Guide Methodo CFE
Guide Methodo CFE
Guide méthodologique
janvier 2006
Ce guide méthodologique est téléchargeable sur
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Ce document a été validé par le Collège de la Haute Autorité de santé en janvier 2006.
1. Introduction _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 3
1.1 Objectifs du guide _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 3
1.2 Méthodes d’élaboration de recommandations professionnelles
et critères de choix _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 4
1.3 Description générale de la méthode CF _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 6
2. Les acteurs _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 8
2.1 Le promoteur _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 8
2.2 Le groupe de pilotage _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 9
2.3 Le groupe de cotation _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 12
2.4 Le groupe de lecture _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 13
3. Déroulement de la méthode _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 14
3.1 Phase préparatoire _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 14
3.2 Phase de cotation _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 17
3.3 Phase de lecture _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 21
3.4 Phase de finalisation du texte des recommandations _ _ _ _ _ _ _ _ _ 22
1
1. Introduction
1.1 Objectifs du guide
Les « recommandations professionnelles » sont définies, dans le domaine de la
santé, comme « des propositions développées méthodiquement pour aider le praticien
et le patient à rechercher les soins les plus appropriés dans des circonstances
cliniques données » (1). Elles visent à définir des bonnes pratiques de prise en
charge diagnostique, thérapeutique et préventive, à harmoniser les pratiques
professionnelles et à améliorer la qualité des soins. Elles peuvent être utilisées pour :
● établir des référentiels d’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) ;
1. Compte tenu des documents de synthèse et ouvrages déjà identifiés, la recherche a porté sur la période s’étendant
de janvier 1998 à juin 2005. Seule la banque de données CINAHL, qui indexe notamment les références provenant
de Medline sur le sujet, a été interrogée. Les mots clés suivants ont été recherchés : Delphi technique ou, Expert
consensus (recherche faite dans les titres ou les résumés) ou, Expert panel(s) (recherche faite dans les titres ou les
résumés) ou, Consensus methods(s) (recherche faite dans les titres ou les résumés) ou, Rand (recherche faite dans
les titres ou les résumés) ou, Nominal group(s) (recherche faite dans les titres ou les résumés) ou, Nominal method ?
(recherche faite dans les titres ou les résumés) ou, Resolving problem (recherche faite dans les titres ou les résumés)
ou, Focus groups ou, Problem solving et Method ? 489 références ont été obtenues. Les 35 références retenues
figurent en fin de document.
3
1.2 Méthodes d’élaboration de recommandations
professionnelles et critères de choix
䉴 Une étape initiale commune : l’analyse critique de la littérature
Toutes les méthodes d’élaboration de recommandations professionnelles (CdC, RPC,
CF) posent en préalable la réalisation d’une analyse critique de la littérature disponible
sur le thème à traiter. Cette analyse comprend une interrogation protocolisée des bases
de données, une sélection des études les plus pertinentes et la définition du niveau
de preuve des études sélectionnées (principes de l’evidence-based medicine).
Les informations ainsi obtenues sont ensuite discutées par des professionnels. Cette
échange permet de « confronter des avis contradictoires, dans le but de définir
l'ampleur de l'accord au sein d'un groupe d'individus sélectionnés » (9), et d’aboutir
ainsi à l’obtention d’un consensus sur le fond (lorsque la littérature disponible ne fournit
pas de preuves en faveur d’une pratique optimale) et sur la forme rédactionnelle.
Ces méthodes ont par ailleurs pour fondements communs la rigueur, la transparence,
l’objectivité et l’indépendance de leur élaboration. Elles requièrent, autant que faire
se peut, un abord pluridisciplinaire et multiprofessionnel, complété, le cas échéant,
par la participation de représentants des patients et des usagers du système de santé.
4
propositions de recommandations sont préalablement rédigées par un groupe de
pilotage. L’avis du groupe de professionnels est formalisé en utilisant une échelle
visuelle numérique discontinue, graduée de 1 à 9, et le degré d’accord ou de
désaccord entre les professionnels est mesuré. Les règles de conservation des
recommandations à retenir sont fixées a priori. Il est essentiel que les professionnels
sélectionnés connaissent bien le thème traité ; il peut s’agir d’experts du sujet ou
de professionnels ayant une pratique régulière dans ce domaine.
disponible) ;
● de l'intensité et de l'origine d’une éventuelle controverse professionnelle ;
5
䉴 Place de la méthode « consensus formalisé »
La méthode CF permet de modéliser l’avis des professionnels, en fonction de leur
expérience pratique, sur un ensemble de propositions élémentaires décrivant une
stratégie de prise en charge donnée. Elle permet d’expliciter et de quantifier l’accord
ou le désaccord entre les membres d’un groupe de spécialistes du sujet ou de
professionnels ayant une pratique régulière dans ce domaine.
6
La méthode CF expérimentée et retenue par la HAS, pour l’élaboration des
recommandations professionnelles, est dérivée de la méthode de la Rand/Ucla (10). La
méthode décrite implique quatre acteurs principaux. La version intégrale comprend
quatre phases successives et se démarque essentiellement de la méthode de la
Rand/Ucla par l’adjonction, optionnelle, d’un groupe de lecture externe (GL) et la réunion
du groupe de cotation (GC) à l’issue de la consultation du GL (cf. figure 1). Le déroulement
chronologique de la version courte de la méthode, similaire à celle de la Rand/Ucla et
qui ne comprend que trois phases successives est schématisée en annexe 2.
7
Phase Phase de Phase Phase
préparatoire cotation de de
lecture finalisation
r
eu
ot
om
Pr
pour le GL GL
G
● finalisation du
(réunion GP) (réunion GC) (réunion GP)
de
texte des
recommandations
1re Discussion des 2nde
tio e
(réunion GC)
ta up
(courrier)
de G
Examen
ur e
le oup
par GL
e
de Gr
(courrier)
ct
6 à 12 mois
2. Les acteurs
2.1 Le promoteur
䉴 Qui est-il ?
Le promoteur1 peut être :
● une société savante ou toute autre organisation de professionnels de santé ;
● etc.
1. Dans la suite du texte, on parlera toujours du promoteur, même s'il en existe plusieurs.
8
le thème de l’ « Évaluation diagnostique de la dénutrition protéino-énergétique des
adultes hospitalisés » (6) associait 12 sociétés savantes et regroupait des spécialités
dans les domaines de la nutrition et diététique, de la gastro-entérologie, de la gérontologie,
de la néphrologie, de la médecine interne, de la pneumologie et de la médecine générale.
GL
s Encadré 1. Rôles du promoteur
du ● prend l'initiative de l'élaboration de recommandations ;
● choisit le thème ;
● précise les cibles professionnelles concernées ;
● indique les grands axes de réflexion qu'il lui semble indispensable d'aborder ;
ions
● précise le délai d'élaboration des recommandations ;
) ● fournit ou recherche les moyens financiers nécessaires à l'élaboration des
recommandations, à leur diffusion et à leur mesure d'impact.
Les sources de financement doivent être identifiées clairement. Elles sont citées
dans les documents diffusés au terme du travail. En cas de financements provenant
de l’industrie, les sources doivent impérativement être multiples et le niveau de
participation homogène entre les différents financeurs, en particulier si les industriels
financeurs ont un intérêt, direct ou indirect, dans le thème.
1. À titre illustratif, le GP du CF sur les indications de la radiothérapie « grand champ » comprenait 4 oncologues
radiothérapeutes et 2 méthodologistes de l’Anaes (4).
9
En pratique, le GP est constitué à partir des coordonnées de professionnels proposées
au promoteur par les différentes sociétés savantes et organisations professionnelles
associées au processus et à partir des noms de professionnels reconnus pour leur
implication dans le thème (identifiés par exemple lors de la recherche bibliographique
initiale). Ces professionnels doivent avoir une bonne connaissance de la pratique
professionnelle dans le domaine correspondant au thème de l'étude et être capables
de juger de la pertinence des études publiées et des indications évaluées.
La présence d’un méthodologiste (le chef de projet lorsqu’il s’agit d’un projet piloté
par la HAS) est nécessaire pour assurer le contrôle méthodologique de l’ensemble
du travail. Connaissant bien la méthodologie utilisée, il est notamment chargé de veiller
à la qualité de l’analyse et de la synthèse des données de la littérature et au respect
du processus d’élaboration des recommandations par CF.
Sans que cela constitue un critère d’exclusion d’une participation au groupe (sous
réserve des indications ci-dessus), les conflits d’intérêts doivent être identifiés. Le
document final indiquera que les membres des différents groupes ont rempli une
déclaration afin d’identifier leurs conflits d’intérêts potentiels.
10
Encadré 2. Rôles du groupe de pilotage
A) Plan de travail et logistique
● définir le calendrier des grandes étapes de la réalisation du travail (phase de
faisabilité, phase préparatoire, phase de cotation, phase de lecture, etc.) ;
● définir la stratégie de diffusion des recommandations (types de documents en
fonction des cibles ? supports de formation ? etc.) ;
● identifier les mesures d'impact des recommandations qu'il convient de réaliser ;
● prévoir les moyens humains et matériels à réunir (secrétariat, statisticien,
service de documentation, service de communication, salles de travail, matériel
informatique, etc.) ;
● établir le budget prévisionnel global en collaboration avec le promoteur (à ce
titre, il décide de l'indemnisation éventuelle de certains acteurs [membres des
différents groupes de travail, experts, etc.]) ;
● composer le GC et le GL et organiser les réunions ;
● informer régulièrement le promoteur de l’avancement du travail.
D) Phase de cotation
● organiser l’envoi de l’argumentaire bibliographique et de la première série de
propositions au GC ;
● analyser et synthétiser les résultats de la première cotation et en assurer le
retour à chacun des membres du GC ;
● organiser la réunion des membres du GC ;
● établir une nouvelle version des recommandations à l’issue de cette réunion,
en vue de la soumettre à la 2nde cotation du GC ;
● analyser et synthétiser les résultats de la 2nde cotation et en informer les
membres du GC. …/…
11
Encadré 2 (suite). Rôles du groupe de pilotage
E) Phase de lecture (version intégrale, étape optionnelle)
● formuler les recommandations pour le GL ;
aux membres du GC ;
● organiser la réunion du GC au cours de laquelle seront finalisées les
De même que pour le GP, le GC est constitué à partir des noms de professionnels
reconnus pour leur implication dans le thème ou des coordonnées de professionnels
proposées au promoteur par les différentes sociétés savantes, associations et groupes
professionnels associés à ces recommandations. Le groupe doit autant que possible
être pluridisciplinaire et multiprofessionnel. Parmi les critères à respecter, la procédure
choisie doit veiller tout particulièrement :
● à réunir des professionnels intervenant directement dans leur pratique quotidienne
Les conflits d’intérêts des membres du GC doivent être identifiés dès le départ. Le
document final indiquera que les membres des différents groupes ont rempli une
déclaration sur leurs conflits d’intérêts potentiels.
12
䉴 Quel est son rôle ?
Il est l’acteur principal de la phase de cotation et de sélection des recommandations.
À l’aide d’une échelle numérique discontinue (graduée de 1 à 9), chacun de ses membres
répond de manière individuelle par une 1re cotation (courrier, fax, mail, saisie en ligne)
aux propositions de recommandations qui ont été faites par le GP. Il s’appuie pour cela
sur l’argumentaire bibliographique, que le GP lui a fourni, et sur sa propre expertise.
Après consultation du GL et au cours d’une réunion ultime pilotée par le GP, les
membres du GC finaliseront les recommandations, en fonction des commentaires
apportés par le GL (cf. Phase de lecture).
Au terme du travail éditorial final, chaque membre du GC donne son accord pour
signature avant publication et diffusion.
Le GL peut comporter autant de membres qu'il est utile, avec pour limite que
l’ensemble des avis puisse être analysé et synthétisé. Un ordre de grandeur
raisonnable est de 30 à 50 personnes ayant donné leur avis sur les recommandations.
13
s’assurer de l’acceptabilité des recommandations produites en dehors du groupe des
professionnels consultés et au-delà des disciplines, professions ou groupes de
pensées que ces professionnels représentent.
Le GL évalue le fond et la forme du document, notamment la lisibilité, la faisabilité,
l'applicabilité et l’acceptabilité des recommandations. Lorsque l’un de ses membres
se prononce sur le fond des recommandations, il lui est demandé de transmettre au
GP ses arguments complémentaires ou contradictoires ainsi que les articles non pris
en compte et qui les étayent.
Au terme du travail éditorial final, chaque membre du GL donne son accord pour
signature avant publication et diffusion.
3. Déroulement de la méthode
3.1 Phase préparatoire
La phase préparatoire recouvre à la fois des aspects organisationnels et une phase
de travail qui aboutit à un argumentaire bibliographique et aux premières propositions
de recommandations.
䉴 Acteurs
Le groupe de pilotage.
䉴 Déroulement
Dans un premier temps, après avoir consulté le promoteur, le GP précise :
● le thème choisi et les objectifs poursuivis ;
● les questions et sous-questions indispensables à traiter ;
14
● de réaliser une analyse et une synthèse critique de la littérature sous la forme d’un
argumentaire bibliographique ;
● de proposer des recommandations sur la base de l’analyse de la littérature effectuée
et de l’expérience de ses membres dans le domaine traité.
Le détail des sources consultées ainsi que la stratégie de recherche et ses mises à
jour doivent apparaître spécifiquement dans le document final. L’ensemble des
documents sélectionnés, qu’ils soient retenus ou non, doit être disponible, avec leur
fiche de lecture. Le tout est conservé par le GP.
15
Analyse de la littérature. Le travail d’analyse critique de la littérature est réalisé par
les membres du GP ou par le(s) chargé(s) de projet.
Chaque article sélectionné est analysé selon les principes de la lecture critique de
la littérature, en s’attachant d’abord à évaluer la méthodologie employée, puis le résultat,
ce qui permet d’affecter à chaque étude un niveau de preuve scientifique (11).
Les données issues de l’analyse critique et leur synthèse sont discutées en séance
au sein du GP et, le cas échéant, discutées avec des experts extérieurs au GP.
16
Les propositions de recommandations fondées sur un niveau de preuve élevé sont
secondairement complétées, dans les cas où la littérature est insuffisante ou
discordante (a priori la majorité des cas puisque la méthode CF est choisie), par des
recommandations obtenues par accord professionnel. Le fonctionnement du GP
peut s’apparenter à celui d’un focus group (12), notamment lorsque des professionnels
ou des experts sont consultés. Son but est d’obtenir des informations d’un nombre
limité de personnes sélectionnées, sur le thème à traiter. Il doit faire émerger à partir
d’une interrogation précise les différents points de vue et les différentes pratiques qui
permettront de définir les premières propositions de recommandations. Chaque
membre du groupe peut énoncer des propositions personnelles. Le modérateur de
la réunion vérifie que chacun les comprend de la même façon et élimine les
redondances. À ce stade, les propositions de recommandations peuvent être
complémentaires ou contradictoires entre elles dans la mesure où elles prennent en
compte l’ensemble des avis des membres du groupe émis pendant les réunions de
travail. Il n’y a pas de recherche de consensus, ni pression sur les membres ou censure
de certains participants aux réunions.
䉴 Acteurs
Le groupe de pilotage et le groupe de cotation.
䉴 Déroulement
Cette phase comprend deux phases de cotation entrecoupées d’une réunion du GC. Les
deux phases de cotation sont réalisées individuellement par courrier à l’aide d’un
questionnaire comprenant une échelle numérique discontinue graduée de 1 à 9 en
regard de chaque proposition de recommandation. La première phase de cotation
comprend également l’envoi de l’argumentaire bibliographique et des propositions de
recommandations rédigées par le GP. La seconde phase de cotation est réalisée
individuellement à l’issue de la réunion, soit sur place en fin de réunion si aucune
modification du questionnaire n’est requise (cette option permet en outre de s’assurer
facilement dès la remise des questionnaires qu’aucune cotation n’a été oubliée), soit après
la réunion sur envoi par courrier individuel d’un document et d’un questionnaire modifiés.
17
telles quelles et quelles sont celles qui doivent être rediscutées (cf. ci-dessous. Règles
de cotation). Les propositions peuvent être exceptionnellement modifiées ou amendées
par d’autres propositions de recommandations des membres du GC. Le cas échéant,
l’argumentaire peut être complété en fonction des commentaires et des études
apportées par le GC. Ces modifications sont apportées par le président, le(s) chargé(s)
de projet et le méthodologiste qui participent à la réunion du GC et débattent avec lui.
À l’issue du 2nd tour de cotation, le GP analyse les réponses du GC, formule les
recommandations en fonction des réponses du GC et finalise les documents à
adresser au GL (cf. phase de lecture). Le texte des recommandations adressé au GL
est envoyé en préalable ou en parallèle au GC pour information.
䉴 Règles de cotation
Quel que soit le tour de cotation, les membres du GC (dits « cotateurs ») doivent remplir
le questionnaire intégralement.
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Totalement inappropriée Totalement appropriée
Pour chaque proposition listée, le cotateur doit impérativement donner une réponse
en entourant l’un des chiffres entre 1 et 9. Les réponses situées entre 2 chiffres ou
englobant 2 chiffres sont interdites. La cotation doit être fondée sur :
● la synthèse des données publiées dans la littérature (jointe au questionnaire et dont
18
䉴 Analyse des réponses
Les règles concernant l’analyse des réponses du GC à chaque proposition sont
préétablies et doivent apparaître dans le document final. Toutes les instructions
spécifiques sont préalablement expliquées à chaque membre du GC dans un
document méthodologique envoyé avec le questionnaire et l’argumentaire
bibliographique. L’analyse des réponses et leur synthèse relèvent du rôle du
méthodologiste du GP, en relation étroite avec le président et le chargé de projet.
Après réception des questionnaires, les réponses des cotateurs sont analysées, en
déterminant pour chaque proposition l’intervalle de distribution des réponses sur
l’échelle de 1 à 9 (cotations extrêmes) et en calculant la médiane des réponses. Lors
de l’analyse des résultats du 1er tour de cotation, toutes les réponses sont prises en
compte ; lors de l’analyse des résultats du 2nd tour de cotation (de même que dans
la méthode RAND/UCLA (10)), un degré de tolérance dans la définition de l’accord
et de sa force est accepté et deux des réponses extrêmes, l’une minimale et l’autre
maximale (en l’absence de valeur manquante), peuvent être écartées. Un exemple
de grille et d’analyse des réponses est présenté en annexe 4 de ce document.
19
Tableau 2. Avis du GC en fonction du positionnement de la médiane
(en cas d’accord fort ou relatif).
Lors de l’analyse des résultats du 2nd tour de cotation, la gestion des valeurs
manquantes est particulièrement importante pour l’analyse de la 2nde phase de
cotation.
1. Le concept de « nécessité » développé par la RAND/UCLA (10) n’a pas été retenu dans la mesure où son principe
peut être intégré dans la formulation même des différentes propositions de recommandations.
20
Tableau 3. Exemples de formulation des recommandations à l’issue de la
cotation
Le cas échéant, les situations qui font l’objet d’une indécision ou d’un désaccord entre
les membres du GC peuvent en complément faire l’objet d’une mention sur la
nécessité d’engager des protocoles de recherche clinique (par exemple dans un
chapitre ad hoc sur les perspectives à l’issue des recommandations).
Le GL peut être considéré comme optionnel (CF version courte) lorsque 1) le thème
abordé est ciblé ou très technique et que 2) le nombre de spécialistes du sujet est limité
et qu’une large fraction d’entre eux est réunie au sein du GC (masse critique suffisante
et bonne représentation des professionnels impliqués dans la prise en charge)1.
1. À titre illustratif, il ne paraît pas nécessaire de réunir un GL pour des sujets portant sur les indications de l’hystérectomie
dès lors que le GC réunira 10 à 15 hyperspécialistes du sujet.
21
En revanche, il est indispensable (CF version intégrale) :
● dans toute situation où un effet de groupe est craint, par exemple en cas de thème
sein du GC alors qu’il apparaît nécessaire que le groupe se prononce par l’affirmative
ou la négative (la constitution d’un GL vise alors à obtenir un avis consultatif sur un
panel de personnes plus large).
䉴 Acteurs
Le groupe de lecture.
䉴 Déroulement
À l’issue du 2nd tour de cotation, le GP analyse les réponses du GC et envoie au GL
les recommandations retenues en les accompagnant de l’argumentaire bibliographique
et d’un questionnaire de réponse. Ce questionnaire permet de recueillir l’avis des
membres du GL de manière formalisée. Il comprend, par exemple, en vis-à-vis de chacune
des recommandations un item à trois modalités (« d’accord » ; « indécis » ; « pas
d’accord ») et un espace où peuvent être recueillis les commentaires des membres du
GL. Chacun des membres du GL formule son avis sur le fond et la forme des
recommandations, puis renvoie le questionnaire au GP dans un délai de 3 à 4 semaines.
En cas de critiques sur le fond, les membres du GL doivent faire parvenir au GP les
articles (ou les références) qui étayent leurs critiques.
Au terme du travail éditorial final, chaque membre du GC donne son accord pour
signature avant publication et diffusion.
Version intégrale du CF
La rédaction du texte final des recommandations est réalisée suite à la phase de
lecture. Elle nécessite une ou deux réunions du GC, à 15 jours ou un mois d'intervalle,
sur une durée d’une demi-journée à une journée. Ces réunions sont pilotées par le GP.
22
systématique de tous les commentaires par le GC et examen spécifique des
recommandations au-delà d’un pourcentage de rejet par le GL ? 10 % ». Les
recommandations sont, le cas échéant, modifiées sur le fond et la forme en tenant compte,
si cela est opportun, des nouvelles données de littérature apportées par les membres
du GL, de leurs avis et de leurs commentaires.
Pour les recommandations qui ne sont pas modifiées sur le fond suite à l’examen des
avis, commentaires et articles envoyés par le GL, les pourcentages d’acceptation
(« d’accord ») et de rejet (« pas d’accord ») de chacune des recommandations par
le GL sont mentionnés dans l’argumentaire ou en annexe aux côtés des résultats du
2nd tour de cotation du GC.
Pour les recommandations qui sont modifiées sur le fond suite à l’examen des avis,
commentaires et articles envoyés par le GL, le GP organise une troisième cotation en
réunion afin d’objectiver le nouvel avis du GC. Au final, le groupe de cotation, piloté
par le GP, reste donc décisionnaire des modifications qu’il souhaite, suite à l’examen
des avis et commentaires du GL, apporter au texte des recommandations. Les résultats
du 3e tour de cotation du GC de chacune des recommandations modifiées (la procédure
devant demeurer exceptionnelle) seront mentionnés dans l’argumentaire ou en annexe.
23
Ce document a un volume variable (30 à 100 pages). Il est réservé aux professionnels
qui souhaitent disposer de davantage d’informations sur les preuves ou arguments qui
sous-tendent les recommandations.
Textes dérivés à l’usage des usagers du système de soins. Une fiche d’information
reprenant les recommandations, dans leur intégralité ou en partie, peut être réalisée
sous une forme plus adaptée pour des non-professionnels (13). Sa réalisation peut
se faire a posteriori, en collaboration avec des représentants d’usagers et avec des
personnes maîtrisant les techniques de communication. Sa diffusion peut se faire par
le biais de praticiens qui en font la demande (mise à disposition pour les patients dans
les cabinets médicaux par exemple) ou par d'autres moyens (officines
pharmaceutiques, associations d’usagers du système de soins, etc.).
Ce document doit toujours faire apparaître la liste des différents participants au
travail, dont les associations d’usagers du système de soins, et les sources de
financement du travail.
Cette grille permet d’évaluer la procédure telle que l’ont perçue les membres du GC.
Elle s’intéresse à la perception globale de la procédure et aborde spécifiquement les
perceptions de l’intérêt et du déroulement de :
● la revue de la littérature ;
● la phase de cotation ;
Cette phase est essentielle pour juger du bon déroulement du processus d’élaboration
des recommandations et adapter la procédure pour l’élaboration ultérieure d’autres
recommandations.
24
Annexe 1. Principales méthodes de
consensus formalisé
Trois méthodes principales ont été identifiées par la recherche de littérature, méthode
« Delphi », méthode « groupe nominal, de base », et méthode de détermination de
la pertinence des indications de la Rand/Ucla.
Méthode Delphi. L’objectif de la méthode Delphi est d’obtenir un avis final, unique et
convergent (14). Elle consiste à interroger individuellement, de manière itérative, chaque
membre d’un groupe, à l’aide d’un questionnaire préétabli ou d’une liste de propositions
rédigée par les organisateurs de l’étude (15,16). Chaque proposition est soumise à cotation
au moyen d’une échelle numérique discontinue. Il n’y a ni réunion de groupe, ni discussion
entre les membres. Le processus est entièrement anonyme, les participants sont
interrogés à distance par courrier, par fax ou par mail sans se connaître, ce qui évite les
phénomènes de dynamique de groupe ou de dominance d’un participant (17).
Chaque membre du groupe reçoit, entre chaque tour, les résultats agrégés du groupe
(en pratique médiane et cotations minimale et maximale) ainsi que sa propre réponse,
ce qui lui permet de se positionner par rapport au reste du groupe et s’il le juge opportun
de réviser sa cotation au tour suivant (technique du « retour d’information »,
« rétroaction contrôlée » ou feedback).
25
Chaque membre du groupe rédige alors, individuellement, en silence et en temps limité
(par ex. 10 minutes) ses commentaires ou ses propositions sur le thème. Chacun
énonce ensuite successivement sa première proposition, sans commentaire ni
discussion du groupe. Le tour de table se poursuit tant qu'il y a des propositions
nouvelles. Le coordonnateur clarifie ensuite le sens des propositions, vérifie que
chacun les comprend de la même façon et élimine les redondances. À l’aide d’une
échelle numérique, chaque membre cote individuellement et confidentiellement les
propositions énoncées. Après dépouillement des données, les résultats sont discutés
au sein du groupe, via le coordonnateur. Une seconde et ultime phase de cotation
permet d’ordonner définitivement les propositions et, le cas échéant, d’opérer une
sélection des propositions en fonction de leur classement.
Cette méthode est d’un intérêt majeur, en complément des méthodes de vote simple
et pondéré déjà décrites (23), lorsqu’il s’agit de classer ou prioriser des questions,
des décisions, des indicateurs ou des interventions. Elle présente l’avantage d’un temps
de préparation et de réalisation réduit. Elle laisse cependant peu de place à une réflexion
prolongée et est peu adaptée à la résolution de problèmes complexes, qui
nécessiteraient une phase préparatoire et une analyse de la littérature. De même que
pour la méthode Delphi, l’intérêt de cette méthode est limité par la variabilité potentielle
des conclusions en fonction de la composition du groupe d’experts constitué.
les résultats de la 1re cotation. Cette réunion peut conduire à préciser, voire à
modifier certaines propositions de recommandations ;
nde
● une 2 et ultime cotation individuelle permettant une sélection définitive des
propositions indiquées ou contre-indiquées. Les règles de sélection des propositions
sont prédéfinies.
Cette méthode présente le net avantage, par rapport à la méthode groupe nominal
de base, de passer systématiquement par le préalable de l’analyse de la littérature.
Les données quantitatives peuvent donc être prises en compte. De plus, lors de leur
1re cotation, les membres du groupe peuvent faire des propositions de modifications
du questionnaire, qui sont discutées et, le cas échéant, intégrées au questionnaire
utilisé lors de la 2nde cotation.
26
multidisciplinaire ou non du groupe (25) et de l’origine du groupe d’experts (26). Un groupe
de spécialistes ou d'utilisateurs habituels de l’intervention étudiée a ainsi tendance à
la considérer plus souvent comme appropriée qu'un groupe de non-spécialistes ou de
non-utilisateurs (25,27-29). Par ailleurs, et de même que pour les 2 méthodes
précédentes, il peut arriver que certaines des conclusions émises soient contradictoires
entre elles, incohérentes ou non adaptées à la pratique ou à ce qu’il faudrait faire
(« inconsistence ») (30-32). Dans le cadre de l’élaboration de recommandations, le recours
à des cotations parallèles et/ou la mise en œuvre d’un groupe de lecture externe
(options possibles dans la méthode développée par la HAS) devraient permettre de se
prémunir ou d’amenuiser l’effet de ces variations.
27
Annexe 2. Déroulement chronologique de
la version courte de la
méthode CF
Phase Phase de Phase
préparatoire cotation de
finalisation
r
eu
ot
om
Pr
recommandations recommandations
lo p
pi rou
ge
G
(courrier)
G
6 à 9 mois
29
Annexe 3. Exemples de bases de données
consultables pour la recherche
bibliographique
Bases de données payantes Bases de données gratuites
EMBASE (the Excerpta Medica database) PubMed
[Link]/ ([Link]
(attention l’utilisation de cette base
Social sciences citation index nécessite une bonne connaissance de
(Institut for scientific Information) l’outil)
[Link]
The Cochrane Library Database of
PASCAL (Inist-Cnrs) (française) systematic reviews
[Link] [Link]
(seuls les résumés et les conclusions de
CINAHL (the Cumulative Index to Nursing l’auteur de la revue sont disponibles)
and Allied Health Literature)
[Link]/ Base française d'évaluation en santé
([Link]
The Cochrane Library Database indexBFES_HAS.html)
[Link]
bin/mrwhome/106568753/HOME Bibliothèque médicale AF Lemanissier
([Link]
31
An
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dép
Le t
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1 et 2
(
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(
Annexe 4. Extrait et analyse des cotations sur les
propositions de recommandations
concernant le traitement déplétif de
l’hémochromatose de type HFE-1 (7)
Durée du traitement déplétif
La durée du traitement déplétif est fonction de la surcharge martiale
initiale, du taux de mobilisation du fer et de l’observance du patient. Le
traitement d’induction doit être poursuivi jusqu’à ce que … :
… le taux de ferritinémie se normalise et devienne 300 g/l pour l’homme Q 1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
et 200 g/l pour la femme (si le seuil d’intervention est fixé à 500 ou
à 1 000 g/l) …
… le taux de ferritinémie devienne 50 g/l Q 2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
… le taux de ferritinémie devienne 30 g/l s’il s’agit d’un homme Q 3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
… le taux de ferritinémie devienne 20 g/l chez s’il s’agit d’une femme Q 4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
… le taux de ferritinémie devienne 20 g/l qu’il s’agisse d’un homme ou Q 5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
d’une femme.
et que le coefficient de saturation de la transferrine (CS-Tf) se normalise Q 6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
(< 0,50)
… et que le CS-Tf se normalise ( 0,45) Q 7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
… et que le CS-Tf devienne 0,30 Q 8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
… et que le CS-Tf devienne 0,20 Q 9. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
… et que le CS-Tf devienne 0,16 Q 10. 1 2 3 4 5 6 7 8 9
À l’issue du 2nd tour de cotation, la formulation finale retenue a été la suivante : « La durée du traitement
déplétif est fonction de la surcharge martiale initiale, du taux de mobilisation du fer et de l’observance du patient.
Le traitement d’induction doit être poursuivi jusqu’à ce que le taux de ferritinémie devienne 50 g/l. Aucun
consensus n’a été obtenu au sein du groupe de travail sur l’intérêt ou non de normaliser le coefficient de saturation
de la transferrine (CS-Tf) et sur une valeur cible à atteindre2. »
1 et 2. Après exclusion d’une extrême minimale et d’une extrême maximale au 2nd tour, les propositions Q2 (formulation positive) et Q10
(formulation négative) peuvent être conservées. Les réponses à la question Q10 auraient pu permettre de formuler un seuil en deçà duquel
le GT considérait qu’il ne fallait pas descendre. Cette option n’a pas été retenue, l’objectif étant de définir un objectif thérapeutique à atteindre
(et non un seuil en deçà duquel ne pas descendre) et d’autres propositions étant formulées à la suite concernant ce point précis.
33
Annexe 5. Auto-évaluation du processus
d’élaboration du consensus
formalisé
Grille d’auto-évaluation du processus d’élaboration du consensus formalisé,
adaptée de Fitch et al. (10)
Nous vous remercions d’avoir participé au consensus formalisé portant
sur................................. Pour clore la démarche, nous apprécierions beaucoup que vous
remplissiez ce questionnaire ayant trait à votre perception du processus auquel vous avez
participé.
Pour chaque item, de même que pour les précédentes échelles de cotation, nous vous
remercions de bien vouloir remplir les espaces vides et entourer le nombre correspondant
à votre réponse à chaque question.
3. Était-elle objective ?
1 ---------------- 2 ----------------3 ----------------4---------------- 5
Pas du tout Peu En partie Assez Complètement
4. Était-elle informative ?
1 ---------------- 2 ----------------3 ----------------4---------------- 5
Pas du tout Peu Modérément Assez Complètement
5. À quel point a-t-elle influencé votre jugement ?
1 ---------------- 2 ----------------3 ----------------4---------------- 5
Pas du tout Peu Parfois Souvent Très souvent
35
Réunion de discussion des cotations
11. Le coordinateur a-t-il correctement dirigé la réunion ?
1 -------------- 2 ----------------3 ----------------4 ---------------- 5
Pas du tout Peu Modérément Suffisamment Très
13. À quel point les arguments afférents aux propositions ont-ils été discutés ?
1 -------------- 2 ----------------3 ----------------4 ---------------- 5
Pas du tout Peu Moyennement Suffisamment Énormément
14. À quel point les cotations des autres membres ont-elles influencé la vôtre ?
1 -------------- 2 ----------------3 ----------------4 ---------------- 5
Pas du tout Peu Modérément Souvent Très souvent
Impression globale
16. À quel point pensez-vous que vos propres cotations reflètent ce qu’il faut faire ?
1 -------------- 2 ----------------3 ----------------4 ---------------- 5
Pas du tout Mal Partiellement Quasiment Totalement
17. Pensez-vous que les cotations des membres du groupe reflètent ce qu’il faut faire ?
1 -------------- 2 ----------------3 ----------------4 ---------------- 5
Pas du tout Mal Partiellement Quasiment Totalement
36
Références
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38
Participants
Groupe de travail interne à la HAS
Dr Stéphane Beuzon Dr Patrice Dosquet
Mme Emmanuelle Blondet Mme Anne-Françoise Pauchet-Traversat
M. Frédéric de Bels
Groupe de lecture
Mme Joëlle André-Vert, HAS, Saint-Denis Pr James P. Kahan, professeur de santé
Dr Philippe Blanchard, HAS, Saint-Denis publique, Rand Corporation, Leiden, Pays-
Mme Lise Bosquet, FNCLCC, Paris Bas
Pr Pierre Brissot, hépatologue, Rennes Pr Paul Landais, biostatisticien et
Pr Bruno Carbonne, gynécologue- épidémiologiste, Paris
obstétricien, Paris Dr Caroline Latapy, HAS, Saint-Denis
Dr Anne Castot, Afssaps, Saint-Denis Dr Sun Hae Lee-Robin, HAS, Saint-Denis
Dr Patrick Coloby, urologue, Pontoise Dr Philippe Loirat, anesthésiste-
Dr Emmanuel Corbillon, HAS, Saint-Denis réanimateur, Suresnes
Dr Michel Cucherat, pharmacologue, Lyon Dr Philippe Martel, HAS, Saint-Denis
Dr Denis-Jean David, HAS, Saint-Denis Dr Luc Martinez, médecin généraliste,
Dr Catherine Denis, HAS, Saint-Denis Issy-les-Moulineaux
Dr Éric Drahi, médecin généraliste, Saint- Pr Jean Marty, anesthésiste-réanimateur,
Jean-de-Braye Créteil
Dr Nathalie Dumarcet, Afssaps, Saint-Denis Pr Jacques Massol, professeur de
Pr Isabelle Durand-Zaleski, professeur de thérapeutique, Besançon
santé publique, Créteil Dr Philippe Michel, HAS, Saint-Denis
Pr Alain Durocher, HAS, Saint-Denis Dr Najoua Mlika-Cabanne, HAS, Saint-
Pr François Eschwège, oncologue Denis
radiothérapeute, Villejuif Dr Olivier Obrecht, HAS, Saint-Denis
Dr Jeanne Étiemble, Inserm, Paris Mme Tiiu Ojasoo, HAS, Saint-Denis
Pr Bruno Falissard, biostatisticien et M. Cédric Paindavoine, HAS, Saint-Denis
épidémiologiste, Paris Dr Christine Revel, HAS, Saint-Denis
Dr Béatrice Fervers, FNCLCC, Paris Mme Sophie Rousmans, FNCLCC, Paris
Dr Michèle Garabédian, CNRS, Paris Mme Catherine Rumeau-Pichon, HAS,
Dr Christelle Gastaldi, HAS, Saint-Denis Saint-Denis
M. Michel Gedda, HAS, Saint-Denis Dr Thierry Rusterholtz, HAS, Saint-Denis
Pr Laurent Gerbaud, professeur de santé M. Pierre Trudelle, HAS, Saint-Denis
publique, Clermont-Ferrand Pr Jean-Paul Vader, professeur de santé
Dr Joseph Hajjar, médecin hygiéniste, publique, IUMSP, Lausanne, Suisse
Valence Pr Alain Vergnenègre, pneumologue,
Mme Margareth Haugh, FNCLCC, Paris Limoges
Dr François-Xavier Huchet, HAS, Saint- Dr Nikita de Vernejoul, HAS, Saint-Denis
Denis Dr Bertrand Xerri, HAS, Saint-Denis
39
Fiche descriptive
TITRE Bases méthodologiques pour l’élaboration de
recommandations professionnelles par consensus formalisé
Type de document Guide méthodologique
Date de mise en ligne Mars 2006
Date d’édition Juin 2006
Objectif(s) Aider les professionnels à s’approprier la méthode de consensus
formalisé pour l’élaboration de recommandations professionnelles
Professionnel(s) Sociétés savantes, organismes et groupes de professionnels
concerné(s) souhaitant élaborer des recommandations professionnelles
dans le domaine de la santé
Demandeur Haute Autorité de santé
Promoteur Haute Autorité de santé
Pilotage du projet Coordination : M. Frédéric de Bels, adjoint au chef de service
des recommandations professionnelles
(chef de service : Dr Patrice Dosquet)
Secrétariat : Mme Catherine Solomon-Alexander
Recherche documentaire : Mme Emmanuelle Blondet, avec l’aide de
Mlle Maud Lefèvre (chef de service : Mme Frédérique Pagès)
Participants Groupe de travail interne à la HAS
Groupe de lecture
Recherche Adaptation du guide de la Rand corporation et Université
documentaire de Californie de Los Angeles (Rand/Ucla) sur la détermination
de la pertinence des indications « The Rand/Ucla appropriateness
method user’s manual » 2001.
Recherche dans les bases de données internationales
(période 1998-2005)
Auteurs M. Frédéric de Bels, adjoint au chef de service
des recommandations professionnelles, HAS
Mme Karine Petitprez, chef de projet du service
des recommandations professionnelles, HAS
Validation Avis de la Commission recommandations pour l’amélioration
des pratiques de la HAS en novembre 2005
Validation par le Collège de la HAS en janvier 2006
Autre format Téléchargeable gratuitement sur [Link]
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Achevé d’imprimer en juin 2006
Imprimerie Moderne de l’Est
Dépôt légal juin 2006
BCF06