• Phase Tâche Détails de l'exécution

1. Études et conception Étude de sol et dimensionnement: Réaliser une étude


géotechnique pour connaître la nature du sol.
- Calculer la poussée des terres et les charges à retenir: Dimensionner le mur (semelle, voile)
et son ferraillage.
2. Préparation du terrain Terrassement et mise à niveau : Déblayer et excaver le sol
selon les cotes définies.
- Compacter le fond de fouille: Mettre en place un hérisson et une dalle de propreté.
3. Ferraillage de la semelle: Mise en place des armatures; Découper et façonner les barres
d'acier
- Installer les treillis d'armatures de la semelle: Mettre en place les attentes verticales pour le
voile du mur.
4. Coffrage de la semelle: Préparation du moule ; Positionner les coffrages pour la semelle.
- Assurer la rigidité et l'étanchéité du coffrage: Vérifier l'alignement et les dimensions.
5. Coulage de la semelle
-Bétonnage: Commander et livrer le béton.
- Couler le béton de la semelle: Vibrer le béton pour éviter les vides.
6. Ferraillage du voile
- Assemblage des armatures: Monter la cage d'armatures du voile sur les attentes.
- Ligaturer les barres verticales et horizontals: Positionner les joints de dilatation si nécessaire.
7. Coffrage du voile

73
-Installation des moules verticaux: Mettre en place les coffrages pour le voile du mur.
- Vérifier la verticalité et l’aplomb: Installer les raidisseurs et les étais de maintien.
8. Coulage du voile
Bétonnage: Couler le béton dans le coffrage du voile, Vibrer le béton.
9. Décoffrage et finitions
-Retrait des moules et protection: Décoffrer le voile après la prise du béton.
- Appliquer un enduit d'étanchéité sur la face en contact avec la terre.
- Mettre en place un drain et le remblai.
10. Remblaiement
-Remblai et compactage, Reprofiler le terrain derrière le mur.
- Remblayer en couches successives et compacter pour assurer la stabilité.

11- Etape de calcule


Vérification de renversement :

Vérification de glissement :

74
Vérification de poinçonnement :

75

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